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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 06:19

La collectivité territoriale de Guyane adoptée à l’Assemblée

L’examen de la loi portant institution de la collectivité unique de Guyane qui a débuté avant-hier soir a donné lieu à un affrontement entre les deux députées, Christiane Taubira et Chantal Berthelot, et la ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard et le rapporteur de la commission des lois, le député UMP Philippe Gosselin. Dès le début de la discussion générale, mardi, Mme Penchard a déclaré : « Les élus de la Guyane ont opté dans leur grande majorité pour un modèle d’organisation proche de celui des régions, en conservant une commission permanente ». C’est ce qui a fait bondir les deux députées. Chantal Berthelot a refusé « la mauvaise foi » de la ministre. Christiane Taubira a fait une démonstration arithmétique pour contrer les propos de la ministre. Si 21 élus de la Région ont choisi la commission permanente, elle a rappelé que 15 élus du conseil général, trois parlementaires, et 10 élus régionaux ont choisi la gouvernance collégiale avec un conseil exécutif, soit 32 élus contre 21. Et c’est sans compter le choix de l’association des maires qui est venu en renfort des adeptes de la gouvernance collégiale. Mme Taubira a rappelé que le choix de la majorité régionale était inspiré de la solution adoptée par la nouvelle collectivité de Saint-Martin. « On a calibré la Guyane comme la petite commune de Saint-Martin ! » Face à l’amendement proposé par Christiane Taubira pour mettre en place un conseil exécutif, le rapporteur a donné un avis défavorable à « cette nouvelle mouture ». Même avis de la ministre qui a insisté pour rappeler les 18 mois de consultations préalables. « Demain, s’il y a une nouvelle majorité, vous pourrez modifier les choses… » Une réflexion qui a mis en pétard Mme Taubira qui a indiqué qu’une modification nécessitait une nouvelle consultation de la population … « Assumez-votre choix, Mme la ministre, a déclaré Mme Berthelot, et sans invoquer de fausses raisons. »

Amendement consensuel sur l’article 9

La discussion des amendements qui s’est tenu hier après-midi a abouti inexorablement au rejet de tous les amendements des parlementaires guyanais (mis à part ceux à caractère technique). Christiane Taubira a d’ailleurs indiqué dès mardi qu’elle ne voterait pas le texte. Les deux élues guyanaises ont encore demandé à l’unisson la suppression de l’article 9 qui donne au préfet un pouvoir de substitution en cas de carence de la collectivité (un texcte qui s’applique aux 5 DOM et validé par le conseil d’Etat). « Ce n’est pas le préfet qui pourra mettre de l’argent là où les collectivités n’en ont pas ! », a indiqué Mme Berthelot. « Cet article 9 est choquant mais cohérent par rapport à la recentralisation que le gouvernement propose », a indiqué Christiane Taubira. Selon elle, cet article procède de  l’ordonnance Debré de 1960 sur les fonctionnaires, « celle qui a permis aux préfets d’exiler Edouard Glissant de Martinique, Yvon Leborgne de Guadeloupe ou Marius Miron de Guyane. » Après une première bataille d’amendements sur le mode de gouvernance, une autre était donc attendue pour défendre la suppression de cet article 9, de concert avec les élus martiniquais. Finalement, Serge Létchimy a proposé une suspension pour sortir de l’impasse et proposer la rédaction d’un amendement de repli, consensuel. Après quelque 30 minutes de suspension dans la soirée d’hier, les parlementaires ont examiné les autres articles de la loi histoire de laisser le temps d’une nouvelle rédaction. « Il s’agirait de supprimer les mots « substitution » et « carence », tout en gardant cette capacité d’alerte dans l’intérêt des gens et non du préfet », a indiqué un proche de la ministre. Le texte proposé par le rapporteur parle de « procédure de concertation pour élaborer conjointement un plan d’action et un calendrier qui seront transmis à la plus proche réunion de l’assemblée délibérante, au plus tard deux mois après la transmission par le préfet. A défaut d’approbation, le préfet  saisit alors le gouvernement qui peut arrêter en lieu et place de la collectivité des mesures à prendre. » Tout en saluant cette démarche Christiane Taubira et Chantal Berthelot sont restés sur leur garde en ne votant pas cet article. 35 voix pour et 5 contre l’article 9.

Peu avant minuit, la loi a été votée. Taubira a voté contre. Berthelot s’est abstenue. Restera au président de la République le soin de la promulguer avant les élections de mars 2014.

FXG (agence de presse GHM)

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 06:17

La collectivité territoriale adoptée à l’Assemblée

Après une bataille frontale, mardi soir, entre les parlementaires et le gouvernement au sujet du pouvoir de substitution du préfet en cas de carence de la collectivité eu égard au périmètre de compétences élargi par les habilitations législatives (qui s’applique aux 5 DOM et validé par le conseil d’Etat), la loi portant création de la collectivité de Martinique a été adoptée hier soir au palais Bourbon.

Dès le début de la discussion générale, mardi, Mme Penchard avait déclaré : « Ce pouvoir de substitution me parait nécessaire pour assurer la continuité de l’action publique dans certains cas et spécifiquement en outre-mer : car l’éloignement et l’insularité ne permettent pas d’avoir recours à des solutions alternatives avec des départements et régions voisins comme cela peut être le cas en métropole. » Face à cette position, aussi bien Alfred Marie-Jeanne, que Serge Létchimy avaient proposé un amendement de suppression. Les mots avaient été vifs : « humiliation », « préfet superstar », « relents irréfragables du colonialisme », « recentralisation »… Alors que ces amendements de suppression devaient être abordés, Michel Diefenbacher, ancien préfet d’outre-mer, a tenté de temporiser : « Négligence et carence sont des mots qui peuvent blesser. » Serge Létchimy, voulant sortir de la situation a alors surpris en proposant une suspension : « On ne va pas faire une bataille rangée. Il y a des amendements de repli ; mettons-nous autour d’une table pour rédiger un amendement commun et sortir de l’impasse… »

Après quelque 30 minutes de suspension, les débats ont repris avec l’examen des articles 10 et suivants, le gouvernement  ayant sollicité son droit de réserve sur l’article 9. « Létchimy et la ministre tentent de rapprocher leurs points de vue, a expliqué un proche de la ministre. Ce droit de réserve est une manière de laisser le temps aux intéressés de rédiger un amendement consensuel dans lequel il s’agirait de L supprimer les mots « substitution et carence », tout en gardant cette capacité d’alerte dans l’intérêt des gens et non du préfet. » Le texte proposé par le rapporteur parle de « procédure de concertation pour élaborer conjointement un plan d’action et un calendrier qui seront transmis à la plus proche réunion de l’assemblée délibérante, au plus tard deux mois après la transmission par le préfet. A défaut d’approbation, le préfet  saisit alors le gouvernement qui peut arrêter en lieu et place de la collectivité des mesures à prendre. » La ministre qui avait été interpellée en tant qu’élue d’outre-mer a salué la démarche pacificatrice de Serge Létchimy qui toutefois s’abstient de voter l’article. 35 pour et 5 voix contre l’article 9.

Peu avant minuit, la loi a été votée. Serge Létchimy. Louis-Joseph Manscour  et Alfred almont ont voté pour. Alfred Marie-Jeanne a voté contre. Restera au président de la République le soin de la promulguer avant les élections de mars 2014.

FXG (agence de presse GHM)

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 06:02

L’article 9 de la loi Guyane et Martinique surveillé par l’Elysée

L’Elysée a veillé à ce qu’aucun député UMP d’Outre-mer ne soit tenté d’appuyer la démarche de l’opposition visant à la suppression de l’article 9 sur le pouvoir de substitution du préfet. En tout cas, le député martiniquais Alfred Almont a dit qu’il voterait contre l’amendement demandant la suppression de cet article. A l’insu de son plein gré ?

 

Inquiétude autour du vote sur la motion de renvoi

Lors de l'examen de la loi portant création des collectivités territoriales de Guyane et de Martinique, le député Serge Létchimy s'est fait le porte-parole du groupe SRC pour demander le renvoi du texte devant la commission des lois. La motion n'a pas été adoptée, mais l'Elysée qui devait suivre ces débats depuis l'autre rive de la Seine a cru que le député martiniquais UMP avait apporté son suffrage aux socialistes. Vérification faite, il n'en était rien. Décidément Alfred Almont est très surveillé !

Saisine du Conseil constitutionnel

Le groupe SRC a d’ores et déjà, envisagé de saisir le Conseil Constitutionnel pour faire censurer cet article. « Imaginez la réaction des élus de l’Hexagone, si ce dispositif devait être appliqué à tout l’Hexagone », s’est amusée la député Taubira.

Taubira pense à l’exil

Christiane Taubira qui soutient la candidature d’Arnaud Montebourg ne sait pas comment elle résoudra son problème une fois Martine Aubry ou François Hollande désigné. Si elle n’exclut pas à titre personnel de voter Jean-Luc Mélenchon au premier tour, elle n’hésite pas à parler d’exil, au Brésil ou en Afrique du sud où elle pense que son expérience et son expertise pourraient être utiles.

La cohérence du gouvernement et soutien à Rodolphe Alexandre

La ministre de l’Outre-mer a résisté contre vents et marées à la bataille des amendements sur la question de la gouvernance de la Guyane ou sur celle de la suppression de l’article 9 sur le pouvoir de substitution du préfet. « C’est une question de cohérence », a expliqué son entourage. Propos traduits par Christiane Taubira par « soutien à Rodolphe Alexandre » !

Lurel recevra Hollande

Interrogé sur le soutien que Victorin Lurel donnera à l’un ou l’autre des candidats à la primaire socialiste, son entourage a déclaré qu’il le dirait lui-même mais qu’il recevrait bien François Hollande en Guadeloupe mardi prochain.

George Pau-Langevin compare

La député guadeloupéenne de Paris, George Pau-Langevin n’a pas dit son choix pour la primaire socialiste. Elle reconnaît à François Hollande un véritable intérêt pour l’Outre-mer. Elle ajoute sur Martine Aubry : « Elle n’y est allée qu’une journée… »

FXG (agence de presse GHM)

 

 

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 05:56

Firmine Richard en tournage avec Catherine Frot et Mathilde Seigner

La comédienne guadeloupéenne, Firmine Richard débute le 4 juillet le tournage d’un film à Carhaix (Finistère). Elle retrouvera sur le plateau les actrices Mathilde Seigner, Catherine Frot et Laurence Arné. Sous la direction de Marie-Castille Mention-Schaar, qui signe là son second long métrage, Firmine Richard et ses trois comparses vont s'unir pour sauver la maternité de leur petit hôpital avec l’arrivée d’une nouvelle directrice des ressources humaines. Catherine Frot interprète la directrice et Mathilde Seigner et Firmine Richard deux sages-femmes. Cette comédie sociale s’inspire des faits qui sont arrivés en 2008 à l’hôpital de Carhaix, où un audit avait conclu à la nécessité de fermer le service maternité. La sortie du film est prévue au mois d’octobre dans l’Hexagone.

FXG (agence de presse GHM)

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 05:15

Létchimy lance une charge contre le projet de loi

Hier soir, les députés ont procédé à la discussion générale du projet de loi sur la collectivité unique. Ils reprendront cet après-midi pour l’examen des articles et des amendements.

L’examen par l’Assemblée nationale des projets de lois portant évolution institutionnelle de la Martinique a été l’occasion pour le député Létchimy d’une véritable offensive contre le projet de loi gouvernemental. Il a ouvert le débat en proposant une motion de renvoi du texte devant la commission des lois. « Si cette loi a des éléments positifs , elle est aussi rétrograde en rétablissant un retour aux temps les plus éculés de la centralisation. » Il a demandé la suppression pure et simple de l’article 9 qui renforce les pouvoirs du préfet, « le retour du gouverneur ». S’il admet que le Sénat a modifié cet article en mettant en place un « constat de carence », il s’insurge : « C’est pire !, c’est une couvre-feu politique en outre-mer, une humiliation »… En cas de contrainte financière, qui paiera, demande-t-il ? L’Etat ? Il n’ose pas rire mais il rappelle que pour le plan séisme, la chambre régionale des comptes a parlé d’un besoin de 5 milliards ; « le chiffre du gouvernement est bien en deça ! » Pour le président de la Région Martinique, c’est « ce type de discours qui a dicté la plume du discours de Dakar ! » Il remet en cause ensuite le nombre d’élus : 51. « Ce n’est pas équitable ! Il faut plus d’élus pour pouvoir siéger à toutes les commissions. » Il propose de revenir encore sur le nombre de sections, prévu à 4. Il en propose 8 « pour permettre au nord d’être en adéquation avec ses élus ». Il remet encore en cause le nouveau congrès qui associe les maires et les parlementaires. « Vous rétablissez le bicaméralisme ! » Seule conssolation pour Serge Létchimy, la commssion des lois a accepté son amendement qui donne au président de l’assemblée le pouvoir sur l’ordre du jour selon les priorités du président de l’exécutif… La motion de renvoi a été soutenue par Louis-Joseph Manscour : « On ne peut bâcler l’examen de ce texte, il y a nécessité d’aller plus avant dans ce projet « pour répondre aux peuples de la Guyane et de la Martinique ». Il reprend les mêmes termes que ceux employés par son collègue Létchimy, mais aussi par le président de la République le 6 avril dernier au Panthéon (Alfred Almont préfèrera employer le terme de  « population ». La motion est soutenue par huit voix ; elle est rejetée.

Adoption de la loi organique sur les habilitations

Alfred Marie-Jeanne a longtemps glosé sur les « tardigrades » contre les émancipateurs. Une pique à l’endroit de Létchimy qui n’a cessé dans son discours liminaire de se référer à Aimé Césaire… Alfred Marie-Jeanne indique qu’il ne votera pas le report à 2014 et qu’il est contre la prime de 20 %, tout comme il est contre le préfet « gouverneur » et contre la majorité exorbitante qui fait du président de l’exécutif un « roitelet ». « La prime est inutile puisque l’objectif de la stabilité est déjà atteint ! » Seule Chantal Berthelot, députée du groupe SRC de Guyane l’applaudit. Alfred Almont intervient pour ne poser qu’une nuance sur le pouvoir du préfet qui « ne saurait devenir exorbitant » afin de  « préserver le principe de libre administration territoriale ». Clôturant la séquence de la discussion générale, Louis-Jo Manscour approuve le renvoi de l’installation de la collectivité en 2014 mais regrette qu’il n’y ait pas de « dotation spécifique pour la fusion des deux assemblées ». Marie-Luce Penchard a assuré qu’elle ne se déroberait pas sur les questions du découpage des sections, la gouvernance ou le nombre des élus, et qu’elle gardait un esprit ouvert même si le cadre doit rester « cantonné à l’article 73 ». L’examen des articles et des amendements a débuté à 0 h 30, juste avant que les députés n’adoptent (moins deux abstentions) la loi organique, celle concernant les habilitations, les débats ont été interrompus à 1 heure pour reprendre mercredi après-midi.

FXG (agence de presse GHM)

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 15:47


ITW Fanny J en vedette a l’hippodrome de Vincennes

Fanny J a chanté vendredi 23 juin à Vincennes après son refus de chanter devant son public à Cayenne pour le One Love festival, la semaine précédente. A 24 ans,  Fanny J est, avec deux albums, « Vous Les Hommes » et « Secrets des femmes »,  à son actif est au top de sa popularité.  Elle est sur le point de conquérir le titre de meilleur chanteuse du zouk.

La-beaute-de-cayenne-Fanny-J-photo-A--Jocksan.jpg" Je veux être professeur de chant "

Comment avez-vous vécu ces moments sur la scène de Vincennes ?

Je ne m’y attendais pas. Sincèrement, je suis arrivée à Paris vendredi matin et je me suis dit, il y a un show à l’hippodrome de Vincennes. c’était une première. J’arrive et je vois un public de malades ! Il n’y avait pas une chanson qu’ils ne connaissaient pas, pas une chanson qu’ils ne chantaient pas avec moi. Je dirai que c’est mission accomplie, que du bonheur !

Comment expliquez-vous cette envolée, cette starisation si rapide ?

Je ne pourrais pas vous expliquer. Certainement c’est la musique, le texte de mes chansons. En tout cas, je remercie le public, Warren, section zouk,  mon staff, le MGTX, ma petite chérie Nathalie Delon et Moussa qui était là aujourd’hui pour m’aider à gérer tout ça. Et,  surtout mon coiffeur, Sevric de Créteil. Le coiffeur des jolies femmes, tel que Tanya St Val  et Vro.

Le succès est là après deux albums zouk. Expliquez-nous comment vous arrivez à gérer ?

Ce n’est pas quelque chose que j’ai cherché. C’est arrivé comme ça, au fur et à mesure, c’est monté crescendo. J’ai toujours du mal à croire que les gens m’aiment autant. Je prends mon temps pour essayer de  répondre au maximum  à toutes les demandes.

La musique et vous, c’est une histoire…

Je suis à une période où j’essaie de me construire différemment. Je vois la musique autrement. Je veux construire ma vie, mais pas seulement avec la musique. Je suis retournée continuer mes études et prendre mes diplômes. C’est important. Je garde juste l’essentiel, les dates  qui sont planifiées par le staff du MGTX.

Fanny-J--5photo-A-Jocksan.jpgVous êtes revenue dans le milieu scolaire. Qu’est ce que vous préparez ?

Je veux être professeur de chant et mieux gérer ce qu’il y a autour de la musique. Voilà ce qu’il y a au-delà de la chanteuse.

Vous étiez attendue au One Love festival de Cayenne et vous avez fait faux bon en ne vous présentant pas. Pouvez-vous  vous expliquer sur cet incident ?

On parle souvent des artistes et on ne parle pas du  respect  des artistes. J’étais invitée comme marraine de l’événement et des conditions n’ont pas été pas remplies.  J’ai demandé certainement des choses qu’on n’a pas voulu m’accorder. Par contre, on les a accordés à d’autres artistes. Je  pense que le respect de l’artiste passe par ces conditions. Voilà pourquoi je ne me suis pas présentée. Mais je suis à Cayenne chez moi. Il y a certaines personnes qui pensent que je préfère aller chanter aux Antilles ou ailleurs, elles se trompent. Non, j’ai refusé juste pour une question de respect.

Y a t’il eu un manque de la part des organisateur envers vous ?

Exactement.

Au cours de vos voyages. Avez-vous été marquée par un pays ?

Il y un continent qui m’a marquée énormément, l’Afrique.  Je ne connaissais pas l’Afrique et je l’adore. Je suis littéralement amoureuse de l’Afrique. Sincèrement, avant de dire que je suis Guyanaise, j’ai envie de dire que je suis Africaine.

Qu’avez-vous envie de dire à votre public ?

Je leur dirai de croire en leurs rêves, de croire en eux et de se  battre. Tout s’obtient, mais il faut de travail. J’en suis le meilleur exemple. Kimbé red pa moli !

Propos recueillis  par Alfred Jocksan


 

En imagesFanny-J--et--ses-danseurs-photo-A-Jocksan.jpg

Fanny J  et  ses danseursLe-pronostiqueur-de-Tropiques-FM--Andre-Yrius-photo-A--Joc.jpgLe pronostiqueur de Tropiques FM  André YriusFanny-J-sur-la-scene-de-Vincennes-photo-A---Jocksan.jpgFanny J sur la scene de Vincennesles-allees-interieurs-photo-A--Jocksan.jpgLes allées intérieuresFANNY--J--4-photo--A--Jocksan.jpgFanny en piedLes-danseurs-Alrick-Shara-Jade-et-Clod-photo--A--Jocksan.jpgLes danseurs Alrick Shara Jade et KlodLes-filles-du-groupe-Coco-Bamboo-photo-A--Jocksan.jpgLes filles du groupe Coco Bambooles-hommes-du-groupe-Coco-Bamboo-photo-A-Jocksan.jpgLes hommes du groupe Coco BambooMathieu-son-chaval-et-ses-lads-photo-A--Jocksan.jpgMathieu, son cheval et ses ladsMehdi-le-coiffeur-Sevric-Nathalie--Fanny-et-Moussa--photo-A.jpgMehdi, le coiffeur Sevric, Nathalie, Fanny et MoussaLaurent-l-animateur-de-la-soiree-tropicale-et-Fanny-dansen.jpgLaurent, l'animateur de la soirée tropicale, et Fanny dansent le zouk sur scèneFanny-J--3-photo--A--Jocksan.jpg Fanny J

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 06:06

Cinq candidats au CSA pour une fréquence télé en Guyane

Le président du conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Michel Boyon, et les conseillers Nicolas About, Francine Mariani-Ducray, Alain Méar, Rachid Arhab, Emmanuel Galba et Patrice Gélinet ont procédé à l’audition des cinq candidats à une fréquence de télévision locale de proximité en Guyane, hier à Paris. Un deuxième appel à candidature pour une seconde fréquence sera examiné à l'automne 2012.

Le CSA prendra quelque temps avant de se décider, « mais pas un certain temps », a précisé le président Michel Boyon qui n’a pas voulu de date… Qui de l’association Diaspora qui défend Kourou TV, l’EURL Madras FM pour MFM TV, l’association culturelle de Macouria pour Macouria TV, la société Antenne Guyane pour ATG ou la société Ultramarine communication pour Toucan TV ?

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La candidature hors norme

MFM TV est représentée par les Guadeloupéens Didier Tabor et Jean Moutoussamy. Ils  défendent un projet de télévision musicale de proximité qui a bien étonné les conseillers. Ils sont basés en Guadeloupe, adossés à une radio guadeloupéenne, MFM. « Le M, c’est pour radio Madras ou pour radio Moutoussamy ? », demande goguenard le président de la commission outre-mer Alain Méar. Avec un budget inférieur à 300 000 € et des coûts de diffusion supérieurs à 100 000 €, Alain Méar trouve cela « curieux ». Rachid Arhab leur demande s’il n’y a pas de malentendu et s’il s’agit effectivement d’un projet pour la Guyane… « C’est un projet pour les trois DFA mais s’il faut commencer en Guyane, nous le ferons… » Le conseiller Emmanuel Gabla se dit « perplexe », et sa consoeur Francine Mariani-Ducray s’interroge sur les financements pour les captations d’événements. « Nous avons des amis professionnels qui viennent en vacances suivre les grands festivals de la région et qui nous ramènent des images… » « Pas de budget prévisionnel si ce ne sont des subventions attendues de l’Etat et de la Région à hauteur de 25 % », remarque le conseiller Nicolas About. « C’est l’année des outre-mer, tout le monde joue le jeu », se contente de rétorquer Didier Tabor. Le coup de grâce vient avec le coût de diffusion budgété à 4000 €. « Vous pouvez multiplier par 25 », corrige le président Boyon.

Les télés associatives

Joël Coeta et  Etienne Grainger s’en tirent un peu mieux pour défendre Macouria TV, « une télé ouverte au contenu participatif avec 17 embauches dont quatre journalistes et un budget de 90 000 € ». « Vous n’êtes pas dans les clous », leur répond Alain Méar. « Nous sommes sûrs de la subvention de 100 000 € de la commune de Macouria. » Avec de la publicité tout en restant associatifs, ils entendent produire un JT local à 19 heures et un journal régional (Brésil, Haïti) à 19 h 30. « En frontal avec le JT de Guyane 1ère ? », demande Alain Méar… Le président Boyon a du mal à refréner un sourire.

Emmanuel Toko, président de l’association Diaspora, a ouvert les auditions avec le projet Kourou TV. Il s’en sort mieux grâce à son enthousiasme, mais il se montre tout aussi léger que les défenseurs de Macouria TV quant à ses financements. Même s’il assure avoir trouvé les investisseurs pour 800 000 €, notamment pour le terrain et le local grâce à l’aide du CNES et d’entrepreneurs, il n’a pas convaincu les conseillers qui lui ont rappelé qu’il aurait besoin de 2,5 M€ par an pour fonctionner. « Saurez-vous faire un saut d’échelle, notamment financier, pour passer du statut d’association à celui de société d’économie mixte ? » Emmanuel Toko parie sur la part de pub dont bénéficiait ACG (1,3 M€). Il assure qu’avec dix journalistes et un réseau de bénévoles dans tout le territoire, ils seront à même de proposer une grille d’informations et de documentaires…mear-arhab-galba-gelinet-Toko-et-ATG.jpg

Audition des « majors »

Les deux dernières candidatures auditionnées sont très similaires. La première, ATG, est défendue par Jean-Paul Lepelletier (le président de la société), Sylvie Brival (la directrice d’antenne et des programmes), Gérard Ganascia (ancien de TF1, Carat TV et futur directeur de la chaîne) et Daniel Trabucco pour l’ingénierie technique. Mélange de programmes locaux et de programmes issus de TF1, M6 et BFM TV, elle se présente comme une « antenne souple, réactive et ouverte aux citoyens et, notamment à la jeunesse ignorée par Guyane 1ère ». Leur grille annonce des programmes de 9 heures à minuit dont 54 heures de local sur 105 heures hebdomadaire avec un JT de 26 minutes, un invité du jour, un micro-trottoir et deux magazines. Mais leur point fort vient de leur accord de mutualisation passé avec les chaînes sœurs de Martinique et de Guadeloupe, ATV et GTV, permettant des achats en syndication. Ils annoncent 19 salariés, un plan de formation continue et un bâtiment pour accueillir la station avec un plateau de 250 m2. Leur capital ddoit atteindre 240 000 €, puis l’arrivée d’investisseurs portant chacun 10 % de 500 000 € et l’entrée en jeu du fonds d’investissement régional pour 300 000 € et des investisseurs extérieurs comme HRTV (200 000 €) et d’autres apports grâce à la défiscalisation. Ils prévoient d’atteindre l’équilibre financier en 2014. Le président Boyon s’interroge sur la réalité de l’installation en Guyane de Gérard Ganascia en Guyane…Auguste-Payet-Hippos-Marillat-Toucan-TV.jpg

La Réunionnaise Marie Payet présente le projet de Toucan TV. Autour d’elle, l’ancien journaliste de RFO Jean-Paul Hippos, Stéphane Marillat (futur directeur d’antenne) et Louis Auguste (ancien administrateur de RFO). Leur capital sera porté à 800 000 € en deux ans. Leur projet est assis comme le précédent sur une grille avec des programmes locaux et un mix des émissions de TF1, M6 et BFM TV, des couvertures événementielles régionales (Sainte-Lucie, Paramaribo, Macapa). Ils prévoient d’embaucher douze permanents dont cinq journalistes plus deux pigistes et d’investir 600 000 € avec une participation du fonds d’investissement régional pour 300 000 €. Eux aussi prévoient des synergies avec ATV et GTV en Guadeloupe et MartiniqueLe retour à l’équilibre est prévu en 2016. « Quels contacts avez-vous avec ces chaînes ? », demande Alain Méar. « Ils sont très étroits », répond Jean-Paul Hippos. Jean-Claude Asselin de Beauville, patron d’HRTV et d’ATV, présent dans le public, est consterné. « Qu’avez-vous de meux que vos prédécesseurs ? », demande Rachid Arhab. « Leur point noir, c’est leur implication dans le tissus économique, nous, on est dans l’audiovisuel. Le tissus économique, c’est ce qui nous manque. » Comme ils prévoient 900 000 € de chiffre d’affaires la première année et 1,6 m € au bout de 5 ans, Emmanuel Gabla leur demande quelle régie pub ils comptent avoir. Ils ne veulent pas répondre. « Ca fait tout de même 5 € par habitant », commente le président Boyon.

FXG (agence de presse GHM)


A pa mo ki di

Sylvie Brival, Mme Lepelletier à la ville, a dû intervenir pour faire taire Jean-Paul Lepelletier pendant que les conseillers du CSA auditionnaient Joël Coeta et Etienne Grainger qui défendaient leur projet Macouria TV. Le président de la chambre de commerce et éventuel président d’ATG (si elle était retenue) ne cessait de bavarder avec Jean-Claude Ho Tin Noé, délégué régional du GIP France Télé numérique. Sylvie Brival qui était assise derrière lui, a pris un exemplaire de son dossier de candidature pour lui en asséner un coup (non violent !) dans le dos. Et ça a marché. Elle a réussi à faire taire son mari !

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 12:36

Tjenbé rèd à la marche des fiertés homosexuelles

Samedi 25 juin avait lieu à Paris l’un des grands raouts de l'homo festivus moderne, la gay pride, marche des fiertés homosexuelles. La police a indiqué 360 000 manifestants.David-Auerbach-Chifrin-Gladys-Pallas-Claudy-siar.jpg

Départ à 14 heure, place Montparnasse. En tête de cortège, des happy few politiques s'agglomèrent. Ils sont précédés comme chaque année par les motards gays toujours aussi virils mais toujours très sympas. Le service d'ordre a un peu de mal entre excès d'autorité et crise de nerf. Jean-Paul Huchon, Anne Hidalgo et Eva Joly sont déjà là. motard-gay.jpgIl y a aussi Harlem Désir et on a aperçu François-Marie Banier en Mobylette avec un appareil photo et un gros téléobjectif… Une personne du service d'ordre signale que Jean-Luc et Arielle vont encore arriver. Pendant quelques secondes, on pense a Jean-Luc Delarue. Mais non, c'est Mélenchon qui entre ainsi dans le top five des peoples politiques présents à la marche des fiertés… On ne sait pas si c'est pour son idéologie ou pour sa gouaille, peut-être pour les deux… Arrive Arielle Dombasle mais aussi Jack Lang, plus discret que d'habitude, à l'extrême bord de la banderole de tête. Les photos sont faites, quelques paroles de bon ton venant du monde associatif sont proclamées et le tour est joué : la grande fête peut commencer. Certains diront la grande exhibition !tete-de-cortege.jpg

Le char de Tjenbé red, les gays, bi, trans d’origine ultramarine se trouve en queue de cortège, juste an face de la rue Oudinot, le siège du ministère. Il n'a ni véhicule ni sono car il est arrivé en retard et n'a pu accéder à l'espace du défilé. Il faut en fait y voir une attitude avant-gardiste pour une gay pride sans émission de carbone ni de bruits assourdisants ! David Auerbach Chiffrin, responsable de l'association, annonce que le délégué interministériel Claudy Siar participera au défilé. « Il ne peut pas faire moins car son prédécesseur Patrick Karam était présent chaque année. » Tjenbe-red-banderole.jpgEt Claudy Siar est effectivement venu et s’est  engagé à étudier les conclusions du rapport remis par Tjenbé Rèd Prévention le 28 mars dernier à son prédécesseur Patrick Karam, notamment en matière d’accompagnement des étudiants originaires des outre-mer face au sida et aux homophobies ou de promotion du dialogue entre les jeunes LGBT (lesbiennes, gais, bi et trans) et leurs parents. En revanche Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer, a décliné l’invitation même si cette année, elle a au moins daigné répondre aux homosexuels ultramarins.

gros-seins.jpgUne évidente bonne humeur générale et une sensation de lâcher prise avec des visages extrêmement souriants régnaient... La musique était de très mauvaise qualité et il y a avait beaucoup d'alcool. Une créature d'apparence féminine, moitié homme, moitié femme, panachée, typée sud-américaine, exhibait son torse nu avec une paire de seins siliconés deux fois plus gros que ceux de feue Lolo Ferrari. Elle a focalisé tous les regards et de nombreux photographes. Le vieux fantasme hétéro des gros seins a de beaux jours devant lui…

RDG


Des élus de la Région, Ile de France pour le mariage gay

 

pays-homophobe.jpgAlors que plus de 58% des Français y sont favorables, l’Assemblée nationale a refusé le 14 juin d’autoriser le mariage homosexuel.  Considérant que « c’est une inégalité de droits entre les citoyens reposant sur l’orientation sexuelle que les députés de la majorité gouvernementale ont entendu maintenir », plusieurs élus de la Région Ile de France, représentant tous les partis politiquesont appelé à une « mobilisation citoyenne en faveur du droit au mariage pour tous les couples de même sexe, et appelé le gouvernement à prendre en compte cette aspiration populaire et légitime ». Les initiateurs de cet appel sont Jean-Luc Romero, Parti socialiste, Patrick Karam, Union pour un Mouvement Populaire, Julie Nouvion, Europe Ecologie – Les Verts, Gabriel Massou, Parti Communiste Français, Leïla Diri, Nouveau Centre, Eddie Aït, Parti Radical de Gauche, et Pascale Le Neouannic, Parti de Gauche.val-de-grace.jpg

Photos : Régis Durand de Girard

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 05:56

Convention pour les étudiants guyanais, suite

A la suite de la publication dans ce blog et dans l’édition de France-Guyane du 25 juin d’un article sur la signature d’une convention au bénéfice de l’accueil des étudiants guyanais dans l’Hexagone, Fabrice Devaed, chef de cabinet du délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, Claudy Siar, a tenu à apporter les précisions qui suivent : « Cette convention n’a jamais été signée par Rodolphe Alexandre en février. Elle était dans les cartons de Patrick Karam pour être renouvelée… » L’ancien délégué, Patrick Karam, nous a confirmé que le directeur du CNOUS et lui-même ont signé ladite convention au mois de février dernier à la demande de Rodolphe Alexandre avant même qu’elle n’arrive à son terme. Le responsable des affaires d’éducation dans le staff de Rodolphe Alexandre en a d’ailleurs accusé réception. « Signer deux nouvelles fois une convention qui existe déjà, déclare Patrick Karam, est un procédé étrange et cavalier, qui ne s’inscrit pas dans la pratique administrative. »

Fabrice Devaed poursuit quant à nos interrogations sur des financements complémentaires via Ladom : « Nous avons renouvelé (cette convention) en y ajoutant une autre dimension avec Ladom… Des avenants CNOUS à cette convention doivent être signés dans les mois qui suivent ainsi que le renforcement du dispositif mobilité propre à la Guyane, d’où la séance de travail qui a suivi après la signature. » Ces faits, hormis que les intéressés devaient avoir une séance de travail, n’ont pas été portés à notre connaissance lors de la signature. Enfin, si le directeur du CNOUS, le délégué interministériel et le président de la Région Guyane ont bien signé publiquement cette convention, la presse n’a pu la consulter. D’où les « imprécisions et contre-vérité » déplorées par le chef de cabinet.

FXG (agence de presse GHM)

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 06:34

Gérard Ethève, pdg d’Air Austral

Etheve-1.jpg« Des hausses de pétroles bien gérées mais mal vécues »

Comment se portent les lignes vers la Nouvelle-Calédonie et Sydney ?

Il faut qu’on stabilise… Ca fait quelques années qu’on a ouvert et on a, à peu près, atteint nos objectifs en termes de passagers, mais on n’a pas les passagers sur les tronçons qu’on avait imaginé. On a, par exemple, un trafic Paris-Nouméa et Nouméa-Paris qui est au rendez-vous ; un trafic Réunion-Nouméa plus important que ce qu’on avait prévu, un trafic Réunion-Sydney qui marche bien, mais on n’a pas du tout de trafic Paris-Sydney, Sydney-Paris. Ca, c’est un échec mais c’est compensé par les autres secteurs de la ligne. La ligne fait Paris Saint-Denis Nouméa Sydney et ne peut changer de route.

Comment avez-vous vécu les hausses des prix du kérosène ?

On a bien géré mais on a mal vécu ! Du 1er avril 2010 au 31 mars 2011, on a eu un surcoût de kérosène à consommation constante de 28 millions d’euros. Or, nous avons terminé l’année en ne perdant que 1.8 M€ quand on aurait dû en perdre 28 (par rapport aux 22 puisqu’on a fait 7 millions de bénéfice l’année dernière). On a donc bien corrigé le tir mais le prix du kérosène est un vaste sujet et je cite la parole du président de IATA qui dit que le prix du pétrole est un désastre pour le transport aérien, et je pense que le sujet du moment pour tous les transporteurs, c’est le prix du kérosène.

Quel regard portez-vous sur la concurrence quoi s’agite en ce moment, notamment à Saint-Denis ?

Le problème dans la vie, c’est de ne pas s’agiter. Il faut faire les choses sereinement et c’est ce qu’Air Austral a fait en allant progressivement. Nous n’allons pas gérer notre réseau et notre développement en fonction de ce que fait la concurrence. Notre base, c’est la desserte France Réunion que nous couvrons aujourd’hui à hauteur de 42 % de parts de marché fa   ce à Corsair et Air France. On est devenu leader et je suppose que ce n’est pas sans raison. Ca veut dire que la qualité de la compagnie et la qualité des avions, la ponctualité, le niveau tarifaire satisfont la clientèle. On est à 97 % de ponctualité et 74 % de remplissage toute activité confondue et 82 ou 83 % sur l’axe Réunion Paris.

Les conventions aériennes signées avec la délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’outre-mer arrivent bientôt à terme. Vous n’avez jamais voulu les signer, pourquoi ?

Ce n’est pas que je ne suis pas d’accord avec les conventions ! M. Karam a voulu que les entreprises signent et s’engagent à faire des tarifs bas. Je faisais déjà beaucoup plus que ce qu’il ne me demandait. Pourquoi voulez-vous que je signe un papier par lequel je m’engage à faire ce que je fais depuis trois ou quatre ans ? Je n’ai pas signé de document, mais j’ai fait bien davantage que ce que M. Karam souhaitait.

Où en est le projet des A 380 ?

C’est toujours prévu pour notre filiale Outre-mer 380. Ils sont commandés par Air Austral mais ils seront exploités par Outre-mer. Le premier sera en service au 1er trimestre 2014

Et toujours avec Air Caraïbes ?

Ah ! Ca, c’est… On n’en est pas là mais ce n’est pas impossible.*

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 

* Air Caraïbes, contactée à la suite de cet entretien nous a fait dire : « Ca fait partie des possibles. Le problème, c’est l’utilisation des A 380 dans les périodes de creux. Dans les périodes de haute saison, c’est ok… On est attentif et on reste à l’écoute. »

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