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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 06:03

De l’ « humour auvergnat » à l’Elysée

Tandis que la ministre de l’outre-mer, Marie-luce Penchard, et Rodolphe Alexandre, président de la Région Guyane, parlaient à la presse, hier vers 11 h 45, sur le perron de l’Elysée, une troupe de fonctionnaires ou attachés présidentiels, tous costumés et cravatés de gris, ont fait de l’humour façon Brice Hortefeux avec les « Auvergnats ». Alors qu’ils entraient dans la cour du Château, l’un d’eux, un rien moqueur, a demandé en regardant la ministre : « C’est l’ambassade du Burundi ? » « Non, c’est l’ambassade de la Guadeloupe ! », a répondu un autre d’un ton carrément sarcastique. Ils ont ri, puis ils se sont rendu compte qu’on les avait entendus et ils se sont tus… Ce genre de gaffe laisse à penser que les regards sur l’Outre-mer, que Daniel Maximin, commissaire de l’année des Outre-mer français, et Marie-Luce Penchard (l’ambassadrice ?) aimeraient voir changer, ne sont pas prêts à évoluer. Surtout quand ce genre d’ « humour burundais » part de l’Elysée !

FXG (agence de presse GHM)

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 04:44

La Guyane et la Martinique éliront leur assemblée en 2014

Le président de la République qui recevait hier le président de la Région Guyane a annoncé que les conseillers territoriaux en Martinique et en Guyane seraient élus en même temps que leurs homologues dans l’Hexagone.Biancarelli Alexandre MLP perron Elysee

Olivier Biancarelli a raccompagné la ministre de l’Outre-mer et le président Rodolphe Alexandre sur le perron de l’Elysée après les avoir reçus trois quarts d’heure dans son bureau. (photo : FXG)

Nicolas Sarkozy a tranché : les élections des conseillers territoriaux de Guyane et de Martinique auront lieu en 2014. Alors qu’il en était resté à la date de 2012 (sans doute pour profiter d’un effet d’aubaine électorale), le président de la République qui a reçu hier le président de la Région Guyane, Rodolphe Alexandre, en compagnie de la ministre de l’Outre-mer, a finalement indiqué que les deux nouvelles collectivités uniques seraient installées en 2014. « J’ai plaidé pour 2014, a indiqué le président Alexandre à la sortie de cet entretien, parce que ça laisse du temps pour préparer la fusion des assemblées en mettant en place tout l’arsenal juridique, administratif… » Cette annonce concerne aussi bien la Guyane que la Martinique a précisé Marie-Luce Penchard : « Le président a fait ce choix en raison du calendrier électoral chargé en 2012, mais surtout en raison du choix massif des Guyanais et des Martiniquais pour l’article 73 de la Constitution, c’est-à-dire pour le droit commun. » Tout en reconnaissant qu’il n’y avait pas de lien juridique entre la date et l’article de loi, la ministre a indiqué que « l’organisation de ces élections, en même temps que celles qui se tiendront dans l’Hexagone pour les nouveaux conseillers territoriaux, est un symbole fort qui montre que ces territoires restent dans le même cadre que celui métropolitain. »

Amendement gouvernemental

Concrètement, Marie-Luce Penchard déposera un amendement lors de l’examen prochain du texte pourtant institution des nouvelles collectivités de Guyane et de Martinique à l’Assemblée nationale. Cet amendement du gouvernement indiquera très clairement que les élections auront lieu en même temps que celles organisées pour la mise en place des conseillers territoriaux de l’Hexagone « pour assurer la concomitance du calendrier électoral et respecter le choix des électeurs martiniquais et guyanais ». Lors de l’adoption de ce texte au Sénat, fin mai, la commission des lois avait déjà modifié le calendrier en permettant aux deux nouvelles collectivités d’être mises en place « jusqu’au 31 mars 2014 » quand il était jusque-là prévu qu’elles seraient mises en place « au plus tard au 31 décembre 2012 ».

FXG (agence de presse GHM)

 


Sarko en Guyane

Alexandre-MLP-Elysee-017.jpgEn sus de cette question de calendrier électorale, Nicolas Sarkozy a évoqué la route de Balata et son projet d’extension à 2x2 voies avec un échangeur, « que le président de la République souhaite conforter », selon M. Alexandre. Mais aussi l’installation du commissariat de Cayenne, « le plus tôt possible », ou l’ouverture du laboratoire de la biodiversité. Quant à la dotation d’installation pour la nouvelle collectivité de Guyane, négociée récemment avec les ministres Philippe Richert et Marie-Luce Penchard, cette dernière a rappelé que l’affaire concernait Matignon et que pour « le président qui a manifesté le souhait d’aller peut-être une nouvelle fois en Guyane, ce sera l’occasion de préciser la position de l’Etat sur ce point ».

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 06:05

Tjenbé red invite Jeanny Marc au gay discours

La proposition de loi déposée par le groupe socialiste à l’Assemblée nationale permettant le mariage aux couples de même sexe a été rejeté par la droite. Deux parlementaires socialistes ultramarins ont préféré s’abstenir. En raison de ce vote, l’association Tjenbé red prévention a invité la Guadeloupéenne Jeanny Marc et le Wallisien Albert Likuvalu à les rencontrer pour « évoquer les questions liées au mariage des couples de même sexe lors d’un échange de vues ». « Notre association, écrit le porte-parole de Tjenbé red, mène une démarche conjointe de prévention des racismes, des homophobies et du sida. Nous menons ainsi un travail de sensibilisation au sein des communautés afro-caribéennes et ultramarines, qui en présentent peut-être davantage le besoin que d’autres. » Tjenbé red a déjà rencontré plusieurs élus suspects d’homophobie, notamment en Martinique.

FXG (agence de presse GHM)

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 06:04

Marché de l’Internet et concurrence

L'Autorité de la concurrence a rendu vendredi un avis sur le dispositif de régulation envisagé par l'Arcep, concernant l’accès aux câbles-sous marins (marché de gros du transport de données Internet) desservant les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

Ce marché de gros du transport de données est concentré autour de deux acteurs dans la zone Antilles : France Télécom et le groupe Loret. Ce dernier a notamment remporté une délégation de service public lancée par la Région Guadeloupe pour le déploiement du câble Global Caribbean Network (GCN).

A Saint-Barthelémy, l’aAutorité de la concurrence estime que « la régulation du marché et l’imposition d’obligations à la société GCN (tarifs orientés vers les coûts) sont nécessaires pour permettre aux consommateurs de bénéficier d’offres intéressantes notamment au niveau tarifaire… »

Concernant Saint-Martin, qui est desservie par plusieurs câbles, l’Autorité de la concurrence est « favorable à une véritable animation concurrentielle du marché par les différents opérateurs, ce que ne semble pas refléter le niveau actuel des prix de gros pour la desserte de l’île ». Ce constat rejoint celui qu’elle avait déjà formulé à l’occasion d’un avis rendu en 20091 concernant la liaison entre la Guadeloupe et la métropole, selon lequel la présence de plusieurs câbles n’était pas toujours une garantie suffisante pour qu’une concurrence effective s’exerce sur le marché de gros.

L’Autorité invite en conséquence l’Arcep à approfondir son analyse concernant la desserte de Saint-Martin et, le cas échéant, à réexaminer de façon plus générale la situation concurrentielle des câbles sous-marins aux Antilles. Un tel exercice ne serait toutefois plus nécessaire si la Région Guadeloupe parvenait à négocier avec son délégataire, GCN, des conditions techniques et tarifaires satisfaisantes.

Agence de presse GHM

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 05:59

Une loi anti sucre pour l’Outre-mer

Lurel-Attalah.jpgLes Antillais, les Guyanais, les Réunionnais, les Polynésiens sont plus touchés par l’obésité selon une étude sur la prévalence de l’obésité, de sa diversité et de son image ultramarine coordonnée par le Dr André Attalah du Centre hospitalier de Basse-Terre. Fort de résultats inquiétants chez les enfants notamment (environ 10 % d’obèses contre 3 % dans l’Hexagone), il a alerté le président de la Région Guadeloupe. Ce dernier est parvenu à convaincre 102 parlementaires de cosigner une proposition de loi destinée à limiter le taux de sucre dans les produits alimentaires à destination des régions d’outre-mer et de les harmoniser avec les taux pratiqués pour le marché hexagonal. Ainsi le même yaourt « velouté fruix » contient par pot de 125 grammes 15.8 grammes de glucides dans l’Hexagone contre 20 grammes aux Antilles-Guyane. Un yaourt nature sucré de Yoplait va afficher 15.1 grammes à Paris contre 19.6 à Fort-de-France ou Pointe-à-Pitre… Mais ceci concerne aussi les glaces et boissons locales comme l’Ordinaire, le Kola Champagne qui sont bien plus sucrés qu’un soda classique. « C’est une question de goût, reconnaît le député Lurel, mais cela tend à créer des addictions au sucre. » Le projet de loi qu’il propose tient en une petite modification du code de la santé publique. Le premier article dispose que « aucun produit alimentaire de consommation courante destiné à être livré en l’état au consommateur final dans les régions d’outre-mer ne peut contenir davantage de sucre que le même produit de même marque vendue en France hexagonale ». Le second propose un arrêté du ministère de la Santé pour fixer « la teneur maximale en sucres des boissons non alcooliques et des spécialités laitières distribuées exclusivement dans les régions d’outre-mer ». Le PS devrait profiter d’une niche parlementaire pour présenter sa proposition de loi, pas avant en décembre prochain, au mieux.

FXG (agence de presse GHM)

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 05:38

Corsair prend le grand largeB747-Corsair.jpg

Un an après le lancement il y a un an du plan Take off, la compagnie aérienne Corsair poursuit sa reconquête de la rentabilité. Désormais, la compagnie au sourire vise une clientèle premium. « Notre chiffre d’affaires de la cabine grand large (la classe affaire) est en hausse de 30 % », s’est félicité son Pdg Pascal de Izaguirre, mardi à Orly sud où il inaugurait le salon privatif Grand large. Plus question d’être associé à l’image du charter ou du low coast, Corsair vise le label de la compagnie régulière. Forte d’avoir été recapitalisé à hauteur de 302 M€ par son actionnaire allemand, TUI, Corsair affiche encore des pertes mais est en avance sur sa feuille de route. Pascal-de-Izaguirre.jpgElle réalise désormais 20 % de son chiffre d’affaires via son site Internet et 30 % via les tour opérateurs de TUI (Marmara, Aventuria, Nouvelles Frontières). Face à une image très dégradée, la compagnie s’est occupée d’améliorer son offre commerciale en mettant en place des vols directs pour Pointe-à-Pitre, Fort-de-France et la Réunion et en assurant jusqu’à présent 65 % de ponctualité. « On est en hausse de 7 % et on ne craint pas d’être honorablement comparé à nos compétiteurs », soutient le Pdg. Trois des six B-747 auront été relookés entre la mi-2012 et la fin 2013 et deux Airbus A 330-300 complèteront la flotte. Si Pascal de Izaguirre dit ne pas y prêter attention, il se réjouit d’avoir connu une vraie hausse de ses parts de marché dans l’océan Indien à 28 % même si la part aux Antilles reste à 21 ou 22 %. Alors dans l’immédiat, il annonce la hausse du nombre de sièges en classe grand large et, à plus long terme, il avance même : « Un changement de marque n’est pas exclu. »

FXG (agence de presse GHM)

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 04:23

Drépaction : les artistes sont là, pas le public

Dimanche après-midi, le Zénith de Paris n’affichait pas complet pour l’appel à la solidarité lancé par l’association de Jenny Hippocrate-Fixy afin de venir en aide aux drépanocytaires et faire avancer les recherches.Jenny-Hippocrate-Fixy-et-le-chanteur-Admiral-T-photo-A--Joc.jpg

Encadrés par le duo de présentateurs Sylvie et Pierre, un grand nombre d’artistes se sont donné la main  pour le  gala annuel de solidarité, le Drépaction. Dominique Panol, Valérie Louri qui revient du canada, G’ny, les Ambianceuses, le groupe Kan’ nida, E.Sy Kennenga, Medhy Custos, Orlane, Kaysha et ses danseuses, Gage et Admiral T qui a clôturé la soirée. En live, le groupe Bamboolaz et pour Haïti, le groupe Original H. A l’entrée de la salle du spectacle le public était accueilli par des hôtesses en rouge et blanc, aux couleurs des deux globules composant  le sang.  On  pouvait trouver  de la documentation, acheter des tee-shirts ou des livres, en particulier ceux de Jenny  Hippocrate : « Pourquoi m’a-t-on choisie », tome 1 et 2, « Mon enfant à la drépanocytose »,  et aussi de son fils Taylor « Moi ca va et toi ? ».  Bamboolaz-photo-A-Jocksan.jpgPour ce troisième Drépaction, l’appel à la générosité et à la sensibilisation n’a pas beaucoup mobilisé le public. Pourtant la présidente avait multiplié les actions pour  toucher un public le plus largement possible. Un Happening devant l’hôtel de ville de Paris,  un rassemblement au Trocadéro et bien d’autres actions...

Monfils et Piquionne mettent la main à la pâte

Jenny-Hippocrate-et-son-fils-Taylor--photo-A--Jocvksan.jpgSur la scène du Zénith, Jenny Hippocrate, angoissée, a demandé au public d’être des messagers de l’espoir : « Aujourd’hui, je vais tous vous prendre en otage. Vous irez leur dire, à tous ceux qui n’ont pas compris que la cause est noble, qu’il y a des mamans qui souffrent, des mamans qui pleurent et des enfants qui meurent. Vous irez leur dire qu’il y a une maladie qui tue nos enfants, la drépanocytose. Pendant que je vous parle, deux enfants sont déjà morts à travers le monde. » C’est en larme qu’elle a terminé son discours.

Dominique-Panol-est-a-sa-troisieme-participation-au-drepa.jpgLes artistes ultramarins se sont montrés solidaires de la cause drépanocytose. Le drapeau d’Haïti, signé par l’ensemble des musiciens du groupe Original H,  a été mis aux enchères, à la suite de leur prestation musicale. Le tennisman Gaël Monfils et le footballeur Didier Piquionne ont mobilisé leur amis sportifs pour récolter des fonds. La présence du délégué interministériel à l’égalité de chance des Français d’outre mer, seule personnalité politique présente, n’a pas réellement montré la volonté du gouvernement de décloisonner l’information sur cette maladie et d’agir. Faute de mieux, Claudy Siar a proposé la mise en place d’un « médiathon communautaire » en « nous regroupant durant toute un week-end et en faisant des appels aux dons »…F-dy-Phenomen-et-Medhy-Custos-photo-A-Jocksan.jpg

C’est sur une   promesse de 75 000 € de dons que la soirée s’est achevée. Les généreux donateurs sont AG2R  (8 000 €), l’UGPBan  (15 000 €), le ministère de l’Outre-mer (15 000 €), la région Ile de France (10 000 €), le ministère de la Santé (5 000) €, le Collectifdom (2 000 €)

Alfred Jocksan (Agence de presse GHM)


Ils ont dit

Taylor-Fixy--photo-A--Jocksan.jpgTaylor Fixy: « Je suis drépano... Vous savez ce n’est pas facile pour mes parents, dans la vie de tous les jours, ils souffrent.  Dès fois, j’ai l’impression d’être un fardeau pour eux.  Je fais beaucoup de crise. Je les oblige à se lever tôt, à m’emmener à l’hôpital, parfois tard le soir. On me change le sang tous les mois. Je vois beaucoup pleurer mes parents et ça me donne mal au cœur. Je n’ai même plus de mère, elle s’occupe de tous les drépanos. Je la vois rarement. Pour moi, ce n’est plus une vie. Cette maladie  est vraiment une saleté qui faut abattre. »

Dominique Panol (troisième participation au drépaction) : «  Il faut trouver des fonds pour aider la recherche. J’espère qu’on n’y arrivera. C’est le rassemblement qu’il faut pour ce genre de maladie. Je suis prêt à le refaire. C’est très important ».

Claudy-Siar-delegue-interministeriel--photo-A--Jocksan.jpgClaudy  Siar, délégué interministériel  pour l’égalité de chance des Français d’outre-mer : « L’Etat n’est pas insensible à ce grand rassemblement qui dure depuis des années. On va s’organiser autrement. Il existe le Téléthon qui a permis une véritable avancée sur les maladies génétiques. Alors, nous allons organiser notre médiathon autour de la drépanocytose pour venir en aide aux malades. L’idée est de faire ça en début d’année, après le Téléthon. »

jenny-Hippocrate-photo-A--Jocksan.jpgJenny Hippocrate-Fixy : « Je demande une grande adhésion dans toutes les communautés ; la drépanocytose n’est pas une maladie de la population noire. Tout le monde est concerné, tout le monde est touché. Le monde entier est concerné par cette pathologie. Il est normal qu’on ait un tsunami  de solidarité venant du monde entier pour faire avancer les choses et qu’on vienne à bout de cette maladie. Moi, je suis une maman qui souffre, j’ai un enfant malade. Je peux vous dire que la drépanocytose est une squatteuse qui s’est installée sur notre toit. Alors, il faut la chasser.

 


En imagesBamboolaz-et-ses-danseuse-photo-A-Jocksan.jpgBamboolaz et ses danseusesKan--nida-photo-A-Jocksan.jpg

Kan'nidaLady-Sweety-photo-A-Jocksan.jpg

Lady SweetieMiss-ocean-indien-Bibi-Sandra-et-Natacha-photo-A--Jocksan.jpg

Les miss de l'océan IndienPrincesse-Lover-Jenny--et-Syvie-photo-A--Jocksan.jpg

Princesse Lover, Jenny Hippocrate et l'animatrice SylvieValerie-Louri-et-G-ny-photo-A--Jocksan.jpg

Valérie Louri et G'ny

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 04:20

L’émotion bélè d’Edmond Mondésir au New MorningEdmond--Fred-et-Boris-photo--A--Jocksan.jpg

Vendredi dernier, sur la scène du New Morning,  le précurseur du bélè moderne,  Edmond Mondésir,  est venu diffuser ses mélodies subtilement arrangées par son fils Manuel qui l’accompagnait à la guitare. Depuis trente ans, Edmond Mondésir s’inscrit dans les traces de Ti-Raoul ou Ti-Emile. Edmond--et-Fred--Deshaies-du-groupe-SOFT-photo--A--Jocksan.jpgPour autant, il sait entourer de jeunes talentueux :  Boris Reine-Adélaïde au tambour, Willy Joseph Noël à la basse, Thomas Bellon à la batterie, et Ina Martin au chœur. En guest star, Fred Deshayes, le guitariste du groupe Soft, a fait sensation en interprétant une chanson au fort accent identitaire : « Ou sé matiniké, mwen sé gwadloupéyen, nou adan mwen mond la. » Puis, un autre Martiniquais, incontournable sur Paris, Dédé Saint-Prix, est venu pour deux chansons, tirant dans la fosse son ami Philo pour marquer le rythme du bélè des normes… Edmond Philo et Dédé photo A JocksanLe travail d’Edmond Mondésir a été récompensé par le prix France-Musique 2011 pour son dernier album. « Je fais un travail pour aller plus loin, car aujourd’hui je sais que nous sommes  Martiniquais, nous sommes un peuple et ce que je fais dépasse la frontière du pays parce que l’exploitation de la musique bélè est immense ». A la fin de cette swaré  bélè, Edmond Mondésir a poussé les instruments  et invité les danseuses et danseurs de l’association Boukan et de Lékol bèlé Paris à s’associer à lui pour un bouquet  explosif. (Ces deux associations donnent rendez-vous le  18 juin à Vitry pour leur grande soirée bèlè  au théâtre.)

Pour son  premier show sur la scène la plus courue de la world music à Paris, le pilier de la tradition bélè a assuré.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)Edmond-Mondesir--et-les-danseurs--photo-A--Jocksan.jpg

Les danseuses et danseurs de l’association Boukan et de Lékol bèlé ParisEdmond-Mondesir-profil-Photo-A-Jocksan.jpg

Edmond Mondésir et Joseph NoëlIna-Martin-photo-A-Jocksan.jpg

Ina MartinEdmond-Mondesir-Jocelyne-Beroard-photo-A-Jocksan.jpg

Avec Jocelyne Beroard


 

3 questions à Edmond Mondésir

"Nous sommes dans le momen,t de l'existence"

Edmond-Mondesir-face-photo-A-Jocksan.jpgComment est né ce duo que vous interprétez avec le guitariste et chanteur du groupe guadeloupéen Soft ?

Il y a une rencontre en Martinique mais ce n’était pas préparé et on l’a fait sans répétition. Il m’a simplement dit : «  Edmond tu as fait un morceau, j’aimerai le chanter avec toi. Mais c’est une chose qu’on ne va faire qu’une fois. » Il a compris profondément le sens  du morceau. Lorsque nous disons « Nou matiniké », ce n’est pas seulement valable pour les Martiniquais, c’est une manière de penser dans une démarche d’échange.

La musique bélè retrouve ses notes de noblesse. Est-t-elle toujours assise sur une  base revendicative ?

Edmond-Mondesir-photo-A-Jocksan.jpgAujourd’hui, nous avons dépassé le moment de la revendication pour entrer dans le moment de l’existence. Il faut faire naître des choses qui nous valorisent dans une dimension positive. Il est vrai qu’il a fallu pendant longtemps lutter contre le déni, contre l’oubli, contre le mépris. Nous ne pouvons pas rester éternellement  dans une attitude négative. Il faut un moment passer à une démarche de construction. Je me suis résolument  inscrit dans cette démarche de construction.  Pour dire les choses simplement, nous sommes dans le moment de l’existence.

Etes vous le disciple des grands maitres du bélè ?

Mon inspiration est une manière de les honorer.  Car c’est d’eux que je puise cette volonté de poursuivre ce qui s’est fait. Mon développement, ma contribution sont une manière de leur dire que je ne peux pas faire moins pour les honorer que d’apporter autant que possible ce que je peux faire. Et jusqu’à ma mort.

Propos Recueilli par  Alfred  Jocksan

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 06:56

Eté français sur France 3

Feraud-Ruiz-Fraioli-Alleman-Ringuede-Loison-Young-Sled-Cher.jpgFrance 3 vient de présenter sa grille d’été, la première signée par la nouvelle équipe alors que l’audience de la chaîne est attaquée par la TNT : 9,9 % aujourd’hui contre 10,5 % fin 2010. « France 3 ne peut plus jouer la chaîne de contre-programmation par rapport à TF1 et F2, indique François Guilbeau, le directeur général de F3. Il est impératif de renouveler notre offre. » Il laisse entendre ce que ça peut préfigurer pour la rentrée… Pierre Sled, directeur des programmes, a fait appel à « la nouvelle vague des animateurs ». Stéphanie Labrousse, Dominique Mari et Florian Ringuedé, les nouveaux jokers des JT de la 3, viennent des stations régionales. Justine Fraïoli présente le jeu quotidien, Connaissez-vous la France ?, du lundi au vendredi à 13 heures à partir du 26 juillet. Alexandre Ruiz s’entoure de Thierry Rey, Jean-Claude Perrin et Raymond Domenech pour un jeu sportif, L’étoffe des champions. Pendant 9 semaines, à compter du 9 juillet, le samedi à 20 h 10, Olivier Alleman va tester les campings de France avec des vedettes (on annonce Fabrice Candeloro ou Christine Bravo sous la tente !). Cyril Féraud (qui présente déjà Slam) propose Personne n’y avait pensé, la version française du jeu produit par Endemol pour la BBC, Pointless. « Le gagnant est celui qui a le moins de points… »

Tour de France et vintage

Karen-Sherryl.jpgLe Tour de France cycliste reviendra tous les jours en direct de 13 à 15 heures. Gérard Holz aussi. 2 millions de téléspectateurs attendus. Le 24 juillet, les finales de natation à Shanghaï seront en direct à 13 heures. Outre l’athlétisme en Corée du 27 août au 4 septembre, F3 retransmettra un ¼ de finale de la coupe du monde de rugby (France TV a les droits pour 28 rencontres) et la reprise de la coupe de la Ligue, fin août. Côté variétés, Laurent Boyer assurera une soirée musique des années 1970, une autre consacrée à « Abba mia », et Karen Cheryl, une soirée années 1980 aux arènes de Dax, le 5 août à 20 h 35. C’est raccord avec les quatre épisodes de la série documentaire consacrée au magazine Salut les copains (réalisé par Pascal Fornéri). Avec Un été en France (4x52), Douce France (6x52) ou Mes vacances au club (8x52), France 3 s’intéresse aux régions françaises, aux Français en vacances, à ceux qui travaillent pendant les vacances… Pour contrebalancer cet été très français, Faut pas rêver (Patricia Loison) va au Far-West, en Zambie, en Polynésie et aux Philippines et Yann Arthus Bertrand et Jacques Malaterre présentent chacun un beau film (Vue du ciel et Les calanques, un cœur qui bat). Mais pour donner le ton de l’été, rendez-vous avec Marie-Laure Augry, du 3 au 8 juillet, aux cabanons dans les calanques, pour Le mondial à pétanques !

FXG (agence de presse GHM)

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 06:58

En attendant Pinault

Le vernissage de l’exposition Outre-mer art contemporain de la fondation Clément a eu lieu jeudi soir à l’Orangerie du palais du Luxembourg en présence du président du Sénat.

Bernard Hayot avait convié des galeristes et collectionneurs parisiens parmi lesquels François Pinault, première fortune de France.Ruban.jpg

« Puisque nous sommes dans le domaine de l’art, permettez-moi de saluer la présence d’un des plus grands collectionneurs d’art contemporain, François Pinault dont la présence est un symbole fort… » Bernard Hayot (« un chef d’entreprise qui compte » selon le président du Sénat Gérard Larcher), a visé haut pour présenter à Paris les artistes issus de la Fondation Clément qu’il dirige depuis 1990. Jusqu’au 8 juillet, la grande exposition OMA se tient à l’Orangerie du Sénat. OMA, trois lettres pour Outre-mer Art contemporain.

Christian-bertin.jpgLes 22 artistes exposés sont assez bien connus dans leurs outre-mer, mais absolument ou fort peu en France hexagonale. Non pas qu’ils ne valent rien, mais sur le marché international de l’art contemporain ils n’ont pas de cote, de l’aveu même de Simon N’Jami, commissaire de l’exposition 3x3 (Bruno Pédurand, Ernest Breleur et David Damoison) de la fondation Clément, interrogé sur ces artistes ultramarins il y a un an. La fondation Clément s’est inscrite dans une démarche qui vise résolument le marché de l’art. Elle s’est créée un réseau de galeristes et de collectionneurs d’art contemporain. Il ne lui restait qu’à frapper un grand coup. artiste-photo_4486.jpgTran Arnault, qui a dirigé la revue d’art, Cimaise, est la commissaire de l’exposition OMA. La palette d’artistes s’élargit avec des Caribéens (Thierry Alet, Jean-François Manicom, Nicolas Nabajoth, Cynthia phibel, Michel Rovélas, Philippe Thomarel, Christian Bertin, Rodrigue Glombard, Serge Hélénon, Louis laouchez, Raymond Médélice et Luz Severino), des Guyanais (Mirto Linquet et Thierry tian-sio-Po) ou des Réunionnais (François-louis Athénas, Jack Beng-Thi, Thierry Fontaine, Stéphanie Hoareau, Jean-Claude Jolet et yohann Queland de Saint-Pern).

Marché de l’art international

Herve-Pedurand.jpgLa fondation Clément suit certain d’entre eux depuis 1990. « Nous avons la chance d’avoir des artistes talentueux. Or ils ont beaucoup de mal à faire connaître leurs œuvres au-delà des frontières de leurs origines. Ils souffrent de l’éloignement et de l’étroitesse de leurs territoires », a indiqué Bernard Hayot. 101 œuvres (sculptures, peintures, photographies, installations, vidéos) ont été déployées dans l’Orangerie par Jeanne Dumont, scénographe passée chez Louis Vuitton.  Pour autant, pas question, pour Tran Arnault, de parler d’une école Clément ou d’un mouvement ultramarin Ernest-Breleur.jpg: « OMA entend se garder de toute connotation exotique instaurée sur le registre d’un imaginaire tropical. » Très souvent, ces artistes ne se connaissent pas entre eux. Chacun a sa trajectoire mais une sensibilité, une environnement, une perception, une approche différents mais un même questionnement et l’expression. « Il n’y a pas un type d’art et d’où qu’il vienne, il reste un art », abonde le photographe guyanais Mirto Linquet qui estime que « la Fondation Clément remet les pendules à l’heure ».

François Pinault est resté le temps de la visite des officiels (trainant derrière eux 900 happy few). Après son départ, certains assuraient sa volonté d’acquérir quelque pièce. « S’il en prend une, il crée une cote », reconnaît Ernest Breleur. Mais le Martiniquais ne s’en préoccupe pas : « Mes œuvres exposées sont collection privée. Elles sont déjà vendues ! »

FXG (agence de presse GHM)

Photos : Regis Durand de Girard

 


Le lapsus de Bernard Hayot

Maximin-discours.jpgPour saluer le poète guadeloupéen et commissaire de l’Année des outre-mer français, Bernard Hayot, lors de son allocution au vernissage de l’exposition OMA à l’Orangerie, le 9 juin, a parlé de « Dominique Maximin » au lieu de dire « Daniel »… Il pensait sans doute à cet homonyme guadeloupéen, trentenaire, spécialiste de la finance internationale et patron du Think tank, Cap Outre-mer…

 


En imagesDaniel-Maximin-Eskil-Lam-Jacques-Martial.jpgDaniel Maximin, Eskil Lam et Jacques MartialMagda-Danisz-Dominique-Lonis-Gregoire-Gueden.jpg

La galeriste Magda Danisz, L'organisatricce d'événements artistiques, Dominique Lonis, et Gréfgoir Gueden de la Fondation Clément.Cynthia-Phibel-Herve-Telemaque.jpgCynthia Phibel et Hervé TélémaqueMichel-Rovelas-Florent-Place.jpgMichel Rovelas et Florent Place de la foindation ClémentMichelle-Maillet-Philip-Lavil.jpgMichelle Maillet et Philippe LavilOlivier-Laouchez-Fabrice-Devaed.jpg

Olivier Laouchez et Fabrice DevaedStephane-Hayot-Jacques-Martial.jpgStéphane Hayot et Jacques MartialBernard-Hayot-Francois-Pinault.jpg

Bernard Hayot et François PinaultStirn-Hayot-Maillet-Biancarelli.jpgOlivier Stirn, Bernard Hayot, Michelle Maillet et Olivier Biancarelli

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