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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 05:24
Jeunes femmes, ne comptez pas sur les vigiles du RER D pour vous protéger du harcèlement de voyageurs frustrés

Jeunes femmes, ne comptez pas sur les vigiles du RER D pour vous protéger du harcèlement de voyageurs frustrés

Scène de harcèlement ordinaire dans le RER D

Une adhérente guadeloupéenne de la Fédération Total Respect (Tjenbé Rèd) a subi samedi 17 juin au soir, gare de Lyon sur les quais du RER D, un harcèlement sexuel sous le regard indifférent des usagers, agents de la SNCF et vigiles.

La Fédération Total Respect (Tjenbé Rèd) tenait le soir du 17 juin son conseil d’administration. À l’issue de cette réunion, L, une jeune guadeloupéenne, administratrice chargée de la jeunesse, et D, un autre administrateur, un Martiniquais chargé de la communication, décident de prolonger la soirée par un repas au terme duquel ce dernier raccompagna L à la gare de Lyon pour prendre un train pour Corbeil-Essonnes (91) où elle réside.

D laisse L installée dans le RER D "ROPO" de 23 h 24. C’est alors qu’il voit son amie changer de voiture, suivie par trois hommes qui la tutoient, l’interpellent, en un mot, la harcèlent. L’un d’entre eux s’est assis devant elle et lui a fait des propositions à caractère sexuel. Elle lui demande de la laisser tranquille et c'est sur son refus qu'elle décide de changer de voiture.

D rejoint L, interpelle les trois gars et leur demande de descendre du train. Devant leur refus, il active le signal d’alarme. Deux vigiles arrivent mais se révèlent impuissants. Ils considèrent le jeune homme comme le gêneur puisque c'est lui qui a activé le signal d’alarme, et non les harceleurs... Les vigiles ne songent même pas à leur parler. Les trois hommes sont sur le quai et observent la scène en rigolant, à 20 mètres de distance.

L et son camarade signalent leur intention de porter plainte, mais la police ne vient pas alors que le train reste bloqué à quai une vingtaine de minutes...

"Il faut aller au commissariat", disent les vigiles qui refusent d'empêcher les trois harceleurs de remonter dans le train.

Finalement, L a appelé un voisin qui a bien voulu venir la chercher depuis l’Essonne, en voiture.

"Ce comportement de la SNCF, a déclaré Juëlle Boyer, présidente par intérim de Total Respect, est vraiment inouï et participe d’une culture française du viol."

Tjenbé red a saisi Guillaume Pépy, président de la SNCF, et François Molins, procureur de la République de Paris. "Nous exigeons que la SNCF instaure une procédure de prévention et de soutien aux victimes du harcèlement sexuel, du viol et des violences LGBT-phobes."

Le 20 juin, L s'est rendue dans un commissariat de l'Essone pour déposer une plainte. Refus de la police qui ne consent qu'à prendre une main courante. Il y a pourtant les bandes de vidéosurveillance... et la SNCF ne les conserve qu'en cas de plainte !

Tjenbé red en appelle désormais au président de la République et a saisi le défenseur des droits.

L n'a plus envie de parler de sa mésaventure : "J'essaie de digérer tout cela tranquillement de mon côté."

FXG, à Paris

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 05:00
Thierry Robert a soutenu la candidature de François de Rugy

Thierry Robert a soutenu la candidature de François de Rugy

Les députés réunionnais étalés dans l'hémicycle politique

C'est sans surprise que l'ancien écologiste, devenu socialiste puis En Marche, François de Rugy, a été élu président de l'Assemblée nationale hier après-midi.

Tous les députés réunionnais ont pris part au vote lors d'une séance où les élus n'étaient pas disposés par groupe politique, mais par ordre alphabétique. Le scrutin a été long, a remarqué Jean-Hugues Rateront (en photo ci-contre avec son assistante parlementaire) qui siègera la semaine prochaine à l'extrême gauche de l'hémicycle avec les groupe des Insoumis. Pas question pour lui, mardi prochain, de voter la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe. Même son de cloche avec Huguette Bello qui estime toutefois logique l'élection au perchoir de son ancien camarade de groupe: "Je connais bien François de Rugy depuis 1997. Il était dans notre groupe radical, citoyen et vert... Vous voyez le beau parcours qu'il a pu faire..."

Mme Bello (en photo avec Jean-Luc Mélenchon ci-contre) a choisi quant à elle de rester fidèle au groupe GDR quant la communication de la France insoumise l'avait volontiers mise à son affiche. "Il y a un certain nombre de propositions qui sont faites par la France insoumise que je soutiens absolument, comme l'augmentation du SMIC. J'ai beaucoup travaillé avec les partisans de Jean-Luc Mélenchon à la Réunion. On est à gauche et on ne se cache pas. Il y a des choses sur lesquelles on peut se rejoindre mais je suis fidèle à mon groupe GDR où la parole est libre et notre vote aussi. On n'est pas le petit doigt sur la couture de la jupe ou du pantalon."

Ericka Bareigts, fidèle au groupe socialiste, n'a pas été aperçue dans la salle des 4 colonnes même si on l'a vue prendre part au vote.

Thierry Robert, en revanche, s'est montré. Il a choisi de siéger avec le Modem. "J'ai toujours été quelqu'un de loyal. Certes, j'ai précédé François Bayrou en allant soutenir Emmanuel Macron parce que je croyais véritablement à sa capacité de révolutionner les choses et de redresser la France. François Bayrou l'a rejoint et le Modem fait partie de sa majorité. Je reste dans ma famille politique tout en soutenant avec beaucoup de détermination et d'engagement le président de la République et En marche." Il a soutenu l'élection de François de Rugy : "J'ai été bluffé positivement par son discours quand il a parlé de la transparence, de la modernité de l'organisation de l'Assemblée, quand il a dit que les vérités absolues n'étaient pas dans un camp ou dans l'autre, qu'il fallait passer à un véritable débat dans cet hémicycle (...) Je crois que c'est bien parti ; il y a une volonté de répondre aux attentes des Français et c'est l'essentiel." Le député de Saint-Leu veut siéger dans la commission développement durable et aménagement du territoire...

Abstention à droite

Plus à droite de l'échiquier politique, Nathalie Bassire, comme Nadia Ramassamy et David Lorion ont confirmé leur appartenance au groupe LR et indiqué qu'ils s'abstiendraient lors du vote de confiance au gouvernement d'Edouard Philippe. "Je ne signerai pas un chèque en blanc, assure Nathalie Bassire, car je veux pouvoir, demain, revenir sur ce qui sera proposé." Les LR sont sa famille politique, pas question d'aller chez les constructifs : "je suis fidèle à mes convictions et à mes valeurs et ce, d'autant plus que nous sommes dans une démarche de bâtir avec les autres. Le signal que nous lancent les électeurs est très fort et il continue à me siffler dans l'oreille pour que demain, nous continuions cette volonté de travailler pour et pas contre." Nathalie Bassire a demandé à siéger dans la commission des affaires économiques. "Cette commission me semble concorder avec le projet que je porte et que j'ai défendu, mais peu importe, je sais que là où je siègerai, ma volonté sera de faire aboutir les projets que j'ai défendus et pour lesquels les Réunionnais m'ont fait confiance."

Nadia Ramassamy a été élue membre du bureau du groupe LR. Pour autant, elle a prêté une oreille attentive au discours du nouveau président de l'Assemblée : "J'ai écouté son discours et s'il fait vraiment ce qu'il a dit, s'il agit vraiment, on ne peut qu'être satisfait de voir qu'on va travailler dans l'intérêt général, pour le bien commun... Mais je suis dans un groupe politique solidaire et en fonction de notre union et de notre solidarité, nous verrons ce que nous ferons..."

Comme Ercicka Bareigts, David Lorion ne s'est guère montré hors de l'hémicycle.

FXG, à Paris

Ils ont dit

Huguette Bello : "La situation est tellement difficile en France hexagonale et elle l'est encore plus chez nous. On a beaucoup à faire et notamment, le premier dossier à ouvrir pour nous est le dossier agricole de ma canne à sucre. Il est prioritaire."

Nadia Ramassamy dit avoir été heurtée par la polémique au sujet de son fils présenté comme son assistant parlementaire : "Mon suppléant, Lucay Sautron (en photo avec elle), sera mon attaché parlementaire à la Réunion. A Paris, j'aurai une attachée parlementaire. J'ai toujours donné tout de moi. Dans toutes mes campagnes, à aucun moment, je n'ai pris l'argent d'un parti ou d'une entreprise. Depuis le début de mon engagement politique, j'ai pris tout sur moi, sur mes revenus de médecin. Je n'ai même pas pris l'argent de mon parti, les LR, pour faire ma campagne. C'est triste de voir comment les gens essaient de me déstabiliser alors que j'ai fait un parcours sans erreur. Si demain, il faut voter une loi supprimant les indemnités de parlementaires, je serai la première à voter pour parce que je fais ce que je fais avec mon coeur."

Thierry Robert et la délégation outre-mer

"La semaine dernière, j'avais émis un avis défavorable à la constitution d'un groupe outre-mer parce que je considère qu'il ne faut pas se couper, se différencier, mais qu'il fallait être considérés comme des départements français à part entière avec juste une obligation, de rattraper les retards accumulés et de pouvoir prendre en compte nos spécificités. Aujourd'hui, je crois qu'il va falloir renforcer les pouvoirs de cette délégation outre-mer, lui donner des moyens supplémentaires pour que nous puissions vraiment peser de notre poids sur toutes les décisions qui vont être prises, que ce soit dans le cadre social, le développement économique, le développement durable, l'éducation et autres... Cette délégation outre-mer renforcée pourra nous aider à nous faire entendre au niveau du président de la République."

Huguette Bello et la majorité en marche : "C'est une majorité qui est en marche. La logique veut que ce soit quelqu'un d'En marche. J'aurai préféré que ce soit une femme... Ca a changé mais ce n'est pas une femme. Au gouvernement aussi, on voit que les ministres d'Etat ne sont pas des femmes... Il y a encore beaucoup de progrès à faire dans ce pays des droits de l'homme alors qu'est affichée ici la déclaration des droits des femmes d'Olympe de Gouges... Il y a encore beaucoup de travail à faire."

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 04:49
Alexandre, la veille à l'Elysée (pas de presse admise à Matignon mardi 27 juin)

Alexandre, la veille à l'Elysée (pas de presse admise à Matignon mardi 27 juin)

L'avenir de la Guyane se construit à Matignon

Après l'Elysée lundi, Rodolphe Alexandre était à Matignon hier soir. Edouard Philippe et sa ministre des Outre-mer l'ont reçu une heure pour poursuivre la discussion engagée la veille. "Très bon accueil, bonne connaissance des dossiers", a commenté le président de la CTG qui a reçu des assurances sur la pérennisation des accords de Guyane Le Premier ministre a ainsi confirmé les 53 millions de subventions, les 3 fois 50 millions pour le RSA, les 5 fois 50 millions pour les lycées et les collèges, plus les 5 millions pour les écoles. La part de l'octroi de mer des communes et de la CTG a été aussi confirmée, même chose pour les 20 millions de l'hôpital de Cayenne... Pour les hydrocarbures et Guyane maritime, tout semble convenir à Total et respecter les acquis pour la CTG. "Le gouvernement se charge, explique Rodolphe Alexandre, de traiter directement avec Total pour assurer les 6 millions de subventions nécessaires pour conforter, capitaliser notre société capital-risque Alyse Guyane, avec la Caisse des dépôts... Ce sera une très bonne chose car cette société va s'orienter d'un côté vers les pêcheurs, de l'autre vers toutes les sociétés guyanaises pour le portage des dossiers et les fonds européens. Ce sera une sorte de banque capital investisseur pour la CTG."

Et les 3 milliards...

Quant aux 3 milliards promis, le président a eu l'assurance encore que ce serait les assises de l'Outre-mer qui mettront en place les plans de convergence...

 Tout cela devrait être développé par Annick Girardin lors de la réunion qu'elle tiendra rue Oudinot avec les élus et deux membres du Collectif de Guyane le 11 juillet prochain. Rodolphe Alexandre a trouvé la nouvelle ministre des Outre-mer "vachement informée" : "Il y a un intérêt manifeste pour la Guyane", poursuit le président Alexandre qui refuse d'y voir un simple tropisme du président de la République pour le spatial. "Le Premier ministre comme le président de la République ont parfaitement compris la problématique de la Guyane, son immensité, sa croissance démographique, la précarité, le chômage, les absences de centre de formation et les potentialités ! Le gouvernement et l'Elysée sont unanimes qu'il s'agisse du pétrole ou de la Montagne d'or, nos ressources minérales..." Il ajoute : "Il ne peut pas y avoir ça sans retour fiscal pour la CTG..."

FXG, à Paris

La "gangrène" du RSA

Au delà des 3 fis 50 millions pour le RSA, le Premier ministre est revenu sur ce que Rodolphe Alexandre appelle la "gangrène" du RSA : "C'est 70 % de la population, 43 % de la population hors Europe... Sans parler des détournements..." Le gouvernement a indiqué son intention de s'emparer du dossier : "Le cabinet va organiser des réunions prochainement avec des spécialistes", explique le président Alexandre, heureux que cette problématique ait été bien exposée et bien comprise.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 05:00
Alexandre chez Macron

Macron reçoit Alexandre

Le président de la République a reçu le président de la Collectivité territoriale de Guyane lundi pour une réunion de cadrage du plan de relance pour la Guyane, de la stratégie financière de la CTG et des questions minières et d'hydrocarbure.

"Nous sommes venus dire notre volonté de débattre du plan de relance pour la Guyane." Rodolphe Alexandre a rencontré le président Macron lundi après-midi à l'Elysée en présence de la ministre des Outre-mer Annick Giardin. Ce rendez-vous a été pris à la demande de président de la République et mis en place la semaine dernière. "C'est un honneur d'être la première région de France à être reçue par le président de la République et c'est le corollaire de la situation que nous avons connue en Guyane. Donc, c'est une réponse très rapide et circonstanciée..." Rodolphe Alexandre attendait des réponses sur le plan de relance et les accords signés avant les élections présidentielles, sur la stratégie financière (la question structurelle du budget) de la collectivité qu'il préside : "Notre stratégie a peut-être gagné sur le plan de l'investissement, mais elle n'a pas encore de durabilité, de perspective vers 2020." Ils se sont encore entretenus des assises nationales d'Outre-mer dans chaque territoire, qui devront dessiner le plan et les perspectives du nouveau président pour les outre-mer. Pas encore de dates annoncées pour ces assises, mais selon Rodolphe Alexandre, "c'est quasiment imminent".

Le président de la CTG s'est dit satisfait de l'entretien. "La réunion était surtout un cadrage du président par rapport à ses objectifs, ses engagements de candidats, a-t-il toutefois précisé, il a parfaitement compris nos problématiques, c'est pourquoi il donnera à chacun de ses ministres les moyens d'y répondre." Rodolphe Alexandre a indiqué que sur les questions d'hydrocarbure, les acquis semblent être préservés, celle de la mine et de son retour fiscal doit faire l'objet d'un débat "sensible".

Prochain rendez-vous parisien le 11 juillet

Maintenant, c'est au Premier ministre (qui le reçoit mardi soir, ndlr) et à la ministre des Outre-mer de mettre en place cette feuille de route sur les assises,  le plan de relance, et les accompagnements structurels. "Ce sera plus méthodique, plus technique, notamment sur la question du RSA. C'est un point très particulier sur le budget de la CTG. Nous sommes le seul territoire de France à déroger totalement sur les mécanismes budgétaires, c'est près de 150 millions..."

Sur la question des hôpitaux et de la santé, Rodolphe Alexandre a rappelé que ces points seraient abordés avec Edouard Philippe et qu'ils figureraient dans la révision des contrats de plan qui démarrent en 2018.

Globalement, le président Alexandre n'a pas été très bavard, laissant le soin au président le soin d'annoncer lui-même un éventuel déplacement en Guyane, et à Annick Girardin d'annoncer elle-même un calendrier précis, mais celle-ci a préféré quitter l'Elysée sans s'exprimer.

Il faudra ce soir la réunion à Matignon pour en connaître plus, mais surtout le 11 juillet prochain. Rodolphe Alexandre reviendra alors à Paris, cette fois chez la ministre des Outre-mer. Il compte venir avec les parlementaires, le président de l'association des maires et souhaite emmener avec lui deux membres du Collectif.

FXG, à Paris

Rendez-vous à l'AFD

Hier matin, c'est à l'AFD que s'est rendu Rodolphe Alexandre, reçu par son président, Rémi Rioux. Ce dernier pourrait se rendre en Guyane au dernier trimestre 2017 avec la ministre des Outre-mer pour signer un nouvel accord de partenariat avec la CTG. cet accord concernera la production de biomasse, la médecine sociale et la nécessité de multiplier par trois le nombre de places en crèche ou encore la prise en charge par l'AFD de la part du Suriname dans le fonctionnement du bac entre Saint-Laurent et Albina.

Hier matin, le président Alexandre a encore plaidé la cause de la SIMKO dont les parts de l'Etat doivent être cédées à la Société nationale immobilière, filiale de la Caisse des dépôts et dont personne en Guyane ne veut entendre parler.

Ils ont aussi parlé sante puisque l'AFD a financé une étude d'impact démographique sur l'offre de soins

. Le rapport vient d'être bouclé. Enfin, la Banque publique d'investissement, désormais associée à l'AFD, devrait préfinancer une première vague de construction d'établissements scolaires.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 04:37
Josette Manin siègera au groupe SER, socialiste, écologiste, républicain

Josette Manin siègera au groupe SER, socialiste, écologiste, républicain

Josette Manin a fait sa rentrée

Josette Manin est arrivée pressée et impressionnée hier matin pour procéder à son installation en tant que députée au palais Bourbon. "J'étais déjà venue, il y a longtemps et j'étais loin de m'imaginer que j'y reviendrai en tant que députée", a-t-elle confié en arrivant. Elle a aussi songé qu'elle était la première députée femme de Martinique. "Il en fallait des femmes !", s'est-elle exclamée. Elle a ressenti une certaine amélioration depuis le vote de la loi sur la parité homme femme en politique et se trouve enchantée d'être une "pionnière".

Josette Manin a décidé de siéger avec le groupe socialiste, écologiste et républicain, dans le sous-groupe outre-mer où siègera aussi Serge Létchimy. Ses deux collègues, Jean-Philippe Nilor et Bruno-Nestor Azérot ont préféré signer un nouveau bail avec le groupe gauche démocratique et républicaine.

Josette Manin souhaiterait siéger dans la commission des affaires sociales, mais elle sait qu'en tant que débutante, elle n'aura pas trop le choix. Sa feuille de route tient en deux mots : l'égalité réelle. "Je n'ai pas de chantier prioritaire, mais je souhaite faire appliquer la loi égalité réelle outre-mer.

Ce mardi après-midi, c'est la vraie rentrée avec la première séance dans l'hémicycle pour élire le président et le bureau de l'Assemblée nationale.

FXG, à Paris

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 06:00
Rentrée parlementaire pour Jean-Hugues Ratenon - ITW

ITW Jean-Hugues Ratenon

Le nouveau député de la Réunion hésite entre les insoumis et GDR

"L'objectif, c'est qu'on nous écoute un peu plus"

Votre impression en pénétrant l'enceinte de l'Assemblée nationale ?

`J'ai la chance d'avoir un huissier qui connaît la Réunion, même l'endroit où je suis né... Ca fait plaisir et ça vous booste ! Ici, c'est un bâtiment historique, c'est l'histoire de France et je suis le député de la Nation, donc c'est notre histoire, mais je veux aussi qu'on écoute la Réunion, ce n'est pas l'habit qui fait le moine, c'est dans l'action qu'on voit l'homme.

En parlant d'habit, est-il vrai que ce costume que vous portez pour cette rentrée parlementaire est votre premier ?

Oui, mais là,, j'ai des chaussures un peu trop grandes, ça glisse un peu... Mais ça va.!

On vous sent ému...

Je ne suis pas ému d'être ici, je suis ému quand je pense à mes amis, mes frères et soeurs. Je veux d'ailleurs faire passer un message à ceux qui m'ont abandonné en cours de route. Je les avais prévenus qu'il fallait de la patience. Le peuple, tôt ou tard, comprendra un moment notre message. Il faut garder le cap ! On aime le peuple, eh bien, il faut continuer et aller jusqu'au bout. Il faut exprimer cet amour là, la fraternité a un sens pour moi ! Alors à ceux qui m'ont laissé, je dis : j'ai besoin de vous ! Allons mettre la main ensemble. Je vous attends, j'ai besoin de vous.

Savez-vous quelle commission vous aimeriez intégrer ?

Je préfère ne rien dire puisque c'est en discussion. J'ai des préférences, mais il faut discuter avec les autres. Tout doit se faire en concertation, éviter les précipitations. Mais c'est vrai que j'ai une préférence pour les affaires sociales.

Vous avez vu Jean-Luc Mélenchon jeudi après-midi, de quoi avez-vous parlé ?

Je l'ai rencontré jeudi ; ça a duré à peu près deux heures de temps et ça s'est très bien passé. J'ai déjà eu l'occasion de le voir à plusieurs reprises, c'est un ami, on se connaît.

Donc vous allez siéger avec le groupe France insoumise ?

C'est en discussion... Je dois avoir un entretien avec la députée Huguette Bello et on saura très rapidement. Quel que soit le groupe, il est de notre responsabilité de créer les conditions pour qu'on écoute un peu plus la Réunion.

C'est cela l'objet de vos discussions avec la France insoumise et le groupe Gauche démocratique et républicaine ?

Oui, l'objectif, c'est qu'on nous écoute un peu plus parce que la Réunion, c'est la France et pour que la France se porte très bien, faut que la Réunion se porte bien et pour que la France se porte bien, il faut que la Réunion se porte bien.

Quels combats avez-vous l'intention de mener à l'Assemblée ?

Au second tour de l'élection présidentielle, il y a eu un front républicain contre Marine Le Pen, il y a eu un barrage. Je souhaite qu'il y ait le même barrage, le même front républicain contre la pauvreté, contre la misère. Le système est dur, féroce, pas pas à pas, on peut y arriver. Nous peux pas seulement avoir des mots dans la bouche...

Propos recueillis par FXG, à Paris

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 05:32
Le désormais célèbre député "matheux" et sa non moins célèbre Lavalière a claqué la bise à Olivier Serva, un peu mal vu par les LREM, pour ses propos tenus en 2012 sur les gays...

Le désormais célèbre député "matheux" et sa non moins célèbre Lavalière a claqué la bise à Olivier Serva, un peu mal vu par les LREM, pour ses propos tenus en 2012 sur les gays...

Les députés ont fait leur rentrée

Les députés élus dimanche dernier ont fait leur rentrée durant toute la semaine passée au palais Bourbon. Premier arrivé, premier installé Olivier Serva qui a du gros pain sur la planche, veut monter un groupe outre-mer. Il a de la chance, les autres députés de la Guadeloupe le soutiennent.

Max Mathiasin et Hélène Vainqueur Christophe se sont présentés aux huissiers hier matin. Justine Bénin est arrivée mercredi mais on ne l'a pas vu. Les nouveaux ont effectué un parcours avec visite de l'hémicycle, de shooting photo et de démarches administratives avec la remise de la valise qui contient insigne, écharpe et carte de député...

Max Mathiasin qui se verrait bien à la commission des affaires économiques, a son idée sur ce groupe spécifique en chantier : "Il ne faut pas qu'il s'appelle le groupe outre-mer !" A l'instar de sa collègue de Trois-Rivières qui vise la commission des affaires sociales, il préfère les termes de "diversité, insularité, ruralité." Tout le monde ne marche pas... Max Mathiasin n'a pas "décelé une adhésion profonde de la part de Serge Létchimy". Le Martiniquais est arrivé peu après lui. Ils se sont salués, ont papoté et puis s'en va. "C'est difficile, poursuit M. Mathiasin, ça va jouer des coudes." Le groupe atteignait les 12 personnes hier midi. Hélas pour eux, le député de la Guyane, le REM Lénaïk Adam leur a glissé entre les pattes ; le bushinengué entend siéger dans le groupe présidentiel. Sans Lénaïk Adam, ils ne sont plus que 8 qui sont les quatre Guadeloupéens, le suppléant d'Annick Girardin, les députés PS de Mayotte et de Wallis-et-Futuna, peut-être le Martiniquais Bruno-Nestor Azérot attendu ce jour.

Aucun Réunionnais n'a marché. Aucun LR non plus. Hélène Vainqueur qui a passé deux ans au palais Bourbon, coache les nouveaux. Il faut attirer des troupes ! Olivier Serva. a marqué un gros point.... Un accord avec les trois régionalistes corses. Et, cerise sur le gâteau, Ils ont récupéré Jean Lasalle ! Il faut 15 députés pour faire un groupe, ils sont 12... Le groupe GDR (PCF et outre-mer) leur a piqué des clients. Huguette Bello de la Réunion et, probablement, le Martiniquais Jean-Philippe Nilor devraient faire comme le Guyanais Gabriel Serville, siéger au groupe GDR. En douce, les trois Corses font double-je. Ils ont passé le même accord avec GDR. Quant à Jean-Hugues Ratenon, il n'a pas encore dit s'il irait chez les insoumis ou à GDR...

Josette Manin, la première femme députée de la Martinique (!) est arrivée lundi. Ce mardi, les députés éliront leur bureau et leur président. C'est ce bureau qui confirmera lors de l'établissement du règlement intérieur à combien sera fixé le seuil minimum pour faire un groupe. Avec sept groupes et leurs temps de parole en perspective, les débats vont être sans fin... Le bureau pourrait être tenter de relever ce seuil à 20, voire plus... En coulisse, Victorin Lurel a préparé un plan B, un sous-groupe outre-mer avec une vice-présidence dans le groupe socialiste. De toute façon, le groupe outre-mer est tombé à l'eau.

FXG, à Paris

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 04:56
Laura Flessel dans son bureau de ministre des Sports le 22 juin

Laura Flessel dans son bureau de ministre des Sports le 22 juin

ITW Laura Flessel, ministre des Sport, était aux Antilles
« Je veux réunir et aller chercher la réussite »
Que ressentez-vous à l'idée d'être devenue ministre et de revenir ainsi au pays ?
Il y a de la fierté, mais cette fierté, je l’ai ressentie dès que j'ai été nommée. Dès j'ai pu le dire à mes parents, qui vivent toujours en Guadeloupe. Maintenant que j'ai enfilé la veste de ministre des Sports, je veux être fière des actions que nous allons mener, notamment en Guadeloupe et en Martinique.
Votre premier déplacement officiel outre-mer a été pour les Antilles. Pourquoi ce choix ?
Je suis ministre des Sports, donc de toute la France. Il se trouve que j'avais pris de longue date l'engagement de me rendre à une manifestation, en Guadeloupe, autour des bienfaits du sport pour la santé, pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires, les AVC, et autour de l’enjeu de l'accès au sport pour les cérébro-lésés. Cette manifestation, ce sont "les 10 km de l'Hexagone". Le même jour, à la même heure, tout le monde court sur sept villes différentes. Ce week-end, il y avait deux courses, à Saint-Martin et en Guadeloupe. Je devais être une des marraines et je suis devenue entretemps ministre des Sports. Je suis donc venue honorer ma promesse de venir en Guadeloupe et j'en ai profité pour faire plusieurs visites de terrain, en Martinique également.
20 millions d'euros ont été engagés par le précédent gouvernement pour rénover et construire des équipements sportifs outre-mer. Où en est-on ?
Je salue l’action de mon prédécesseur Patrick Kanner qui a lancé ce plan effectif depuis janvier 2017. Lors de mon déplacement, je veux faire un point d’étape. Je vais échanger avec les acteurs de terrain, m’assurer que la dynamique est bel et bien lancée. Je suis insulaire, je sais l'importance de développer les infrastructures sportives, souvent vieillissantes et mal adaptées aux normes, sismiques notamment.
Mais au-delà de ce rattrapage des infrastructures sportives l’enjeu est de mobiliser toute la société autour des pratiques physiques et sportives Je vais aussi rencontrer les cadres, les acteurs de santé, mais également les acteurs entrepreneuriaux, les citoyens qui ont leur mot à dire  sur le développement du sport. Nous aurons une grande consultation nationale sur ces enjeux ; et bien sûr je compte sur les outre-mer pour exprimer leurs priorités, leurs attentes et leurs propositions
Quelle est votre politique pour le sport de haut et le sport en général en outre-mer ?
Les enjeux sont multiples : il y a de l'infrastructure bien sûr, mais aussi la cohésion, l'encadrement des sportifs, leurs déplacements, leur déracinement... Je sais de quoi je parle : j'ai rencontré ces mêmes problèmes. Il y a eu des améliorations, mais pour innover, il faut se rendre sur le terrain. Si on veut des champions, il faut travailler l'encadrement, stimuler l'environnement, comprendre les dysfonctionnements, l'éloignement, et le coût qu’il représente... de beaux chantiers devant nous !
Il est antisismique, l'établissement sportif qui porte votre nom à Petit-Bourg ?
Il est aux normes ! On a attendu vingt ans pour avoir un complexe et je serai ravie d'y retourner...
Vous prenez vos fonctions à la manière d'un coach ?
Manager plutôt. Le rôle du manager, c'est de sublimer tout le monde pour améliorer les compétences. Il y a des acteurs qui sont là et qui ont envie d'aider le sport, il faut les réunir. Certains acteurs se sont sentis éloignés, on ira les chercher. Aujourd'hui, je me positionne comme la ministre des Sports qui veut réunir et aller chercher la réussite. On parle beaucoup de Paris 2024, mais j'ai envie de vous dire : Outre-mer 2024 aussi ! Je commence dès maintenant, ça fait partie de ma feuille de route.
Comment avez-vous vécu votre premier Conseil des ministres ?
C'était émouvant ! J'étais assise entre le ministre de l'Agriculture d’alors, Jacques Mézard, et Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes. On avait l'impression de faire une rentrée scolaire, avec de nouveaux visages mais surtout de nouveaux dossiers !
Le président a-t-il eu un mot pour chacun d'entre vous ?
Ce qui se passe en Conseil des ministres reste au Conseil des ministres ! Je vous dirai juste que c'était très émouvant. Nous sommes rentrés à l’Elysée en tant que société civile et société politique et on en est ressortis en tant que gouvernement. Une entrée en matière très intense. En tant que membres du gouvernement, on a vite compris qu’on se devait de redonner de l'espoir, de revoir le verre à moitié rempli. On a envie de redonner de la fierté à la France. Il y a une colère, on l'a entendue. Aujourd'hui, cette colère doit être transformée. On aura des confrontations, j'espère qu'il ne sera pas trop difficile d’aboutir à des consensus, mais l'idée est d’échanger, de créer et d'avoir des réponses pertinentes. J'espère que l'outre-mer sera fier de cette insulaire qui ne l’oubliera pas.
FXG, à Paris
 
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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 08:16
Un corps de métier encore appelé fumiste, en stationnement devant le palais Bourbon

Un corps de métier encore appelé fumiste, en stationnement devant le palais Bourbon

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 08:14
L'accueil de Marine Le Pen par la presse... Et la veille, c'était pire encore avec Mélenchon

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