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7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 11:01
Lorène et son directeur de recherche Damien Chevallier devant une tortue luth

Lorène et son directeur de recherche Damien Chevallier devant une tortue luth

Lorène, les tortues marines et l’intelligence artificielle

Lorène Jeantet est une des lauréates 2020 du Prix Jeunes Talents L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science. Si la jeune femme est actuellement en 3e année de doctorat au département écologie, phytologie et éthologie de l’institut pluridisciplinaire Hubert Curien à Strasbourg, elle étudie le comportement en mer des tortues marines en Guyane et en Martinique.

« Stratégie alimentaire et optimisation du comportement de plongée des tortues marines en lien avec les conditions océanographiques » est l’intitulé de la thèse qu’elle prépare grâce, entre autres, au financement de la Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement de la Guyane. Son directeur de recherche, Damien Chevallier, est chercheur au CNRS et spécialiste depuis 2004 des tortues marines (luth, verte, imbriquée et olivâtre) en Guyane et en Martinique où il réside.

Pour connaître le comportement des tortues, l’élève-chercheur et son boss utilisent des biologgers, c’est-à-dire de capteurs qu’on pose sur les tortues. « Nous utilisons l’intelligence artificielle pour essayer de déduire le comportement qu’elles expriment sous l’eau. » Lorène développe des algorithmes d’apprentissage supervisé qui lui permettent d’identifier le comportement des tortues à partir des données collectées par les biologgers. Ce dispositif leur a permis de confirmer que la tortue verte ne s’alimenterait pas en Guyane, mais ne viendrait que pour y pondre. « Généralement, raconte la jeune femme, sa zone d’alimentation est au Brésil et lorsqu’elle migre en Guyane, c’est pour une durée d’environ un mois durant laquelle elle ne s’alimente pas. » Ces tortues sont très fidèles à leur site de ponte. C’est en général là qu’elles sont nées, il y a vingt ans ou plus…  Et pourtant, il n’y a pas ou très peu de zone d’alimentation pour elles. « Ce sont des herbivores et il y a très peu d’herbiers marins en Guyane française. Elles vont être capable de favoriser des zones de repos pour garder de l’énergie pour la gestation, la ponte qui demande beaucoup d’énergie. » Alors que les tortues sont là depuis 110 millions d’années, en Guyane qui est un site de ponte majeur pour les tortues luth, on constate un déclin important de leur population. En cause la destruction de nids. 40 % sont dues à l’érosion et 20 % au braconnage. « Il y a aussi les chiens errants qui participent à cette destruction et puis, il y a beaucoup de dangers en mer pour les mères reproductrices, notamment la pêche accidentelle qui conduit les tortues à mourir dans les filets… »

Les missions d’observation des tortues ont lieu généralement sur la plage de Yalimapo. « Dès qu’on trouve un individu, on l’identifie, le mesure, voit si on le connaît car tous les individus ont une puce… » Pour l’instant, il n’y a pas de laboratoire à Yalimapo, mais il y a une base qui est en construction et qui pourra accueillir des équipes de chercheurs. Pour l’heure, ils ne sont que deux chercheurs, Lorène et son patron, mais ils sont aidés par l’association Kwata et travaillent avec Daniel, le chef coutumier. Ces campagnes existent depuis les années 1970 avec Green Peace et se déroulent tous les ans. « On observe deux à trois montées de tortues luth par nuit, relate Lorène, et au moins un nid est braconné... Les tortues vertes sont un peu plus nombreuses puisqu’on en compte en moyenne vingt par nuit pour trois à quatre nids qui sont braconnés… A Yalimapo, heureusement, c’est une réserve naturelle avec les gardes qui font un travail de comptage, de collecte d’informations, et quelque fois ils trouvent les braconniers et les interpellent.

Des pontes en Martinique

Les tortues vertes qui viennent pondre en Guyane, repartent en mer pour une dizaine de jours, avant de revenir pondre. « Elles peuvent faire ça trois à quatre fois. Moi, dit Lorène, je veux savoir tout ce qui se passe pendant cette phase dans l’eau, la nuit, le jour… Est-ce qu’elles dorment, s’alimentent ? Qu’est-ce qu’elles font ? Et on se pose ces questions aussi bien en Guyane qu’en Martinique. »

En Martinique, les deux chercheurs pensent qu’il y a beaucoup plus d’interactions que ce que l’on pensait jusqu’alors entre les individus. « On pensait les tortues assez solitaires et on découvre des comportements qui nous amènent à nous interroger sur la communication qu’elles peuvent avoir. Est-ce que les tortues communiquent entre elles via des vocalisations ? Ce n’est qu’un début de travail qui devrait faire l’objet d’une publication… »

Des analyses génétiques ont montré qu’une partie des tortues qui viennent pondre en Guyane viennent grandir et se développer en Martinique. La population est composée majoritairement de juvéniles, pas encore en âge de se reproduire. « Elles viennent en Martinique uniquement pour s’alimenter, grossier et se développer, ensuite, quand leur carapace fait environ 90 cm, certaine partent en migration pour se reproduire et pondre sur les plages de leur naissance en Guyane. »

Ils ont observé toutefois que certaines tortues, luth et vertes, restent pondre en Martinique. « Très peu de tortues vertes pondent en Martinique, mais celles qui le font sont peut-être des individus qui ont décidé de rester en Martinique non seulement pour pondre, mais également pour s’alimenter. C’est une hypothèse qu’il faut qu’on explore. On connaît encore très peu de choses des tortues marines… » Mieux connaître l’espèce c’est permettre de mieux la protéger du déclin qu’elle est en train de subir en ce moment. La tortue a une position élevée dans la chaîne trophique. Elles participent à un équilibre. « Si on fait disparaître un maillon de la chaîne, l’équilibre est perturbé… Leur étude nous permet aussi d’avoir un avis sur l’état de nos océans. » Actuellement, en Guyane, se pose un problème de ressources marines à cause de la surpêche et de la pêche illégale, et les individus en haut de la chaîne sont moins enclin à s’alimenter, ce qui participe au déclin de ces espèces. « Ces tortues sont une sentinelle de l’état de nos océans. » Grâce aux biologgers et à l’intelligence artificielle, Lorène Jeantet concourre à la préservation de la biodiversité, un enjeu du XXIe siècle.

FXG

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7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 10:49
Le budget 2021 des Outre-mer

Deux tiers du budget des Outre-mer dédiés aux exonérations de charge

Le projet de loi de finance pour l’année 2021 a été présenté lundi au conseil des ministres. D’un montant total de 490 milliards d’euros, il affiche un solde négatif de 152 milliards, soit un déficit de 6,7 % du PIB. Le budget de la mission Outre-mer est stable à 2,38 milliards tandis que les dépenses fiscales s’élèveront à 5,6 milliards.

Sur les 2,38 milliards du montant de la mission Outre-mer, 66 % soit 1,57 milliards financeront la compensation des exonérations de cotisations sociales patronales auprès de la Sécurité sociale. En 2021, ce dispositif fait l’objet d’une révision à la hausse de + 97 millions.

8 % de ce budget, soit 190 millions d’euros, abonderont l’enveloppe des contrats Etat-collectivités et, à hauteur de 110 millions, le fonds exceptionnel d’investissement. Des crédits sont par ailleurs prévus pour les interventions de l’Agence française de développement (AFD) et de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).

7 %, soit 166 millions financeront la politique du logement. Mais le même document du ministère des Finances annonce par ailleurs une ligne budgétaire unique à 225 millions d’euros pour financer le logement neuf, notamment social, l’accession sociale à la propriété, la réhabilitation de logements existants ou encore la résorption de l’habitat insalubre. Sur ces 225 millions, 18 M€ supplémentaires sont débloqués en faveur des établissements publics fonciers d’aménagement de Guyane (EPFAG) et de Mayotte (EPFAM).

Les autorisations d’engagement augmentent globalement de 160 millions. Ainsi 120 millions seront consacrés en 2021 aux constructions scolaires, dont 14 M€ supplémentaires en faveur des écoles primaires à Mayotte et 17 millions pour le lycée de Wallis et Futuna. L’Etat poursuit également ses investissements en Guyane, tels que prévus dans le « Plan d’urgence Guyane » de 2017.

7 %, soit 166 millions d’euros financeront le Service militaire adapté qui va pouvoir opérer 35 nouveaux recrutements.

Le document du ministère annonce encore 5 % en soutien de l'Etat aux collectivités et à la reconversion de l'économie polynésienne et 6 % dits « autres ».

Plan de relance

Ce budget doit permettre aussi de déployer la relance dans les territoires d’Outre-mer. « Selon l’évolution de la situation macroéconomique », ce plan pourra atteindre les 1,5 milliards d’euros. Des projets sont déjà identifiés comme la prévention du risque sismique dans les Antilles (50 millions dont 15 en 2021) et une accélération du « plan eau DOM » avec le déploiement massif de 50 millions (dont 15 en 2021) pour « consolider le marché des travaux et de la gestion des réseaux ».

La troisième loi de finances rectificative pour 2020 a d’ores et déjà prévu de soutenir les recettes de fonctionnement des collectivités confrontées aux conséquences de la crise, et de concourir à leurs investissements. « En fonction de l’évolution économique, les collectivités ultramarines devraient bénéficier d’environ 200 millions au titre de la garantie de recettes fiscales, incluant les recettes spécifiques à l’outre-mer (octroi de mer et taxe spéciale de consommation). En complément, l’abondement exceptionnel de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) permet à l’Etat d’orienter ses aides vers les projets mûrs, prêts à être lancés par les collectivités locales. »

Par ailleurs, le budget du ministère de la Culture prévoit un dispositif d’aide spécifique aux titres de presse ultramarins doté de 2 millions d’euros. Cette aide doit également permettre de soutenir la distribution de la presse nationale dans les Outre-mer.

Plus globalement les dépenses de l’Etat (tous ministères confondus) s’élèveront en 2021 à quelque 22 milliards d’euros.

La discussion de la première partie du projet de loi de finances pour 2021 aura lieu du 12 au 19 octobre et se conclura par un vote solennel le mardi 20 octobre après la séance des questions au Gouvernement. La discussion de la seconde partie débutera le lundi 26 octobre et se conclura par un vote solennel sur l'ensemble du texte le mardi 17 novembre après les questions au Gouvernement. L’adoption définitive du projet de loi de finances devra intervenir au plus tard le vendredi 18 décembre.

FXG

La couleur du budget des Outre-mer

Les principales dépenses rattachées à la mission Outre-mer ayant un impact négatif sur l’environnement sont des dépenses fiscales dont le montant global s’élève à 5,6 milliards d’euros. Il s’agit notamment de l’exonération dans les départements d’outre-mer de la taxe intérieure de consommation applicable aux carburants, estimée à 1,7 milliards pour 2021, quand bien même il existe des taxes locales sur les carburants, notamment la taxe spéciale de consommation. Certains produits, matières premières et produits pétroliers sont également exonérés en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion, pour un montant de 200 millions d’euros. Les 35 millions de dépenses consacrés aux logements neuf sont considérés défavorables pour l’environnement (artificialisation des sols) contre 142 millions jugés neutres. Même bilan négatif pour le budget des aides au transport du programme 123 (LADOM) dont le montant n’est pas précisé mais qui mobilisait 3,85 millions d’euros en 2019. Enfin, les 3 millions d’euros affectés aux Agences des 50 pas géométriques de Martinique et de Guadeloupe ont toutes les deux été cotées comme favorables eu égard notamment à leurs missions de protection du littoral.

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 04:41
Camarade Jean, un film sur l'histoire contemporaine de la Guadeloupe

Un film sur le père de l’UGTG et de l’UPLG

Entre 1970 et 1973, trois organisations syndicales ont vu le jour en Guadeloupe. Elles ont toutes en commun un homme : Louis Théodore connu sous son nom de marronnage, Kanmarad Jan qui donne son nom au film de Franck Salin. Plus que l’histoire de cet homme, ce documentaire raconte celle des luttes contre les inégalités en Guadeloupe.

Le passé récent est souvent le parent pauvre de l’histoire, comme si les événements vécus par la génération de nos parent et grands-parents n’avaient pas encore droit aux lettres de noblesse. Avec Camarade Jean, le film documentaire réalisé par Franck Salin, c’est l’histoire contemporaine récente, politique, économique, sociale, culturelle de la Guadeloupe qui est revisitée. Avant que Kanmarad Jan (il était alors inséparable de feu Kanmarad Max, alias Sonny Rupaire) ne disparaisse, le réalisateur est allé recueillir sa précieuse mémoire pour la transmettre à la jeunesse et au monde. Sa mémoire, mais également celle de Claude Makouke, de Luc Reinette, de Serge Glaude et de ces autres qui ont refusé le système post-colonial français en Guadeloupe. L’histoire de Louis Théodore a d’abord été clandestine et ceux qui, comme lui, ont vécu ces quatre dernières décennies du XXe siècle, savent ce qu’il en coûtait d’affirmer ses idées anticolonialistes : lajol ! La mémoire fut donc elle aussi clandestine. Franck Salin fait revivre à travers la vie de Louis Théodore ce courant de pensée anticolonialiste, moqué par le général de Gaulle en 1964, dénigré par le président Mitterrand en 1985, mais salué par Che Guevara et Mao Tsé Toung ! Rien que pour ces images, il faut voir ce film qui rappelle à la jeunesse guadeloupéenne qui étaient ces gens à l’origine du syndicat UGTG. Ce film peut permettre aussi à ceux qui n’attendent rien ni des indépendantistes, ni des syndicalistes au moins de comprendre sa ki té passé adan péyi gwadloup, sa ki ka passé adan tèt ayo. Franck Salin a le mérite d’avoir fait ce film avant que plus personne ne soit là pour en témoigner.

FXG

Après sa diffusion en Guadeloupe, le film est diffusé mardi 6 octobre au soir sur Martinique et Guyane La 1ere. Et à Paris, il passera à la mairie du 13e arrondissement le 27 octobre à 19 heures dans le cadre du Festival Kréyòl

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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 05:18
L'Ile de France en commun d'Audrey Pulvar

Audrey Pulvar se lance dans la bataille des régionales

« Nous appelons au rassemblement des forces de gauche pour les prochaines régionales, en Ile-de-France. » La Martiniquaise Audrey Pulvar, adjointe au maire de Paris, est la première signataire d’un appel intitulé « Ile-de-France en commun » et qui marque de ce côté-ci de l’échiquier politique le début de la campagne des Régionales à Paris et dans sa banlieue. Au côté de l’ancienne journaliste d’ATV, outre des personnalités comme Anne Hidalgo, maire de Paris, ou Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre de François Hollande, on retrouve nombre de compatriotes antillais. Ainsi Jacques Martial, ancien patron du MACTe et désormais conseiller de Paris, la chanteuse de Kassav, Jocelyne Béroard, le cinéaste Lucien Jean-Baptiste, le journaliste Michel Reinette, la productrice et actrice France Zobda, le comédien Greg Germain, le conseiller régional Pierre Kanuty, Valentin Narbonnais, adjoint au maire de Colombes, la députée de Paris George Pau-Langevin, la militante féministe Chantal Clem figurent parmi les 230 signataires de cet appel.

FXG

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 04:26
Le CREFOM manifeste malgré les menaces

Le CREFOM veut peser pour les élections à venir

« Armez-vous de votre droit de vote ! »  C’était le premier leitmotiv de la manifestation organisée par le Conseil représentatif des associations des Français d’Outre-mer (CREFOM) samedi place de la Nation à Paris. Le second était : « Ne pas céder aux intimidations », repris par les intervenants tout au long de l’après-midi. C’est que si le nombre des manifestants ne dépassait pas deux centaines, beaucoup ont témoigné avoir reçu des pressions du ministère des Outre-mer, d’un conseiller en particulier, issu lui-même des rangs du CREFOM, les menaçant même de couper toute subvention à quiconque, représentant d’une association, qui se rendrait à cette manifestation. « Nous avons reçu des pressions pour que cette manifestation n’ait pas lieu », a ainsi révélé Claudy Siar lors de son intervention. Etaient tout de même présents les associations Accolade, l’Union des étudiants réunionnais de l’Hexagone, Fanm, des personnalités telles que Jenny Hippocrate (APIPD), Dominique Sopo (SOS Racisme), Louis-Georges Tin (président d’honneur du CRAN), l’association Kanak pour l’indépendance et de nombreux membres du tissu associatif de la communauté antillaise de Paris. Des militants mahorais équipés de banderoles ont dénoncé l’inaction de l’Etat (misère, immigration, santé, Covid). Et même des gilets jaunes se sont arrêtés un bon quart d’heure pour écouter le discours d’ouverture de Claudy Siar.

Jonction des Gillets jaunes et de la manifestation du CREFOM samedi 26 septembre place de la Nation

Keyza Nubret, vice-présidente du CREFOM a déclaré : « Les Outre-mer et les Ultramarins en ont marre d’avoir moins que les autres ! Vous devez vous servir de votre pouvoir pour imposer le respect. Quand le gouvernement dit faire pour les Outre-mer, demandez-leur bien ce qu’ils font exactement ! » Steven, un jeune Antillais d’Aulnay-sous-Bois a appelé à ne pas se laisser intimider : « Il est l’heure de se lever et d’aller arracher ce qui nous revient de droit ! »

Dans son discours de clôture, le président du CREFOM, Daniel Dalin, a révélé qu’Annick Girardin, avant de partir, avait nommé un militant du Rassemblement national au Ministère des Outre-mer « pour s’occuper des affaires des outre-mer et de l’océanographie ». Un fonctionnaire missionné entre autres pour remettre ses recommandations sur la lutte contre le racisme à la Commission consultative nationale des droits de l’Homme. « Voilà comment le gouvernement nous méprise, a déclaré Daniel Dalin. Cet homme ne doit pas rester et nous allons lancer des actions pour qu’il parte ! » Mais Daniel Dalin a d’abord invité les manifestants à s’armer de leur droit de vote et terminé son discours en promettant pour bientôt une nouvelle organisation pour un CREFOM plus pugnace.

FXG

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 05:00
The Voice 2020 : Abi Bernadoth de Saint-Gratien (95), né à Mirogoâne (Haïti)

ITW Abi Bernadoth, vainqueur de « The Voice » 2020

« Derrière sa silhouette délicate et son sourire timide, se cache une grande puissance d’interprétation et de partage. Une pureté vocale qui donne le frisson… » Ainsi était décrit Abi Bernadoth avant même qu’il ne soit sacré gagnant de l’édition 2020 de « The Voice » sur le site de TF1. France-Antilles est allé à la rencontre de ce jeune homme de 22 ans natif de Miragoâne en Haïti et installé en région parisienne avec ses parents depuis ses 3 ans.

« Chanter, c’est se mettre à nu »

Comment avez-vous démarré l’aventure de The Voice ?

Je chantais sur la scène ouverte de la Barba Negra du côté d’Austerlitz à Paris et Aurélie Konaté qui est passée par la Star Ac avant de devenir comédienne, m’a entendu. Elle connaît le directeur de casting de The Voice, elle lui a envoyé des vidéos de moi… J’étais au bon endroit au bon moment ! De fil en aiguille, je me suis retrouvé sur le plateau.

La saison a démarré en septembre 2019 pour finir en juin avec le confinement au milieu, comment ça s’est passé ?

Il y a eu énormément d’étapes avec des séances de coaching, des répétitions et à chaque fois, ça écrémait ! J’ai gagné face à Gustine et sa harpe, Antoine Delie et Tom Rochet. C’était intense, tout en émotion… Musicalement, on a eu de bons challenges mais à chaque fois, je pensais que j’allais sortir… Il y a eu les auditions à l’aveugle, puis les battles, les KO et enfin les phases finales. Avec le confinement, ça a failli ne pas se faire, mais ils se sont débrouillés et j’ai gagné !

Qu’est-ce qui a fait la différence ?

La personnalité je pense, car techniquement tout le monde était bon. Je ne pense pas avoir une technique incroyable, mais la personnalité fait la différence quand on chante, qui fait qu’on habite ou pas une chanson. Le chant, c’est l’expression de choses qu’on garde d’ordinaire pour soi, qu’on a du mal à dire autrement… Chanter, c’est se mettre à nu.

Que faisiez-vous avant The Voice ?

Je faisais un master d’anglais à l’université Paris Diderot. J’ai laissé tomber pour devenir professeur remplaçant dans un collège et en même temps je travaillais comme éducateur spécialisé pour des adultes en situation de handicap dans un foyer. Je les accompagnais, pourvoyais à leurs besoins… Et pour me changer les idées, je chantais seul ou avec un groupe, « No Square ». Ce groupe était un peu rock et moi, je suis plutôt pop, R’n’B… On faisait des scènes ouvertes, des restaurants. On a même tenu un stand à la fête de l’Humanité !

Vous êtes chanteur, mais aussi musicien…

Quand je chantais en solo, je m’accompagnais avec des boucles que je préparais à la guitare, au piano, au saxophone. Mon répertoire, c’est la pop rock anglo-saxonne comme John Legend, Alicia Keys, Sam Smith ou Ed Sheeran.

Vous composiez déjà ?

Ma première composition était en anglais. Elle s’intitulait « I Need You”. J’avais 18 ans, j’étais au lycée Gustave-Moreau à Enghien-les-Bains… Depuis The Voice, je compose aussi en français. Aujourd’hui, je travaille avec celui qui a été mon coach pendant l’émission, Pascal Obispo. Il m’aide pour l’écriture et il m’apprend le métier en express !

Avez-vous gardé des influences antillaises ?

J’ai grandi avec le kompa, mais ce n’est pas facile de l’intégrer dans la musique française. Je fais en sorte de mettre un maximum de moi et de ce avec quoi j’ai grandi dans mes chansons.

Que représente Haïti aujourd’hui pour vous ?

Ça reste ma patrie, mon pays… On a gardé cette culture à la maison, on parle le créole et on retourne régulièrement à Miragoâne où vivent encore mes oncles, mes tantes et mes cousins.

Et que se passe-t-il depuis votre victoire à The Voice ?

The Voice, ce n’est pas la fin de quelque chose, juste le début ! Je prépare un single pour la fin de ce mois qui va sortir chez Mercury (Universal). Ça s’appelle « Viens ». C’est une histoire d’amour courte, éphémère. Je la vis come une version moderne de « C’est un beau roman » de Michel Fugain. En novembre, nous sortirons l’EP avec cinq titres dont une reprise de « Lovely » de Billy Eilish que j’avais chantée lors des auditions à l’aveugle. Le reste sera de l’inédit, mes compositions.

Avec des titres en créole ?

Il n’y aura pas de chanson en créole dans l’EP, mais sur l’album qui devrait sortir en janvier, il y aura quelques mots de créole. Je pense chanter un duo avec un ou une artiste haïtienne. Je pense à T-Vice, Alan Cavé ou quelqu’un de ma génération comme le chanteur et clavier Joey Dwetfilé.

Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

J’appréhende beaucoup la médiatisation et les retours du public même s’ils sont bons jusqu’à présent. J’ai bénéficié de beaucoup de bienveillance et d’indulgence mais j’appréhende car dans la création, on n’a pas d’autres avis que de ceux qui nous accompagnent, d’où mon attente de l’avis du public. Ça fait limite peur ! Mais j’ai toujours rêvé de faire ça. Je pensais que c’était un rêve chimérique et plus on avance, plus ça devient palpable. Je crois que qu’on peut y arriver si in ne s’écoute pas trop. Ton pire ennemi, c’est toi-même ! entre les phases de doute et de confiance, on peut dire que j’ai jonglé !

Envisagez-vous de venir chanter aux Antilles ou en Guyane ?

J’en serais très honoré ! En juillet dernier, la commune de Miragoâne a organisé un événement pour fêter ma victoire : « Ochan pou Abi ». C’était sur la place de l’hôtel de ville mais je n’ai pu m’y rendre en raison de la crise sanitaire… Sinon, les Antilles, la Guyane, je répète que ce serait un honneur de pouvoir y chanter et, qui sait, peut-être que ça arrivera.

Propos recueillis par FXG

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26 septembre 2020 6 26 /09 /septembre /2020 04:45
Daniel Dalin est le président du CREFOM depuis 2019

Daniel Dalin est le président du CREFOM depuis 2019

Le CREFOM appelle à manifester contre le mépris et les inégalités de traitement

Ce samedi 26 septembre, place de la Nation à Paris, le Conseil représentatif des Français d’Outre-mer (CREDOM) appelle à une première grande manifestation du « refus du mépris envers les populations de l’Outre-mer et contre les inégalités de traitement ». Ce mot d’ordre, explique son président Daniel Dalin, vise à dénoncer « le chômage endémique en outre-mer, le manque d’originaires d’outre-mer à des postes à forte valeur ajouté dans leur région, une représentation parlementaire d’outre-mer ni écoutée, ni respecté, des populations qui vivent un abandon structurel institutionnel, des insultes racistes, négationnistes voire révisionnistes sans volonté politique réelle et assumée de la mise en place de l'arsenal juridique pour condamner, des répressions policières, des génocides en Martinique et en Guadeloupe (chlordécone, eaux polluées, sargasses, état sanitaire désastreux), des insuffisances structurelles graves en Guyane et une pollution au cyanure ou au mercure, la drépanocytose toujours négligée dans les politiques de santé publique, la fermeture de France Ô, un pacte de visibilité obscur sans aucune nomination forte pour s'assurer de la présence des outre- mer sur les chaînes de France Télévisions »…

Jusqu’à présent, le CREFOM était dans une démarche de construction avec les pouvoirs en place, ainsi qu’il l’a fait en étant l’inspirateur de la loi Egalité réelle Outre-mer en février 2017. Cette fois, l’association veut montrer sa force. Dans une interview accordée au site blacknews, Daniel Dalin évoque ainsi Sébastien Lecornu : « Le nouveau ministre vient d’être nommé et le CREFOM ne porte aucun jugement sur son action. Par contre, on a du mal comprendre que selon nos informations, il serait contre le fait que l’on manifeste. » Pourtant le nouveau ministre a choisi comme conseiller en charge de la culture, de l’éducation et de la mémoire un ancien membre du conseil d’administration du CREFOM, Claude Ribbe. « La jeunesse d’outre-mer est en colère, poursuit Daniel Dalin, elle convoque le passé pour comprendre les injustices du présent. » Reste à voir si la communauté des originaires d’Outre-mer sera au rendez-vous ce samedi.

FXG

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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 04:37
Jean-Paul Dubreuil et l'un des A 350 de sa flotte

Jean-Paul Dubreuil et l'un des A 350 de sa flotte

30 % du groupe Dubreuil Aéro passent aux mains du groupe CMA-CGM

« L’avenir est serein parce qu’on pourra continuer à investir »

Comment doit-on considérer cette entrée au capital de CMA-CGM ?

C’est une bonne nouvelle ! Nous venons d’aboutir avec Rodolphe Saadé à un accord de partenariat financier qui va nous permettre de poursuivre notre plan d’investissement au profit de nos deux compagnies aériennes. Dans ce métier du transport aérien où il y a plutôt de mauvaises nouvelles en ce moment, je dirais que c’est pour nous un point de plus pour montrer que notre stratégie est la bonne et qu’on est capable d’attirer la confiance d’investisseurs nouveaux qui plus est une entreprise française et familiale comme la nôtre.

Etait-ce une nécessité eu égard à la crise que connaît le transport aérien aujourd’hui ?

Ce n’était pas un besoin, mais c’est une opportunité ! Par hasard, nous nous sommes rencontrés Rodolphe Saadé et moi-même et nous avons échangé sur les problématiques de nos entreprises. Il avait un certain appétit pour le transport aérien parce qu’il a remarqué pendant la crise du Covid que le transport aérien était capable de faire des choses que ne pouvait pas faire le transport maritime compte tenu des délais, particulièrement le transport de masques au départ de la Chine ! Il s’est dit pourquoi ne pas mettre en commun nos savoir-faire ? Ce n’est pas une opération de sauvetage, loin de là, mais une opération vers un développement. Faire entrer aujourd’hui CMA-CGM dans notre capital, c’est la confiance dans l’avenir, nous permettre de poursuivre notre plan d’investissement en Airbus  A 350 et d’aborder de nouveaux territoires dès que les contraintes administratives seront levées.

Vous confirmez avoir tenu le choc malgré la crise sanitaire ?

Comme nous l’avions déjà indiqué. Notre entreprise est diversifiée, solide. Du côté distribution, automobile et travaux publics du groupe Dubreuil, nous avons retrouvé des chiffres supérieurs à ceux de 2019. On a obtenu un prêt garanti par l’Etat mais on ne l’a pas utilisé pour l’instant. On sait qu’on n’est pas encore sorti du problème comme on le voit actuellement aux Antilles, mais on sait que l’avenir est serein parce qu’on pourra continuer à investir.

30 % du capital, c’est un maximum ou c’est une participation qui pourra être amenée à évoluer ?

Pour l’instant, nous parlons de 30 %, donc c’est une participation minoritaire et c’est qui continuons à tenir la barre du navire, mais au-delà de ça, ça nous permet d’avoir des échanges avec un actionnaire solide qui, depuis dix ans, a réussi à faire face aux crises qu’il a rencontrées et aujourd’hui, c’est une entreprise florissante. Le fret maritime est en pleine santé !

Vous avez été visionnaire en misant sur l’A 350. Vous projetez-vous déjà dans l’avion à hydrogène ?

Ca, c’est un petit peu plus loin ! Ce n’est pas le souci du moment, mais enfin pourquoi pas ! Là, nous sommes dans une problématique de temps qui nous dépasse un peu.

Propos recueillis par FXG

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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 04:36
Jean-Paul et Paul-Henri Dubreuil, dirigeants familiaux du groupe Dubreuil

Jean-Paul et Paul-Henri Dubreuil, dirigeants familiaux du groupe Dubreuil

CMA CGM prend 30 % du capital du Groupe Dubreuil Aéro

Jean-Paul Dubreuil, président du Groupe Dubreuil Aéro, et Rodolphe Saadé, président-directeur général du Groupe CMA CGM, ont annoncé mercredi avoir signé un protocole d’accord pour l’entrée à hauteur de 30% de CMA-CGM au capital du Groupe Dubreuil Aéro, propriétaire des compagnies Air Caraïbes et French Bee. Pour CMA-CGM, ces 30 % représentent 50 millions d’euros, soit à peu près le prix d’un avion… Une opération financière « raisonnable », selon un cadre de CMA-CGM, eu égard à la taille du groupe. Cette entrée dans l’aérien (avec deux représentants au conseil d’administration de Dubreuil Aéro) confirme la stratégie impulsée par Rodolphe Saadé depuis qu’il a pris les commandes du groupe maritime familial il y a trois ans. Ce tournant stratégique s’est concrétisé en 2019 avec l’achat d’une nouvelle filiale CEVA Logistique qui n’est autre qu’un des dix plus gros opérateurs mondiaux en logistique. CEVA utilise les bateaux de CMA-CGM et a aussi une branche dans l’aérien sans pour autant posséder d’avion. C’est la complémentarité de ces modes de transport qui a motivé le groupe CMA-CGM au moment où le groupe Dubreuil vit (plutôt sans trop d’embûches) la plus grande crise du transport aérien. CMA va découvrir le monde des passagers, mais ce qui l’intéresse c’est notamment l’activité de la filiale de Dubreuil Aéro qui commercialise les soutes de ses avions. Car au-delà de cette prise de participation, l’enjeu, insistent les dirigeants des deux compagnies, est « la constitution d’un pôle d’expertise dans le transport et la logistique pour développer le fret aérien ».

FXG

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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 04:30
Saïna Manotte retrouve la scène

Saïna, couleur créole

« Ki moun mo sa ? demande Saïna Manote. Je suis une Guyanaise, fière de l’être, une Créole qui veut représenter partout la couleur créole ! » Hormis cette réponse, « Ki Moun Mo Sa », c’est le titre phare du premier album que Saïna a sorti alors que la France entière était confinée en avril dernier. « Comme pour tout le monde, ça a été difficile parce qu’on était coupés de ceux qu’on aime, et quand on est artiste, on aime aller à la rencontre du public, donc on est coupés de cette partie-là de notre métier… Mais en effet, j’ai voulu sortir cet album et préparer mon concert de rentrée, le 2 octobre au New Morning parce que j’ai estimé que même si les temps étaient difficiles, même si on était dans une situation inhabituelle, je me devais de continuer de créer, de rêver et d’offrir ce que je propose à tous ceux qui me suivent depuis quatre ans maintenant. » Cet album comme ce titre ont démarré par une discussion avec sa grand-mère. Saïna lui a demandé qui elle était pour en savoir plus sur elle-même. Car la jeune femme a entrepris un travail généalogique pour exprimer toute la richesse qu’elle a en elle, toute cette culture créole qui en est née. « Il y a des branches qui étaient moins accessibles que d’autres, surtout du côté de mon père, mais je suis remontée quand même assez loin… » Il faut dire que le destin lui a donné un coup de pouce : Saïna avait déjà entamé ce travail de recherche lorsqu’elle a été invitée par le Comité de la marche du 23 mai 1998 (CM98) à venir chanter le 23 mai dernier sur le plateau de Limyè ba yo. Le CM98 lui a alors offert son arbre généalogique ! « Ils sont remontés encore plus loin que moi ! » Ne cherchez pas un titre spécifique qui retracerait cette généalogie, Saïna l’exprime dans tout l’album avec des petites phrases disséminées ça et là. Ainsi, dans le titre « Désolée », elle nomme sa grand-mère, Léhacaut, et cite aussi un petit lieu-dit en Guyane, JoJo : « C’est le nom du grand-père de ma grand-mère qui à la libération des esclaves a cherché un petit bout de terrain qu’il a trouvé là, à Jojo auquel il a laissé son nom. »

Depuis sa sortie, Ki Moun Mo Sa a trouvé un très bel accueil du public en Guyane comme aux Antilles. « J’étais récemment en Guyane, raconte Saïna, et j’ai pu faire deux petits show-case dans un restaurant et je me suis rendu compte que les gens connaissaient la chanson par chœur ! Je pense que les gens se sont reconnus dans cette démarche de vouloir affirmer son identité et la fierté de qui on est ! En tout cas, je défends l’idée qu’on n’ait pas à se travestir, mais juste rester qui on est, valoriser notre culture ! »

Car Saïna a des références et des modèles en terre guyanaise, à commencer par Tonton Jo, Joseph Mondésir dit Tonton Jo, chanteur et compositeur disparu en 2015. « J’ai été bercée, influencée par sa musique. J’avais chanté sur les réseaux sociaux certaines de ses chansons comme Domino… » Et puis, elle ne peut s’empêcher de citer Edith Lefel dont elle chante dès qu’elle est sur scène son merveilleux titre La Sirène. Car Saïna a quelque chose en elle de zouk. « Bien sûr qu’on peut le dire même si ma musique n’est pas zouk car j’ai de réelles influences zouk et plus globalement des influences de la musique caribéenne dans laquelle le zouk a une grosse part ! » Les amateurs sauront retrouver dans sa musique les croches pointées ! « Je prends au zouk ce que je trouve de plus beau et j’essaie de le mettre dans ma musique ! » Car avant tout, c’est la musique traditionnelle de Guyane et des Antilles qui motive Saïna. Avec elle, les tambours sont toujours présents qu’il s’agisse du Kasékò des Guyanes, du kaladja des Antilles et plus généralement des rythmes traditionnels des Caraïbes. « Dans Ki Moun Mo Sa, raconte-t-elle, on va retrouver de manière assez subtile, le nyahbinghi de la Jamaïque. » Sur scène, même si Saïna se fait accompagner d’un batteur, il y a toujours un percussionniste, qui peut être guadeloupéen, réunionnais… « Je leur demande d’amener les percussions de chez eux pour que scène, ils puissent aussi exprimer leur patte, leur île, leur culture ! » Le 2 octobre, sur la scène du New Morning à Paris, ils seront six musiciens autour de Saïna. La jauge sera réduite, le gel hydroalcoolique proposé à discrétion… Et comme en Guyane, l’état d’urgence sanitaire a été levé, Saïna qui avait dû annuler une date en octobre, s’annonce de retour en Guyane pour un vrai concert au mois de décembre, « un show avec énormément de musiciens, préparé, monté pour ça » !

FXG

 

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