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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 05:46
Paul Obadia, commissaire général de SAGASDOM et Babette de Rozières, chef médiatique et business wooman  le 7 janvier à la mairie de Paris lors de la présentation du 2e SAGASDOM

Paul Obadia, commissaire général de SAGASDOM et Babette de Rozières, chef médiatique et business wooman le 7 janvier à la mairie de Paris lors de la présentation du 2e SAGASDOM

Babette lance le 2e salon de la gastronomie outre-mer à Paris

Du vendredi 12 au lundi 15 février, le Paris Event Center, porte de la Villette, accueille le deuxième salon de la gastronomie des outre-mer. Fort du succès de la première édition qui a accueilli quelque 15 000 personnes en trois jours, Babette de Rozières remet le couvert.

Ce salon qui regroupe la plupart des institutions ultramarines, veut offrir aux outre-mer un événement qui leur permette de faire connaitre leur patrimoine gastronomique à sa juste valeur, et a pour ambition de présenter cette richesse au public régional, national, mais aussi international. Après Joël Robuchon, parrain de la première édition, c'est à Anne-Sophie Pic, seule femme française à avoir obtenu trois étoiles au Michelin et "meileure femme chef du monde" 2011, qu'il revient de parrainer le salon et le trophée Babette. Ce concours de jeunes cuisiniers était ouvert à tous les apprentis de France ; Babette a décidé de le recentrer pour mettre en valeur les jeunes des lycées professionnels ultramarins. Il y a déjà neuf candidats sélectionnés, originaires de Mayotte, Guyane, Réunion et Saint-Pierre et Miquelon. Les épreuves se dérouleront les 14 et 15 février toute la journée.

Cette année, le salon s’ouvre résolument sur le tourisme et Laurent Fabius lui a d'ailleurs accordé le haut-patronage de son ministère, après celui du ministère de l'Agriculture l'an passé. "La gastronomie, explique Babette de Rozières, fait partie intégrante du patrimoine d’un pays et à ce titre, est une véritable carte de visite à mettre en valeur. Nous mettrons en valeur toutes les cuisines, notamment au travers d’un pavillon entièrement dédié au tourisme." La Réunion devrait d'ailleurs revenir en force au salon tant le comité Ile de la Réunion Tourisme semble s'y être impliqué avec la complicité de Sophie Gastrin qui a mis en relation son directeur avec Babette.

Les visiteurs retrouveront dans 8000 m2 les villages de la Réunion, la Guadeloupe, la Martinique, Saint Pierre et Miquelon et, nouveauté cette année, Mayotte et la Polynésie française. Sur plus de 80 stands, tous les produits authentiques ultramarins seront présents : fruits et légumes, rhums, épices, vanille, sorbets, confitures, chocolat, bokits, accras, massalé, achards, souskays, doucelettes, pipilit, sik à pistache, sik à noix, duce à coco, surelles, piments, miels, champagnes, vins, artisanat, bijoux, soins cosmétiques, vêtements, décoration, huiles essentielles, fleurs, feuillages…

L’ambiance et l’animation seront assurées par les groupes folkloriques D'Lys des îles, Show tahiti Nui et Daniel Misaine et son orchestre. A noter que le vendredi à 17 heures, l'artiste Queen Sheeba (photo ci-dessus) fera le show, tandis que Francky Vincent viendra jouer samedi à 19 heures et lundi à 17 heures pour la remise des prix du trophée Babette.

FXG, à Paris

Du 12 au 15 février, de 10 heures à 19 heures. Nocturne le vendredi 12 février jusqu’à 23 heures.

 

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 02:08

Mis en examen pour abus de biens d'une société par actions le 15 octobre dernier par le juge Ménard de Pointe-à-Pitre, le grand patron d'Air Caraïbes, Jean-Paul Dubreuil, dans cet entretien exclusif, revient sur un feuilleton démarré en 2001 et s'explique sur cette dernière péripétie judiciaire.

"Nous n'avons jamais dépassé la ligne rouge"

Dans quel contexte s'inscrit votre mise en examen ?

Cette péripétie du feuilleton judiciaire prend racine avec une plainte que nous avons déposée en mai 2001, lorsque nous nous sommes rendus compte que ceux (Eric Koury et Robert Dardanne, NDLR) qui nous ont vendu la société Caribéenne de Transports Aériens (CTA) nous avaient présenté de faux bilans. En contrefeu, mais longtemps après, vers 2004-2005, ils ont déposé une plainte contre nous cette fois-ci en s'adossant à des rapports d'expertise n'émanant pas d'experts judiciaires nommés par un juge, mais d'experts mandatés par eux. Les deux plaintes ont été jointes par le juge d'instruction de l’époque. Puis quatre juges d'instruction se sont succédés sur ce dossier depuis 2001. Quinze ans après, les choses ne sont toujours pas terminées...

A tel point que vous voilà mis en examen...

En octobre 2015, le juge Ménard, le dernier des quatre juges en charge de ce dossier m'a convoqué et, à l'issue de cette entrevue, à ma surprise, a décidé de me mettre en examen alors qu'Eric Koury avait été mis en examen dès l'origine. Il semble que c'était nécessaire pour la clarté du dossier avant de le transmettre au procureur.

Quel est le sens de cette mise en examen pour abus de biens d'une société par actions ?

En avril 2000, nous prenons le contrôle des compagnies Air Guadeloupe, Air Martinique qui étaient en mauvaise posture en prenant 70 % des actions sur la base d'un bilan en septembre 1999 qui s’est par la suite révélé inexact. Nous nous mettons d'accord sur un prix avec un protocole en fonction des valeurs des actifs y compris les avions. En dehors du prix d'achat de 5 millions, nous apportons environ 10 millions d’euros en compte courant pour faire face aux besoins immédiat de trésorerie de l'entreprise. La mauvaise habitude de l'entreprise et des dirigeants d’alors était alors de ne pas payer ses fournisseurs et de payer ses salariés quand ils pouvaient. Comme ce n'est pas le genre du Groupe Dubreuil, on a injecté progressivement, entre l'augmentation de capital et l’apport en compte courant, plus de 10 millions d’euros. Et comme en décembre 2000, on était au bout de ce que nous voulions apporter en cash, et qu'il y avait toujours des besoins criant puisque de nouvelles factures apparaissaient sur des opérations antérieures, nous devions trouver de nouvelles solutions.

Il vous fallait encore de la trésorerie ?

Pour retrouver de la trésorerie, nous avons regardé ce qu’il était possible de faire. A l'époque, en 2000, nos relations avec les vendeurs étaient plutôt bonnes puisqu'Eric Koury et Robert Dardanne étaient au conseil d'administration. Nous étions alors convenus, pour apporter de la trésorerie supplémentaire, de céder des actifs. Les actifs les plus valables de l'entreprise étaient alors quatre ATR qui étaient en cours de contrat de défiscalisation. Nous avons estimé qu'il y avait une plus value potentielle à venir et nous avons procédé à une cession de promesse d'achat. C'est-à-dire qu'au lieu que ce soit la compagnie qui puisse racheter ces avions au terme du contrat de défiscalisation, on a transféré cette promesse sur une autre structure du groupe qui s'appelle AVI (Air Vendée investissement). AVI a acheté ces promesses, pas les avions, en faisant apparaitre une plus-value immédiate chez Air Caraïbes. Cette plus-value, en même temps que la valorisation de pièces détachées qui ont aussi été cédées, représentaient 10 millions d'euros. C'est donc 10 millions d’euros de plus qui ont été injectés, non pas sous forme d'apport en compte courant, mais sous forme de transfert d'actifs. Cela donnait à notre groupe une meilleure sécurité. Cela nous a également permis en toute légalité et en toute transparence de sauver l’entreprise et les 380 emplois qui la composaient.

Ceux qui vous attaquent participent alors à la prise de décision ?

Cette décision a été prise en décembre 2000 par le conseil d'administration d'alors qui comprenait MM. Koury et Dardanne. Ces derniers ont donné leur accord parce qu'ils se rendaient bien compte qu'il fallait faire cette opération pour sauver l’entreprise.

Et c'est ce qu'ils dénonceront au juge quatre ans plus tard ?

Tout à fait, c’est un peu irréel. En 2004, lorsque l'instruction de la plainte, que nous avons déposée en mai 2001, a commencé à prendre une tournure positive pour nous, sur les conseils sans doute de leurs avocats, ils ont voulu allumer un contrefeu en déposant plainte contre le groupe Dubreuil et son représentant légal. Il y a eu deux plaintes distinctes en 2004 et 2005 pour nous reprocher des abus et des malversations sur la valeur des promesses d'achat d'avions ainsi que sur la valeur des pièces détachées. La justification était de distraire la plainte que nous avions déposée contre eux.

Quand dix ans plus tard, le juge Ménard vous met en examen, comment réagissez-vous ?

Je ne peux pas dire que c'est quelque chose qui me fasse plaisir. Nous savons bien dans cette opération où était le bon droit Effectivement, je suis choqué mais serein parce que j'estime que nous sommes dans notre droit et on peut penser que la justice aboutira à reconnaître les choses qui ont été faites pour le bien de la société et celles qui n'ont pas été faites dans ce sens-là. Aujourd'hui, mon argumentation et mon objectif ont été de dire qu'à l'époque où l'on a pris cette décision, nous essayions de sauver la société qui était en très mauvaise posture. Il y avait 380 employés et si nous n'avions pas fait ça pour trouver des moyens de financement, on se serait retrouvé en état de dépôt de bilan avec toutes les conséquences que ça avait pour les salariés mais aussi pour nous, car il fallait faire évoluer cette entreprise pour la faire sortir du trou.

Cette mise en examen est-elle périlleuse pour le groupe ?

C'est désagréable, mais on peut se poser la question de savoir pourquoi cela a été rendu public... La révélation de cette mise en examen n'a qu'un seul objectif à mon sens, nous nuire. Nous attendons sereinement les étapes suivantes, c'est-à-dire la décision du procureur qui devrait aboutir sur un jugement ou un non lieu, d'autant plus que sur le fond, toutes ces opérations sont prescrites puisqu'elles ont quinze ans.

Mais qu'est-ce que cela peut signifier pour vos salariés, pour l'image d'Air Caraïbes ?

Il faut remettre l'église au milieu du village ! Pour nous, il s'agit de repréciser de quoi il s'agit car on pourrait penser que nous avons procédé à des malversations alors que ce n'est pas du tout le cas et que tout ce qui a été mené n'a été fait qu'avec un seul objectif, faire passer un cap difficile à la compagnie et ce dans le respect le plus total des lois. Et, heureusement qu'on l'a fait puisque l'avenir nous le rend bien avec la réussite que connait aujourd’hui Air Caraïbes. En réalité, nous sommes tombés sur des gens au comportement assez particulier, qui font feu de tout bois pour essayer de nous nuire. Il y a une concomitance de cette action avec celle qui a été menée dès 2001 devant le tribunal de commerce pour trouver des compensations au prix que nous avions payé puisqu'il n'était plus en cohérence avec la réalité de l'actif. Les vendeurs ont été condamnés à nous rembourser le prix que l'on avait payé, environ 5 millions d'euros. Nos adversaires se sont pourvus en cassation et ce pourvoi n'étant pas suspensif, nous avons mis en exécution les paiements de ces 5 millions qui nous étaient dus et c'est précisément cela qui les a certainement pousser à entreprendre ces actions: retirez votre plainte et on retirera la nôtre ! C'est un peu ça en bref.

C'était une démarche pour vous impressionner ?

Oui, c'est ça, ils ont essayé de nous impressionner... Mais dans un cas, ils ont été condamnés à nous rembourser les sommes versées parce que l'expert judiciaire a conclu que l'actif qui nous avait été présenté n'existait pas. Nous avons engagé des actions qui sont toujours en cours et qui ont commencé à porter certains de leurs fruits, mise en vente de maisons, de mobilier, de saisie d'actions, etc... Cela ne leur a pas fait plaisir, mais c'est simplement un juste retour des choses. Mais comme ils ne veulent pas payer, ils utilisent tous les moyens qui peuvent être soulevés pour nous combattre.

Cette guerre a eu un pendant commercial avec la création d'Air Antilles Express...

Ils ont été condamnés entretemps pour concurrence déloyale pour avoir créé la compagnie Air Antilles Express alors qu'ils étaient tenus par une clause de non concurrence. Ils ont été condamnés à payer une somme relativement dérisoire mais qui ne les a pas empêchés de continuer d'opérer.

Qu'attendez-vous de la justice désormais ?

La décision du parquet. Toutes les décisions qui ont été prises l'ont été avec délibération du conseil d'administration au sein duquel ils votaient. En 2002, il y

y a eu une assemblée générale extraordinaire pour fusionner la société que j'avais créée en 1998 et la société CTA. Cela aussi nous est contesté, mais tout a été fait légalement. Leur plainte est appuyée par des rapports d'experts désignés par eux et qui interpelle un nouveau juge nommé en Guadeloupe, qui trouve ce dossier et qui se demande qui dit le vrai là-dedans...

Les relations ne se sont-elles pas apaisées entre Air Caraïbes et Air Antilles avec le temps ?

Apaisées, je ne sais pas. Nous restons des concurrents, mais tout ça rebondit à travers les épisodes judiciaires.

Avez-vous expliqué cette situation à vos salariés ?

Nos salariés savent depuis longtemps qu'on se bagarre, mais ma mise en examen est très récente et ça ne justifiait pas d'en faire état. La sortie sur la place publique de ma mise en examen nous impose de venir expliquer à tous, salariés et clients, de quoi il s'agit. Ce n'est pas une affaire nouvelle mais tout ce qui a été fait l'a été pour le bien de la compagnie et des salariés. Je défends nos intérêts et les leurs. A l'époque, nous leur avions laissé 5 % des parts alors qu'on aurait pu prendre 100 %. Nous croyions alors à leur bonne foi et c'est arguant de ces 5 % qu'ils disent avoir été lésés par les démarches qui ont été faites, mais qu'ils avaient par ailleurs approuvées. Une situation ubuesque me semble-t-il.

Regrettez-vous d'être venu investir aux Antilles il y a quinze ans ?

A l'époque, je venais de céder la compagnie Régional Airlines à Air France et j'ai trouvé un certain intérêt à redresser cette compagnie. Deux ans auparavant, en 1998, j'avais racheté une petite structure, propriété du CDR, dirigée par Richard Degryse et qui s'appelait déjà Air Caraïbes. Ce sont les vendeurs qui nous ont approchés parce qu'ils savaient que nous étions des professionnels et que nous avions quelques moyens pour s'engager dans cette démarche. Entre 2001 et 2002, on essaie de rationaliser la flotte et le réseau régional sur une exploitation qui est restée déficitaire. 2003 a été pour nous l'année de préparation avec Marc Rochet du dossier long courrier et de l'ouverture de la ligne transatlantique en décembre qui a complètement changé la physionomie de l'entreprise... Au lieu de trouver une solution visant à réduire l'activité, on a pensé à sortir par le haut en profitant de l'arrêt d'Air Lib pour nous positionner sur le long courrier. C'était un pari osé et c'est ce qui a permis à l'entreprise de passer de 380 salariés à 900 aujourd'hui et d'un chiffre d'affaires de 40 millions à 400 millions d'euros. Au-delà de cette péripétie immédiate, je ne regrette pas les décisions que j'ai prises à l'époque en respect des règles d'éthique du groupe. Nous n'avons jamais dépassé la ligne rouge. Le seul problème, c'est que nous avons eu à faire à des vendeurs qui n'avaient pas la même façon de procéder que nous... Mon seul regret est de m'être trompé sur des personnes et, en l'occurrence, c'était le cas.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

 

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 06:07

Lurel interpelle Fabius

"Quelles sont les perspectives de développement de nos relations économiques, culturelles, universitaires et médicales avec Cuba, et quelle place pourrait être réservée aux régions françaises de la Caraïbe ?" Victorin Lurel a interrogé le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, hier lors de la séance de questions au gouvenement dans le contexte de la visite d'Etat de Raoul Castro à Paris. "Nous avons signé des accords dans le domaine du tourisme, du commerce équitable, des transports ferroviaires, a répondu M. Fabius Nous avons aussi passé des accords en matière culturelle, et nous avons bien sûr évoqué la question des droits de l’homme, sur laquelle nous avons des divergences." Si Laurent Fabius s'est montré lyrique en citant Victor Hugo saluant la lutte, de l’insurrection contre le colonisateur espagnol, il a été très évasif sur le rôle des départements français d'Amérique dans les relations à venir avec Cuba : "C’est toute notre politique en Amérique latine qui est concernée. Nous sommes liés à ce continent d’une manière particulière puisque nous y sommes présents au travers de nos territoires et de nos départements de la Caraïbe." Rien vraiment dans cette réponse sur la place qui pourrait être réservée aux régions françaises de la Caraïbe.

FXG, à Paris

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 05:05

Huguette Bello interpelle Marisol Touraine sur les violences faites aux femmes

Emue de la situation de Jacqueline Sauvage (graciée par le chef de l'Etat), Huguette Bello a interpellé Marisol Touraine, ministre des Droits de la femme, au sujet des violences contre les femmes. "L’année commence à peine, a-t-elle indiqué, et la Réunion déplore déjà deux victimes de violences conjugales. Ingrid Gonfo, vingt-trois ans, et Géraldine Nauche, trente-huit ans, sont mortes, tuées à l’arme blanche par leur compagnon, sans oublier Carole Crescence, battue sur son lieu de travail..."

Huguette Bello demande donc si l’année 2016 sera-t-elle bien celle de "la mobilisation des institutions et des citoyens, mais aussi des moyens contre ce fléau qui défigure notre société".

"C’est un fait politique majeur dans notre pays, à La Réunion comme ailleurs", lui a répondu la ministre qui a salué l'engagement de la députée de la Réunion. La ministre a recusé le vocable de crimes passionnels pour préferer celui de crimes machistes. "Des expériences sont mises en place sur le territoire national, elles le seront à La Réunion, a promis Mme Touraine, comme ailleurs pour proposer aux professionnels de santé des services d’urgence, plus précisément un kit d’urgence pour prendre en charge, en relation avec la police et la justice, les femmes victimes de violences."

A La Réunion, le nombre de plaintes a augmenté et celui des femmes hébergées de 25 % depuis 2013. "Cela veut dire que l’omerta et la loi du silence sont en train d’être brisées", a-t-elle conclu.

FXG, à Paris

 

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 07:29

Les présidents de Région à Matignon et à l'Elysée

Les présidents des 17 Régions françaises (à l'exception de Laurent Wauquiez de la Région Auvergne Rhône Alpes) ont rencontré hier à Paris le Premier Ministre, Manuel Valls et le président de la République, François Hollande. A Matignon, mardi matin, ils ont participé au séminaire pour l'emploi avant un déjeuner à l'Elysée avec le chef de l'Etat. Autour du Premier ministre et des présidents de Région présents, huit ministres : Marylise Lebranchu (Décentralisation), Emmanuel Macron (Economie), Myriam El Khomri (Travail), Najat Vallaud-Belkacem (Education), Alain Vidalies (Transports), Christian Eckert (Budget), André Vallini (Réforme territoriale) et George Pau-Langevin (Outremer).

Au menu de ces rencontres, la mise en oeuvre du plan d'urgence pour l'emploi annoncé le 18 janvier par le chef de l'Etat, d'établir "un calendrier de travail et une méthode", selon Matignon. L'association des Régions de France estime que le plan massif à hauteur de 500.000 formations supplémentaires annoncé le 31 décembre dernier par le président de la République ne pourra être efficace que s’il est copiloté avec les Régions compétentes en matière de formation et d'apprentissage. Pour cela, les Régions pourraient expérimenter "la répartition des fonds libres du quota de la taxe d’apprentissage par les Régions, après concertation avec les Organismes collecteurs de la taxe d’apprentissage." Pour l'acccompagnement de demandeurs d'emploi, l'Etat se dit prêt à transférer aux régions les crédits aux Régions des crédits accordés par l’Etat aux opérateurs du service public de l’emploi

(missions locales, Plie, maisons de l’emploi,…) et du Fonds social européen (FSE) gérés par l'Etat au bénéfice des opérateurs du service public de l'emploi (missions locales, Plie, maisons de l'emploi).

Concernant le soutien aux PME/TPE, L’Etat s’engage à compenser dans le budget des Régions une partie (500 M€) des ressources que les départements consacraient à l’accompagnement des entreprises avant la fin de leur intervention, allouer aux Régions une enveloppe (700 M€ au total) leur permettant de doubler le nombre de PME accompagnées, à travers une contractualisation spécifique.

FXG, à Paris

 

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 05:31

Azérot interpelle Le Foll sur les chiens errants

Bruno Nestor Azérot a interpellé Stéphane Le Foll, hier à l'Assemblée nationale pour m'alerter que de nombreux éleveurs d’outre-mer, notamment de Martinique, sont désespérés de voir leurs troupeaux détruits et attaqués par des meutes de chiens errants et divagants dans les élevages. "L’an dernier, a-t-il précisé, rien qu’en Martinique, ce sont près de 600 animaux qui ont été attaqués, tués ou estropiés, ce qui a causé des pertes énormes et irréparables aux petits éleveurs – qui ne les déclarent même plus." Et pour cause, il n'y a pas d'infemnisation.

Craignant que les éleveurs apportent eux-mêmes une réponse, "à la limite de la légalité, pour protéger leur élevage ou se protéger eux-mêmes", le député maire de Sainte-Marie lui a demandé que soit "défini outre-mer un cadre spécifique d’intervention afin que les troupeaux soient protégés, que soient prévues des indemnités et que soient mises en œuvre les procédures légales adéquates".

Stéphane Le Foll l'a d'abord renvoyé dans ses cordes sous les applaudissmeents de la droite en lui rappelant que c'est une compétence des maires et des intercommunalités : "A charge pour elles de repérer, d’identifier et d’enfermer ces animaux, le tout dans le cadre de protocoles d’accord avec les associations et les vétérinaires." Il a toutefois admis qu'il fallait revoir la manière dont on traite ce problème. "Une lettre sera envoyée au préfet de Martinique pour demander qu’une réunion soit organisée afin d’évaluer les moyens des mairies et de la préfecture. Il ne s’agit certes pas d’un problème de rage, mais nous devons cependant nous organiser de manière collective ; ce n’est qu’ensuite que l’État pourra apporter les solutions que vous avez suggérées, en particulier afin de remédier aux pertes consécutives à ces attaques. Dont acte.

FXG, à Paris

 

 

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 04:25
Marisol Touraine a reçu les présidents et parlementaires des collectivités régionales des Antilles et de la Guyane mercredi au ministère de la Santé

Marisol Touraine a reçu les présidents et parlementaires des collectivités régionales des Antilles et de la Guyane mercredi au ministère de la Santé

Marisol Touraine fait face à nos élus

Alors que le zika est devenue une urgence de portée internationale, Marisol Touraine a reçu les élus des Antilles et de la Guyane hier matin.

Elle annonce une meilleure prise en charge des femmes enceintes, la mobilisation de nouvelles équipes médicales, l'envoi de huit respirateurs et sa venue prochaine.

Face à Marisol Touraine, ministre de la Santé, et sa collègue de l'Outre-mer, George Pau-Langevin, se trouvaient, mercredi matin, les présidents Alfred Marie-Jeanne et Ary Chalus, les parlementaires Félix Desplan, Serge Létchimy, Victorin Lurel, Bruno Nestor Azérot et Jean-Philippe Nilor. Le président de la collectivité territoriale de Guyane était représenté par Sandrine Chantilly, directrice régionale de la lutte anti-paludique. Au programme de cette réunion, le zika, devenu selon l'OMS, "une urgence de santé publique de portée internationale". Tous sont revenus sur les déclarations de la ministre appelant les femmes enceintes de métropole à ne pas se rendre en dans les outre-mer. Tous ont souligné "la maladresse" de cette recommandation et rappelé qu’il fallait porter l’attention sur les femmes enceintes dans les territoires. "Il ne faut pas ajouter une crise économique à un problème sanitaire", a indiqué le président Chalus. "Ma volonté, a fait savoir Mme Touraine, n’est pas d’alarmer, mais d’informer, de protéger – en particulier les femmes enceintes." Elle assure en cela avoir suivi l'avis du Haut conseil de la santé publique et s'être préoccupée des femmes enceintes dans les teritoires dès le 19 décembre dernier. Un suivi et une prise en charge spécifiques ont donc été mis en place pour les femmes enceintes avec une surveillance échographique mensuelle orientée sur des signes neurologiques. Celle-ci devrait être prise en charge à 100 % aussi bien dans les hôpitaux qu'en ville, même chose pour le test de diagnostic biologique. "J’ai décidé d’engager en urgence la procédure permettant la prise en charge de ce test en ville dans les plus brefs délais."

"Tous les pays d’Amérique latine concernés"

Alfred Marie-Jeanne est intervenu pour lui rappeler qu'il l'avait interpellée, il y a 21 mois, sur le risque du zika alors que le virus ne concernait pas encore les DFA et que sa question était alors restée sans réponse...

La ministre est revenue sur sa communication qui ciblait globalement les outre-mer pour préciser : "Les zones concernées ne sont évidemment pas seulement les départements français d’Amérique, mais tous les pays d’Amérique latine concernés." Elle a ajouté que "le Brésil lui-même venait de recommander aux femmes enceintes de ne pas se rendre sur son territoire".

Les élus attendent de l'Etat qu'il soutienne l’action des collectivités dans la prévention et dans la lutte contre le virus notamment en termes de biomedecine.

La ministre a annoncé une série de mesures (voir encadré) et son déplacement en Guyane et en Martinique d'ici la fin du mois de février. Ary Chalus lui a demandé de se rendre aussi en Guadeloupe pour rassurer la population. La ministre s'est montrée ouverte sur le sujet.

FXG, à Paris

Le point sur l'épidémie aux Antilles Guyane

La Martinique et la Guyane ont franchi le seuil épidémique, respectivement les 20 et 22 janvier. On a recensé 2287 cas en Guyane, 245 en Martinique. Près d’une centaine de cas ont fait l’objet d’une confirmation biologique. Dix cas autochtones ont également été confirmés en Guadeloupe et un cas à Saint Martin. Au total depuis le début de l’épidémie dans les départements français d’Amérique, vingt femmes enceintes ont été détectées positives au virus zika, mais aucune malformation n’a été détectée à ce jour.

Deux cas de syndrome de Guillain Barré ont par ailleurs été pris en charge, l’un d’entre eux est toujours en réanimation au CHU de Fort-de-France.

Dans l'Hexagone, neuf cas importés de zika ont été pris en charge depuis le début de l’année. L’un d’entre eux, de retour en métropole après un séjour dans une zone touchée par le virus, présente une forme neurologique de l’infection.

Si le moustique est le principal vecteur du zika, des éléments nouveaux font état de quelques cas de transmission sexuelle du virus. Le conseil national professionnel de la gynécologique obstétrique recommande "l’emploi du préservatif pour les femmes enceintes ou en âge de procréer en zones d’endémie, ou dont le compagnon est suspect d’être infecté".

Les mesures annoncées

Outre les mesures annoncées pour la prise en charge des femmes enceintes et pour la recherche de nouveaux répulsifs eu égard à la résistance des moustiques, Marisol Touraine a fait le point sur la mission de l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS). Elle devait avoir achevé son évaluation en Martinique hier soir et doit se rendre en Guyane, puis en Guadeloupe. Sans attendre les résultats définitifs de cette mission, la ministre a décidé de fournir dès le début de la semaine prochaine six respirateurs supplémentaires au CHU de la Martinique et deux au CH de Cayenne.

L’EPRUS a par ailleurs pré-mobilisé des renforts en professionnels de santé, dans le cas où la situation le nécessiterait localement. Cinquante réservistes, dont des réanimateurs, sont prêts à partir et à constituer des équipes médicales de 4 à 5 médecins réanimateurs et 6 à 8 infirmiers, susceptibles de prendre en charge une unité de 4 lits de réanimation.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 12:02

La France bat des records d’utilisation de pesticides

Profitant du buzz créé par "l'inquiétante révélation pour nombre de téléspectateurs" suite à la diffusion d'une enquête de France 2 sur la nourriture et les pesticides, le député écolo François-Michel Lambert a interpellé mercredi à l'Assemblée nationale la ministre en charge de notre environnement : "Ce que nous demandent les citoyens, ce n’est pas seulement d’être conscients des risques, ce n’est pas uniquement de programmer la sortie de la pollution, c’est d’accélérer, de réellement les protéger contre les risques sanitaires qui découlent de l’utilisation des pesticides", lui a-t-il lancé.

Dans sa réponse, Ségolène Royal a fait le compte de ses actions : l’interdiction de l’épandage aérien des pesticides, l’interdiction de l’utilisation des pesticides en vente libre pour les jardiniers amateurs, ou encore l’interdiction des pesticides dans les espaces publics et encore le plan Ecophyto 2 qui consiste à réduire de 50 % des pesticides dans l'agriculture. Elle a souligné un travail encore à faire "pour faire reculer les néonicotinoïdes, qui portent une atteinte très grave aux pollinisateurs". Et si Mme Royal a salué l'interdiction du bisphénol A, perturbateur endocrinien, dans les biberons, elle a déjà dans le colimateur le bisphénol S. "La France, qui bat des records d’utilisation de pesticides, doit devenir le premier pays au monde non seulement pour la fabrication, sur son territoire, de produits de substitution aux pesticides", a-t-elle conclu.

FXG, à Paris

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 06:39

Le 4 février, date de la première abolition de l'esclavage, reste une date légale

Des commémorations du 222e anniversaire de l’abolition de l’esclavage de 1794, première abolition de l'esclavage de l'histoire, auront lieu le 4 février à Paris, Bordeaux et dans l'Est de l'Hexagone. Cette date, devenue fête nationale après 1794 a été officialisée en 1798. Elle fut donc la première date officielle de commémoration de l'abolition de l'esclavage de l'histoire et ceci plus de 200 ans avant la décision du président Chirac en 2006 de faire du 10 mai une journée de célébration nationale. Pour autant, la date du 4 février ne fut jamais abrogée si bien que, selon Philippe Pichot, membre du Comité national pour la mémoire de l'esclavage (CNMHE), elle est toujours légale. C'est pourquoi depuis deux ans elle est réactivée dans plusieurs sites de l'Hexagone.

A Paris, une cérémonie aura lieu place du général Catroux à l’initiative de l’Association des Amis du Général Dumas et de Claude Ribbe. A Bordeaux, c'est l'hôtel de ville qui accueille avec l’association Mémoires et Partages une conférence « Esclavage et Racisme » avec Catherine Coquery Vidrovitch, historienne.
A Lunéville (Meurthe-et-Moselle), du 1er février au 12 mars, une exposition réalisée par l’Association Route des abolitions de l’Esclavage et une conférence seront consacrées à l'abbé Grégoire, père de cette première abolition. Dans le même temps, le musée Abbé-Grégoire à Emberménil (village de l'abbé Grégoire), à l’initiative de la ville de Lunéville, du Comité Grégoire et de l’Association lorraine des amis de l’abbé Grégoire, accueillera spécialement les visiteurs.

FXG, à Paris

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 06:30

SMA et Pôle emploi main dans la main

Un bilan des neuf premiers mois d du protocole liant le SMA et Pôle emploi au profit de l’emploi des jeunes ultramarins a été présenté mardi au ministère des Outre-mer. Ce protocole renforce la collaboration entre le SMA et Pôle emploi. Il a pour objet la sécurisation des parcours professionnels des jeunes ultramarins bénéficiaires du SMA en s’appuyant sur la complémentarité des offres de services des deux partenaires. Ce partenariat a permis à 4 582 jeunes ultramarins de bénéficier d’un parcours SMA en 2015 dans les cinq départements d’outre-mer, dont plus de 26 % de jeunes femmes. La plus grande partie d’entre eux était chômeurs inscrits sur les listes de Pôle emploi, mais la totalité était éloignée de l’emploi. 76,3 % ont été insérés dont plus des trois-quarts dans l’emploi, le reste pour poursuivre une formation qualifiante. Près de 50 % des insérés l’ont été dans l’emploi durable, et plus de 87 % sur leur territoire d’origine.

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