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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 06:45
Le CReFOM visée par une tribune contre les "décoloniaux"

Le CReFOM attaque les signataires d'une tribune

Refusant d'être assimilé, dans le texte d'une tribune signé par 80 intellectuels, à l'ensemble des associations taxées de "relais complaisants du décolonialisme", le conseil représentatif des Français d'Outre mer (CReFOM) a déposé, le 10 janvier, une plainte pour diffamation et injures publiques avec constitution civile auprès du doyen des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Paris.

Cet "appel contre "l'offensive des décoloniaux", signé notamment par Alain Finkielkraut, Pierre Nora, Elisabeth Badinter, Bernard de la Villardière, Mona Ozouf, Patrick Pelloux, Patrice Franceschi ou Gaston Kelman, a été publié par le Point le 29 novembre dernier et sur le site causeur.fr. Il cite le CReFOM au même titre que de nombreuses autres associations comme une entreprise au service "d'un prétendu mouvement décolonial" qui entretient une "stratégie hégémonique" qui "pousse à la guerre civile", "légitime le communautarisme", utiliser "des méthodes relevant d'un terrorisme intellectuel communautariste", tenter "d'ostraciser" divers intellectuels, se livrerait à des "polémiques diffamatoires", perpétre "un harcèlement sur les réseaux sociaux, diffuse la calomnie", est "anti-Lumières", "encombre des [ses] vindictes les tribunaux de la République", "attaque les institutions culturelles, universitaires, scientifiques, "réactive l'idée de race", "nourrit les haines interethniques et les divisions", pratique le "ségrégationnisme [...] selon la couleur de la peau", mène "une stratégie d'entrisme dans l'université et dans la culture", "neutralise le pluralisme intellectuel", instrumentalise "les autorités et les institutions contre la République", notamment en utilisant des subventions publiques et d'être "ouvertement raciste [...] anti-blancs".

La liste  des passages attaqués est tout de même moins longue que la tribune...

Dans un premier temps la justice devra fixer le montant de la consignation que devra verser  le CeEFOM avant de dire si la plainte est recevable ou non. Pourvu que le CReFOM ait bien fait le tri dans les occurrences attaquées et qu'il précise si chacune d'elle est une injure publique ou est diffamatoire, l'une excluant l'autre selon la loi de juillet 1881 relative à la liberté de la presse.

FXG, à Paris

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 07:50
Les mules, France Guyane et le Sénateur Karam

La nouvelle Une de France-Guyane brandie au Sénat

Le sénateur Karam a interpelé le gouvernement sur le trafic de cocaïne entre la Guyane et Paris.

"Dimanche dernier, 19 kilos de cocaïne ont été retrouvés dans les bagages d’une mère et de ses enfants à l’aéroport Felix Eboué de Cayenne. Alors je vous le montre, voilà le quotidien des Guyanais !" Et mêlant le geste à la parole, en pleine séance de questions au gouvernement, jeudi après-midi au Sénat, Antoine Karam a brandi la nouvelle Une du France-Guyane paru le 16 janvier pour alerter le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nunez, de la gravité du trafic de drogue depuis la Guyane et de la situation souvent dramatique des mules. Ainsi, le sénateur a énumé des chiffres qui font froid dans le dos : "Entre 2014 et 2018, les saisies ont augmenté de 335 %, passant de 145 à 631 kilogrammes. Si bien que selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, près de 30% du marché français - évalué entre 25 et 30 tonnes - proviendraient de la Guyane. Et j’en témoigne ici pour avoir vu une jeune femme mourir d’overdose en plein vol sous les yeux de son fils."

Parce que les moyens de lutte et les tribunaux sont aujourd’hui saturés, parce que le trafic s’accroît, et avec lui le nombre de ses victimes, Antoine Karam a demandé à Laurent Nunez quel plan "ambitieux" de prévention et de lutte, il entendait déployer contre le trafic de stupéfiants en provenance de Guyane.

Laurent Nunez a confirmé le constat dressé par M. Karam avant de rappeler les résolutions prises par le groupe interministériel (Intérieur, Justice et Santé) à savoir "un renforcement significatif des contrôles au départ et à l'arrivée avec des effectifs en hausse". Cette mesure serait déjà opérationnelle. En second lieu, le ministre a annoncé que les effectifs de police, gendarmerie et douane sur le territoire avait été renforcé en 2017 et 2018. Enfin, il a indiqué qu'un plan global de lutte était mis en oeuvre qui "incluait une collaboration et un partenariat avec les pays de provenance de cette cocaïne".

D'après les chiffres su sénateurs, on compterait 20 à 30 mules par avion, soit plus de 3 000 personnes par an et seulement 10% qui sont interpelés.

FXG, à Paris

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17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 14:19
Grand débat national en Outre-mer

Quel grand débat après les assises ?

"L'outre-mer va se consacrer au grand débat national comme tous les Français, mais ce n'est le seul grand rendez-vous des Outre-mer." Annick Girardin a indiqué lundi matin, avant que le Premier ministre ne donne le détail de son organisation, que "l'idée était que les maires s'investissent". Leurs représentants (via les associations départementales de maires) devraient ainsi participer à la réception des maires de France à l'Elysée le 1er février. Mais pour l'heure, on attend encore une méthode de travail pour ce grand débat national. Si des cahiers de doléances ont été déposés dans de nombreuses mairies de France, ils sont encore rares de notre côté de l'océan.  "Les préfets organiseront le débat s'il le faut, a indiqué la ministre, même si ce n'est pas forcément la bonne solution." Annick Girardin n'en fait de toute façon pas une une priorité : "Les assises ont eu lieu et 25 000 personnes ont pu s'exprimer." Sur les sujets proposés par le président de la République, la ministre en a identifié trois qui pourraient être débattus car complémentaires de ceux retenus dans le livre bleu outre-mer : les institutions, la réforme constitutionnelle et la fiscalité. Ainsi le président de la collectivité territoriale de Guyane a écrit à la ministre pour lui demander la tenue d'une consultation populaire pour une évolution institutionnelle. Des élus de la Martinique comme de la Guadeloupe y songent aussi quand ceux de la Réunion voudraient réformer l'amendement Virapoullé. La question de la démocratie participative pourrait aussi se poser comme elle l'a été à la Réunion lors de sa crise "gilets jaunes". Dans ce département, des citoyens ont intégré l'observatoire des prix. Ce principe pourrait être généralisé avec un tirage au sort de volontaires, si tant est que cela soit demandé par les citoyens... Côté fiscalité, l'octroi de mer a été remis en cause, notamment à la Réunion, en raison de l'injustice qu'il porterait dans la différence du coût de la vie entre l'Hexagone et les Outre-mer. Le débat serait l'occasion de le vérifier. En Guyane, l'évolution institutionnelle pourrait être doublé d'un volet fiscal si la CTG souhaite plus d'autonomie... Pour ce qui est de la transition écologique, la ministre estime que le livre bleu outre-mer y répond déjà.

Le grand débat sera ainsi l'occasion pour la ministre d'avoir le sentiment des citoyens et non pas seulement des élus. Pour commencer à aborder ces sujets, Annick Girardin a plusieurs grand rendez-vous à son agenda. Mardi 16, c'était avec l'ensemble des parlementaires ultramarins qui siègent aux délégations outre-mer de l'Assemblée et du Sénat, et jeudi 17 avec les présidents de collectivités territoriales d'Outre-mer. La ministre a par ailleurs annoncé qu'elle présenterait bientôt le programme "Outre-mer 5.0" et qu'un comité interministériel des Outre-mer devrait se tenir "très certainement" en février pour faire le bilan de la mise en oeuvre du livre bleu outre-mer parallèlement au grand débat.

FXG, à Paris

Logement social

La conférence logement qui doit se tenir le 31 janvier prochain signera la fin du plan logement Outre-mer et la naissance de son successeur. La demande des élus reste forte alors que le précédent plan a montré ses faiblesses. Ainsi par exemple, au lieu de 5000 logements construits par an à la Réunion, on n'est parvenu qu'à en faire sortir de terre seulement la moitié. L'idée du nouvel acteur du logement, CDC-Habitat qui a racheté les parts de l'Etat dans les sociétés immobilières d'Outre-mer, serait de créer aux Antilles comme à la Réunion un cluster regroupant tous les acteurs de la filière du logement social dans une stratégie commune pour gagner en efficacité. Lors de cette convention, il devrait être aussi question de l'APL accession qui n'a été rétablie que pour cette année, en attendant d'élaborer un nouveau dispositif pérenne d'accession sociale à la propriété. Par ailleurs, Action Logement qui a annoncé un plan d’investissement volontaire de 9 milliards d’euros pour faciliter l’accès au logement des salariés, en a réservé 1,5 pour les Outre-mer.

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17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 06:31

France Ô, toujours entre la vie et la mort

Officiellement, le sort de France Ô fait l'objet d'un groupe de travail suivi par les ministères de la Culture et des Outre-mer avec le concours de parlementaires siégeant dans les commissions culture du Sénat et de l'Assemblée.

Autant, Françoise Nyssen, l'ancienne ministre de la Culture, semblait avoir entendu les défenseurs de la chaîne des Outre-mer, autant le nouveau titulaire du poste, Franck Riester n'a pas le même tropisme, lui qui déclarait en novembre dernier devant les députés de la délégation Outre-mer : "France Ô n'est qu'une chaîne alibi." La survie de France Ô sur la TNT ne déchaîne d'ailleurs aucune passion, que ce soit dans les territoires où les 1ère sont en position de force ou dans l'Hexagone où la chaîne n'est que peu regardée. Pourtant, au ministère des Outre-mer, on s'est rendu compte que beaucoup de personnes s'opposaient  à une fermeture qui semble déjà acquise. Or, rien n'est moins vrai puisque cette décision doit passer par une loi qui devait être présentée en juin prochain. On parle désormais au mieux de juillet, mais plutôt du dernier trimestre... Cette nécessité législative n'empêche guère la présidente de France TV, Delphine Ernotte de prendre des décisions qui anticipent la fin de France Ô.

Dans ce contexte et celui de l'élaboration de nouveaux contrats d'objectifs et de moyens pour la télé publique, la commission France Ô réfléchirait d'abord à ce qu'il convient de faire si France Ô ferme pour assurer une réelle visibilité aux Outre-mer dans les programmes de France TV. "Pour compenser la fermeture de France Ô, nous allons augmenter la visibilité des outre-mer sur le reste de France télévisions', avait annoncé Delphine Ernotte devant les parlementaires. "Pourra-t-on se satisfaire d'avoir rajouté la météo des outre-mer dans les bulletins météo de France 2 ?", rétorque le syndicat.

0,7 % d’audience et 0,8 % du budget de France Télévisions

Un autre syndicat de salariés, le le SNPCA-CGC a comptabilisé les apports de France Ô aux 1ère. Par rapport à 2017, sa rédaction parisienne a ainsi augmenté de 7,3 % le nombre de sujets et reportages fournis aux 9 stations des 1ere en 2018 alors que ses effectifs ont chuté de 38,5 % depuis 2016. Les salariés du siège de Malakoff rappellent que la chaine des Outre-mer faisait en moyenne 0,7 % d’audience mesurée par Médiamétrie avec un budget annuel de 25 millions d’euros, soit 0,8 % du budget de France Télévisions, soit également 1/30ème du budget de France 2.

Ce jeudi, Franck Riester est auditionné sur le sujet France Ô par la délégation outre-mer du Sénat tandis qu'à l'Assemblée nationale, l'ancienne ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin vient de prendre la tête d'une "mission flash". Quant à la ministre des Outre-mer, elle convient que c'est un sujet qui pourrait être fort bien évoqué dans le grand débat national, quoi qu'il n'en fut pas un lors des assises des Outre-mer...

FXG, à Paris

La chaîne fantôme

La chaîne de Malakoff ne lance plus aucun projet. Les rares productions qui ont été validées cette année sont des programmes pour les 1ère, telle la nouvelle série policière en Nouvelle-Calédonie qui est amenée à remplacer la série réunionnaise Cut. Le syndicat CFE-CGC observe que la chaîne manque déjà à ses missions. Ainsi, la direction des sports de France TV a décidé (une première !) de ne pas diffuser le 5 janvier dernier le match des 32ième de finale de la coupe de France de football qui opposait l’équipe de l’US Orléans aux Aiglons du Lamentin de La Martinique, la dernière équipe ultramarine encore en lice dans cette compétition sportive dont FTV détient les droits. France TV Sports a préféré retransmettre quatre autres matchs. Ainsi, la rencontre pourtant annoncée sur le site de Martinique la 1ere a été diffusée en direct su Canal+ Antilles. "France télévisions sert la soupe à la concurrence et au privé, déplore le syndicat CFE-CGC de France TV qui s'interroge sur la direction du pôle Outre-mer de France TV qui a laissé faire cette "catastrophe industrielle" en termes de service public et surtout d’audimat.

Le 2 janvier dernier, la communication de France TV invitait les salariés du groupe à se réjouir des bonnes audiences de 2018. France Ô n'y figurait déjà plus. Il est vrai que la présidente de France TV avait d'abord songé à fermer l'antenne dès 2019, mais elle a dû reporter cette échéance en 2020 pour permettre à France TV de diffuser toute sa part de JO et respecter ainsi son contrat avec le CIO.

France Ô en quelques chiffres

(sources SNPCA-CGC)

• 2459 sujets produits par la rédaction outre-mer de France Ô et 4692 diffusions dans les JT des 1ere.

• 832 modules info « outre-mer express » diffusés sur Franceinfo.tv

• 42 modules info décryptages diffusés sur Franceinfo.tv

• Des émissions spéciales et des directs (référendum en Nouvelle-Calédonie / Route du Rhum / Coupe du Monde Football Russie / Coupe de France de football / Salon agriculture / etc.

• Directs et Facebook live quotidiens pour la Coupe du monde de football en Russie diffusés sur les 9 antennes 1ere

• 180 Magazines produits et fournis aux 9 Antennes des 1ere (Archipels  et Investigations)

• Quotidienne LTOM coproduite par France Ô et rediffusée sur chaque Antenne des 1ere

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17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 05:46
Un commission d'enquête parlementaire réclamée sur l'eau en Outre-mer

Des députés (FI, GDR, LR et UDI) veulent une commission d'enquête sur l'eau en Outre-mer

Prix, quantité et qualité de l'eau dans les DOM au coeur d'une demande de résolution à l'Assemblée nationale.

Une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’accès à l’eau potable, sa qualité et ses effets sur la santé en Outre-mer, a été

déposée le 18 décembre dernier par l'ensemble des députés insoumis dont le Réunionnais Jean-Hugues Ratenon, la plupart des députés GDR dont le Polynésien Moetai Brotherson, le Guyanais Gabriel Serville, une poignée de députés LR dont Nathalie Bassire (Réunion), Mansour Kamardine (Mayotte) et la député UDI de Polynésie, Maïna Sage. Les informations dont les députés disposent sont parcellaires ou inexistantes, mais révèlent de très fortes disparités avec la situation en Hexagone.

Ainsi, alors que le prix moyen du mètre cube d’eau est en moyenne à 2,03 euros (2013) au niveau national, ce prix va de 2,22 euros à Saint-Pierre-et-Miquelon à 5,28 euros en Martinique. Les dépenses liées à l’eau courante sont clairement disproportionnées et inégalitaires (0,8 % dans l’hexagone contre 1,65 % pour la Martinique, par exemple).

Par ailleurs, alors que le rendement des réseaux est de 79,9 % en Hexagone, il est seulement de 53 % en Outre-mer. Par exemple, à Mayotte et en Guyane, on estime que près de 20 % de la population ne dispose pas d’eau potable à proximité du domicile. En Guadeloupe les canalisations on estime que 60 % de l’eau est perdue à cause du mauvais entretien des réseaux de distribution, avant d’atteindre les domiciles. Conséquences : 50 millions de bouteilles plastiques sont consommées chaque année en Guadeloupe, avec des conséquences économiques et écologiques désastreuses. Certains usagers ont dû attendre jusqu’à 2 ans avant que leur domicile soit relié à la canalisation de distribution de l’eau potable.

Il y a encore des problèmes de qualité de l’eau, très loin de celle distribuée sur le territoire hexagonal. Ainsi, à La Réunion, 52 % des Réunionnais sont alimentés par des réseaux dont la sécurité sanitaire est insuffisante et des parasites seraient présents dans l’eau pour 5 % des abonnés. Cette eau contient donc des éléments pathogènes entrainant des pathologies plus ou moins graves, mais dont l’impact néfaste sur la santé est avéré.

C'est donc pour mettre en place une politique publique de gestion de l’assainissement, de la distribution et de contrôle des prix de l’eau que ces députés entendent demander cette commission d'enquête.

Leur proposition de résolution a été renvoyée à la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire qui devrait se prononcer dessus au mois de février.

FXG, à Paris

La proposition de résolution

"Il est créé une commission d’enquête chargée d’examiner les conditions de collecte, d’assainissement, de distribution et de facturation de l’eau potable en Outre-mer. Une évaluation sur la qualité de l’eau et son impact sur la santé sera réalisée à cette occasion. En s’appuyant sur le bilan qu’elle aura établi, la Commission s’attachera également à évaluer les mesures à prendre pour rétablir l’égalité entre le territoire hexagonal et les territoires d’Outre-mer en matière d’accès à l’eau et de qualité de celle-ci."

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15 janvier 2019 2 15 /01 /janvier /2019 06:03
Diversité à la télévision... Avec ou sans France Ô ?

Diversité à la télé : encore un effort

La diversité sociale et ethnique de la société française reste encore à la traine à la télévision selon le dernier baromètre du CSA présenté ce 10 janvier par Mémona Hintermann-Affejee.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel vient de publier son dernier baromètre de la diversité de la société française comme il le fait annuellement depuis 2012. Pour le réaliser, les programmes des 18 chaînes de la TNT ont été épluchés pendant deux semaines, soit 2400 programmes, 400 heures de fiction, 250 heures d'infos, 400 heures de mag ou documentaire, 300 heures de divertissement et 80 heures de sport. Plus de 37 000 personnes ont été repérées et indexées selon qu'elles étaient perçues comme blanches, noires, arabes, asiatiques ou autre, selon leur sexe, leur âge, le catégorie socioprofessionnelle, , leur handicap, leur situation de précarité et pour la première fois leur lieu de résidence. Au final, les personnes perçues comme blanches restent largement majoritaires à la télé (83 %), même si on constate que la présence des personnes perçues comme non blanches progresse de deux point par rapport à 2016 (dans son précédent baromètre 2017, le CSA avait pointé ses résultats chaîne par chaîne mais n'a pas voulu le publier pour ne pas stigmatiser les chaînes...)

Les personnes perçues comme noires représentent 50 % des non blanches contre 45 % en 2016, alors que les personnes vues comme arabes sont moins nombreuses avec 19 % contre 25 % en 2016. Les Asiatiques restent stables à 12-13 %.

Le CSA observe encore que les personnes perçues comme non blanches sont plus présentes dans les fictions (20 %) que dans les autres programmes (sport 11 %; information 13 %, magazines et docs 16 % et divertissement 16 %). "La part des personnes perçues comme non blanches, explique la conseillère Mémona Hintermann-Affejee en charge de ce sujet au CSA, est plus forte dans la fiction grâce aux fictions américaines et grâce à France Ô !" Sans les premières, le taux passe de 20 à 14 % et sans France Ô, le taux tombe à 10 % ! Pour autant, France Ô né réalisant que 0,5 % d'audience, elle ne peut servir d'alibi pour augmenter les chiffres de la diversité.

S'agissant de l'information, le taux de personnes perçues comme non blanches plafonne à 11 % et gagne deux points avec France Ô.

S'il y a plus de héros parmi les personnes perçues comme non blanches (21 %) que chez les personnes perçues comme blanches (17 %), les personnes perçues comme non blanches sont surreprésentées dans les activités marginales ou illégales (43 %) ou en situation précaire (41 %).

9 % d'ultramarins avec FÔ ou 0,3 % sans FÔ

Ce baromètre révèle aussi que les catégories socioprofessionnelles sont surreprésentées (74 %) et que cette tendance est stable dans le temps. Quant à la représentation du handicap, elle reste marginale avec un taux éloquent de 0,7 %. Autre constat : les personnes résidant dans les banlieues et les "quartiers" sont peu représentées à l'antenne (3 %) tout comme les personnes résidant dans les Outre-mer (9 %). Si l'on enlève France Ô, et c'est pour bientôt, le taux retombe à 0,3 %. De même, les personnes en situation de précarité sont quasiment absentes (0,7 %) elles aussi de l'antenne. Sachant que ces personnes en précarité sont perçues essentiellement comme non blanches, inactives et ayant des rôles secondaires, on se dit que le CSA devrait chercher à établir un baromètre de la diversité sociale plutôt qu'un baromètre de la diversité ethnique. Le résultat serait sans doute à peu près le même...

FXG, à Paris

Mémona Hintermann Affejee, membre du CSA

"Ce qui est montré et dit sur nos médias ne correspond pas à la réalité du pays. Il y a un tel décalage alors que les gens s'intéressent à leur propre destin ! La France dispose de territoires où elle peut faire incarner des destins croisés sur sa diversité sociale. Si les télés ne se mettent pas à la page, elles vont être désertées... Pour l'heure, chaque français passe 3 h 45 en moyenne devant sa télé ce qui fait d'elle toujours le mass média de référence, mais la myopie des chaînes peut être un problème concernant la cohésion sociale du pays."

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 06:26
Une allée Clarissa Jean-Philippe à Paris

Paris honore Clarissa

Au coeur du jardin du serment de Koufra, à la porte d'Orléans, l'allée surmontant l'aire de jeu pour enfants a vu surgir, sous l'oeil bienveillant d'un nu du sculpteur Martial, deux beaux candélabres portant chacun une plaque de rue dédiée à Clarissa Jean-Philippe : "Allée Clarissa Jean-Philippe... Victime du terrorisme dans l'accomplissement de son devoir"

Autant la cérémonie d'hommage à Clarissa Jean-Philippe du mardi 4 janvier à Montrouge, avec les deux ministres de l'Intérieur (Castaner et Nunez) et leur collègue des Outre-mer, était emprunte d'une gravité toute républicaine, autant celle qui s'est déroulée vendredi matin à Paris avait quelque chose de plus intime, de plus familier... Et ce malgré la présence de très nombreux élus de la région parisienne, du grand rabbin de France et du procureur de la République de Paris, Rémi Heitz. "Aujourd'hui, indiquait Justine Nordin, la tante de Clarissa, c'était plus personnel... Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de monde." Autant de monde, mais surtout beaucoup d'amis, de proches et de compatriotes antillais de la capitale. L'ancienne ministre et députée de Paris, George Pau-Langevin, le délégué interministériel, Jean-Marc Mormeck, la députée de Sainte-Marie, Manuela Kéclard-Mondésir, les comédiennes Firmine Richard,  Mariann Mathéus et Sourya Adèle, les élus parisiens et franciliens, Nathalie Fanfant, Rosy Stanislas et Pierre Kanuty, les présidents des principales associations antillaises, Jean-Michel Martial, René Silo, Jacques Ambrosio, José Pentoscrope, Jean-Paul Saffache et encore l'ancien patron de LADOM, Jean-Claude Cadenet...

"Nou sé Clarissa"

"Ce qui est inscrit sur la plaque, commente sa tante, ça fait chaud au coeur. Je pense à ma soeur au pays qui est malade... Quand elle va voir cette plaque, je pense qu'elle va être très contente et ça va lui faire du bien !"

Après un discours introductif de Carine Petit, maire du 14e arrondissement, suivi du maire de Montrouge, Etienne Longereau, le contre ténor Fabrice Di Falco, accompagné du contrebassiste Julien Leleu, a interprété "Mon Ange", d'Edith Lefel. Samuel Nordin et son épouse ont exprimé leur gratitude avant de laisser Anne Hidalgo, maire de Paris, saluer "le geste fort et symbolique d'inscrire le nom de Clarissa au coeur de Paris". "Clarissa représentait l'ordre républicain, a poursuivi Mme Hidalgo, elle était aussi elle-même une jeune femme pleine de vie qui représentait aussi ce que Paris et ses communes voisines doivent aux Ultramarins. C'est en étant fidèle à ce que  nous sommes que nous serons fidèles à Clarissa..." Cette plaque se veut un rappel quotidien pour tous ceux qui passeront devant, qui emprunteront cette allée dans ce jardin pour ne jamais oublier cette terrible tragédie. "Clarissa continuera, a conclu le maire de Paris, de faire partie de notre vie. Nou sé Clarissa !"

FXG, à Paris

Elles ont dit

Nathalie Fanfant conseillère de Paris (LR)

"Je suis très heureuse et très honorée que la ville de Paris ait mis cette plaque en l'honneur de Clarissa Jean-Philippe dans le 14e arrondissement. Clarissa est morte pour la République, pour les Français, pour les Parisiens et les habitants de Montrouge. Il était normal et légitime qu'un tel hommage lui soit rendu. C'est aussi une façon de marquer dans le temps et l'histoire cet événement : Elle aura été une victime du terrorisme, mais le fait que son nom soit marqué ici, c'est une façon de dire aussi qu'on n'oublie pas, on ne plie pas, on ne se rend pas... Soyons fiers de ce que Clarissa a fait pour nous !"

Manuela Kéclard-Mondésir députée (GDR)

"Je suis saisie de deux sentiments qui se chevauchent. La raison pour laquelle, cette plaque est installée, c'est parce que Clarissa n'est plus là, qu'elle est morte dans des conditions tragiques... Et en même temps, c'est une reconnaissance. Elle n'est pas tombée dans l'oubli comme gens qui meurent de froid... Il est très important de rappeler l'histoire, de rappeler les conditions dans lesquelles ça s'est passé, la période lors de laquelle la France a été touchée. La Martinique a été aussi touchée à travers Clarissa et cette plaque permet à chacun de se rappeler. Les promeneurs, les scolaires, le milieu professionnel de Clarissa, policiers, gendarmes, tous pourront se retrouver dans cette allée. Ce sera une façon de saluer de saluer le travail, la profession, le métier, l'engagement et le don de soi !"

En images

Jacques Ambrosio, président de l'association Accolades qui fête ses 32 ans cette année

Nou sé Clarissa

Jean-Michel Martial et René Silo

Julien Leleu et Fabrice di Falco

Pierre Kanuty, Nathalie Fanfant, Bernard Bresler et José Pentoscrope

Jean-Marc Mormeck

Firmine Richard et George Pau-Langevin

Samuel et Justine Nordin

Jean-Claude Cadenet et Joby Garnier de la ville de Paris

 

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 06:19
Avortements et stérilisations forcés à la Réunion

Des députés veulent la vérité sur les avortements forcés à la Réunion

Une commission d’enquête sur les avortements et stérilisations forcés ayant eu lieu à La Réunion dans les années 1960 et 1970 fait l'objet d'une proposition de résolution déposée le 19 décembre dernier, sur le bureau de Richard Ferrand par des députés des groupes de la la France insoumise de de la gauche démocratique et républicaine, des Républicains et UDI parmi lesquels Jean-Hugues Ratenon,, Jean-Luc Mélenchon, Moetai Brotherson, Gabriel Serville, Nathalie Bassire, Mansour Kamardine ou encore Maïna Sage.

Cette demande a été renvoyée à la commission des affaires sociales.

"Il est avéré, est-il précisé dans l'exposé des motifs, que plusieurs praticiens ont pratiqué des avortements et stérilisations sans consentement des patientes durant les années 1960 à l’île de La Réunion." L’affaire a été révélée en 1970 par le docteur Serveaux, un médecin qui a été appelé auprès d’une patiente souffrant d’une grave hémorragie après un avortement suivi d’un curetage. Dans la presse locale et nationale, on parla de la clinique orthopédique de Saint-Benoît du docteur David Moreau. Les journalistes découvrirent alors que des milliers d’avortements et de stérilisations forcées étaient pratiquées chaque année, depuis au moins 1966, dans cette clinique. En 1971, après plusieurs mois d’enquête et d’instruction, un procès a lieu pour « manœuvres abortives », en première instance puis en appel, contre trois médecins et un infirmier de la clinique orthopédique de Saint-Benoît. Les peines allèrent de deux ans d’emprisonnement (avec interdiction d’exercer pendant quelques années) à la relaxe.

Reconnu civilement responsable, le docteur David Moreau, directeur de la clinique fut dispensé de peine. Dans une lettre qu’il adressa au journal Le Monde, dont les extraits furent publiés dans le numéro du 2 février 1971, un des accusés avance : « La sécurité sociale, le président du conseil général [ndlr : Marcel Cerneau de 1966 à 1967 puis Pierre Lagourgue de 1967 à 1982] m’ont donné le feu vert pour les stérilisations. [...] Comment expliquer que tous ces actes aient été fait en plein jour et tous remboursés par la Sécurité Sociale ? Il faudrait donc inéluctablement supposer celle-ci complice. La quasi-totalité des malades m’étaient envoyés, eux aussi, par trente-deux médecins. Eux aussi doivent donc être inculpés si tout cela était vrai. »

Politique anti-nataliste de la part de l’État à La Réunion

Les députés demandent aujourd'hui une commission d'enquête car ils estiment que dans cette affaire plusieurs éléments restent troublants ou non éclaircis : "Le nombre relativement bas d’accusés, au regard du nombre d’actes rapportés dans la presse (seulement trente-six avortements ont fait l’objet de poursuites et condamnations) ; la « disparition » du registre des patients de la clinique avant le début de l’instruction (empêchant l’identification de potentielles victimes), alors que ces mêmes registres apparaissent dans un procès-verbal de saisies relatives à une instruction pour escroqueries et fraude à la Sécurité sociale, quelques mois après la condamnation en appel pour manœuvres abortives ; le nombre de praticiens et de responsables qui ne pouvaient ignorer ces pratiques, ont pu les encourager ou orienter des femmes vers la clinique de Saint-Benoît en connaissance de cause ; l’existence de spots publicitaires pouvant caractériser l’existence d’une politique anti-nataliste de la part de l’État à La Réunion ; la déclaration du docteur Lejade selon laquelle il aurait reçu l’assurance d’un ancien ministre des « DOM » que les interruptions de grossesses auxquelles il se livrait ne donneraient pas lieu à saisine de la justice ; la déclaration, en 1969, de 112 000 journées d’hospitalisation correspondant à 307 lits alors que la Clinique n’avait autorisation que pour 80 lits ; la disparition aux archives de La Réunion, du dossier contenant les pièces relatives au procès en première instance."

Les députés signataires estiment en conséquence qu’il est du devoir de la représentation nationale de "se donner les moyens d’une recherche approfondie pour faire la lumière sur les évènements survenus à La Réunion jusqu’au début des années 1970 et pouvoir avoir une idée précise de l’ampleur des faits (les déclarations de journées d’hospitalisations et les témoignages laissant penser que le nombre de victimes peut s’élever à plusieurs centaines ou milliers de femmes)".

L'examen de cette proposition pourrait intervenir en février.

FXG, à Paris

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 06:13
Quelle mobilité retour pour les Ultramarins

Retour au pays : mission impossible ?

Si L'agence de mobilité Outre-mer s'occupe d'aider la jeunesse des Outre-mer à partir se former dans l'Hexagone, il n'existe pas vraiment de dispositif pour faciliter le retour au pays des jeunes formés. Alors bien sûr, il existe une série d'initiatives diverses qui tentent de remédier à ce problème. Les premiers à l'avoir appréhender ont été les organisateurs de la Journée Outre-mer développement qui, dès 2009, ont cherché à faire de cette JOMD un carrefour et une plateforme de networking et de jobdating pour mettre en relation les employeurs des DOM et les jeunes diplômés qui cherchent à rentrer au pays : "Nous cherchons à attirer vers leurs territoires les talents de la diaspora ultramarine", a toujours défendu François Brichant, un de ses organisateurs. Après quatre éditions, il assurait qu'il y avait  "un certain nombre de recrutements sur des postes d’encadrement" sans toutefois pouvoir donner de chiffres. Seul indicateur la participation, notamment lors de la dernière édition qui frisait les 2000 jeunes, et qui montre que l'envie est toujours là. C'est en tout cas l'analyse de Loïc Iscayes, de l'association Jeunesse Outre-mer qui a organisé ou participé à nombre de salons comme le campus outre-mer, le forum étudiant au ministère des Outre-mer ou encore le forum pro jeunesse qui s'est tenu à Paris de 2013 à 2015. "Si les jeunes viennent, c'est que ça suscite de l'intérêt et ça donne déjà un aperçu." Lors de sa dernière édition parisienne, l’équipe du Forum Pro Jeunesse a réussi à créer un écosystème de 45 partenaires en Guadeloupe qui ont permis à 340 jeunes d’être présélectionnés sur CV par des recruteurs et organisme de formation, mais personne ne peut dire combien ont concrétisé... "La problématique, explique Loïc, c'est que la structuration de nos économies insulaires reste une économie du produit, du commerce, de la distribution... Ca structure des filières de métiers, mais ça en élimine d'autres !" Autrement dit un bon commercial à Paris sera un bon commercial en Guadeloupe, mais un ingénieur environnement aura du mal à trouver un emploi car il n'y a pas de structuration assez forte pour accueillir 20 ingénieurs environnement.

"C'est un problème de diversification sectorielle, poursuit Loïc Iscayes, après se pose aussi la question du coût du profil. Un diplômé bac + 4 ou 5 aura plus de mal à trouver une entreprise à son niveau qu'un agent de maîtrise sur une fonction support. Le surdiplômé n'aura pas les mêmes avantages que dans une multinationale à Paris par exemple..." La taille de nos entreprises est donc elle aussi un frein à l'embauche des jeunes diplômés car hormis les quelques sociétés de taille intermédiaire qui rassemblent 30 à 50 salariés, la plupart sont des PME voire de TPE... Alors, revenir travailler au pays, est-ce mission impossible ? "Non, réponds Loïc, mais il faut avoir une bonne connaissance du tissu économique local !" Les DRH avec qui il a échangé sur la question disent que pour que ça marche, il faut un projet de vie où l'on intègre le fait de gagner moins tout en gagnant sur le confort de vie et la proximité familiale.

FXG, à Paris

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 18:03
Les ressources des CCI en baisse

Les ressources des CCI d'outre-mer encore à la baisse en 2019

"Une baisse des ressources consulaires de 14,39 % à Mayotte, de 19,58 % en Guadeloupe, de 21, 82 % en Martinique et de 40,88 % en Guyane..." Dans un courrier adressé au président de la République, Nadine Hafidou, présidente de l’association des CCI d'Outre-mer, sollicite l'intervention d'urgence du chef de l'Etat pour faire cesser la baisse continue des ressources des CCI dans les Outre-mer. Dans son courrier Mme Hafidou rappelle que de 2012 à 2017, la taxe affectée aux CCI a connu une baisse continue et que Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances, s'était engagé à ce qu'il n'y ait plus de baisse de ressources jusqu'à la fin du quinquennat. Les CCI d'outre-mer se sont donc engagées volontairement dans la restructuration voulue par la loi PACTE qui ne sera pas votée avant plusieurs semaines... Pourtant, raconte Mme Hafidou, "le 18 décembre à une heure du matin et quelques dizaines de minutes avant l'examen de l'article actant la baisse des ressources de notre réseau, un sous-amendement du gouvernement a bouleversé les modalités de répartition de la taxe pour frais de chambres en 2019". Le produit de la taxe baisse de 13,5 % pour atteindre la somme de 449 millions en 2019, puis 439 millions en 2020. Après répartition, les baisses s'étalent donc de 15 à 40 % selon les territoires avec effet dès le 1er janvier 2019 ! "Cet amendement, poursuit la présidente de l'ACCIOM, aboutit à priver d'effet le dispositif  SMAC (seuil minimal d’activité consulaire) en Outre-mer, dans lequel nous avions pourtant négocié une baisse maximale de 5% de nos ressources en 2019, en accord avec notre tutelle CCI France et avec le soutien de l'Elysée." Ce dispositif SMAC était en passe d'être signé par Bruno Le Maire !

Stanislas Cazelle, le conseiller Outre-mer du président dit avoir bien compris le problème et assure qu'une solution sera trouvée, notamment pour la Guyane, car dans son discours d'octobre 2017 à Cayenne, Emmanuel Macron avait fait sien l'engagement des accords de Guyane d'une stabilité sur cinq ans des ressources de la CCI de Guyane. Pour les CCI de Guadeloupe, Martinique et Mayotte, la baisse pourrait rester en l'état. "Sans une solution dans les plus brefs délais, nous serons amenés à prendre nos responsabilités", fait savoir l'ACCIOM. Quant à la CCI de la Réunion, pour des raisons techniques, elle connaît une situation toute autre puisque la baisse de ressources qui la concerne ne sera que de 6 000 euros, soit 0,11%.

FXG, à Paris

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