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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 06:34

RUP

RUP

Juncker à la rencontre des présidents des RUP

Les présidents de neuf régions ultrapériphériques de l'Europe (Guyane, Guadeloupe, Martinique, Réunion, Saint-Martin, Mayotte, Açores, Madère et Canaries) ont été reçus vendredi à Bruxelles par Jean-Claude Juncker, président de la commission européenne. Le rencontre a failli tourner à la farce protocolaire quand ils ont compris que tous n'allaient pas s'exprimer. "Nous avons du intervenir pour que tous puissent parler, y compris les représentants de Mayotte et de Saint-Martin !", a raconté Ary Chalus.

Pour donner le change, Jean-Claude Juncker leur a fait savoir qu'il trouvait que les Etats ne prenaient pas assez en considération les régions ultrapériphériques, puis il a confié ne pas aimer l'expression "RUP" et qu'il préférait parler de "la partie la plus noble de l'Europe". Jean-Paul Virapoullé, représentant la Région Réunion, en a profité pour lui arracher une promesse de visite après avoir posé la question "du danger des quotas de sucre concédés au Viet Nam" ou encore la volonté de la Réunion de devenir "la porte de l'Europe dans l'océan Indien". La Guadeloupe a évoqué les problèmes de distribution d'eau et d'assainissement, de transport maritime dans le cadre du grand plan d'investissement du président Juncker. Alfred Marie-Jeanne, président de la Collectivité territoriale de Martinique a insisté sur la double appartenance des RUP à l'Europe et à leur environnement géographique. "Nous sommes arrivés collectivement à porter nos revendications", a témoigné le président de la Collectivité territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre, nouveau président de l'association des RUP. Il est revenu sur la renégociation du RGEC (règlement européen pour les aides nationales) et les problèmes de pêche (capitaines et modernisation de la flotte).

Jean-Claude Junker s'est dit favorable à ce que chaque commission ait en son sein une personne référente pour suivre les dossiers des RUP. Chacun a convenu d'adresser un courrier récapitulatif au président Juncker et de préparer la feuille de route de leurs représentants à l'antenne des RUP à Bruxelles. "Nous allons collectivement et rapidement adapter le règlement européen au développement économique, a conclu le président Alexandre, c'est une bonne opération."

FXG, à Paris

L'ARUP

Les membres de l’Association des Régions Ultra-Périphériques (ARUP) se sont réunis jeudi 28 avril pour former leur nouveau conseil d’administration.

La présidence est aux mains de la Collectivité Territoriale de Guyane, La Guadeloupe a la 1ère vice-présidence , la Martinique la seconde. Le trésorier est la présidente de la Collectivité de Saint-Martin, le secrétaire est président du Département de Mayotte et le secrétaire-adjoint est le président de la Région Réunion.

 

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 06:48

Le roaming en débat au Sénat

D'ici lundi, le Sénat aura sans surprise adopté le ou les amendements déposés par les sénateurs Hervé Marseille (UDI), Michel Magras et Patrick Chaize (LR) concernant la question des frais d'itinérance que la loi de modernisation du drout outre-mer a supprimé en décembre dernier... Les cinq amendements déposés concernent tous la suppression des surcoûts de « roaming » dans les outre-mer pour les appels et les SMS au 1er mai 2016, c'est-à-dire avant la date prévue par le règlement européen.

Dans un avis du 21 janvier 2016, indique l'un des amendements du IDI, l’ARCEP a mis en lumière l’existence d’un risque sur l’équilibre économique des opérateurs concernés, en particulier pour les opérateurs qui exercent leur activité dans les seuls territoires ultramarins.

L'un des amendements propose de suspendre l’applicabilité de la fin des surcoûts d’itinérance à la conclusion des travaux menés à Bruxelles qui devraient intervenir d’ici le 15 juin 2017.

"Cette mesure, indique le sénateur Marseille, risque, en ne s’alignant pas sur le calendrier prévu au niveau communautaire, de provoquer une véritable déstabilisation de l’équilibre concurrentiel du marché des communications électroniques en outre-mer et en métropole... Et cela serait bien sûr "très préjudiciable aux opérateurs et in fine aux consommateurs (à cause des risques de roaming permanent et des risques de remise en cause de l’équilibre économique global des offres".

Michel Magras a proposé un compromis. "qui permettrait à la fois aux opérateurs de se préparer à la mise en oeuvre de la suppression généralisée des frais d’itinérance, tout en offrant aux consommateurs la possibilité d’en bénéficier durant une période de soixante jours à répartir sur douze mois".

"Le roaming est une prestation", rappelle Sébasien Aubé du groupe Digicel, qui demande : "Comment on régule des tarifs de gros entre opérateurs ?" Digicel est un petit opérateur (200 salariés) qui vit mal la fin du roaming. "On se retrouve face à une concurrence écrasante alors qu'on investit pour candidater à la 4G." Sébastien Aubé assure ne pas être opposé à la fin du roaming outre-mer et il rappelle d'ailleurs que ce surcoût a été divisé par dix en cinq ans, mais il trouve que ce sujet a été par trop politisé. Il est vrai que le député PS Lurel en campagne a su le faire adopter juste avant les élections régionales et que ce sujet extrêmement porteur ne devrait pas être absent des thèmes de campagne présidentielle. "Nous n'attendons rien pour être compétitif, conclut Sébastien Aubé, nous avons juste besoin d'être compétitif dans un cadre réglementé."

Le gouvernement qui est minoritaire au Sénat devra attendre que le projet de loi revienne devant les députés pour annuler les choix du Sénat et rétablir la fin des frais d'itinérance.

FXG, à Paris

 

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 06:27
Walles Kotra nouveau patron à Malakoff

Walles Kotra patron de France Ô et du réseau des 1ère

Walles Kotra est le nouveau directeur exécutif en charge de l’outre-mer au sein de France Télévisions. Il remplace Michel Kops qui part à la retraite et Gilles Camouilly remercié en février. Delphine Ernotte Cunci, présidente-directrice générale de France Télévisions, l'a nommé au sein du comité exécutif du groupe. A ce titre, Walles Kotra dirigera les équipes du réseau Outre-mer 1ère et de France Ô à compter du 9 mai 2016. Le Kanak Walles Kotra appartient à cette génération de journalistes qui ont marqué l'histoire de feue RFO au même titre que les Martiniquais Luc Laventure, et Marijosé Alie ou du Réunionnais Gora Patel. Walles Kotra a réalisé sa carrière entre le Pacifique et Paris et fut le premier journaliste Kanak à avoir couvert les événements de son territoire.

Journaliste à la rédaction de RFO Nouvelle-Calédonie depuis 1981, il devient chef du service politique à RFO à Paris en 1989, puis directeur de l’information. En 1994, il est nommé, une première fois, directeur régional en Nouvelle-Calédonie. De retour à Paris en 1998, il devient directeur des relations internationales du réseau Outre-mer avant de retourner dans le Pacifique en 2002, cette fois-ci en Polynésie, en tant que directeur régional.

Il change d’antenne en 2005 pour occuper les fonctions de directeur délégué de France Ô jusqu’en février 2011. Depuis mars 2011, il était directeur régional de Nouvelle-Calédonie 1ère. Le nom de Walles Kotra circulait depuis quelques mois. Dans le contexte délicat de la question de la ligne éditoriale ultramarine de France Ô, cette nomination est faite pour apaiser...

FXG

Walles Kotra est l’auteur de plusieurs documentaires : "Paroles d'îles" sur la diversité des cultures du Pacifique, le portrait "Tjibaou : la parole assassinée ?", "Tjibaou : le pardon " sur la réconciliation des familles Tjibaou et Wéa. Il a également écrit : «Conversations calédoniennes, rencontre avec Jacques Lafleur» (2009-Editions Aux Vents des Iles), «Antoine Kombouaré, Paroles d’un footballeur kanak» (2014 - Editions Aux Vents des Iles) et «Nidoishe Naisseline, De cœur à cœur» (sortie prévue en juin 2016 - Editions Aux Vents des Iles). I est par ailleurs membre du conseil d'administration de l'AFIFO et président du centre culturel Jean-Marie Tjibaou.

 

 

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 03:36

La vente des parts de l'Etat dans les SIDOM inquiète Chalus

Ary Chalus (Guadeloupe - RRDP) a interpellé le gouvernement, le 26 avril à l'Assemblée nationale, sur le désengagement annoncé de l’État des sociétés immobilières d’outre-mer – SIDOM. "Cela suscite l’inquiétude des organisations syndicales, des collectivités et des professionnels du BTP", a signalé le président de la Région Guadeloupe qui a rappelé que les SIDOM représentent plus de la moitié du parc social avec 108 000 logements en 2015 et 60 % de la production de logements.

Dans le contexte de la crise du logement social et de celle qui touche le BTP outre-mer (gouvernement et professionnels se sont rencontrés à ce sujet vendredi dernier), les collectivités d’outre-mer veulent être impliquées dans la politique du logement : "Pourriez-vous, a demandé Ary Chalus, nous assurer que nos collectivités seront étroitement associées à cette réorganisation, dont il faudra veiller à ce qu’elle ne déstabilise pas l’équilibre déjà fragile de ces donneurs d’ordre ?"

C'est Emmanuelle Cosse, ministre du logement et de l’habitat durable, qui lui a répondu en l'absence de Mme Pau-Langevin, partie avec le Premier ministre en Nouvelle-Calédonie. pour lui rappeler que l’Etat est présent dans l’actionnariat des sociétés immobilières d’outre-mer, aux côtés de la Caisse des dépôts et consignation, de l’Agence française de développement et des collectivités territoriales depuis 1946. "Nous nous sommes à nouveau posé la question de la gouvernance de ces structures, a dit Mme Cosse, qui est aujourd’hui dispersée et manque de cohérence. (...) Je peux vous assurer que cette réflexion sera menée dans la concertation. Il n’est pas question pour l’État de se désengager, d’autant plus qu’il s’est fortement investi dans le financement du logement social, à travers la ligne budgétaire unique et le maintien des avantages fiscaux spécifiques au logement social en outre-mer."

Elle n'a pourtant pas expliqué que la vente des parts de l'Etat dans les SIDOM au bénéfice de la Société nationale immobilière (filiale de la CDC) allait être prochainement décidé ainsi que le rappelait George Pau-Langevin vendredi dernier. Emmanuelle Cosse est juste revenue sur la mission d'inspection Bert qui se pencher sur les problèmes d'agréments de Bercy et la simplification de la defiscalisation, et qui doit rendre son rapport à la mi-juillet.

FXG, à Paris

 

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 17:14

BTP

BTP

Problèmes financiers dans le BTP

Les patrons des fédérations régionales du BTP des DOM (à l'exception de Mayotte qui a brillé par son absence) ont été reçus par la ministre des Outre-mer vendredi 22 avril pour tenter de relancer la commande publique, alléger les charges sociales et fluidifier les dossiers de défiscalisation pour le logement social.

"On a beaucoup de retard de règlements des collectivités, cinq à six mois. Or, la loi nous oblige à payer nos fournisseurs à trente jours, d'être en règle de nos attestations fiscales et sociales. En face, que ce soit le préfet, que ce soit l'Etat, ils ne font pas grand-chose pour qu'on soit payés..." José Gaddarkhan, président de la FRBTP, était avec ses homologues des DOM à Paris vendredi pour s'entretenir avec George Pau-Langevin de la situation du bâtiment qui préoccupe tant les professionnels que le gouvernement après une semaine de conflit à la Réunion. Au menu, les exonérations de charges sociales, le logement social et intermédiaire, la solvabilité des entreprises et le recouvrement des sommes qui leur sont dues.

Aux questions urgentes, les réponses urgentes : GPL a annoncé qu'elle verrait très vite (avant son départ pour la Nouvelle-Calédonie, le 28 avril ou la semaine d'après) le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert pour obtenir le déblocage de 13 dossiers de défiscalisation pour 180 logements sociaux. Sept dossiers concernent la Réunion, trois la Guadeloupe, deux la Guyane et un la Martinique. Ces dossiers sont prêts mais connaissent des problèmes de démarrage et d'agrément de Bercy. "On a débloqué pour la rénovation urbaine un milliard depuis 2008, explique le président de la FRBTP, et nous n'avons engagé que 250 millions d'euros. La convention a été prorogée mais on ne peut construire de logements sociaux faute d'agréments..."

D'autres dossiers connaissent des problèmes de financement et certains se retrouvent à l'arrêt. Pour ces cas, l'Agence française de développement va intervenir. "Sans cela, ce sont encore 300 salariés qui vont de retrouver à la rue", avance Bernard Siriex, président de la FRBTP Réunion. ""Nous ne sommes pas vraiment satisfaits, ajoute José Gaddarkhan, nous avons des entreprises qui risquent de déposer le bilan ou d'être liquidées dans les semaines à venir..."

La profession a déjà perdu plusieurs milliers d'emplois depuis 2008.

D'autres mesures complètent ce premier déblocage : "J'ai demandé aux préfets, a encore indiqué la ministre, de procéder à des mandatements d'office parce que certaines collectivités ont du mal à payer les entreprises ou simplement parce que les délais de paiement sont trop longs." Les préfets devaient avoir, dès vendredi, réuni les comités de la commande publique et fait l'inventaire des dossiers à l'arrêt pour procéder dans les meilleurs délais aux mandatements d'office. Ajoutées à cela, les déficiences de la Banque publique d'investissement (Bpi France) dans le préfinancement des projets... George Pau-Langevin a promis de "peser de tout son poids pour que les dettes des collectivités ne pèsent pas sur les entreprises". "L'Etat finance à 80 % la résorption de l'habitat insalubre, constate M. Gaddarkhan, mais les collectivités n'ont pas les moyens de faire le préfinancement ..."

Intégrer le BTP aux secteurs exposés

Par ailleurs, le ministère a mandaté un expert, M. Bert qui, d'ores et déjà, examine les mesures de simplification à prendre pour faciliter la défiscalisation et le crédit d'impôt. "Nous voyons bien qu'il y a là un vrai sujet, poursuit GPL, avec des dossiers qui mettent deux ou trois ans pour aboutir. Peut-être que toutes les vérifications auxquelles procèdent les administrations les unes après les autres sont pour certaines superfétatoires..." Elle voudrait pouvoir, dès la mi- juillet, mettre en oeuvre les principales préconisations du rapport Bert. La ministre devrait recevoir ce haut fonctionnaire en mission dès la semaine prochaine.

Sur la question des charges sociales, les professionnels ont demandé un effort d'exonérations supplémentaires de 2 % à compter du 1er avril 2016. Il est vrai qu'en 2009, lors de l'examen de la loi de développement de l'Outre-mer, les professionnels du BTP n'avaient pas cru utile d'inscrire leur activité dans le secteur surprotégé... "Nous allons essayer, achève GPL, de voir comment le BTP peut désormais intégrer les secteurs exposés à la concurrence, ceux pour lesquels le gouvernement a rehaussé le crédit d'impôt compétitivité emploi à 7,5 %." Ce devrait être effectif dans la prochaine loi de finances.

José Gaddarkhan ne semblait pas emballé au sortir de cette réunion. Il rencontrera les adhérents de la FRBTP d'ici la fin de la semaine prochaine pur décider d'éventuelles suites à donner à leur mobilisation...

D'autres réunions sont prévues dans les territoires, mais également à Paris.

FXG, à Paris

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 05:56

Pour avoir la 4G à Noël, les consommateurs s'assoiront sur le roaming !

Alors que le Sénat s'apprête à examiner le projet de loi "République numérique", un drôle de combat connexe se livre en coulisse. Il concerne une spécificité française et ultramarine, l'itinérance mobile dite encore "roaming". Spécialité française puisque l'Espagne n'a pas introduit ce service facturé entre les Canaries et le continent ; spécialité ultramarine, puisque c'est France Télécom qui a choisi, à l'origine, de séparer l'Hexagone de ses outre-mer...

En décembre 2015, la loi de modernisation du droit outre-mer a été promulguée. En son sein, un article issu d'un amendement du député PS Lurel qui propose de faire prendre de l'avance aux Outre-mer sur le règlement qui doit entrer en vigueur en 2017 au niveau européen : la fin du roaming entre les Etats européens. Cette disposition devait être appliquée entre l'Hexagone et les DOM au 1er janvier 2016, puis à la demande des opérateurs au 1er mai... Dans les faits les opérateurs n'ont aucune envie que s'applique la fin de l'itinérance.

Le 16 mars dernier, la secrétaire d'Etat au numérique, Axelle Lemaire, a réuni à Bercy les parlementaires d'Outre-mer, son cabinet numérique et le directeur général de l'ARCEP. Ce dernier a clairement affiché le point de vue de l'autorité indépendante qu'il représente, en disant aux parlementaires, en substance : "Si vous n'acceptez pas de revenir sur l'amendement Lurel, vous n'aurez pas la 4G à Noël !" L'ARCEP soutiendrait-elle les opérateurs contre les consommateurs ? Et Mme Lemaire ? Victorin Lurel la croit résolument aux mains des lobbys des grands opérateurs. Pour autant, le vrai problème ne vient pas des grands opérateurs comme Orange, mais plutôt des petits opérateurs ultramarins type Dauphin télécom ou Digicel qui craignent de perdre des positions commerciales avec la fin du roaming et le changement de modèle économique qu'il implique. "Ils vont passer du statut de fournisseur de marché de détail à celui de fournisseur de marché de gros", commente un proche du dossier. La perte annoncée serait de 5 centimes par appel... O comprend le manque à gagner même si rien ne dit que son coût réel est de 5 centimes...

C'est ainsi qu'Axelle Lemaire a proposé un amendement dans son projet de loi République numérique qui prévoyait de supprimer le roaming, mais pour une durée limitée de quinze jours. Il a vite été retiré sur pression des députés. Cette fois, les lobbystes ont soumis au sénateur LR Michel Magras une carence de soixante jours. On est encore loin des 365 jours sans roaming prévus par l'Europe... Nul doute que le Sénat adopte cet amendement le 3 mai prochain, mais il ne devrait guère survivre à la commission mixte paritaire Sénat-Assemblée nationale, laissant le dernier mot aux députés.

Au final, la loi devrait s'appliquer au 1er mai, sauf si les opérateurs décident d'entrer dans l'illégalité en attendant 2017...

Mais dans le fonds, nos parlementaires auraient peut-être du faire plus simple : oublier le roaming et imposer aux opérateurs de téléphonie mobile qui proposent des forfaits outre-mer inclus à 19,99 en métropole, qu'ils révisent à la baisse leurs forfaits outre-mer à 49,99 euros !

FXG, à Paris

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 08:32
Sonic boom ka palé kréyol adan télé nasyonal

Sonic boom ka palé kréyol adan télé nasyonal

20 épisodes de Sonic Boom en créole

A partir du 25 avril, les lundis mardis, jeudis et vendredis à 11 heures, avec deux soirées exceptionnelles le vendredi 29 avril et le vendredi 6 mai à 20 h 40, Canal J propose en exclusivité 20 épisodes de Sonic Boom doublés en créole.

C'est la première fois en France, que Canal J met à l’honneur l’une des richesses de la culture d’outre-mer avec la diffusion inédite de 20 épisodes de Sonic Boom en créole (sous-titrés en français). L’occasion pour les téléspectateurs de (re)découvrir les aventures du hérisson bleu et de ses complices. "C'est une initiative qui nous est apparue évidente dans notre volonté de mettre en avant toutes les cultures françaises déclare Caroline Cochaux, Directrice Déléguée du Pôle TV de Lagardère Active. Nous souhaitons transmettre à nos téléspectateurs les valeurs qui nous tiennent à cœur : le respect de la diversité, la valorisation des différences, la (re)découverte de différentes cultures..."

FXG, à Paris

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 11:28
Alex Alexer, Marc Cébret, Hervé Jean-Louis et Nicolas Evrin le 15 avril à Bercy

Alex Alexer, Marc Cébret, Hervé Jean-Louis et Nicolas Evrin le 15 avril à Bercy

Les syndicats IEDOM reçus à Bercy

Alice Polomat (CDMT), Alex Alexer (CGTG), Marc Cebret (CDTG), Nicolas Evrin (CGTR) et Hervé Louis-Jean (SNB-Martinique) représentent l'intersyndicale de l'IEDOM qui a été reçue vendredi par le cabinet de Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics. Quatre conseillers dont la chef du bureau des départements et collectivités d'Outre-mer à la direction générale du Trésor, ont reçu les syndicalistes venus des DOM à l'occasion de la réunion de leur CCE, pendant une heure et demi. Au programme, le sort des agents IEDOM alors que l'institut doit devenir une société par actions simplifiée dont le capital doit être acquis par la Banque de France. "Le sort des agents AFD et IEDOM est entre les mains du Trésor public", a déclaré Alex Alexer. A l'origine de cette remise en question de l'IEDOM, le projet de loi gouvernemental de rapprocher l'Agence française de développement et la Caisse des dépôts. Et si, depuis, le gouvernement a fait marche arrière, le projet de transformation de l'IEDOM est resté sur la table. Il faut dire que, financièrement, c'est une affaire qui devrait permettre à l'Etat de récupérer au bas mot 150 millions, selon les syndicats qui se basent sur la valeur de l'actif. La somme réellement due sera évaluée par un expert indépendant ainsi que l'a demandé Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne. "L'Etat vend ses joyaux de famille", regrette Alice Polomat. Il le fait pour un plusieurs établissements publics, selon une liste établie par la Cour des comptes, et ils ont rajouté l'IEDOM..."

Les syndicalistes regrettent que l'Etat n'ait exploré que la seule piste de la SAS. "On nous dit que nous restons publics, indique Hervé Louis-Jean, au sein d'une société de droit privé détenue par des fonds publics..." "Ils ont fait un seul choix, sans nous consulter", regrette Nicolas Evrin. Au ministère, vendredi matin, on leur a dit : "Vos statuts sont protecteurs..." Certes, mais la gestion et la structure de la nouvelle IEDOM restent à définir. "On ne sait encore rien, mais on fait d'abord changer la loi !", regrette Alice Polomat. "C'est une coquille vide et c'est à nous de la remplir", signale Marc Cébret. Les conseillers de Michel Sapin les ont effectivement invités à solliciter les parlementaires pour leur proposer leurs idées avant que la loi ne vienne en débat à l'Assemblée nationale d'ici juillet ou septembre.

Adapter la cotation des entreprises à bilan collecté

"Une agence IEDOM, expliquent les syndicalistes, fonctionne exactement de la même manière qu'une succursale de la Banque de France et rend les mêmes services, mais pas dans le même environnement économique. Dès lors que le gouvernement prétend préserver les spécificité de l'IEDOM, nous estimons être en droit d'attendre que les agences IEDOM exécutent leurs missions en fonction des caractéristiques socio-économiques propres à chaque DOM. Or, il n'en est rien... C'est l'uniformité et sur les standards métropolitains."

Plutôt que de ne défendre que leur corporation et leur statut, les syndicalistes de l'IEDOM considèrent que l'un des enjeux du débat public sur le statut de l'IEDOM pourrait être l'adéquation des missions exercées par l'IEDOM au service des populations et des territoires d'Outre-mer. La question de la cotation est sans doute l'exemple le plus significatif. La cotation des entreprises est un élément fondamental d'accès au crédit pour les entreprises car aucune banque ne prête sans consulter la cotation.

Mais cette cotation ne concerne que les entreprises en dessus du seuil de 750 000€ de chiffre d'affaires. Ce seuil a été déterminé en fonction de la métropole, pas en fonction de l'outre-mer qui a beaucoup plus de TPE qui ont un mal fou à accéder au crédit... Voici un débat qu'ils auraient préféré avoir plutôt que celui qui aboutira selon eux à pouvoir payer moins chers les futurs agents IEDOM.

FXG, à Paris

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 11:25

15 millions d'euros d'amende pour le groupe Drahi

Le groupe Drahi a écopé d'une sanction pour non-respect d'engagement, une infraction qui fait suite au rachat de SFR par Altice-Numéricable (groupe Drahi). Drahi avait déjà racheté à la Réunion Moebius et Outremer Télécom. De fait le marché jusqu'alors partagé entre trois opérateurs, Orange, SRR et Outremer, n'en avait plus que deux. Pour rester à trois, l'Autorité a enjoint le groupe Drahi de se séparer d'une des deux filiales — ils ont choisi le plus petit, Outremer — et que cette filiale reste active, compétitive et concurrentielle sur le marché.

L'Autorité a donc demandé des garanties sur la vente : la nomination d'un mandataire qui puisse vendre sans prix de réserve, choisir le repreneur... Mais tant que cette vente n'était pas réalisée — ils avaient jusqu'au 15 juillet 2015 pour le faire —, le groupe Drahi restait aux manettes des deux filiales SRR et Outremer en même temps. Pendant cette période transitoire le groupe Drahi devait encore nommer un gestionnaire indépendant, avec l'interdiction de mettre son nez dans "les activités cédées", pour être sûr que les intérêts d'Outremer, futur concurrent, soient préservés. Drahi a attendu janvier 2015 pour nommer le gestionnaire.

Drahi a eu les mains libres pour augmenter les prix de abonnements prezmium (surtout) de ses propres clients (17 à 60 % de hausse). Certains abonnés ont reçu un SMS, le 20 novembre 2014, qui les avertissait que leur abonnement augmentait de 5 euros mais qu'ils pouvaient le résilier sans frais. Un comportement commercial inédit qui est alors dénoncé dans la presse et qui alerte aussitôt l'Autorité de la Concurrence. Elle ouvre une enquête. Malgré cela, les hausses sont maintenues pendant les fêtes de Noël, le moment où beaucoup en profitent pour changer d'opérateur. La plupart des abonnés d'Outremer n'attendent pas de résilier pour changer de boutique, quitte à payer un mois de trop à Outremer... Il y a eu trois fois plus de résiliations en janvier 2015 que la moyenne mensuelle 2014 ! Le groupe Hiridjee (Madagascar) qui négocie le rachat d'Outremer avec le groupe Drahi, regarde impuissant ses futurs clients partir à la concurrence.

Selon un expert, sur les offres augmentées, Outremer a perdu 10 à 15 000 clients, 3 à 4000 abonnés par mois pendant trois mois. Outremer avait 66 000 clients abonnés à la Réunion. 26 000 ont été touchés par les hausses de prix du 1er janvier, 4000 avaient déjà été touchés par les hausses de l'été. En tout, près de 45 %, un chiffre qu'il faut nuancer parce qu'un certain nombre d'abonnés ont pu basculer sur une autre offre d'Outremer qui n'avait pas été augmentée. D'un point de vue pratique, l'abonné d'Outremer qui résiliait, gardait son téléphone et passait à la concurrence Orange ou SRR avec un réseau 3G bien meilleur et une politique tarifaire avantageuse.

Fin janvier 2015, quand l'Autorité a siginifié au groupe Drahi la procédure d'infraction, les hausses ont été annulées. L'Autorité de la conccurence n'a agréé la cession d'Outremer au groupe malgache qu'en juin 2015.

Si le groupe Drahi interjette appel (selon un communiqué, le groupe a "réservé ses droits"), l'affaire reviendra devant le Conseil d'Etat. Dans cette hypothèse, la défense du groupe Drahi devrait essayer de faire baisser la facture.

FXG, à Paris

D'autres enquêtes en cours

Bouygues a révélé une plainte contre SFR pour non respect de ses engagements en matière de fibre. L'Autorité a indiqué aussi enquêter sur le risque que SFR et Altice/Numéricable aient démarré la fusion avant l'autorisation. Ce sera donc un nouveau face à face entre l'Autorité et le groupe Drahi qui va recommencer d'ici quelques mois. Cette sanction pour Mayotte et la Réunion ne serait donc que le premier épisode du feuilleton !

L'amende

Le montant de l'amende de 15 millions d'euros a été fixé en fonction de la gravité de l'infraction, du dommage causé à l'économie (pas aux personnes), de la taille de l'entreprise. Le plafond légal est fixé à 5 % du chiffre d'affaires des entreprises fusionnées. Avec Altice/Numéricable et SFR, ce plafond légal atteint 600 millions d'euros !

Un unique précédent, plus soft

De mémoire de spécialistes, il n'y a pas d'autre exemple d'une entreprise qui se soit affranchie de ses obligations aussi vite et de manière aussi frontale. Le seul précédent, c'est Canal + avec TPS. Canal + s'était engagé sur une durée de six ans, et les choses ne se sont dégradées qu'au fur et à mesure des mois et des années. La chaîne TPS n'a pas été maintenue à niveau, mais ça ne s'est pas fait du jour au lendemain. Canal + avait alors eu 30 millions d'euros d'amende.

Outremer aux Antilles

Aux Antilles, Outremer a disparu. Il s'appelle désormais SFR Caraïbes. Ses abonnés aussi ont eu des soucis avec une hausse de leurs forfaits, mais l'Autorité de la concurrence n'a rien pu dire, ni les annuler comme elle l'a fait à la Réunion, car tous les forfaits ont pris deux euros et SFR Caraïbes n'avait aucune obligation.

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 04:42

Benjamin Faleyras, auteur-compositeur de "Gospel sur la colline", viendra donner trois représentations de cette comédie musicale le 27 mai au fort Delgrès à Basse-Terre et les 28 et 29 mai au palais des sports du Gosier. A l'affiche Firmine Richard, Dominique Magloire, Jean-Luc Guizonne, Carla Estarque, Manu Vince, Jean-Michel Vaubien...

Avant le succès que "Gospel sur la colline" a rencontré deux mois durant aux Folies Bergères en septembre et octobre derniers à Paris, la création de cette comédie musicale n'a pas été une promenade de santé pour son auteur. Interview.

"Un projet peut venir des Antilles et être en national"

Pouvez-vous revenir sur la genèse de ce spectacle ?

J'ai ce spectacle en tête depuis dix ans et j'ai rencontré pas mal de maisons de disques et de productions avec mon scénario et mes maquettes de chanson pour leur proposer... Ca se passe en Louisiane dans les années 1950... Ils écoutent, trouvent ça pas mal, mais 40 blacks sur scène... Tout ça... Non ! "Le grand public n'est pas prêt", me disent-ils. Prêt à quoi ? "Prêts à voir 40 Noirs qui dansent, chantent sur scène..." Mais ça se fait partout, aux Etats-Unis, en Angleterre... J'ai alors compris que le marché de la comédie musicale en France est dans les mains de certains qui n'ont pas envie de partager le gâteau. Si les Antillais commencent à ramener leur fraise, ils vont trop manger ! On me suggère de faire ce que je sais faire déjà, du caribéen, du zouk... Mais ce n'est pas parce que je suis Antillais que je ne dois faire que des choses pour les Antillais ! Je peux faire des choses pour les Antillais, mais à l'échelon national, en français ! On me rétorque toujours que ça coûtera cher, que le public n'est pas habitué à voir trop de Noirs d'un seul coup sur une scène ! Vous vous rendez compte 40 ! (Il s'esclaffe.)

Vous aviez pourtant déjà des soutiens de poids comme Firmine Richard...

Je ne la connaissais pas. C'est France Zobda qui considère mon projet et me conseille d'aller voir des gens "bankable". Firmine a lu le scénario, a dit banco et m'a ouvert son carnet d'adresses. Mais là encore, j'ai pris des coups sur la tête... J'en ai parlé avec Pascal Vallot (créateur de "La rue Zabym" au palais des Congrès, NDLR) et il m'a dit : "C'est courageux de ta part !" J'ai rencontré pas mal de gens dans le milieu noir, même des politiques, qui aussi auraient pu m'ouvrir des portes, mais pour les Noirs, j'étais trop blanc - le jazz, leur blues ne leur parlait pas... "Mais M. Faleyras, ça ne met pas en valeur nos régions ! Vous parlez de la Louisiane, pourquoi voulez-vous qu'on finance quelque chose qui ne met pas en valeur nos régions ?" Les Bretons, les Normands doivent-ils ne faire des choses que sur la Bretagne ou la Normandie ? Arrêtons, on est tous Français et on va nous voir en national ! A-t-on le droit d'exister sans faire de communautarisme ? Le message de cette comédie, c'est le partage et le rassemblement des talents...

Et pourtant, vous décrochez la scène du Casino de Paris en 2012...

Fatigué d'entendre des âneries pareilles qui sous-entendent clairement que, à part faire du zouk ou du dancehall, nous n'avons pas ce talent-là, je leur dis : "Vous verrez bien un jour ou l'autre que ce spectacle sera à l'affiche !" J'ai prévenu la troupe qu'on n'aurait pas d'argent, mais qu'on allait se prendre en main et répéter pendant un mois, s'il le faut tous les jours, pour pouvoir montrer enfin ce que c'est que ce spectacle ! Mon régisseur qui travaillait alors pour Jean-Marie Bigard, connaissait bien le Casino de Paris. On leur a dit que c'était un show case et on a eu un super prix, j'ai mis mes économies...

C'était un spectacle encore inachevé...

On a fait ça à l'arrache, mais il y avait tellement d'envie, de foi... Quand on est arrivé au Casino de Paris, on avait tellement répété mais nous n'avions même pas eu le temps de faire un filage et celui-ci a eu lieu sur scène, de bout en bout ! Je tremblais de tous mes membres... Dans le public, il y avait un Breton, Erwann Coïk qui me dit : "Dans votre comédie musicale, il y a au moins 4 ou 5 gros tubes pour être sur scène !" Je lui explique que nous n'avons pas d'argent et que les productions ne veulent pas nous suivre. "Combien ?", demande-t-il. "2 millions." "Je vous les trouve." Je n'y ai pas cru... Et il me rappelle, m'explique qu'il a une société de gestion de patrimoine. Ses clients investissent dans les énergies renouvelables, les matières premières... Il veut leur proposer d'investir dans la comédie musicale. "C'est innovant et glamour ! On va monter une société de production, j'amène l'argent, vous le savoir-faire." Un an après, la société existe, on se met au travail, on prend une direction marketing, un metteur en scène de talent, Jean-Luc Moreau, un chef d'orchestre de renom, Patrice Peyriéras. Avec eux, on a bonifié mon travail et on a loué les Folies bergères pour six semaines. Forte de notre succès, la direction des Folies bergères nous a proposé une prolongation. On a joué tous les jours pendant deux mois et tous les soirs, c'était la standing ovation !

Sans avoir la puissance des grosses comédies musicales ?

Le bouche à oreille fonctionne et on se rend compte qu'il aurait fallu jouer quatre mois au lieu de deux tant la demande était grande. TF1 a voulu l'exclusivité pour la première, France Télévisions a suivi avec un direct chez Elise Lucet, M6 est venu, ils sont tous venus ! Et les gens ont vu ça depuis les Antilles, la Réunion, Madagascar, le Canada. Et des Antillais organisaient entre amis des voyages pour aller voir le spectacle parce qu'ils ne savaient pas quand on viendrait aux Antilles.

Et ces trois dates antillaises, n'est-ce pas la consécration du fils prodigue ?

On n'a jamais gagné ! Ca me tient beaucoup à coeur de jouer au pays parce que c'est sentimental. La troupe est composée à 80 % d'Antillais et ça représente pour chacun le summum de jouer à la maison. On a fait quelque chose qui nous ressemble et qui montre que lorsque blancs et noirs se mettent ensemble, on peut faire des choses fabuleuses ! C'est la chanson "Ebony and ivory" ! Gospel sur la colline en est la démonstration. Avec le Département qui, en partie, nous fait venir en Guadeloupe, nous tenons à ce qu'il y ait un partage avec des artistes locaux. Nous avons fait un casting d'une dizaine de chanteurs, danseurs, comédiens avec lesquels nous allons répéter pendant trois semaines et qui vont nous rejoindre sur scène. C'est une forme de passage de relais. On nous a beaucoup félicité sur notre professionnalisme et nous voulons l'insuffler à d'autres talents. Il y a des pépites là-bas !

On vous dit éligible à la nomination aux Molière...

Ils sont venus nous voir parce qu'on a fait tellement de bruit et qu'ils connaissent très bien le travail de Jean-Luc Moreau. Ils se sont intéressés à cette comédie musicale... Le vote aura lieu au mois d'avril et la cérémonie en mai... C'est une reconnaissance générale, collégiale qui nous encourage à continuer de travailler dans ce sens et qui nous montre qu'un projet peut venir des Antilles et être en national ! En dix ans, beaucoup de gens m'ont dit de ne pas y aller, mais j'ai gardé comme un malade l'obstination pour que ce projet existe. Nous ne devons pas rester enfermés dans notre communauté, mais arriver avec un projet pour tout le monde.

Et après ?

Nous voulons pousser cette comédie musicale le plus loin possible parce que c'est notre fer de lance. Après les Antilles, nous voulons jouer dans la Caraïbe, à la Réunion et revenir en France nous installer plus longtemps dans un théâtre, six mois, voire plus ! Nous avons été contactés par un producteur japonais pour jouer en Corée, au Japon et en Chine en 2018 ou 2019. C'est lui qui fait jouer en Asie toutes les grandes comédies musicales françaises à savoir "Notre Dame de Paris", "Roméo et Juliette"...

Et ne pensez-vous pas déjà à un autre spectacle ?

J'ai déjà dans les tuyaux une autre comédie musicale que j'écris tranquillement. Le but c'est de profiter de la porte ouverte par Gospel sur la colline pour lancer autre chose.

Qu'est-ce qui vous motive, la foi ou la musique ?

Les deux mon général ! J'ai appris la musique à l'église mais très vite, j'ai été au bout de ce que l'église pouvait m'apprendre. Et j'ai aussi fait mes armes à l'extérieur de l'église pour faire mon expérience avec des musiciens professionnels. En Angleterre, j'ai rencontré beaucoup de musiciens, j'ai fait du piano bar pendant des années, de la soul, du jazz, du rythm and blues, du blues et de la chanson créole, de la biguine... Mais attention, le spectacle n'est pas une comédie musicale gospel, c'est une comédie musicale tout court. Même si moi j'ai ma foi, je ne veux pas mêler ça à la comédie musicale. C'est une comédie musicale laïque qui ne prône aucun mouvement religieux, c'est un spectacle et ça j'y tiens !

Propos recueillis par FXG, à Paris

Le pitch

En 1954, un pasteur haut en couleur et avant-gardiste, officie dans une église au centre-ville, en face d'un cabaret où ça swingue pendant qu'il prêche. Ses paroissiens ne l'écoutent même pas et il en a marre. Il décide de construire une église sur la colline de Saint-Jean le Baptiste et de l'ouvrir aussi aux blancs. Il y a des pour, des contre... Mais il arrive à ses fins. Il y a bien sûr des destins croisés, une romance, des rebelles... Et c'est une comédie !

Un autodidacte formé à l'église

Benjamin Faleyras (54 ans), natif du Moule, a passé ses premières années à Saint-Martin avant de suivre ses parents fonctionnaires à Paris. C'est à l'église méthodiste qu'il découvre le gospel. Quoi qu'il ait suivi un peu le conservatoire, c'est en autodidacte qu'il apprend la guitare et le chant. Rapidement, il monte des chorales, des groupes dans les églises. Au début des années 1990, il est un des pionniers du gospel en France avec Max Zita et le Gospel Voices, puis avec Monique-Ange Hertin et le Gospel chords singers qui étaient alors les deux grandes chorales majeures en France.

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