Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:40

Unanimité pour la banane des DOM au Sénat

Après l’offensive des pays d’Amérique du Sud producteurs de banane contre les droits de douane qui protègent la banane européenne (donc antillaise), la Commission européenne a transmis au Parlement européen un projet de réforme du programme d’options spécifiques à l’éloignement et l’insularité (POSEI). Ce POSEI représentait pour l’outre-mer 278 millions € en 2010. Or l’accord de Genève sur le commerce de la banane de décembre 2009 et ceux du printemps 2010 conclu avec l’Amérique centrale et avec le Pérou et la Colombie ne sont pas cohérents avec le POSEI. Le Sénat s’est saisi de cette affaire en janvier dernier afin de proposer une résolution européenne pour dénoncer, selon le sénateur Serge Larcher,  « le désintérêt de la Commission à l’égard des effets de ces divers accords sur l’agriculture des DOM ». Rapporteur de la Commission, le sénateur Marsin a rappelé en séance que « la proposition de résolution demande, d’une part, au Gouvernement français d’intervenir auprès de la Commission européenne pour obtenir des compensations financières conséquentes ; d’autre part, elle invite la Commission européenne à prendre en compte la spécificité des outre-mer lorsqu’elle négocie des accords commerciaux ; et enfin elle demande l’application concrète de mécanismes de sauvegarde ». Serge Larcher a insisté pour « maintenir la pression sur la commission européenne ». Il a été entendu puisque le texte de la résolution a été adopté à l’unanimité dans la nuit du 3 au 4 mai. Interrogé sur la portée d’une telle résolution, le sénateur Serge Larcher a indiqué qu’elle constituait « une arme pour le ministère de l’Outre-mer devant l’Europe ».

FXG (agence de presse GHM)

 

Partager cet article

Repost0
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:39

 

La loi Létchimy adopté à l’unanimité au Sénat

Comme elle l’avait été à l’Assemblée nationale, la loi sur l’habitat insalubre initiée par le député Serge Letchimy, a été adoptée avec la même force au Sénat vers zéro heure jeudi. Cette loi adaptée à la situation de l’habitait informel dans les DOM déroge au droit commun mais constitue un outil à la disposition des opérateurs locaux pour lutter contre l’insalubrité et réaménager les quartiers concernés. La loi devrait faire une nouvelle navette formelle dans les deux assemblées mais, comme le faisait remarquer le sénateur apparenté PS Serge Larcher, il faudra attendre la prochaine loi de finances pour vérifier si la politique qu’elle permettra d’insuffler sera effectivement mise en œuvre.

FXG (agence de presse GHM)

 


L'avis du sénateur Jean-Etienne Antoinette (app. PS Guyane)

"En Guyane, on estime à 10 000 le nombre de logements insalubres ou illicites et qui augmente de 10 % chaque année. Pire, ces constructions illicites représentent chaque année 50% des constructions nouvelles. Cette proposition de loi est une avancée car donnant une existence juridique à des occupants sans titre pour perte de logement. (...) Les vraies réponses demeurent la mise en place d’un foncier équipé à hauteur des besoins, des opérateurs performants, des moyens adéquats et une volonté politique réelle déterminée en matière de construction de logement sans quoi, l’habitat insalubre a vraiment encore de beaux jours devant lui !"

 

Partager cet article

Repost0
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:04

La Foire de Paris offre une belle vitrine à la Guyane

Avec une trentaine d’artistes chargés de l’animation et une vingtaine d’exposants, la Guyane se présente sous son meilleur jour au parc des expositions de la porte de Versailles.stand-guyane.jpg

« L’opération Foire de Paris n’est pas une opération CCI. Notre philosophie, c’est la Guyane… » Franck Vieillot, chef du service assistance aux entreprises de la CCI de la Guyane se montre modeste devant le plus beau des stands du hall Terre de tropiques (élu stand d’or à l’unanimité du jury). La CCI, cheville ouvrière de l’opération Foire de Paris, a proposé le thème du décor : les lodges et les carbets, histoire de bien montrer la tendance tourisme durable de la destination. Franck-Vieillot-CCI.jpgMis à part ce détail, Franck Vieillot  (photo) ne jure que par le collectif. A raison, puisque cette opération parisienne a été permise grâce au concours fincancier de la Région, de l’Europe et du CNES. Les 19 exposants présents (dont Montabo soleil, Ibis rouge, Jan d’Or, Délices de Guyane) ont ainsi pu limiter leur participation à 35 % du budget global, estimé par M. Vieillot à 300 000 €. « On a fait venir l’office du tourisme de Saint-Laurent qui assure la représentation d’une dizaine d’entreprises artisanales. Souvent individuelles, ces entreprises n’auraient pu se permettre de laisser leur échoppe fermée pendant les quinze jours de la Foire de Paris. » Mme-Eliette-et-son-manare.jpgLe Parc national amazonien de Guyane a lui aussi apporté sa contribution en faisant venir trois artisans de Mana, Roura et Sinamary. Jean-Philippe Richard et Nadège  Guerville du Parc expliquent comment depuis le mois de juillet, le Parc a mis en place une politique d’identification des productions artisanales qui participent au développement local. La première à avoir été identifiée est la société de Manan Exotic Chips de Mme Sodearman. Depuis ils en ont identifié une dizaine, toutes des entreprises de service ou d’artisanat. « Ce qu’on cherche à vendre, explique Nadège, c’est la marque Parc. » C’est ainsi que Mme Eliette (photo) et son couac, le sculpteur Henricus Solega et encore  Armelle Carotine et ses punch ont pu faire le déplacement à Paris.

Du couac, du bois et des punch

Armelle-Carotine-et-Veronique.jpgPour Mme Eliette, c’est une grande première cette Foire et c’est le bonheur ! Elle n’est pas sûr que les 250 kilos de couac qu’elle a préparés avant de venir suffiront pour tenir jusqu’à dimanche, jour de fermeture de la Foire. Et quand on lui demande son chiffre d’affaires, elle se contente de répondre en souriant : « très bon ! ». Elle vend son sachet de couac à 10 € contre un prix habituellement pratiqué en Guyane de 8 €. Armelle Carotine aussi semble contente de cette expérience. Elle a emmené quelque 600 bouteilles de punch et se dit sûre de ne rien ramener à Cayenne ! « Ca vaut le coup de venir ! Pour ceux qui ne connaissent pas la Foire, ils ne peuvent pas se rendre compte à quel point c’est fabuleux ! » De la bouteille, elle en a puisque c’est sa 7e participation à la Foire de Paris… Quant à son chiffre d’affaires, il représente une « part significative » de son chiffre annuel. Henricus SolegaC’est un peu plus difficile pour le sculpteur bushinengué Henricus Soléga. Il a apporté ses masques, ses pirogues en bois de wacapou, de Moutouchi ou de courbaril. Un visiteur a osé le soupçonner d’importer son bois du Brésil ! « Détrompez-vous, lui a-t-il répondu. La Guyane est couverte de forêts et ça nous reviendrait plus cher d’importer le bois du Brésil… » Finalement, il a coupé court à la conversation ! Il lâche deux pièces sculptées à une acheteuse difficile qui marchande comme on le ferait au marché aux puces. Il finit par céder à 20 € au lieu de 45. « C’est la première vente de la journée ; elle va me porter chance. » Pour Henricus, cette Foire, sa première à lui aussi, c’est pour se faire connaître et nouer des contacts. Son entreprise n’a que deux ans et il vit encore chez sa mère… Sans l’aide du Parc, il ne serait pas venu. Quant à Mme Eliette, l’année prochaine, elle reviendra avec des photos de la fabrication du couac. Elle a été vexée qu’on ait pu penser que ce n’était pas elle qui le produisait.

FXG (agence de presse GHM)

 


Carence de pépite

 

Le-bijou-federateur-de-Jan-d-or.jpgImpossible d’acheter une pépite au stand de la Guyane ! Les badauds sont déçus… « Rassuez-vious, ça fait deux qu’on ne peut pas non plus en trouver en Guyane », explique Jean-Noël Couperin, le patron de la bijouterie Jan d’or qui délocalise sa boutique depuis 2004 à la Foire de Paris. Sans pépite, ses clients habitués sont un peu déçus mais il a su trouver des produits de substitution : l’or sur bois, les filigranes, les grains d’or et les produits « œcuméniques ». « Avant, je proposais des bijoux représentant la Guyane, mais je me suis rendu compte qu’à la Foire, la clientèle était domienne. Je me suis adapté. » Et maintenant, il fait des bijoux aux armes de la Guadeloupe, de la Martinique, d’Haïti. Ca part bien malgré la hausse du prix de l’or. En trois ans, le gramme est passé de 12 à 33 €. « C’est le prix de l’or qui monte, pas mes marges ! »

 


La fin des clichés

 

Bernadette-Bidiou-et-Aurelie-Schleger.jpgBernadette Bidiou et Aurélie Schleger animent le stand de l’office du tourisme de Saint-Laurent du Maroni et reçoivent pas mal de curieux attirés par les couleurs de leur stand. « Il y a encore des gens qui ne connaissent pas du tout la Guyane mais dans l’ensemble, la majorité sait nous situer. » Beaucoup sont venus chercher des informations à la suite d’un mail de promotion d’air France qui propose des billets à 398 €. « On pense beaucoup aux Antilles, disent ces curieux, mais la Guyane a l’air attrayante. » « C’est nouveau ce discours, explique Aurélie, et surtout,  on a constaté que les clichés sur les bestioles, c’est fini ! Et on n’a même pas eu de questions sur le bagne. L’image de la Guyane change. »


Ibis dans le rouge

Malherbe-Ibis-rouge.jpgIl est la part culturelle de la Guyane à la Foire de Paris. Jean-Louis Malherbe des éditions Ibis rouge expose 1400 kilos de livres (son catalogue contient plus de 400 titres) et constate que le livre attire de moins en moins les visiteurs de la Foire. En 2005, il faisait 6400 € de chiffre d’affaires et 11500 en 2009. A trois jours de la fin de ce salon, il n’a pas atteint le tiers du chiffre de 2009. « Le livre intéresse-t-il encore la population ? », se demande celui qui constate que les visiteurs de la Foire viennent pour manger des produits locaux et se rencontrer… Pour cette édition de la Foire de Paris, il sort pourtant un très bel ouvrage de photos de Karl Joseph, Les Guyanais. Lors de la journée de la Guyane, nombreux sont les visiteurs qui l’ont feuilleté, beaucoup d’hommes politiques du pays, mais aucun pour en acheter ! C’est ce qu’on appelle le soutien économique.

 


On les a vus et entendus

Victor Klet, Henri Placide (prix Sacem), Nadine Léo (la révélation du folklore guyanais), les zoukers de Saint-Laurent, Sweet wave ont fait le show sur la scène extérieure. Le groupe Karnivore qui a remporté le prix de la meilleure chanson du carnaval 2011 avec « Kidnapping » a cartonné aussi tout comme les groupes carnavalesques Rouleau d’or, Tcho péyi et Guyane Co. La vice-présidente de la Région, Hélène Sirder, le président de la CCI Jean-Paul Lepelletier, le conseiller général Antoine Karam et encore la présidente du CTG, Sylvie Désert se sont fait voir mercredi, journée de la Guyane. On les retrouvera samedi pour une soirée de prestige sur une péniche sur la Seine.

Partager cet article

Repost0
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:02

CRS traités de « Bananias » : Y’a bon l’Etat

Le 2 mai dernier, la 1re chambre du tribunal de grande instance de Paris a condamné l’Etat pour déni de justice au détriment de trois CRS d’origine guadeloupéenne. Victimes des propos racistes de leur commandant adjoint d’unité, le capitaine François Spina, le 22 juin 2009, lors d’une mission en Corse, les trois fonctionnaires de police se sont tournés en vain vers la justice pour dénoncer l’affaire que résume l’un des plaignants : « Vers 8 h 30, en nous voyant assis en train de petit-déjeuner, l’officier nous a lancé : Ca va les Bananias ? »…

Alors que le capitaine Spina a fait l’objet d’une sanction de sa hiérarchie, un avertissement, le procureur de Meaux a fini par leur apprendre, en décembre 2009 que leur plainte n’avait pas été traitée et se retrouvait donc, de fait, prescrite… Une information qu’il leur confirmait le lendemain par écrit et par laquelle, il leur « renouvelle [ses] excuses ». C’est dans ces conditions que les trois CRS guadeloupéens ont assigné l’Etat pour déni de justice. Lors de l’audience du 21 mars, le ministère public a reconnu en l’inaction du procureur de Meaux « une déficience caractérisée traduisant l’inaptitude du service public de la justice à remplir une mission dont il est investi », mais il a contesté le bienfondé du montant des réparations : « Les demandeurs ne sont fondés qu’à se plaindre d’une perte de chance d’obtenir réparation du préjudice moral résultant de l’infraction dénoncée (…) Le préjudice apparaît particulièrement hypothétique dans la mesure où le parquet n’était pas tenu d’exercer des poursuites (…) En matière de contravention de 4e classe, la pratique habituelle des parquets consiste à ne pas agir d’office mais à laisser aux parties le soin de poursuivre par voie de citation directe. » Au final, a résumé Me Alex Ursulet, pour la défense des CRS, on constate que la puissance publique aura préféré que l’Etat réponde d’un déni de justice plutôt que d’envoyer un de ses officiers de police répondre de ses propos à caractère raciste prononcés contre des agents de l’autorité publique… Les trois CRS ont demandé 20 000 €. Une somme « injustifiée et exorbitante » selon l’avocat de l’agent judiciaire du Trésor. Le tribunal l’a pourtant condamné à verser à chacun des CRS 5 500 €.

FXG (agence de presse GHM)

 

Partager cet article

Repost0
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 05:54

La commission des lois du Sénat réécrit la loi organique pour la Guyane et la Martinique

La commission des lois du Sénat a adopté la semaine dernière tous les amendements du rapporteur de la loi organique, Christian Cointat, sénateur UMP des français de l’étranger. Il s’agit de 12 amendements sur la loi organique et de 104 sur la loi ordinaire. Quant aux amendements extérieurs (qui devaient être déposés avant-hier midi (jeudi), ils devraient aussi se chiffrer entre 100 et 200. Le texte passera mercredi prochain en séance publique dans l’hémicycle du Palais du Luxembourg. Il y a quelques modifications cosmétiques comme les dénominations : « Membre de l’assemblée ce n’est pas très beau, explique le sénateur Cointat. On dira, comme en Corse, conseiller. On dira également collectivité territoriale de Guyane ou de Martinique et non pas simplement « collectivité », pour ne pas confondre l’article 73 et le 74. »

Sur le fond, le gros problème était le système électoral. La commission des lois a conservé le principe de la circonscription unique avec des sections et la proportionnelle mais le texte du gouvernement prévoyait qu’un décret fixerait les limites du découpage des circonscriptions en opposition à l’article 34 de la Constitution qui dispose que c’est le Parlement qui le fixe. « Il a fallu tout faire, relate Christian Cointat. C’est pourquoi ça a fait un peu de bruit. Nous verrons le débat dans l’hémicycle. Le gouvernement n’est pas très content mais il ne doit pas porter atteinte au pouvoir du Parlement, sans compter que le Conseil constitutionnel avait de grande chance de censurer. » Pour autant, le sénateur admet que le projet de la commission peut très bien s’effacer devant un autre.

Sur le pouvoir de substitution du préfet, le sénateur prend exemple sur le cas de la Polynésie : « Là-bas, s’il a des problèmes de troubles à l’ordre public, de sécurité, le préfet peut s’arroger les pouvoirs après avoir mis la collectivité en demeure de prendre des mesures. Là nous avons élargi à la santé, à l’environnement, sur les déchets… Nous proposons que ce ne soit pas le préfet qui décide, car on nous a dit que c’était le retour du gouverneur, ce sera le gouvernement. » Le ministère de l’Outre-mer a reç ces amendements ce jeudi et la ministre ne fera connaître sa position que mercredi prochain, lors de l’examen du texte en première lecture .

FXG et DM (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 05:51

Deux classes du « couvent » au SénatLarcher-et-eleves-dans-la-cour-du-Senat.jpg

Il a fallu un grand bus pour conduire tout ce monde-là devant les portes du palais dun Luxembourg. Sous la conduite de Sylvie Ladeom, 53 élèves de seconde (dont 4 garçons) du pensionnat Saint-Joseph de Cluny, 4 enseignants et un parent accompagnateur ont été accueillis hier en début d’après-midi par le sénateur Serge Larcher. Objectif : la visite du Sénat sous l’égide de deux guides. Auparavant, les élèves qui rentrent en Martinique le 10 mai prochain, ont visité le CNRS, l’observatoire de Paris, le Palais de la découverte, la Cité des sciences, le Muséum… Avant de démarrer la ballade dans ce superbe palais renaissance construit pour Catherine de Médicis, le sénateur a expliqué aux élèves son activité de parlementaire avant de leur parler un peu d’architecture. « Vous verrez, c’est très beau ! C’est ça la République ; ça ressemble un petit peu à la monarchie… », a-t-il conclu goguenard. Ce vendredi, c’est le député Alfred Almont qui s’y colle pour la visite de l’Assemblée nationale.Larcher-et-les-eleves-St-Joseph-de-Cluny-Senat.jpg

(Photos : FXG)

Partager cet article

Repost0
5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 09:01

Commémoration du 10 mai à l’Unesco

Proclamée par les Nations Unies « Année Internationale des Personnes d’Ascendance Africaine », l’année 2011 verra à Paris la présence de la fille de Malcolm X à Paris le 10 mai prochain.

Le Comité d’organisation du 10 Mai « C-O10MAI », le Collectif du 10 mai de Nantes et le Mouvement international pour les réparations (MIR) souhaitent marquer de façon très symbolique cette double décennie que sont la commémoration de la Déclaration du Plan d’Action de Durban et le 10e anniversaire de la Loi 2001-434 dite Taubira, reconnaissant l’esclavage et la traite négrière comme « crime contre l’humanité ». Ils organisent donc le 10 mai, de 14 h 30 à 19 heures à l’Unesco une conférence débat pour échanger sur la lutte contre le racisme à l’encontre des personnes d’ascendance africaine à travers le monde, mettre en lien les résistances contre les différents crimes contre l’humanité, faire le point sur la mise en oeuvre de la Loi Taubira, faire un bilan global afin d’analyser les perspectives qu’offre l’Année Internationale des Personnes d’ascendance africaine.

Une délégation internationale participera à ces travaux à Nantes et à Paris. Ainsi, pour la première fois en France, Malaak Shabazz, fille du Dr Betty Shabazz et de Malcolm X, administratrice du MALCOLM X & DR. BETTY SHABAZZ Memorial, Educational and Cultural Center (USA), sera présente. De meme que Julia Wright, fille de Richard Wright, COSIMAPP/ICCFMAJ (France/USA), Me Bankie Forster, avocat, écrivain, ancien diplomate (Namibie),  et Dowoti Desir, présidente de l’Observatoire des mémoriaux de l’esclavage et de la mise en oeuvre de la Déclaration et du Plan d’Action de Durban, DDPA Watch-Group, (Haïti/USA). Sont attendus aussi, le résistant Raymond Aubrac, la députée Christiane Taubira et encore l’historien Louis Sala-Molins.

FXG (agence de presse GHM)

Mardi 10 Mai de 14 heures à 19h30, UNESCO Salle II, 125 avenue de Suffren, 75007 Paris - M°: Ségur

 

Partager cet article

Repost0
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 06:05

Terres de tropiques à la Foire de Paris

Le parc des expositions accueille depuis jeudi dernier et jusqu’à dimanche prochain la foire de Paris, un rendez-vous incontournables pour la diaspora antillaise de Paris.

Simeone-cyrille-et-Chantal-Loial.jpgDans le hall des Terres de Tropiques, ça ressemble un peu aux stands de l’Outre-mer du salon de l’agriculture. Mais cette fois, c’est la chambre de métiers qui est le maître d’œuvre pour ce qu’on considère comme le plus grand marché de France. Une trentaine d’exposants sont là et représentent aussi bien l’alimentaire (café, punch, bokits), le vestimentaire, le bois, les fleurs, le beauté, le bien-être et le tourisme… Chaque année, les Guadeloupéens de la région parisienne accourent pour venir se ressourcer, rencontrer des compatriotes et retrouver des goûts et des senteurs du pays. Kassav-jambon-fromage.jpgPour la première fois, la kassaverie saveur de l’Ilet Pérou à Capesterre-Belle-Eau a fait le déplacement. Siméone Cyrille en rêvait depuis longtemps et cette fois, elle a franchi le pas et l’océan ! « On est venu pour faire connaître et valoriser notre produit… » Et quand on lui parle de la lourdeur de l’investissement, elle assure se moquer du chiffre d’affaires qu’elle pourra réaliser. Mais si la Chambre de métiers participe aux frais, elle a dû investir 2 500 € pour le stand. Sur les 700 kilos de matériel qu’elle a du emporter, 500 sont à sa charge. Et la seule platine pèse déjà 140 kilos ! Le reste, c’est essentiellement de la farine de manioc. Farine-Manioc.jpgElle fait les kassaves à la demande, sur place, et le spectacle attire ! Entre ceux qui se jettent sur un produit qu’ils connaissent bien et qu’on trouve difficilement dans la région parisienne, et ceux qui, perplexes mais curieux, regardent Siméone étendre sa farine sur la platine pour en faire des galettes, il y a du monde ! Les Antillais de Paris se sont donné le mot et Siméone et son équipe ont beaucoup démarché les visiteurs de la Foire pour faire savoir leur présence. Elle fait des kassaves nature, au coco et des salées au jambon-fromage, une nouveauté ! 4 € la galette. Pour assurer toute cette production, Pierrot Cyrille, son mari, a mis trois semaines pour préparer suffisamment de farine. Pierrot préside l’association culturelle de la kassave et il fait la promotion de la 2e édition de Kassave en fête qui se tiendra dans le cadre de la fête de Capesterre-Belle-Eau le 13 août prochain.

Ti papyon Gwada

Agenda-Ti-papyon-Gwada.jpgNon loin de la Kassaverie saveur, la Chambre de métiers accueille sur son stand des élèvess du lycée Ducharmoy de Saint-Claude. Terry Vadimon, élève en 1re comptabilité, assure la promotion des agendas scolaires Ti payon Gwada. Terry est le cogérant de la société West Indies agenda school (WIAS). Ils sont huit dans l’entreprise, et mis à part Terry, tous sont en seconde des métiers de service et du secrétariat. Leur entreprise est le fruit de l’opération « entreprendre en lycée », un dispositif prévu par le rectorat pour mettre les jeunes en situation d’entrepreneur. 20 autres lycées participent à cette opération, mais le projet du lycée Ducharmoy a séduit Air France qui leur a offert le voyage, permettant ainsi de donner à leur projet la visibilité qu’autorise la Foire de Paris avec ses 7 à 800 000 visiteurs. Ils ont conçu un agenda scolaire local pour l’année scolaire 2011-2012, disponible depuis le 9 avril dernier. Vadimon-Gladys-Martial-et-client.jpg« On achète chaque année des agendas où il y a le plan du métro parisien et rien sur le pays, explique Terry, alors on a eu l’idée de créer un agenda qui valorise le patrimoine guadeloupéen. Suga, l’illustrateur, s’est chargé de la couverture, une scène de rue bien ancrée dans le style Dance hall. Le Parc national, mais surtout l’historienne du patrimoine, Gladys Martial se sont occupés de valider les contenus. Les petits entrepreneurs de Saint-Claude ont même décroché douze annonceurs à 800 € la page de pub, qui leur ont permis de financer entièrement la création et l’impression de l’agenda. 2 000 exemplaires ont été tirés et, rien qu’en 5 jours à la foire de Paris, ils en ont écoulé 300. De la graine de succès !

Lundi dernier, Marie-Luce Penchard est venu visiter l’espace Terres de tropique, et Victorin Lurel viendra jeudi. C’est ça aussi la Foire de Paris !

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 06:04

Le stand de la Guyane décroche l’or à la Foire de ParisRame-guyane-Bateau-d-Aboville.jpg

Dans le hall de terres de tropique de la Foire de Paris, la Guyane a décroché le pompon avec la médaille d’or du plus beau stand. Le président du jury a motivé sa décision : les gens sont accueillants et le stand est fleuri. Mais ce qui a emporté la décision, c’est la présence du bateau de la Bouvet Guyane que Michel Horeau ne manque jamais d’amener dès qu’il s’agit de parler de la Guyane (la course transatlantique à la rame et en solitaire qui partira en janvier 2012 de Dakar pour rejoindre Cayenne) : « Et en plus, ils amènent le bateau de Gérard d’Aboville ! » Comme quoi, les récompenses tiennent à peu de chose !

(Photo : FXG)

Partager cet article

Repost0
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 05:23

Microcrédit professionnel en outre-mer

L’Institut d’émission des départements d’outre-mer vient de publier une étude intitulée « Le microcrédit professionnel en outre-mer : de la création de mono-entreprise au développement économique durable ». Ces travaux ont été présentés dans le cadre du Comité économique consultatif de l’IEDOM qui s’est tenu le 27 avril dernier, à Paris. Selon l’étude, le microcrédit semble s’appliquer avec pertinence dans les géographies ultramarines, du fait de leur dynamisme en termes de création d’entreprises, des spécificités de leur tissu d’entreprises et d’une demande potentielle importante liée à de forts taux de chômage et à une part élevée de personnes en situation d’exclusion. Progressivement développé en outre-mer, sans adaptation majeure du « modèle » d’origine, ce concept a suscité un engouement indéniable, comme en attestent les taux de progression du microcrédit et la part des entreprises financées. Toutefois, l’accès des personnes les plus démunies à ce dispositif demeure encore insuffisant, de même qu’il peine à jouer pleinement son rôle d’outil d’accompagnement vers la bancarisation.

Pour se procurer l’étude : http://www.iedom.fr/IMG/pdf/noteie_microcredit_professionnel_042011.pdf

Partager cet article

Repost0

Articles Récents