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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 14:30

 

Kaz a anman auj Trinanon à Paris

De passage à Paris, des comédiens et humoristes, Marc Lauba et Julien Barlagne poursuivent la tournée de leur pièce “Kaz a Anman” qui s’est jouée à guichet fermé en Guadeloupe, Martinique et Guyane.
Albe-et-Leyon.jpgMarc Lauba et Julien Barlagne, onze ans après la dernière apparition du duo Albè é Léyon sur scène, reviennent avec un nouveau spectacle, Kaz a anman. Depuis leur dernier spectacle ensemble, à l'occasion du gala des comiques, en 1999 à Paris, on ne les avait pas revu ensemble sur les planches.
Cette fois, les deux comiques s’emparent du problème de l'indivision, autour de la jalousie et d'une amitié ambiguë.
« Albè loue une maison qui appartient à la mère de Léyon. Mais ce dernier se croit tout permis. Il s'y installe presque, vient matin, midi et soir. On ne sait pas trop ce qu'il souhaite », raconte Julien Barlagne. Est-ce qu'il veut récupérer le montant de la location ou la maison qu'il pense être la sienne ? Ou encore est-ce tout simplement la jalousie envers son ami qui le pousse à agir ainsi ? A l'insu d'Albè, Léyon tentera même de louer la maison ou de la vendre à d'autres. « On apprend des choses. La vie des deux personnages principaux (qui en campent aussi d'autre) est mise au jour », indique Julien Barlagne. Si elle est composée d'une bonne dose d'hilarité, la pièce Kaz a anman dévoile aussi une autre facette de Léyon, le personnage joué par Marc Lauba. « Léyon ne se laisse pas faire comme avant. Il montre un tout autre visage. Il est jaloux, méchant, etc., tout ce qui est négatif en fait », précise le comédien, qui joue aussi le rôle de Marius, l'aîné du quartier, qui détient bien des vérités. Julien Barlagne et Marc Lauba assurent que l'épilogue de la pièce, dont ils ont également signé la mise en scène et le décor, en surprendra plus d'un.

Agence de presse GHM

Le Trianon
80, Boulevard Rocheclouard 75018 Paris
Métro Anvers
Samedi 14 mai 2011 à  20 heures
Dimanche 15 mai  à  18 heures

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 04:43

Interview Jocelyne Beroard, à l’affiche de l’Olympia le 22 mai prochain

Jocelyne-Beroard-serree.jpg« Un concert doit permettre aux gens de voyager »

Votre premier disque d’or en solo a été Siwo en 1986. Avez-vous pris conscience à l’époque que vous ouvriez la voie à toute une génération de jeunes chanteuses. Vous en sont-elles reconnaissantes ?

Hé ! Hé ! Au départ, je n’avais pas conscience de ça… Je faisais partie du groupe Kassav et il a fallu quand même quelques années pour convaincre le producteur qu’un album féminin pouvait marcher. J’ai fait d’abord Mové jou qui a été un gros tube, puis il y a eu Pa bizwen palé sur l’album de Jean-Philippe Martély et Patrick Saint-Eloi, et, dans l’année 1986, il y a eu plusieurs albums féminins qui sont sortis puisque les Zouk machine sont sorties juste avant moi, pendant les grandes vacances, en même temps d’ailleurs que l’album Gorée de Georges Décimus et Jacob Desvarieux. Le mien est sorti en décembre, en même temps que celui de Tanya Saint-Val… Donc on a été trois dans l’année 1986 à sortir un album. Et je crois que les trois ont défrayé la chronique ! Je ne peux prendre toute seule l’ouverture féminine. Cela dit, je crois que Kassav quand même a été essentiel. Avant, dans les groupes, il y avait très peu de femmes. Mano Césaire avait bien fait un album avec des voix féminines mais c’était encore très rare…

Qu’est-ce qui vous a donné envie de chanter toute seule ?

Il y avait le groupe Kassav en premier, mais pour installer le style, chaque membre du groupe faisait son album solo. Patrick en avait déjà fait un ou deux, Jean-Philippe aussi, Georges et Jacob en étaient aussi à leur deuxième, et je me disais : « Mais pourquoi pas moi ? » d’autant que mon tout premier titre Moman-tala était passé inaperçu à l’époque mais le deuxième qui était Mové jou avait quand même eu un gros succès, et Pa bizwen palé, c’était vraiment l’hystérie ! Et puis, j’avais des trucs à dire ; je chantais depuis quelques années, je faisais du solo, mais je reprenais les chansons des autres. Donc, j’avais envie d’avoir les miennes !

Jocelyne-Beroard-main.jpgAlors comment faîtes-vous pour gérer une carrière internationale avec Kassav et garder du temps pour vous, pour composer et donner ses propres concerts ?

Ce n’est pas vraiment évident… Déjà, mon tout premier concert en solo était en 2005 ; le deuxième était en novembre 2010 ! Il a fallu cinq ans pour avoir encore le temps d’en refaire un. Je considère que ce n’est pas obligatoire, indispensable… Ma priorité reste Kassav. Donc si je n’ai pas d’espace laissé libre pour faire des petits apartés en solo, ce n’est pas la fin du monde. Jean-Philippe a réussi à mener les deux, même si ce qu’il fait de son côté reste au pays, un peu discret… Maintenant, faire quelque chose à Paris… Quand le manager m’a proposé ce concert à Paris, j’ai répondu oui de façon complètement spontanée.

Vous avez tout de même déjà rôdé ce concert à l’Atrium, l’an passé. Donc vous êtes prête ?

Ce ne sera pas tout à fait la même chose car ce sera l’Olympia, un espace très coté… Mais l’expérience de l’Atrium va me permettre de corriger certaines petites erreurs. Il y a un peu plus d’angoisse puisqu’on s’ouvre un peu plus à une critique internationale.

Comment choisissez-vous vos chansons quand vous êtes en solo, entre les chansons du répertoire de Kassav et les vôtres en propre ?

Je m’en sors avec beaucoup de difficultés. Les albums solo des membres de Kassav contiennent pas mal de tubes joués pendant les concerts de Kassav. Donc déjà, on commence par reprendre les titres sollicités par le public, puis on complète pour donner une déclinaison, ne pas ennuyer le public avec des choses trop similaires. Il faut trouver un équilibre entre les titres qui ont de l’énergie, les moments plus tendres et d’autres surprenant. Un concert doit permettre aux gens de voyager.

Reconnaître ce qu’on aime et découvrir ?

Oui ! Quand on fait des concerts de Kassav, il m’arrive de demander aux gens de composer la liste pour remonter à mes amis les vœux du public. Beaucoup fouillent véritablement dans les albums pour trouver des titres qui ne sont pas nécessairement des tubes mais des morceaux qui les touchent…

Jocelyne-Beroard-3.jpgVous promettez sur votre site Internet des inédits…

Non, des morceaux qui n’ont jamais été joués avec Kassav sur scène mais qu’on a déjà enregistrés.

L’Olympia est un lieu symbolique et vous jouez le 22 mai, une date elle aussi très symbolique. Est-ce un fait exprès ?

C’est la date que m’a proposé le manger qui n’a pas forcément toutes les dates qui nous concernent en tête. Quand il m’a dit ça, j’ai pensé houlala puis, dans l’instant, c’est parfait ! J’ai un titre dédié aux ancêtres et ce sera l’occasion de le jouer.

Après l’Olympia, on parle de la Guadeloupe…

J’espère que simplement la Guadeloupe va de nouveau avoir une salle digne de ce nom. Voilà deux ans que le centre des arts est fermé et que ça pénalise beaucoup de gens.

Comment distinguer Jocelyne Béroard de Kassav de Jocelyne Béroard, chanteuse solo ?

Le répertoire. Avec Kassav, on est quatre à chanter donc sur deux heures, on fait trois ou quatre chansons chacun. Alors que là, je chante quand même toute la soirée (elle rit) !

Jocelyne-Beroard-3-copie-1.jpgDans quel état trouvez-vous le zouk aujourd’hui ?

Il y a 150 000 choses qui sortent. Tout n’est pas bon à prendre et il doit y avoir une dizaine de personnes qui sortent du lot… On ne peut imaginer qu’il y en ait 20 qui soient extraordinaires. Deux ou trois sont dignes d’intérêt et les autres, ils essaient… Ce n’est pas toujours très heureux. Mon grand désespoir, c’est que le zouk est de plus en plus chanté en français et c’est dommage. Le créole est une belle langue et perdre une langue, c’est perdre une culture. Chanter le zouk en français, ça appauvrit le style.

Alors quand un chanteur français comme Francis Lalanne ose chanter du zouk en créole, ça vous fait plaisir ?

Voilà ! (elle rit à gorge déployée…) C’est quand même assez étonnant que ce soit un chanteur de variété française qui se mette à chanter en créole alors que nous nous amusons à chanter en français… Je ne suis pas contre la langue française ; Tony Chasseur passe facilement du créole au français, mais que les gens ne chantent qu’en français me dérange et m’attriste.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

Photos RDG

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 10:45

 

visuel-simple-creole-1.jpgAkiyo, Kali et Dédé Saint-Prix investissent font la rue créole

La Grande halle se transforme en rue animée ouverte à tous du 28 avril au 22 mai prochains, avec une étape créole.

Du 28 avril au 22 mai, la grande halle de la Villette à Paris se transforme en place de village, carrefour animé et coloré des singularités gustatives, artisanales et humaines des cultures tsiganes, flamenco, créoles et hip hop. Avec des ateliers pour enfants et adultes, des écoles de danse, de musique, des associations, luthier, magasins d’accessoires, de disques, produits d’origine, expositions, bar, tapas, la grande halle se mettra aux couleurs des rues du monde.

Du 12 au 15 mai, ce sera le tour de la rue créole avec trois invités de marque : Akiyo, Kali et Dédé Saint-Prix.

Akiyo2-c-DR.jpgAkiyo sera à la Villette le jeudi 12 mai, salle Charlie Parker. Créé par les frères Nankin, Akiyo est un groupe guadeloupéen. Leur musique, inspirée par le gwoka et les tambours de carnaval est née d’une volonté de revaloriser la culture guadeloupéenne. Sur des rythmes qui incitent à la danse, les paroles d’Akiyo sont le plus souvent politiques, abordant aussi bien des problèmes liés directement à la Guadeloupe (le crack, les problèmes économiques, etc.) qu’au reste du monde.

Kali-1--c--DR.jpgKali sera à son tour à La Villette le vendredi 13 mai, salle Charlie Parker. Rasta martiniquais, Kali utilise le reggae, les dreadlocks et le banjo pour défendre sa culture et faire découvrir les sources mêmes de la musique martiniquaise. Kali promet plus de 2 heures de spectacle avec ses invités, Ralph Thamar, Nazareken Tiken, Madnick, Rachid, etc… Pour les nostalgique du 6e Continent et des albums Racines, Kali fera redécouvrir sa discographie qui l’a fait voyager sur la planète depuis plus de trente ans, de Reggae Dom Tom, à Monté la Rivié.

DD--la-Sosso-photo-A-Jocksan-copie-1.jpgSamedi 14 mai, la Nef Sud de La Villette accueille Au Bal du Chouval Bwa, avec le Hall de la Chanson, Serge Hureau et Dédé Saint Prix, deux danseurs (Marlène Myrtil et David Drouard) et sept musiciens (Ernest Eustache, saxophone, Daniel Egouy, batterie, Grace Eugènie, chœur, Georges Granville, clavier, Arnaud Dolmen et Michel Réman, tambours, Rémi Rascar, basse) jouent les rythme hérités des racines profondes de la créolité mêlés à des danses européennes du XVIIIe siècle, connues de tous mais revues et corrigées au fil des siècles par les pratiques festives créoles : meringué, biguine, valse ou mazurka... Le tout sera mené à la vitesse d'un manège imaginaire au gré de scènes racontées ou chantées par Dédé Saint-Prix interrogé par Serge Hureau, metteur en scène et directeur du Hall de la Chanson.


Samedi 14 mai à 15h : Découverte des danses créoles - pour adultes

Dimanche 15 mai à 15h : Petit bal créole - pour enfants

Photos : Ph.Lévy-Stab, K. Reiner, M.Orier et A. Jocksan

http://www.vilgo.org/medias/bios/KALI_BIO.pdf

http://akiyogwadafrika.com/Default.aspx

http://www.lehall.com/

http://www.myspace.com/dedesaintprix

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 05:51

 

Le Bonheur d’Elza sur les écrans

affiche-Bonheur-d-Elza.jpgEnfin un film guadeloupéen actuel. Depuis Neg marron, ça commençait à manquer. En signant ce film initiatique sur une jeune négropolitaine, Elza (Stana Roumillac) qui va redécouvrir son pays et son père, Mariette Monpierre plonge le téléspectateur dans une histoire contemporaine ancrée dans la réalité guadeloupéenne. Bien sûr, la dimension des deux rives de l’océan est présente puisque Stana, contre l’avis de sa mère (incarnée par la réalisatrice Mariette Monpierre), décide de quitter sa banlieue pour revenir au pays. Là, elle va aller dans un café dont la patronne s’appelle Mariette… Ce genre de détail n’est jamais gratuit. Après la phase de redécouverte, sorte de séquence tourisme où l’on prend plaisir à reconnaître les lieux, on s’installe dans la fiction au contact du méchant mulâtre (Vincent Byrd Le Sage), l’homme après qui Elza court… En 1 h 20, Mariette Monpierre offre une fiction guadeloupéenne contemporaine de qualité qu’elle a mis six ans à monter. Pour surmonter sa propre histoire…

Mariette-Monpierre.jpg« Je suis Antillaise, élevée à Paris et je n’ai pas connu mon père, raconte Mariette Monpierre (photo). Il fut pour moi un étranger et je brûlais du désir secret de le rencontrer. C’était une obsession dont je devais me libérer. Un jour, j’ai osé aller vers lui et cette rencontre m’a transformée. » C’est un peu le pitch du Bonheur d’Elza… Enfant, la plupart de ses amis antillais étaient de père inconnu. Il y avait une certaine solidarité entre elle et ses amis. « L’absence du père est un thème qui interpelle beaucoup le peuple caribéen. Je voulais donner la parole à une femme antillaise ; seules nous-mêmes pouvons honnêtement nous mettre à nu et ouvrir notre coeur pour révéler au monde ce que nous ressentons, subissons, acceptons et exposer les émotions et les douleurs de notre culture. » Desire-et-sa-maitresse.jpgL’histoire d’Elza est la sienne : « Avant mon retour au pays natal, je ne connaissais pas mon histoire. La Guadeloupe n’est pas seulement un petit paradis comme j’en rêvais à Paris, dans les murs de mon HLM, mais une terre complexe et remplie de défis. » Comme Mariette Elza va redécouvrir qu’elle est tout simplement Antillaise. « Il m’a fallu faire ce chemin de retour pour comprendre et accepter mes différences, mon originalité. En apprenant la vérité sur mon passé, mes ancêtres, mon père et pourquoi il m’avait abandonnée, j’ai entamé une phase de reconstruction de moi-même. Désormais concernant mon père, je peux donner une autre définition au mot abandon. » C’est tout le sens des dernières images du film.

FXG (agence de presse GHM)

Stana-Roumillac-Vincent-Byrd-Lesage.jpg Le bonheur d’Elza de Mariette Monpierre, 1 h 19 production Aztec, Tu vas voir, Overeasy. Sortie le 22 avril.

www.lebonheurdelza-lefilm.com

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 06:41

Michel Mercier, Victorin Lurel et « les Shadoks chez le père Ubu »

De retour de Mayotte où, la semaine dernière, il a installé des juridictions de droit commun (86 personnels de justice seront en poste dans ce département pour rendre la justice), Michel Mercier, le garde des Sceaux, a été interpellé par le député PS de Guadeloupe Victorin Lurel, mardi  lors de la séance de questions au gouvernement. « La semaine dernière, s’est moqué Lurel, le sénateur UMP Christian Cointat déclarait en commission des lois, avec une pointe d’humour, que la justice outre-mer, c’est les Shadoks chez le père Ubu : on pompe, on pompe, et on rend des jugements qui ne sont pas exécutés. »

Après avoir rappelé les chiffres des violences physiques (+ 48 % entre 2009 et 2010 en Guadeloupe, selon le député), Lurel a rappelé la cure du budget de fonctionnement de la cour d’appel d’Agen (« une diète de 22 % entre 2009 et 2011. Pour la même période, celle de Bourges a subi une cure d’amaigrissement de 12 %, la palme revenant à celle de Basse-Terre, chez moi, avec 28,55 %. » Un peu chahuté sur sa gauche… « Le garde ne garde plus rien ! », s’est exclamé Jean Glavany. Le ministre a répliqué pour dire que 69 postes en Guadeloupe seront pourvus après la CAP du mois de juin. « C’est la première fois qu’une réforme s’accompagne d’une création de postes de magistrats et de greffiers. Je vous remercie de bien vouloir en prendre acte et dire : bravo ! », a conclu le ministre déclenchant des applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP.

FXG (agence de presse GHM)

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 05:13

20 000 personnes au Panthéon

Entre le jeudi 6 avril et le dimanche 10, le Panthéon a reçu 20 000 visiteurs selon le ministère de l’Outre-mer. A la suite de la cérémonie d’hommage national à Aimé Césaire et le dévoilement de l’inscription qui lui est dédié, la présidence de la République a demandé à ceque l’accès au Panthéon soit libre et gratuit jusqu’à dimanche pour laisser le temps à la population de venir découvrir par elle-même l’inscription. 20 000 en ont profité.

FXG

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 16:53

Patrick Karam : « Je pars  car je ne me renie pas »

KaramL’ancien délégué interministériel a demandé à Victorin Lurel de l’accueillir pour remettre une médaille à un président d’association et d’en est pris à Marie-Luce Penchard, sans la nommer.

Patrick Karam a profité, mercredi soir, de la remise de médaille du sport de son ami René Silo, président du club de foot de Colombes (92), La Colombienne, pour s’exprimer publiquement sur son départ de la délégation interministérielle. Accueilli pour l’occasion (pure provocation !) par Victorin Lurel au siège parisien de la Région Guadeloupe, il s’en est pris, sans la nommer, à Marie-Luce Penchard devant un parterre de présidents d’associations antillaises. Du petit lait pour le député socialiste de Guadeloupe qui n’a pas boudé son plaisir : « Lorsque mon frère m’a demandé d’accueillir l’un des nôtres… » Patrick Karam a pris rapidement la suite : « Ici, j’ai beaucoup d’amis avec qui j’ai fait campagne en 2007… » « J’étais de l’autre côté », ironise Victorin Lurel. Karam salue son hôte, le qualifiant de « meilleur d’entre nous » : « Il l’a prouvé aux élections régionales avec sa victoire écrasante contre des candidats sans légitimité, sans charisme, sans bilan. » Première flèche à l’attention de la compatriote ministre. Il évoque la crise sociale de janvier, février et mars 2009 : « Quand l’Etat était aux abonnés absents, quand les pouvoirs publics étaient en déshérence, quand on cherchait des soutiens, on n’en a vu qu’un tenir bon dans la tempête, un seul avec notre ami Jacques Gillot qui a battu le ka du redressement, c’est Victorin Lurel. » Deuxième flèche pour MLP.

Confrontation militante

Silo-Karam-Lurel.jpg« Contre ceux qui, de reniement en lâcheté, finissent par pousser aux extrêmes ceux qui les regardent trahir… » Qui vise-t-il là ? MLP ou son ami le président de la République ? Mais il en vient à son objet : « Il faut rassembler tous les Français qui refusent que le FN s’accapare d’un récit national et impose sa logique, ses idées et son timing à la République. Je pars car je ne me renie pas. J’ai été au service d’un homme mais d’abord d’une cause. Oui, je suis intransigeant, mais c’est ce qu’attendent ceux qui nous font confiance à défaut d’être renégat. » Enfin, visant Victorin Lurel, il conclut : « Nous sommes ensemble dans ce combat avec les Français de toutes origines, de toutes religions. Les patriotes vrais aiment tous les Français ! Comptez sur nous pour mener ce combat sans concession. La confrontation sera politique, intellectuelle mais sera aussi militante, sur le terrain. » Une façon pour Patrick Karam d’annoncer qu’il n’a pas pris sa retraite politique et qu’il est à nouveau libre…

FXG (agence de presse GHM)


Medaille-des-sports-de-Rene-Silo.jpgLa médaille des sports de René Silo

Silo-karam-medaille.jpgPatrick Karam avait demandé la médaille des sports pour son ami René Silo et c’est Rama Yade alors ministre des sports qui l’a accordée après la tenue des assises du sport ultramarin à Paris. René Silo, 62 ans, vient de Trois-Rivières en Guadeloupe. Il a quitté son pays pour aller travailler à la RATP, de 1970 à 2005 ! Il a été conducteur de bus, est devenu cadre et s’est même chargé de la sélection au service de recrutement. Beaucoup d’Ultramarins lui doivent leur embauche à la RATP. René a aussi été footballeur et a tâté de la DH et même de l’équipe de France des transporteurs pour un championnat d’Europe. Il a d’abord été entraîneur à La Colombienne avant d’en devenir le président en 2000. René Silo fait partie de la commission Outre-mer à la fédération française de foot.

En 2006, René Silo, comme nombre de ses amis présidents d’association, a rejoint le Collectifdom et Patrick Karam puis a fait campagne avec ce dernier pour Nicolas Sarkozy.

Karam-Silo-Lurel.jpgC’est à ces présidents d’association que René Silo a dédié sa médaille : «  Nous avons joué un rôle important lors des émeutes de banlieues en 2005. Nos associations ont permis à la communauté de rester en dehors de ces émeutes. Le rôle de ces associations n’est pas reconnue. Je suis une exception ! Rosan, Ambrosio, Passé-Coutrin… Tous méritent une médaille ! Au passage il en profite pour fustiger le CRAN et son « président des Noirs »Il achève plus gravement : « Nous avons des antillais à Paris qui sont dans le besoin et nous n’avons que peu d’Antillais engagés sur le terrain… A part nos associations. »


Ils étaient làGermain-JP-Passe-Coutrin-Lurel.jpg

Greg Germain, Jean-Pierre Passé-Coutrin et Victorin LurelGuigneraye-Blanche-Loyson.jpg

Dominique de la Guigneraye et Freddy Moyson en arrière-plan de Jimmy BlancheBassi-Karam.jpg

Eric Bassi et Patrick KaramHipocrate-Lurel.jpg

Jenny Hipocrate et Victorin LurelJean-Marc-Traventhal-Justine-Karam.jpg

Jean-Marc Traventhal-Justine du 78, membre de la ligue guadeloupéenne de football et représentant la marque Gwadaboy qui équipe la sélection de Guadeloupe depuis 2008, avec Patrick KaramLurel-Karam-Portalis.jpg

Karam présente à Lurel le président d'une association, Henri Portalis

 

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 08:50

Les primaires mode d’emploi

Francois-Lamy.jpg« Les primaires sont légales et auront lieu. » C’est sur le ton de la boutade que François Lamy, conseiller politique de la première secrétaire du Parti socialiste, a conclu sa présentation des primaires, mardi au siège du PS à Paris. Avec Christophe Borgel, secrétaire national chargé de la vie des fédérations et des élections, il a d’abord fait valoir que la polémique sur la légalité des primaires soulevée par Jean-François Copé, secrétaire national de l’UMP, l’avait couvert de « ridicule », y compris devant la commission des lois du Sénat. Il a aussi rappelé que le garde des Sceaux, répondant lundi à un élu UMP, « avait été clair sur la légalité des primaires et les textes sur laquelle elles reposent », à commencer par l’article 4 de la Constitution sur les partis politiques.

Le PS est en train de récupérer les fichiers électoraux sous forme informatique en liaison avec le directeur de cabinet de Claude Guéant, ministre de l’Intérieur et des élections. Pour l’heure, seules les préfectures du Pas-de-Calais et de la Seine-et-Marne disent ne pas en disposer sous ce format… Par ailleurs, Christine Lagarde n’a pas encore débloqué les fichiers INSEE extraits des listes électorales communales. A partir de ces fichiers, le PS va constituer sa liste électorale et la déclarera à la CNIL. A l’issue des primaires, ce fichier sera détruit sous contrôle d’huissier. « En aucun cas, il n’y aura de copie des listes d’émargements, a cru bon de préciser François Lamy. Le PS déclarera aussi à la CNIL un second fichier, « même si ce n’est pas obligatoire », celui des votants qui laisseront leurs coordonnées et qui rejoindront la base de données des sympathisants du PS. CHRISTOPHE-BORGEL-FRANCOIS-LAMY.jpg« Quant à constituer un fichier des sympathisants de droite à partir des non votants, comme le suggère Copé, C’est non avenu pour nous comme pour la CNIL », a conclu le conseiller le politique sur ce chapitre. Le financement et l’utilisation des locaux sont régis par le code électoral. Les maires peuvent prêter les locaux et les conseils municipaux doivent dire s’il y a des frais. La règle est la même pour tous les partis politiques. Pour autant, si le prêt de salle est gratuit, il n’est pas considéré comme un financement illégal de parti politique selon le code des Collectivités territoriales. La seule possibilité de refus est la tenue d’une élection partielle. Pour l’heure, les socialistes ne rencontrent pas d’opposition de la part des maires, « y compris en zone rurale », précise François Lamy pour répondre à l’attaque de Christian Jacob qui a moqué des « primaires de bobos ».

Christophe-Borgel.jpgLe PS veut installer au minimum un bureau dans chaque canton et un bureau pour 5 000 habitants. Ils visent 8 à 10 000 bureaux sur les 80 000 bureaux de vote républicains. Le PS table sur un effectif de 800 000 à 1 million de votants. Le prix estimé est de 1,2 millions €, à quoi il faut rajouter la somme inconnue des frais de location de salle. Le PS travaille aussi avec la Commission nationale des comptes de campagne et des financements des partis politiques sur l’aspect financier de ces primaires. Il y aura 1 € à payer pour les votants, une « participation aux frais, apparentée à une collecte, pas un don », selon Christophe Borgel. Seule partie des frais engagés pendant la primaire pour persuader des électeurs, comme un meeting ouvert à tous intègrent des comptes de campagne. La partie purement organisationnelle de ce scrutin en est exclue. Le PS réfléchit au plafonnement des frais des candidats auxquels il entend contribuer. En 2006, c’était 25 000 €. Ce pourrait être de 30 à 35 000. Chaque candidat aura son propre compte de campagne.

FXG (agence de presse GHM)


Qui vote

Tous les Français inscrits sur les listes électorales et sur le site des primaires, les mineurs de moins de 18 ans qui seront majeurs au moment de la présidentielle ; les mineurs de plus de 16 ans et les étrangers appartenant aux partis co-organisateurs. Chaque électeur s’engage à par écrit à soutenir les valeurs de la gauche et s’acquitte d’au moins un euro.


Où voter

La liste des bureaux devrait être bouclée courant mai. Celle des électeurs le sera fin juin pour être opérationnelle dès le mois de septembre.


Les candidats

La date limite de dépôt des candidatures est le 13 juillet.

Du 20 juillet au 26 septembre (date des sénatoriales) : période de campagne libre.

La campagne officielle (15 jours comme la campagne officielle des présidentielles) se fera du 26 septembre au 9 octobre, ou au 16 en cas de second tour.

Le PS n’envisage pas de débat ni de meeting commun entre ou avec ses candidats, sauf peut-être dans l’entre deux tours éventuel.

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 06:58

Rodolphe Alexandre chez Fillon

Rodolphe-alexandre-paris.jpgLe président de la Région Guyane a été reçu hier un peu moins d’une heure en tête à tête par . au programme de l’échange, le contenu de la loi organique. De retour à Paris aujourd’hui, Rodolphe alexandre pourrait revenir à Paris pour être auditionné par les sénateurs. Interview sur le trottoir devant l’hôtel Matignon.

Quel a été l’objet de votre discussion ?

On est resté sur le projet de loi et les amendements que la Collectivité a présentés au gouvernement, toutes les questions d’ordre financières comme les 27 millions de l’octroi de mer, la taxe sur le foncier non bâti sur le domaine privé et le plafonnement superficiaire, les fameux 2 € et quelque à l’hectare sur lequel on a évolué vers 5 €. Nous avons aussi évoqué les retards en termes de dotation de l’Etat pour les deux ou trois chantiers sur lesquels nous sommes positionnés.

Quelle a été l’oreille du Premier ministre sur vos amendements ?

Attentif. Le premier amendement est le rejet de la proposition du pouvoir de substitution du préfet, notamment les mises en demeure concernant l’hygiène, la sécurité… Nous estimons qu’une Collectivité nouvelle avec des responsabilités fortes ne peut pas accepter un tel parrainage d’autant que la loi du 4 août 1984 donne déjà au préfet des compétences similaires vis-à-vis des maires, notamment sur le principe des déchets. J’ai trouvé le Premier ministre très attentif, visiblement déjà alerté par nos propositions… On verra ce que donnera le débat parlementaire par la suite.

6-avril-2011-7280.JPGConcernant le 2e amendement ?

Il porte sur le code électoral avec les 5 ou 10 % pour se maintenir au second tour. 10 % c’est le code, 5 %, c’est ce qu’on nous propose et ça favoriserait des combinaisons, des stratégies de petits partis… Et le 3e amendement toiuche aux sections.

N’est-il pas là le vrai débat ?

La Région a été leader sur la proposition en termes de sections. J’ai soumis le dernier tableau que nous avons actualisé et qui va être débattu avec nos collègues du Conseil général au cours de la commission ad hoc. En tout cas, j’ai décliné toute responsabilité sur le document confidentiel et interne au débat des sénateurs que vous avez publié dans France-Guyane par le biais d’une certaine députée. La question est bien démographique, d’ordre territorial et représentatif au niveau des communautés. Elle tient compte surtout du déclic de l’augmentation de la population puisqu’on est à 51 élus en 2011, 57 en 2030, etc… Là, on a eu un vrai débat, une vraie question.

Le premier ministre vous a-t-il parlé du calendrier de la loi ?

L’affaire est pour l’instant dans les mains des sénateurs donc, éventuellement, je serai amené à rencontrer les groupes parlementaires de façon à avoir une audition démocratique pour quer nous puissions afficher les propositions formulées par la Région.

6-avril-2011-7278.JPGEt qu’en a-t-il été des questions financières ?

Nous avons évoqué les difficultés qu’il pourrait y avoir dans la jonction des deux assemblées par rapport aux compétences nouvelles et surtout par rapport à la croissance démographique.

Et par rapport à la fusion des personnels des deux collectivités ?

Beaucoup d’élus de l’opposition font jouer la corde sensible sur d’éventuels licenciements. Nous avons d ès le départ, depuis les élections, annoncé qu’il n’y aurait aucun licenciement. Au contraire. La seule question qui va devoir être posée avec l’ensemble des syndicats, elle est en train de l’être par une commission d’inspecteurs de la CNFPT qui sont déjà là, qui discutent avec l’ensemble du personnel de la Région sur le mode de fusion qui va avoir lieu. Il faut tordre le cou à ces idées incongrues qui font peur aux gens.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 04:30

Pipo sur la Scène Bastille fait oublier la défection de Joëlle UrsullJPM-embrase-la-foule--photo-A--Jocksan.jpg

« Nous sommes allés la chercher à l’arrivée de l’avion et… pas de Joëlle. » Marie-Claude a timidement annoncé depuis la scène l’absence de Joëlle Ursull. Le public est resté sans voix, puis  il a grondé. La soirée des Escales Caraïbes de la Scène Bastille s’annonçait mal. Dans l’instant et comme un seul homme, les musiciens ont pris place derrière leurs instruments. Stephane-Castrie--Patrick-Bellon-et-Phillippe-Joseph--phot.jpgPhilippe Joseph au clavier, Patrick Boston à la guitare, Stéphane Castrie à la basse, Thomas Bellon à la batterie, Albert Vigne aux  percussions-ka,  suivi des cuivres (une nouveauté aux Escales !), Freddy Mouvsépian et Hamid Bemocine du groupe Kassav. Aux chœur, Marie-Céline Chroné et Claudine Pennont. C’est la continuité. On ne change pas  ces voix appréciées et aimées du public.

L-habissoise-Florence-Naprix-une-voix-pour-la-jeunesse-phot.jpgAu pied levé, l’Habissoise Florence Naprix a remplacé la Mornalienne Joëlle Ursull,  dont le public est resté sans nouvelle… Pourtant, lors de sa dernière prestation parisienne,  en avril 2010 à la Cigale avec Erick Pédurand, Joëlle souhaitait  vite retrouver Paris, sa scène et son public. Florence  Naprix a ouvert le jeu avec  une  chanson  de Joëlle, sans trop recevoir l’adhésion de la foule, vexée par cette défection. Florence  a enchainé les standards de Kassav. Un  peu brouillon, sans doute à cause du manque de préparation, mais toujours gardant  le sourire, comme à son habitude. Elle assume, le meilleur est pour demain !

Hengy Chocho et ses touloulous photo A JocksanHengy Cho cho, un jeune chanteur guyanais très en vue, a pris le relais de la Guadeloupéenne. Le plaisir et l’ambiance du carnaval guyanais avec ses touloulous et du bon piké djouk. Lla chaleur monte bien  haut après la mi-carême ! C’est Cho cho en carnaval, tout chaud, dans une proposition théâtrale piquante, vivante, vibrante et palpitante. Les touloulous donnent dans le colé-séré et piké douvan, des danses  provocantes et atypiques ; biguine et piké djouk donnent le rythme.

Petit entracte avec la chanteuse Leïla Torési, accompagnée au piano par le Guadeloupéen Jean-Marc Bellon. Une ballade teintée de blues métissé. Coup de cœur du public.La-chanteuse--Leila--Toresi-et-le-pianiste-gwada-Jean-Mar.jpg

Pipo est là quand manque Ursull

Les choses se précipitent en coulisse. La vedette de la soirée, Jean-Philippe Marthély, s’impatiente. Il est entouré de quelques proches qui ne demandent qu’à être pris en photo à coté de la star du zouk. Ca se bouscule. Dans la salle, le public hurle son surnom : « Pipo, Pipo… » « Du fond de mon cœur, je vous aime ! » lance-t-il en entrant aux spectateurs en liesse. Il laisse à certains le privilège de caresser son embonpoint généreux de bon vivant, petit plaisir amical…  Pipo le Robertin est membre du groupe Kassav depuis 1981. Claudine--Marie-Celine-et-Florence-en-scene-a-la-bastill.jpgEt ça  vibre sur la scène, et ça dance dans la salle. Avant d’interpréter son dernier succès, Feesbouc, le tube du dernier carnaval de Fort-de-France, il remercie l’animateur humoriste, Man Féfé de Tropique FM de lui avoir soufflé l’idée. Il espère qu’à la  prochaine parade carnavalesque de Paris, en juillet sur le champ Elysée, le public parisien sera déjà en possession de son album, à la condition qu’il trouve un distributeur... Et oui, même Marthély a du mal. En fin de concert, le public se déchaîne pour lui réclamer à corps et à cris, élikoptè, élikoptè...

Texte et photos : Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

 


Les Escales de PMJ

Patrice-Marie-Joseph-et-Jean-Philippe-Marthely-photo-A--Joc.jpgPatrick Marie-Joseph et son équipe ont la musique en partage. Depuis plus d’un an, ils donnent ce rendez-vous mensuel avec les musiques créoles, les Escales Caraïbes. Patrick Marie-Joseph tient à faire revivre le live et la musique des Antilles à Paris, loin des querelles de chapelles. Sa démarche a été comprise par le public qui n’hésite pas à se déplacer et remplir la salle. Dans un monde où il est si difficile de construire un programme sur le long terme, il n’est pas loin de réussir son pari en homme passionné et déterminé.


En imagesFreddy--Mouvsepian--et--Hamid--Bemocine--photo--A--Jocksan.jpg

Freddy Mouvsépian et Hamid BemocineHengy Chocho un homme heureux photo A Jocksan

Hengy Cho Cho,  un homme heureux...les-hommes-du-zouk-Pipo-et-Jacob-photo-A-Jocksan.jpg

Les hommes du zouk Pipo et Jacoboh-c-est-show-avec-chocho-sur-scene-photo-A--Jocksan.jpg

Cho cho sur scène avec les choristes et Patrick Marie-JosephPas-de-myster-c-est-Jacob-du-groupe-Kassav-photo-A--Jocksan.jpgLes groupies de Jacob Desvarieuxun-billet-d-avion-est-remis-a-Sari-Ozgur-par-Maria-d-air-Ca.jpg

Un billet d'avion est remis à Sari Ozgur par Maria d'Air Caraibes à côté de M'Zila du groupe Jancarthier voyage et de Marie-Claude au micro.


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