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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 04:29

Interview de Jean-Philippe Marthély, dit Pipo                « J’aime la scène, je suis né pour ça »

Jean-Philippe-Marthely---2-photo-A--Jocksan.jpgC’était une première pour un grand nombre des mélomanes venus, samedi soir, aux Escales Caraïbes de la scène Bastille à Paris.  Pipo et sa musique « transgénérationnelle »  ont diffusé l’amour toujou lanmou.

Vous qui avez connu les plus grande salle avec Kassav, pourquoi avez choisi une petite salle ?

J’aime mes prochains, j’aime mon public, j’aime les gens qui y habitent. Je suis né avec l’amour et je fais tout pour que ça fructifie. On m’a déjà proposé à refaire le Zénith. Pour l’instant je ne suis pas encore prêt, je préfère cette proximité. J’aime la scène, je suis né pour ça. Le Zénith, ce se sera  quand Dieu le voudra ! Maintenant, si je peux semer l’amour dans des petites salles, c’est formidable.

Marthely nouvelle formule, avec une petite formation. Est-ce  l’idéal ?

Oui, une petite formation avec de grands musiciens. Il faut que cette petite formation musicale joue et sonne aussi bien,   voire comme Kassav.

Pipo-photo-A--Jocksan.jpgN’éprouvez-vous pas un peu de nostalgie ?

On ne peut pas appeler ma musique, une musique nostalgique. Ma musique est réelle et bien en place. Quand on me parle de soirées nostalgiques, je dis non. La musique de Kassav ne peut pas être classée dans cette catégorie de musiques nostalgiques. C’est une musique qui reste  présente.

Vous avez balancé un nouveau titre sur le net, Fessbouc, qui a eu un grand succès pendant le carnaval. Etait-ce calculé d’avance ?

Jean-Philippe-Marthely-TI-BOUG-KREOL-photo-A--Jocksan.jpgPersonnellement je ne pensais que ce titre allait aussi bien fonctionner et trouver l’adhésion du public. Nous avons tellement de problèmes de diffusion, un tel manque de distributeurs à notre petit niveau… Finalement, je suis à la recherche  d’un distributeur pour Paris.

Quel regard avez-vous sur le renouveau de la musique antillaise ?

Il y a du bon et du moins bon, et du mauvais aussi.  J’ai bien aimé l’album du Guadeloupéen Patrice Hulman.  Nous avons des jeunes qui peuvent faire de belles choses dans la musique. Mais, il faut faire attention. On peu vite partir à la dérive. Il y a des gens qui veulent  chanter en français, qui ont  des textes bizarres... Il faut que tous ces gens qui tournent  autour de la musique sachent que quand tu te mets sur CD, c’est gravé.  Il ne faut pas faire n’importe quoi.

Propos recueillis  par Alfred Jocksan

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 06:09

Construction de la cour d’Appel :

au mieux au second semestre 2012

Interpellé au sujet de l’avancement du projet de construction neuve de la cour d’appel de Fort-de-France par le député UMP, Alfred Almont, le ministre de la Justice lui a répondu, le 1er avril dernier, que l’appel d’offres conduit en 2010 avait abouti à un ensemble d’offres « nettement supérieures aux prévisions de coût établies par le maître d’œuvre ». Michel Mercier ajoute : « L’appel d’offres sera donc déclaré infructueux. » La chancellerie annonce la poursuite de l’opération sur la base du projet lauréat du concours d’architecture et la relance d’un nouvel appel d’offres pour les travaux. « Le fait de relancer l’opération impliquera un délai supplémentaire… Au mieux, « les travaux pourraient démarrer au second semestre 2012 pour une durée de deux ans ».

FXG (agence de presse GHM)

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 05:14

Marie-Luce Penchard et le programme socialiste

MLP-sortie.jpg

« Pas même une ligne, une remarque ou un mot sur l'Outre-mer ! » Le communiqué de Marie-Luce Penchard n’y va pas par quatre chemins concernant la place de l’Outre-mer dans le programme socialiste. C’est vrai que le mot « outremer » n’y apparaît que deux fois, notamment dans le paragraphe concernant « Le défi d’un nouveau modèle de développement social-écologique » qui stipule : « Nous voulons [un autre modèle] aussi pour nos concitoyens des outremers, qui ont toujours le sentiment d’être « des Français entièrement à part et non des Français à part entière », selon la formule d’Aimé Césaire. Depuis 2007, le Gouvernement a rompu avec les politiques de rattrapage visant à l’égalité que tous ses prédécesseurs, de gauche comme de droite, avaient menées jusqu’alors. Il faudra les reprendre, en mettant l’accent notamment sur l’abaissement du coût des liaisons avec l’Hexagone, le logement social et les infrastructures de transports. » Il en est question une seconde fois au chapitre « Le défi de la citoyenneté et de l’altruisme » avec cette assertion : « La République doit être une réalité en métropole comme dans les Outremers, qu’il s’agisse de la laïcité, de la tranquillité publique, de l’indépendance de la justice, de l’égalité entre les hommes et les femmes, de la lutte contre les toutes les discriminations, de la reconnaissance du handicap. » Et contre ces discriminations qui concernent surtout les Ultramarins établis dans l’Hexagone, le programme du PS renvoie à la proposition 26 : « Pour lutter contre les discriminations, nous généraliserons les CV anonymes, sans nom ni photo et nous expérimenterons un système d’attestations remises par les policiers lors des contrôles d’identité. » C’est un peu court même si on ne peut pas dire avec Marie-Luce Penchard que « le PS a oublié que l'Outre-mer, c'est aussi la France ! »

« Pendant que le Parti du largage gesticule... »

photo 001Ce raccourci lui permet de rappeler le passé qui fâche :  « On se souvient que le Programme Commun (il y a trente ans, NDLR), déjà, abordait la question de nos territoires d'Outremer... dans la partie consacrée à « la politique étrangère » ! et pour parler d' « autodétermination » d'ailleurs. L'ombre du « largage » plane encore rue de Solferino ! » Là-dessus le discours de Sarkozy au Panthéon n’a peut-être pas grand-chose à envier à cette « ombre du largage », quand le président énonce avec empathie, au sujet d’Aimé Césaire : « Le peuple Martiniquais ne voulait pas l’indépendance, il voulait l’égalité des droits. Il le comprît. […] Mais il voulait aussi que l’on reconnut le droit à l’indépendance pour la Martinique parce qu’elle n’était pas une province comme les autres… » S’il ne s’agit pas de « l’ombre du largage », ça n’en est pas moins celle d’une vraie ambigüité…

Lurel 019La ministre se plaît à parler de « MM. Lurel ou Urgin [que l’on voit] s'agiter de temps en temps... », des « polémiques [qui] ne font pas les propositions, et lorsqu'il s'agit de formuler ne serait-ce qu'une seule idée d'avenir, soudain, c'est l'angoisse de la page blanche ! » Pourtant, si la part faite à l’Outre-mer dans ce programme socialiste est bien congrue, alors que les responsables du programme socialiste avaient à leur disposition une trentaine de pages proposées par les parlementaires des Antilles et de la Réunion (et une synthèse d’une page), Martine Aubry et François Lamy ont précisé, dès mardi 31 mars, que le « forum des idées » du PS sur l’Outre-mer n’avait pas encore eu lieu (c’est pour le 27 avril au conseil régional d’Ile de France)… Il faudra donc faire une synthèse avec toutes les contributions de tous les outre-mer. Cela n’empêche pas Marie-Luce Penchard d’attaquer : « Pendant que le Parti du largage gesticule, le gouvernement agit ! Et c'est, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, une nouvelle page de l'histoire de nos territoires d'Outre-mer que nous sommes en train d'écrire. » Oui, mais des territoires qui ont encore démontré lors des dernières consultations électorales leur incorrigible tropisme à  gauche…

FXG (agence de presse GHM)

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 11:55

Les patrimoines de la traite et de l’esclavage en colloque à La Rochelle

AFFICHE.jpgPour les 10 ans de la loi Taubira, « loi tendant à la reconnaissance des traites et des esclavages comme crime contre l’humanité », la direction générale des patrimoines a mis en œuvre un programme de recherches et d’opérations patrimoniales. Il s’agit d’amener les professionnels des différents domaines (archéologie, architecture, archives, inventaire, monuments historiques, musées, patrimoine immatériel) à collaborer en mettant l’accent sur des champs de recherche délaissés ou, plus rarement ciblés par les actions patrimoniales. Ce programme participe à briser le silence sur l’esclavage au sein des histoires nationales, tant celle de la France que celle des autres pays concernés. La perspective d’échanges croisés entre l’objet mémoriel, le champ historique et la sphère patrimoniale permet ainsi d’analyser des dynamiques sociales et économiques, d’identifier des problématiques pertinentes, et d’engager de nouvelles pistes de recherche. La première opération programmée dans le cadre de cette démarche sur « Les patrimoines de la traite négrière et de l’esclavage » prend la forme d’un colloque international qui se tiendra du 27 au 29 avril 2011, à La Rochelle. Cette manifestation prolonge la publication, dès 2007, du Guide des sources de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions par la direction des Archives de France. Ce colloque de lancement fait le point sur les différentes opérations et recherches patrimoniales menées sur cette question afin d’initier de nouveaux territoires d’investigation au cours des années à venir.

FXG (agence de presse GHM)

27, 28 et 29 avril 2011

Université de La Rochelle, Conseil général de la Charente-Maritime, Ville de La Rochelle, Centre des monuments nationaux.

 


27 avril

ALLOCUTIONS D’OUVERTURE

9h - Accueil des participants

9h15 - GÉRARD BLANCHARD, Président de l’université de La Rochelle

9h30 - HERVÉ LEMOINE, Directeur chargé des archives de France

9h45 - PASCAL LIÉVAUX, Chef du département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique

10h - DANIEL MAXIMIN, Commissaire de « 2011, Année des Outre-mer »

10h15 - FRANÇOISE VERGÈS, Présidente du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage

 

MÉMOIRE DES MOTS

11h - Présidence de séance : HERVÉ LEMOINE, service interministériel des archives de France

11h10 - DANIEL G. VÉRONIQUE, université de Provence, « Emergences des langues créoles et rapports de domination dans des situations

créolophones. Réflexions à partir de l’Outre-mer français »

11h30 - SITI YAHAYA, archives départementales de Mayotte, « Réveiller la mémoire, l’esclavage dans les archives orales à Mayotte »

11h50 - EMMANUEL GORDIEN, comité marche du 23 mai 1998, « Non an nou, les patronymes donnés en 1848 »

12h10 - JEAN MOOMOU, université des Antilles et de la Guyane, « Résistance et abolition de l’esclavage : problématiques des commémorations en Outre-mer depuis 1998 et chez les Bushinengués du Surinam »

12h30 - Discussion

 

MÉMOIRE DES ROUTES

14h30 - Présidence de séance : MICHEL COLARDELLE, direction régionale des affaires culturelles de la Guyane

14h40 - BERNARD TOULIER, département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, HAMADY BOCOUM, direction du patrimoine

du Sénégal, « Architecture et identité à Gorée »

15h20 - ANA LUCIA ARAUJO, Howard University, « Mémoire et patrimoine de l’esclavage et de la traite des esclaves au Brésil »

15h40 - THOMAS ROMON, institut national de recherches archéologiques, « Tromelin, l’île aux esclaves oubliés »

16h - Discussion

 

16h30 - Présidence de séance : MICHAËL AUGERON, université de La Rochelle

16h40 - RICHARD SOGAN, direction du patrimoine du Bénin, « Les routes de la Traite au Bénin »

17h - FATIMA O RAMOS, arquivo nacional da Torre do Tombo, « Le traitement archivistique auprès de l’Arquivo Nacional da Torre do

Tombo : contenus, communication et recherche dans les fonds et documents »

17h20 - RENÉ ESTIENNE, service historique de la défense, « La Compagnie des Indes et la Traite des Noirs »

17h40 - JEAN-PIERRE BRUNTERC’H, archives nationales, « Les journaux de bord conservés aux Archives nationales : une source exceptionnelle sur les expéditions de traite au début du XVIIIe siècle »

18h - Discussion

 

19h - Présentation du Guide des sources de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions par PASCAL EVEN & JEAN-BAPTISTE AUZEL

 

Discours de CHRISTIANE TAUBIRA, Députée, rapporteur de la loi du 21 mai 2001 (à confirmer)

 


28 avril

MÉMOIRE DES LIEUX
9h - Présidence de séance : LYNE-ROSE BEUZE, musées régionaux de la Martinique (à confirmer)
9h10 - MARTINE CORNÈDE, JACQUES DION, archives nationales d’Outre-mer, « De l’administration des colonies aux plantations : les fonds publics et privés aux archives nationales d’Outre-mer »
9h40 - YANNICK LE ROUX, association d’archéologie APPAAG, « L’Habitation Loyola à Rémire : perspectives croisées »
10h - JEAN BARBIER, musée historique de Villèle, « Le musée de Villèle entre histoire et mémoire de l’esclavage »
10h20 - JACQUES DE CAUNA, université de Pau et des Pays de l’Adour, MYRIAM COTTIAS, centre international de recherches sur les esclavages, « Les habitations, patrimoine et mémoire de l’esclavage en Haïti : présentation du fonds numérisé Jacques de Cauna » CIRESC/CNRS/EHESS
 
11h - Présidence de séance : JEAN-MICHEL PÉRIGNON, inspection des patrimoines
11h10 - JEAN-FRANÇOIS BELHOSTE, école pratique des hautes études, « L’économie sucrière et ses retombées en métropole »
11h30 - PHILIPPE GOERGEN, centre de recherche des musées de France, « Le patrimoine industriel sucrier des polders de l’Approuague : mécanisation agricole au début du XIXe siècle en Guyane française. État des lieux. »
11h50 - DAMIEN HANRIOT, écomusée municipal d’Approuague-Kaw, « Médiations autour du patrimoine de l’esclavage à l’Ecomusée municipal d’Approuague-Kaw (Guyane) : enjeux, état des lieux et perspectives. »
12h10 - GENEVIÈVE POTHIN DE VILLÈLE, écomusée de Marie-Galante, « Patrimoines de l’esclavage sur l’île de Marie-Galante »
12h30 - Discussion
 
14h30 - Présidence de séance : FRANÇOISE VERGÈS, Présidente du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage
14h40 - KENNETH KELLY, University of South Carolina, « Les Habitations en Martinique »
15h - FIONA CLAYTON, Slave Lodge, Iziko Museum, « Le Slave lodge, changements de perspectives sur l’esclavage au Cap »
15h20 - KRYSTEL GUALDÉ, musée du château des Ducs de Bretagne, « La constitution des collections »
15h40 - MADELEINE DOBIE, Columbia University, « Patrimoine mobilier : entre colonialisme et orientalisme »

16h20 - Présidence de séance : ANDRÉ DELPUECH, musée du quai Branly
16h30 - PATRICE COURTAUD, université de Bordeaux, « Le cimetière comme miroir de l’esclavage, approche archéologique »
16h50 - SYLVIE JÉRÉMIE, institut national de recherches archéologiques, « Esclavage, lieux de mémoire, archéologie : un triptyque en devenir dans les régions ultrapériphériques »
17h10 - MARCEL DORIGNY, université de Paris VIII, « Traite & esclavage français XVIIe-XIXe siècles : base de données, iconographie et textes réglementaires », JEAN-PIERRE LE GLAUNEC, université de Sherbrooke, Québec, « Représenter les résistances d’esclaves dans le monde atlantique français : présentation du site « Le marronnage à Saint-Domingue : histoire, mémoire, technologie »
17h40 - Discussion

18h30 - Soirée de projection des films de DIDIER ROTEN
Ne suis-je pas ton frère ? La société des amis des Noirs, 1788-1794 (2008) La liberté générale, 1794-1802 (2009)


Vendredi 29 avril 2011
UNE MÉMOIRE A TRANSMETTRE
9h - DOMINIQUE BUSSEREAU, ancien Ministre, Député, Président du conseil général de Charente-Maritime (à confirmer)
TABLES-RONDES SUR LA MÉDIATION ET LA VALORISATION DES PATRIMOINES LIÉS À L’ESCLAVAGE
9h20 - Présidence de séance : BERTRAND GUILLET, musée du château des Ducs de Bretagne
9h30 - SANDRINE DOSSOU, université Senghor d’Alexandrie, « La mise en valeur de Ouidah »
9h45 - FRANÇOIS HUBERT, CHRISTIAN BLOCK, musée d’Aquitaine, « Nouveaux publics au musée d’Aquitaine »
10h - ALAIN MORGAT, service historique de la Défense, BENOÎT JULLIEN, archives départementales de la Charente-Maritime, « Chairs noires et pierres blanches, une année de manifestations en Charente-Maritime »

10h50 - Présidence de séance : FRANÇOISE WASSERMAN, Chef du département de la politique des publics
11h - AGNÈS VATICAN, archives municipales de Bordeaux, « Une expérience de valorisation auprès des scolaires : les ateliers monumériques »
11h15 - ANNE LEBEL, archives départementales de la Guadeloupe, « L’esclavage entre deux abolitions en Guadeloupe : l’action pédagogique des Archives départementales »
11h30 - SERGE ROMANA, comité marche du 23 mai 1998, « Descendants d’esclaves et réappropriations patronymiques »
11h45 - Discussion
CLÔTURE
12h - Conclusions
12h15 - PHILIPPE BÉLAVAL, Directeur général des patrimoines
12h30 - MARIE-LUCE PENCHARD, Ministre de l’Outre-Mer (à confirmer)
12h45 - FRÉDÉRIC MITTERRAND, Ministre de la Culture et de la Communication (à confirmer)

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 11:48

A l’occasion de la sortie de l’album Gwadarama d'Alain Jean-Marie, produit par Thierry Gairouard Production. Jimmy Blanche Organisation’s présente en live le récital de biguine jazz d'Alain Jean-Marie et ses invités, le 27 mai à Montpellier

Alain Jean-Marie au célèbre de Jam de Montpellier

Alain Jean-Marie photo A JocksanAvec ce nouvel album Gwadarama (panorama des musiques Guadeloupéennes), Alain Jean-Marie, nous fait découvrir ou redécouvrir les richesses des musiques populaires (la biguine) et traditionnelles (Léwoz, Graj, Kaladja, Mendé) de son pays d’origine la Guadeloupe. Cette fois-ci, Alain Jean-Marie s’immerge un peu plus dans sa culture et s’approprie avec beaucoup d’audace et de talent des compositions de ses prédécesseurs (Jean Bordin, Fred Desplan…) et contemporains (Franck Nicolas, Roger Raspail, Jacob Desvarieux…). Entouré de son quartet, composé de Marcel «Mano » Falla à la basse électrique, de Roger Raspail aux Ka et percussions, de Raymond Grégo à la batterie, Alain Jean-Marie nous donne à écouter des interprétations inattendues de ces standards. GWADARAMA est l’expression musicale guadeloupéenne dans toute sa diversité, née de rencontres de Peuples. Le Gwoka et la biguine sont des musiques qui ont les mêmes sources. Avec l’esclavage, sont nées des musiques issues de la rencontre de l’Europe et de l’Afrique aux Amériques. Aux Etats-Unis, ça a donné le jazz, à Cuba, le son, à Trinidad, le calypso… 

Alain Jean-Marie 4 photo A JocksanChet Baker, Sonny Stitt, Lee Konitz, Max Roach, Dee Dee Bridgewater... La liste des ténors du jazz qui ont accompagné Alain Jean-Marie est longue. Très longue. Le natif de Pointe-à-Pitre, installé aujourd’hui à Paris, sillonne le monde en compagnie de diverses formations. Mais résonnent toujours en lui les sons de la biguine, du gwoka, du quadrille, du zouk… des musiques qu’il revisite dans Gwadarama, un album que lui a commandé Thierry Gairouard, grand amoureux de la tradition guadeloupéenne.

Reconnu à travers le monde pour l’exigence et la précision de son jeu, le pianiste Alain Jean-Marie présente Gwadarama, son nouvel album. Le jazzman revisite une à une les musiques de la Guadeloupe qu’il n’a jamais oublié. Parmi elles, la biguine et le gwoka qu’il mariera pour une rencontre exceptionnelle le vendredi 27 mai au JAM de Montpellier.

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 05:13

 

Un  jardin pour la mémoire et l’avenirMarie-Luce-Penchard-coupe-le-ruban-photo-A-Jocksan.jpg

Malgré la polémique, la ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, a inauguré, samedi, un Jardin en outre-mer au bois de Boulogne, au Jardin d’acclimatation. Les  groupes folkloriques, carnavalesques,  les personnalités  et les enfants étaient présents sous un chaud soleil de printemps. Le jardin d’acclimatation a repris les couleurs de l’outre-mer après l’épisode honteux des zoos humains. Après le temps de souffrance, c’est  le temps des réjouissances.

Maximin-penchard-Jamet-photo-A-Jocksan.jpgLe président du Jardin d’acclimatation, Marc-Antoine Jamet, a pris la décision d’organiser « Un jardin en outre-mer » avec son personnel ultramarin lors d’un repas annuel et autour d’un tournoi de pétanque. Il dit : « Nous préférons l’ouverture et la connaissance à la peur et l’exclusion, dans une démarche de confiance et de respect ».  Ici  de  1880 à 1910, trente exhibitions d’êtres humains ont eu lieu dans ce parc, des plus nobles au plus sordides… Le poids émotionnel est fort, comme l’attente et la demande de changement après tant d’humiliation et de souffrance. Ressenti et malaise sont bien présents mais tout le monde a cherché à les éviter dans des discours bien lisses et bien maitrisés pour apaiser les esprits. Daniel Maximin, commissaire de l’année des outre-mer, est resté dans les citations, pour exclure toute polémique et « regarder vers l’avenir, changer de regard », son maître mot. parade au tour d Ariane 5 photo A JocksanEt il cite René Ménil, un philosophe martiniquais («  Nous ramassons des injures pour en faire des diamants… »), avant de sortir un livre de François Valobe, Carte noire, écrit en 1953, et de lire un poème dédié aux Noirs d’Amérique. Qui résume ce que pense une majorité ce ceux qui étaient présents : Oui, dans ce lieu une race est tombée au non dit de la souffrance d’hommes  simples et complètement dépaysés. Leurs descendants veulent retrouver la foi...  Les danseurs des marquises photo A J ocksanLe ministre, dans son discours, annonce que dans le cadre de l’article 4 de la loi Taubira, elle a demande à Françoise Vergès  présidente du comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (CPMHE) de conduire en relation  étroite avec la mairie de Paris, une mission relative à ces événements. Elle veut des actions dans les champs mémoriels et de la sensibilisation sur la réalité de cette période historique. Ici, dit-elle, tout est dit comme au musée d’Aquitaine : «  Dans une  parfaite unité de lieu, un parfait équilibre, la mémoire et l’avenir sont réunis »… Voila ce que propose Marie-Luce Penchard à tous ceux qui viendront  dans ce Jardin en outre-mer. 

Huit stands pour la Guyane

Des-visages-et-des-scenes-de-David-Damoison-photo-A-Jocksa.jpgA l’entrée, Marie-Luce Penchard a coupé le ruban tricolore, face à un canot polynésien. Puis elle s’est avancée en direction de l’exposition photographique de David Damoison au musée des enfants (portraits, visages et scènes saisis en région parisienne). Suivie de sa cour, elle était vite de retour dans l’allée principale, passage obligé pour la majorité de visiteurs, et où la maquette de la fusée Ariane 5 domine et s’impose. Un passage au stand de la Réunion puis un autre au stand de la Guadeloupe où elle se renseigne sur le taux d’occupation des hôtels… 34 stands sont parcourus par la délégation. Les-etoiles-de-Tahiti--et-Daniel-Maximin--ML-Penchard-et-J.jpgSpectacle de danse et de tatouages des iles Marquises par ci, concert  de musique classique par là (elle prend le temps d’écouter le concerto en la mineur N° 28 du chevalier de Saint George, interprété par l’association de l’orchestre de M. de Saint George d’Alain Gédé). Quelques pas plus loin, elle déguste un sorbet coco, puis assiste à un spectacle de danseuses polynésiennes. A chaque stand, la ministre prend le temps d’engager le dialogue, de goûter aux spécialités et de serrer des mains. Le président de la région Guyane, Rodolphe Alexandre, est  la seule personnalité politique de quatre départements d’outre-mer à être présente à coté de la ministre. Le-president-de-la-region-Guyane-R-Alexandre-et-Pinas--Sa.jpgLors de sa visite sur le stand des Amérindiens, tenu par Jean-Pierre Joseph, responsable du Centre amérindien Kalawachi à Kourou et sa fille, Wally, la ministre laisse entendre : « Vous avez tout à fait raison de faire connaitre cette communauté sous un autre visage, ça c’est très bien.  Le développement de la Guyane passera par la Guyane de l’intérieur. » Jean-Pierre Joseph lui explique  l’exposition  sur trois panneaux situés dans l’allée, présentant les Amérindiens dans leur vie quotidienne. Maximin et les enfants photo A JocksanLa forte participation de la Guyane est sur toutes les lèvres. Huit stands pour ce département français d’Amérique. Autour du conseil  régional et du musée des cultures guyanaises, il y a  le comité guyanais du tourisme, l’association Mo isi mo rot bô, la gastronomie guyanaise,  Libi na Wan, le centre spatial avec son atelier pour enfants et l’Eko Arts Créations Guyane.

Durant un mois  un jardin en outre mer propose un programme riche en animations et rencontres. Des ateliers de contes, des musiques, des danses, des gastronomies, des défilés, des concerts, des expositions,  dégustations et spécialités sont au rendez vous au cœur du bois de Boulogne, au Jardin d’acclimatation. Les sept pays participants souhaitent le bienvenu dans toutes leurs langues.

Textes et photos : Alfred  Jocksan (agence de presse GHM)


Ils ont dit

Rodolphe Alexandre

asso-bibi-na-wa-guyane-photo-A-Jocksan.jpgLe président de la Région Guyane, Rodolphe Alexandre, était la seule personnalité politique de l’outre-mer  présente lors de l’inauguration d’un « Jardin en outre mer ».

« L’émotion demeure, mais l’intérêt, aujourd’hui, est de réhabiliter la mémoire. Il faut considérer qu’il n’y a pas de lieux chargés de culpabilité. La polémique qui a conduit certain à des arguties sur la présence de la Guyane dans ce lieu qui fut jadis indigne ne peut pas être figée. On n’est pas dans une histoire immobile, dans des projets mortifères, on est sur l’avenir, sur une projection. Il est important, au contraire, que l’on revisite l’histoire, qu’on la réécrive. Et, à travers cela, qu’on donne à l’avenir l’espoir d’aujourd’hui. Si la laideur de l’histoire et du colonialisme nous ont marqué, on ne doit pas rester sur ces blessures, on doit s’ouvrir dans le devenir et le partage du monde. Je suis content que toutes les communautés de la Guyane soient venues ici, pour témoigner de nos cultures, de leur diversité et également du projet que nous voulons mettre en place pour l’avenir. Nos compatriotes Bushinengés sont présents, nos compatriotes amérindiens aussi et, quel que soit le débat qui a eu lieu, ils ont souhaité partager ce moment historique avec nous. Je reste fondamentalement sur la trajectoire de l’avenir. Le passé ne doit pas embrouiller le devenir. Quelles ques soit les tâches, les blessures, les laideurs du passé. »

 


Marie-Luce Penchard

Marie Luce Penchard, la ministre de l’Outre-mer souhaite tourner la page et ouvrir un jardin pour la mémoire et l’avenir. Elle refuse que cette manifestation soit réduite à sa seule dimension populaire.

ML-penchard-photo-A-Jocksan.jpg« Il faut se souvenir et ne pas se laisser enfermer »

Avez-vous entendu  cette polémique sur ce lieu chargé d’histoire ?

Il faut toujours qu’une ou deux voix s’élèvent, mais ces voix ne représentent pas l’outre-mer, ne représentent pas  la majorité. Je suis convaincue, au contraire, que  le fait de réinvestir ces lieux  est une façon de voir l’avenir avec un autre regard. C’est bien la philosophie de l’année des Outre mer, c’est changer de regard.

Comment  réagissez-vous après tant de polémiques ?

Il ne faut pas retenir cette polémique qui n’a plus de raison d’être. Pour preuve, il y a aussi bien des descendants de la communauté kanak que des Amérindiens. Nous avons voulu des moments forts, comme au Panthéon pour célébrer et rendre un hommage à Aimé Césaire. Mais nous avons aussi  voulu permettre au grand public de découvrir tous les visages de l’outre-mer. Il y a toujours des polémiques… Moi, je ne regarde pas tout ça, je trace parce que je sais que l’outre-mer apporte beaucoup à notre pays.

Avez-vous ressenti de l’émotion ?

Beaucoup d’émotion. C’est un devoir de mémoire. Il faut se souvenir mais il faut construire l’avenir et il faut savoir rebondir par rapport à ces souffrances. Il ne faut pas se laisser enfermer.

Vous avez confié une mission sur la mémoire de l’esclavage à Françoise Vergès. Qu’attendez-vous de cette mission mémorielle ?   

Mme Vergès nous fera des propositions avec des historiens. Alors laissons ces historiens faire leurs propositions. Il ne m’appartient pas de décider au préalable de ce qui serait bien vis-à-vis de cette communauté qui a besoin qu’on puisse connaitre cette histoire, mais qui ont envie qu’on montre un autre visage de leur communauté. Aussi bien le représentant de la communauté kanak que celui de la communauté amérindienne ont parlé de leur avenir, et encore du fait qu’ils font partie de la République. Mme Vergès fera des propositions qui permettront un moment donné de rendre hommage à cette communauté et en même temps de parler de leur avenir. Leur avenir est difficile, notamment en Guyane, parce qu’ils sont parfois déchirés entre le poids des traditions et la volonté d’aller vers la modernité et la mondialisation qui malheureusement s’impose à tous. 


Jean-Aubéric Charles

« C’est une histoire d’homme et de femme »

JeanAuberic-Charles--3photo-A--Jocksan.jpgJean-Aubéric Charles appartient au peuple amérindien qui se compose de deux groupes, ceux de l’intérieur, et ceux du littoral, dont le Kalibi est la plus forte population. Pour lui, ceux de l’intérieur sont très loin de la réalité actuelle et de la civilisation moderne. Sur les 52 tribus amérindiennes, 6 aujourd’hui ont survécu. 

Comment vivez-vous cette présence au Jardin d’acclimatation où un certain nombre des vos ancêtres ont subi des atrocités ?

Pour nous, c’est un fait historique. En 1892, année de l’exposition universelle à Paris, dans ce même lieu des Kali’nas sont venus. Pour nous, c’est un retour après notre cérémonie de lever de deuil qu’on avait fait en 1996.

Malgré ce passé historique et douloureux, vous avez absolument tenu à  être présent…

La cérémonie de 1996 est un symbole coutumier. Cette cérémonie a été faite à la mémoire de ceux qui sont mort ici afin d’apaiser les esprits des défunts mais aussi ceux des vivants. Il faut une projection d’avenir plus positive. Le fait de revenir doit permettre de rétablir le dialogue et de redéfinir les relations  entre l’Hexagone et l’outre-mer, surtout avec la Guyane et ses peuples autochtones.  A trop réfléchir on n’est plus dans l’action.

Un grand nombre de Guyanais n’acceptent pourtant pas cela…

Ceux qui n’auront pas compris n’ont pas accepté. Ceux qui connaissent notre culture profondément ne se posent pas de questions dans  ce sens.  Lors qu’on perd un membre de la famille chez nous, on ne peut pas rester éternellement en deuil. Cette histoire est difficile mais nous acceptons d’en parler mais cela ne doit pas nous empêcher d’avoir une projection sur l’avenir. J’espère  que le fait de venir ici, de contribuer d’une manière forte à cette manifestation, malgré les quelques réticences,  démontre qu’au niveau de la France, la Guyane existe. Et il existe encore six nationalités autochtones sur le territoire guyanais. Nous mettons en alerte les gouvernants pour que ces peuples puissent  continuer à exister  en tant que tels.


Joyeux-anniversaire-Daniel-photo-A-Jocksan.jpgDaniel Maximin, un jour de fête

Daniel Maximin fêtait son anniversaire, samedi. Le commissaire de l’année des Outre-mer a parcouru les allées d’un Jardin en outre-mer le sourire aux lèvres, sous un soleil radieux, gratifiant les visiteurs d’une biguine avant d’aller déguster quelques friands au stand de la Créole d’Eddy La Viny.

Nous sommes à cent jours depuis le  lancement de l’année des Outre mer français. Comment vivez-vous  cette manifestation de l’intérieur ?

Nous ne sommes pas  à l’heure des bilans. Mais, je suis très heureux de  tout ce qui se passe.  Je veux  dire même fier de la manière dont l’outre-mer s’impose, se montre, est présent comme on le souhaitait. C’est tout simple, il y a des choses qui nous dépassent, il y a la République, la poésie,  l’engagement politique des grands hommes… Aujourd’hui, nous sommes au Jardin d’acclimatation qui est rempli de gens qui ne sont pas venus pour l’outre-mer… Quatre cent milles personnes vont passer durant tout le mois. On leur offre l’outre-mer avec quatre spectacles par jour pendant un mois. Le premier bilan, à la fois populaire et intellectuel (colloques, manifestations,  commémorations) a montré des jeunes qui bougent dans divers milieux. Je peux dire que l’outre-mer est très présent  dans tout ce qui se passe  en France depuis le début de l’année.  

Est-ce  une revanche sur l’histoire que de revenir sur ce lieu ?

Notre but est que les gens sachent. Et puis, historiquement c’est intéressant puisque c’est ici que   l’outre-mer avait  été si mal présenté avec des exhibitions et des choses de ce genre. C’est l’occasion de ce que Karembeu appelle une revanche. Une occasion de présenter ce qu’on y  était, comment on nous a montrés il y a un siècle et de regarder ce que nous sommes aujourd’hui. Il y a là la dignité de notre culture, sa vitalité.


Pinas-Sawanie-photo-A-Jocksan.jpgPinas Sawanie, maitre de l’art Timbé des noirs marrons de Guyane

L’artiste peintre Bushinengé, Pinas Sawanie, a un mois pour effectuer une fresque multicolore  représentant la richesse  de son pays  grand d’une superficie de  plus de 82 534 km2 et peuplé de plusieurs ethnies.  Chaque couleur aura une signification ; le rouge pour le sang d’hier ; le  blanc pour la femme, la vérité, la pureté ; le jaune pour la richesse, le bonheur ; le bleu pour l’univers ; le noir pour l’harmonie et le vert la forêt.

 


Sylvette  Kaloïe : un projet faire connaitre l’art kanak

Sylvette-Laoie-photo-A--Jocksan.jpgSylvette Kaloïe la fille d’un kanak de Lifou exposé lors de l’exposition coloniale de 1931, a créé une association, Wasapa-Art-Kanak. Elle tenait à être présente au Jardin d’acclimatation pour honorer la mémoire de son père, le seul des siens resté sur la terre de France. C’est avec les larmes aux yeux qu’elle raconte son récit et son combat pour retrouver la trace de son père qui vivait dans la région de  Bordeaux  : « Mon père a été humilié. Je trouverai la force pour le retour de son corps dans son pays et lui construire une case sur sa terre. Je veux retourner faire ce geste à Lifou. » Elle inscrit son projet dans une dynamique de valorisation et d’échange autour de la reconnaissance et la compréhension.

 


 

En imagesAu-pied-de-la-maquette-d-Ariane-5-photo-A-Jocksan.jpg

Sylviane Cédia, Marie-Thérès Lacombe, Rodolphe Alexandre, Daniel Maximin, Marie-Luce Penchard, Marc-Antoine JametBernard-Hayot-et-compagnie-photo-A-Jocksan.jpgNathalie Fanfant, Stéphane Hayot, Dominique de la Guigneraye, Bernard HayotChantal-Loial-et-Leila-Negrau-photo-A-Jocksan.jpgChantal Loial et Leïla NegrauDaniel-Maximin-et-Miguel-Marajo-photo-A-Jocksan.jpgLe lider Maximin et Migel MarajoJean-Jacques-Seymour-et-Christian-Bidonot-photo-A-Jocksan.jpgJean-Jacques Seymour et Christian BidonnotL-equipe-de-l-annee-de-l-outre-mer-et-Leila-Negrau-photo-.jpgL'équipe du commissariat de l'année des outre-mer français et Leïla Negrau (en jaune)la-presidente-de-tous-creole--et-ses-copines-photo-A-Jock.jpgLa présidente de Tous Créoles Paris, Nathalie Fanfant, avec Laura Beaudi (Trace), Ivenare Rameau (conseillère régionale de Guyane) et Lucie, une amie de Nathalie Fanfant.l-equipe-du-comite-du-tourisme-de-Guadeloupe-photo-A--Joc.jpgL'quipe du comité du tourisme des Iles de GuadeloupeLes-chanteuse-de-Reunion-et-de-la-Guyane-photo-A-Jocksan.jpgLes chanteuses réunionnaise et guyanaise Leïla Negrau et Sylviane Cédial-ochestre-classique-ensemble-photo-A-Jocksan.jpgL'orchestre de M. de Saint GeorgeML-Penchard--et-Eddy-La-Viny-photo-A--Jocksan.jpgMarie-Luce Penchard et Eddy La Vinyrencontre-entre-Marajo-et-Sawanie-photo-A-Jocksan.jpgLes artistes martiniquais et guyanais Miguel Marajo et Pinas SawanieStand-comite-du-tourisme-de-Guyane-photo-A--Jocksan.jpgAu stand du comité guyanais du tourisme avec Sonia CippeStand-de-la-region-Guyane-photo-A--Jocksan.jpgAu stand de la Région GuyaneStand-de-St-Martin-photo-A-Jocksan.jpgMLP au stand de Saint-MartinStand-du-CIRAD-photo-A-Jocksan.jpgMaximin et MLP au CIRAD (au fond, Jordan Lolo-Paolini)

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 15:41

 

Tropiques mouvementées à la Goutte d’Or

outremer-goutte-d-or.jpgLe Centre musical Fleury Goutte d’Or-Barbara s’associe à l’année des Outre-mer pour son prochain TéMA. L’équipe, portée par la volonté de partager le sens de ses actions et de sortir des schémas « public/consommateur » - « spectacle/marchandise », a imaginé de s’immerger ponctuellement et de manière approfondie, à travers des cycles thématiques, dans des territoires artistiques, pour mieux en comprendre les clés, les langages, les savoir-faire. Dédé Saint-Prix sera donc le parrain de cette édition qui a lieu du 4 au 15 mai. L’occasion de voir du carnaval avec Ethnik Groov 97, d’écouter Hermann, Erol Josué, Ti Coca ou même le DJ à l’esprit « Eugène Mona », Jaurès pour une spéciale hors les murs au bar le Xango. L’occaion aussi de voir pas de documentaires ou des fictions, ou d’assister à des conférences, des expositions.

FXG (agence de presse GHM)

Tout renseignement ci-dessous et sur le site http://www.fgo-barbara.fr/633

 


Mardi 3 mai

HORS LES MURS

Atelier Pédagogique avec Dédé St-Prix (public scolaire)

Atelier pour les élèves de 5ème du Collège Georges-Politzer (La Courneuve) en partenariat avec CHAM Musique du Monde La Courneuve. Restitution le mercredi 4 mai pour l’ouverture du TéMA Outre-mer (sous réserve)


Mercredi 4 mai

groupe-30-bis-ethnic-97.jpg11.00 Parade Carnaval avec Ethnick’ Groov. Gratuit

Déambulation dans le quartier par l’association Ethnick’97

L’association ETHNICK’97, encadrée de quelques professionnels du spectacle oeuvre pour le partage de la culture antillo-guyanaise sur ses formes les plus diverses, qui va du chanté Nwël à l’orchestre de rue. Ethnick’ Groov’ compte une soixantaine de musiciens et danseurs, tous

réunis autour d’un concept polyrythmique apportant une originalité et une nouvelle couleur au monde de la musique.

www.myspace.com/ethnick97

 

18.30 Ouverture du TéMA Outre-mer. Gratuit

Vernissage des expositions & Master class de Dédé St Prix

 

K-Bô Totems Cariba - Exposition de sculptures

Du Mercredi 4 au Dimanche 15 mai

« Les sculptures de K-Bô expriment des origines Guadeloupéennes et, dans un même mouvement esthétique, elles expriment une singularité et un universel. L’art de K-Bô repose sur une singularité identitaire, une singularité qui puise dans le mélange, une singularité qui s’ouvre sur l’autre, une singularité qui dialogue avec l’autre. » Bruno Lopez

 

Mutation - Exposition photographies de Philippe Virapin

Du Mercredi 4 au Dimanche 15 mai

Avec «Mutation», le photographe Philippe Virapin retranscrit les prouesses chorégraphiques Hip-Hop de jeunes talents de Guadeloupe. Et le photographe propose une nouvelle vision Hip-Hop. C’est l’approche des corps en mouvement dans l’espace qu’il souhaite transposer. Il choisit alors la juste lumière, les couleurs particulières de Guadeloupe, travaillées sans trucage, présentés dans l’environnement naturel de l’île. Qu’on se le dise, ces jeunes ne font pas du Hip-Hop, ils sont Hip-Hop.

www.philippe-virapin.artiste-com.com/

 

« Fond des Nègres/Fond des Blancs »

Exposition photographique/Diaporama d’E. Honorin

Du Mercredi 4 au Dimanche 15 mai

« Séparés par quelques dizaines de kilomètres, Fond-des-Nègres et Fond-des-Blancs pourraient bien résumer la singularité de la musique haïtienne: une France rêvée, greffée sur une Afrique idéalisée. En Haïti, il n’existe pas de conservatoire de musique mais la musique rurale est un véritable conservatoire du passé. Tel un boa, Haïti absorbe sans cesse ce qui l’attaque. Et cette musique métisse, cette danse de résistance continue de “marronner” dans les montagnes à la manière des esclaves qui fuyaient les plantations coloniales pour vivre en marge de la servitude. » Charles Najman.

 

DD St Prix s offre au public photo A JocksanDédé Saint Prix - Masterclass percussions afro-caraïbes - « Chouval Bwa »

Dédé Saint Prix est le représentant le plus célèbre du Chouval bwa martiniquais. Il a élevé ses rythmes à un niveau universel en les croisant avec le kompas ou le rara haïtiens, le «son» cubain, le ragga, le hip-hop ou la charanga. A partir des tambours, il s’agit de s’approprier et d’extérioriser une expression rythmique donnée à travers une pratique musicale commune faites de règles mais aussi de plaisir, d’échange, de respect et d’écoute de l’autre.

Les objectifs de cette masterclass sont de permettre à chacun :

• D’accéder au langage des percussions et à la compréhension du rythme,

• De trouver sa place dans le tempo grâce à des exercices de recherche du meilleur son et de la meilleure frappe, à la découverte de rythmes comme le chouval-bwa, la biguine, le calypso, le merengue, le mendé, le bèlè…


Jeudi 5 mai

Josue.jpg20.30 Erol Josué + Christine Salem 5/8 euros

Electro Vodou

Ayibobo ! Erol Josué est un artiste haïtien totalement original. Auteur-compositeur, chorégraphe, danseur, chanteur et prêtre vaudou, il réside actuellement entre Port-au-Prince et New York, où il officie toujours comme prêtre vaudou et donne de nombreux concerts.

Créant un pont entre tradition et modernité, Erol mixe les incantations

rituelles avec l’électro subliminal et sombre de Val Jeanty. Cet « électro-vaudou » est avant tout une présence corporelle sur scène envoûtante.

www.philippe-virapin.artiste-com.com/


Christine Salem - Maloya Hypnotique

Christine Salem s’invente sa tradition et s’impose comme une artiste incontournable. Elle transporte et sublime le maloya, musique réservée aux hommes il y a encore quelques années, mêlant sa voix chaude aux balades hypnotiques des percussions. À travers son oeuvre la chanteuse revitalise la tradition réunionnaise.

www.myspace.com/salemtradition

Christine Salem : chant, kayanm • Ary Perigone : choeurs, percussions • Vincent Philéas : choeurs, roulèr, congas • David Abrousse : djembé, dundum, tama


TeMA-Outre-Mer.jpgVendredi 6 mai

19.00 Soirée Performance et Films. Gratuit

Solitudes Martinique + Zétwal + La Noiraude + Ma Grena’ et moi

Solitudes Martinique - Performance de Véronique Kanor - 22’

Sur scène, deux écrans géants s’interpellent. Bouts de films et photographies ricochent de l’un à l’autre. Face à ces images qui s’entremêlent, la lectrice-chef d’orchestre creuse les mots comme on creuse des chemins pour pénétrer une terre meuble. Sous le poids des images et des mots d’une femme qui cherche un reflet à elle-même, qui appelle l’amour sans plus savoir si elle s’adresse à un pays ou à un

homme, la Martinique est mise en point d’interrogation plurielle.

Entre autodérision, rire, poésie et émotion, Solitudes Martinique s’ancre dans une île mouvante, dans des sentiments fragiles.

http://kanorveronique.blogspot.com

 

Zétwal - Un film de Gilles Elie-Dit-Cosaque - 52 mn, 2008

En 1974, dans une Martinique empêtrée dans des mouvements sociaux, un homme, Robert Saint-Rose, grand admirateur d’Aimé Césaire met sur pied un projet insensé : être le premier Antillais dans l’espace. Zétwal

(étoile en créole) retrace cette histoire incroyable et au delà dresse le portrait d’un homme, d’un rêve, d’une société.

 

La Noiraude – Un film de Fabienne et Véronique Kanor – Guadeloupe (2005) - 29’

Avec Daniély Francisque, Lucien Jean-Baptiste, Firmine Richard, Edouard Montoute et Ménélik

Quand Didier lui annonce la fin de leur relation, Marlène sombre dans un désarroi mais ne s’avoue pas vaincue. Après avoir broyé du noir et réinterrogé ses racines antillaises, elle trouve la solution pour faire revenir son homme comme un chien vers son maître.

 

Ma Grena’ et moi - Un film de Gilles Elie-Dit-Cosaque (2004) - 52’

La Grena’ est le surnom que l’on a donné aux Antilles à la mythique Mobylette de Motobécane. Elle s’est si bien inscrite dans le patrimoine de la Guadeloupe qu’on peut dire qu’elle en fut un temps le baromètre social. « Ma Grena’ et moi » est une ballade riche de rencontres, ou la Mobylette n’est qu’un prétexte, un fil directeur, une occasion d’ouvrir une fenêtre sur la société guadeloupéenne.

 


Samedi 7 mai

edouard-glissant-3444.jpg15.00 La Créolisation du Monde. Gratuit

Documentaire sur Edouard Glissant, par Yves Billy et Mathieu Glissant - 2010, 52’

Edouard Glissant se définit comme un poète philosophe vivant, dit-il dans « son commerce triangulaire » entre la Martinique, New York et Paris. C’est à son fils, en Martinique qu’il raconte son enfance et la géographie de cette île qui marque toute son oeuvre tant dans l’inspiration poétique que dans la révolte politique. Avec lui à New York, capitale de toutes les mixités où il enseigne la créolisation du monde et à Paris où le musée des Arts Premiers le conforte dans sa conviction de l’indispensable mélange des imaginaires et des cultures. Un philosophe révolté et poétique nous fait partager sa vision du monde.

 

16.00 Le phénomène de créolisation dansles arts, la culture et la société. Gratuit

Table ronde modérée par Sylvie Clerfeuille

Cette table ronde évoque le processus de créolisation et d’intégration de plusieurs langues en une seule nouvelle, aux Antilles et à la Réunion et mesure l’influence de ce phénomène dans la culture, la littérature, la musique, l’Histoire, l’anthropologie et les traitements psychiatriques.

Avec André Rober, directeur des éditions KA (La Réunion) ; Romuald Fonkoua, maître de conférences à l’université de Cergy-Pontoise et spécialiste de littérature antillaise ; Axel Artheron, doctorant en littérature ; Yolande Govindama, Professeur de Psychologie clinique à l’Université de Rouen ; Priska Degras, professeur à l’université de Paris III et auteur de plusieurs ouvrages dont « Littératures des Caraïbes. Haïti, Martinique, Guadeloupe, Guyane » (Broché)

 

18.00 « Musiques Résistances » Gratuit

Projection en avant première du documentaire musical d’Alice Raulo (2011), suivie d’un débat avec Dédé St-Prix, Marie-Line Dahomay, Exxos MètKakola et Marcella Perdomo

Autour de la Caraïbe, on joue de la musique pour transmettre l’histoire, dénoncer, s’exprimer... Musiques rituelles, hip-hop, blues, ou musiques électroniques, c’est un voyage à la rencontre de ceux qui chantent et luttent, aux Antilles, en Amérique Centrale et en Amérique du Sud.

Suivi d’un débat autour des « Musiques Résistances ». Discussion avec des artistes et chercheurs rencontrés lors du tournage : Dédé

Saint-Prix (Martinique), Marie-Line Dahomay (Guadeloupe), Exxos MètKakola (Guadeloupe) et Marcella Perdomo (Honduras). Échange avec ceux qui créent, étudient et transmettent des Musiques-Résistances de la Caraïbe.

www.afrocaraibes.fr

 

20.30 Hermann + Ti Coca 5/8 euros

Hermann-boucle.jpgHermann - World / Caribbean

À la croisée des cultures et des continents, Hermann porte en elle toute la diversité des musiques caribéennes. Elle « drive » sur les courants Blues, Gwoka, Folk pour créer ce qu’elle a coutume d’appeler son Magma Sonore. Avec des textes empreints de poésie, servis par un style épuré, Hermann nous fait découvrir les couleurs de son nouveau paysage musical.


Ti-Coca - Musique Traditionnelle d’Haïti

« Ti-Coca est un de ces troubadours dont les textes peuvent être à la fois tendres et virulents. Il tient à la fois du chansonnier – du genre de ces Brassens créoles locaux, et du commandeur de contredanse. Ces « commandeurs » qui étaient jadis kapo des plantations coloniales, habiles à manier le fouet, sont aujourd’hui des meneurs de danse improvisateurs hors pair qui gambadent encore sur les mélodies dans les campagnes reculées. Comme eux, Ti-Coca invoque Simbi, Esprit des mers, Erzulie, déesse de l’amour, belle femme, coquette ou Baron Samedi, Dieu des morts, avec une décontraction déconcertante. Il brouille allègrement les tiroirs du sacré et du profane. En ces temps d’anniversaire de l’abolition de l’esclavage, ce clin d’oeil gracieux et sans discours, au marronnage et son attachement ludique aux formes anciennes, font de ce Peter Pan au chapeau vissé sur le crâne, un dandy tropical au charme fou dont l’entreprise de séduction ne fait que commencer. » Emmanuelle Honorin

http://accords-croises.com/fr/artiste-bio.php?artiste_id=32


Mardi 10 mai

20.30 Kako expérience + Jeff Baillard. Gratuit

Kako expérience + Guests - Electro

Dans un subtil dosage harmonique et rythmique, les musiques traditionnelles de Guadeloupe, de Martinique et d’ailleurs fusionnent avec les sonorités modernes et les musiques électroniques. Exxos et Doub6 de Kako invitent à cette occasion Khem pour la percussion, Freepon pour le chanteur/rappeur et aussi guitariste et G’ny au chant.

www.myspace.com/kakomizik

 

Jeff Baillard avec Micky Telephe et Paulo Athanase

Trans’Bèlè

Jeff Baillard est « Digit’Alchimiste », un chercheur de sons électro-acoustiques, mixant le Bèlè rural martiniquais avec Jungle et Drum&bass dans un mix sauvage «Trans’Bèlè». Avec Micky Telephe, au tambour, et Paulo Athanase, grande voix du Bèlè, ils vous invitent à partager une musique énergique, sincère, et vivifiante, entre musiques-racines et grande sono mondiale.

www.myspace.com/jeffbaillard/

 


Jeudi 12 mai

14.30 Projection de Neg Marron de Jean-Claude Flamand Barny- 2004, 1h35’. Gratuit (Public Scolaire)

Josua et Silex, deux amis d’enfance d’une vingtaine d’années, issus d’un milieu familialet social fragilisé, traînent leur ennui en compagnie de leur bande de copainsdans un quartier populaire des Antilles d’aujourd’hui. Jusqu’au jour où ils acceptentde participer à une combine crapuleuse…

 

SANEYES

Jeune producteur d’origine martiniquaise issu du milieu hip-hop, SANEYES vient de signer une mix tape saluée haut et fort par la presse underground, « You’re Under Arrest – Détournement d’Art Mineur », en commémoration anniversaire des 20 ans de la disparition de Serge Gainsbourg.

http://saneyes.com

 

FREAKSHOW

Le duo infernal FREAKSHOW a décidé de jouer la partition pulp underground jazz dans la jungle bordéloélectrique de Paris. L’art, le rêve, défier les temps, les espaces dans une vie faite d’amour, de scandale et de Tabasco. Un nouveau souffle, une nouvelle tendance de l’art décadent avec Matthias Le Ny batteur des Rings et Julien Mezzence, jeune saxophoniste digne héritier de l’esprit de Lester Young.

www.myspace.com/freakshowofficial

 

VJ SIMBIOPTIC

Marco Calderon est un artiste mexicain installé depuis peu à Paris et plus connu sous le pseudo VJ SIMBIOPTIC. Son travail inspiré de l’audiovisuel interactif utilise divers programmes numériques, et autres supports multimédia variés, installations, motion graphics… Une performance live, organique et poétique qui brouille tous les pistes : le résultat est souvent énergique et hypnotique !!

www.marco-calderon.netwww.simbioptic.com

 

DJs SAN TACREW - (Mr Tos, Charly Sy, Lucky Buzz, David Banner, Kubik & co.)

Collectif parisien de DJs, MCs et vidéastes, le SANTACREW a fondé son succès sur un savant mélange de la culture Hip Hop et des musiques électroniques... produisant des soirées éclectiques et pleine de bonnes surprises sonores où tous les styles de la ‘Bass Music’ sont représentés. Après 6 ans de résidence au Nouveau Casino, le Santacrew s’est construit une sacrée réputation d’ambianceur de dance floor en remettant au goût du jour le concept de la soirée Mash Up. Cette fois ci le Santacrew se réunit au complet avec Charly Sy (Sayag Jazz Machine), Lucky Buzz, Mr Tos (UHT, Général Dub), David Banneret Kubik pour un DJ set à 3 platines allant du Grime/Dub Step à l’Electro en passant par le Hip-Hop, le scratch le Broken beat et la drum and bass !

www.santacrew.comwww.myspace.com/santacrew


DSC00463.jpgJeu 12 mai au Xango Bar, 4 rue Affre

20.30 I Dj Set Jaurés. Gratuit

Le « Xango Bar » invite l’association « Soulapression » pour un «Voodoo» set DJ afro-caribéen du tonnerre ! Au travers une sélection de disques rare antillais appuyée d’une exposition de pochettes vinyls d’époque, Jaurès (photo) de Soulapression vous fera goûter aux rythmes cadencés de la biguine, du compas et de la funk créole.

www.facebook.com/Soulapression

Xango 4 rue Affre 75018 Paris


Samedi 14 mai

De 20h à 5h I SÖUP SESSIONS #13. Gratuit

SÖUP (Sound öf Underground People) est une tribune dédiée aux talentsémergents de la scène underground, couvrant toutes les formes de musiqueélectro-acoustique. Ayant été produit pendant un an à L’International par lecollectif Music is Life, avec la participation complice de nombreux artistes(tels que Joachim Montessuis, Imany, Paris Suit Yourself, Kasper T. Toeplitz, Blitz The Ambassador, Krystle Warren, Rocé, Keziah Jones, Maureen Angot et bien d’autres), le Téma Outremer est l’occasion d’accueillir cette nouvelle sélection d’artistes indépendants originaires d’Outre-mer.

 

Z-STAR

Z-STAR est dotée d’une capacité artistique caméléonesque qui lui permet de se mouvoir aisément entre univers blues, électro, jazz, rock et plus encore... L’artiste Trinidadienne Z-Star désormais installée à Brighton en Angleterre, réputée pour son Voodoo Funk spirituel, a su développer une longue carrière qui l’a vu travailler avec des artistes planétaires tels que Ray Charles, Placebo, Lou Reed, Terry Callier, Paul McCartney et bien d’autres. Chacun de ses shows est une expérience unique !

www.myspace.com/z-starmusic

 

JUICE ALEEM

Vétéran de la scène hip-hop anglaise, JUICE ALEEM a su construire son jeu scénique et son profil d’agitateur avant-gardiste au sein de projets iconiques tels que Coldcut, Infesticons, Gamma et Hexstatic, la plupart souvent signé chez Big Dada/Ninja Tune. Artiste sans concession, Juice Aleem livre toujours ses mots avec sophistication et humour. Il sera notamment accompagné par le rappeur britannique, Elai Immortal, pour sa toute première apparition en France.

www.myspace.com/jerusalaam


Dimanche 15 mai

loial 718416.00 Bal Konsèr par la compagnie Difé Kako. Gratuit sur réservation

Avec l’Orchestre Live Difé Kako, accompagné des danseuses-choristes de la compagnie, le Bal Konsèr, à voir et à danser, s’inspire des répertoires traditionnels caribéens, africains et brésiliens avec l’apport musical de musiciens et artistes invités. Entraînés par les artistes de la compagnie, les spectateurs sont invités à devenir des acteurs et des ambassadeurs de la danse.

www.difekako.com

 


Du Mercredi 4 au Dimanche 15 mai

Projection de courts et moyens métrages. Gratuit

Dans le hall du Centre, découvrez une sélection de documentaires tout au long du TéMA Outre-mer en accès libre !

« Boulevard 5 février 2009 » de Christian Foret – 2009, 28 mn

Boulevard 5 février 2009, c’est le ressenti des événements de février-mars 2009 en Martinique à travers la déambulation d’un personnage dans les rues de Fort-de-France. C’est un film à la première personne, l’écho de la grève à l’intérieur d’un individu. Ce regard ouvre des pistes de réflexions plus large : sur le type de témoignage à garder pour l’histoire, sur la façon de montrer et quelquefois de mettre en scène les événements. C’est aussi une façon de dire sans dire.

« Broyage de Cannes » de Véronique Kanor – 2009, 28 mn

« La Femme qui passe » de Véronique Kanor – 2010, 19 mn

« C’est qui l’Homme ? » de Fabienne et Véronique Kanor – 2008, 26 mn

« Ballet de Man Coco » et « Répétition le Ballet de Man Coco » un film de Jean-Claude Cabo – 2001, 25 mn - Chorégraphie et interprétation GhislaineDecimus et Max Diakok et Crip Ech-Val vidéo art plastik Guadeloupe /Paris 2001

« Paroles d’Intérieur » de Christian Foret et Alain Agat- 2009, 52 mn

« Toutes les maisons, toutes les âmes de la Martinique pourraient être considérées comme les cellules d’un même corps, dévolues à un but : faire vivre ce « Pays-Martinique ». La maison Larcher, représenterait à ce titre, un lieu symbolique, avec son coeur qui bat. On pourrait dire ainsi que les manifestations extérieures pendant la grève ne constituaient à ce titre que l’écho scandé de certaines paroles d’intérieur ».

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 05:50

ECHOS

 

Ching-Long-Lu.jpgLes Taïwanais dispensés de visa pour l’outre-mer français

 

L’ambassadeur de Taïwan en France, Ching Long Lu (ancien ambassadeur de Taïwan à Port-au-Prince, Haïti et bon connaisseur des Antilles françaises) a indiqué lors de son passage à Bénodet pour le départ de la course transatlantique en solitaire Bénodet-Martinique, que le gouvernement français avait accepté de supprimer la nécessité pour les ressortissants taïwanais d’obtenir un visa pour se rendre dans les outre-mer français.

 


Mancini et Squarcini

 

Ange Mancini, ancien préfet de Guyane et de Martinique, fraîchement nommé coordonnateur national du renseignement, va retrouver son ancien camarade Bernard Squarcini, directeur central du Rénseignement intérieur (fusion des RG et de la DST). Le premier était directeur du SRPJ d’Ajaccio en 1983, le second était au même moment directeur régional des Renseignements généraux de Corse. Au Panthéon où on a croisé Ange Mancini  à l’occasion de l’hommage à Aimé Césaire, quand on lui a rappelé cette connexion, il a eu, tout sourire, cette saillie : « Reconstitution de ligue dissoute ! »

 


L’expression publique anticonstitutionnelle du président de la République

 

Sarko-debout-en-pied.jpgEn faisant référence à plusieurs reprises à la notion de « peuple de la Martinique », à l’occasion de l’hommage national rendu à Aimé Césaire, Nicolas Sarkozy a battu en brèche le texte de la Constitution de la 5e République qui refuse de parler de « peuple » pour préférer le terme de « population » dès lors qu’il s’agit des ressortissants des outre-mer français (« La République reconnaît, au sein du peuple français, les populations d'outre-mer, dans un idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité »). Alors, sauf à être anticonstitutionnel dans son expression publique, le président de la République devait sans doute se référer à la Constitution de la 4e République qui, dans son préambule dispose : « La France forme avec les peuples d'outre-mer une Union fondée sur l'égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion »…

 

 

 

FXG (agence de presse GHM)

 

 

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 05:49

Paris au temps des impressionnistes

Edouard-Vuillard---Le-Sacre-Coeur-vu-de-la-fenetre-du-pe.jpgLes chefs d’œuvre du musée d’Orsay à l’hôtel de Ville sont exposés du 12 avril au 23 juillet 2011 à l’hôtel de Ville de Paris. Peintures et dessins évoquent la vie de la capitale et de ses habitants au tournant du siècle.

En 1879, on refusa au peintre Édouard Manet un décor pour l’hôtel de Ville nouvellement reconstruit. Il ne put, comme il le souhaitait, décrire le nouveau Paris, ses halles, ses chemins de fer et ses champs de courses... L’artiste ironise : « Peindre la vie de Paris dans la maison de Paris ? Allons donc ! L’allégorie tout d’abord. » 130 ans plus tard, la mairie de Paris rend hommage au rêve de Manet avec une sélection d’œuvres impressionnistes.

Le nouveau Paris et la vie qu’il a engendrée sont au centre des préoccupations artistiques des années 1848-1914. La ville haussmannienne donne aux artistes de nouveaux motifs, les conduit à une autre vision de la vie urbaine, traduite, pour les plus grands d’entre eux, au moyen d’expressions picturales inédites. Le regard et l’interprétation de la ville changent : Paris est saisi comme une entité mouvante et les artistes négligent l’étude des monuments ou de l’anecdote, à la recherche de ce « merveilleux moderne », de cette poésie urbaine dont Baudelaire s’était fait le héraut. Claude-Monet---La-gare-Saint-Lazare---c-RMN--Musee-d-Orsa.jpgLa ville s’impose, lisible, claire, ample, monumentale, dans les compositions de Manet et des impressionnistes. Ceux-ci s’identifient à la vie urbaine, dynamique et mouvementée, aux boulevards, rues et ponts animés d’un mouvement incessant, vibrants sous le soleil, rétractés sous le ciel gris, à chaque moment reconstruits et différents selon les variations de la lumière qui, au travers des percées et des longues perspectives, des avenues élargies et allégées, les inondent et les illuminent.

Manet, Monet, Renoir, Van Gogh...

Gustave-Caillebotte---Toits-sous-la-neige---c-RMN--Musee-.jpgJongkind et Lépine, Manet et Degas, Monet et Renoir, Caillebotte et Pissarro vont tous se passionner pour la ville et la vie de Paris, soulignant sa modernité (Monet, La gare Saint-Lazare). Gauguin et Van Gogh, Signac, Luce, puis Bonnard et Vuillard l’explorent aussi, jusque dans sa vie souterraine (Vuillard, Le métropolitain, la station Villiers). À la même époque, d’autres peintres, comme Béraud, De Nittis, Boldini, Blanche, Devambez, Steinlen ou Carrière, apportent un contrepoint aux plus grands artistes de cette époque.

Pendant ses travaux de rénovation, le musée d’Orsay prête un magnifique ensemble : une soixantaine de toiles, autant de dessins, pour beaucoup jamais présentés au public, ainsi que des documents d’architecture et des maquettes présentant la nouvelle identité architecturale du Paris de Napoléon III. Architecture et art unis pour évoquer les mutations d’une capitale.

Jean-Beraud---La-sortie-de-theatre---c-RMN--Musee-d-Or.jpgLa scénographie de cette exposition a été conçue en dialogue avec l’architecture de la salle Saint-Jean de l’Hôtel de Ville, construite à la même époque que les œuvres présentées. Les larges proportions permettent l’installation d’œuvres monumentales. Une première partie sur mezzanine présente la ville qui se transforme à travers des peintures, des pastels, des dessins d’architecture et des maquettes. La grande nef est consacrée à Paris qui vit, un Paris animé et turbulent, aux larges perspectives.

De l’Orchestre de l’Opéra peint par Degas au Café-concert croqué par Manet, en passant par la Guinguette à Montmartre de Van Gogh, c’est le Paris moderne qui se dessine aux yeux du visiteur.

(Photos : Reunion des musées nationaux)

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 07:49

Interview Eric Baray, skipper de Van dan vwel 972, voile n°30

Eric-Baray-hauteur--fxg-.jpg« Je connais ma détermination sur l’eau »

Dans quel état vous trouvez-vous à la veille du départ ?

Ce qui est fabuleux, c’est toute cette attente… Parce que des projets marins, on a eus : l’AG2R, le Rhum et là, changement de situation, de personne, c’est une année faste et les choses tombent enfin. En Martinique, l’association Van dan vwel fait monter la mayonnaise pour faire connaître mieux le monde la voile. Je trouve ça fabuleux !

La Martinique est au cœur de votre projet…

La Martinique est déjà à bord du bateau au point que je me demande si je vais bien faire une transat en solitaire… Je navigue pour les jeunes, pour faire partager ma passion de la mer et de la voile. Dans deux ans, il y aura au départ un jeune que j’ai formé, Emeric. Même si je me battrai contre lui !

Ressentez-vous de la pression ?

Pression ? Non, y en a pas ! Je me refuse à la recevoir. Je suis cool, mais je connais ma détermination sur l’eau. Gildas Morvan (tenant du titre, NDLR) contre qui j’ai navigué en Martinique, connaît mon engagement. Et Quand ces choses arrivent, tu sors tout, même ce que tu n’as pas !

C’est pourtant votre première transat en solo…

C’est la 3e et la 1ère en solo. Je sais déjà ce que ça me fait personnellement. Quand on est en mer, on ne veut pas que ça se termine. C’est la fin qui me dérange ! Quand on voit des dauphins, qui a envie que ça s’arrête ? Personne. Même les moments dantesques, les moments durs, on les aime.

Ca vous apporte quelque chose de particulier la mer ?

A terre, on voit des gens qui la pète ; qu’ils viennent en mer, ils découvriront ce qu’est l’humilité.

Eric-Baray-largeur--fxg-.jpgComment imaginez-vous traversée ?

A donf ! Je serai tranquille, je sais bien me parler à moi-même. A terre, j’aime échanger mais en mer, j’aime les deux ou trois premiers jours quand tu te mets en osmose avec le bateau et les éléments. C’est alors qu’on redevient nature. Et puis, les trois derniers jours à la barre ! Sans dormir et, à fond, si je suis pas trop mal placé ! Après avoir mis les bouchées doubles, tu casses les freins et tu avales la clé !

Est-ce que vous savez quelle stratégie vous allez avoir ?

On va attendre avec Marc Emig de voir la météo, puisque depuis le début de la semaine on regarde comment elle évolue. On fera encore un point aujourd’hui (samedi)…

Il semble que l’anticyclone des Açores soit bien établi et que vous serez pas mal au portant. Ca ne devrait pas changer fondamentalement d’ici dimanche…

Normalement, ça ne devrait pas mais on préfère vérifier que tout soit établi avant et ensuite construire quelque chose. On a jusqu’à dimanche matin pour le faire parce qu’après on sera en mer et alors là, c’est parti… On aura de toute façon un choix de route au départ, mais tout ça sera fait au dernier moment.

Concernant la vie à bord, question nourriture, qu’emportez-vous ?

Ce sera en grande partie du lyophilisé, des fruits secs, du frais aussi puisqu’on fait des courses aujourd’hui. Ce sera des fruits et des choses qui ne pourrissent pas au moins la première semaine. Et puis des barres au chocolat énergisantes pour les coups de tabac.

Pas question de lancer une ligne pour attraper une daurade…

Ce n’est pas prévu au programme !

Et concernant les toilettes ?

Très simple. C’est quand même pas mal grand autour ; on n’a pas besoin de tirer la chasse. Et pour le reste, il y a les seaux, les petits sachets et les petites lingettes pour bébé.

Interieur-Van-dan-vwel.jpgComment allez-vous dormir ? Je n’ai pas vu de bannette à bord…

J’ai un pouf à bille. C’est plus simple que de s’installer une bannette. On rentre et on s’affale. On est bien plus reposé quand on dort recroquevillé. Pourquoi s’allonger ? Vous devriez essayer les billes, c’est sympa !

Emmenez-vous de la musique ?

Oui, il y aura du son. En cas de forte mer, j’ai du classique. C’est calme, ça permet de repositionner les choses. Et puis si c’est du spi et que ça envoie, j’ai du hard rock, du reggae…

Eric-Baray-pied-de-mat--fxg-.jpgAvez-vous une idée de ce qui vous attend à l’arrivée ?

Non. Je subodore mais j’ai l’impression que je suis un peu loin de la réalité… Si mon arrivée fait qu’on a autant de monde qu’on l’imagine (je sais que mes copains de la yole seront là), ça veut dire que le rêve qu’on avait de voir les gens se tourner vers la mer aura au moins été enclenché.

Vous dîtes vouloir y aller à donf, mais vous avez presque une obligation morale d’arriver…

Quand on dit à donf, ça veut dire que ce soit la gestion du sommeil, la marche du bateau, l’idée est de trouver la bonne limite et non pas de rester sur la corde raide en permanence au risque de la casse.

Que vous reste-t-il à faire ?

Compartimenter tous les repas, préparer les sacs de fringues pour le beau temps, pour la pluie, etc… Et puis travailler sur la navigation, revoir tous les systèmes électroniques, vérifier que tous les paramètres sont bien rentrés dans le caisson.

C’est quoi un bon départ ?

C’est partir au top, dégagé de tout, en direction de la route la plus courte vers la première marque et y arriver devant. Il faut être un peu tête brûlée, savoir mettre un petit coup de boule là où il faut. C’est un jeu de coq !

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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