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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 06:42

ITW Gildas Morvan, tenant du titre

« Ca va se jouer au dernier moment »

Gildas-Morvan.jpgComment trouvez-vous le parcours de cette transat ?

Bénodet n’est pas loin de Port-la-Forêt où l’on s’entraîne tout l’hiver et la semaine dernière on est allé virer sur une bouée quasiment dans le port de Bénodet.Et puis c’est le parcours classique face à l’Atlantique et à l’arrivée, on change d’île. Après Cuba, Marie-Galante, la Martinique. C’est une épreuve qui arrive pour la première fois là-bas. Moi, je connais pour m’y être entraîné. L’île est super jolie et j’adore la Martinique.

Vingt jours, c’est long ?

Pas très long… La première semaine, on est vraiment à fond ; il y a vraiment de l’activité. Il y a un passage de froid à faire, le vent tourne, il y a des bascules et les conditions sont dures. Après on touche les alizés, c’est du portant. Il faut barrer, il faut régler, faire la navigation, préparer à manger, se reposer, essayer de dormir… Souvent, on voit pas les journées passer. Moi en tout cas, je ne me suis jamais ennuyé et je trouve que ces vingt jours, ils passent vraiment super vite.

Une course sans marque de passage, ça vous plaît ?

Les marques de passage peuvent poser problème et obliger la flotte à aller vers un endroit précis. Si le vent est contraire, ça peut-être compliqué, difficile. En solitaire, laisser l’ouverture, c’est bien. S’il y a une tempête dans le nord, on peut s’enfuir dans le sud ou au contraire, s’il y a une dépression très sud, on peut passer dans le nord… C’est bien de laisser un peu d’ouverture de champ.

De qui vous méfiez-vous dans cette édition ?

Je ne vais pas cibler une personne parce qu’ils sont tous bien affûtés, bien entraînés. Jeanne Grégoire est toujours super bien placée sur les transats. Elle a encore fait 2e sur l’AG2R l’année dernière. Elle est toujours super forte en océanique… Fabien Delahaye, il gagne l’AG2R avec Armel Le Cléac’h l’an passé, donc il connaît bien le bateau et la route. Eric Drouglazet qui a déjà gagné le trophée BPE ; Erwan Tabarly qui fait aussi 2e et encore Thomas Rouxel qui fait 2e la dernière fois… Il y en a plein qui savent naviguer et qui connaissent l’Atlantique. De la méfiance, il y en a de partout ! Il faudra faire attention, car c’est pas à la moitié de la course que ça va se jouer, c’est souvent au dernier moment, quasiment le jour de l’arrivée.

C’est un run au finish à la fin ?

En général il y a un leader, on se bagarre pendant la première semaine, un deuxième la deuxième semaine et c’est pas forcément ces leaders qui vont l’emporter. Ca se joue à pas grand-chose sur la fin.

Tenant du titre, c’est un statut à défendre, ça vous tient à cœur ?

Oui parce que je suis content d’avoir gagné. C’est quand même symbolique une victoire en solitaire sur l’Atlantique, c’est quelque chose de magique, un des plus beaux trucs, juste après le Vendée Globe !

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 16:54

Gilles Camouilly succède à Luc Laventure

Gilles Camouilly a été nommé le 21 mars dernier directeur de l'antenne et des programmes de France Ô (groupe France Télévisions) en remplacement de Luc Laventure, nommé directeur éditorial. Depuis 2010, Gilles Camouilly était gérant de TV Consult, après avoir travaillé pour Vivolta (Televista) et le groupe TF1. Il s'agit du frère d'Hélène Camouilly, ancienne journaliste à RFO et ancien conseiller du ministre Brigitte Girardin à l'Outre-mer et à la Coopération.

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 07:59

Des signes de reprise dans l’économie guadeloupéenne, demi-teinte en Martinique et amélioration en Guyane

Nicolas de Sèze, nouveau directeur de l’IEDOM a présenté les indicateurs économiques de la Guadeloupe pour l’année. « Il y a eu des signes de reprise en fin d’année mais qui ne permettent pas de renouer avec le niveau d’avant crise. » L’indicateur du climat des affaires de l’archipel reste inférieur de 4 % à sa moyenne de longue période.  Et pour cause, les prix ont été à la hausse de 3,3 % sir l’année et de 4,2 % en septembre. Une hausse imputable d’abord aux produits pétroliers. Pour comparaison, la hausse des prix dans l’Hexagone a été de 1,8 % et de 2,2 % en Martinique. Après une stabilisation du nombre de chômeurs au premier trimestre, les chiffres sont repartis à la hausse pour atteindre 23,8 % soit 53 660 chômeurs inscrit à Pôle Emploi. « Un niveau jamais atteint en dix ans », même si le rythme de progression a freiné entre mars et décembre 2010. L’IEDOM observe que la 9e édition de la Route du rhum a dynamisé la fréquentation hôtelière, mais surtout l’image de la Guadeloupe. Le taux d’occupation des chambres d’hôtel est monté à 54 % avec une hausse de 4 %.

Au niveau de la consommation des ménages, il y a eu une reprise timide en fin d’année avec une hausse des importations des biens de consommation et des biens d’équipement de plus de 10 % par rapport à 2009. Le BTP n’a pas repris comme on pouvait l’espérer et les chantiers de rénovation urbaine à Pointe-à-Pitre et aux Abymes n’ont pas suffi à relancer l’activité. Selon Nicolas de Sèze, les signes d’amélioration sont tangibles, mais les chefs d’entreprise restent prudents voire pessimistes quant à cette reprise. « La bonne tenue de la consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance guadeloupéenne, et la stabilisation financière des agents pourraient permettre un cheminement vertueux en 2011. »

En Martinique, « la reprise est en demi-teinte et l’indicateur du climat des affaires est inférieur de 3 % à sa moyenne de longue durée. » la hausse des prix a été contenue et la consommation des ménages s’est stabilisée et a même retrouvé son niveau d’avant crise. De même l’emploi s’est moins dégradé que prévu. Avec 24.4 % soit 40 272 chômeurs inscrits au Pôle Emploi, la hausse n’a été que de 1,9 % sur un an. Cependant le nombre d’offres d’emploi n’a pas progressé sur un an (- 1 %). L’activité touristique est remontée, mais sans profiter à plein de la nette reprise mondiale. Le taux d’occupation des hôtels s’est limité à 47 % (contre 54 % en Guadeloupe ou 72 % à la Réunion). Le BTP non plus n’a pas repris si ce n’est que le lancement du premier chantier  financé par le plan de relance… Mais, estime l’IEDOM, l’amélioration de la tendance observée en fin d’année devrait se poursuivre en 2011 même si certains indicateurs sont encore mitigés, voire fragiles. Les dirigeants  d’entreprise anticipaient en fin d’année 2010 cette timide amélioration et les prévisions à douze mois sont mieux orientées. La production des crédits bancaires devrait se renforcer début 2011. La capacité de poursuite du rebond de l’économie de l’île est liée à la résorption des difficultés telles que le BTP ou le tourisme. Ces secteurs à forte densité de main d’œuvre conditionnent la reprise en 2011. De l’aveu de Nicolas de Sèze, la situation n’est pas bonne pour le tourisme. C’est pour cela qu’une mission d’inspection générale des finances doit venir l’expertiser et faire un état des lieux car il y a beaucoup de dettes sociales et fiscales… « Le taux d’occupation des chambres d’hôtel monte car le nombre des hôtels est en baisse », explique un des cadres de l’IEDOM. Alors certes, « il faut redresser ce marché qui existe toujours, assure M. de Sèze, mais pondère-t-il, le tourisme n’est pas le cœur de l’économie locale mais un appoint nécessaire ».

En Guyane,  « l’activité a été stable avec une amélioration en fin d’année 2010. » l’indicateur du climat des affaires s’est redressé à partir du 3e trimestre pour retrouver sa moyenne de longue durée.  Côté prix, il y a eu stabilité tandis que dans l’Hexagone, ça repartait à la hausse. Certes, le marché du travail reste dégradé avec 21 %, en hausse de 10 %, pour atteindre 16 925 demandeurs d’emploi. La consommation est restée à la hausse, tirée par l’économie autour du spatial. Le BTP s’est aussi redressé au 2e trimestre et l’activité touristique, en dent de scie, a connu une hausse à la fin 2010, avec un taux d’occupation des hôtel en hausse de 6 % à 58 %. L’or est en repli et s’il y a eu une hausse de la balance des paiements à l’exportation, c’est que le prix de l’or a monté, pas les quantités exportées. Le dynamisme économique de la Guyane est donc réel, selon l’IEDOM, même si les chefs d’entreprise restent prudents. Ils anticipent un ralentissement de l’économie début 2011, au mieux une stabilisation. Globalement, par rapport aux autres territoires d’outre-mer, la Guyane fait partie de ceux qui s’en sortent le mieux. Elle bénéficie de l’atout de sa croissance démographique, de sa taille qui se rapproche de celle d’un véritable pays et du socle du spatial. La Guyane n’a pas connu la récession en 2009 grâce au spatial. Par ailleurs, la Guyane est le seul territoire qui bénéficie du réseau entreprendre d’André Mulliez (groupe Phildar) qui s’est installé en Guyane pour faire émerger des PME d’une dizaine de salariés

 

FXG (agence de presse GHM)


Le nouveau patron de l’IEDOM

de-Seze-IEDOM-IEOM.jpgNicolas de Sèze a pris ses fonctions le 17 mars dernier à l’IEDOM. Agé de 62 ans, il est entré à la Banque de France en 1975 pour s’occuper rapidement d’organisation et d’informatique. Il en était devenu, en 2000, directeur des opérations. Il enseigne aussi à l’université Paris 1 un cours sur les systèmes de paiement du Master pro banque finance.

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 07:11

 

Interview Jean-Christophe Gariel, adjoint au directeur Environnement et Intervention à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

« L’hémisphère nord va être concerné par un très léger ajout de radioactivité dans le temps »

Qu’ont risqué nos populations au passage de ce nuage radioactif sur les Antilles ? Ya-t-il eu un risque sur la santé ?

Non, il n’y a eu aucun risque ni pour la santé ni pour l’environnement.

Qu’est-ce qui vous permet d’être aussi affirmatif ?

Le nuage est passé sur les Etats-Unis avant d’arriver aux Antilles et, à notre connaissance, il n’y a eu aucune mesure faite aux Etats-Unis qui permettait de détecter quelque chose. C’est-à-dire qu’il y a des réseaux d’alerte d’une certaine sensibilité et, à notre connaissance, aucun de ces réseaux d’alerte qu’il y a aux Etats-Unis n’ont détecté le passage de cette masse d’air très faiblement contaminée.

Et les capteurs installés aux Antilles recoupent ces données ?

Oui, on a fait acheminer rapidement des détecteurs à la Guadeloupe et les détecteurs ont montré des niveaux tout à fait normaux. Mais on n’attendait pas quelque chose d’autre dans la mesure où l’ajout de radioactivité est dans la gamme de variation naturelle de la radio activité naturelle.

Cette masse d’air est passée, mais peut-elle revenir ?

Oui, ce nuage continue son chemin puisqu’il est en route pour le nord de l’Europe, puis il va aller vers la France. On pourra confirmer avec des mesures très fines son passage aux alentours de mercredi ou jeudi.

S’il avait plu, lundi, sur les Antilles, la situation aurait-elle été plus grave ?

Non, absolument pas parce que les niveaux étaient tellement faibles que ça n’aurait conduit à aucune conséquence ni sanitaire, ni environnementale.

La catastrophe à Fukushima n’est pas pour autant terminée, on peut donc s’attendre à de nouvelles propagations d’air contaminé autour de la planète ?

A l’heure actuelle, ce n’est pas le cas. La situation semble stabilisée bien qu’elle soit précaire et les niveaux qu’on enregistrait (lundi soir, heure de Paris, NDLR) au niveau des Etats-Unis, des Antilles et de la France ne présentent aucun danger.

Vingt ans après la catastrophe de Tchernobyl, on a appris que la population avait été maintenue dans une méconnaissance des risques réels. Là, quelle est votre ligne de conduite au niveau de la communication ?

Notre stratégie de communication s’appuie sur nos réseaux d’alerte qui n’ont rien détecté. On a aussi des modèles qui ont été utilisé à partir du terme source du Japon et qui ont permis de prédire la trajectoire de la masse d’air faiblement contaminée dans l’hémisphère nord, car il y a très peu de passage vers l’hémisphère sud. Et maintenant, on va effectuer un certain nombre de mesures d’air. Ca sera fait très certainement aux Etats-Unis et on va le faire sur le territoire métropolitain. On pompe de grandes quantités d’air sur des filtres, après on prend ces filtres et on fait des mesures extrêmement fines pour arriver à détecter l’ajout de radioactivité liée au passage de ce nuage. Ca devrait confirmer ce qu’on a eu par l’utilisation de modélisation qui prévoyait des niveaux extrêmement faibles de concentration de radioactivité dans l’atmosphère.

Vu l’ampleur de la catastrophe nucléaire, peut-on dire qu’on est encore chanceux ?

Je ne sais pas si on peut dire qu’on a de la chance, mais ce qu’on peut dire c’est que ça a été d’ampleur certainement très importante pour les Japonais, mais les pays de l’Amérique du Nord, des Antilles et de l’Europe, c’est d’ampleur tout à fait limitée puisqu’on aura des difficultés pour détecter, malgré des techniques très précises, le passage de la masse d’air.

Peut-on dire que lundi soir, cette masse sera complètement passée ?

Ah non parce que c’est un flux continu. On est maintenant dans un niveau un peu partout de léger ajout de radioactivité. Tout l’hémisphère nord va être concerné par un très léger ajout de radioactivité qui sera continu dans le temps mais qui sera très difficile à détecter.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 

 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 07:10

Les Antillais ont vécu le passage de la masse d’air contaminée

105818_fukushima.jpgIl faisait beau hier sur les Antilles et même si ça devait contribuer à rassurer les populations, tout le monde n’avait en tête que la masse d’air contaminée qui leur passait au-dessus de la tête. Alors, bien sûr sous ce ciel si bleu, pas mal de Martiniquais ou de Guadeloupéens n’arrivait pas à prendre conscience de l’événement. Mais la majorité semblait préoccupée.  Les radios locales, les forum sur les serveurs Internet de la presse locale, les échanges de textos, n’avaient que ça comme sujet de préoccupation du jour ! Beaucoup d’interrogation d’abord sur la réalité des faits et les vérités dites ! « On nous dit que ça n’est pas grand-chose, mais on disait pareil avec Tchernobyl ! » Ce genre de récrimination a souvent été entendue hier, que ce soit à Pointe-à-Pitre ou Fort-de-France et beaucoup clamaient leur défiance… C’est pour cela que l’Agence régionale de santé et la préfecture, dans les deux capitales régionales, ont tenu une conférence de presse pour communiquer les informations de l’IRSN sur les mesures de radioactivité décelées. « Il n’y a eu aucun risque ni pour la santé ni pour l’environnement », a confié Jean-Christophe Gariel, adjoint au directeur de l’environnement et Intervention à l’Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire à France-Antilles. Le principal message des autorités à la population a été de dire qu’il ne fallait pas céder à la panique et ne pas se ruer sur les pharmacies pour acheter des pilules d’iode. « Elles seront à la disposition de la population en cas de besoin, mais inutile d’essayer d’aller en acheter soi-même, il n’y en a pas à vendre ! »

FXG (agence de presse GHM)

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 06:40

La BnF célèbre le centenaire des éditions Gallimard

Du-cote-de-c-hez-Swann.jpgLa bibliothèque nationale de France propose, du 22 mars au 3 juillet, de parcourir un siècle d’histoire intellectuelle à travers l’itinéraire d’une des plus prestigieuses maisons d’édition françaises, Gallimard.

Gide, Claudel, Aragon, Breton, Malraux, Joyce, Faulkner, Saint-Exupéry, Michaux, Sartre, Queneau, Ionesco, Pinter, Camus, Yourcenar, Duras, Kerouac, Modiano, Le Clézio, Kundera, Tournier... On pourrait écrire sans effort une histoire de la littérature et des idées au XXe siècle à la lecture du seul catalogue des Editions Gallimard. Derrière la célèbre couverture blanche aux filets rouge et noir siglée NRF se cache la richesse d’un catalogue aux multiples facettes, de la « Pléiade » à la « Série noire », du livre pour enfants aux collections de sciences humaines. Cent ans après leur création, les Editions Gallimard demeurent aujourd’hui la plus grande maison d’édition française indépendante, dotée d’un catalogue de quelque 40 000 titres.

5-Gide-Faux-monnayeurs_manuscrit_NQ-C-019358.jpgL’exposition s’appuie sur les archives très riches et largement inédites de l’éditeur, sur les collections de la BnF et d’autres bibliothèques françaises ou étrangères, ainsi que sur les ressources de l’Ina. Le premier temps du parcours donne toute sa portée à la diversité exemplaire du catalogue. Les visages et les voix des auteurs majeurs du XXe siècle, comme Louis-Ferdinand Céline ou Jorge Luis Borges, viennent donner vie à un choix exceptionnel de manuscrits, de Paul Claudel à Jonathan Littell, en passant par La Condition humaine ou Le Deuxième Sexe. Il s’agit de suggérer le parcours des oeuvres, depuis leur création jusqu’à leur publication. Les étapes de cette « alchimie » sont évoquées à travers des fiches de lecture (signées par de grands auteurs de la maison comme Jean Paulhan, Raymond Queneau ou Albert Camus) ou des correspondances dévoilant le dialogue entre l’auteur et son éditeur.

Gaston-Gallimard.jpgLe deuxième temps du parcours retrace les grandes étapes de l’histoire de l’entreprise tout en donnant des coups de projecteur sur des enjeux particuliers de la « fabrique éditoriale » : comment faire vivre le fonds par l’intermédiaire de collections comme « Folio », « L’Imaginaire » ou la « Pléiade » ? Comment choisir le graphisme de la couverture d’un « Découvertes » ? Comment assurer la promotion d’un livre ? Des éditions de luxe à la littérature populaire, des revues d’avant-garde à la grande presse, l’ambition reste la même : se donner les moyens de mener, en toute indépendance, et durablement, une politique d’auteurs et de collections. Sans oublier les erreurs d’appréciation, les échecs ou les repentirs à l’égard de certains auteurs (Proust, Giraudoux, Montherlant ou Céline…), les concurrences entre éditeurs, les débats et polémiques animant l’histoire de la profession (prix littéraires, censures) et quelques excursions dans le domaine du théâtre avec l’aventure du Vieux Colombier, du cinéma ou de la musique. Enfin, affiches, maquettes et illustrations originales (de La Belle Lisse Poire du Prince de Motordu à Harry Potter) viennent illustrer cette histoire familiale, commerciale et culturelle qui est aussi celle d’une profession.


Les jalons de cette histoire très dense sont posés à travers cinq périodes chronologiques. Le parcours débute par une édition originale des Fleurs du mal illustrée par Rodin à la demande de Paul Gallimard, le père de Gaston, encore jamais exposée.

Les-premiers-ouvrages.jpg1911-1919 : Le comptoir d’édition

Les Editions de la Nouvelle Revue française naissent en 1911 dans le prolongement de la revue littéraire créée en 1909 par un groupe d’écrivains réunis autour d’André Gide. Il faut un homme pour gérer l’affaire et contribuer à son financement : Gaston Gallimard, un élégant représentant de la bohême bourgeoise de la rive droite, signe avec Gide et Jean Schlumberger l’acte qui donne naissance le 31 mai 1911 aux Éditions de la NRF.

Premeier-siege-rue-saint-Benoit-octobre-1911.jpgLa proximité entre la revue et la maison d’édition est fructueuse, mais l’un des épisodes les plus mémorables de cette période est le refus de publier la première partie de La Recherche du temps perdu de Marcel Proust, publiée fin1913 à compte d’auteur chez Bernard Grasset. Il faut l’action conjuguée de Gide, de Jacques Rivière, secrétaire de la revue, et de Gaston Gallimard pour obtenir de Proust qu’il poursuive la publication de La Recherche à la NRF, A l’ombre des jeunes filles en fleur lui valant son premier Prix Goncourt en 1919. Même ralentie par les contraintes de guerre, l’activité des Éditions se prolonge durant le conflit, notamment avec la publication de La Jeune Parque de Paul Valéry.

1919-1939 : La double enseigne

NRF.jpgA son retour des Etats-Unis en 1919 (où il a suivi la troupe du Vieux Colombier), Gaston Gallimard considère qu’il doit diversifier son catalogue pour financer une littérature de qualité. Au terme d’un véritable « coup d’État », la maison est rebaptisée Librairie Gallimard, à laquelle il associe son frère Raymond et son ami Maney Couvreux. Les Éditions prennent leur essor et trouvent leur équilibre économique au début des années 1930 en confiant leur diffusion aux Messageries Hachette et en s’engageant, provisoirement, dans la presse populaire et politique. Les collections se multiplient et le comité de lecture s’organise. André Malraux est le grand « animateur » de la maison dans les années 1930 et l’un des promoteurs de la jeune littérature américaine qu’accueille alors la maison

GG---Duras.jpg1939-1946 : Les années sombres

Avec l’Occupation, les autorités allemandes instaurent un régime de contrôle de l’édition, et la maison Gallimard est menacée de mise sous séquestre. Le 23 novembre 1940, un accord est trouvé : Gaston garde la maîtrise de son entreprise, mais accepte que soient confiées au collaborationniste Pierre Drieu la Rochelle la direction d’une NRF exclusivement littéraire et « une participation étendue » à la direction des Éditions. En parallèle, la résistance intellectuelle s’organise autour de Jean Paulhan au sein même des Éditions.

L-etranger.jpgCette période douloureuse et complexe est marquée par la révélation des oeuvres d’Albert Camus et, sur fond de censure et de pénurie de papier, par la publication de textes importants de Louis Aragon ou Antoine de Saint-Exupéry. A la Libération, la revue est interdite par le comité d’épuration, alors que le dossier des Éditions est classé. La question de l’épuration des milieux littéraires domine alors la vie intellectuelle.

1946-1970 : D’un Gallimard l’autre

Les frères Gallimard ont installé leurs fils au sein de la maison, mais une sévère crise de succession éclate au milieu des années 1950. La mort accidentelle de Michel Gallimard, fils de Raymond, et d’Albert Camus en 1960 met un terme tragique à cette querelle.

Serie noireLa maison sort de la guerre dans une situation économique favorable, ce qui permet à Claude Gallimard de mener une politique de développement éditorial et d’asseoir les fondations d’un groupe, avec le rachat de Denoël et du Mercure de France. Cette évolution, simultanée à celle du groupe Hachette, tend les relations entre l’éditeur et son diffuseur. La rupture intervient en 1970, Gallimard reprenant son autonomie commerciale. Claude Gallimard publie Jean-Marie Gustave Le Clézio, Michel Tournier, Patrick Modiano, Milan Kundera, lance « L’Univers des formes », les premières collections de poche, et développe le secteur des sciences humaines.

1970-2010 : Une nouvelle donne éditoriale

Antoine-et-Claude-Gallimard.jpgA la mort de son fondateur en 1975, Gallimard est un empire convoité, Claude Gallimard continue à le développer, tout en faisant entrer ses quatre enfants dans l’entreprise afin de commencer à organiser sa propre succession. C’est son fils cadet, Antoine, qui prend en 1988 la présidence de la société. Il s’ensuit une sévère crise familiale, dont le règlement intervient en 1991.

Lettre-Celine.jpgLettre-celine-2.jpgLe début des années 1970 : la constitution d’une société de distribution, le lancement de la collection de poche « Folio » et la mise sur pied d’un département Jeunesse confié à Pierre Marchand. D’abord réticent à l’idée d’une régulation des prix, Claude Gallimard soutient la loi sur le prix unique du livre en 1981, avant que son fils ne s’engage plus avant dans la défense de la librairie et de la propriété intellectuelle. Le groupe accueille de nouvelles enseignes, à l’identité éditoriale très forte, comme POL, Joëlle Losfeld, Verticales ou Futuropolis. Des succès hors norme, comme ceux de Jonathan Littell ou Harry Potter, permettent à Antoine Gallimard et ses proches de conserver l’indépendance de la maison. Soulignant la vitalité du secteur Jeunesse, les illustrations originales d’Etienne Delessert, Georges Lemoine, Pef (pour Le Prince de Motordu), Quentin Blake, Antoon Krings et Jean-Claude Götting (pour Harry Potter) viennent conclure ce cheminement historique

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 06:33

4 584 787 €

Ces quelques 4,5 millions € représentent la somme que la collectivité régionale d’Ile de France a déboursé entre 2008 et 2010 pour le transport de ses 1808 agents qui ont fait valoir leur droit à congés bonifiés. Pour ces mêmes agents, la Région Ile de France a également versé 1 744 173 € d’indemnité de vie chère. 6 % du personnel du siège de la Région et 32,5 % des agents de la Région dans les Lycées sont originaires des départements d’outre-mer. Au total, près de 29 % des agents de l’effectif régional d’Ile de France sont originaires des DOM.

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 07:48

Plumes rebelles, l’autre anthologie de la poésie d’outre-mer

PLUMES-REBELLES-COU-NEW-ULTIMA-1.jpgL’éditeur Jean-Benoït Desnel ne veut pas, citant Césaire, « être le jouet sombre au carnaval des autres ». Alors s’il salue l’élan donné par l’Année des Outre-mer français et (sans en parler toutefois) l’anthologie des poètes d’outre-mer éditée par Bruno Doucey (Outremer, trois océans en poésie), il préfère sortir la sienne, Plumes rebelles. Voilà comment il faut interpréter sa référence à Aimé Césaire !

« Cet ouvrage, loin d’aligner un chapelet – à l’image de ces îles et terres paradis – de textes d’auteurs de la France ultramarine sans mettre en avant le contexte du travail de ces auteurs, – de renom, pour la plupart, ayant déjà largement contribué à la grandeur de la littérature française, mais, pour certains, tombés dans l’oubli –, se propose de faire découvrir ou redécouvrir par les lecteurs le côté vivace de leurs « plumes rebelles » d’hier et d’aujourd’hui, ainsi que l’affirme le nom de la collection dans laquelle ce titre est publié, « Anamnésis » : injonction de ne pas oublier. »Desnel donne le ton. Il revendique savoir de qui il parle. Et il l’intègre à cette publication par des notices bio et bibliographiques.

Parmi ces plumes rebelles se trouvent un prix Nobel guadeloupéen, un prix Goncourt guyanais et un prix Renaudot martiniquais (Saint-John Perse, René Maran et Edouard Glissant), mais aussi Aimé Césaire, Léon-Gontran Damas, Guy Tirolien et d’autres moins connus…

« Raï chyen mé di dan’y blan », ironise l’éditeur martiniquais qui propose sa traduction à cet adage créole : « Feignons de ne pas les connaître, mais reconnaissons leur talent. »

Plumes rebelles est un ensemble de textes d’auteurs de renom de la littérature française issue des Amériques françaises que sont la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane. « C’est de là que sont partis tous ces chants poétiques et métis, en écritures rebelles, poursuit Jean-Benoît Desnel. Ces textes composent désormais une part non négligeable du patrimoine de la littérature française. »

FXG (agence de presse GHM)

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 07:45

Affaire de la coiffeuse martiniquaise discriminée : la HALDE saisit enfin le parquet

Alors que la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité avait proposé une simple transaction à Edouard Chaulet, patron de salons de coiffure à Paris, auteur, selon la HALDE, d’une discrimination à l’embauche à l’égard de Myriam Seneron, une postulante martiniquaise, il a fallu faire machine arrière ! En effet, avertie le 30 décembre dernier de cette décision de la HALDE, la victime a refusée le principe de la transaction, exigeant avec le délégué interministériel un procès correctionnel. L’autorité a donc changé son fusil d’épaule et écrit dans sa nouvelle délibération du 28 février 2011 : « L’enquête menée par la HALDE ayant permis de caractériser l’existence d’une discrimination à l’embauche fondée sur l’origine de Mme Seneron, délit prévu et réprimé, le collège de la HALDE décide de transmettre le dossier au procureur de la République de Paris.

FXG (agence de presse GHM)

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 07:16

Une place Jenny Alpha dans le 15e arrondissement

Le Conseil de Paris a adopté la proposition du maire du 15e arrondissement  pour que le nom de « place Jenny-Alpha » soit donné à l’espace situé entre les 120 et 130 avenue Félix-Faure à Paris. Ce sont Philippe Goujon, député-maire du 15e et président de la fédération UMP de Paris et Jean-François Lamour, député de Paris et président du groupe UMPPA au Conseil de Paris qui ont soumis la proposition au Conseil de Paris. Les deux hommes avaient été sensibilisés à cette cause par le délégué interministériel Patrick Karam qui avait organisé, avec eux, à la marie du 15e, une cérémonie d’hommage à Jenny Alpha.

Agence de presse GHM

 

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