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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 06:29

Babette de Rozières pour la fin du CDI et des prud'hommes

Babette de Rozières, chef dans l'émission de France 5, "C à vous", et animatrice des "Petits plats de Babette" sur France Ô a exprimé dans Paris-Match ses idées pour inverser la courbe du chômage. La nouvelle conseillère régionale LR d'Ile-de-France propose de supprimer le contrat de travail à durée indéterminée et les tribunaux des prud'hommes. "Pour réduire le chômage,dit-elle je m'attaquerais en priorité au contrat de travail qui constitue pour l'employé en CDI une arme absolue contre l'employeur. Je le remplacerais par un contrat unique basé sur l'intéressement et la participation." Quant aux prud'hommes, elle juge que c'est "une juridiction corporatiste où se règlent des conflits syndicaux au profit des tribunaux de droit commun". Babette de Rozières veut également réduire les charges sociales des entreprises de moins de 10 salariés, "avec un forfait calculé sur la base de leur chiffre d'affaires annuel".

FXG, à Paris

 

 

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 06:27

L'école André-Hoareau au Port récompensée par l'académie des Sciences

Le dossier "A nos petits secouristes", présenté par l'enseignante Françoise Kelly et sa classe de petite section de maternelle de l'école André-Hoarau au Port, a reçu une mention dans le cadre du concours lancé par la fondation "La main à la pâte". Chaque année, ses prix récompensent, sous l'égide de l'académie des sciences, des classes d'école primaire et de collège qui ont mené des projets scientifiques.

Avec l’aide d’élèves de 4ème du collège Titan et en partenariat avec un pompier et une infirmière, les élèves de petite section se sont sensibiliés aux risques d’accidents domestiques. À travers des mises en scènes, jeux de rôles, dessins animés et jeux interactifs, les enfants ont appris à identifier et comprendre les différents dangers domestiques. L'objectif visé était de leur apprendre à repérer les dangers dans la maison, éviter de se mettre en situation dangereuse et savoir prévenir un adulte, les pompiers ou le Samu en cas de besoin. C'est cette démarche d'investigation qui a été salué par la fondation La main à la pâte. La cérémonie de remise des prix aura lieu sous la coupole de l'Académie le 2 février en présence de la directrice générale de l'enseignement scolaire, Florence Robine.

FXG, à Paris

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 05:35
Le robot Oz désherbe sans l'homme

Le robot Oz désherbe sans l'homme

Un robot désherbeur pour les maraîchers réunionnais

Le robot agricole autonome Oz est désormais produit en série dans une version tropicalisée. Les essais ont été réalisés en partenariat entre Naïo Technologies, jeune pousse spécialiste de la robotique agricole en métropole, et la société réunionnaise Agrobotys Indian Ocean. Ce robet permet d'éviter l’utilisation de produits chimiques dans l’agriculture tout en évitant aux producteurs réunionnais de passer leur temps et leur santé à désherber leurs exploitations Ce « magicien du désherbage », électrique et autonome, a déjà été commercialisé à plus de 40 maraîchers en métropole, et est désormais disponibles pour les producteurs réunionnais.

Pierre-Yves Brachelet, fondateur d’Agrobotys Océan Indien, a fait la connaissance de deux jeunes chercheurs de la Technopole de Toulouse, Gaëtan Severac et Aymeric Barthes, fondateurs de Naïo Technologies, qui avaient le même objectif : réduire la pénibilité du travail et l’usage de pesticides dans l’agriculture, via la robotique. Naïo Technologies a apporté son savoir-faire déjà éprouvé en matière de robots agricoles sur la métropole à Agrobotys, dont la connaissance fine des spécificités climatiques et sols de l’Ile de la Réunion ont permis de donner naissance à la version tropicalisée du robot Oz.

"Nous avons également noué un partenariat avec le Laboratoire d'Informatique et de Mathématiques de l'Université de La Réunion, explique M. Brachelet. Sur le terrain, nous sommes en relation avec le CIRAD et le centre d'expérimentation Armefhlor, à Saint-Pierre, grâce à qui nous avons pu adapter notre robot aux besoins locaux. D'autre part, un automate est en expérimentation chez un exploitant, Jean- Bernard Gonthier, également président de la Chambre d'Agriculture."

Avec différents outils, Oz travaille sur le rang et l'inter-rang des cultures, il peut assister l'agriculteur pour la récolte et différentes tâches pénibles. Il se déplace tout seul dans les rangées grâce à des technologies de guidage laser et caméra ; la régularité de ses passages permet ainsi d’éliminer les mauvaises herbes dès le plus jeune âge des cultures.

FXG, à Paris

Pour en savoir plus sur le robot Oz

http://naio-technologies.com/produit/oz/

http://agrobotys.com/produits-et-servives/tropicoz/

 

 

 

 

 

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 03:04
Alfred Marie-Jeanne avec Manuel Valls et GPL, lundi 1er février à Matignon

Alfred Marie-Jeanne avec Manuel Valls et GPL, lundi 1er février à Matignon

Alfred Marie-Jeanne reçu par Manuel Valls

Comme ses homologues de Guadeloupe et de Guyane la semaine dernière, et avant ceux de la Réunion et Mayotte, le président de la Collectivité territoriale de Martinique, Alfred Marie-Jeanne (AMJ), a été reçu lundi à Matignon par le Premier ministre et la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin (GPL). "Il s'agissait d'un rendez-vous républicain, a indiqué Matignon, pour faire un tour d'horizon des dossiers." Manuel Valls voulait aussi mieux connaître le nouvel homme fort de la Martinique qu'il ne le connaissait que de loin alors qu'ils étaient tous deux députés.

"Nous avons échangé sur la situation générale comme d'habitude, a confirmé Alfred Marie-Jeanne. Ainsi a-t-il été question du zika ou du dossier du cyclotron promis à la Guadeloupe et à la Martinique. "Nous devons aussi régler ce problème, a insisté AMJ, car on ne pourra continuer comme ça."

Mais avant toute chose, et comme il l'avait fait la semaine passé chez GPL, AMJ a évoqué les finances de la nouvelle collectivité : "J'ai rappelé au Premier ministre que, contrairement à ce que l'on peut penser, il y a des difficultés pour la mise en place de la collectivité territoriale de Martinique. Il y a un déficit, énormément d'ardoises et une surcharge pondérale en tout domaine ! J'ai à pâtir des comptes administratifs des anciens Conseils général et régional et si les données qu'on me fournit ne sont pas fiables, je ne souhaiterais pas que l'appareil étatique ne puisse pas faciliter ma tâche. Je souhaite qu'on me donne les éléments concrets et qu'on ne me camoufle pas le déficit. Après, on verra comment faire de notre mieux ensemble ensemble pour résoudre ces problèmes." Matignon a confirmé que le président Marie-Jeanne n'avait formulé aucune demande particulière et qu'il s'agissait de nouer un contact.

AMJ assurait à la sortie de cet entretien que Manuel Valls avait eu "une oreille plus attentive" : "Je pense que le Premier ministre a bien compris l'ampleur des dégâts et qu'il prendra des mesures."

Manuel Valls lui a aussi confié qu'il essaierait, pendant le cours de cette année, de venir en Martinique. En attendant cette éventuelle visite, Alfred Marie-Jeanne devrait participer ce matin au séminaire gouvernemental avec l'ensemble des présidents de région.

FXG, à Paris

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 06:42
Malavoi, nouvel album Oliwon

Eric Basset, producteur et dirigeant du label de disques Aztec Musiques, vient de sortir le tout dernier album de Malavoi, "Oliwon", trente ans après leur premier album en commun, "Casa a Lucie". Interview.

"Malavoi défie le temps et joue un rôle de passeur"

Comment a démarré votre collaboration avec Malavoi ?

Ca remonte à la fin 1982 quand Jacques Erwann, ex-animateur à Radio France et qui travaillait au théâtre de la Ville, me dit avoir découvert en Martinique au dernier noël un groupe génial qu'il veut programmer au Printemps de Bourges en première partie de Lavilliers.... Il me parlait bien sûr de Malavoi qui venait de sortir le deuxième album de la renaissance du groupe, avec le titre "Caressé moin". Je les ai vus sous le grand chapiteau devant Lavilliers et j'ai trouvé ça bien. Ca m'a plu comme musique ; je n'y connaissais rien alors en musiques antillaises ! Jacques Erwann nous a présentés et le groupe cherchait quelqu'un pour s'occuper d'eux en France.

Vous étiez alors tourneur de spectacle...

Je n'organisais que des tournées et des concerts, pas de disques encore. On a commencé à bosser ensemble, le théâtre de la Ville en 1984, l'Olympia en 1985, la province... Au bout de deux ans, je leur ai dit qu'on n'avait aucune promo, aucune presse et qu'il allait falloir faire quelque chose... A l'époque, c'était Jojo Debs qui faisait les albums que Solodisc distribuait en France. Aussi bien Jojo Debs que Solodisc étaient fâchés avec le promo-marketing ! Finalement, on a décidé de produire nous-mêmes les albums et faire ce qu'il fallait pour développer la carrière du groupe. J'avais fait un deal de licence avec Moriello sur l'album de Simon Jurad dans lequel Edith Lefel faisait les choeurs et chantait une chanson... Elle a aussi fait les choeurs sur Casa a Lucie...

Et c'est avec Casa a Lucie que vous démarrez votre carrière dans le disque ?

On a récupéré un label qui existait déjà et faisait du blues, Blue Sylver et on a commencé à développer l'activité disques. Juste après Casa a Lucie, on a développé l'album de Dédé Saint-Prix...

Et aujourd'hui, c'est toujours Eric Basset, avec Aztec, qui produit encore Malavoi...

L'idée est la suivante : Malavoi, c'est un peu comme une institution dans la musique de la Martinique, c'est un groupe éternel pour moi ! Il défie le temps, les modes, les époques et en même temps joue un rôle de passeur dans cette musique. Comme on l'avait fait en 1992 avec Matébis en faisant jouer beaucoup d'artistes importants de l'époque, cette fois avec Oliwon, on a fait participer la génération suivante.

Malavoi invite les artistes d'aujourd'hui ?

Jean-Marie Ragal interprète "A nos actes manqués" de Jean-Jacques Goldmann, Valérie Louri reprend Moune de Rivel, Kolo Barst, E.Sy Kennenga interprètent chacun un de leurs titres... Evidemment il y a les chanteurs historiques, Pipo et Ralph, et on a fait une place à Orlane qui fait un peu partie du paysage, un peu comme Edith était une compagnonne de route... Mais Oliwon va paraître en deux volumes. Le second sortira à l'automne ; on y retrouvera Fred Deshayes, Tina Ly, Marijosée Alie et sa fille...

Et la tournée, c'est pour quand ?

C'est prévu mais pas encore calé. On ira en Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion, Paris et Haïti. Ca va être un plateau lourd qui va nécessiter de gros moyens financiers... On fera certainement Paris avant l'été et sans doute les Antilles dans la foulée.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 03:21

RSA et Maison de l'enfance au menu du séjour parisen de JBL

La présidente du Département, Josette Borel Libcertin (JBL), est à Paris. Elle a assisté mercredi à sa première réunion à l'Assemblee des départements de France (ADF) depuis son élection. Au menu, principalement, la problématique du financement des prestations sociales (APA, PCH et surtout RSA) qui menacent d'asphyxie les départements (une dizaine se sont déjà dits incapables de les honorer en 2016). Le retour de cette compétence à l'Etat est désormais clairement posé. JBL avait écrit au Premier ministre en décembre à ce sujet et, dans sa réponse, Manuel Valls lui a indiqué qu'il rendrait un arbitrage fin mars.

A l'instar de ses homologues, JBL souhaite que la recentralisation du RSA ne se traduise pas par une perte de quelques leviers fiscaux dynamiques que l'Etat pourrait récupérer pour financer cela. Les Départements veulent donc à faire front commun pour ne pas trop y perdre au change.

Autre sujet d'échanges entre les présidents : la loi NOTRé qui enlève la compétence "interventions économiques" aux Départements au profit des Régions et qui supprime la clause de compétence générale. De manière assez unanime, les présidents présents ont estimé que leurs collectivités devraient malgré tout pouvoir conserver une capacité d'intervention dans certains domaines comme le tourisme ou l'économie sociale et solidaire.

Vendredi, la présidente a été reçue à l'Elysée par Marc Vizy, le conseiller outre-mer du président. Elle souhaite le soutien de l'Elysée pour son projet de reconstruction de la Maison de l'enfance (15 millions d'euros) pour lequel elle sollicite un accompagnement de l'Etat ainsi qu'elle l'a déjà formulé dans un courrier à la ministre des Outre-mer.

FXG, à Paris

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 06:53

L'outre-mer dans la loi pour la biodiversité

Les sénateurs ont adopté mardi le projet de loi et la création de l’Agence pour la biodiversité. Les points importants du débat ont porté sur l’Agence française pour la biodiversité, lieu d’expertise et de pilotage qui sera opérationnelle dès la promulgation de la loi. On se souvient que certains avaient plaidé pour qu'elle ait son siège en Guyane. Il n'en sera rien. Les modalités d’organisation de la future agence ont été précisées, en particulier les partenariats avec les collectivités territoriales pour la reconquête de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique dans les territoires. Elle rassemblera des réseaux de chercheurs et de scientifiques de haut niveau qui pourront s’appuyer sur les agents de terrain de l’agence.

Les sénateurs ont enrichi le texte en donnant davantage d’écoute aux communautés d’habitants qui ont des connaissances traditionnelles (telles que les Bushinenge en Guyane). Ces communautés seront informées des résultats des recherches conduites par les chercheurs et entreprises sur la biodiversité locale.

Le texte prévoit en outre la protection de la biodiversité marine avec la création de la 5e plus grande réserve marine du monde dans les eaux des Terres Australes françaises, la création des « zones de conservation halieutique » en lien avec les pêcheurs, l’obligation d’une autorisation pour les activités en haute mer (recherche, extraction, plateforme de transport de marchandises, etc.) en zone économique exclusive et sur le plateau continental, et enfin, le développement des systèmes anticollisions pour protéger les cétacés dans les sanctuaires de protection des mammifères marins de Pélagos (Méditerranée) et Agoa (Antilles).

La loi reconnaît par ailleurs le rôle des parcs nationaux.

FXG, à Paris

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 06:31
Bareigts et GPL réunies au moment où la rumeur fait de la première un possible successeur à la seconde

Bareigts et GPL réunies au moment où la rumeur fait de la première un possible successeur à la seconde

GPL veut donner un nouveau souffle à la loi contre la vie chère

La ministre des Outre-mer a annoncé hier matin avoir retenu une dizaine de recommandations inscrites dans le rapport parlementaire que lui a remis la député PS de la Réunion, Ericka Bareigts. Celle-ci et son collègue LR du Pas de Calais Daniel Fasquelle se sont penchés trois après son adoption sur la loi de régulation économique outre-mer sensée combattre la vie chère et connue sous le nom de loi Lurel. Les rapporteurs saluent l'efficacité du bouclier qualité prix. "45 % des produits inclus dans le bouclier qualité prix sont issus de la production locale", a noté Mme Bareigts. De même les prix des produits concernés ont baissé de 5 à 16 %. Les rapporteurs reconnaissent encore le rôle positif de plateforme de négociations que représentent les observatoires des marges et des prix. Enfin, ils saluent les dispositions "pro-concurrence" de la loi, toutes applicable depuis trois ans et notamment le pouvoir d'injonction de l'Autorité de la concurrence. Ainsi, quatre industriels que l'Autorité de la concurrence avait en ligne de mire, ont préféré négocier et ouvrir à la concurrence leur filière de distribution outre-mer. "Le bilan est satisfaisant, a conclu la députée Bareigts, mais le sujet reste préoccupant au quotidien." Et c'est pour répondre à cette préoccupation que la ministre a fait savoir qu'elle entendait donner suite à certains points de ce rapport pour "donner un nouveau souffle" à la loi Lurel. "C'est une loi courageuse qui a peut-être joué dans les échéances électorales récentes", a-t-elle glissé.

GPL veut agir sur le bouclier qualité prix, mieux le promouvoir avec plus de production locale de qualité, une meilleure signalétique et un accès plus grand y compris dans le petit commerce. Elle propose encore de renforcer l'action du consommateur dans le contrôle de la chaîne du prix en renforçant les observatoires des marges et des prix. Elle les dote de 50 000 euros supplémentaires pour de nouvelles études et permettra à leurs présidents de se voir à Paris une fois par an.

La ministre s'est avancée sur quelques points précis sur lesquels elle entend favoriser la concurrence : l'accès aux cuves de la SARA aux Antilles et la SRPP à la Réunion pour pour permettre à d'autres fournisseurs d'alimenter nos territoires, et les matériaux de construction dont pourrait se saisir prochainement l'Autorité de la concurrence.

FXG, à Paris

Ericka Bareigts se refuse à tout commentaire sur l'Inde et Taubira

Ericka Bareigts, présente au ministère des Outre-mer pour présenter son rapport sur la loi de régulation économique des Outre-mer mercredi, n'a pas voulu parler de son déplacement en Inde avec le président de la République pour, a-t-elle justifié, ne pas dévoiler encore ce qu'elle racontera vendredi devant la presse réunionnaise. Elle n'a pas voulu non plus commenter la démission de Christiane Taubira de son poste de garde des Sceaux. Mais là, la raison était plus en lien avec les dernières rumeurs de remaniement ministériel toujours d'actualité, qui font de la députée socialiste de la 1ère circonscription de la Réunion une remplaçante plausible à George Pau-Langevin au ministère des Outre-mer. Si tant est que cette dernière s'en aille, ce qui ne semble vraiment pas certain.

Réaction de GPL à la démission de Taubira

"Christiane Taubira est une femme extrêmement brillante qui a imprimé sa marque au ministère de la Justice, mais en démissionnant, au fond elle est assez cohérente avec elle-même. A partir du moment où elle n'était pas tellement d'accord avec le texte de loi sur la réforme de la Constitution, c'était quelque chose d'un peu particulier soit de le présenter en n'étant pas d'accord, soit de ne pas être présente sur le banc des ministres... Donc, je crois que la décision qu'elle a prise en accord avec le président de la République est une position raisonnable et je sis persuadé qu'elle pourra exercer de nouvelles responsabilités, mais dans des conditions qui soient moins inconfortables pour elle que dans le contexte de cette loi qu'elle devait présenter en étant perplexe."

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 05:51

Explosion de la demande d'asile en Guyane

Profitant de l'actualité de l'arraisonnement d'une embarcation transportant une trentaine de clandestins brésiliens, dimanche dernier, le sénateur Karam (app. PS) a voulu rappeler à Harlem Désir, secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, que la France et l'Union européenne devaient aussi sécuriser leur frontière sur le continent sud-américain. Sans vouloir établir de comparaisons avec le drame qui se déroule en Méditerranée, il a rapelé les chiffres des demandes d'asile : 2700 dossiers déposés à la préfecture en 2015, en hausse de 159 % par rapport à 2014. 80 % des demandeurs sont des ressortissants haïtiens, 10 % viennent de la République dominicaine et quelque 2 % sont originaires de Syrie ou d'Irak. Près de 95 % de ces demandes sont rejetées.

Le sénateur dénonce l'absence d'un centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA) et constate qu'avec la majeure partie des cent places d'hébergement d'urgence disponibles réservées aux familles, "certains demandeurs deviennent alors des squatteurs, lorsque les autres se débrouillent comme ils peuvent".

Pour traiter ces nombreux dossiers de demandes d'asile, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) n'est pas présente en Guyane Les dossiers sont enregistrés par la préfecture, à Cayenne, puis transmis à l'antenne de l'OFPRA en Guadeloupe, qui patit elle-même d'un manque de personnel. La demande varie de l'ordre de 45 % en Guyane, 41 % en Guadeloupe et 14 % en Martinique. Il y a douze à vingt-quatre mois pour obtenir une réponse quand la norme nationale est fixée à neuf mois.

Harlem Désir a expliqué la hausse du nombre de dossiers par l'augmentation de la demande d'asile haïtienne - de l'ordre de 70 % par rapport à l'année précédente, avec un pic en août 2015. Il a ajouté qu'un officier de protection supplémentaire avait été affecté à l'OFPRA et que la mission foraine menée en novembre dernier avait permis de résorber le nombre de dossiers en attente et de réduire les délais d'instruction." Un appel à projets a été lancé en 2010 pour pallier l'absence de centre d'accuei et le centre de la Croix Rouge a été renforcé en personnel et en crédits. Parole de ministre, ça ira !

FXG, à Paris

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 03:38

Le Collector de Victor O

Après un lancement réussi à l'Atrium de Fort-de-France, samedi 9 janvier, Victor O s'apprête à monter sur la scène du New Morning pour la prochaine Saint-Valentin. A l'affiche, son dernier album, "Collector". "Sur le même support, j'ai voulu lettre tous les succès que j'ai eus depuis cinq ou six ans, raconte-t-il, en particulier des titres qui se trouvaient sur des compilations qui ne sont pas sous mon nom." A Montréal où il s'était rendu l'automne dernier pour un shooting avec le photographe Georges-Emmanuel Arnaud, quelqu'un lui a demandé s'il n'avait pas un album avec tous ses meilleurs titres. "J'ai pensé alors mettre tous mes titres qui avaient un clip car je voulais que les gens qui me découvrent avec cet album aient aussi le support visuel."

Quatorze titres dont deux remix ("Saudade" et "Soukoué Sa") et un inédit ("No Limit") viennent composer ce best off mixé par Djoum, un ingénieur du son belge qui a mixé Bashung et qui n'est pas étranger à la tonalité pop de cet album. Comme à Fort-de-France, Victor O sera accompagné sur la scène du New Morning de son complice, réalisateur et coproducteur Joël Jacoulet et des musiciens de Black manioc dirigés par Julien Béloir, un normand de Rivière Salée, pour citer Victor O !

FXG

Interview

"L'Afrique aura à voir avec mon futur"

Vous jouez de la pop caribéenne, ça vous convient ?

Je fais de la musique antillaise. Et même si je dis pop créole, on peut dire musique antillaise.

Musique antillaise, pas même caribéenne ?

Je suis profondément caribéen, mais un Caribéen antillais. On nous sous-estime parfois musicalement, mais là où il y a le plus de diversité artistique, c'est chez nous ! Les autres îles sont colonisées par les musiques de la Jamaïque, de Trinidad ou des USA. Nous, nous complétons, nous digérons et on en fait des trucs à nous.

Vous n'avez pas non plus la même approche du créole que nos voisins anglophones ou hispanophones...

A Sainte-Lucie, le créole est un encanaillement de Petit-Bourgeois ! J'ai animé une master class à Castries ; j'ai commencé à parler en créole et ça a posé un problème aux enfants. La culture créole n'est pas aussi ancrée là-bas que chez nous. A Grenade, on m'a présenté la dernière personne de l'île qui parlait encore le créole !

Vous êtes désormais inséparable de Joël Jacoulet, c'est une vieille histoire ?

Nos parents étaient amis quand nous étions adolescents, mais nous ne nous fréquentions pas. Quand il a monté son label B Caribbean, il a cherché quelqu'un pour discuter du business plan et on a pas mal échangé parce que ma vie précédente a été pas mal occupée dans les majors, mais c'est avec la chanson "Aboubakar 53 %", sur le président noir, que c'est parti. Joël produisait les albums de Goldee ou Wandé, et j'ai repéré le titre. Il m'a dit : "On ne le sort pas physiquement mais on fait un beau clip." On a sorti le clip entre les deux tours de l'élection présidentielles de 2007. Ca a amusé LCI qui nous a interviewé par téléphone. Mais en 2008 quand Obama a été élu avec 53 % des votes, LCI nous a rappelé et invité en plateau ! Notre collaboration artistique était lancée.

Et l'avenir ?

L'Afrique aura à voir avec mon futur. J'aimerai voir Abomey, Lumumbashi et le Congo. Je prépare la sortie de deux clips dont Marianne et puis j'aimerai bien chanter avec Loura ou Sara Tavares...

Propos recueillis par FXG, à Paris

 
 
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