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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 06:04

Les élections municipales de Sainte-Rose reviennent au Conseil d'Etat

Michel Vergoz, maire socialiste de Sainte-Rose (et sénateur), a-t-il participé à l'altération de la sincérité du scrutin du 5 juillet dernier en participant à une émission de radio et en achetant deux voix ? C'est ce qu'a demandé hier Bruno Mamindy-Pajany, le candidat battu, au Conseil d'Etat. Michel Vergoz avait été élu avec 51,7 % des voix, soit 174 voix de plus que son adversaire dont l'élection en mars 2014 avait déjà été annulée...

Débouté par le tribunal administratif de Saint-Denis le 9 septembre dernier, Bruno Mamindy-Pajany a fait appel de ce jugement, et il se pourrait bien, à en croire l'avis du rapporteur public, Emilie Bokdam-Tognetti, qu'il soit à nouveau débouté au palais Royal. Deux irrégularités ont été pointées. La première c'est "l'intense activité radiophonique de l'animateur Patrick, alias Michel Vergoz, la veille du scrutin" ; la seconde, ce sont des "dons consentis" à deux électrices. Sur le premier point, le rapporteur estime que s'il existe un "sentiment de proximité entre cet animateur habituel et son public", la radio n'a qu'une "petite audience proportionnellement". Et comme la taille de la ville n'impose pas de compte de campagne aux candidats, la question du coup de ces émissions de radio ne se posait même pas. Quant aux "dons consentis", ils ne concernent pas directement le maire, mais une de ses colistières. L'argument de M. Mandy-Pajany consistait à dire que ces deux dons étaient "les arbres qui cachent la forêt". Mme Bokdam-Tognetti a réussi à faire sourire les magistrats en parlant de "deux arbres isolés ou de forêt très bien cachée". Avant de demander aux magistrats administratifs de confirmer le jugement du 9 septembre en raison d'un écart de voix jugé suffisant (3 %), le rapporteur a rappelé que "le tribunal administratif n'a pas à juger la moralité de la campagne". Il restait encore au rapporteur à donner son avis quant à la question de l'inéligibilité de M. Vergoz soulevée par son challenger. Là encore, il rejette la demande, estimant que "l'activité radiophonique ne constitue pas une manoeuvre frauduleuse" et que les achats de voix présentent un "caractère isolé insuffisant pour justifier une telle sanction".

L'affaire a été mise en délibéré.

FXG, à Paris

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 07:21

Fashion show Joséphine Baker à New York by Franck Danican 

Après avoir séduit les 8000 visiteurs de la scène "Best of France", à Time square, New-York, devant le président Hollande, le 26 septembre dernier, le styliste mornalien Franck Danican a récidivé avec un fashion show intitulé "Joséphine Baker" d'inspiration cabaret dans le chic établissement "Chez Joséphine" sur la 42e rue. Ce 27 février, il attendait 500 invités dont le grand très grand Sidney Poitier. " C'est la seule black américaine à avoir fait rêver le monde, raconte le styliste. Elle avait un coeur grand comme un arc-en-ciel !"

Pour ce fashion show cabaret ''Jo Baker", Franck Danican a créé quinze modeles pour faire vivre l'histoire de Joséphine : la femme banane, l'oiseau dans la cage, la militaire des Forces françaises libres, la mère de la famille arc-en-ciel... Et par dessus, la chanson "J'ai deux amours" ! "J'ai deux amours, mon pays et la Guadeloupe bien entendu", s'amuse le créateur qui prévient encore : "Attention à la ceinture avec les bananes, ce sont des bananes creoles !" Il n'y a pas que les bananes qui sont de chez nous, la danseuse qui portait la fameuse ceinture n'était autre que la prodigieuse Joëlle Ursull. Danican a embauché un coach, Maud Lombion Vallejo, pour la danse. "Sa té cho !"

Côté haute couture, Danican a mis beaucoup de mousseline, de plumes, de volants pailletés... "C'est show cabaret", insiste-t-il.

A défaut d'être à New York pour voir le défilé "Jo Baker", nos lecteurs retrouveront les créations de Franck Danican dans le numéro de Créola demars dont il fait la couv.

FXG, à Paris

 

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 08:17

Interview de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé.

La ministre de la Santé est arrivée mercredi soir en Guadeloupe, jeudi en Martinique et vendredi en Guyane. Au programme un seul sujet (ou presque) : le zika.

"Rien ne vient établir ce lien entre pesticides et malformations"

Vous venez rassurer la population quant aux mesures prises contre le zika ?

Je viens dans les départements français d'Amérique parce qu'ils sont confrontés à une crise sanitaire et chaque fois qu'une partie du territoire français est dans ce type de situation, je tiens à m’y rendre. Cette crise, c'est le zika. Depuis la fin du mois de décembre, ces départements sont confrontés au virus et nous avons constaté à ce jour plus de 7000 cas principalement en Martinique et en Guyane, dont 38 femmes enceintes qui font l'objet d'un suivi renforcé. On le sait, le risque majeur est celui des malformations congénitales pour les fœtus. Ce voyage dans ces trois départements est d'abord l'occasion de rendre hommage à l'excellence du travail, de l'engagement et de la prise en charge par l'ensemble des acteurs locaux, que ce soient les collectivités locales, les autorités sanitaires, les médecins, les associations, les hôpitaux, ainsi que les acteurs de la recherche... Tout le monde est mobilisé et cette excellence doit beaucoup à l'expérience acquise lors des précédentes épidémies. Je pense en particulier au chikungunya et à la dengue... Je viens aussi pour confirmer que les premiers renforts sanitaires pour la gestion de cette crise sont bien arrivés et qu’ils seront naturellement renforcés si cela est nécessaire.

La Guadeloupe résiste bien à l'épidémie, est-ce du à la qualité de la lutte anti-moustique ?

La Guadeloupe est en effet moins touchée que les autres départements puisque l'on y a identifié un peu plus de 200 cas, contre des milliers en Martinique. Il est vrai que la lutte anti-vectorielle y est très active... Je souhaite d’ailleurs saluer la mobilisation des acteurs de terrain en Guadeloupe. La démoustication est essentielle, parce que la mobilisation, ce n'est pas seulement après l'épidémie qu'elle doit intervenir ! C'est surtout avant, pour essayer de limiter celle-ci et de la contrôler. La Guadeloupe est moins touchée, mais ne se sent pas moins concernée pour autant. La mobilisation y est totale.

Quelle est la situation en Martinique ?

Nous avons plus de 6000 cas évocateurs, ce qui veut dire que l'épidémie est installée et elle va se prolonger. C'est pourquoi tout ce qui vient soutenir la prévention est utile. Par ailleurs, il faut rappeler que la plupart des personnes touchées ne développe aucun symptôme. Cela ne facilite pas le contrôle de l'épidémie, mais à l'inverse accélère l'immunisation de la population.

N'y a-t-il pas eu une psychose ou exagération concernant le zika alors qu'en Polynésie française personne ne s'était inquiété ?

La situation est très différente. Le nombre de cas en Polynésie était beaucoup plus faible. Et surtout le lien entre le virus et les malformations des fœtus n'était pas établi.... Lorsque ce lien a commencé à être suspecté, les pays touchés ont commencé à se demander quelles mesures particulières de suivi devaient être proposées aux femmes enceintes. De même pour le don d'organe et de sang et pour les procréations médicalement assistées. La France a été très réactive.

Vous allez aussi rencontrer les acteurs de la recherche, notamment à l'institut Pasteur de Cayenne qui a participé au séquençage du génome du zika...

L'institut Pasteur de Cayenne est une structure de pointe qui est évidemment en prise directe avec les enjeux spécifiques aux DFA, même si leur savoir faire va très au-delà. Je veux là encore saluer l'excellence du travail de l'ensemble des acteurs locaux, qu'ils soient professionnels ou politiques... La sérénité avec laquelle ils gèrent la situation ne les empêche pas d’être très vigilants et de prendre toutes les mesures de précaution qui s’imposent. Ce dernier point est essentiel : je suis aussi là pour les marteler. De fait, mon déplacement vise à soutenir et écouter les acteurs locaux : nous ne répéterons jamais assez les messages de prévention. Contre le zika, il faut se protéger des moustiques, c’est valable pour tous, mais en particulier pour les femmes enceintes. Si le zika est aujourd'hui une préoccupation particulière et nouvelle, c'est parce que c'est un virus porteur de risque particulier, parfois grave, pour les femmes enceintes. On le sait, il y a des suspicions très fortes de lien entre le virus et des malformations congénitales pour les foetus.

On a mis en cause des pesticides pour les cas de microcéphalie ; qu'en est-il réellement ?

Rien ne vient établir ce lien entre pesticides et malformations. Il y a eu des cas de microcéphalies dans des régions où les pesticides évoqués dans ces rumeurs n’ont pas été utilisés. Pour autant, il faut être évidemment attentif aux pesticides auquel on a recours. Des recherches ont lieu de manière permanente pour voir quelle est la meilleure manière de lutter contre les moustiques et il y a des recherches sur la toxicité des pesticides. Mais aujourd'hui, le seul lien sérieux est celui qui existe entre la malformation congénitale et le virus. Se protéger du moustique, c'est protéger les femmes enceintes qui peuvent être exposées à un risque important. Je le rappelle et la population le sait, mais il faut le marteler : la maladie est transmise par le moustique. Et même si on n'est pas une femme enceinte, on doit se protéger parce qu'en se protégeant, on protège les femmes enceintes du territoire.

C'est pour cela que dans dans chacun des départements visités, vous consacrerez une partie aux pôles mère enfant ?

Exactement ! Dans chaque DFA, je vais, en plus de ma visite aux acteurs de la lutte anti-vectorielle, voir dans les hôpitaux les pôles mères-enfants, les services de maternité, de protection maternelle et infantile, de suivi des grossesses... Je vais rencontrer des associations pour rappeler les gestes de vigilance, les précautions à prendre et mettre l'accent sur le suivi renforcé des femmes enceintes dans ces territoires parce qu’encore une fois, ce sont elles qui sont les plus exposées.

Que fait-on pour les femmes enceintes et atteintes du zika ?

Les femmes déjà enceintes et déclarées positives au zika doivent être suivies de manière extrêmement rapprochée. Il n'y a pas de traitement donc ce que nous proposons, c'est un nombre accru d'échographies, des rendez-vous avec les professionnels de santé pour faire un point étape par étape, avec l'espoir qu'aucune malformation ne se déclare. Et si une malformation se déclarait, les médecins seraient là pour en parler avec leur patiente.

Nos hôpitaux ne sont pas en très bonne santé financière, surtout en Guyane, et les médecins demandent depuis longtemps la revalorisation de leurs honoraires. Qu'amenez-vous dans votre besace ?

Mais vous savez, le soutien aux hôpitaux et aux professionnels de santé est permanent ! Je vais rencontrer les acteurs de santé et évoquer avec eux l'ensemble des difficultés qu'ils peuvent rencontrer. Je suis là pour soutenir leur mobilisation face au virus et pour marquer le soutien de l'Etat dans cette situation particulière. C'est ça le sens de ma visite.

Je veux aussi rappeler que l’investissement dans les Outre-mer représente plus d’un milliard d'euros d'engagement depuis 2012 ! C'est un effort considérable à l'échelle de la France, je veux le souligner ! Cela représente une part très importante des engagements pour l'ensemble du territoire français. Par ailleurs, je vais à Saint-Laurent-du-Maroni pour marquer officiellement le lancement du nouvel hôpital que j'ai soutenu, et pour rencontrer l'association AIDES.

Avons-nous assez de médecins dans chacun des DFA, devons-nous en attirer davantage ?

Oui, c’est une préoccupation constante. C’est vrai partout sur le territoire d’ailleurs, même s’il y a un engagement spécifique à faire reconnaître : les enjeux de santé publique pour les DFA. Cela sera précisément l’objet de la stratégie nationale de santé pour les outre-mer qui est une déclinaison adaptée aux Outre-mer de la loi de modernisation de notre système de santé, pour ce qui est de la santé publique.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 07:26

Samuel Laborieux se confronte à la crème des bartenders

Pour la première édition du concours "barman international Trois-Rivières Rhumbellion", les rhums martiniquais Trois-Rivières ont accueilli leurs demi-finalistes autour d’une épreuve inédite placée sous le signe de l’accord entre mets et cocktails. C'était lundi dernier dans un établissement parisien chic à deux pas des Champs-Elysées. Parmi les concurrents, Samuel Laborieux, le seul barman martiniquais. Pour tenter de décrocher une place en finale, Samuel a accompagné la recette du chef Stéphane Pitré (du restaurant Louis à Paris 9), un carpaccio de saint-jacques sur un coulis de kiwi, d'un cocktai nommé "legacy" (1.5cl de sirop de sureau, 1 blanc d’œuf, 2cl de jus de citron pressé, 1 pincée de cumin moulu, 4cl de rhum vieux Trois-Rivières single cask et 4cl de jus de concombre). En étant le seul Martiniquais de l'épreuve, Samuel a été très observé, notamment dans l'application de la méthode "double check, double strain", moment toujours très applaudi lors de la confection d'un cocktail...

La passion de Samuel pour les cocktails est née essentiellement de son envie de développer le métier de barman au sens noble dans l'île. "Après un séjour à Paris et Bordeaux, il y a quelques années, raconte-t-il, je me suis rendu compte du fossé qui séparait les Antilles et la métropole en termes de variété et de qualité de service. Avec plusieurs barmen de ma génération, nous nous sommes attelés à réhausser le niveau." Fort de plusieurs expériences professionnelles à l'étranger, il a désormais l'intention de se reconvertir dans la formation et, peut être un jour, créer un centre de formation de barmen en Martinique.

Son classement au concours (il n'a pas été retenu dans le top 6 malgré une très belle prestation) lui a permis de se rendre compte du travail qu'il restait à accomplir. "Mais, ajoute-t-il plein d'entousiasme, le fait d'avoir été sélectionné comme demi-finaliste à l'internationnal est déjà une récompense, compte tenu de mon parcours. Le niveau était très élevé et cette expérience comme de nombreuses à venir je l'espère, sont toujours un moyen d'apprendre et de se perfectionner dans ce métier en constante évolution."

Les six finalistes sont des barmen de Paris, Pragues et Luxembourg. Il leur reviendra de porter dans leurs établissement le goût du rhum AOC. Quant à Samuel, il va porter haut la notion de service de qualité !

FXG, à Paris

 
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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 17:10

Le groupe Dubreuil présentera "French blue" mi-mars

C'est sans doute le 16 ou 17 mars prochain que le groupe Dubreuil annoncera le lancement de sa compagnie aérienne long courrier low cost "French blue". Après l'échec du mariage des compagnies Air Caraïbes et Corsair, le groupe vendéen avait indiqué son intention de créer une "sunline", la 1ère low cost long-courrier française. Elle pourrait donc être opérationnelle à partir du mois de juin avec l'arrivée d'un A330-300 neuf équipé de 380 sièges répartis, selon La Tribune, en deux classes, économique et "premium economy" (classe éco améliorée). La nouvelle compagnie devrait acquérir plusieurs appareils long-courrier dont des A 350 et des A 330.

La nouvelle compagnie dont les destinations n'ont pas été révélées pourrait bien aller taquiner Corsair sur ses destinations dans l'océan Indien au départ d'Orly, mais également à Saint-Domingue, aux Etats-Unis et au Canada. Elle pourrait aussi venir renforcer Air Caraïbes sur ses destinations antillaises au plus fort de la haute saison.

La compagnie soeur d'Air Caraïbes devrait avoir son propre management et Jean-Paul Dubreuil et Marc Rochet tiendront un rôle primordial dans la gestion de l'entreprise.

FXG, à Paris

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 07:06

Un fonds participatif pour loger les jeunes en mobilité dans l'Hexagone

Les ultramarins en mobilité rencontrent souvent des difficultés d’accès au logement en métropole. Cet obstacle constitue un véritable frein à la réussite de leur parcours professionnel. C'est pour faire sauter cet obstacle que des proches du Service militaire adapté (le colonel Philippe Boccon-Liaudet, chef du corps du régiment du SMA de la Martinique, le général Dominique Artur, ex-commandant du SMA de 2010 à 2012, Stéphane Laurent, gérant de société, Caroline Bujard-Ollivier, consultante, et Anne Biacabe, chargée de relations institutionnelles) ont créé le fonds de dotation Génération Outre-Mer.

L'objectif est de fournir un logement adéquat durant toute la durée de leur apprentissage et/ou en fin de parcours à 200 apprenants parmi les 1 200 jeunes ultramarins au sein des centres AFPA en métropole, à deux jeunes adultes mahorais accompagnés par l’association de Mayotte Moulinoise et à deux salariés d’outre-mer et travaillant au sein de l’entreprise d’insertion, Groupe NS. "C'est un pont entre les donateurs et les organismes qui disposent déjà de moyens de logement", explique le lieutenant Laetitia Dugueyt, directrice de Génération Outre-mer, mais aussi responsable des partenariats au SMA, qui lance un appel à soutenir leur campagne de financement participatif :

https://fr.ulule.com/jeunes-doutremer/

FXG, à Paris

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 07:22

Un code de l'entreprise d'outre-mer

Il existe depuis la loi de départementalisation de 1946 un droit économique en vigueur et en constante évolution, mais aucun code, jusqu'alors, n'en faisait le tour. Manuel Baudouin, président de la CCI de Martinique et président de l'assemblée des CCI d'Outre-mer, a donc voulu y remédier en demandant à plusieurs spécialistes de rédiger un code l'entreprise outre-mer. Olivier Magnaval, avocat et ancien directeur de cabinet de Marie-Luce Penchard à l'Outre-mer, et Ferdinand Melin-Soucramanien, professeur de droit public à l'université de Bordeaux (avec le renfort de Jean-François Merle, universitaire, inspecteur général de l´agriculture et membre honoraire du Conseil d'Etat) s'y sont attelés et ont livré ce code inédit à Manuel Baudouin et à la ministre George Pau-Langevin, jeudi au Sénat. Voici donc enfin réunis dans un seul volume tous les textes qui régissent le monde économique ultramarin. Si bien sûr les articles 73 et 74 de la Constitution et le droit européen (RUP et RGEC) y figurent, les auteurs sont allés puiser dans une vingtaine de codes tous les dispositifs spécifiques à l'outre-mer. Ainsi ils sont allés chercher les règles de l'indivision dans le code civil, celles des prix agricoles dans le code de la consommation, celles de l'itinérance dans le code des postes et télécommunications électroniques, celles de la continuité territoriale dans le code des transports, celles des zones non interconnectées et de la programmation pluriannuelle de l'énergie dans le code de l'énergie, celles des exonérations de charges dans le code de la Sécurité sociale, celles de la défiscalisation et du crédit d'impôt dans le code général des impôts ou encore celles du marché unique antillais dans le code des douanes...

Un code à jour au 9 décembre 2015

Ils y ont ajouté tous les textes non codifiés issus des différentes lois votées pour l'outre-mer. Ainsi la loi de 1983 sur les commémorations de l'abolition de l'esclavage avec ses jours féries, la loi octroi de mer, la Lodeom de 2009, la loi Létchimy sur l'habitat insalubre de 2011, la loi Lurel de 2012, la loi de transition énergétique, la loi de modernisation du droit outre-mer de 2015, mais encore les dispositions prises par les Régions habilitées à légiférer et même la loi de finances 2016 comme celle de la Sécurité sociale. Le code de l'entreprise outre-mer est à jour à la date du 9 décembre 2015.

La ministre des Outre-mer s'est dite contente d'avoir participé au budget du code, tout en concédant que c'était un devoir : "C'est à travers nous que de nouvelles normes sont produites chaque année..."

Pour Manuel Baudouin, ce code "offre plus de visibilité sur ce corpus juridique singulier et finalement assez opaque", mais il le considère comme une première étape. Il appelle de ses voeux désormais à un "toilettage". Il a plaidé, au nom des 130 000 entreprises ultramarines, pour "un droit au service d'un projet économique pensé et écrit dans la durée et non plus un droit au service de stratégies momentannées". La balle est désormais dans le camp du gouvernement et du législateur pour qu'ils s'empare de cette méthode de travail et qu'on parvienne enfin à un véritable statut de l'entreprise ultramarine, opposable en France et en Europe

FXG, à Paris

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 07:31

La délégation outre-mer de l'Assemblée et le suicide des Amérindiens

La députée Marie-Anne Chapdelaine a présenté devant la délégation aux Outre-mer de l’Assemblée nationale, le rapport qu’elle a établi avec la sénatrice Aline Archimbaud, sur les « Suicides des jeunes amérindiens et bushinengués de Guyane ». L’occasion pour la députée Chantal Berthelot, qui a été à l’initiative de la mise en place de cette mission d’information, de faire un premier bilan sur la mise en œuvre des préconisations contenues dans ce rapport, moins de 4 mois après sa remise officielle à la Ministre des Outre-mer. L’ensemble de la délégation a souhaité rédiger un courrier pour appuyer le rapport et ses préconisations auprès de la Ministre des Outre-mer. Seize propositions en effet ont été exposées, qu'elles concernent la prise en charge psychiatrique, l'intervention d'une cellule medicopsychologique, le logement des lycéens amérindiens qui étudient sur le littoral ou encore La transformation du CCPAB en Grand Conseil coutumier qui est en bonne voie... Au-delà des actions déjà engagées sur le terrain, et qui ne nécessitaient pas de véritable arbitrage ministériel (et d’engagement budgétaire), Chantal Berthelot souhaite que des engagements soient pris rapidement pour rendre effectives les les 12 propositions prioritaires restantes. Quatre sur les seize prioritaires étant déjà effectives ou en passe de l’être.

FXG, à Paris

 

 

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 07:06
 Les cinq membres de la commission : Gilles Gauvin, docteur en histoire, Marie-Prosper Eve, historien, Michel Vernerey, inspecteur général des affaires sociales honoraires, Wilfrid Bertile, agrégé de géographie, et Philippe Vitale, sociologue et président de la commission

Les cinq membres de la commission : Gilles Gauvin, docteur en histoire, Marie-Prosper Eve, historien, Michel Vernerey, inspecteur général des affaires sociales honoraires, Wilfrid Bertile, agrégé de géographie, et Philippe Vitale, sociologue et président de la commission

La commission d'information et de recherche historique des enfants de la Creuse au travail

Avant même d'être officiellement installés par la ministre des Outre-mer les cinq membres de la commission temporaire d'information et de recherche historique des enfants de la Creuse s'est mise au travail. Nommés par un décret au Journal officiel du 17 février, le président Philippe Vitale, sociologue, et les quatre autres membres Wilfrid Bertile, agrégé de géographie, Marie-Prosper Eve, historien, Gilles Gauvin, docteur en histoire, et Michel Vernerey, inspecteur général des affaires sociales honoraires, ont passé quatre heures hier à définir les grandes lignes de leurs travaux à venir. Tout d'abord, ils devront faire un bilan démographique des ex-mineurs transférés. "Combien étaient-ils au départ et à l'arrivée ? C'est compliqué de dénombrer tous les individus concernés car tous n'appartiennent pas aux associations", a explicité Philippe Vitale (photo ci-dessous). La deuxième tâche est de proposer une relation entre la situation des ex-mineurs au départ et à l'arrivée. "Pourquoi certains ont-ils été déclarés pupilles ?", continue M. Vitale. En troisième lieu, la commission devra identifier les obstacles à la transmission des dossiers individuels. "Les associations s'en plaignent. Il faudra pouvoir se rendre sur place, donc les y aider..." Enfin, il s'agira de proposer des actions et des mesures mémorielles individuelles ou collectives, comme du soutien psychologique et des lieux de mémoire (sur ce point, les associations n'ont pas encore trouvé de consensus).

"Nous ferons tout pour rencontrer le plus de monde possible, y compris en dehors des associations, a encore affirmé le président Vitale. Pour faciliter le rapprochement des ex-mineurs déracinés avec la commission, une adresse mail sera bientôt mise en place. Les membres de la commission procèderont encore à des consultations de spécialistes des affaires juridiques, des traumatisés historiques, des associations... "La commission est ouverte, assène son président. Nous avons toute latitude et indépendance scientifique totale !"

Ni procureur, ni avocat

Pour autant, la commission n'a pas pour objectif de trouver des coupables. "Ni procureur, ni avocat, nous allons décrire des faits, préconiser des solutions..."

Aujourd'hui, 1615 ex-mineurs ont été identifiés entre 1963 et 1982. La plupart réclament des réparations que ce soit des aides au retour, des billets d'avion pour les intéressés ou leurs descendants, du soutien psychologique. Là encore la commission ne s'interdit rien. "Nous ferons des préconisations et, in fine, ce sera au ministère des Outre-mer de les suivre." Sur ce point, George Pau-Langevin a insisté sur le fait qu'un bilan était d'abord nécessaire, que les gens aient accès à la vérité de leurs dossiers, ensuite il faudra voir les motivations de l'administration, puis la commission nous dira ce qu'il faut penser des demandes de réparation. Alors nous verrons ce qui est possible, envisageable et juridiquement fondé."

Les associations et les ex-mineurs étaient très nombreux au ministère lors de l'installation de la commission. Si ses membres ont deux ans pour boucler leur travail, la ministre des Outre-mer a promis qu'il y aurait des rapports d'étape au fur et à mesure de l'avancée de ses travaux.

L'un des fers de lance de ce combat, Jean-Philippe Jean-Marie, a eu ce mot si simple et pourtant si fort : "Nous ne sommes pas des enfants de la Creuse, nous sommes des Réunionnais !"

FXG, à Paris

Trois questions à Jean-Philippe Jean-Marie, président de l'association Racine en l'air

"Nous serons très très vigilants"

Etes-vous satisfait de la mise en place de cette commission ?

Il a encore fallu deux ans pour que cette commission soit mise en place depuis le vote par l'Assemblée de la résolution reconnaissant la responsabilité de l'Etat... Et nous avons dû nous-même faire monter la pression. J'aurais voulu que ça vienne de plus haut ! Zenfants pleurent pas pas tétée... On a pleuré un peu plus fort et cette commission a été mise en place.

Qu'attendez-vous de la commission ?

J'attends beaucoup de choses pour mes camarades, pour l'ensemble des déracinés des années 1960. Il faut pouvoir vite mettre en place des billets d'avion, un suivi pour chacun, la recherche de l'identité, le rapatriement des corps pour ceux qui mourraient ici si la famille le demande... Mais aussi la recherche de parents et ça, c'est juridique, c'est l'accès aux dossiers auxquels on n'a pu accéder !

Comment jugez-vous les cinq personnalités membres de la commission ?

Je suis très content ! M. Bertile est président de la fédération, Philippe Vitale a toujours été à nos côtés et les uns et les autres, s'ils sont là, c'est qu'ils ont à voir avec notre cause. Il faut voir quel genre de travail ils vont faire. Nous serons très très vigilants.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 18:05

LCI s'ajoute à l'offre de flux d'informations sans perspectives
BFMTV et ITélé ne vous suffisent plus ? Grâce au gentil CSA, on aura droit à LCI sur le canal 26 de la TNT à partir du 5 avril prochain.

Faisant suite à la signature, le 17 février, de la convention de la chaîne LCI en vue de sa diffusion en clair sur la télévision numérique terrestre (TNT), le Conseil supérieur de l’audiovisuel a adopté la décision permettant la mise en œuvre opérationnelle de ce passage en gratuit sur la TNT, à partir du 5 avril.

A cette date, aura lieu le passage à la TNT Haute Définition. Celui-ci comprend le changement de norme de compression (MPEG 2 à MPEG4) sur tout le territoire métropolitain, le basculement immédiat de la bande 700 MHZ en Ile de France au bénéfice des télécommunications et l’arrivée des six dernières chaînes de la TNT en Rhône-Alpes. Cette opération sans précédent nécessite des travaux techniques de grande ampleur.

Le passage de LCI sur la TNT gratuite à une date antérieure à celle du 5 avril aurait alourdi la préparation de l’ensemble des opérations à mettre en œuvre et entraîné des risques pour le téléspectateur.

Conformément à sa délibération du 24 juillet 2012, le CSA a également décidé d’attribuer, à compter de cette date, le numéro 26 à LCI, à la suite des numéros déjà affectés aux chaînes de télévision nationale diffusées en clair.

Bénissons les Outre-mer qui n'y ont pas droit encore !

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