Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 06:40

Interview Edwy Plenel, directeur de Médiapart

Edwy-plenel.jpg« Les peuples qui s’ébranlent aujourd’hui sont en écho complice avec le poète Edouard Glissant »

Votre père, vice-recteur de la Martinique en 1959, partage avec Edouard Glissant le triste privilège d’avoir été victime de l’ordonnance du général de Gaulle…

Mon père est aujourd’hui le dernier survivant de ce qui s’est passé en face de l’église de Saint-Germain-des-Prés au 44 rue de Rennes, la création du front antillo-guyanais pour l’autonomie, en avril 1961. C’est cela qui a entraîné tous ceux qui étaient fonctionnaires à être sanctionnés, interdits d’enseigner et surtout interdits de Martinique… Qui ne pouvaient pas être… dans leur pays…

Vous êtes submergé par une vague d’émotion... Voulez-vous que l’on arrête ?

Non. L’émotion, il faut l’assumer. La pensée et l’œuvre d’Edouard Glissant affleuraient d’une émotion vivante… Cette émotion, c’est de dire qu’Edouard Glissant, on peut l’enfermer dans une œuvre immobile, des textes académiques qu’on apprend à l’école en oubliant combien c’est une œuvre vivante qui s’est enracinée dans l’espérance de l’émancipation, dans ce moment de combat pour la négritude, dans le premier congrès des écrivains noirs qui a eu lieu à la Sorbonne à Paris. Mais en même temps, il a été voir au-delà. La force d’Edouard Glissant, ce qui fait que pour moi, il est vivant pour le siècle avenir, c’est qu’Edouard voyait combien les indépendances ne devaient pas imiter la domination et combien il fallait aussi imaginer un autre temps, le temps des authentiques libérations, le temps du tout-monde, le temps de l’identité-relation comme il disait.

Qu’en est-il de son message ?

Il y a une résonance formidable car le dernier colloque international sur l’œuvre d’Edouard Glissant s’est tenu en Tunisie, à Carthage. Je pense que les peuples qui s’ébranlent aujourd’hui sont en écho complice avec le poète Edouard Glissant.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

(Photo : Régis Durand de Girard)

Partager cet article

Repost0
7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 06:35

L'adieu à Edouard en images

Les photos de la cérémonie parisienne en hommage à Edouard Glissant

Reportage FXG et RDG

amis-famille-parvis.jpgA la sortie de la messeAlex-Descas-Symphor-Sylvere.jpg

Le comédien Alex Descas et le photographe Sylvère Symphorarrivee-villepin.jpg

L'arrivée de Dominique de VillepinAudrey PulvarLa sortie d'audrey PulvarChristiane-Taubira.jpg

Chrisitiane TaubiraRPC-et-XX.jpg

Joseph"Tcheco" Clovis, employé de mairie à Fort-de-France, Georges Mélane, président de l'UNOM, et le Chaben fondamental

Dede-st-Prix-et-X.jpg

Dédé Saint-PrixFirmine-Richard-et-Jean-Baptiste-Rotsen.jpgFirmine Richard et le chef de cabinet de Marie-Luce Penchard, Jean-Baptiste Rotsen

Francois-Bayrou-Donnedieu-de-Vabre-en-fond.jpg

François Bayrou et au fond Renaud Donnedieu de VabreFrancois-Marthouret-et-Laure-Adler.jpg

Le comédien de Peter Brook, François Marthouret, et Laure AdlerGeorges-Francois-Hirsch-Olivier-Poivre-d-arvor.jpg

Georges-François Hirsch, directeur du théâtre au ministère de la Culture, et Olivier Poivre-d'Arvor, président de France CultureDescas-et-Monthieux.jpg

Alex Descas et Christophe MonthieuxJacques Martial Renaud Donnedieu de Vabre

Jacques Martial et Renaud Donnedieu de VabreJean-Renoux-et-Roland-Pierre-charles.jpg

Jean Renoux et Roland Pierre-CharlesLeo-et-Jose-Hayot-Titouan-Lamazou.jpg

Léo et José Hayot avec Titouan LamazouMarie-Pierre-Bousquet-et-Francois-Guilbeau.jpg

François Guilbeau, directeur de France 3 et au fond Marie-Pierre directrice d'Axe SudMarijosee-Alie-et-X.jpg

Marijosée Alie en grande discussionMario-Canonge.jpg

Mario Canonge à la sortie de la messeLeo-et-The-Hayot.jpg

Théo et Léo HayotMathieu-Glissant-Pierre-Charvet-Nadine-Ewange-Epee.jpg

Mathieu Glissant, le benjamin des enfants d'Edouard, Pierre charvet, le compositeur de musique contemporaine et son épouse Nadine Ewange-EpéeMatta-et-germain.jpg

L'artiste plasticienne Fédérica Matta et Greg GermainOsange Silou Firmine Richard

Osange Silou et Firmine RichardPentoscrope-et-Plenel.jpg

José Pentoscrope du CIFORDOM et Edwy PlenelMme Alioune Diop Marijosee Alie Greg Germain

Yandé Christiane Diop, veuve d'Alioune Diop le fondateur de Présence Africaine, avec Greg Germain et Marijosée AlieRotsen-Hayot-Giuigneraye-Lacombe.jpg

Jean-Baptiste Rotsen, José Hayot, Dominique de la Guigneraye et Marie-Thérès LacombePlenel-Germain-Mathieu-Glissant.jpg

Edwy Plenel, Greg Germain, Mathieu GlissantRPC-et-Alain-Jean-Marie.jpg

Roland Pierre-Charles et Alain Jean-MarieTitouan-Lamazou-Gisele-Bourquin.jpg

Titouan Lamazou et Gisèle Bourquin de Femmes d'outre-merX-et-Walles-Kotra.jpg

Walès Kotra à la sortie de la messeGora-Patel-Dede-st-prix.jpgGora Patel et Dédé Saint-PrixFleurs-et-dessin.jpg


Partager cet article

Repost0
5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 07:46

Mounia mobilise l’argentier Christofle pour Haïti

cristofle-2276.jpgMounia Orosemane, artiste peintre et ancien mannequin pour la haute couture, a dessiné un cœur, un cœur pour signifier son amour pour les enfants. C’est d’ailleurs le nom de son association humanitaire qui œuvre en Martinique et en Haïti, « Mounia pour l’amour des enfants ». Ce dessin, elle l’a confié à l’argentier de luxe Christofle qui en a fait un bijou en édition limité. 100 exemplaires vendus 100 € chacun et dont tous les bénéfices seront reversés à l’association de Mounia. La vente a eu lieu mercredi dernier, dans les locaux de Christofle, rue Royale, entre l’Eglise de la Madeleine et l’Assemblée nationale. Mounia a rajouté deux toiles dues à son talent d’artiste, dont le produit de la vente (10 000 €) sera offert à l’orphelinat de la Croix des Bouquets à Onaville. C’est cet orphelinat que l’association de Mounia aide depuis le 27 février 2010. cristofle-2288.jpgAvec le concours de l’ambassadeur de France en Haïti, d’Alain Sauval, conseiller de coopération et d'action culturelle, de Wiener Jean-Baptiste, chargé de mission à la direction générale au ministère des Affaires étrangères, et du SMA des Antilles françaises, l’orphelinat et l’école aont été rebâtis. Pour Mounia, il s’agit simplement de poursuivre les efforts qu’elle a entrepris en direction de ces enfants d’Haïti. Lors de cette vente solidaire, on a pu voir Yann Monplaisir, Jeff Joseph, Jean-Pierre Elkabach, Thierry Desroses ou encore Jacob Desvarieux…

FXG (agence de presse GHM)

 


Trois questions à Jean-Pierre Elkabachcristofle-2308.jpg

« Une attention constante pour le pauvre peuple d’Haïti »

Que pensez-vous de l’action menée par Mounia en Haïti ?

Ca me touche et en même temps, j’ai l’impression que ça me concerne comme tout ce qui a pu toucher le pauvre peuple d’Haïti pour lequel j’ai (et je voudrai que tous les Français l’aient aussi) une attention constante. Mounia est quelqu’un qui est casse-pied quand elle a un projet, qui ne vous lâche pas et qui ne lâche pas le projet. Elle suscite tellement l’intérêt qu’on ne peut que l’accompagner. Elle vient de me rappeler que je l’ai fait présenter à Bernard Kouchner quand il était au ministère des Affaires étrangères. Je lui ai parlé d’elle avant qu’il n’aille en Haïti et ils ont pu s’y rencontrer. A partir de là, le ministre lui a donné les moyens dont elle avait besoin pour construire cette école et le bâtiment dont elle a financé seules les premiers travaux ; ensuite elle a été aidée par le ministère des Affaires étrangères et c’était tout à fait légitime de la part des autorités publiques françaises. Je suis content de venir voir la suite de ce que j’ai peut-être très modestement contribué à faire.

cristofle-2316.jpgVous entretenez des relations suivies avec Mounia ?

Je la connais depuis longtemps. Nous ne nous voyons pas beaucoup, nous nous téléphonons quelque fois, mais à travers le temps et les distances, c’est une fidélité constante. Elle peut demander ce qu’elle veut, si je peux contribuer à y participer, avec humilité mais efficacité, je le fais. Et quand des amis viennent chez elle en Martinique, elle les accueille. Mais il est vrai que je ne lui envoie pas beaucoup d’amis pour ne pas l’importuner. Mais il y a comme ça un échange de chaleur, d’amitié et de fidélité.

Vous devez être très sollicité…

Je ne suis pas du tout un mondain, pas un habitué des soirées mais je viens pour elle parce qu’elle a du courage, de l’énergie, et elle trouve chaque fois des causes qu’elle défend avec une passion que j’aimerai bien trouver chez beaucoup d’autres.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 


En image (Photos Régis Durand de Girard)Jeff-Joseph-Stevy-Guiroard-Aize-Jacob-Desvarieux.jpg

Entre le chanteur de Gramacks, Jeff Joseph, et le guitariste de Kassav, Jacob Desvarieux, la Martiniquaise Stevy Guiroard-AizéHenti-Marcaillou-et-Gigi-Vadeleux.jpgLe lieutenant-colonel Henri Marcaillou, membre de l’état-major des Forces armées aux Antilles, et Gigi Vadeleux (qui s’occupe de la radiation des enseignants à l’Education nationale !)Ruth-Obadia-et-Mounia.jpgMounia et Ruth Obadia, attachée de presse de Kenzo TakadaNency-Alliance-Erica-Valere-Sandrine-Barru.jpg

Nency Alliance, présidente de l’association Nouvelle chance (organisatrice de concert de solidarité avec Haïti en juin prochain), Erica Valère, la fille d’un ami de Mounia, et Sandrine Barru, nièce de Mounia et secrétaire générale de Nouvelle chance.Eddy-agasto-Vincent-Serio-Jeff-Joseph.jpgEddy Agasto, ingénieur du son des Gramacks (et autres…) Vincent Serio de Synergie Sonolight, et Jeff JosephAlain-Hauss-Mounia.jpgMounia est avec Alain Hauss, le DRAC Martinique, de passage à ParisThierry-Marie-Noel-Thierry-et-Sylvana-Desroses-Serge-Poupar.jpg

Thierry Marie-Noël, le comédien Thierry Desroses, sa sœur Sylvana Desroses-Poupard et son époux Serge.Denis-Derigent-Kareen-Guiock.jpgDenis Derigent d’Euromédia Technologie, et Kareen Guiock de M6Mounia et Elkabach

Le journaliste Jean-Pierre Elkabach et Mounia devant la photo de l’orphelinat de la Croix des BouquetsCelianthe-Mounia-Jeff-Joseph-Aldo.jpg

Célianthe, coiffeuse à Cayenne, Mounia, Jeff Joseph et Aldo, le cousin de Célianthe, lui aussi coiffeur à CayenneMike-Barru-Mounia-Aurelie-Mitram.jpg

Autour de Mounia, son neveu Mike Barru et la compagne de ce dernier, Aurélie MitramDJ-Julia-Pascal-Patrice.jpg

Avec la DJette de la soirée Julia, le journaliste d’YG Publishing, Pascal Patricecristofle-2351-copie-1.jpg

Mounia et l'avocat Jim Michel-Gabriel

Aldo-Celianthe-Desroses-Jean-Louis-Guiock.jpg

Célianthe, Thierry Desroses, Kathy Jean-Louis, Kareen Guiock et AldoThierry-Oriez-Vincent-Campredon-Mounia-Henri-Marcaillou.jpg

Autour de Mounia, le conseiller défense et sécurité au cabinet de Marie-Luce Penchard, le commissaire de la marine Vincent Campredon, le lieutenant-colonel Henri Marcaillou des FAA et Thierry Oriez, le pdg de ChristofleStephane-Cellamen-Cedric-Naimi.jpg

Stéphane Cellamen, directeur d’hôtel, et Cédric Naïmi de Joker promotionJenny-Monplaisir-alex-Ursulet-et-Anne-de-Bourbon.jpg

Jenny Monplaisir, Alex Ursulet, grand pénaliste devant l’éternel et sa compagne, Anne de BourbonYann-Monplaisir-et-Magaly-Lenoir.jpg

Magaly Lenoir d’Eutelsat et Yann MonplaisirAlfred-Jocksan-Celianthe-Olivier-Nigard.jpg

Alfred Jocksan, Célianthe et Olivier Nigard, l’ancien patron du BB Antilles


cristofle-2358.jpgFin de party

Partager cet article

Repost0
5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 07:42

Copé prend les choses en main à l’UMP Guadeloupe

Dans un courrier daté du 24 janvier et adressé aux 2500 adhérents de l’UMP en Guadeloupe, son secrétaire général, Jean-François Copé indique d’abord que « après les difficultés  rencontrées par la fédération UMP de la Guadeloupe », il est de son « devoir de lancer un vrai processus de reconstruction ». C’est ainsi qu’avec celle qu’il appelle « une fille super », Marie-Luce Penchard, ils ont placé Laurent Bernier en orbite à la tête du secrétariat général de la fédération, entouré des maires de Sainte-Anne et de Capesterre-Belle-Eau, pour « constituer et animer un bureau politique provisoire rassemblant toutes celles et tous ceux qui souhaitent participer activement à cette mission de réorganisation ». Les instructions du patron de l’UMP sont de réunir ce bureau une fois par mois pour établir une « feuille de route » de la fédération locale. Ce bureau devra en outre « préparer la constitution d’une équipe départementale chargée de l’animation, des adhésions, des sections professionnelles, des jeunes et du projet politique ». Quand tout cela sera fait, Laurent Bernier, Blaise Aldo et Joël Beaugendre soumettront à Jean-François Copé leurs propositions « pour une nouvelle organisation bien structurée afin de relancer une véritable dynamique militante et instaurer un fonctionnement efficace au seins de la fédération ». La priorité de Jean-François Copé est de mettre la fédération locale UMP en ordre de marche « pour préparer les prochaines échéances électorales… ». Il reste à cette nouvelle équipe quinze mois pour transformer l’essai dans les urnes !

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 07:22

Air Caraïbes a vendu quelque 40 000 billets Karam

Après Air France et Corsairfly, Air Caraïbes a fait le bilan de la charte d’engagement volontaire qu’elle a signée avec la délégation interministérielle de Patrick Karam. Selon le directeur commercial Europe de la compagnie antillaise, Air Caraïbes a dépassé l’objectif des 15 % de ses places au tarif public le plus bas en vigueur entre le 15 juin et le 15 septembre 2010. Il estime avoir atteint au moins 20 % de la capacité globale sur les lignes Antilles et même 25 % sur la ligne Paris Cayenne. Au total, ce sont  plus de 40 000 places (15 052 sur Fort-de-France, 17933 sur Pointe-à-Pitre et 7206 sur Cayenne) qui ont été vendus à moins de 800 € pour les Antilles et moins de 854 € pour Cayenne. Sachant que le tarif promotionnel le moins cher sur la période s’est élevé à 509 € sur les Antilles et 577 € sur Cayenne.

Pour les familles endeuillées, Air Caraïbes a proposé un réduction de 250 € sur le tarif courant avec toute la souplesse autorisée. Par ailleurs, comme certaines familles ne disposaient pas de tous les éléments, Air Caraïbes a mis en place une procédure a posteriori permetytant de bénéficier d’un avoir de 250 € à valoir pour un prochain vol. 283 personnes ont profité de cette offre en 2010 contre 223 en 2009 (sans compter les bénéficiaires de l’offre a posteriori). Pour finir, Air Caraïbes indique être conscient que « certaines périodes de voyage restent chères, du fait notamment de l’importance des congés bonifiés. » et le transporteur en profite pour relancer le délégué en lui écrivant : « J’espère que vous aurez l’occasion de nous informer sur l’état d’avancement de vos négociations avec les différentes parties prenantes sur ce point. » Mais ce dossier qui avait été repris par l’alors secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jégo des mains de Patrick Karam, semble avoir été zappé depuis au moins deux ans !

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 17:44

Une journée autour des noms de familles antillais à Saint-Denis

Dimanche 13 février, de 10 à 18 heures, à la Bourse du travail de Saint-Denis, le CM98 organise une journée sur le thème « Non an nou – Non nou », consacrée à l’histoire et la généalogie desfamilles antillaises.

Recto_Flyer_cm98_13Fev2011.jpgFirmine Richard et Harry Roselmack sont les parrains de la journée porte ouverte organisée dimanche 13 février, à Saint-Denis par le Comité marche du 23 mai 1998 (CM98). Au cours de cette journée, les participants pourront découvrir l’identité et la généalogie des esclaves de la Guadeloupe et de la Martinique, le nom des habitations sur lesquelles ils travaillaient, l’année et le lieu de leur naissance, le nom de leurs propriétaires esclavagistes … Ils pourront encore apprendre comment furent attribués, après l’abolition de l’esclavage, les noms de famille de la grande majorité des Antillais d’aujourd’hui. Par ailleurs, seront proposés des exposés et des ateliers sur l’histoire du peuplement des Antilles françaises, les documents d’archives sur l’identité des esclaves (registres des nouveaux libres, registres des individualités, actes notariés, …) et sur la méthode à utiliser pour construire son arbre généalogique. Un film sur l’histoire de la nomination des Guadeloupéens et des Martiniquais sera diffusé et, fruit d’un important travail mené par le CM98, le livre Non an Nou, le livre des noms de familles guadeloupéennes (en attendant la sortie de Non Nou le livre des noms de familles martiniquaises), sera proposée à la vente. Enfin, un débat sur les objectifs du travail mémoriel effectué par le CM98 en France hexagonale clôturera la journée.

Agence de presse GHM

A la Bourse du travail, au 9 rue Génin, Saint-Denis, 93 200, métro porte de Paris (ligne 13)


Le Comité Marche du 23 mai 1998 (CM98), association antillaise créée en 1999 et implantée en Ile-de-France, est connu pour ses actions mémorielles et d’éducation populaire, mais aussi pour son atelier de généalogie et d’histoire des familles antillaises. Après 10 ans de combat, elle obtient du gouvernement que la date du 23 mai soit officiellement celle dédiée, en France métropolitaine, à la mémoire des victimes de l’esclavage colonial.

Partager cet article

Repost0
4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 07:57

 

Claude Ribbe condamné à verser 5000 € à Patrick Karam

Claude Ribbe, ainsi que le précise un arrêt du 26 janvier dernier de la cour de l’appel de Paris, a le droit d’écrire sur son blog que Patrick Karam est un« inculte notoire », un « cancre » ou un  « braque interministériel » sans que ce la ne soit injurieux, et, quoique diffamatoire, cela n'excéde pas « les limites admissibles en matière de liberté d'expression ». Mais dans son conflit avec le délégué interministériel, il ne peut saisir la justice à tort et à travers… Le 2 février dernier, la cour d'appel de Paris a condamné Claude Ribbe à verser à Patrick Karam la somme de 5 000 € pour l'avoir abusivement accusé de détournement de fonds. La cour d'appel de Paris confirme ainsi le jugement du tribunal du 29 janvier 2010 qui avait déjà condamné Claude Ribbe pour abus de constitution de partie civile. Claude Ribbe avait poursuivi Patrick Karam sur citation directe, lui reprochant d’utiliser les deniers de l’Etat pour l’attaquer en justice. Ce match judiciaire entre les deux anciens amis ressemble de plus en plus à une histoire de cornecul !

FXG (agence de presse GHM)

Partager cet article

Repost0
4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 07:05

Interview Greg Germain, président du festival off d’Avignon et ami d’Edouard Glissant

« La pensée d’Edouard Glissant a alimenté les hommes politiques »

Au-delà de la personnalité d’Edouard Glissant, vous perdez un ami ?

J’éprouve du chagrin parce que je le considérais comme un parents et comme un référent parce qu’il avait l’habitude de décoder, lorsque l’on parlait ensemble, toutes les grandes histoires du monde qu’il connaissait si bien à travers les imaginaires qu’il écrivait.

Vous l’avez beaucoup reçu au théâtre des outre-mer en Avignon. Quel était l’objet de votre travail ?

Notre théâtre est né de cette idée absolue du tout-monde. D’ailleurs, la compagnie que j’anime avec Marie-Pierre Bousquet s’appelle la compagnie du tout-monde. Si je prends tous les écrits d’Edouard Glissant depuis le tout-monde qui est le choc de toutes les cultures, des cultures qui s’embrassent, se repoussent, s’épousent, se rejettent, subsistent pourtant et se transforment à vitesse éclatante, c’était ce que nous voulions montrer, que les imaginaires multiples qui font la France d’aujourd’hui pouvaient fréquenter les salles de ce pays là ! Et je me souviens d’un passage de La poétique de la relation que j’ai utilisé à propos de notre théâtre : « Ceux qui tiennent rendez-vous ici viennent toujours d’un là-bas, de l’étendue du monde… » C’est ce qu’Edouard m’a permis comme emprunt lorsque nous avons ouvert ce théâtre.

Il a permis plus que cela comme emprunt, puisqu’il a accepté que la salle du théâtre soit baptisée de son nom…

C’est un hommage que je voulais lui rendre. Je ne peux m’empêcher d’être Français et je ne veux m’empêcher de croire que ceux que je considère comme des valeurs universelles, en tout cas les penseurs universels de notre pays ne sont jamais cités ou mis à l’honneur. C’est vrai que ce n’est pas grand-chose, une petite salle d’un petit théâtre à Avignon pendant le Off. Mais c’était notre façon de rendre un hommage fondamental à Edouard Glissant. Il y a quelques temps, un hebdomadaire national a fait sa liste des cents penseurs français et bien il n’y avait pas Edouard Glissant.

Pensez-vous qu’Edouard Glissant soit considéré à sa juste valeur dans la nation française ?

Curieusement, Edouard Glissant est beaucoup plus considéré, cité et quelque fois copié par les politiques. Pourtant, on craignait le politique qu’il était… Puisque de la politique à la poétique, il n’y a qu’un pas. Quand on prêche la diversité du monde dans un pays aux Dieux jaloux puisque nous sommes en Europe, en France où l’on a tendance à considérer les autres cultures du monde comme étant mineures, la pensée d’Edouard a alimenté les hommes politiques. J’en veux pour, preuve le discours que Villepin a prononcé à l’ONU et qui véritablement vient de la pensée d’Edouard, ou encore le discours de Jacques Chirac au Cap en septembre 2002 quand il dit : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs… » Jacques Chirac a écrit à Edouard Glissant pour lui dire combien il avait emprunté au philosophe martiniquais. Car la France est un petit laboratoire où se mélangent des gens d’Afrique, du Pacifique, des Caraïbes, de l’océan Indien, ce sont les cultures du monde qui se rejoignent, c’est une nouvelle créolisation qui se fait dans les banlieues françaises. C’est une nouvelle façon de s’exprimer, de manger, de boire. C’est cela les imaginaires du monde, c’est ça la pensée archipélique de la diversité.

Si vous deviez n’en garder qu’un, quel livre de Glissant conserveriez-vous ?

Poétique de la relation. Glissant est un auteur difficile mais pour autant si l’on se donne la peine de le lire, la pensée est là, fulgurante. Quand il dit qu’avec une langue qui disparaît, disparaît une part de l’imaginaire du monde…

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 

Partager cet article

Repost0
4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 07:04

 

Qui est Sylvie Glissant ?

sylvie-et-edouard-glissant7361.jpgSylvie Sémavoine-Glissant (52 ans) a rencontré Edouard Glissant vers le milieu des années 1980. Elle était étudiante et lui dirigeait le Courrier de l’UNESCO. Elle est tombée amoureuse de cet  homme et lui a consacré sa vie. A l’homme et à son œuvre. « Elle n’était pas son assistante, témoigne Marie-Pierre Bousquet, une bonne amie du couple Glissant. Elle était impliquée dans son oeuvre. » Ils ont d’ailleurs écrit un livre ensemble, au Seuil, La Boudeuse à l’île de Pâque, sorti en 2007. « Elle est allée sur la Boudeuse pour lui, qui ne pouvait y aller, raconte encore Marie-Pierre Bousquet, et c’est elle qui a fait les illustrations. » Sylvie Glissant aurait pu faire une carrière à elle car elle peint et signe ses toiles sous le nom de Sylvie Séma. Elle n’a certes pas arrêté de peindre mais s’occuper d’Edouard, qui lui a donné un fils (Mathieu aujourd’hui âgé de 21 ans), a été un travail de tous les instants. En épousant l’homme, elle a épousé sa carrière et en a fait du coup sa propre carrière ! « Toute la sécurité d’une indépendance professionnelle, elle y a renoncé par amour pour lui… » En 2003, Edouard et Sylvie ont exposé ensemble à la galerie de la chapelle du Verbe incarné à Avignon. Sylvie a présenté des encres illustrées par des textes d’Edouard…

Sylvie Glissant est restée quelque 35 ans aux côtés de son mari et, selon leur entourage, c’est elle qui a organisé son aventure professionnelle. « Sans elle, Edouard serait mort depuis longtemps, assure encore Marie-Pierre Bousquet. Elle surveillait son diabète, était d’une attention et d’une gentillesse permanente et sans faille… Et Edouard n’était pas un malade facile ! »

FXG (agence de presse GHM)

Photo : RDG

Partager cet article

Repost0
4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 06:01

 

edouard-glissant-.jpgLes derniers moments d’Edouard Glissant

C’est en arrivant à New York, en juillet dernier, qu’Edouard Glissant a dû être hospitalisé une première fois. Pendant deux mois. Sylvie, son épouse, ne l’a pas lâché. Elle a passé toutes ses nuits à dormir sur une chaise à ses côtés, dans la chambre de cet hôpital new yorkais. Rapatrié à Paris vers la mi-septembre, Edouard Glissant rentre une première fois à l’hôpital Georges-Pompidou où il va rester quelque trois semaines. Pendant ce temps, sa femme va chercher un appartement susceptible d’accueillir Edouard. Elle finit par trouver un appartement avec des accès pour le fauteuil roulant et avec une belle vue. Ils s’y installent au début du mois de novembre. Il y a eu un peu de répit. Le 4 décembre, Edouard Glissant participe à l’hommage qui lui est rendu au théâtre de l’Odéon et il accorde même une interview à Laure Adler pour France Culture. Greg Germain témoigne qu’il a pu le voir chez lui le 31 décembre dernier. Mais depuis la mi-janvier, Edouard Glissant était retourné à l’hôpital Georges-Pompidou. Ses cinq enfants, Pascal, Barbara, Jérôme, Olivier et Mathieu étaient présents. Olivier avait tout juste eu le temps de rentrer de New York, l’avant-veille… Et puis, ce 3 février, à 6 h 45, le poète s’est éteint.

FXG (agence de presse GHM)

Une messe aura lieu samedi à 10 h 30 en l’église de Saint-Germain des Prés

Le corps se rapatrié en Martinique lundi et sera inhumé au Diamant, mardi

Partager cet article

Repost0

Articles Récents