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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 06:17
Thierry Dol attend des éclaircissements de la chancellerie

Thierry Dol attend des éclaircissements de la chancellerie

L'ex-otage Thierry Dol, en déplacement à Paris pour raisons médicales, interpelle le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, alors que celui-ci est en Martinique. Interview

"J'ai un besoin pressant de vérité"

Pourquoi ressentez-vous ce besoin d'interpeller le ministre de la Justice et qu'avez-vous à lui dire ?

j'ai rencontré en 2015 son prédécesseur, Mme Taubira avec laquelle j'ai eu un entretien très chaleureux et constructif. Il y avait des attentes ; elle n'a pas pu ou eu le temps d'y répondre puisqu'elle a quitté le ministère de la Justice en janvier dernier. A ce moment-là, je lui avais déposé un courrier pour lui demander ce qu'il en était d'un certain document émanant de la chancellerie, cité dans un article sur le site de RCI, le 11 décembre dernier, soit trois jours avant les élections territoriales, qui indiquait que ma situation était en voie de règlement. Je n'ai jamais été destinataire de ce document, aussi j'ai considéré qu'il fallait éclaircir ceci et j'ai déposé une plainte dont je reste sans connaître si le parquet entend ou non lui donner une suite... J'ai fait un certain nombre de démarches qui restent sans réponse et quand je vois que le ministre de la Justice vient porter son soutien au procureur de la République de Fort-de-France, je me dis qu'il pourrait aussi s'intéresser à mon dossier, enfin celui de l'affaire Areva. J'aimerai bien qu'il se renseigne sur ce document. Si vraiment il a été émis par la chancellerie, pourquoi ne l'ai-je toujours pas reçu ? Il y a une nébuleuse... J'ai l'impression d'être mis dans une case... Avant j'étais dans la case otage et maintenant dans une autre ex-otage... Circulez, il n'y a rien à voir !

Pourquoi pensez-vous qu'on veuille vous cacher des choses ?

J'ai lu les articles publiés par l'Express, Challenge et Vanity fair qui font état du fait que nous aurions pu être libérés dès le mois d'avril ou mai 2012. Je ne sais pas si ces révélations sont vraies, mais si elles sont fausses, il faut vraiment que les institutions puissent mettre un frein à tout ça. Ces articles dévoilent certaines tractations où les absences de décisions sont graves parce que nos vies étaient en danger. A l'intérieur de la détention, nous étions conditionnés à l'exécution et non à une libération... Quand vous sortez de cela et que vous apprenez ce qui peut se passer autour, vous préfèreriez qu'on vous fasse part d'un problème géopolitique avec les Etats de la sous-région où la situation aurait être bloquée, mais là, on parle d'une question interne de politique française... C'est abominable !

C'est donc à la fois le courrier de la chancellerie et les révélations de ces articles qui vous poussent à interpeller le garde des Sceaux ?

J'ai un besoin pressant de vérité et c'est ce que je demande au ministre de la Justice et à bien d'autres institutions. J'ai écrit au président de la République et j'ai obtenu un rendez-vous avec le Défenseur des droits la semaine prochaine.

Quel est donc votre message précis à M. Urvoas ?

Je voudrais qu'il apporte un éclaircissement sur ce qui a été fait et ce qu'il entreprend de faire pour clore ce dossier. Il y a des familles et il y a un préjudice qui est lourd. S'il peut soulager ma peine, alors qu'il agisse.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 06:11
Gabriel Serville, rapporteur de la commission des affaires étrangères, à la tribune de l'Assemblée nationale jeudi 30 juin

Gabriel Serville, rapporteur de la commission des affaires étrangères, à la tribune de l'Assemblée nationale jeudi 30 juin

Plus rien ne s'oppose à l'ouverture du pont sur l'Oyapock

C'et devant un hémicycle quasiment vide que le projet de loi visant à approuver les deux accords signés en 2014 par la France et le Brésil sur les transports routiers professionnels de voyageurs et de marchandises et le régime spécial transfrontalier applicables aux résidents de Saint-Georges de l'Oyapock et d'Oïapoque, a été adopté jeudi matin par l'Assemblée nationale.

Le premier régule le transport professionnel selon le régime des normes en cours ("Le Brésil devra s'adapter", a indiqué le député Favennec - UDI). Le second instaure un régime douanier spécial permettant aux transfrontaliers particuliers d'importer sans taxe des produits de consommation courante acquis de l'autre côté de la frontière à l'exception des tabacs et alcools.

Cet accord approuvé cinq ans après l'achèvement du pont vient mettre un terme à ce que les députés Favennec et Carpentier (RRDP) ont appelé une situation "ridicule". En effet, le pont inutilisé doit déjà faire l'objet de réfection. Le député Gabriel Serville (GDR), rapporteur pour la commission des affaires étrangères, a expliqué que désormais plus rien ne s'opposait à l'inauguration du pont qui aura lieu vraisemblablement vers la fin 2016. "L'ouverture du pont, a-t-il déclaré, ne résoudra pas les problèmes transfrontaliers de migration, de visas, d'orpaillage clandestin et de pillage des ressources halieutiques." Il en a donc appelé à un renforcement de la coopération régionale. Le député Mariani (LR) a parlé d'un texte qui "ne pose pas de problème", nonobstant la crainte de voir augmenter l'immigation clandestine : "Je pense que cette crainte n'est pas justifiée (...) Il suffit de prendre une pirogue !" Reste qu'un Brésilien d'Oïapoque qui veut emprunter le pont doit pour l'heure se rendre à Macapa pour avoir son visa... "Si on veut décourager l'iimigration clandestine, a plaidé le dépouté LR, il faut rendre possible la migration normale."

FXG à Paris

 

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 08:00

Une "dégringolade" des prix des billets d'avion au départ des outre-mer

Selon le dernier baromètre de la direction de l'aviation civile, les prix des billets d'avion dégringolent au départ d’outre-mer (-14,7%) entre mai 2015 et mai 2016.

Au départ des départements d’outre-mer, la baisse des prix mesurée en mai 2016 est spectaculaire (-14,7% par rapport à mai 2015, tous départements de départ et toutes destinations confondus). Depuis les Antilles, la chute atteint des niveaux jamais atteints jusque-là (-18% au départ de Guadeloupe et -20,6% depuis la Martinique toutes destinations confondues), reflétant une faible demande, mais ces fortes baisses viennent également compenser les fortes hausses observées en mai 2015. Ainsi, par rapport à mai 2014, les prix n’ont diminué que de -6,5% au départ de Guadeloupe et de -7,7% au départ de Martinique. Au départ de la Guyane, la forte baisse des prix des billets d’avion s’installe durablement (-14,5% entre mai 2015 et mai 2016 toutes destinations confondues, après 4 mois de baisse à deux chiffres). Même le département de la Réunion a bénéficié d’une baisse de prix des billets d’avion importante en mai (-7% par rapport à mai 2015), alors qu’ils étaient orientés à la hausse ces derniers mois.

FXG, à Paris

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 07:55
C'est la première fois qu'Erika Bareigts sera au banc des ministres pour défendre une loi

C'est la première fois qu'Erika Bareigts sera au banc des ministres pour défendre une loi

Erick Bareigts défend la loi égalité et citoyenneté contre les discriminations et pour la diversité

La secrétaire d'Etat à l'égalité réelle, Ericka Bareigts, défend sa part de texte (le titre 2) du projet de loi égalité et citoyenneté à l'Assemblée national aujourd'hui.

Elle s'est fixée trois objectifs pour parvenir à lutter contre toutes les formes de discriminations : l'accès à la fonction publique pour les jeunes sans diplôme de moins de 28 ans, la maîtrise de la langue française et des médias résolument ouverts à la diversité sans stéréotypes.

"Lutter contre les discrimination, indique Ericka Bareigts, c'est lutter contre les préjugés et défaire notre façon de regarder la différence." La ministre admet que tout un chacun peut être "un peu discriminant", mais elle affine : "Certains en sont conscients et essaient de se corriger, d'autres en sont conscients mais ne font rien pour se corriger — ce sont les racistes — et enfin, il y a les inconscients qui discriminent sans le savoir..." Mais quelle qu'elle soit, cette discrimination provoque un sentiment de rejet, d'exclusion, de repli, de colère et peut générer une violence qui impacte nécessairement la question du lien social et du vivre ensemble. C'est contre cela que la ministre défend deux amendements gouvernementaux pour que les médias nationaux et publics (essentiellement la télévision) affichent davantage de "diversité non stéréotypée". Cela veut dire que les programmes doivent faire une place à des personnalités issues de la diversité parmi les médecins, avocats, chefs d'entreprise invités des médias et non se limiter (comme à la dernière cérémonie des Molière) à leur donner un rôle de videur ou de "clown chocolat" !

20 critères de discrimination dans le code pénal

Ce travail parlementaire devrait donner au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) la capacité de demander aux chaînes les éléments quantitatifs et qualitatifs pour vérifier que l'ambition fixée entre elles et le CSA soit bien au rendez-vous. Si ce n'est pas le cas, la nouvelle loi permettra au CSA de mettre en place des sanctions encore inapplicables aujourd'hui. "Un rappel à l'ordre, explique Mme Bareigts, sera possible grâce à des mesures qui changent fondamentalement l'approche de la diversité." Elle rappelle que la diversité à la télé n'était que de 14 % en 2015 et que ce ratio n'a pas bougé en 2016. Par ailleurs, seuls 9 % des non blancs à l'antenne sont des héros quand 21 % sont cantonnés à des rôles secondaires. Si les discriminés sont aussi bien les femmes, les handicapés, France Stratégie indique que ce sont les personnes ayant au moins un ascendant africain et les Domiens qui sont les plus discriminées. Pour autant, la ministre ne défend pas les quotas. "Ce serait un échec", souligne-t-elle qui préfère retenir les vingt critères de discrimination contenus dans le code pénal.

FXG, à Paris

Une agence nationale de la langue française

Un autre aspect de l'égalité réelle que défend la secrétaire d'Etat à l'égalité réelle est la maîtrise de la langue française. S'il y a 3 millions d'illettrés en France, elle table dur 500 000 en outre-mer. La ministre est chargée de mettre en place une agence nationale de la langue française qui sera chargée de coordonner l'accès à un parcours de langue française dans la formation professionnelle. Cette agence devrait voir le jour en 2017 avec un focus particulier sur le phénomène dans les outre-mer.

Enfin, le projet de loi doit permettre aux jeunes sans diplôme de moins de 28 ans d'avoir un accès facilité à la fonction publique après un parcours accompagné en un ou deux ans.

A noter que tous les amendements gouvernementaux relatifs à la diversité ont été combattus par les deux élus Front national de l'Assemblée, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard.

La loi Taubira et le délit d'apologie de l'esclavage

Victorin Lurel (PS, Guadeloupe) a fait adopté en commission ses amendements qui visent à donner un caractère normatif à la loi Taubira et pénaliser toute apologie ou négation de l'esclavage et de la traite à l'égal de ce qui se pratique pour la Shoah. Pour autant, le gouvernement va revenir avec un nouvel amendement car il estime que le texte adopté présente un risque et pourrait tel qu'il est faire courir un risque d'inconstitutionnalité de la loi Gayssot qui réprime pénalement la négation de la Shoah. Elle devrait donc présenter un amendement gouvernemental de remplacement "pour sécuriser le texte".

Quant aux aux autres amendements (qui visent à abroger les lois d'indemnisation des anciens propriétaires d'esclaves et la rançon payée par Haïti contre la reconnaissance de son indépendance), la ministre assure qu'ils sont importants : "Le symbolique n'est pas neutre et répare dans l'inconscient collectif ; il attire l'attention sur des sujets pour revenir sur notre histoire coloniale."

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 06:00
Retour au pays des rois nègres, un essai de Gérard Théobald

Un essai sur "la précarité de la Guadeloupe"

Dans "Retour au pays des rois nègres" (LGO éditions), Gérard Théobald fait un voyage initiatique en Guadeloupe. Il s'abandonne dans une forme d'errance à la fois littéraire et sociologique dans son espace, sa culture, son histoire. "J'ai eu ce besoin d'errer en Guadeloupe parce que je n'y étais par retourné depuis une vingtaine d'années. Je l'avais quittée très en colère suite à l'assassinat de l'une de mes tantes et j'avais besoin de me réapproprier ce pays qui est aussi le mien." Guadeloupéen de père et de mère, Théobald est un enfant de l'émigration, né dans l'Hexagone. Ce "cahier du retour", il le fait à l'envers de Césaire et en 2013, l'année des 39 meurtres... "Lorsque j'y suis retourné, je faisais des repérages pour un documentaire sur les violences faites aux femmes et leurs conséquences sur les enfants. J'ai trouvé la Guadeloupe très détériorée. Il y a un fantasme de solidarité, mais en fait de la désunion et beaucoup d'individualisme... Beaucoup de choses qui me semblaient étranges et nouvelles..."

Au sortir de cette errance guadeloupéenne, on reste comme l'auteur avec une grosse interrogation parce que la Guadeloupe qu'il révèle est fragile. "Elle est bien la propriété du volcan, précise Gérard Théobald, elle est explosive à tout moment. Je n'ai pas la sensation que la Guadeloupe soit éminemment pacifiée." Vie chère, chômage, passé colonial et esclavagiste, drogue, violence... L'essai aborde toutes les sciences humaines en même temps qu'il effeuille les littératures et les cultures qui font ce pays.

Mais qui sont-ils ces rois nègres qu'il accroche dans son titre ? "Ce sont toutes ces personnes guadeloupéennes qui ont eu un rôle très minoré dans le développement de la Guadeloupe et puis, il y a les nouveaux rois nègres... Ce sont ces personnalités qui ont la prétention de faire de la politique, de construire la société mais qui la construisent dans un cadre très limité. Je me suis baladé dans toutes les limites de ce cadre, à essayer de comprendre parce que ça me permettait d'accepter ce que la Guadeloupe est." Et ce qu'elle est, il le résume en un mot : "précaire".

FXG, à Paris

"Retour au pays des rois nègres", de Gérard Théobald (LGO éditions)

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 05:26

France Ô, son budget et sa grille de programmes

"L’ensemble des engagements effectués par les antennes nationales fait l’objet d’approbation de la direction de France Télévisions et personne ne bénéficie d’indépendance totale dans la gestion de son budget, bien heureusement." Gilles Camouilly, ancien directeur de l'antenne de France Ô, a souhaité donner une suite à notre article sur la future grille de programme de la chaîne pour indiquer ce qu'il avait réellement fait avant son départ de France Ô en février dernier : "Les dépenses réalisées et engagées étaient de 8,9 M€ soit 35 % du budget annuel de la chaîne et non pas 70 % (la partie effectivement réalisée n’étant que de 16%)."

Il signale en outre que "ces investissements particulièrement faibles étaient liés au changement de stratégie éditoriale voulu par la présidente et à ma volonté de ne pas m’engager à la place de mon successeur qui devra faire des choix importants pour la rentrée 2016."

Par ailleurs, mais ce n'était pas l'objet de cet article, Gilles Camouilly s'inscrit en faux contre ce qu'il appelle "un procès politicien en insuffisance ultramarine qui a trop longtemps duré au détriment de France Ô" et rappelle que "le cahier des charges de la chaîne France Ô, créé en 2005, n’a jamais inclus une exclusivité de programmes ultramarins. Au moment de mon départ, il n’y a jamais eu autant de programmes traitant de l’outremer. Nous étions depuis 2013 largement au-dessus des 50% d’items dédiés à l’outre-mer."

FXG, à Paris

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 10:04
George Pau-angevin et Bernard Cazeneuve place Beauvau lundi 27 juinL

George Pau-angevin et Bernard Cazeneuve place Beauvau lundi 27 juinL

GPL et Cazeneuve annoncent un plan sécurité outre-mer

George Pau-Langevin et Bernard Cazeneuve ont présenté lundi 27 juin à Paris le plan sécurité outre-mer devant un large parterre de préfets et hauts-commissaires en poste en outre-mer pour annoncer des renforts en termes de policiers et de gendarmes. En tout ils seront 370 policiers et 63 gendarmes d'ici la fin de l'année à rejoindre les territoires.

Par ailleurs, chaque année, des postes seront ouverts selon les situations de chacun des territoires, a annoncé le ministre de l'Intérieur. Les deux ministres ont annoncé en outre qu'entre 2017 et 2019, il y aurait 300 gendarmes de plus dont 179 dès 2017. S'agit-il de redéploiement ou de création de poste ? La réponse de GPL n'a été ni affirmative, ni négative. Il y aura donc sans doute des deux.

Une centaine de ces renforts sont prévus pour Mayotte qui présente selon les deux ministres, la situation la plus préoccupante avec la Guyane et la Nouvelle-Calédonie, suivis par les Antilles. La Réunion a été classée en niveau 2 sur une échelle à trois niveaux. Seuls les territoires de Saint-Barth et Saint-Pierre-et-Miquelon ne posent pas vraiment de problème.

Les deux ministres ont annoncé la réunion de la conférence nationale pour la sécurité outre-mer qui devra se réunir deux fois par an avec les élus et les préfets. Autre nouveauté, la création d'une force de projection basée dans l'Hexagone qui permettra d'intervenir selon les besoins. Les zones de sécurité prioritaires devraient elles aussi être réévaluées. Bernard Cazeneuve a invité les préfets à faire appel à la vidéosurveillance afin d'améliorer le taux d'élucidation.

Par ailleurs, les ministres ont confirmé l'implantation d'une antenne du GIGN à Mayotte et de l'OCTRIS à Cayenne. De même, ils ont confirmé le relogement du commissariat de Cayenne et la rénovation des commissariats les plus vétustes. Un recensement des besoins mobiliers doit être effectué d'ici la fin de l'année pour inscrire les besoins éventuels dans le plan de programmation triennal 2017-2019.

Bernard Cazeneuve a eu un mot sur la radicalisation islamique dans les Outre-mer pour indiquer que les territoires n'étaient pas à l'abri des attentats. Et si les deux ministres ont insisté sur le ciblage des détentions illégales d'armes, ils n'ont pas repris la demande de certains élus concernant la formation spécifique que les fonctionnaires de police et gendarmes affectés outre-mer pourraient avoir avant leur départ. En revanche, George Pau-Langevin a confirmé qu'il y aurait plus d'ultramarins mutés en outre-mer. Les 22 mesures qui constituent ce plan sécurité sont loin d'être inutiles, mais elles surviennent de telle façon qu'elles ont pu donner à certains la fâcheuse impression que les deux ministres découvraient seulement maintenant la situation sécuritaire outre-mer.

FXG, à Paris

Effectifs globaux de la police et de la gendarmerie  outre-mer au premier semestre de 2016 :
- 4903 policiers (dont 4018 dans les DOM et 885 dans les COM) - 
- 5126 gendarmes (dont 3711 gendarmes départementaux et 1415 gendarmes mobiles) 
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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 05:57
Les rapporteurs Robert Laufoaulu et Mathieu Darnaud, le président de la délégation outre-mer, Michel Magras, et l'administratrice de la délégation outre-mer, et le rapporteur coordonnateur, Thani Mohamed Soilihi, hier à Paris.

Les rapporteurs Robert Laufoaulu et Mathieu Darnaud, le président de la délégation outre-mer, Michel Magras, et l'administratrice de la délégation outre-mer, et le rapporteur coordonnateur, Thani Mohamed Soilihi, hier à Paris.

Inextricables indivisions foncières dans les Outre-mer

Un an après la question du foncier de l'Etat en outre-mer (les 50 pas géométriques et 95 % de la Guyane), la délégation sénatoriale aux Outre-mer a adopté hier le rapport d'information du sénateur mahorais Thani Mohamed Soilihi (PS) sur l'indivision foncière. Celle-ci impacte fortement la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin dans l’arc antillais, Mayotte et La Réunion dans l’océan Indien, ainsi que la Polynésie française dans le Pacifique. Partout, la conséquence est la même : le gel du foncier. "Les situations d’indivision sont devenues inextricables, indique le rapport, car résultant de dévolutions successorales non réglées et parfois même non ouvertes sur plusieurs générations." En Martinique, 26 % du foncier privé est géré en indivision et 14 % supplémentaires correspondent à des successions ouvertes. Selon le sénateur Jacques Gillot (app. PS), la situation est semblable en Guadeloupe. À Mayotte, la situation est chaotique. Par exemple, les 3/4 du village de Chiconi ne sont couverts que par deux titres fonciers établis dans les années 1960. En Polynésie française, les nombreuses indivisions réunissent parfois des centaines d’indivisaires à la faveur de successions non liquidées depuis quatre à cinq générations et alimentent l’abondant contentieux des « affaires de terre ». Ces affaires représentent 30 % des affaires civiles aux TGI de Fort-de-France et Pointe-à-Pitre, et 25 % au TGI de Saint-Pierre (974). Aucune à Mayotte où jusqu'à récemment, le foncier était l'affaire des cadis...

Cette situation est préjudiciable pour l'activité économique comme pour les politique d'équipement puisque "la carence de titres fait obstacle à toute expropriation et empêche les prélèvements fiscaux".

Le rapport ouvre une série de propositions juridiques et techniques afin d'alléger le contentieux foncier (experts, liste des ayant-droits, prescription acquisitive décennale...) et "d'apurer ces situations inextricables." Mais ce n'est qu'un rapport d'information qui reste à traduite en actes législatifs ou réglementaires.

FXG, à Paris

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 06:37
Alex Catherine au studio BLB Prod à Pantin le 22 juin

Alex Catherine au studio BLB Prod à Pantin le 22 juin

Alex Catherine, 44 ans, enfant du Moule et de Sainte-Anne, a reçu France-Antilles au studio de répétitions BLB Prod à Pantin (93), avant son concert au Cabaret sauvage ce samedi. Interview avec un zoukeur surdoué.

"Le zouk a besoin de guerriers"

Qu'est-ce ça change un concert à Paris ?

On dit loin des yeux, loin du coeur, mais là, c'est loin du coeur et près des yeux ! Ce public est loin de la Guadeloupe, la Martinique ou la Guyane et pourtant c'est aussi mon public donc j'y vais avec tout mon amour... Mais j'ai aussi beaucoup d'appréhension...

Le trac ?

Oui, bien sûr ! Je pense que le jour où je n'aurai plus le trac, j'arrêterai de chanter parce que je ne fais pas semblant.

Qu'est-qui fait la singularité d'Alex Catherine ?

Je ne fais jamais comme les autres ; je n'essaie jamais d'imiter ou de ressembler à quelqu'un. Je reste tel que je suis. Il y a une chose qu'on n'apprend pas aux artistes et ça, c'est Dieu qui me l'a donné, c'est la sensibilité, la capacité de donner de l'émotion aux gens.

Vous vous souvenez comment est née votre envie de chanter ?

J'ai été élevé dans une famille de chanteurs. Chez moi, tous les Catherine chantent ! Mon père, ma mère, neveux, nièces... On doit être 60 ou 70, les enfants et petits-enfants de mon père... Mon père chante le ka ; moi je chante, je cogne le tanbou ! La tradition, je l'ai dans la peau, je la chante parce que je la vis. Musicalement, je reflète mon chez moi, mon peuple, ma musique. Pour moi un peuple sans musique n'est pas un peuple. Il faut s'identifier à sa culture, à sa musique, à ses valeurs.

Après 25 ans de carrière, qu'est-ce qui vous donne toujours envie ?

Depuis le début, je l'ai pris comme un vrai métier. C'est un vrai métier et je l'ai pensé comme ça. Je ne suis pas venu pour faire le beau ou faire le pitre. Je suis venu faire mon métier, amener le zouk au plus loin. J'essaie par mes moyens que sont mes mots, mes textes, mes mélodies... J'amène ma pierre à l'édifice, personnellement ! Parce que je sais que le zouk a besoin de guerriers comme moi.

D'où le nom de votre album, "The love's soldier", le guerrier de l'amour... Qu'est-ce qui vous inspire ?

La vie, la vie de l'Antillais. Si par exemple le Chinois se sent concerné par ma musique, ça me fait plaisir, mais quelque part, j'écris avant tout pour ma culture. Je m'adresse en premier à mes compatriotes des Antilles, de la Guyane.... J'ai envie de les voir rigoler sans avoir eu besoin de se parler ; c'est ça qui me plaît ! Après le Chinois, si ça lui parle, tant mieux ! (rires)

A l'heure où les albums ne se vendent plus, vous avez vendu 10 000 exemplaires de The love's soldier...

Sans major, sans rien ! Je suis fier et content, mais je continue le travail. Je suis éternellement en studio parce que je compose tous les jours... J'essaie de progresser avec un petit noyau fort, ma base : Rudy Levis, le batteur. C'est lui qui chapeaute un peu tout ça. J'essaie de garder les mêmes musiciens parce que chaque concert d'Alex Catherine est unique. Même si on les prépare tous de la même façon, c'est le public qui juge et qui te donne le tempo. Il y a des moments où j'ai fini de chanter et le public continue. Et tu ne peux pas le laisser chanter seul, tu es obligé d'intervenir ! Et là, c'est bon...

Propos recueillis par FXG, à Paris

Alex le Gwadloupéyen

"On a toujours habité à Marly, Sainte-Anne d'où est mon père. Ma mère est originaire de Boisvin au Moule. Alors comme le maire de Sainte-Anne m'a décoré en tant que Saintannais, la maire du Moule m'a aussi décoré en tant que Moulien. J'en suis fier ! "Il est Moulien", disait l'une ; "il est Saintannais", disait l'autre. Non, je suis Guadeloupéen comme mon père et ma mère !"

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 06:34

France Ô prépare sa grille de rentrée 100 % ultramarine

Le rapprochement entre les deux entités du pôle outre-mer de France Télévisions — France Ô et les 1ères — étant désormais acté dans le plan stratégique de la nouvelle équipe dirigeante de France Télévisions, le service de coordination des chaînes outremer 1ère à Malakoff a adressé un mail début mai à ses correspondants dans les territoires : "Nous avons besoin, écrit son directeur Luc de Saint-Sernin, d'avoir la plus grande visibilité possible sur la production locale réalisée par le réseau, que celle-ci soit en fabrication interne, en coproduction, ou en pré-achat. Pour aller au plus vite, je vous propose de repartir sur les tableaux de recensement des productions que vous nous aviez fait parvenir l'année dernière : il vous suffit ainsi de les réactualiser et/ou les compléter (en renseignant au mieux, et svp, la partie "droits internet")." Et il y avait le feu car il fallait des réponses de chaque station avant la Pentecôte. C'est ce mail qui a fait dire au président du CReFOM, Patrick Karam, "que l’utramarinisation promise de France Ô se réduirait à bricoler une grille de rentrée en se servant uniquement des productions locales de 2015 sur lesquelles les 1ères détenaient des droits".

Car France Ô a un autre problème, financier, ainsi que l'a confié à Patrick Karam le prédécesseur de Wallès Kotra à la tête du pôle outre-mer de France Ô, Michel Kops : "70 % du budget 2016 de France Ô était déjà dépensé au mois de mars, parce que Gilles Camouilly avait eu le droit d’engager des dépenses jusqu’à son départ et qu’il ne s’en est pas privé." On attend donc avec hâte la conférence de présentation de la grille de rentrée. De même qu'on attend de savoir quelles vont être les conséquences du passage de France Ô en basse définition comme peut-être un changement de numéro de chaîne, hormis la faible qualité de l'image...

FXG, à Paris

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