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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 17:32
La commission du développement durable organisait mardi 16 février une table ronde sur l'orpaillage clandestin en Guyane française

La commission du développement durable organisait mardi 16 février une table ronde sur l'orpaillage clandestin en Guyane française

Une mission d'information parlementaire sur l'orpaillage clandestin en Guyane en préparation

Jean-Paul Chanteguet, président de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l'Assemblée nationale, va demander lors de la prochaine conférence des présidents de commission, la nomination d'une mission d'information parlementaire sur l'orpaillage clandestin en Guyane. Le président Chanteguet souhaite une mission transversale qui implique aussi bien sa commission que celles de la défense, des affaires étrangères et des affaires économiques. Cette décision fait suite à la table ronde organisée mercredi au palais Bourbon à l'initiative des députés de Guyane Berthelot et Serville. Bérengère Blin, directrice adjointe du parc amazonien de Guyane, a d'abord présenté l'évolution du phénomène depuis les années 1990, son extension à partir de 2004 et son impact écologique sur les cours d'eau et l'alimentation qu'y prélèvent les populations locales. Malgré le lancement de l'opération Harpie en 2008, Mme Blin a signalé que les 80 agents du parc avaient à surveiller 2 millions d'hectares. Il y avait 400 sites illégaux à la date du 20 novembre 2013 et aujourd'hui, on compte 204 sites actifs. Anne Saunier, représentante du collectif les Hurleurs de Guyane, est venue dire la mobilisation des "hurleurs" qui demandent l'éradication de l'orpaillage clandestin. Chimili Boussoussa, Capitaine Aluku de Papaïchton-Pompidou, a témoigné de la situation de ses congénères et demandé un soutien accru de l'Etat. Enfin, le Colonel Patrick Valentini, commandant en second de la gendarmerie outre-mer (qui prendra le commandement de la gendarmerie de Guyane en juillet), est venu raconter le quotidien des militaires. 500 personnes engagées au quotidien (120 militaires, deux escadrons de métropole), 1269 patrouilles en 2015, 2744 jours en forêt, 11 millions de matériels détruits... Mais des résultats sans cesse remis en cause avec l'arrivée de nouveaux occupants. "Il est difficile d'éloigner réellement les garimpeiros", a-t-il déclaré. a titre de comparaison, l'or légal représente une tonne par an, l'or illégal, 9.

Le député PS Philippe Plisson s'est étonné que cette table ronde soit le troisième débat sur le sujet et a uni sa voix à celles des Hurleurs : "La France est la cinquième puissance mondiale et on ne se donne pas les moyens ?" L'Assemblée nationale enverra donc une mission d'information transversale dès lors qu'elle aura été actée par la conférence des présidents.

FXG, à Paris

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 15:26
Martinique sous-marine

Martinique, à la recherche des trésors de la mer sur France Ô

François Zacharia, moniteur de plongée et archéologue sous marin, et son ami Guy Lanoix, skipper professionnel, ont décidé de faire le tour de la Martinique à la voile avec Stéphanie et Paul-Henri, deux jeunes plongeurs martiniquais, pour qu'ils découvrent le patrimoine sous-marin de l’île: un patrimoine naval qu'ils ne connaissent absolument pas. Une aventure humaine inédite et un défi que les deux jeunes sont enthousiastes à relever.

Un film écrit par Teddy Albert, Jérôme Cécil-Auffret et Frédéric Tyrode Saint Louis, réalisé par Teddy Albert et produit par Beau Comme une Image, en coproduction avec Beau Comme les Antilles et la participation de France Ô. Durée 52 minutes.

Projection le 25 février 2016 à 19h précises à l'Auditorium de l'Hôtel de Ville. Réservation obligatoire par téléphone 01 40 26 00 06 ou par mail à bcicom@bcicom.org

Le film sera ensuite diffusé sur France Ô le dimanche 28 février à 20h50.

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 06:17
Erick Bareigts à la sortie du conseil des ministres mercredi 17 février

Erick Bareigts à la sortie du conseil des ministres mercredi 17 février

Premier conseil des ministres pour Ericka Bareigts

La nouvelle secrétaire d'Etat à l'Egalité réelle a participé à son premier conseil des ministres hier matin. A l'avenir, elle n'y siègera que lorsque seront évoquées des affaires relevant de ses attributions.

Nommée vendredi dernier secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité réelle, sous la tutelle directe de Manuel Valls, Ericka Bareigts a participé mercredi matin au premier conseil des ministres du nouveau gouvernement. Elle a pu entendre François Hollande rappeler à sa nouvelle équipe son exigence de "cohérence", soit une invitation à éviter les couacs, et les trois grands objectifs qu'il lui a assignés en tenant compte de deux principes, la justice et le respect de la démocratie : la protection des Français face au terrorisme, l'emploi et la mise en oeuvre de la COP21.

Aussitôt terminée, la réunion s'est achevée par la photo du nouveau gouvernement Valls. Les ministres, anciens et nouveaux se sont ensuite dispersés devant le perron de l'Elysée sans qu'aucun ne vienne répondre aux questions nombreuses de la presse. Ericka Bareigts n'a pas fait exception et c'est devant le portail du Château, sur le macadam de la rue du faubourg Saint-Honoré où sa voiture l'attendait, que la secrétaire d'Etat à l'égalité réelle a indiqué au JIR qu'elle avait un rendez-vous... Elle ne semblait surtout pas désireuse de parler déjà. Il faut dire que rien dans l'ordre du jour de ce conseil des ministres ne concernait directement sa nouvelle mission. Et quelle est donc cette mission ? Une source ministérielle a bien voulu nous en dire un peu : "Ericka Bareigts va accompagner le Premier ministre pour mettre en place les mesures d'égalité réelle, de décloisonnement et d'ouverture de la société. Elle va pouvoir s'appuyer sur chaque ministère pour permettre à la société de donner les mêmes chances à chacun."

Périmètre d'action

Mais, c'est le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll qui est venu expliciter officiellement le nouveau job d'Ericka Bareigts et l'égalité réelle : "Son périmètre d'action, c'est tout ce qui va s'engager sur cette égalité, qui n'est pas seulement une égalité de droit, mais qui peut être une égalité concrète." Stéphane Le Foll a alors évoqué le projet de loi en préparation sur l'égalité réelle avec les départements d'Outre-mer. Ce projet de loi en est encore à l'avant-projet et c'est l'ancien ministre des Outre-mer et député PS de Guadeloupe, Victorin Lurel, qui en est chargé. Son rapport sera remis le 16 mars prochain au Premier ministre. "Ca fait déjà un premier point sur lequel il y aura un travail qui va s'engager, a fait valoir Stéphane Le Foll, puis ensuite, c'est l'ensemble des dispositions et de leur application qui permettent de concrétiser l'égalité, pas simplement formelle avec les droits qui y sont afférents, mais aussi réelle, c'est-à-dire permettant concrètement l'égalité entre tous les citoyens. Chaque situation d'un citoyen doit être traité de la même manière et offrir les mêmes conditions, les mêmes possibilités, les mêmes potentialités..." Et Stéphane Le Foll a conclu en rappelant encore une fois ce futur projet de loi pour l'égalité réelles des Outre-mer avec l'Hexagone. Matignon, de son côté, a fait savoir que lcette loi ferait l'objet d'une préparation interministérielle, voire d'une co-préparation par la ministre des Outre-mer GPL et sa nouvelle collègue, Ericka Bareigts, lesquelles pourraient le défendre ensemble sur le banc du gouvernement dans les Assemblées parlementaires.

FXG, à Paris

La jonction entre les problématiques de l'Hexagone et celles de l'outre-mer

L'annonce par Stéphane Le Foll que le projet de loi pour l'égalité réelle des outre-mer puisse revenir à la nouvelle secrétaire d'Etat a fait au moins un heureux, le président du CReFOM, Patrick Karam, inspirateur avec Victorin Lurel du futur projet de loi. Le président du CReFOM qui considérait dès vendredi la nomination d'Ericka Bareigts comme "un signal très positif adressé à l'ensemble des outre-mer", salue la nouvelle ministre et son engagement sur les problématiques ultramarines : "La nommer sur cette question d'égalité réelle permet de faire la jonction entre les problématiques de l'Hexagone et celles d'outre-mer, indiquait-il. Ce serait incompréhensible que l'égalité réelle s'arrête aux frontières de l'Hexagone et ne concerne pas l'outre-mer."

Installation rue Duquesne sine die

On pensait qu'Ericka Bareigts prendrait ses quartiers dans les locaux du ministère de la Santé au 14 rue Duquesne dans le 7e arrondissement ce jeudi. Son entourage n'est pas si optimiste. "Elle multiplie les réunions et ne s'installera sans doute pas encore aujourd'hui." La secrétaire d'Etat a déjà fait passer deux entretiens pour recruter un directeur de cabinet qu'elle a d'ores et déjà trouvé en la personne de Stéphane Leho. Elle pourra encore recruter un directeur adjoint de cabinet et huit conseillers. A ceux-ci, elle pourra adjoindre dix collaborateurs administratifs. Ce staff est d'ores et déjà complété par une équipe de chauffeurs et d'officiers de sécurité.

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 08:58
Didier Robert était avec Manuel Valls à Matignon lundi 15 février

Didier Robert était avec Manuel Valls à Matignon lundi 15 février

Didier Robert chez Manuel Valls

Didier Robert a plaidé la baisse des charges sociales pour les TPE, la continuité territoriale et les pouvoirs d'habilitation législative.

Le Premier ministre Manuel Valls a reçu lundi soir le président de la Région Réunion comme il l'avait fait il y a une quinzaine de jours avec les présidents des collectivités de Guyane et de Martinique et le président de la Région Guadeloupe et comme il le fera en mars avec le président de la collectivité de Mayotte. La ministre des Outre-mer était aussi présente.

Pendant un peu moins d'une heure, ils ont procédé à un large panorama des grands sujets économiques et soiaux : le nouvelle route du littoral, l'emploi, la formation, les transports... Comme le gouvernement avait invité, il y a quinze jours, les Régions à travailler avec le gouvernement principalement pour l'emploi et la formation, ce sont ces sujets qui ont dominé l'échange. Didier Robert a encore rappelé le besoin urgent des très petites entreprises de bénéficier d'allègement de charges sociales pour favoriser l'embauche. Didier Robert espère profiter de cette fenêtre ouverte pour obtenir de l'Etat un nouveau dispositif pour 2017. L'entente a été moins cordiale sur le sujet de la formation professionnelle et de la mobilité pour accompagner les Réunionnais qui veulent se rendre dans l'Hexagone. "Des efforts pourraient être faits par Ladom, a regretté Didier Robert, car elle a baissé sa participation, notamment pour les Réunionnais qui partent se former dans les carrières sanitaires et sociales." Face au dispositif plus large et plus généreux de la Région Réunion, le Premier ministre a rappelé à son hôte la position du gouvernement et le recentrage des fonds de Ladom au profit de la formation professionnelle et des étudiants. Si Région et gouvernement sont tombés d'accord pour que les étudiants oubliés du système ne restent pas en carafe, chacun est resté campé durablement sur ses positions quant au sujet de la continuité territoriale.

Le président Robert s'est encore ouvert à Manuel Valls de son souhait de pouvoir faire usage des habilitations législatives comme la Constitution le permet dans les autres régions d'outre-mer. Pour l'heure, c'est l'amendement Virapoullé qui l'interdit, mais Manuel Valls se dit ouvert. Le sujet n'est donc plus tabou !

Didier Robert a encore fait valoir que l'impôt sur les sociétés (à 15 %) rapportait à l'Etat 400 millions d'euros, soit la moitié du budget de l'Outre-mer ou le tiers des abattements de charges sociales. Si Matignon assure être favorable par principe aux baisses des charges, il n'y aura pas, prévient Matignon, 400 millions de plus pour la Réunion !

Didier Robert devait poursuivre mardi soir ses échanges avec George Pau-Langevin

FXG, à Paris

 

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 07:55
Jérémie, Nathalie, Dieuveil et Naoëlle

Jérémie, Nathalie, Dieuveil et Naoëlle

La Brigade, au bout des goûts de la Réunion

France Ô propose à partir du 17 février une nouvelle émission culinaire, La Brigade. Les dix épisodes ont tous été tournés à la Réunion.

Pour aller plus loin que son emblématique émissions Les petits plats de Babette, France Ô a choisi d'entrer de plain-pied dans la gamme des programmes culinaires avec la création originale de 909 Production, La brigade. Cette émission en dix épisodes réunit un casting de quatre cuisiniers déjà vus à la télé. Nathalie Nguyen a été finaliste de Master chef en 2011, Naoëlle d'Hainaut, gagnante de Top chef en 2013, Dieuveil Malonga, candidat de Top chef en 2014, et Jérémie Moscovici, candidat de Top chef en 2015. "C'est un programme de téléréalité qui ne bascule pas dans les travers de la téléréalité", a prévenu Gilles Camouilly, ex-directeur de France Ô. La chaîne a sorti sa carte maîtresse en choisissant de les emmener à la Réunion. "C'est un programme ludique d'ethno-cuisine", indique Frédéric Joli, le producteur. "C'est une compétition qui a du sens, complète Timoty Myrtil, responsable des programmes de divertissement à France Ô, un forme d'émission hybride entre jeu et découverte., qui porte sur des produits et une cuisine..."

Sous la férule de leur hôte, le chef Jean-Claude Cléret du restaurant la villa Angélique à Saint-Denis, les quatre héros vont devoir affronter chacun neuf défis. Il leur faut revisiter la cuisine créole en neuf plats, tel le canard à la vanille qu'Eva, qui tient une ferme auberge à Bras-Panon, leur fait déguster au premier épisode. Ils iront jusqu'au domaine du Grand-Hazier pour sélectionner leurs gousses de vanilles.

Pour le repas final, le meilleur des neuf plats déclinés au cours de chaque épisode sera servi à 40 convives, parmi lesquels le critique gastronomique du Figaro.

"Ce n'est pas une compétition, explique Jérémie, c'est un road trip à la rencontre d'une identité, d'un peuple..." "Ils ont pris une claque en découvrant une cuisine subtile, complètement différente, témoigne Timoty. L'immédiateté de la rencontre avec les Réunionnais les a beaucoup touchés et a résonné en eux." Si les quatre jeunes chefs sont revenus de leur périple "en jolie bande d'amis", selon le mot de leur producteur, ils semble bien que la Brigade ait aussi favorisé la naissance d'un idylle entre Naoëlle et Jérémie. Mais ce n'est pas de la téléréalité !

FXG, à Paris

Mardi soir à 20h45 à partir du 16 février sur France Ô

www.labrigade-franceo.com

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 05:19

Ericka Bareigts et l'égalité réelle

L'égalité réelle, le sujet dont vient d'être chargée la député PS de la Réunion Erick Bareigts en devenant secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, est une idée qui a été lancée en 2014 par le Conseil représentatif des Français d'Outre-mer (CReFOM) et dont Mme Bareigts est membre. L'idée est de donner un cadre législatif pour permettre le rattrapage du retard économique qu'il existe entre l'Hexagone et les Outre-mer, puis de décliner des plans territoriaux de rattrapage sur une période pouvant aller au-delà de 25 ans.

Le CReFOM a obtenu du président de la République en novembre 2014 qu'il s'avance sur une loi cadre pour l'égalité réelle, puis en mai 2015, Manuel Valls a confié une mission au député PS Victorin Lurel, par ailleurs, président d'honneur du CReFOM, pour qu'il prépare ce futur projet de loi promis pour 2016. Mais craignant de se faire prendre à rebours sur sa droite (le président du CReFOM, Patrick Karam, est un élu régional LR d'Ile de France, proche de Valérie Pécresse et qui revendique son amitié avec Nicolas Sarkozy), lors de la Journée Outre-mer Développement en avril 2015 à Paris, Manuel Valls reprenait l'idée du CReFOM mais pour lui donner une autre paternité, celle de la fondation Jean-Jaurès, think tank proche du PS. En fait, c'est Dominique Strauss-Kahn qui a développé cette contribution en 2004 sous le titre "Pour l'égalité réelle". Cette note évoque l’égalité réelle des chances dans l’éducation et dans le logement et indique encore que "l’égalité réelle des chances passe par un investissement massif dans les banlieues défavorisées". Il est bien là question de "banlieues" et non des outre-mer...

Comme Ericka Bareigts l'a indiqué elle-même, à peine nommée, son travail de secrétaire d'Etat ne concernera pas que l'Outre-mer, mais l'ensemble du territoire. Et s'il est prévu que George Pau-Langevin défende le futur projet de loi que prépare Victorin Lurel, il sera intéressant de voir si la secrétaire d'Etat à l'Egalité réelle sera présente à ses côtés au banc des ministres pour le defendre. A défaut, ce poste ministériel pourrait donner la sensation vu des Outre-mer d'être un secrétariat d'Etat un peu factice, le même genre de poste qu'avait décroché GPL quand elle était "ministre de la Réussite éducative", un ministère delegué aujourd'hui disparu...

FXG, à Paris

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 04:14

GPL maintenue, Girardin promue et deux nouvelles ultramarines au gouvernement

La nomination du nouveau gouvernement hier a mis fin aux spéculations quant à l'avenir de George Pau-Langevin qui reste ministre des Outre-mer. Elue de Saint-Pierre-etMiquelon, Annick Giradin, jusqu'alors secrétaire d’Etat chargée du développement et de la francophonie, est promue ministre de la Fonction publique en remplacement de Marylise Lebranchu.

La réunionnaise Ericka Bareigts dont le nom ne cessait de bruisser avant ce remaniement accède elle aussi au gouvernement en tant que secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, en charge de l'égalité réelle. Une façon de saluer son implication dans le sujet de l'égalité réelle cher au CReFOM et repris à son compte par Manuel Valls qui a missionné Victoorin Lurel pour préparer un projet de loi.

Enfin, Hélène Geouffroy, la députée originaire de Guadeloupe, mais élue socialiste dans la 7e circonscription du Rhône (antérieurement détenue par Jean-Jack Queyranne), accède elle aussi au gouvernement en qualité de secrétaire d'Etat chargée de la Ville.

Notons que ces quatre ministres ultramarins auront bénéficié de la double contrainte imposée par le chef de l'Etat : la diversité et la parité.

FXG, à Paris

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 14:02

Jean-Paul Moatti, directeur général de l'IRD a rencontré mercredi matin à l'Assemblée nationale les parlementaires Chantal Berthelot et Antoine Karam. Une rencontre qui fait suite à l'accusation de biopiraterie par la fondation France Libertés et la vive réaction des élus guyanais. le directeur général de l'IRD s'explique.

"C'est injuste d'associer l'IRD et la biopiraterie"

Qu'est-il ressorti de cette rencontre avec nos parlementaires ?

Ils nous aident beaucoup pour faire d'une mauvaise chose une bonne. La mauvaise est l'amalgame qui a associé la biopiraterie et le travail de nos chercheurs, alors même que l'IRD cherche à être le plus rigoureux et éthique dans les relations avec les peuples autochtones et plus généralement avec l'outre-mer et les populations du sud, c'est notre mission. La bonne, c'est que, en lien avec les collectivités locales mais aussi avec les ONG qui représentent les peuples autochtones, nous allons pouvoir anticiper la loi sur la biodiversité et les fameux protocoles d'accès et de partage des avantages découlant de l'utilisation des ressources génétiques et des connaissances traditionnelles associées dits APA.

Concrètement, ça veut dire quoi ?

Si le brevet sur les molécules antipaludéennes et anticancéreuses peut être un jour exploité, ce qui n'est pas encore le cas, on partage, suite à un dialogue, les retombées économiques, sanitaires de cette découverte. Et puis, comme l'IRD l'a fait sur le sida, la tuberculose, le paludisme, comme il le fait aujourd'hui sur le zika, ebola, le cancer ou d'autres pathologies, nous soulevons la question de l'accès aux médicaments essentiels de de l'ensemble des populations du sud qui n'ont pas forcément les systèmes d'assurance maladie que nous avons. Nous faisons en sorte que la recherche publique qui collabore nécessairement avec l'industrie pour aboutir à un médicament, prévoit des conditions pour que la molécule soit accessible et à prix abordable pour ces populations.

Considérez-vous que déposer le brevet ainsi était une erreur ?

Ce n'est pas une erreur de déposer un brevet ! C'est notre fonction, c'est même la meilleure manière de défendre les découvertes et les inventions que nous faisons. Ce qui peut être regrettable, c'est que nous aurions pu, même si nous n'en avions pas l'obligation réglementaire, anticiper la loi biodoversité qui n'existe pas encore, mais il n'y a pas eu d'erreur de ce point de vue-là. Le fait de déposer un brevet ne donne absolument aucun monopole sur la plante. Le brevet est sur la molécule. Et si le savoir traditionnel a joué un rôle, il y a eu un énorme travail qui est une prouesse technologique qui a apporté une valeur ajoutée. On connaissait les vertus de cette plante depuis le 17e siècle, mais on en ignorait le fondement scientifique sous-jacent...

Il y a eu tout de même le recours de France Libertés et le coup de gueule de Rodolphe Alexandre...

Je ne me prononce pas là-dessus, mais je considère qu'associer le terme de biopiraterie au problème posé est excessif et injuste pour l'IRD. Nous sommes partout dans le monde pour limiter les effets pervers parce qu'il y en a de la brevetabilité excessive du vivant. C'est un mauvais procès qu'on nous fait ! Une ONG est dans son rôle si elle veut mettre avant des sujets. Je ne me suis pas plaint quand les ONG nous aidaient à soulever la question de l'accès aux médicaments pour le sida, je ne vais pas me plaindre que France Libertés ait mis les pieds dans le plat, mais c'est injuste d'associer l'IRD et la biopiraterie.

Que va-t-il se passer avec les autorités guyanaises ?

L'objectif dont nous sommes convenus avec le secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, Thierry Mandon, est de signer un protocole d'accord qui préfigurera les APA prévus dans la loi biodiversité.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Un accord à formaliser

Le directeur de l'IRD va se rendre en Guyane pour rencontrer le président Rodolphe Alexandre et signer un accord. "Le cadre du protocole en préparation doit permettre, selon Chantal Berthelot, à un utilisateur de ressources qu'est l'IRD et un fournisseur de ressources et de savoir faire qu'est la Guyane de s'entendre pour qu'il y ait des retombées pour le territoire et ses habitants." Il s'agit donc d'anticiper le protocole de Nagoya dans le droit français avec les APA. "Nous devons associer étroitement les communautés d'habitants aux démarches futures", avance M. Karam qui propose qu'un débat public à l'université se tienne avec les chercheurs, les élus et les habitants. "Les populations doivent bénéficier de ce qu'on va tirer de ces recherches en termes de reconnaissance, de formation, d'emploi et de royalties."

Thierry Mandon a confirmé qu'il serait en Guyane les 8, 9 et 10 mars mars prochain pour assister à la signature du protocole entre l'IRD et la CTG. Il préfigurera les APA avant même la promulgation de la loi. Il y aura tout de même une difficulté juridique car pour appliquer les APA à la lettre sur le territoire français, le régime de l'article 74 de la Constitution serait plus adapté à la situation guyanaise.

L'arbuste de la discorde

Le quassia amara (simaroubaceae) est un petit arbre cultivé pour le bois et utilisé en médecine traditionnelle comme fébrifuge. Il sert à fabriquer la quinquina de Cayenne appelée communément tisane de Quassia pour lutter contre le paludisme. La substance active, la simalikalactone D, a été découverte en 2006 et brevetée en 2009 par l'IRD.

Le recours de France Libertés

France Libertés, Thomas Burelli et Cyril Costes ont déposé une opposition à une demande de brevet de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) devant l’Office Européen des Brevets (OEB). Ce brevet porte sur une molécule antipaludique contenue dans la Quassia amara, plante largement utilisée dans les remèdes traditionnels guyanais.

La réaction de France Libertés

La Fondation France Libertés estime que les populations autochtones doivent participer à l’élaboration du protocole d’accord entre la Guyane et l’IRD autour du partage des avantages issus de ce brevet.

France Libertés veillera à ce que ce l’accord soit satisfaisant pour toutes les parties prenantes et sera particulièrement attentive à ce que la voix des populations autochtones et locales de Guyane soit prise en compte. Elles seules sont en mesure de définir les éléments essentiels devant figurer dans le protocole d’accord. Cette initiative constitue un pas en avant de la part de l’IRD vers des pratiques de recherche plus éthiques et respectueuses des peuples autochtones. Toutefois, elle ne répond pas pleinement aux enjeux soulevés par notre rapport d’opposition notamment en ce qui concerne les critères de brevetabilité.

L’IRD a mobilisé des savoirs traditionnels. Nous estimons qu’il ne satisfait pas à deux prérequis nécessaires à l’obtention d’un brevet : la nouveauté et l’inventivité. L’étude des chercheurs se base clairement sur la pharmacopée des populations locales. 45 recettes traditionnelles ont été observées puis reproduites par les chercheurs pour leur potentiel antipaludique. Cela a permis d’identifier la Quassia amara comme plante la plus prometteuse. Les populations locales interrogées sur leurs connaissances traditionnelles n’ont pas été informées et n’ont pas consenti au dépôt du brevet. Leur apport en termes de recherche et développement n’est clairement pas reconnu dans le brevet.

L’objectif de notre démarche d’opposition est donc d’apporter les informations nécessaires à l’examen de l’OEB. Il est dans l’intérêt de chacune des parties à ce dossier que l’OEB aboutisse à une décision qui éclairera ces notions d’inventivité et de nouveauté. 

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 20:03

France-Antilles et France-Guyane disponibles à Paris

A partir du 12 février, les trois quotidiens, France-Antilles Martinique, France-Antilles Guadeloupe et France Guyane seront disponibles en kiosque en Ile de France. Ce lancement sera également accompagné d’une offre d’abonnement permettant de recevoir les journaux directement à son domicile sur toute la France. Ce dernier service sera couplé à l’abonnement tout numérique via notre portail www.franceantilles.fr

Le tarif unique des titres sera de 2€50 du lundi au samedi.

Où trouver vos journaux ?

Les 3 trois quotidiens seront disponibles dans un premier temps dans quelques kiosques comme suit :

Kiosque 27 Avenue Hoche 75008 Paris

Kiosque face au Fouquet's 99 Avenue des Champs Elysées 75008 Paris

Kiosque Barbès Rochechouart 75010 Paris

Kiosque Menilmontant 139 Bd de Ménilmontant 75011 Paris

Kiosque Place de Clichy (Face au Quick) 7 Place de Clichy 75017 Paris

Kiosque Porte de Clignancourt 77 Bd Ornano 75018 Paris

D’autres points de ventes viendront très prochainement étoffer ce réseau de distribution et renforcer la proximité entre France-Antilles, France Guyane et son lectorat extra-local.

Pourquoi une distribution sur Paris ?

Dans le cadre de sa politique de développement et face à un contexte économique difficile, singulièrement pour la Presse, AGM toujours à la recherche de la satisfaction de ses lecteurs et de ses annonceurs, a confié à EUCLES DAILY, l’édition de ses quotidiens au niveau national. Le service comprend l’impression numérique de nos 3 titres, mais également la diffusion dans des kiosques et sur des zones ciblées.

 
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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 14:27
Pour la première fois, le bureau d'accueil des tournages de la collectivité territoriale de Guyane était présent sur un stand du salon des lieux de tournage à Paris (photo : Miguail Montlouis-Félicité)

Pour la première fois, le bureau d'accueil des tournages de la collectivité territoriale de Guyane était présent sur un stand du salon des lieux de tournage à Paris (photo : Miguail Montlouis-Félicité)

Le bureau d'accueil des tournages fait sa pub à Paris

Lyne Benoît est responsable du bureau d'accueil des tournages de la CTG. Avec son équipe, elle a investi les 2 et 3 février derniers à la porte de Versailles à Paris le salon des lieux de tournage. L'an dernier la Guyane y participait déjà mais via le stand de Film France. "Je me suis rendu compte, explique Lyne Benoît, qu'on pouvait tout à fait gérer un stand individuel pour la Guyane pour faire la promotion du territoire." Elle y est allée avec le comité du tourisme. "Parce que nous partageons des missions de valorisation et de promotion du territoire, même si ça reste un stand du bureau d'accueil des tournages." Et c'est ainsi que la Guyane est la première collectivité d'outre-mer à participer à un tel salon. Une présence saluée par la présidente de la Région Ile de France, Valérie Pécresse, passée sur le stand.

Un technicien est venu les voir pour leur parler des cinq mois qu'il avait passés sur le tournage de la prochaine série originale de Canal +, "Guyane". "Ca a été un vrai coup de coeur pour tous les techniciens, a-t-il raconté, et quand je suis revenu, je parlais de la Guyane autour de moi, on me disait qu'on n'avait jamais pensé à la Guyane pour aller en vacances." Voilà pourquoi Lyne Benoît tient à ce lien avec le comité du tourisme.

Deux longs-métrage attendus d'ici deux ans

Pendant deux jours, l'équipe du bureau a enchaîné les visites, les rencontres, les rendez-vous... "Les gens viennent spontanément nous voir sur notre stand poser des questions et remarquent que nous accueillons de plus en plus de tournages." Mais il y a eu aussi de nombreux rendez-vous professionnels. Ainsi 150 professionnels ont rempli le fichier du BAT Guyane quand quelque 500 sont simplement venus prendre de la documentation. Lyne Benoît a pu rencontrer le président de l'Agence de promotion et des cultures d'Outre-mer, un prestataire de services intéressé pour une implantation en Guyane, mais également des organismes comme l'ONF à l'instar du conservatoire du littoral ou de la Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement qui ont déja signé un partenariat avec le bureau d'accueil des tournages. Mais le plus intéressants, ce sont les projets qui ont été identifiés et qui devraient se tourner en Guyane en 2016 ou 2017 : quatre documentaires dont un porté par Quebec Télévision et qu'on nous promet à connotation politique, deux courts-métrages, une captation de spectacle vivant et deux projets de long-métrage français dont celui de Serge Pouyotte, "Soleil d'Amérique". Pour l'autre projet, son directeur de production est venu demander une étude de faisabilité.

Par ailleurs, dans le but de structurer la filière audiovisuelle, Lyne Benoît a reçu une proposition de création d'une formation de scénaristes. Un festival de cinéma panafricain est venu proposer une offre de partenariat et enfin, cerise sur le gâteau, le magazine de cinéma américain, Variety, est venu interviewer Lyne Benoît. Une étape cruciale pour le BAT Guyane qui cherche à se développer à l'international et, notamment avec les Etats-Unis.

Aussitôt le salon des lieux de tournage achevé, Lyne Benoît est parti à Clermont-Ferrand au festival du court-métrage, poursuivre son travail de séduction.

FXG, à Paris

Le BAT en chiffres

Le bureau d'accueil des tournages de la Guyane été créé en mai 2013 et adhéré à Films France, l'organisme qui gère les 41 commissions du film, en novembre 2013. Depuis la Guyane a accueilli environ deux tournages par mois qu'il s'agisse de documentaires ou de fictions (court ou long métrage, série). Précisément, en 2014, il y a eu 189 jours de tournage pour une centaine de jours de repérage, soit 24 projets et, en 2015, 300 jours de tournage et 200 de repérage pour autant de projets.

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