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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 05:32
Ruddy Jean-Jacques

Le fondeur d'art Ruddy Jean-Jacques récompensé

Ruddy Jean-Jacques, fondeur d'art, gérant et fondateur de la société Art de Fondre, a reçu vendredi 1er avril le prix de l'excellence des mains du président de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Seine-Saint-Denis (93) pour l'ensemble de sa carrière professionnelle. C'est à lui qu'on doit le trophée Région Guadeloupe de la Route du Rhum ou encore les anciens "Césaire" devenus trophées afro-caribéens... Le Guadeloupéen installé à Pantin a été récompensé en même temps qu'une vingtaine d'autres lauréats issus de corps de métiers tous aussi prestigieux et de nombreux "meilleurs ouvriers de France" qui exportent aussi leur savoir faire à l'international. Ruddy qui aligne les 31 ans de carrière est le premier ultramarin à recevoir ce prix. Cette récompense vient compléter une reconnaissance acquise auprès de ses pairs depuis octobre dernier lorsqu'il est devenu le président de l'association des métiers d'Art de l'agglomération Est Ensemble (qui rassemble plus de 300 artisans). Cette distinction a été chaleureusement saluée par l'équipe d'Outre-mer Network au sein de laquelle Ruddy Jean-Jacques est toujours très actif.

FXG, à Paris

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 04:34
Chalus à Paris

Chalus chez Kanner

Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports et Thierry Braillard, secrétaire d'Etat aux sports, ont reçu, vendredi matin à Paris, le président de Région, Ary Chalus avec son directeur de cabinet adjoint et son assistant parlementaire. La teneur de cet entretien devrait faire l'objet d'un courrier de la part des deux ministres pour formaliser le soutien de l'Etat à la Région Guadeloupe pour l'opération coupe Davis. "Nous leur avons remis les factures détaillées, indique Ary Chalus, et ils se sont rendu compte que ça nous a vraiment coûté 3,5 millions." L'ancien président s'était engagé pour 1 million et la fédération française de tennis pour 500 000. Dans le courrier attendu, les deux ministres doivent garantir que les 2,5 millions supplémentaires seront effectivement versés, quitte à le faire sur deux ans. Ary chalus ne regrette absolument pas le choix de son prédécesseur d'accueillir cette première manche de la coupe Davis. "Ca a des retombées économiques pour la Guadeloupe, mais quand on s'engage pour une manifestation, on doit s'assurer d'en avoir les moyens financiers."

Sportivement, les trois hommes ont encore parlé des infrastructures. "Le ministre m'a montré un document qui montre que nous n'avons consommé que 5 millions sur le Centre national pour le développement du sport de 2006 à 2015 quand la Guyane en a consommé 14 millions. Ce n'est pas normal alors que la Guadeloupe a fourni tant de champions toutes disciplines confondues !Il y a un problème de ce côté-là avec les dossiers qui arrivent..."

Il a aussi été question de la rénovation urbaine. Il y a trois jours, le directeur de l'Agence nationale de rénovation urbaine est venu signer avec la vice-présidente Penchard pour des financements à Pointe-à-Pitre/Abymes et d'autres communes. "Nous en avons parlé, poursuit Ary Chalus, parce qu'à l'époque, la ville de Baie-Mahault dont j'étais maire a été exclue. Je ne sais pas si c'est politique ou pas... Mais là, je lui ai dit qu'il fallait prendre en compte les communes où il y a de vraies difficultés financières pour rénover leurs quartiers." Le montant des crédits n'est pas finalisé. L'ANRU attend nos dossiers pour que l'Etat puisse préparer cela pour le budget 2017.

Ary Chalus est rentré samedi pour la Guadeloupe

FXG, à Paris

Chalus a la banane

Vendredi après-midi, l'équipe de Chalus rencontrait le cabinet du ministre de l'Agriculture pour évoquer le quota de 100 000 tonnes de bananes. "Avec 8 millions, nous pouvons créer 500 emplois !"Il était l'avant-veille avec l'UGPBan au port bananier de Dunkerque et, dans Quinze jours, il devrait rencontrer le ministre Stéphane Le Foll lui-même et se rendre à Bruxelles rencontrer des eurodéputés.

Chalus et le plan nautisme

"Nous avons aujourd'hui à la tête de la SEM patrimoniale, Guy Losbar, et nous avons mis en place une ligne politique : la SEM patrimoniale doit répondre à ses objectifs patrimoniaux d'accompagnement économique du pays. Le projet de Guadeloupe Grand large qui a mis deux bateaux dans la transat AG2R est un très bon projet et je suis d'accord pour que la Région continue à le financer. Je ne suis pas contre ce projet, mais j'ai proposé au ministre des Sports que ce soit le CREPS qui prenne en charge cette formation de voile."

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 06:09

Ganer et Triay cosignent Barbarie

Le plasticien Romain Ganer a illustré le recueil de poèmes du journaliste Philippe Triay, "Barbaries", publié aux éditions du Manguier. Du lavis, du dessin à la craie et même du dessin sur papyrus... "On est obligé de creuser beaucoup en soi, raconte l'artiste, pour trouver le bon chemin par rapport au texte. J'ai du m'immerger dans sa poésie... Sans ça, on ne s'en sort pas tant c'est fin comme travail !" Philippe Triay avait vu le travail de Romain Ganer à la galerie Canopy (Paris 18) avant de l'interviewer pour la chaîne 1ère. Quand il a présenté son manuscrit à l'éditeur, ce dernier a exigé l'illustration et c'est tout naturellement que le poète s'est tourné vers le Guadeloupéen...

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 05:57
Ange-Eric Rangom au salon du livre de Paris en mars 2016

Ange-Eric Rangom au salon du livre de Paris en mars 2016

Un livre pour dénoncer la collectivité unique

Ange-Eric Rangom et l'universitaire en retraite Joseph Virassamy viennent d'éditer une brochure intitulée "CTM, CTG : l'imposture". En sous-titre : "Comment avaler et digérer un boa quand on n'aime pas le serpent ?" Ange-Eric Rangom est venu la présenter au salon du livre de Paris.

Pour les auteurs, le changement institutionnel survenu en Martinique et Guyane avec l'avènement des collectivités territoriales de Martinique et de Guyane en décembre dernier, a été "fait dans le dos de la population martiniquaise". Ange-Eric Rangom s'explique : "Précisément, le 19 janvier 2010, le président de la République, Nicolas Sarkozy, depuis la Réunion, prononce ses voeux aux outre-mer. Il interpelle les Martiniquais parce que les Renseignements généraux lui ont dit que le non au référendum pourrait passer..." Nicolas Sarkozy déclare : "La Martinique et la Guyane conserveront leur statut de département d'outre-mer." A la question posée le 24 janvier 2010 ("approuvez-vous la création d'une collectivité unique exerçant les compétences dévolues au département et à la Région tout en demeurant régie par l'article 73 de la Constitution ?"), 80 % des électeurs martiniquais disent oui. Mais estiment les deux auteurs, L'article 73 ne propose que deux évolutions, soit "une collectivité se substituant au département et à la Région", soit "une assemblée unique délibérante" et non pas "une collectivité unique exerçant les compétences du département et de la Région".

Requêtes et QPC

Quoiqu'ayant recueilli 80 % des suffrages exprimés, la collectivité n'a été approuvée que par quelque 23 % des inscrits, soit un taux en deça du seuil alors rédhibitoire de 25 %. Par la suite, le 27 juillet 2011, l'adoption de la loi organique fait de la Martinique et de la la Guyane des collectivités territoriales qui, selon les auteurs, ne sont plus juridiquement territoires de la République française : "Elles ne sont plus reliées à la République française par un article de la Constitution". Ils vont donc saisir le Conseil d'Etat pour soulever tous ces problèmes et le faire une demi-douzaine de fois entre 2010 et 2015, en vain. Quand enfin une ultime requête, avec une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée au tribunal administratif de Fort-de-France est transmise le 26 octobre 2015 au Conseil d'Etat qui attend le 7 décembre, lendemain du premier tour des élections, pour informer les deux auteurs que leur requête va être instruite. Le CE avait alors jusqu'au 26 janvier 2016 pour décider du sort de cette QPC. Faute de réponse, elle doit être automatiquement transmise au Conseil constitutionnel qui devra dire si la loi organique de 2011 est légale ou non. Et comme MM.Rangom et Virassamy se méfient, ils savent qu'ils pourront encore se retourner devant la Cour européenne des droits de l'homme, voire, promet Ange-Eric Rangom, "déclencher une grève de la faim par la suite".

"Aujourd'hui, concluent les deux auteurs, , nous ne relevons ni de l'article 74 que nous avons rejeté, ni du 73 du fait que la Constitution ne comporte pas la catégorie "collectivité exerçant les compétences". Nous ne sommes plus département-Région du fait du vote du Parlement. L'article 72-3 ne nous classe pas parmi les territoires de la République, pas plus qu'aucun autre article de la Constitution."

FXG, à Paris

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 05:14

Brival s'empare du nègre Damas

Damas a 29 ans, il est fringuant et il part plein de rêves et d'espoir aux Etats-Unis où il se prend des gifles à tous les coins de rue ! Le jeune Guyanais tombe amoureux d'une jeune femme qui lui ouvre des paysages intérieurs qu'il n'a jamais connus... Roland Brival publie chez NRF/Gallimard "Nègre de personne", une fiction inspirée de Léon Gontran Damas. "Ce titre, c'est juste un constat", s'amuse l'auteur... En réalité, c'est la phrase que prononce Damas lorsqu'il rencontre les intellectuels américains de Harlem avant la seconde guerre mondiale. On lui demande de se présenter et il lâche la sentence : "Je suis Damas, nègre de personne." Damas est le "nègre libre" ! Roland Brival confie que Damas n'a jamais fait ce voyage, "mais il résume sa dimension américaine et son intérêt pour la culture du continent nord-américain et notamment celle de Harlem..." N'empêche que ceux qui connaissent bien Damas pourront le reconnaître aisément ! C'est lors de ce voyage que le Guyanais apprend à mieux redéfinir le concept de négritude et à le discuter, l'éprouver.

Brival s'avoue dans ce roman plus damassien que césairien. "Quand la négritude a été dressée à un moment précis, elle était une arme de réaction dans des circonstances historiques précises. Ces circonstances ont évolué et la parole de Damas qui avait été un peu minorée revient au goût du jour et en phase avec notre monde. Damas correspond mieux aux aspirations de la jeunesse..." Brival fait du métissage le concept damassien par excellence, "plutôt que la négritude"... "Damas est un outil pour notre présent, poursuit l'auteur. Damas était un Rimbaud noir ; ce n'est pas quelqu'un qui était figé dans la forme ni dans la représentation sociale." Finalement Roland Brival qui cherche à réhabiliter la grandeur du poète guyanais se réjouit qu'on l'ait oublié, lui évitant ainsi une affreuse institutionnalisation. "Du coup, il est un électron libre et c'est en ça qu'il nous intéresse aujourd'hui."

FXG, à Paris

 

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 05:42
Danbury et la sérénade à Poinsettia

Gerty Danbury sort "La sérénade à Poinsettia" aux éditions du Manguier

Poinsettia est une Guadeloupéenne qui vit dans son île à la fin du XXe siècle et qui va faire un voyage initiatique. C'est le voyage de cette femme à travers le pays car depuis son enfance, depuis quarante ans, Poinsettia vit enfermée dans une maison à Goyave. C'est une sérénade qui la fait sortir de chez elle. Durant son périple, la Guadeloupe lui paraît de plus en plus immense... Mais cette sérénade qui la pousse hors les murs, lui fait faire un autre voyage, à la découverte d'elle même.... Poinsettia s'ouvre, se libère et surtout s'émancipe...

Les parents de Poinsettia ont vécu une histoire absolument terrible et ils n'ont pas voulu que cette histoire se répète et c'est ainsi qu'ils ont voulu protéger leur fille du monde... "Je suis partie d'une histoire que ma mère m'a raconté et qui s'est passé à Pointe-à-Pitre dans les années 1920, raconte l'auteur. Et autour de cette histoire, cruelle, violente, assez bouleversante, j'ai inventé le reste..." Ce reste, ce sont ces gens qui se sont retirés du monde et qui ont donné naissance à une fille qui repartira et devra découvrir les raisons pour lesquelles ses parents se sont retirés. Gerty Danbury propose le cheminement que doit faire cette femme pour aller au bout d'elle-même et de ses aspirations. Gerty Danbury écrit pour inventer des mondes qui n'existent pas. "J'aime de plus en plus explorer avec l'écriture la légère faille qu'il peut y avoir entre le réel et l'illusoire, se glisser dans un interstice là où les gens croient que c'est du réel quand c'est déjà de la fiction..." Gerty Danbury écrit ce qu'elle veut et fait vivre ce qu'elle veut à ses personnages... Depuis son premier texte, une pièce de théâtre parue en 1981, Gerty a publié de la poésie, du roman... Ne lui demandez pas s'il lui est facile d'écrire en pays dominé ! Elle rit d'abord avant de se reprendre sérieusement : "On a besoin d'analyser la question de la domination, mais quand on écrit, on est en pays libéré !"

FXG, à Paris

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 05:04
Corinne Mencé-Caster au salon du livre de Paris en mars 2016

Corinne Mencé-Caster au salon du livre de Paris en mars 2016

Le passé oblitéré de Mérine Céco

Mérine Céco, allias Corine Mencé-Caster, publie un recueil de nouvelles, "Au revoir Man-Tine" chez Ecritures, axé sur la génération des années 1970 aux Antilles. "C'est une génération qui n'a pas été beaucoup traité par les écrivains de la créolité et qui correspond à celle des petits enfants de José Assam, le héros de "La rue Case nègre". Je pose la question de comment ces enfants qui ont entre 40 et 45 ans aujourd'hui perçoivent le passé de l'habitation, la littérature de la créolité et l'éducation qu'ils ont reçue dans une société qui a été mondialisée très rapidement et qui les a coupés de la Martinique traditionnelle dans laquelle nos parent sont grandi..." Cette génération qui a connu la modernité et qui se trouve à son tour parent, a-t-elle encore envie ou simplement la possibilité de transmettre ce qu'elle a reçu de ses propres parents, ce passé que les jeunes oublient de regarder. "Je pose la question : ont-ils envie de dire au revoir à Man-Tine, la grand-mère de José ? Ont-ils quelque chose à lui dire ? Et sont-ils en capacité d'entendre ce que cette génération leur a dit ou a eu à leur dire ?"

Mérine Céco dresse le portrait doux-amer d'une génération à la fois caustique et tendre dans laquelle on peut retrouver l'auteur dans le regard. "On peut considérer cela comme une auto-fiction", concède-t-elle. Elle a su trouver la littérature de Chamoiseau et de Confiant au moment où elle était étudiante dans l'Hexagone et qu'elle se posait la question de ses racines, de son origine. Car la quête identitaire est portée par la littérature, y compris dans cette société où l'on n'a pas eu "un longtemps pour se construire"... Une société qui s'est accélérée, une société qui a deux langues mais où l'on se reconnaît pas comme sujet bilingue, où l'on a plusieurs histoire mais où l'on n'arrive pas à négocier entre toutes ces histoires... "Il est important que la littérature porte la trace de ces interrogations, de ces réflexions même si c'est sur le mode de la fiction", avance-t-elle. Les réfréences vont au-delà de Zobel puisqu'elles effleurent Simone Schwarz-Bart (Pluie et vent sur Télumée Miracle") et les auteurs de la créolité... "Mais également à Proust puisqu'il y a cette espèce de récupération du passé comme la madeleine qui permet de tisser un fil !"

Mérine Céco veut faire passer un message : "Plusieurs génération se sont sacrifiées pour permettre aux suivantes de sortir de l'espace de la plantation. Il faut pouvoir comprendre ce qui s'est passé et permettre à chacun de s'analyser soi-même... Cette génération a un énorme mal être dont elle ne connaît pas les origines du fait de l'oblitération du passé."

FXG, à Paris

Un esssai sur la femme antillaise

Avec "Mythologie du vivre femme" sorti chez Persée, Corine Mencé-Caster reprend sa casquette d'universitaire pour se pencher sur la condition des femmes en 2016, particulièrement dans les sociétés créoles. "La manière dont on fabrique un enfant ici aux Antilles, explique Mme Mencé-Caster, est fortement marqué par l'histoire de l'esclavage et de la colonisation, parce que nous ne sommes pas encore franchement affranchis de ces éléments historique." Elle considère que la femme antillaise a intériorisé le discours de la domination pour le reproduire alors qu'elle en est elle-même victime quand les hommes tiennent sur elles un discours de respectabilité, de modération et de mise en retrait... "Il faut un réveil, plaide-t-elle, un sursaut des femmes qui méritent un meilleur sort !" Aujourd'hui, l'Antillaise qu'elle nous dépeint est une mère qui travaille : "Elle est la responsable du gouvernement domestique, obligée de faire un grand écart permanent entre la maison et le travail, en traînant une culpabilité nourrie par la société dès lors qu'on a l'impression qu'elle privilégie sa carrière professionnelle ou personnelle sur sa vie familiale. La femme potomitan est prisonnière de cette image de mère sacrificielle et idéalisée." Cette mère a elle-même du mal à rompre avec cette image pour vivre des vies autres. "L'indépendance économique doit rester l'objectif premier. Les enfants se font avec des hommes et ces hommes sont autant responsables que les femmes. Elles doivent viser des postes de décision pour changer la société avec leurs manières..." Et c'est la présidente de l'université des Antilles qui l'écrit !

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 05:39
Monique Oprhé à l'Assemblée nationale le 6 avril

Monique Oprhé à l'Assemblée nationale le 6 avril

Monique Orphé amende la loi El Khomry sur ses volets outre-mer

La députée socialiste de la Réunion Monique Orphé ne se préoccupe pas de ce qui heurte les jeunes et les syndicalistes qui manifestent ces derniers jours contre la réforme du code du travail, mais elle se préoccupe de ce qui n'est pas adapté à l'outre-mer dans le projet de loi El Khomry. Elle a obtenu l'aval des ministres des Outre-mer, George Pau-Langevin, du Travail, Myriam El Khomry, et de la Formation professionnelle, Clotilde Walter, pour que ses amendements connaissent une issue favorable. En tout, la Réunionnaise a déposé une petite vingtaine d'amendements. Devant la commission des affaires sociales, lundi, elle les a retirés mais c'est pour mieux les réécrire et les représenter lors de l'examen du projet de loi, en séance plénière, le 3 mai prochain. Elle assure avoir aussi reçu l'avis favorable de la commission des affaires sociales après avoir fait adopter son rapport à l'unanimité par la délégation outre-mer de l'Assemblée nationale.

Son projet principal consiste à remplacer la culture de l'affrontement à la culture du compromis. Elle propose donc de réformer l'article 16 de la loi Perben. Cet article adopté en 1994 ne rend plus automatique l'application des conventions nationales collectives dans les DOM. Le projet de Monique Orphé consiste à prévoir l'applicabilité des accords de branche en outre-mer après un délai et un débat afin d'examiner cette extension sous l'angle du coût du travail. Monique Orphé veut proposer un texte qui ménage les syndicats locaux d'une part (ils sont pour l'applicabilité automatique ainsi que le montrent les amendements Vergès et Bello) et les syndicats réformistes comme la CFDT ou et le patronat qui sont pour la non automaticité.

Un autre aspect de la démarche de Monique Orphé concerne la représentativité syndicale, notamment aux Antilles (elle a parlé de "syndicats très politisés"). Les critères de représentativités des syndicats locaux pourraient s'inspirer de ce qui a été fait à Mayotte depuis juin 2012 où l'on a retenu les critères d'effectifs, d'indépendance, de cotisations, d'expérience et d'ancienneté du syndicat.

Monique Oprhé devrait aussi présenter des amendements pour la formation des partenaires sociaux qui répondent notamment à la demande des Medef locaux et de la CGPME. Monique Orphé se satisfait que d'ores et déjà la loi El Khomry augmente de 20 % le crédit d'heures pour les représentants syndicaux.

Concernant la formation professionnelle pour les chômeurs de longue durée (ils sont 56 % à la Réunion), Monique Orphé invente un "droit opposable à la formation professionnelle". Myriam El Khomry et Clotidle Walter se disent favorables à une expérimentation. Ca veut dire que les chômeurs non formés peuvent demander leur stage en justice ; ça peut aussi vouloir dire "stage obligatoire, quelle que soit la formation désirée...

Concernant les contrats aidés, la députée souhaite que ce ne soit plus les collectivités les prescripteurs, mais Pôle emploi.

Enfin, comme Monique Orphé s'étonnait d'avoir été, au nom de la délégation outre-mer de l'Assemblée nationale, saisie sur ce projet de loi parce qu'on n'y parlait guère d'Outre-mer, elle a encore déposé un amendement à son article 1 pour que des représentants de l'Outre-mer siègent à la "commission de refondation du droit du travail". Avec ça, l'Outre-mer devrait se féliciter du projet de loi El Khomry !

FXG, à Paris

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 17:30

Les CIMM inscrits dans la loi pour les mutations des fonctionnaires

Le projet de loi relatif à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires a été discuté et voté mardi après-midi à l'Assemblée nationale. Le député UDI, Philippe Gomès (Nouvelle-Calédonie) a salué "personnellement, et même chaleureusement, l’application des dispositions relatives à la mobilité des fonctionnaires tirant leur source de l’article 10 modifié de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’État". Face à la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, il a été le seul Ultramarin à s'exprimer en séance.

Cette extension va ouvrir le droit aux fonctionnaires d’Etat issus de l’ensemble des outre-mer d’envisager une mobilité plus juste prenant en compte autant leur situation personnelle que leurs liens à ces territoires. Ainsi les centre d'intérêts matériels et moraux seront pris en compte dans la mutation des fonctionnaires ultramarins.

Le Sénat devrait également adopter définitivement, ce projet de loi en l’état, jeudi 7 avril, à 18h30.

FXG, à Paris

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 04:41

Le CNMHE va-t-il devenir une fondation ?

"Nous préconisons la transformation du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage (CNMHE) —commission consultative — en Etablissement Public Administratif (EPA)." Myriam Cottias a écrit dans une note datée du 1er mai 2015 une proposition pour faire du CNMHE qu'elle préside une agence nationale pour la memoire et l’histoire de l’esclavage et pour la lutte contre les trafics humains contemporains. Mme Cottias estime que ce changement de statut permettrait aux "questions de la traite et de l’esclavage de reprendre toute leur place dans le dispositif institutionnel français". La structure de l’établissement public administratif offre, estime-t-elle, une autonomie de fonctionnement administrative et financière. "Elle est particulièrement adaptée au développement et au soutien d’activités scientifiques et culturelles autour des questions de la traite, de l’esclavage, et de leurs héritages, et aussi la lutte contre les trafics humains et l’esclavage contemporains", écrit-elle encore.

L'Elysée n'a pas fait de commentaire sur cette note, mais a indiqué que la réflexion s'orientait plutôt vers "une idée de fondation" même si "rien n'est décidé".... Ce ne sera certainement pas une fondation d'entreprise, peut-être une fondation reconnue d'utilité publique et pourquoi pas une fondation abritée.

FXG, à Paris

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