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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 07:15

Le Think tank Cap Outre-mer inaugure ses dîners-débats avec MLP

MLP-et-Dominique-Maximin-Cap-Outre-mer.jpg

 

 

 

 

 

Sur la photo autour de Marie-Luce Penchard (de gauche à droite), Fabrice Galas (kiné), Vanessa Machire (Allianz), Alan Rodolphe (expert-comptable), Steve Pélissier (avocat), Stellia Bichara (talent d’outre-mer 2009), Régis Cornélie (chef d’entreprise), Dominique Maximin (expert-comptable) et Jean-Christophe Duton.

 


Cap Outre-mer, pour son premier dîner débat, recevait dans les salons de l’hôtel Astor Saint-Honoré à Paris la ministre de l’Outre-mer, Marie-luce Penchard, mercredi soir. Ce club de réflexion qui revendique son apolitisme, veut fédérer toutes les initiatives et contributions pour promouvoir l’excellence ultramarine. « L’excellence n’est pas un concept limitant, c’est une affaire d’idéal humain », plaide le président de Cap Outre-mer, Dominique Maximin, à l’instar de l’écrivain américain, Robert Starr Jordan qui écrivait :  « Il n'existe pas au monde de véritable excellence que l'on puisse dissocier d'une vie juste. »  Dans cet esprit, les membres de ce think tank qui sont issus des talents d’outre-mer (du CASODOM) et des organisateurs des entretiens de l’excellence, se sont fixé quatre priorités à commencer par l’organisation d’un forum international des jeunes décideurs ultramarins (pour montrer le vivier des talents ultramarins à l’international), la création d’un annuaire en ligne (pour donner corps à un vrai réseau), la participation, aux entretiens de l’excellence, sous l’égide du club XXIe siècle, et enfin, l’organisation de ces dîners-débats. Cap Outre-mer dit être dans une « dynamique de transmission parce que nos actions et réflexions seraient vaines si elles n’étaient accompagnées du désir de partager nos expériences avec les générations futures ». en attendant, ils ont écouté leur aînée… Première invitée donc, la ministre de l’Outre-mer a fait avec ses hôtes un tour d’horizon de l’actualité de l’outre-mer (Budget, développement endogène, modèle économique des DOM, question institutionnelle ou santé publique…) « Marie-Luce Penchard nous a fait part de son ambition d’arriver à changer le regard sur l’outre-mer, témoignait Dominique Maximin. Et la meilleure façon est de montrer son rayonnement et ses forces vives. Elle nous a trouvés représentatifs et est tombée sous le charme… » Marie-Luce Penchard ne serait pas étalée sur son propre club Génération Vérités mais elle se serait montrée particulièrement pugnace et prête à partir au combat politique. Ces dîner-débats sont appelés à se renouveler tous les mois. Sont attendus pour les prochains rendez-vous Olivier Laouchez ou Victorin Lurel, mais aussi des personnalités politiques et économiques non ultramarines.

Cap Outre-mer a offert à Marie-Luce Penchard, comme aux présidents de l’AFD et de l’IEDOM, de siéger dans son « conseil des sages ».

FXG (agence de presse GHM)

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 07:11

L’emploi de maître d’hôtel du président de l’Assemblée de Polynésie au conseil d’Etat

L’énoncé du pourvoi de l’Assemblée de la Polynésie française a fait sourire les sages du Conseil d’Etat, hier. Evénement rare… La juridiction administrative suprême a examiné la légalité d’une délibération su parlement polynésien, de septembre 2005, « relative au statut des emplois du cabinet du président ». L’article incriminé assure aux emplois de maître d’hôtel, cuisinier, chauffeur, standardiste, serveur ou hôtesse, (4e, 5e et 5e groupes indiciaires) la possibilité d’être « pourvus de manière permanente par des agents non titulaires, soumis au statut des emplois de cabinet du président de l’Assemblée ». L’affaire avait été dénoncée en première instance par Noa Tetuanui. La jurisprudence du conseil d’Etat indique que seuls relèvent de ce statut d’emploi de  cabinet ceux qui « participent  directement ou indirectement à l’activité politique et ceux qui sont tenus par des relations de confiance particulièrement étroites ». Le rapporteur a réfuté « toute erreur de droit », mince argument de la défense : « L’autonomie ne permet pas à l’Assemblée d’édicter les règles qu’elle veut en matière de cabinet. » Car il s’agit de garantir l’égalité d’accès aux emplois publics et « ce principe s’applique à l’Assemblée de Polynésie », rappelle le rapporteur. Une autre jurisprudence a aussi déjà dit que les emplois de 5e et 6e groupe indiciaire ne sont pas des emplois de cabinet. Quant aux fonctions de maître d’hôtel (4e groupe), « s’il peut avoir un rôle important dans la réussite d’un supérieur hiérarchique, ses compétences sont professionnelles et non politiques. Quant à la confiance, c’est le devoir de réserve d’un agent public. Vous prononcerez le rejet du pourvoi ». Les conseillers d’Etat arrêteront leur décision dans un mois.

FXG (agence de presse GHM)


Le conseil d'Etat devrait démissionner Michel Yip de l'assemblée de la Polynésie
« Les arguments de la défense ne nous convainquent pas... » Le rapporteur public des 9e et 10e sections du conseil d'Etat a préconisé, hier, la démission d'office de Michel Yip de son mandat de représentant de l'assemblée de la Polynésie. D'abord, il a estimé qu'Anthony Geros était fondé dans sa requête car il est membre de l'assemblée. Ensuite, il a estimé que Michel Yip avait un intérêt distinct de l'intérêt général (même s'il a transféré la direction de son entreprise perlière à son épouse), et qu'il avait pris une part active au vote du texte prévoyant la suspension des taxes sur les perles dans le commerce d'import-export. « Il a même indique en séance que ses collègues de l'industrie perlière seraient prêts à bloquer le local de l'administration fiscale », a souligné le rapporteur. Ainsi, il n'aurait du participer à l'examen et au vote de cet article. « Michel Yip  méconnaît les règles d'incompatibilité prône par la loi organique relevant de la Constitution... » Ce conflit d'intérêt aurait du aboutir soit à l'illégalité de la décision, soit a la démission d'office de Michel Yip. Le rapporteur a enfin explique qu'il ne s'agissait pas d'une sanction, mais de la résolution d'une incompatibilité. Les magistrats du conseil d'Etat rendront leur décision dans un mois environ.

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 15:10

Vatin.jpgLettre ouverte au président de la République (porte-parole José Vatin)

2011, année des outre-mer : Les ultramarins de Métropole en colère

"Aujourd’hui via le satellite et l’ADSL, six chaînes africaines, 14 chaînes chinoises, 4 chaînes indiennes, et bien d’autres sont désormais disponibles en direct dans l’Hexagone. Tous ceux qui, venus de pays étrangers, habitent sur notre sol, qu’ils soient Français ou non, peuvent recevoir chaque jour des images en provenance de leur pays d’origine. En revanche, les 2 millions de Français originaires des territoires français d’outre-mer qui vivent en métropole, en majorité des Antillo-Guyanais, sont de plus en plus privés d’images des régions où ils sont nés parfois, où vivent une partie de leur famille et de leurs proches, où bat toujours très fort leur cœur.

En 1998 Pour répondre à une absence criante d’images de l’outre-mer français sur nos écrans nationaux, Jean-Marie Cavada, ancien président de RFO, avait lancé un projet ambitieux,  via RFO-Sat : soit 4 heures de programme des outre-mer destiné à servir de vitrine de l’outre-mer en Métropole. En 2009, à la suite des états généraux de l’outre-mer, vous, monsieur le président de la République, aviez retenu dans ses conclusions la diffusion nationale de cette chaîne, rebaptisée France Ô, via la TNT,  pour faire connaître, découvrir et valoriser ces territoires français, mais aussi pour répondre à une attente très forte des ultramarins de Métropole, musiciens, artistes, écrivains, politiques, intellectuels, étudiants, familles,  vivant dans l’Hexagone.

Aujourd’hui l’ensemble de la communauté d’outre-mer vivant en métropole est en colère. Elle ne se reconnaît plus dans ce qu’est devenue cette chaîne. Les informations de leur territoire sont reléguées à des heures impossibles. Le contenu s’éloigne chaque jour un peu plus des outre-mer. Elle serait, nous dit-on, devenue la chaîne de la diversité.  Un constat cruel, partagé par tous, s’impose : France Ô est devenue la chaîne de toutes les identités, peut-être, sauf de la nôtre. Nous sommes en train d’être éliminés de notre propre chaîne au mépris de l’autorité du chef de l’Etat et de la représentation parlementaire.

Les originaires d’outre-mer se trouvent ainsi doublement punis : non seulement les chaînes nationales ne présentent aucun programme régulier en provenance des outremer français susceptibles de nous intéresser, nous les Ultramarins de la métropole, mais aussi l’ensemble de la population qui ne nous connaît que par les catastrophes ou d’autres informations peu valorisantes, voire négatives, mais de plus, la seule chaîne qui nous était dédiée, nous échappe pour s’ouvrir à des populations qui n’ont pas besoin de France Ô puisqu’elles disposent de leurs propres canaux d’information.

Nous voulons garder ce contact charnel que permet la télévision avec nos régions d’outre-mer, maintenir le lien avec nos familles, nos proches, nos amis, rester en prise avec l’actualité de nos pays. Cet échange est indispensable pour que la confiance se maintienne entre l’Hexagone et ses régions ultramarines, pour que la connaissance réciproque dissipe les préventions et les préjugés. Nous ne voulons pas être plus mal traités que d’autres. Nous voulons garder notre chaîne. Non pas que nous soyons hostiles à ce qu’elle s’ouvre à d’autres peuples ou à d’autres identités. Nous appartenons à des cultures qui ont été, de tout temps, métissées, ouvertes aux autres. Mais cette ouverture ne peut conduire à nous reléguer à la portion congrue et même à l’invisibilité.

Au moment ou nous nous apprêtons à fêter les outre mer dans l’Hexagone, à travers l’année de l’outre mer en France, nous demandons de toute urgence, une réunion avec les instances concernées (Elysée et ministère de l’Outre-mer) pour qu’une réflexion de fonds se mette en place sur l’avenir de France Ô.

Dans les semaines à venir, nous lancerons une pétition auprès des 500 associations qui regroupent les Ultramarins d’Ile de France et nous organiserons une série de colloques avec et pour les Ultramarins de métropole, pour élaborer des propositions qui soient conformes à la promesse du président de la République de faire de cette chaîne la chaîne des outre-mer.

Mais auparavant, monsieur le président, entendez notre appel pour empêcher que cette vielle ancienne des faubourgs de Paris qui veut qu’elle n’ait pas de pratique ne devienne un proverbe chez les ultramarins.

Pour le collectif

José Vatin


Contrepoint

France Ô selon son directeur délégué

Il y a quelques temps, Claude Esclatine s'est exprimé sur la ligne éditoriale et frace Ô et sur l'information en provenance de l'outre-mer. Nous republions un extrait de cette interview pour apporter un contrepoint à la lettre ouverte initiée par l'ancien journaliste de RFO et ancien collaborateur de Lucette Michaux-Chevry à la Région Guadeloupe, José Vatin

Esclatine-portrait.jpgQuelle va être la nouvelle ligne éditoriale de France Ô ?

Claude Esclatine : France Ô ne sera pas une chaîne exclusivement de la diversité car je ne sais pas ce que regroupe le mot de la diversité et France Ô ne sera pas non plus une chaîne uniquement de l’Outre-mer. Ne faire une chaîne que de l’Outre-mer, qui ne parle qu’aux communautés ultra-marines en métropole serait une forme de repli sur soi-même. Nous sommes présents dans neuf territoires sur tous les continents, certes d’une manière modeste en termes de superficie mais de manière forte en termes d’identité. Donc on a à parler de ces identités, mais au-delà des identités des zones dans lesquelles nous intervenons, et plus généralement des zones du monde qui se retrouvent en écho sur le territoire national français. France Ô ne sera pas qu’une chaîne de l’outre-mer.

Ca veut dire qu’on ne verra plus, par exemple, les journaux télévisés d’outre-mer sur France Ô ?

Non, c’est excessif de dire cela dans l’autre sens. On aura encore de l’information en provenance de l’outre-mer mais on réfléchit sur la forme que ça présentera. Aujourd’hui, la grille de France Ô reprend quatre fois par jour chacun des neuf JT d’outre-mer, ça me semble excessif. On peut tout à fait traiter de manière plus ouverte des journaux qui sont tout à fait captables et diffusables sur Internet. Ca nous oblige à réfléchir sur la nouvelle forme que l’information en provenance de l’outre-mer peut avoir sur France Ô. Elle existera toujours mais elle peut évoluer dans sa forme.



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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 11:39

La Région Ile de France débloque 50 000 € pour l’année des outre-mer

La Martiniquaise Janine Maurice-Bellay, conseillère régionale  d'Ile de France (Europe Ecologie – Les Verts,) a fait adopter mercredi soir par l'assemblée régionale, un crédit de 50 000 € sur le budget communication en faveur de l’année des outre-mer français. Ces crédits permettront « un accompagnement des  manifestations d’importance sur les questions d’outre mer, le soutien aux délégations variées qui accompagneront les projets proposés au cours de l’année, la sensibilisation des publics à notre diversité ». Enfin, il s’agit de « valoriser les activités d’un million de Domiens résidant en Ile-de-France ». A ce compte là, l’investissement représente 5 cents par personne !

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 11:33

MLP et Génération vérités

Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer, arrive vendredi soir en Guadeloupe, en visite privée (c'est-à-dire à ses frais). Elle présentera samedi à 14 heures son club de réflexion politique, un think tank intitulé Génération vérités. Elle repartira dimanche soir pour être lundi matin à Paris. C'est Christophe Waechter l'animateur local de cette association qui signe la volonté de Marie-Luce Penchard de poursuivre son combat pour son implantation politique en Guadeloupe.

FXG (agence de presse GHM)

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 06:57

 

Air-Caraibes-client-europeen-de-lancement-de-l-Airbus-A350.jpgAir Caraïbes fête ses dix ans en décembre 2010

Entre  1996 et 2000,  le Guadeloupéen Eric Koury fédère, sous l’appellation d’Air Guadeloupe, les compagnies Air Martinique, Air Saint-Martin et Air Guadeloupe. En décembre 2000, Jean-Paul Dubreuil, jusqu’alors actionnaire minoritaire, rachète Air Guadeloupe qu'il transforme en Air Caraïbes. La compagnie est aujourd'hui bien ancrée dans le paysage aérien régional et transatlantique. Marc Rochet, 60 ans, vice président d’Open sky et président d’Aérogestion a succédé à Jean-Paul Dubreuil en 2009 aux commandes d’Air Caraïbes après en avoir été, depuis 2002, administrateur et vice-président. Un professionnel réputé à qui Lionel Jospin, Premier ministre, avait proposé — en vain — la présidence d’Air France. Interview.

 « Le marché augmentera si les tarifs continuent de baisser »

Rochet-gauche.jpgQuelle a été la philosophie d'Air Caraïbes quand vous vous êtes positionné sur le marché du transatlantique pour créer la confiance ?

Marc Rochet : Les règlements aériens nous prescrivent, pour faire voler nos avions, des manuels d'exploitation (manex) approuvés par l’administration. Nous, on a pris le manex du constructeur Airbus. Il faut aussi que nos pilotes soient formés selon un processus de qualification qui donne une habilitation « TRTO ». Le choix fait en 2003 a été de choisir le TRTO d’Airbus.

Et la maintenance ?

On doit entretenir nos avions selon des protocoles précis. Là, on a fait le choix de confier notre maintenance à SRT Swissair technique qui a un des meilleurs ateliers en Europe. Au niveau humain, on a opté pour un cœur de pilotes qui venaient d’AOM, c’est-à-dire qui avaient déjà quelques milliers d’heures de vol sur Airbus. Enfin, il y a la réactivité. On a un processus de décision qui ne réunit que trois personnes : le patron d’Air Caraïbes Atlantique, Philippe Lenfant, moi et Jean-Paul Dubreuil. Quand on se parle pour prendre une décision, il nous faut 3 secondes et demi.

Vous l’avez expérimenté avec l’histoire des sondes Pitot…

On m’a appelé un matin pour me signaler qu’il y avait eu un problème sur un vol, 90 secondes d’absence de contrôle. Le lendemain, on m’a proposé des options dont celle de changer les sondes Pitot par des sondes Thalès. J’ai appelé Jean-Paul Dubreuil et on a changé toutes les sondes. C’est vrai que c’est plus simple quand on a quatre avions que quand on en a quarante. C’est mécanique…

Rochet-droite-hauteur.jpgQue s’est-il passé pendant ces 90 secondes ?

Givrage simultané des trois sondes de l’avion à haute altitude et haute vitesse. Le pilote a perdu tous les référentiels de vitesse aérodynamique. A ce moment-là, les ordinateurs de bord prennent du temps pour réagir, quelques dizaines de secondes, et l’équipage doit affronter une situation où il est comme un automobiliste qui, la nuit, verrait ses phares et son tableau de bord s’éteindre… Ce sont les quelques secondes qui viennent qui sont critiques. Jusqu’à l’accident du vol Rio Paris d’Air France, les pilotes n’étaient pas exercés à cette situation. Désormais c’est obligatoire de les y former.

Jean-Paul Dubreuil a racheté la compagnie à Eric Koury et, très vite a débuté un match judiciaire. La mariée était trop belle, trop chère… Où en est duel entre le groupe Dubreuil et Eric Koury, dix ans après ?

Il y a des histoires de comptes, de valorisation de titres, de concurrence… L’action continue parce que la justice n’est pas forcément véloce et parce qu’il y a eu des procédures compliquées … Pour être franc, c’est quelque chose qui ne se vit pas dans l’entreprise qui a poursuivi sa vie sans M. Koury… L’affaire se déroule dans un autre monde, je sais que c’est toujours en cours, qu’on a marqué des points mais que ce n’est pas terminé. Mais dans la tête des gens, c’est séparé de notre activité et il faut que ça le reste.

Vous avez porté la concurrence sur le transatlantique, vous auriez dû regarder avec le même esprit l’entrée sur le marché régional d’Air Antilles Express…

Sur le principe oui. On ne peut pas dire qu’il faut ouvrir la concurrence et fermer la porte derrière nous. La concurrence est bonne ; elle nous a sérieusement grignoté et nous oblige à réagir plus que ce qu’on a fait jusqu’à présent. Concurrent pour concurrent, que le meilleur gagne ! Maintenant que cette concurrence soit menée par Eric Koury, c’est un autre débat. Et c’est la justice qui le tranchera.

Rochet-face-hauteur.jpgEn 2006, Air Caraïbes a été touché par une autre affaire judiciaire impliquant la société de formation Inser. Quelle a été la place d’Air Caraïbes dans cette péripétie ?

Nous ne sommes pas mêlés directement à ce qu’on pourrait appeler une affaire de malversation. On a créé 600 emplois à très forte connotation antillaise et il a fallu former des gens. La France met d’énormes budgets sur la formation. A ce moment-là, la société Inser nous a proposé ses services. De ce que j’en connais, parce que ce n’est pas directement chez nous, il y a eu des abus de ce côté-là. Là encore : que la justice passe et fasse son boulot.

Vous avez atteint 28 % de part de marché sur les Antilles, 31 % sur la Guyane cette année et forcément, la concurrence s’est réveillée. Air France avec son plan Domino, Corsairfly avec son plan Take off…

Air France s’est considérablement amélioré en modernisant sa flotte avec ses triples 7 neufs. Corsair est un peu empêtré dans son histoire et a décidé de moderniser la moitié de sa flotte. Bonne chance à Corsair ! Mais pour les deux trois ans à venir, on va plutôt rechercher la consolidation de nos parts de marché, tout en augmentant chacun nos volumes.

Vous avez déjà des plans ?

En novembre 2011 on remplace le dernier A 330-200, qui a douze ans, par un A 330-400 neuf. Fin 2011, on modernise notre classe avant. En 2017, ce sera l’Airbus A 350… Economie de carburant, confort, silence, fiabilité encore plus élevée et grosse cabine… Avec les versions qu’on envisage de mettre en ligne, ce sera 460 passagers. Nous croyons en la croissance du marché et il augmentera si les tarifs continuent de baisser.

air K 016En 2003, un aller simple Antilles Paris était estimé à 480 € hors taxes, le même passage coûte 162 € en 2010. Ca peut encore baisser ?

Hors pétrole, ça continuera de baisser mais attention, les références que vous donnez sont les prix les plus bas du marché.

 Il y a de bons tarifs entre 400 et 450 €, peut-on espérer trouver d’ici deux ans, par exemple, des billets à 350 € ?

 Bien sûr. Sauf si le pétrole augmente trop… Le pétrole, c’est 20 à 25 % du prix du billet. Et les taxes, 12 à 14 %.

Pensez-vous qu’on puisse atteindre 2 millions de passagers ?

Prendre des taux de croissance supérieurs à 5 % par an par la stimulation tarifaire, c’est possible. J’y crois beaucoup car les bonnes années, on atteint 6 ou 7 %. En 2010, après les deux chocs qu’on a vécus, la crise antillaise et la crise mondiale, on espère 3 % de croissance.

Un développement avec l’A 380 est-il dans vos objectifs ?

 Le problème de ces avions sur nos destinations est qu’il faut les faire voler toute l’année. Nos Airbus volent 5 200 heures par an, c’est considérable. Si on met un A 380, il faut qu’il vole aussi 5 000 heures pour être rentable. Le problème qui se pose est l’adéquation avec une telle capacité et la saisonnalité du trafic. Je n’aurai pas de problème à l’utiliser du 15 décembre au 15 mars, et du 25 juin au 10 juillet… J’en fais quoi en dehors de ça ?

Le partager avec Air Austral ?

Même avec deux réseaux, ce n’est peut-être pas suffisant. Nous n’avons pas initié de démarche dans ce sens, mais on surveille ce que fait Air Austral…

Et Gérard Ethève, le patron d’Air Austral annonce clairement un partenariat avec vous…

On n’en est pas là. C’est une projection dans l’avenir de ce qu’ils pensent, eux.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 


Air-Caraibes-atterrissage-a-Saint-Martin---vol-inaugural.jpgAir Caraïbes en six dates

Décembre 2000 : naissance d’Air Caraïbes

24 mars 2001 : un Twin Otter s'écrase à Saint-Barthélemy causant la mort de 20 personnes.

12 décembre 2003 : 1er vol commercial de l’Airbus A330-200.

15 décembre 2008 : Vol inaugural de la ligne Paris Cayenne avec un nouvel Airbus A330-300.

2 septembre 2009 : Marc Rochet remplace Jean-Paul Dubreuil

12 décembre 2009 : Vol inaugural des lignes Paris-Saint-Martin et Paris-Port-au-Prince (photo ci-dessus)

 


LA PHRASE

« On ne passe pas du stade de lolo à celui d'hypermarché sans remise en question. C'est une vraie révolution. Et cette révolution, nous l'avons réussie, avec, dans sa grande majorité, le même personnel. »

Serge Tzygalnitsky, directeur général d'air Caraïbes

 


 

Serge-Tsygalnitzy---2.jpgVenu d'Air France, Serge Tzygalnitsky a succédé au premier directeur général de la compagnie, Philippe Chevallier, en 2003. Il revient sur l'histoire de cette réussite.

« Une aventure exceptionnelle »

On est en 2003. Air Caraïbes existe depuis 3 ans et dessert le réseau régional. D'où vient cette idée de s'attaquer à la desserte transatlantique ?

Cette année-là, nous nous sommes retrouvés en concurrence sur le réseau régional avec Air Antilles. Sauf à décider de végéter, il fallait rebondir, en ayant une nouvelle ambition. C'est également à cette époque qu'est intervenue la faillite d'Air Liberté. Notre actionnaire principal, le groupe Dubreuil, s'est donc posé la question du transatlantique. Il fallait un vrai courage, d'abord, parce qu'il faut de gros capitaux — trois mois d'exploitation, soit 15 millions d'euros — ensuite, parce que ça va très vite d'échouer dans le transatlantique.

Pourquoi, « vite » ?

Le coût de fonctionnement d'un aller-retour Antilles/Paris est de 150 000 euros. 300 000 euros pour les deux vols quotidiens, Guadeloupe et Martinique. Sur un an, ça représente un coût de 109 millions d'euros. Si vous vous trompez et que vous plongez de seulement 10 %, c'est 10 millions d'euros que vous perdez… Le groupe Dubreuil a pris le risque, en recapitalisant et en s'associant avec des professionnels, dont Marc Rocher, qui est aujourd'hui notre président. C'est à cette époque que j'ai rejoint la compagnie. Et le premier vol transatlantique a eu lieu le 12 décembre 2003.

Alors que nombre de compagnies avaient échoué, pour vous, la mayonnaise a pris. Comment l'expliquez-vous ?

C'est vrai que l'alchimie s'est créée… Cette réussite est liée à la conjonction de plusieurs éléments : les capitaux de départ, le professionnalisme des acteurs, la définition d'un bon produit — basé sur des avions neufs, alors que ceux de la concurrence avaient, à l'époque, plus de 15 ans — et le choix d'implanter le siège en Guadeloupe.

Siege-Air-Caraibes-en-Guadeloupe.jpgUn siège aux Antilles, ça change vraiment quelque chose ?

Oui. L'ancrage local nous a donné une vision totalement différente et nous a permis de faire émerger un sentiment d'appartenance.

Rien d'autre ? Pas de petit coup de pouce du destin ?

Si. La chance fait partie de tous les projets, et elle sourit aux audacieux. Nous avons eu de la chance à deux reprises, à l'époque de notre lancement. D'abord, nous nous sommes équipés de biréacteurs, alors que la concurrence avait des 747. Des biréacteurs, parce qu'il n'y avait, à ce moment-là, que ça de disponible sur le marché. Or, en 2004, il y a eu une augmentation du carburant très importante. Avec une consommation de kérosène inférieure de 15 % aux quadriréacteurs, nos avions nous ont permis de réaliser des économies. Ensuite, toujours en 2004, l'un de nos concurrents a vécu une série de problèmes techniques qui ont entraîné des retards conséquents. Nous avons récupéré une partie de sa clientèle. Si bien qu'au bout de 6 mois — et non pas deux ans comme nous l'avions prévu — nous étions rentables sur le transatlantique.

Malgré la concurrence ?

Les compagnies concurrentes n'ont pas ménagé leurs efforts pour nous casser. En quelques mois, les tarifs ont baissé de 20 %. Mais comme cette guerre commerciale coïncidait avec la hausse du carburant, et que nos avions étaient les plus économes, ce jeu-là n'a pas duré.

Au fil des ans, vous avez consolidé votre position…

Hotesse-Air-Caraibes-2.jpgProgressivement, il s'est passé quelque chose, qui a changé le regard que tout le monde portait sur le transport aérien régional. A force de voir passer des compagnies et d'assister à leur faillite, il était ancré dans l'esprit commun qu'il y avait une compagnie qui allait rester, qui était la référence, et qu'on allait voir, de façon fugitive, des concurrents qui allaient s'installer un temps, puis disparaître. Des compagnies un peu folkloriques, quoi… Dix ans après notre lancement, la vision que les gens ont de l'aérien est totalement différente. On ne se pose plus la question de notre pérennité. Aujourd'hui, nous sommes un non-événement dans le paysage aérien caribéen. Notre présence n'est plus exceptionnelle, mais parfaitement naturelle. Nous sommes non seulement une alternative, mais parfois, de plus en plus souvent, un choix fait sciemment par les leaders d'opinion. Un choix qu'ils revendiquent haut et fort. Je considère cette aventure comme exceptionnelle.

À court terme, quelles sont les perspectives ?

2011 sera une nouvelle période de stabilisation. Les événements sociaux de 2009 ont eu un impact fort sur notre activité. L'image de la destination a été très dégradée, et il faut plus de deux ans pour la reconstruire, surtout auprès des tours opérateurs. Par ailleurs, ce conflit a provoqué ici une crise économique, et les familles ont moins voyagé. Face à cette situation, on a songé à se diversifier. Nous avons donc ouvert, en décembre 2009, l'axe Saint-Martin/Haïti. Mais vous savez ce qui est advenu en Haïti. Entre le séisme, les cyclones, l'épidémie… Nous sommes dans une phase d'interrogation sur cette desserte…

Propos recueillis par Marc Armor (France-Antilles Guadeloupe)Rochet-et-Tsygalnitsky.jpgMarc Rochet et Serge Tzygalnitsky au dernier salon Top Résa en septembre 2010 à Paris (photo : FXG)

 


Des résultats nets positifs

CA 2009 : 251 millions €, résultat net positif estimé entre 5 et 10 millions € (« On parle en millions d’euros avec un S à million », admet le président Rochet).

CA 2010 : 285 millions €, résultat positif net, mais en baisse.

 


Un personnel majoritairement antillais

 AIR3237À bord des avions d'Air Caraïbe, le personnel naviguant commercial — hôtesses et stewards — est très majoritairement antillais. Pourtant, ce challenge n'avait rien d'évident au départ, puisque ce métier suppose l'obtention d'un certificat de sécurité sauvetage, qui ne s'obtient qu'à l'issue d'une formation de 6 mois dispensée uniquement en métropole. « L'idée, originale, est à porter au crédit de Philippe Chevallier, mon prédécesseur à la tête de la compagnie, explique Serge Tzygalnitsky. Il a eu l'idée de renverser le processus : au lieu de laisser les jeunes Antillais partir, avec tous les aléas que ça suppose, pour suivre cette formation, il a fait venir la formation ici. Les jeunes ont été formés et embauchés en Guadeloupe, du moins pour ceux qui avaient réussi. Nous avons donc eu des personnels antillais à bord de nos avions, et nos passagers se sont retrouvés avec des hôtesses et stewards de leur famille. » Dans le même esprit, certains des pilotes de la compagnie régionale ont pu faire un bond professionnel énorme : Air Caraïbe a désormais 10 pilotes d'Airbus antillais, dont le fils de la ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard. 

 


Paris-Tahiti via les Antilles

Interrogé sur la possibilité d’éviter les Etats-Unis pour rallier Paris à Papeete, Marc Rochet a expliqué que les Antilles n’étaient la route idéale. En revanche, il a raconté qu’un tel trajet a été régulièrement effectué entre 1966 et 1995 par un transporteur KC 135. Le pilote partait de l’aéroport militaire d’Evreux, faisait une escale sécurisée à Pointe-à-Pitre avant de redécoller pour Mururoa, chargé de la bombe atomique française.

 


Le prix de base estimé d’Air Sarko oneAirbus-A330-300-2.jpg

Un A 330 coûte environ 100 millions US$, prix catalogue. Au bout de 22 ans et demi, il ne vaut plus rien. Un A 330-200 âgé de dix ou douze ne vaut plus que la moitié, soit 50 millions US$. Ce serait donc logiquement le prix d’achat de l’Airbus A 330-200 (celui qui a servi pour inaugurer la première transat d'Air Caraïbes, le 12 décembre 2003) que la présidence de la République a acheté à Air Caraïbes. Hors équipements, bien sûr.


Vol-inaugural-Paris-Cayenne---15-decembre-2008---Jean-Paul.jpgJean-Paul Dubreuil, fondateur et président du conseil de surveillance d'Air Caraïbes, dans le cockpit de l'aArbus A 330-400, en vol pour Cayenne, le 12 décembre 2008.


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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 06:27

 

Les escrimeurs antillo-guyanais grands gagnants des Lames d’or 2010

Applaudissement-maxi-pour-Maureen-photo-A-JOCKSAN.jpgLa 2e édition de la  cérémonie de remise des Lames d’or 2010, organisée par la fédération française  d’escrime,  au théâtre du Merveilleux à Paris, samedi dernier, a fait la part belle aux escrimeurs antillais et guyanais.

Devant un public de connaisseurs (malgré l’absence de Laura Flessel (nominée mais non récompensée), la délégation martiniquaise a été quatre fois récompensée sur cinq nominations ,avec  Maureen Nisima, Jean-Michel Lucenay, Jean-Marie Grubo et l’équipe de France masculine. La Guadeloupe, avec Enzo Lefort, et la Guyane, avec Ulrich Robeiri, complètent ce palmarès très caribéen.

Eric-Paulin-vice-president-de-la-league-de-Guadeloupe-fel.jpgUne opération honorifique pour encourager les épéistes, fleurettistes et autres sabreurs, les ligues régionales et les milliers de bénévoles, car la FFE vise à atteindre les 1 000 licenciés. C’est sans doute pour cela que la première Lame d’or a été attribuée à la ligue du Nord-Pas de Calais, fer de lance (si l’on ose dire !) dans sa région. Conduisant une forte délégation martiniquaise, le président René Meril a été nominé pour le titre de meilleur dirigeant de l’année. Mais le titre est revenu à Alain Alliez du CA Montreuil (93).

Maureen Nisima plébiscitée

La lame d’or du meilleur maître d’armes a été attribuée à Jean-Marie Grubo de la ligue de Martinique pour l’ensemble de son travail. Enzo-Lefort-photo-A-JOCKSAN.jpgUn titre un peu contesté par certains qui se sont demandé ce qu’il avait bien prouvé au cours de l’année… Malpalan ! Il est réputé surtout pour avoir été le plus jeune maitre d’armes de France, mais il était absent tout comme son compatriote, le champion Jérôme Jeannet, retenu par un tournoi de poker ! René Meril a récupéré leurs trophées, chaleureusement félicité par le vice-président de la ligue de la Guadeloupe et président du club de Petit Bourg, Eric Paulin, qui n’est pas resté bredouille. Son ancien poulain, Enzo Lefort, désormais au Lagardère team, a reçu la Lame d’or du meilleur espoir masculin. Enfin, Maureen Nisima vînt ! Tonnerre d’applaudissements pour elle et son compatriote Jean-Michel Lucenay, Lames d’or des meilleurs athlètes 2010. Le même Lucenay et le Guyanais Ulrich Robeiri ont été récompensés au titre de leur appartenance à l’équipe de France masculine d’épée.

La fête aurait été plus complète et plus belle si les membres de la fédération avaient honoré les champions handisport de l’escrime pour leur magnifique performance lors du championnat du monde en novembre dernier à Paris. La Lame d’or du meilleur arbitre a bien été remise à Marc Lamba du club de S.E Colmar (Alsace), mais même si lui est en fauteuil, il arbitre les personnes valides.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

 


Réactions

Marc Lamba, Lame d’or du meilleur arbitre de France

Marc-Lamba-et-Rene-Meril-photo-A--JOCKSAN.jpg« C’est une  grande  satisfaction, un succès pour moi d’être parmi les quatre nominés, c’était déjà  une grande victoire. Maintenant que je suis désigné, je suis vraiment très content car l’escrime est un sport que j’ai connu en fauteuil roulant après mon accident. Avant je faisais de la boxe et du football comme tout le monde.  Je pratique l’escrime depuis  22 ans, pas aussi brillant que mon ami Jean Rosier qui vit à la Martinique. Alors avec l’aide de ma ligue en Alsace et de mon club, je me suis intéressé à l’arbitrage après avoir travaillé et  accompagné les enfants. Moi qui évolue dans un monde de valides, je dénonce ce manque de communion entre le monde des valides et des non valides. Inviter les athlètes hansdisport aurait donné un peu plus à la fête parce que nous avons tous  fait le même championnat ».

 


Jean-Michel Lucenay, deux fois récompensél-epeiste-martiniquais-Jean-Michel-Lucenay-lame-d-or-2010.jpg

« C’est ma récompense de la saison. Un prix qui reconnait  nos performances et la manière sur l’année nous permet de nous situer. Il est sympathique de fêter la fin de la saison avec tout le monde.  J’envoie un grand  merci a mes partenaires de l’INSEP qui sont toujours là avec nous. Ce trophée est aussi pour le staff médical qui m’a beaucoup aidé ».

 


Ulrich-Robeiri.jpgUlrich  Robeiri, le Guyanais de l’équipe de France masculine d’épée

« Je suis heureux, mais je peux vous dire que les deux seules équipes qui nous ont battus, la veille, ce sont nos collègues d’entrainement. Ils nous ont  foutu une bonne raclée et ça nous a motivé pour le lendemain… »

 


René Meril, président de la ligue de la MartiniqueRene-Mirel-et-Maureen-Nisima-photo-A--JOCKSAN.jpg

« La ligue de la Martinique est repartie  sur des nouvelles bases avec une nouvelle équipe. On essaie de remettre l’escrime dans des meilleures conditions, une meilleure cohésion  et une  organisation au niveau des clubs. Aujourd’hui, nous avons des tireurs de très bon niveau. Nous devons tout mettre en œuvre  pour leur permettre  d’atteindre le haut niveau comme Maureen Nisima, Jean-Michel Lucenay ou  les frères Jeannet. La victoire de Maureen à booster les jeunes. Ceux qui étaient présents au championnat du monde sont revenus avec des étoiles dans les yeux, emplis de dynamisme et regonflés à bloc. Ca augure de très bons moments pour l’escrime martiniquais. »

 


Fredéric Pietruszka, président de la fédération française d’escrime

Frederic-Pietruszka-le-president-de-la-FFE-photo-A--JOCK.jpg« J’espère tout simplement que nous allons pouvoir continuer à organiser cette cérémonie des Lames d’or dans d’aussi belles conditions.  C’est un vrai plaisir quand on est président de fédération d’avoir des sportifs aussi performants, mais aussi  sympathiques, aussi souriants.  On a de grands sportifs, mais aussi de grands hommes, de grandes femmes. C’est  ça qui fait l’escrime, il faut continuer à les honorer le mieux possible ».

 


En images (Photos : AJ)Enzo-Lefort-et-Eric-Paulin-president-du-club-de-Petit-Bour.jpg

Enzo Lefort et Eric Paulinl-equipe-de-france-masculine-2010-recoit-la-lame-d-or-phot.jpg

Frédéric Pietruska remet la Lame d'or à l'équipe de France masculine d'épéeL-equipe-du-escrime-france-photo-A--JOCKSAN-copie-1.jpgLes lames d'or de la fédérationm-et-mme-Mirel-et-le-champion-de-l-epee-photo-A--JOCKSAN.jpgRené Méril et son épouse avec Jean-Michel LucenayMaureen-Nisima-et-le-DTN-elue-lame-d-or-2010-photo-A--JOCK.jpgMaureen Nisima et le DTN Eric SreckiRene-Mirel-et-les-escrimeurs--antillo-guyanais-photo-A--JO.jpgJean-Michel Lucenay, Ulrich Robeiri, René Mirel, Maureen Nisima et Enzo LefortLucenay-et-Nisima--photo-A--JOCKSAN.jpgJean-Michel Lucenay et Maureen Nisimaavec-le-DTN-Eric-Srecki-photo-A--Jocksan.jpgAu jeu du cheval gagnant avec le DTN, Eric SreckiJean-Michel---Ulrich-et-l-entraineur-Stephane--Riboud-phot.jpgJean-Michel Lucenay, l'entraineur Stéphane Riboud et Ulrich Robeiri

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 06:26

Enzo-Lefort-photo-A-JOCKSAN-copie-1.jpgEnzo Lefort, 19 ans, meilleur espoir masculin du fleuret  tricolore  

Le jeune espoir guadeloupéen de l’escrime, actuellement en formation à l’INSEP,  a été récompensé, samedi  soir à Paris, au théâtre  du Merveilleux,  par la Lame d’or du meilleur espoir masculin. Un trophée qui récompense ce jeune détecté lors d’une tournée de Laura Flessel en Guadeloupe. C’est un bon point d’encouragement pour Enzo.  Sa performance, sa régularité et ses qualités mentales font de lui un élément sûr de l’escrime.    

Que pensez-vous de cette récompense ?  C’est de bon augure pour la suite de votre carrière ?

C’est un titre honorifique qui vient récompenser ma saison passée qui a été la meilleure depuis que je fais de l’escrime.  C’est une belle consécration. Ca fait vraiment plaisir d’être reconnu.

Parti du club de Petit Bourg en Guadeloupe, aujourd’hui stagiaire à l’INSEP, Quels sont vos objectifs pour la prochaine saison ?

L’objectif de la saison est de gagner le championnat du monde junior  en 2011 et, à plus long terme, de faire la transition chez les seniors.  J’espère aller le plus loin possible.

Comment est organisée votre vie de jeune champion à l’INSEP ?

Je suis en colocation avec mon ami Vincent Simon. Avec lui j’ai remporté une médaille de bronze au championnat du monde, l’an dernier. Le reste du temps, c’est l’école. Je suis en première année d’école de kiné à Saint-Maurice. Le reste du temps est occupé par les entrainements quotidiens et, le week-end, la compétition.

Quels sont les difficultés que vous rencontrez loin de votre famille ?

Je suis  parti de chez mes parents, j’avais 16 ans et ce n’a pas toujours été facile pour moi.  Je suis arrivé en métropole avec une culture différente,  loin de papa et maman.  Ils ne sont pas là dans les moments difficiles. Il faut juste grandir un peu plus vite que les autres. Mais, après quatre ans, ça commence à aller beaucoup mieux.

Quel est votre plus beau souvenir de victoire ?

Ma médaille par équipe, gagné au championnat du monde junior, où nous avons terminé à la troisième, reste un beau souvenir.

Propos recueilli  par Alfred Jocksan (agence presse GHM)

 

 

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 06:24

Maureen Nisima, meilleure épéiste de l’annéeMaureen-Nisima-photo-A--JOCKSAN.jpg

Après sa belle victoire au dernier championnat du monde d’escrime, au mois de novembre, au Grand palais à Paris, la souriante Maureen Nisima a reçu la Lame d’or 2010 du meilleur athlète féminin. Pour celle qui était tiraillée entre ses cours de macro-économie, son déménagement et sa préparation sportive, l’année 2010 sera gravée dans sa  mémoire. Elle est contente d’avoir fait parler de l’escrime plus largement.

Comment avez-vous perçu cette récompense ?

Je suis bien contente de l’avoir obtenue. J’ai constaté que ça a fait plaisir à beaucoup des gens et moi aussi, ça m’a fait plaisir du coup.  J’espère que ça en appellera d’autre ! Et surtout, ça va clôturer ce championnat du monde. Maintenant, il est temps que je passe à la suite, que je reprenne les entrainements et regarde vers l’avenir.

Pensez-vous que  cette année 2010 soit une consécration ?

Non, non. Ce n’est pas encore une consécration. Je le penserai quand j’aurai le titre de championne olympique. Et les jeux sont dans deux ans ! Alors j’ai encore deux ans de travail. Je dois écrire une nouvelle page après Paris.

Pouvez-vous nous racontez votre tournée martiniquaise, après votre touche gagnante ?

Formidable ! J’ai eu ,pour la première fois de ma vie, un accueil  comme je n’en ai jamais eu. J’ai même eu doit aux gardes du corps, c’était très drôle ! Les gens étaient très content ; ils m’arrêtaient dans la rue pour me féliciter. C’était chaleureux, ça m’a fait vraiment plaisir. Je ne suis pas restée assez longtemps pour en profiter. Je tiens à dire que c’est bien de reconnaitre le travail de formation qui est fait par nos maitres d’armes dans les départements d’outre-mer.

Propos recueilli par Alfred  Jocksan (agence Presse GHM)

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 08:00

 

Le silence de Maximin ; les voeux de Sarkozy

Bourgine MaximinIl a fallu que les sénateurs de la mission outre-mer convoquent Daniel Maximin, le commissaire de l’année des outre-mer en France, pour qu’on en apprenne un peu sur le programme cette année décidée lors du conseil interministériel de l’outre-mer, le 6 novembre 2009. Ces premières et timides révélations de contenus ont été faites le 30 novembre et, si l’on s’en réfère à tout bon calendrier, l’année 2011 n’était plus qu’à 31 jours ! Ce même 30 novembre, un écho publié dans le Figaro mentionnait la possibilité pour le président de la République de se rendre, au début du mois de janvier, en Guadeloupe, pour y formuler (comme l’an passé depuis la Réunion) ses vœux à l’outre-mer. Olivier Biancarelli, conseiller outre-mer de Nicolas Sarkozy, n’avait pas confirmé l’information du Figaro, mais d’autres sources élyséennes ont, depuis, laissé entendre qu’il en était fortement question… Et ceci expliquerait l’immense discrétion du commissaire Maximin. En deux mots, l’Elysée a mis son véto sur toute communication sur le sujet et même le logo, déjà existant, est tenu secret (nous nous le sommes néanmoins procuré !). Logo-Outre-mer-2.jpegLors de ses vœux exprimés depuis Basse-Terre ou Pointe-à-Pitre, le président se réservera l’annonce des principales lignes du programme de l’année 2011. Après seulement, une conférence de presse de presse aura lieu. On comprend dès lors la gêne du commissaire Maximin, l’homme de l’Invention des Désirades et d’une Géopoétique de la Caraïbe. Et dire que l’on pensait les poètes transgressifs…

FXG (agence de presse GHM)

 


L’équipe de Maximin

Robby-judes.jpgLe commissaire de l’année des outre-mer français est entouré d’une équipe composée de cinq conseillers et d’un secrétaire général. Jacques Michelot, 59 ans, administrateur civil, ancien directeur de cabinet de Fadela Amara, au secrétariat d’État chargé de la Politique de la ville, ancien collaborateur de Brice Hortefeux, au ministère du Travail, a été nommé directeur de projet auprès du délégué général à l’outre-mer, et chargé du secrétariat général du commissariat chargé de l’année des outre-mer français.

Le Guadeloupéen Robby Judes, (photo ci-contre) ancien conseiller culturel adjoint à l’ambassade de France à Washington, puis chef de service pour le secteur d’Afrique Méditerranéenne et Proche-Orient de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, est conseiller pour les affaires internationales, européennes et institutionnelles.

Joelle Billon-Galliot, chargée d'étude art et culture à la direction générale de l'enseignement scolaire, est conseiller pour les relations avec l’Education nationale.

Catherine Giffard, venue de la Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles, puis du Centre national de la chanson, des variétés et du jazz, est conseiller pour les relations avec le ministère de la Culture.

Sylvie Poujade, chef du département partenaires de la réunion des musées nationaux, est conseillère pour les relations avec les musées.

Caroline Bourgine (photo ci-dessus avec daniel Maximin), animatrice de France-Culture et réalisatrice de documentaires (Gwoka, le vrai son de la Guadeloupe, coréalisée avec Olivier Lichen) est conseillère pour le théâtre, le cinéma et la danse.

 

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