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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 08:00

La Bouvet Guyane au Nautic de Paris

Vendredi dernier, l’équipe de la Bouvet Guyane a reçu les personnalités guyanaises de Paris autour des skippers de la prochaine édition. Celle-ci partira le 29 janvier 2012 avec une arrivée prévue dans les 40 à 60 jours plus tard…. Cette année la course part de Dakar et non plus de Saint-Louis, comme en 2009 et 2006, essentiellement à cause de la barre à passer lors de la sortie du fleuve Sénégal. A ce jour, on compte 18 inscrits. « On pense arriver à 25 inscrits pour 2012, explique Marion Pennaneac’h de l’organisation, sachant que la clôture des inscriptions aura lieu le dernier jour du prologue, soit le 9 octobre 2011. »

Au salon nautique, Patrick Bouvet, de la société Bouvet, sponsor principal de la course transatlantique en solitaire à la rame, a présenté Claude Boiziau qui sera le skipper Bouvet en 2012. Il remplace Eric Lainé qui avait mené l’embarcation de l’entreprise à bon port lors de la dernière édition. Chez Bouvet, les skippers font partie du personnel et sont choisis par ce même personnel ! Durant toute l’après-midi, différentes réunions se sont succédées  entre les skippers, l’O.R.A (l’association des skippers) et 54°West (organisateur). La journée s’est terminée par un cocktail en l’honneur de la Guyane.

FXG (Agence de presse GHM)Bouvet-Guyane-au-Nautic.jpg

De gauche à droite, Antoine Croyère, organisateur de la Bouvet Guyane, Chantal Berthelot, députée, Henriette Dorion-Sébéloué, présidente de l’association des Guyanais et des amis de la Guyane, Jocelyn Ho Tin Noe, premier vice-président du conseil régional de la Guyane, et Roger Loupec.

 

 

 

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 15:07

Un Noël réunionais à la délégation des Français d'Outre-mer

Patrick Karam, délégué interministériel pour l'Egalité des chances des Français d'outre-mer, et Nassimah Dindar, présidente du Conseil général de la Réunion, Patrick Karam, délégué interministériel à l'Egalité des chances des Français d'outre-mer, et Nassimah Dindar, présidente du Conseil général de la Réunion, recoivent, mercredi 15 décembre à 17 heures (à la délégation interministérielle, rue Oudinot - Salle Félix Eboué), les enfants réunionnais d'Ile de France pour un Noêl aux couleurs, parfums et goûts océaniens. Les associations réunionnaises se sont mobilisées pour « tous ces enfants qui n'ont pas la chance de revoir régulièrement leur île, afin que ce Noël soit inoubliable ».
Au programme, cocktail aux saveurs créoles, chants et contes réunionnais par Yéla (Armand le dodo et Lucien le paille en queue), distribution de letchis, démonstrations de séga et de maloya par une troupe d'enfants réunionnais, les Kreolettes...

 

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 06:55

 

Les frisottis et les Philibos de Miguel Marajo

Le Martiniquais Miguel Marajo devrait, ce mardi 14 décembre à 14 h 30, être le guide de la princesse Caroline de Monaco à la galerie du Comité national monégasque où une sélection d’artistes caribéens (dont l’intéressé ou le Guadeloupéen Apourou) est invitée d’honneur. Portrait d’un artiste délicat et provocateur.Miguel-marajo-delit-d-initie.jpg

Miguel Marajo (47 ans) a appartenu groupe GEP Totem avant de faire ses études aux Beaux-Arts. Le Gep Totem était un groupe expérimental martiniquais d’abord, puis caribéen, qui avant tout servi à monter un autre groupe, le Fromager, autour de gens comme René Louise… « Je faisais partie des gens du GEP qui allaient prendre Aimé Césaire par le bras pour lui faire visiter des expositions… » 15-morceaux.jpgSection arts plastiques au lycée de Bellevue, puis le SERMAC avant les Beaux-Arts à Paris, une maîtrise à Paris 8 et un DEA à la Sorbonne. Là, il se dit : « Mais en fait, je suis peintre… il faut arrêter ! » Sa mère peignait déjà et l’a « contaminé ». Il a exposé à Trinidad et Tobago avant d’arriver à Paris. Cet automne, Marajo a été partout : une galerie d’art contemporain, Acabas, dans le Marais, une exposition au ministère de l’Outre-mer (Force frisottis organisée par Tous Créoles et la délégation des Français d’outre-mer) et maintenant, une exposition collective à Monaco et une autre à Flers ! Cuba et New York sont au programme de 2011. Il peint chez lui, dans son atelier à Sartrouville. Petite maison, petit jardin. « Je suis un vrai banlieusard avec mon petit coin de campagne ! » Il va en Martinique autant qu’il peut (28 jours lors des dernières grandes vacances), le conseil régional lui a acheté quelques œuvres et puis, au pays, il y a quelques collectionneurs de ses œuvres.

Petit-neveu des frères Lumières et Amérindien

114x146sanstitre_070208.jpgAppartient-il à un courant artistique martiniquais ou caribéen ? « Je soigne ma liberté, mais les inter-influences, on ne les contrôle pas. Je préfère, de toute façon, que ça se fasse par dérapage incontrôlé ! » Il ne réfrène pas les influences qui peuvent venir, reste marqué par la peinture de Wilfredo Lam et reconnaît qu’il a été baigné par la couleur des canaux et des kaz. On l’a surnommé Philibo à cause de son usage inconsidéré des couleurs kitch acidulées des étals de vendeurs de bonbons. « La caribéanité est quelque chose qui nous habite et qui doit forcément nous échapper pour qu’elle soit fluide et réelle. » Et Miguel Marajo est bien un être composite… De son père, il tient un nom amérindien ; de sa mère, une demoiselle Lumière, il descend d’Antonia Lumière, la sœur de Louis et Auguste, les pères du cinéma. Il ne connaît pas ses racines africaines, mais sait qu’il a aussi du sang caraïbe de Martinique ! « J’aime bien l’ouverture que ça procure ! J’ai des amis de toute provenance avec lesquels on trouve une résonnance. Elle n’est pas calculée ; elle est naturelle et c’est ça qui m’habite… alors, est-ce que tout ça, ça fait une seule entité qu’on appelle Miguel Marajo ? Oui… Je veux bien. » On demandera à la princesse Caroline de confirmer !

FXG (agence de presse GHM)

Photos : FXG, Franz Ventura et DR


 -Exposition collective des artistes du Comité National Monégasque de l’A.I.A.P. U.N.E.S.C.O., et d’une sélection d’artistes de la Caraïbe invités d’honneur. du 10 au 23 décembre 2010, tous les jours de 13 h à 19 h, sous le haut patronage de S.A.S. le Prince souverain. 4 Quai Antoine 1er, Port de Monaco. Entrée libre.Marajo-a-Monaco-1.jpg

A monaco, ces trois toiles à droite sont de Miguel Marajo


-Exposition collective à Flers à partir du 18 décembre

 


Interview

 

Miguel-Marajo-2.jpg« Je fais cohabiter des femmes de catalogues et des négros hideux »

Pourquoi peignez-vous ?

Je crois que si j’avais la réponse, j’arrêterais de peindre !

Une exposition dans le quartier parisien du Marais, une autre au ministère de l’Outre-mer, une à Flers, et une autre encore chez son altesse sérénissime Albert de Monaco. A chaque fois, vous révélez des facettes complètement différentes de votre art…

Marajo-delit-d-initie-hauteur.jpgJ’ai toujours été à la fois dessinateur et coloriste. J’oscille avec deux façons d’intervenir avec des matériaux. Dans la galerie du Marais, j’avais exposé beaucoup de dessins avec des parties colorées faites aux feutres à encre pigmentée, des marqueurs de taggers, les Posca. J’appelle ça des poses ka et je fais même des jeux de mot avec « pose kadans »… Au ministère de l’Outre-mer, et à Monaco, j’expose des huiles, des acryliques, des papiers lacérés. J’ai mis une grande affiche de rue 4x3 que j’ai lacérée et sur laquelle j’interviens avec ces feutres… Et puis il y a encore des matériaux qui ont des fonds qui ressemblent un peu à des cuirs.

Vous jouez beaucoup sur les inscriptions et on peut lire des messages assez provocateurs comme « Français teinté récent »…

Francais-teinte-recent.jpgPour être franc, c’est intéressant ! Chaque fois, je détourne quelque chose qui me paraît évident. Là, ça faisait référence au premier gouvernement de Sarkozy avec ses apports ethniques, ses fameuses minorités… Je me méfie de ces mots qui enferment dans des cases.

C’est un message politique, mais vous y adjoignez une femme aux cuisses écartées. Une métaphore de la promesse politique ?

J’ai vu ça… Notamment Lucette Michaux-Chevry nous l’a montré une fois… Lors d’une campagne électorale, excédée, elle a levé sa jupe et montré son derrière. Donc, il y a peut-être de ça qui s’exprime là, et puis on ne sait plus où est le devant et le derrière parce qu’au niveau de l’anatomie, il y a un pile ou face qui est sorti naturellement. Ma peinture a plusieurs entrées, politique et ludique. Ce sein n’est-il pas un casque colonial ? Cela participe d’une jungle… Une société organisée, séduisante mais chaotique…

Variateur-de-chaleur.jpgParlez-moi de ce « Variateur de chaleur, affichage Led, 120°, 200° », c’est chaud !

Une femme langoureuse avec la main qui se balade sur son corps et puis des éléments d’une notice de fer à défriser, à friser… Le variateur de chaleur est ambigü. S’agit-il de l’appareil ou de cette personne alanguie ? Et tout autour, il y a des circonvolutions qui rappellent le frisotis qui est le terme générique de mon exposition de la rue Oudinot, « Force frisotis »…

Est-ce un renvoi à Peau noire, masque blanc de Frantz Fanon et à l’apparence de l’Antillais par rapport au modèle français qu’on a voulu lui imposer ?

Oui, souvent. Par exemple, j’expose une toile qui parle de « soin multiethnique, autobronzant, bonne mine toute l’année » et au milieu, des couleurs très édulcorées, très bonbons Philibo, qui parlent avec une certaine gravité, mais désamorcent. On peut être bronzés toute l’année, pourtant, il y a des CRS, un personnage avec un porte-voix et puis un kärcher…

Miguel Marajo 1C’est 2005 en banlieue ou décembre 1959 en Martinique ?

(Rires…) Il y a quelque chose d’assez récurrent. Ca pourrait être aussi mai 1967 ! Ce sont des scènes un peu classiques. Il y a des entrechoquements, des va-et-vient, des rotations… Tout change et tout se répète à la fois.

Vous exposez encore ces toiles sur fonds de peau de cuir, des toiles sensuelles où les corps se montrent. Pourquoi ?

Ce sont des personnages qui ne se gênent pas, qui se montrent naturellement. En fait, tout ce qui peut apparaître comme une sexualité n’est là, en fait, que de l’intime. Les personnages sont sur une peau, presque du cuir, et le dessin, plus incisif, vient ciseler la surface. Les traits partent d’un corps à un autre et le contour n’appartient pas à une seule forme. Cet entre-lac de corps fait cohabiter des femmes de catalogues féminins et d’autres femmes, très négroïdes que je représente en circonvolutions. Ces personnages, je les ai appelés un moment les « Négros hideux » par provocation comme l’auraient fait les Neg gwo siwo dans un carnaval. Je fais cohabiter les différences mais d’une façon ludique pour exprimer ce qui est inexprimable.

Soins-multi-eclats.jpgOn dit que l’art sublime le désir. Est-ce valable pour vous ?

Je suis davantage dans des projections et une espèce d’idéal que je poursuis sans cesse. Mais cet idéal me résiste et recule… Et s’il y a une forme de sublimation, j’en approche peut-être parce qu’il y a une forme de maturité qui se fait dans mon travail qui renvoie à quelque chose de plaisant alors que pendant longtemps, j’ai été en quête et en lutte. Avec les couleurs et les formes, je cherchais une réponse parfaite ; aujourd’hui, avec un lâcher prise, j’arrive à quelque chose qui me dépasse même moi et qui me renvoie à des choses positives et agréables.

C’est donc vous qui vous sublimez ?

Je suis prudent mais je pense qu’on finit au moins par se dépasser soi-même.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 


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Arrête...114x146VieuxclouVieux clouAction anti frizzAction anti-frizzTrois femmesfemmes de catalogues et femmes négroïdesNegroide 1effet cuir 1Negroide 2Effet cuir 2Negroide 3Effet cuir 3Negroide 4Effet cuir 4Negroide 5Effet cuir 5Negroide 6Effet cuir 6114x146sanstitre070621.jpgSans titre


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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 07:47

La Karujet au salon nautique de Paris

Présentation de la 14e Karujet, vendredi au Nautic de Paris, l’unique manche française du championnat du monde de jet ski.

Joel-Del-Vecchio---Eric-Paulin--Jacques-Boucher-et--Jacques.jpgLa musique de la marine nationale (de Saint-Mandrier) déambulaient vendredi dernier dans les allées  clairsemées du salon nautique de Paris… La fréquentation en baisse, cette fin année, n’a pas empêché Eric  Paulin et Jacques Boucher, du comité d’organisation de la Karujet, de présenter au public la 14e édition d’une manifestation d’endurance et de vitesse en jet ski. Elle se déroule du 14 au 17 avril prochain sur la plage de Viard à Petit-Bourg, en Guadeloupe. 14 nationalités sont attendues. C’est le grand rendez vous français pour les cents meilleurs pilotes du monde de la spécialité. Depuis que les organisateurs de Cavalaire-sur-mer (Var)  ont mis les clefs sur la porte, la Karujet  est l’unique manche française du championnat du monde. « La meilleure du monde », selon  Jacques  Ruggierri, le président de la FFM.

Jet ski sur le Net

les-jets-pour-un-petit-plaisir-et-des-grands-friss-copie-1.jpgDepuis 14 ans, la Karujet se déroule pendant 4 jours de courses et de combats où les hommes mènent la vie dure à leurs machines en affrontant les vagues et le grand bleu. Marc Forbin, Jean-Bruno Pasterello, Pierre François, Vincent Karam ou le très capé Cyrille Lemoine (deux victoires à la Karujet) sont de ceux-là... Le parcours guadeloupéen fait 600 km en sept étapes. La plus longue fait 128 kilomètres, la plus courte, 50. Pour cette édition 2011, la firme Kawazaki mettra dans la compétition son dernier bijou, le « 300 », un petit bolide proposé à 17 000 € ! D’autres nouveautés sont annoncées  comme l’équipement pour chaque pilote d’un GPS. Cela permettra de pouvoir suivre la course sur Internet.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


Saint-François cherche son événement

Jacques-Boucher--Jacques--Ruggeri--Eric-Paulin-et-Laurent-.jpgLaurent Bernier, le maire de Saint-François (Guadeloupe) qui assistait à la présentation, s’est dit intéressé pour accueillir une étape: «  J’étudie le moyen d’avoir une étape d’arrivée et qu’elle soit favorable aux commerçants de la ville. » Laurent Bernier cherche absolument un événement nautique pour sa commune. Il vient de se faire doubler par la ville de Fort-de-France qui a décroché l’arrivée  de la course  en figaro, Bénodet – Fort-de-France, l’ex Belle Ile en Mer –Marie Galante.  Mécontent, il laisse entendre : « Il y a eu surenchère de la part des Martiniquais pour convaincre les organisateurs. » En attendant, Saint-François, station nautique, n’accueille aucun grand événement du genre !


jetski-du-prochain-KARUJET-photo-A--JOCKSAN.jpg

Le 300 de KawasakiJ--Boucher-et-Laurent-Bernier-photo-A--JOCKSAN.jpgJacques Boucher, co-organisateur de la Karujet, et Laurent Bernier, maire de Saint-FrançoisJoel-Del-Vecchio---Eric-Paulin--Jacques-Boucher-et-copie-1.jpg

Joel Del Vecchio (CTIG), Eric Paulin et Jacques Boucher (Karujet) et Jacques Ruggieri (FFM)Manuel-Mathiasin-pour-la-vile-de-Deshaiesphoto-A--JOCKSAN.jpgManuel Mathiasin présente l'escale nautique dans la baie de Deshayes...Philippe-Chevallier-Antilles-Sail-et-ex-1er-du-Rhum-2006tou.jpg

Le vainqueur de la Route du rhum 2006 (sur Cigale 16, catégorie Rhum), Philippe Chevallier anime le stand de sa société de location de bateaux, antilles-sail.com. Notons qu'un de ses Cigales 16 est indisponible depuis l'accident en course de Christine Montlouis lors du Rhum 2010.Vanessa-Flore-Firmin--Yves-Noel-et-Elsa-Bocage-photo--A--Jo.jpgAu stand du CTIG, Vanessa-Flore Firmin, Yves Noël et Elsa BocageMusique-navale-de-St-Mandrier--photo-A--JOCKSAN.jpgLa musique de la marine nationale venue de Saint-Mandrier (Var)Les-membres-de-la-confreries-des-sardine-de-St-Gilles-Croix.jpgLes membres de la confrérie des sardines de Saint-Gilles-Croix de vie.

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 07:13

Walles Kotra, journaliste et ancien directeur de l'information de RFO, a écrit un livre-dialogue avec Jacques Lafleur, ancien président du RPCR et inhumé vendredi dernier à Nouméa. Interview

« J’ai rencontré un homme qui réfléchit à la trace qu’il va laisser pour son pays »

FIFO-023.jpgVous avez rencontré Jacques Lafleur pour réaliser votre livre d’entretiens, mais avant cela, quand vous étiez plus jeune, quelle vision aviez-vous de l’homme ?

Pour moi qui vient des îles et du monde mélanésien, Jacques Lafleur était d’abord un représentant de la grande bourgeoisie calédonienne. C’était un riche, quoi. Ensuite, il était à la tête du combat pour la Calédonie française, après il a été l’homme des accords de Matignon, mais il était d’abord cela.

Quand vous le rencontrez pour écrire votre livre, qu’est-ce qui vous intéresse chez lui ?

Ce qui m’a intéressé, c’est que j’ai été journaliste de cette période clé de l’histoire calédonienne dont il était avec Jean-Marie Tjibaou, l’acteur principal, et j’ai la chance de le revoir alors qu’il n’est plus l’acteur principal. Il a pris du recul sur les choses ; il a eu une défaite électorale assez forte et s’est retiré à Paris où il a pris le temps de la réflexion. Il s’est replongé dans des choses qu’il aimait comme la littérature, les philosophes. C’était un temps de parole et de réflexion pour lui. C’est ça l’intérêt de la rencontre car c’est à un moment où il n’est pas un homme d’action. J’ai rencontré un homme qui réfléchit sur son itinéraire et à la trace qu’il va laisser pour son pays.

Quel genre de trace ?

Il a pris conscience qu’il avait joué un rôle essentiel dans l’histoire de la Nouvelle-Calédonie. Et alors qu’il a perdu le pouvoir réel, il souhaiterait pouvoir aider à ouvrir des perspectives d’avenir. C’est pour ça que dans le livre, j’insiste sur cette notion de père fondateur de la Nouvelle-Calédonie moderne. Et puis, et ça m’a un peu bouleversé, il a cette relation avec la mort… A la fin de sa vie, il s’intéresse davantage, non pas à la foi, mais à la spiritualité. Il parle plus facilement de sa religion protestante ; ce qu’il ne disait pas beaucoup.

Est-ce un homme qui a changé d’avis ou qui a su évoluer pour le bien-être de son pays ?

Je crois qu’il a essayé d’être l’homme qu’il faut au moment où il le faut. Il y a plusieurs Jacques Lafleur parce qu’il y a eu plusieurs Nouvelle-Calédonie, plusieurs situations… Et il a essayé à chaque fois, avec son logiciel à lui, de trouver une porte de sortie en dialoguant avec les autres, notamment Jean-Marie Tjibaou. Quand on regarde sa trajectoire, il a beaucoup changé mais en même temps, fondamentalement, il est resté le même. Par exemple, dans sa jeunesse parisienne, il a fréquenté Saint-Germain-des-Prés… Le jazz, les débats entre Camus et Sartre, l’existentialisme… Ce n’est pas le Lafleur que les Calédoniens connaissent, mais ça a été un Lafleur. Et cette question sur l’essence des choses est restée présente en lui jusqu’au bout.

En quoi ?

Premièrement, les discussions qu’il a eues avec Jean-Marie Tjibaou pendant la période d’administration directe, Jacques Lafleur a compris que Jean-Marie Tjibaou estime que les Mélanésiens doivent mettre un pied dans le nickel. C’est ainsi qu’il va céder la SMSP qui a permis de créer la Sofinor et, aujourd’hui, l’usine du nord. Là-dessus, on peut tourner les choses dans tous les sens, il a joué un rôle important. Par ailleurs, pendant la cohabitation de 1986-1988, certains ont voulu revoir à la baisse la dimension du centre Jean-Marie-Tjibaou. Jacques Lafleur a estimé qu’il y avait une parole donnée et qu’il fallait la respecter. Il faut que les Calédoniens et, notamment les Mélanésiens qui sont fiers du centre Tjibaou, comprennent quel rôle il a joué. L’autre leçon qu’on doit retenir de Jacques Lafleur, c’est qu’il a réussi à créer, au sein de la lutte qu’il a menée contre les indépendantistes, un parti, le RPCR qui avait la particularité d’être multiracial. Il avait un vrai électorat mélanésien, de brousse et des îles, et il a permis d’imposer dans son parti des élus mélanésiens comme Simon Loueckhote ou Dick Ukeiwé représentant le camp loyaliste. Depuis, ce n’est plus le cas !

Avez-vous le même regard sur le Jacques Lafleur de vos vingt ou trente ans et celui qui vient de nous quitter ?

Je le voyais avancer... Mais avec le recul et après les entretiens que nous avons eus, je me rends compte qu’il ne faut pas caricaturer. J’en parle d’autant plus aisément qu’on ne peut pas dire que je sois un lafleuriste… Mais il va compter dans l’histoire de notre pays. Ce qui est intéressant dans les conversations que nous avons eues, c’est que ce n’est plus l’homme de parti qui s’exprime, mais un homme qui se retourne sur son itinéraire, son ressenti, sa réflexion sur son pays et ça, c’est un testament qu’il laisse à la jeunesse calédonienne.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

Conversations calédoniennes, éditions Au vent des îles.

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 17:44

SMS mon amour

couv_scali3.jpg

"As-tu toujours la fièvre du samedi soir ?" Il n'était pas sûr que ce soit pour lui, mais il a répondu au mystérieux texto... Il était seul sur une plage de Martinique. Elle était seule quelque part dans une ville du nord de la France, et ce SMS qui se trompe de route... Une histoire d’amour commence. Un roman épistolaire d’aujourd’hui, où les SMS et les mails ont remplacé le papier à fleurs. Une histoire d’amour dans les nuages, toujours à la limite du rêve, à la frontière du réel, mais en plein coeur du cancer. Une « Love story », où seule la mort nous ramène à la vie.

Extrait : « Il n’y avait personne dans l’église, alors j’en ai profité pour dire à Dieu qui n’avait rien à faire que je t’aimais et que le ciel avait tes yeux. Alors j’ai pensé qu’il le savait déjà et que, peut-être même, il l’avait fait exprès ».

Bruno Scali a entamé l’écriture  de son roman il y a maintenant presque trois ans, mais il est plus connu  dans le monde de la presse écrite sous son autre prénom Bernard. C’est du reste lui qui a, entre autres, relooké  France-Antilles et ses suppléments télé ou encore le magazine féminin Créola.

Editions Persée, 17.50 €

http://sms-mon-amour.pagesperso-orange.fr/

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 06:42

Chanté Nwel télévisé à l’Elysée Montmartre

France Ô diffuse le 24 décembre à 20 heures, le Chanté Nwel d’Outre-mer Première enregistré le 8 décembre dernier à l’Elysée-Montmartre, à Paris.Salle-et-scene-kassika.jpg

« Le président Pfimlin est au carré VIP, au balcon de la salle de  l’Elysée-Montmartre. Attendez avant de monter» , prévient Sally Cissé, attachée aux événementiels à Malakoff. Rémy Pfimlin est en pleine discussion avec Marie-Josée Alie, qui outre son émission Studio M, exerce une mission sur la représentation de la diversité à France Télévisions. En bas, sur la scène, tout est prêt pour la captation du concert de Kassika en charge d’animer cette nouvelle édition du Chanté Nwel qui fête aussi la naissance d’Outre-mer première et de la TNT en outre-mer. Les frères Bogdanov, Laurence Piquet, Paul Amar, Georges Pernoud, ElisabethTchoungi, Grâce de Capitani, Antoine de Maximy… JM-Thibaudier-Babette-Esclatine.jpgFrance Télévision a dégainé sa brochette d’animateurs. Ils sont sur vos antennes, les voici en chair et en os au Chanté Nwel d’Outre-mer première ! Babette de Rozière est la marraine de l’émission. Les livres de cantiques sont distribués à profusion dans le public. Beaucoup de gens connaissent par chœur les paroles et attendent avec hâte les Michaud Veillait, Allez mon voisin ou l’Etoile du berger… Kazssika.jpgEntourés des huit danseuses choristes, des trois choristes masculins, et des huit musiciens de Kassika, Le directeur d’Outre-mer première et France Ô et Babette de Rozière ouvrent le bal. Claude Esclatine rappelle qu’il y a une semaine à peine, « neuf nouvelles chaînes ont été lancées sur les territoires d’outre-mer »… C’est sa première prestation à l’antenne ! Le nouveau directeur confiera peu après : « On a tiré à la courte-paille et j’ai perdu… » Ca doit expliquer l’absence de Luc Laventure, le directeur d’antenne de France Ô ! Soudain ça y est ! Kassika lance la musique. Le pblic entame les paroles de Douce nuit… Mais les caméras sont là pour raconter la suite ; l’émission sera diffusée le 24 décembre à 20 heures sur France Ô, dans l’Hexagone et dans les outre-mers.

FXG (agence de presse GHM) 


Babette de Rozière, la maison créole et la fête des amoureux

Babette de Rozière rouvre un restaurant le 14 février (elle a vendu la Table de Babette peu avant de démarrer C à vous). Ce sera une « Maison créole » et c’est chez elle, à M..., au cœur d’un parc de 4500 m2. « Il y aura des paillottes de luxe… » Elle n’ouvrira que du vendredi au dimanche, et ce sera sur réservation exclusivement. Elle assure que Jean-louis Debré et Roland Dumas apprécient sa cuisine ! Le reste de la semaine, elle s’occupera de l’émission le Festin de Noël, avant d’en tourner deux autres, Festin de… Pâques ou de la Trinité ! A surveiller… On la retrouve toujours, en alternance, sur C à vous sur France 5, et avec Les petits plats de Babette, le samedi à 11 h 15 et le dimanche à 11 h 30 sur France Ô. Elle semble avoir abandonné son projet de fast food de luxe, dédié au poulet. Quelqu’un utilise l’enseigne qu’elle visait… Mais elle s’en moque : « Maintenant, France télévision marketing s’occupe de tous mes produits dérivés. Ils vont me faire une série d’assiettes et de couteaux à mon nom… Je ne m’occupe de rien, que de choisir ma ligne ! »


Olivier Laouchez se retire de GTV

Olivier-Laouchez.jpgOlivier Laouchez entre dans le hall de l’Elysée Montmartre, à l’occasion du Chanté Nwel d’Outre-mer Première. On chuchote, c’est lui qui s’est engagé dans le projet GTV, fruit de la reprise de la Une Guadeloupe. Il rencontre Laurence Zaksas, engagée elle dans le GIP France Télé numérique. Il lui lâche : « Je me suis retiré du projet GTV. » Actionnaire, via le groupe Trace à hauteur de 0,3 % du capital de GTV, il avait mandaté Barbara Jean-Elie pour une mission de préfiguration. Celle-ci, indique Olivier Laouchez, été approuvée par le conseil d’administration. Barbara Jean-Elie aurait du devenir la directrice des programmes, mais un accord n’a pu être trouvé avec Marie-Paule Romana, la directrice de GTV : « Nous ne sommes plus du tout impliqués dans le management », confirme le patron de Trace. Il est extrêmement attaché au développement des télés privées en outre-mer : « On s’est battu en 1992 pour ça ! » Il observe ce qui se passe en Guyane ; il semble même avoir eu de vrais dialogues avec Claude Esclatine. Ils sont d’accord sur la nécessité d’avoir des chaînes privées concurrentes des chaines 1ères, mais il assure n’être impliqué en rien dans ATV !


Durpaire et la présidentielle

François Durpaire fait un parallèle entre l’affaire Guerlain et la présidentielle... « Tous les cent ans, il se passe quelque chose. Si on passe à côté de ça, il y aura encore cent ans à attendre. L’idée est de porter quelque chose de nouveau, une candidature qui ne soit pas forcément ethnique, mais une candidature noire. Celle de quelqu’un qu’on ne regardera pas comme un Noir. » Le 20 janvier prochain, on devrait en savoir plus à l’occasion d’en apprendre plus, assure l’historien et chercheur.

 


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Gora patel et un quidam se sont amusés devant un objectif. Le résultat est ce petit livret kinétique

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 13:52

Soirée Chanté Nwel à l’Elysée-Montmartre

Il y avait beaucoup de monde pour écouter Kassika et beaucoup de pipols de la télé publiques pour l’enregistrement du Chanté Nwel que diffuse France Ô, ce 24 décembre.

Reportage : FXG et RDG

 

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Elizabeth Tchoungui Babette de Rozière et Grâce de Capitani

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Romain Mouton et Babette

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Edwing Laupen, le député martiniquais, Alfred Almont (UMP), Robby Judes (conseiller pour les affaires internationales, européennes et institutionnelles au commissariat de l’année des Outre-mer en France) et Roman Mouton, assistant parlementaire d’Yvcs Jégo (Parti Radical) et challenger affiché de George Pau-Langevin aux législatives 2012 dans le XXe arrondissement de Paris.

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Nadim Boukhalil, auteur compositeur et Grâce de Capitani. Ils sont « au pied de l’Everest et pas sûrs encore de trouver le matériel pour atteindre le sommet », lance mystérieusement Grâce et qui lâche de l’info : « Cécil Maury des Dix commandements et Roméo et Juliette s’intéresse à mon projet… » Le titre sera Les sulfureuses… Elle explicite : « Ce sera satanique et sulfureux et avec de l’amour, bien entendu ! » Une comédie musicale.

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Sally Cissé de la Com' de France Ô, et l’un des frères Bogdanov.

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Babette, grâce de Capitani, Claude Esclatine, Nadim Boukhalil et une dame non identifiée...

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Antoine de Maximy, animateur de J’irai dormir chez vous sur France 5 et Nathalie Fanfant, co-présidente de l’association Tous Créoles ! et directrice de l’agence Maditerra.

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Claude Esclatine et la journaliste Laurence Piquet

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Marijosée Allie et François Durpaire

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Laurence Zaksas-Lalandes du GIP France Télé Numérique et FXG

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Les graphistes de France Ô, Albéric Arnaud et Philippe Adréa avec Frédéric Lalandes. 

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Gladys Guédon et Claire Ferrari, sculptrice.

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Nathalie Fanfant, Thierry Gargar du CTIG, et Chantal Néret, directrice du marketing affinitaire à France Télévisions.

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Olivier Laouchez, président de Trace TV et Claude Esclatine, directeur délégué France Ô et 1ère

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Antoine de Maximy et Cécile Ravaux (elle dit qu'elle est dans la pub)

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Alcay Akyol, Cathy Pelletier et Romain Mouton

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Marie-Jos Sainte-Rose Rosemond, cadre employée de l’UMP, chargée de mission pour les fédérations d’outre-mer, Edwing Laupen, qui profite de ses études à Paris pour se frotter aux UMPistes parisiens.

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Cathy Pelletier, Babette de Rozière et Laurence Jaude de la Jouselinière, propriétaire d’un domaine viticole dans le Bordelais.

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Robby Judes, François Durpaire et Cathy Jean-Louis 35.jpg

Antoine de Maximy et Sandra Bisson, l’ambassadrice d’Activilong

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Stéphane Marie, le jardinier de France 5 (Silence, ça pousse) et Grâce de Capitani.

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L’ex mannequin Cathy Jean-Louis et Nathalie Fanfant.

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L'équipe de Tropic Diffusion2-copie-1.jpgEdwing Laupen, des jeunes populaires de Guadeloupe et chargé de mission UMP, et Juliette Jean-Baptiste, élue UMP à la mairie de Maison-Alfort.3

 Igor et Grishka Bogdanov6

Martine Erdrich (Centre de protection maternelle et infantile du Val de Marne), Cathy Pelletier (elle dit qu'elle travaille dans la mode), Rémi Pfimlin, président de France TV, et Juliette Jean-Baptiste.8

José Pentoscrope et Stéphane Pocrain9

Marijosée Allie et les frères Bogdanov10

Paul Amar et Georges Pernoud11

Elizabeth Tchoungui, l’animatrice des Maternelles sur France 5, et Jean-Luc Millan de Grand angle productions.12

Gora Patel, directeur de la coordination d’Outre-mer première et Véronique Maillard, directrice de la prospective  en ressources humaines à France TV, « un des artisans de la réussite du lancement des chaînes première et du bouquet TNT », dixit Gora.

14

Edwige Anton, animatrice de l'émission Super Môm, Thumbes up

5

Marijosée Allie et Stéphane Pocrain

 

 

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 08:00

Bertrand Delanoë inaugure la bibliothèque Aimé-Césaire à ParisBertrand-Delanoe-viste-la-bibliotheque-1.jpg

« Christophe Girard n’est pas là ? C’est un scandale ! » Bertrand Delanoë avait de l’humour à revendre pour moquer ainsi son adjoint à la Culture, hier matin, quand il est arrivée rue de Ridder, dans le 14e arrondissement de Paris. Il venait inaugurer la bibliothèque Aimé-Césaire. En fait, une renomination de celle qui était, depuis 1981, la bibliothèque Plaisance. Pour l’accueillir, le maire d’arrondissement, Pascal Cherki, son adjointe au patrimoine et conseillère du 14e, Danièle Pourtaud, le député martiniquais Alfred Almont, la comédienne et conseillère de Paris, Firmine Richard et encore Sourya Adèle, Marianne Mathéus, Maguy Nestoret, Jacques Ambrosio ou Jean-Claude Cadenet… Assistance avec Almont, Cadenet et firmine Richard« C’est l’occasion de rappeler le refus d’Aimé Césaire de recevoir Nicolas Sarkozy à cause de la loi de février 2005… », s’est encore amusé le maire de Paris, heureux de rappeler que, lui, avait été « reçu affectueusement » peu après son élection en 2001. « Car sur la colonisation, j’ai toujours été clair ! » Après une visite des lieux (650 m2, 21 300 livres, 2 300 BD, 8600 CD), Bertrand Delanoë a pris la parole : « Je voulais que Paris s’honore de la présence d’Aimé Césaire dans sa trame… » Il a rappelé que, désormais, Aimé Césaire avait deux adresse à Paris, avec cette bibliothèque et le collège inauguré la semaine dernière dans le 18e arrondissement. Maguy-Nestoret--Marianne-Matheus-Daniele-Pourtaud-Delanoe.jpg« C’est un message de respect, de gratitude et d’envie de poursuivre ce chemin de vie avec les Antillais de Paris. Je leur dédie ces baptêmes ; ils sont des Parisiens sans lesquels Paris n’aurait pas la même couleur, la même saveur, la même richesse… » Et puis (les élections municipales sont pourtant encore lointaines), il a ajouté, emphatique : « Qu’ils se sentent aimés à Paris, en témoigne l’hommage à Aimé Césaire. » A l’issue du discours, il a indiqué que s’il avait refusé de prendre la parole lors de l’inauguration du collège Aimé-Césaire, la semaine passée, c’est parce que « l’on prétendait (qu’il) parlerait après Aimé Césaire... Alors le legs, c’est de lui laisser le dernier mot ». C’est donc la comédienne Marianne Mathéus qui a clôt l’événement en proposant une lecture du Discours contre le colonialisme.

FXG (agence de presse GHM)Delanoe-Matteus-et-Pascal-Cherki.jpgBertrand Delanoë, Marianne Mattéus et Pascal CherkiGenevieve-Bertrand-Jean-claude-Cadenet.jpgGeneviève Bertrand, présidente de la commission culture au conseil de Paris, et le délégué général à l'Outre-mer, Jean-Claude CadenetVitrine-Bibiliotheque.jpgLa bibliothèque vue de la rue de RidderPanneau-biblio-Cesaire.jpgLa nouvelle signalétique rue Raymoind-Losserand

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 07:23

Calixthe Beyala, décorée de la légion d’Honneur, vise l’Elysée

Calixte-Bayala-decoree-photo-A--JOCKSAN.jpgLa romancière franco-Camerounaise, Calixthe  Beyala, lors de sa remise de légion d’Honneur, ,jeudi dernier, a indiqué son intention de briguer la présidentielle 2012.

C’est à l’amphithéâtre de la Sorbonne de l’avenue Malesherbes dans le 17e arrondissement de Paris, que Claude Imbert, directeur du Point, a épinglé la médaille de chevalier de la légion d’Honneur sur la poitrine de Calixthe Béyala. Mais la vraie surprise est arrivée un peu plus tard, quand, au cours de la soirée, la romancière a annoncé son intention de se présenter aux élections présidentielles en 2012. Dès à présent, avec le collectif Egalité Citoyenne, elle part  à la collecte des cinq cent signatures nécessaires pour valider sa candidature.

Plusieurs personnalités du monde des médias, du spectacle et de la politique sont venues la féliciter. Parmi eux, Franz-Olivier Gisbert de France 2, Mariejosée Alie et Luc Laventure de France Ô, Claudy Siar de RFI et président de Tropiques FM, le comédien et metteur en scène (et vieux compagnon de lutte), Luc St Eloy, la chanteuse martiniquaise Yasmine Modestine, et encore Francis Lalanne ou l’animatrice des Maternelles sur France 5, Elisabeth Tchoungui (qui a traversé tout Paris en moto-taxi pour ne pas rater l’événement !). La chanteuse  Esther Divine à clôturé la cérémonie par une Marseillaise revue  et corrigée. 

Primée et condamnée, mais militante

Calixthe-Beyala-et-Claude-Imbert-son-parrain-photo-A--JOCKS.jpgMère de deux enfants, Calixthe Béyala est une professionnelle de l’écriture. En 1987, à 23 ans, elle publie son premier roman, C’est le soleil qui m’a brulée la peau. Depuis la romancière en est à sa 19e parution, dont le petit dernier sorti cette année, Les lions indomptables, aux éditions Albin Michel.

Femme provocatrice et à la langue bien pendue, elle a déjà été plusieurs fois primée pour ses livres. En 1996, elle recevait  le grand prix du roman de l’académie française pour Les  honneurs perdus, mais était aussi reconnue coupable de plagiat pour Le petit prince de Belleville

Mais Calixthe Beyala est avant une militante active pour la défense des causes des minorités dans la société française, un symbole dont peu de monde a oublié l’intervention en 2000, sur la scène des César, en compagnie de Luc saint-Eloy, pour revendiquer une plus grande présence des minorités sur les écrans français. Enfin, elle a estimé que sa candidature, au printemps 2010, à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie, avait été un échec à cause du président de la République. Voilà sans doute une bonne raison de poser sa candidature à la fonction suprême !

Alfred JOCKSAN (agence de presse GHM)


En images (photos Alfred Jocksan)Calixthe--Luc-Laventure-et-MJ-Alie-photo-A--JOCKSAN.jpg

Calixthe pose avec Luc Laventure et Marijosée Alie de France ÔClaudy-Siar--Elisaberth-Tchoungui--MJ-Alie-et-Claude-Imbert.jpgClaudy Siar, Elisaberth Tchoungui, MJ Alie et Claude ImbertEsther-Divine-et-Luc-St-Eloy-photo-A-JOCKSAN.jpgEsther Divine et Luc Saint-EloyFranz-Olivier-Gisbert-et-Calixthe-Beyala-photo-A--JOCKSAN.jpg

Franz-Olivier Gisbert et Calixthe BeyalaJacques-Chevrier-et-sa-femme-et-Calixthe-Beyala-photo-A--JO.jpgAvec Jacques Chevrier, président de l'association des écrivains de langue française, et son épouseLes-amis-de-Calixthe-Beyala-phot-A--JOCKSAN.jpgLes amis de CalixtheJose-Pentoscrope--FOG--Yasmine-Modestine-photo-A--JOCCKSAN.jpgJosé Pentoscrope, président du prix littéraire Fetkann, FOG et Yasmine Modestine

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