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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 07:09

50e salon nautique de Paris : la Martinique a le pied marin

Le-salon-Nautic-de-paris-photo-A--JOCKSAN.jpgLe 50e salon nautique de Paris a ouvert ses portes samedi. Fort-de-France a décroché le label de ville station nautique tandis que deux marins du Marin ont présenté leur projet de participation à la Transquadra 2011-2012.

A l’ouverture du 50e salon nautique de Paris, ce samedi, Fort-de-France a reçu le label de ville station nautique, espérant bientôt obtenir celui de résidence station. Fort-de-France sera désormais référencée et représentée dans le réseau France Station Nautique. La capitale montre ainsi sa volonté de se tourner vers la mer. Didier-Planson---Mathieu-Moures--Eliane-Chalano--et-Alain-.jpgPhilippe Valny, président du yacht club de Fort-de-France estime que « la flotte de régatiers doit être une courroie de transmission » alors que  « les relations entre les clubs restent trop confidentielles ». « Un travail reste à faire à ce niveau avec la ligue », déclare celui qui espère davantage de participation aux régates dans la Caraïbe. « Il faut changer l’image des Martiniquais avec la mer, dépasser le stade de la planche à voile et développer les dériveurs. » Mathieu Mourès, le président  du cercle de voile de Schœlcher, l’un de plus important  du département (il recevra une manche du Tour de France à la voile en 2011), a indiqué que pour y parvenir, « il faudra rythmer la vie du sport nautique plus intensément et les associations méritent d’être aidées pour cela ».

Deux Martiniquais à la Transquadra

Gaston--et-Albert-sur-leur-machine-au-salon-nautique-de-par.jpgLes skippers amateurs du Marin, Albert Lapiquonne, 52 ans, et Gaston Talba, 47 ans, ont, de leur côté, présenté leur projet de participation à la Transquadra 2011-2012. Ils sont les premiers enfants du pays à participer à cette course transatlantique. Les deux marins du Marin profitent du salon pour finaliser leur projet déjà bien avancé mais donc le budget reste malgré tout  à boucler. Le coût global de leur participation est de plus de 105 000 €. Pour la première fois, Albert et Gaston traverseront  l’Atlantique. Depuis le mois de juin, ils viennent régulièrement  en Bretagne pour se familiariser avec leur machine, un bateau jaugé IRC, un A31. Leur canot est exposé au stand du constructeur Archambault, au cœur du salon nautique. Ensemble ils veulent démontrer qu’ils peuvent aller jusqu’au bout de leur projet afin de rendre hommage à feu René Baudin, leur mentor. Ils ne visent pas moins qu’une place sur le podium pour donner envie à leurs compatriotes de prendre la mer. 

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


La Transquadra

La Transquadra est  une course  transatlantique en solitaire ou en double,  réservée aux skippers amateurs de plus de 40 ans, sur des bateaux de série. Elle a lieu tout les 3 ans. La première étape part de Saint-Nazaire, au mois de juillet 2011, pour rejoindre Porto-Santo à Madère. La deuxième étape aura lieu en janvier 2012. Elle relie Porto Santo au Marin. C’est la septième édition.


En imagesAlbert-Lapiquonne-et-Gilles-Lamire-photo-A-JOCKSAN.jpgAlain Lapiquonne et Gilles LamiréEric-Cintas-de-rfo-et-Jacques-Bajal-photo-A--JOCKSAN.jpgEric Cintas de RFO et Jacques BajalJean-Paul-Schoemaecker--Luc--de-Grandmaison--Marcel-Vaisbro.jpgJean Paul Schoemaecker, Luc de Grandmaison, Marcel Vaisbroit du FFM, et Hervé Emonides de la SEMAFF Les-skippers-et-l-equipe-du-comite-martiniquais-du-touris.jpgLes skippers et l'équipe du comité martiniquais du tourismeLuc-de-Grandmaison-et-Marie-Lyne-Toussaint--photo--A--JOCKS.jpgLuc de Grandmaison, conseiller municipal de Fort-de-France et délégué ville-mer, et Marie-Lyne ToussaintJacques-Bajal-et-Philippe-Valny-president-du-yacht-club-de.jpgJacques Bajal et Philippe Valny, président du yacht-club de Fort-de-France

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 07:56

Les Domiens gardent leur avantage fiscal

« Je m’élève contre cet amendement ! » Daniel Marsin, sénateur guadeloupéen RDSE (Gauche moderne) est monté au créneau contre un amendement proposé  par le rapporteur général de la commission des finances, Philippe Marini (Oise, UMP). Ce dernier souhaitait donner un « coup de rabot » de 10 % à l’abattement de 30% dont bénéficient les contribuables de la Réunion, la Martinique et la Guadeloupe, et de 40% pour ceux de la Guyane. « On ne peut remettre en cause d’un coup de rabot, subrepticement, un dimanche soir, à la nuit tombée, une disposition vieille de 50 ans en faveur des ressortissants des Départements d’Outre-mer », a poursuivi le sénateur de Guadeloupe. En définitive, cet amendement, a été repoussé, laissant aux contribuables de la Réunion, la Martinique, la Guyane et la Guadeloupe le bénéfice de l’abattement de 30 ou de 40% lors du calcul de leur impôt sur le revenu.

FXG (agence de presse GHM)

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 07:52

Suzanne Dracius reçoit le prix de la Société des poètes français

dracius-et-desnel.jpgSuzanne Dracius, la poétesse martiniquaise, égérie des éditions Desnel, recevra samedi 18 décembre à 10 h 30 à Paris, le prix de la fondation Jacques Raphaël Leygues 2010 pour l’ensemble de son oeuvre. Née le 21 août 1951 à Fort-de-France, elle devient professeur de lettres classiques (français, latin, grec) à l’issue de ses études à la Sorbonne. Elle a enseigné à Paris, à l’Université Antilles-Guyane et aux États-Unis à l’université de Géorgie et à l’université de l'Ohio en tant que visiting professor. Elle a publié, entre autres : L’autre qui danse (Seghers, 1989 ; éditions du Rocher, 2007) ; Rue Monte au ciel (Desnel, 2003) ; « Montagne de feu » et « La Virago », in Diversité : La Nouvelle Francophone (Houghton-Mifflin, 2000, deuxième édition) ; De sueur, de sucre et de sang, (Le Serpent à Plumes - collectif n° 15, 1992 ; au format de poche, 1995). En poésie, on lui doit Prosopopées urbaines (un collectif qu’elle a coordonné chez Desnel, 2006) ; Hurricane, cris d’Insulaires (collectif chez Desnel, 2005), Prix Fètkann Mémoire du Sud/mémoire de l’humanité ; Negzagonal et Moun le Sid (version créole et version française), Éditions de Traditions et Parlers populaires de Wallonie-Bruxelles, MicRomania (coll.) n° 3, 1992 ; n° 5, 1993 ; Exquise déréliction métisse, Desnel, 2008 ; et encore Pour Haïti (Collectif chez Desnel, 2010).

En théâtre, elle a publié Lumina Sophie dite Surprise, fabulodrame, Desnel, 2005.

FXG

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 07:41

Couv-Vigne.jpgNé à Montpellier en 1859 et décédé à Octon en 1943, le médecin, écrivain et homme politique, Paul Vigné dit Vigné d'Octon, a été sans doute le premier pourfendeur de la colonisation française. Son œuvre littéraire et sa carrière politique ont dénoncé sans relâche les crimes  et les pertes humaines qui ont accompagné l’entreprise coloniale. Marie-Joëlle Rupp qui a déjà consacré deux ouvrages à des acteurs de la décolonisation (Vinci soit-il, édition Le temps des cerises, et Serge Michel, un libertaire dans la décolonisation, chez Ibis presse) signe une biographie de Paul Vigné d’Octon, saluée par un prix de l’académie des sciences morales et politiques, le prix Paul Vigné d’Octon 2010 ! Interview de Marie-Joelle Rupp, auteur de Vigné d’Octon, un utopiste contre les crimes de la République (Ibis press)

« Sa dénonciation du sort des colonisés l’inscrit dans la lignée de Césaire »

Dans sa préface, Jean Lacouture n’hésite pas à parler de Paul Vigné d’Octon comme d’un précurseur de Césaire, et le président Algérien, Abdelaziiz Bouteflika, comme d’un précurseur de Frantz Fanon. N’est-ce pas surdimensionné ?

Rupp.jpgNon pas du tout parce que Paul Vigné d’Octon a mis en évidence cet aspect pervers de la colonisation qui allait tout autant agir sur le colonisé que sur le colonisateur. Et on retrouve cette idée chez Césaire. C’est bien Paul Vigné d’Octon qui l’a mise en avant dans ses écrits.

A quelle époque sommes-nous quand il dénonce la colonisation et comment le fait-il ?

Jeune médecin de la navale, il est envoyé en Afrique vers 1885 et  il découvre les massacres des populations dites indigènes. En humaniste qu’il était déjà, il est absolument horrifié et il n’aura de cesse, de retour en France, de dénoncer les exactions du pouvoir colonial, de l'armée et de ses supplétifs, d’abord par la plume, dans des romans coloniaux, puis par la politique. Elu en 1893, député de l’Hérault contre Paul Leroy-Beaulieu, le théoricien de la colonisation, il prendra la Chambre pour tribune.

Il a vécu auparavant trois ans aux Antilles… Cela l’a-t-il aussi influencé ?

Lors de son passage pour les Antilles, sur le paquebot Washington, vers 1880, il voyage avec Schoelcher, alors âgé de 77 ans. C’est une rencontre marquante et succulente qui va fortement influencer Vigné d’Octon. Schoelcher parle très facilement de son passé de lutte abolitionniste mais aussi de ses luttes pour le triomphe des idéaux républicains. Schoelcher disait : « Nous voulons la République en France, nous la voulons de même aux colonies… » Nous ne sommes pas encore dans l’anti-colonialisme mais dans l’humanisme colonial qui vise à défendre le droit de ceux qu’on appelait indigènes au même titre que les nationaux. Mais sans dénoncer encore les exactions de la conquête. Paul Vigné écrit : « Si douze ans plus tard, je me fis à la Chambre et dans mes livres le défenseur âpre et parfois violent des indigènes persécutés et tourmentés, si, depuis près de 40 ans, par ma plume et par mes paroles, je lutte pour que, sur notre immense empire colonial, se lève enfin l’aurore de la bonté et de la justice, c’est à Victor Schoelcher que j’en dois l’inspiration. »

Il est donc Schoelchériste. En quoi, est-il un précurseur de Césaire ?

S’il est considéré comme l’un des précurseurs de l’anticolonialisme, il y a fait l’objet, dans les années 1970, d’une polémique. l'historien Henri Brunschwig affirme que l’anticolonialisme n’existait pas, que c’était un humanisme colonial à la Schoelcher. En revanche, Jean Suret-Canale, l'autre historien qui défend Vigné d’Octon, dit que c’est sa façon de s’inscrire dans la dénonciation des abus du pouvoir colonial et du sort fait aux colonisés qui l’inscrit dans cette lignée.

Alors comment expliquer qu’il ait été oublié ?

Ses œuvres ont été rachetées en masse parce qu’elles dérangeaient. On a cambriolé son appartement pour essayer de trouver des documents compromettants… Encore des pratiques que l’on connaît (sourires) ! On a essayé de le faire taire par tous les moyens et il est resté dans l’oubli…

Jusqu’au jour où vous êtes tombée dessus…

Encore faut-il que les temps s’y prête ! Souvenez-vous de la polémique autour de la loi sur la colonisation positive, du discours de Toulon du président Sarkozy, celui de Ségolène Royal sur la repentance… Nous sommes au cœur de cette histoire-là aujourd’hui.

Que retient-on de cet homme, finalement ?

Il était la voix des sans voix.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)Rupp-et-pdt-academie-sc-morales-et-politiques.jpg

Marie-Joelle Rupp recevant le prix Vigné d'Octon, des mains du président de l'académie des sciences morales et politiques, Jean Mesnard (Photos : ASMP/ Brigitte Aymann)

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 07:40

« Le Noël des artistes » à la Chapelle des Lombards
Le-Noel-des-Artistes.jpgUne entrée à 10 euros et un cachet à 1 euro pour les artistes invités. Ce « Noël des artistes » réunit le 18 décembre prochain, à la Chapelle des Lombards, à Paris, des artistes qui se
prêteront au jeu de Noel pour le public parisien qui ne pourra pas rentrer au
pays en fin d'année… Le show case live  débute à 20 h 30 avec William Baldé, Kennedy, Lylah (des Déesses), Warren, Thayna et Lorenz, Tina, Laurie Jam et Damogueez. Un live assuré par le groupe Excel Groove. Public limité à la jauge de la salle qui ne peut accueillir que 300 personnes ; et tirage au sort « ambiancé » par les artistes qui permettra au public de repartir avec  deux allers-retours Paris-Fort de France sur Air Caraïbes,
quatre entrées pour le parc Astérix (il faut sans doute y voir là un hommage à Henri Salvador chantant Nos ancêtres les Gaulois !), et quelques autres gadgets.


Samedi 18 décembre à la Chapelle des lombards - 19 rue de Lappe - Paris 11 - M°Bastille - Tél : 01.43.57.24.24 -

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 10:46

L’affaire des mutuelles de Guadeloupe revient devant la justice

Freddy Brillon, avocat du comité régional de défense des mutuelles de Guadeloupe, continue de se battre contre ce qu’il appelle « la liquidation en masse du tissu mutualiste guadeloupéen » et a saisi le doyen des juges d’instruction de Paris.

Jean-Pierre-Feigna--son-avocat--et-Me-Freddy-Brillon.jpgSelon le comité régional de défense des mutuelles de la Guadeloupe, les mutuelles ont été victimes d’un plan orchestré par l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (l’ACAM, présidée par M. Jurgensen) et exécuté par leur mandataire, Philippe Borgat. « Un plan destiné à éliminer les petits acteurs mutualistes régionaux au profit de trois ou quatre grands groupes nationaux… Peut-on encore avoir une économie sociale et solidaire ? » C’est toute la question posée par l’action judiciaire entreprise depuis trois mois auprès du doyen des juges d’instruction de Paris saisi d’une plainte avec constitution de partie civile. Une thèse dont l’ACAM ne se cache même pas, puisqu’un de ses membres regrettait il y a peu de temps, devant Jean-Louis Span, ancien président de la mutuelle générale des fonctionnaires et président de l’association diversité et proximité mutualiste, qu’il restât encore quelques 850 mutuelles ! Selon la défense des 51 mutuelles guadeloupéennes qui ont échappé au cyclonage, l’ACAM a profité de la restructuration des mutuelles en Union et leur mise aux normes européennes pour faire le ménage. Début 2005, l’UDMG (soit 90 mutuelles) qui accuse un fort passif est placée sous administration provisoire par l’ACAM qui mandate Philippe Borgat. En deux mois, ce dernier indique à l’ACAM qu’il a établi le bilan des 90 mutuelles et obtient la confusion de leurs patrimoines sans distinguer la situation des unes et des autres. La juridiction décide ensuite de liquider l’ensemble de la mutualité guadeloupéenne. « Non seulement, chaque mutuelle avait son agrément (seule l’UDMG attendait le sien), elles n’étaient pas en état de cessation de paiement, mais encore elles disposaient d’un patrimoine immobilier important et de 200 000 sociétaires », dénonce Me Brillon. Mandaté par le Conseil régional, ce dernier conduit pendant 18 mois un audit et conclut à l’illégalité de la liquidation, mais aussi de l’administration provisoire de M. Borgat.

657 millions d’€ évaporés

Freddy-Brillon.jpgDeux arrêts, l’un du Conseil d’Etat (30 mars 2007), l’autre de la cour d’appel de Basse-Terre (7 mai 2007), annulent respectivement la nomination de M. Borgat comme administrateur provisoire de l’UDMG, et la liquidation d’une mutuelle, cele du Sacré-Cœur dirigée par Germaine Chicot-Marcin. L’ACAM a alors demandé à l’administrateur provisoire d’entamer une nouvelle liquidation judiciaire… Après avoir, en 2009, vu une première plainte classée sans suite par le parquet, Me Brillon a saisi le doyen des juges d’instruction de Paris, Roger Leloir, il y a quelque trois mois. L’objet de la plainte : détournement de fonds et dissipation de patrimoine. « 657 millions d’€ d’actifs ont été dissipés, dénonce l’avocat. Que sont devenus ces biens immobiliers ? Que sont devenues les créances de la CMU et de la Sécurité sociale ? » Car Philippe Borgat a passé une convention de renonciation de créances avec les organismes sociaux, facilitée par un décret de Dominique de Villepin, alors Premier ministre... Entendu sur ces créances abandonnées et ce patrimoine disparu par la brigade économique et financière de Paris, dans le cadre la première plainte, M. Borgat aurait déclaré à l’enquêteur : « Vous n’avez pas de preuve… » Mais pour Me Brillon, « l’ACAM et l’administrateur ne peuvent justifier de l’endroit, du compte, de la comptabilité, de là où se trouve l’ensemble de ces actifs ». Au final, le comité régional de défense des mutuelles de la Guadeloupe reproche à Philippe Borgat d’avoir appliqué à la mutualité guadeloupéenne les règles de l’assurance, au profit de cette dernière. Et si c’est bien ce que prévoyait la nouvelle loi régissant les mutuelles, pas mal de cotisants exclus du système mutualiste ont été repris par des sociétés d’assurance privées comme Assinco-Caraïbes, AXA ou encore Malakoff Médéric.

FXG (agence de presse GHM)

 


La situation en Martinique

 

Quelque mois avant que cet ouragan ne vienne mettre fin à l’aventure mutualiste guadeloupéenne, une tentative similaire a eu lieu en Martinique. Mais là, une solution a été trouvée car le député Almont a demandé au ministre de la Santé et des Affaires sociales de demander à l’ancienne ACAM d’accorder un délai d’un an aux 15 mutuelles martiniquaises pour se mettre aux nouvelles normes. Le même moratoire avait été vainement demandé pour les mutuelles de Guadeloupe.


La mutualité française

La Mutualité Française rassemble 700 mutuelles santé qui protègent 38 millions de personnes. Les mutuelles sont des organismes à but non lucratif. Elles font vivre un système de solidarité, d'entraide et de prévoyance. Elles combattent l'exclusion et la discrimination.


Un cas similaire dans l’Hexagone

La mésaventure des mutuelles de Guadeloupe serait-elle en train d’être vécue par Landes Mutualité ? Cette mutuelle du Sud-ouest de la France, forte de 115 000 adhérents, avaient arrêté ses comptes fin 2008 avec 30 millions de capitaux propres. Forte de sa croissance, elle a choisi de s’unir avec une mutuelle étudiante, Vittavi (ex-SMESO). Or, Vittavi connaît des difficultés qui conduisent l’ACAM à la placer sous administration provisoire. « En raison de cette union, nous avons aussi été placés sous administration provisoire, dénonce le président de Landes mutualité, Jean-Pierre Feigna, et très vite, c’est Landes mutualité et non plus Vittavi qui est devenu le canard boiteux. » Les comptes 2009 accusent alors un déficit de 35 millions d’€… L’administrateur provisoire aurait révoqué les délégués de Landes Mutualité au sein de l’union mutualiste et voté à leur place la reprise de l’ensemble par une entité plus grosse. « C’est une tentative de mainmise sur la mutualité régionale avec comme cheval de Troie, Vittavi », conclut le cabinet Astrée, défenseur du président Feigna…

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 10:37

Claude Lise récompensé pour son action au Département

Michel Mercier n'est pas venu au Sénat, mercredi dernier, et pour cause, quand il accepté la presidence du jury du prix Territoria 2010, il etait encore ministre de l'Espace rural et de l'Aménagemant du territoire, la perspective est différente aujourd'hui qu'il est garde des Sceaux. C 'est donc Alain Gournac, president de l'observatoire national de l'innovation, et Marie Chirstine Jung, délégué générale, qui ont remis les prix Territoria 2010 dans le salons  de l'hôtel de Bofrand, sous les bons auspices de la présidence du Sénat.
Deux Territoria  récompense la Martinique. Le Territoria d'or de l'aménagement et de l'urbanisme est décerné pour la réalisation de digues de protection contre les houles cycloniques. Pour réaliser plus de travaux avec moins de moyens, les services techniques du département ont réalisé des blocs de protection du littoral plus faciles à mettre en place, 20% moins cher et moins dangereux pour les marins que les blocs artificiels existant. Ils en ont protégé la propriété intellectuelle et industrielle. Cette technique devrait être transmise aux autres iles des petites Antilles dans le cadre du développement des échanges et de la coopération caribéenne.
Encore pour la Martinique Le Territoria de Bronze, dans la section Services aux personnes, pour la mise en oeuvre par le département des rendez-vous du mardi, une action d'animation, de prévention et de sensibilisation aux problematiques du vieillissement et des informations en direction des  personnes agées et de leur entourage, pour enrichir leur vie sociale et conribuer au maintien du lien local.

RDG

TERRITORIA-OR.jpg

 Alain Gournac, Claude Lise, Frederique Fanon-Alexandre, directrice générale des services du conseil général de la Martinique, Yves Sidibé, adjoint au directeur genéral et maitre d'oeuvre du projet de protection littorale contre les houles cycloniques, récompensé par le Territoria d'or 2010, section aménagement et urbanisme.

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 16:25

Le révolutionnaire de l’édition est un vieux baroudeur

IMG00022.jpgMartin Jacque, 65 ans, co-fondateur de lediteurenligne.com, a un parcours atypique. Passé par la télé et, il a publié plusieurs ouvrages (roman et BD) avant de renouer avec le théâtre. Depuis septembre, avec l’ouverture de son site Internet, il donne une nouvelle orientation à sa vie. Rencontre. (photo Virgine Dubois)

Vous étiez producteur de Psy show dans les années 1980 ; pourquoi avoir arrêté la télé ?

J’ai arrêté parce qu’on me proposait d’aller sur TF1 et je n’avais pas envie de faire ces programmes. J’avais envisagé de rester sur Antenne 2 où j’aurai même pu remplacer Pascale Breugnot qui était partante. Mais le nouveau pdg, Jean-Claude Héberlé, souhaitait se démarquer de son prédécesseur qui avait marqué la télévision des années 1980. J’ai alors créé une société de production qui a fonctionné pendant 17 ans et j’ai participé à la création de nombreuses émissions… Si j'ai quitté la télévision, c'est qu'elle a beaucoup changé et je ne m'y retrouve plus.

En quoi a-t-elle changé ?

Pour Psy show, Pierre Desgraupes avait libéré 10 millions € pour réaliser trois pilotes. C’est impensable aujourd’hui. Pourtant ces pilotes ont été utiles. Ils nous ont évité d'appeler le SAMU ! Ce qu’on disait à l’antenne était tellement fort que Gillot-Pétré qui animait l'émission est tombé dans les pommes. C'était lle témoignage d’une femme qui a vu sa mère torturée à mort pendant 48 heures. Elle ne l’avait jamais raconté, pas même à son mari.

Quel a été votre itinéraire ?

A l'origine, je suis ingénieur informaticien, mais ce n’était pas ma vocation. Je voulais être acteur, mais mon père, chanteur d’opérette, craignait de voir en moi un concurrent. J’ai fait le conservatoire d’art dramatique en douce… Mon métier d’ingénieur me laissait du temps et j’en profitais pour assister à des mises en scène. Un jour, au théâtre de Chaillot, j'ai profité malgré moi de la maladie d'une assistante suisse, très performante et très belle, irremplaçable... J’ai levé le doigt et le lundi, j’étais l’assistant. J’ai divisé mon salaire par dix ; j’ai donc divorcé ! (rires) C’était un vrai choix. Ma première mise en scène a très bien marché, et par la suite, j’ai eu une proposition pour la télé et c'est là que tout a basculé. La télé c’était de l’opportunisme.

Et  la BD ?

Là aussi, j'ai saisi une opportunité. On m'a demandé d'adapter l'un de mes romans. Mon premier éditeur a été racheté et a cessé de publier des BD; le second a changé de directeur avant la sortie du deuxième album et a changé de ligne éditoriale. Au lieu des neuf prévues, ma série s'est limitée à trois épisodes. L'expérience a été peu satisfaisante.

Vous passez d’un genre à l’autre comme vous changez de nom !

Mon vrai nom est Jacques Martin. C’était difficilement portable à Antenne 2 où mon bureau était voisin de celui de l’animateur Jacques Martin. J’ai même reçu une fois son bulletin de paie et lui le mien… Il n’a pas été content ! Il y avait plein de zéros... Alors, j’ai pris le nom de Jacques-René Martin, René comme mon père. Mais les gens se trompaient, me donnait du Jacques-Henri… C’était infernal. En 2008, j’en ai eu assez de tous ces problèmes d’identité et j’ai repris mon nom et mon prénom en les inversant et en enlevant le S à Jacques car je suis unique. Je suis maintenant bien identifié dans le théâtre comme Martin Jacque.

Informatique, télé, théâtre, BD et maintenant une start up dans l’édition. Après quoi courez-vous ?

On a l’impression que je fais des choses différentes, mais non. Je suis un raconteur d’histoires et ce sont les outils qui changent. Avec L’éditeur en ligne, j’ai joint deux expériences : l’informatique et la création.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 


Edition, librairie et lecture numériques

Lediteurenligne.com relève le challenge de l’écrit dans le cadre de la révolution numérique. La volonté de cet éditeur est de changer le circuit de la vente de livres. « Le modèle traditionnel coûte cher aux éditeurs et les retours de stocks provoquent beaucoup de faillites, explique Martin Jacque. Notre système évite les stocks par la commande via internet. » Pour le moment, les frais sont plus importants que les recettes. « Ca risque de durer deux ans, le temps que la France entre dans la lecture numérique. » Pour l’heure, il publie en parallèle en numérique et en papier. Aux Etats-Unis, le marché du numérique a grimpé de 3, 7 et 20 % dans les trois dernières années. Si amazon.com, Fnac.com ou Numilog (hachette) sont des concurrents, il voit d’abord en eux des partenaires, des diffuseurs indispensables à la visibilité des ouvrages. La FNAC prend 35 % sur le prix d’un livre numérique. Mais L’éditeur en ligne se fait un point d’honneur à ne pas reverser à ses auteurs moins de 10 % contre une fourchette de 6 à 10 % dans l’édition papier.

 


La philosophie de lediteurenligne.com

«  Nous choisissons ce qui nous plaît, du théâtre et de la littérature générale. Nous publions aussi bien des romans exigeants comme La maison des Antès d’Anne Michel, que des romans populaires comme mon M. Charles. Notre programmation est prête jusqu’au mois de mai avec deux livres par mois (sauf décembre et août). Nous sortirons entre autres un autre livre d’Anne Michel, mais cette fois en français et en anglais et nous avons le projet de sortir d’autres éditions multilingues avec l’espagnol et le portugais pour profiter du côté mondial d’Internet. »

 


Son œuvre

Outre Psy Show dont il est co-concepteur pour la télévision, Martin Jacque a coréalisé le documentaire L’identité de mon corps : être transsexuel, lauréat du Prix Italia de la télévision en 1983. Il a publié plusieurs BD, dont Le Secret du temple de Salomon (Albin Michel) et la série des trois Casse-Pierre (Glénat). Chez Démos, il a publié un livre pratique : Prendre la parole en public (réédité en 2009), un roman (M. Charles, l’Editeur en ligne) et écrit plusieurs pièces de théâtre dont L’Appartement, John et Pandora dont il prépare les mises en scène. Maya Simon (la petite-fille de Michel Simon) a acheté les droits de John et Pandora pour le cinéma.

 

 

 

 

 

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 02:07

« J’ai gagné mais je ne suis pas content »

mormeck.jpegAvec deux arbitres en sa faveur et le troisième en faveur de l’Ouzbek, Jean-Marc Mormeck l’emporte aux points à l’issue de douze rounds qui laissent au Guadeloupéen un goût amer. Ce n’est pas le combat qu’il voulait mener. IMG00170-20101202-2227.jpgTimur Ibragimov, avec un jeu tout en appui, tout en corps à corps, n’a pas permis à Jean-Marc Mormeck de développer le sien, de développer son allonge ! « Truqueur », le jeu de l’Ouzbek lui a donné l’impression parfois d’être « naïf » même si physiquement Mormeck se sentait prêt et l’a manifestement été. Timur Ibragimov n’a pas été l’adversaire qu’il attendait… Et pourtant, Jean-Marc a travaillé efficacement pendant ses trois mois de préparation. « Physiquement, j’étais prêt et j’ai retrouvé le frisson, mais maintenant, il faut que je trouve d’autres sparring partners. » Alors que tout le monde l’interroge sur le défi 3, la prochaine étape avant la ceinture mondiale, il reste bloqué sur cette victoire : « J’ai emporté la décision… J’ai gagné mais je ne suis pas content. » Alors pas question de poursuivre la même stratégie. Bien sûr, il va continuer l’entraînement  et pendant trois mois, il va falloir qu’il travaille encore. « On va changer de stratégie, d’entraîneur et de sparring partner. » A l’issue du combat, c’est sur ce point qu’il ne cessait de revenir, avec insistance : « Trouver d’autres sparring partners. » Alors ce défi 3, pourrait-il avoir lieu en France ? « Tout est possible », lâche-t-il laconiquement même si la présence du promoteur américain Jo La Guardia oriente les regards vers les côtes occidentales de l’Atlantique. IMG00182-20101202-2257.jpgLa présence, hier soir dans la halle Georges-Carpentier, parmi le public de Serge Létchimy, président du conseil régional de Martinique et celle de Jacques Gillot, président du conseil général de la Guadeloupe l’a touché. « Depuis mes débuts, la Guadeloupe a toujours été à mes côtés et la Martinique a toujours su me faire passer ses messages de soutien. » Mais quand on lui demande s’il envisage un combat au pays, il balaye l’idée : « On ne peut pas tout faire en même temps. »

FXG (agence de presse GHM)


Jacques Gillot

 

« C’était un beau combat. Jean-Marc Mormeck a dominé même si l’autre était très vicieux. On a vu qu’Ibragimov était un boxeur expérimenté lorsqu’il collait Jean-Marc. Mormeck a très bien déjoué ça. Il a su le travailler au corps. Ca augure de très bonnes choses pour Jean-Marc Mormeck. »

 


Serge Létchimy

« Il est coriace Timur Ibragimov, un peu tricheur mais il a joué son jeu. Tenir, s’appuyer, c’est aussi de la boxe. On a vu un excellent Mormeck qui a retrouvé toute sa robustesse et une grande précision au combat. Je pensais qu’il aurait décroché une décision à l’unanimité… Mormeck est un boxeur, un combattant et un homme équilibré qui mène un combat pour la boxe et pour la jeunesse. »

 

 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 07:56

Les prix DiasPaura remis le 2 décembre

Edouard-Glissant-Toma-2.jpgLes prix DiaspAura récompensent les initiatives professionnelles, associatives, artistiques ou littéraires et encore toute personnalité ayant concouru à la valorisation et à la compréhension des diasporas vivant en France. Ces prix honorent ceux qui « contribuent à l’aura positive des diasporas et de leurs cultures et seront remis le 2 décembre en soirée à l’hôtel de Sers dans le 16e arrondissement. Cette année, sont récompensés dans la catégorie Solidarité et Intégration, Edouard Glissant pour son Institut du Tout Monde, et le Drépaction. Notons que la RATP a le second prix pour la catégorie économie car elle est la première entreprise publique à ouvrir ses emplois aux étrangers, que la revue Respect magazine a un premier prix dans la catégorie Jeunesse et éducation ou encore que le spectacle Tismée décroche un premier prix dans la catégorie Art et Culture. Enfin, l’auteur, Marie N’Diaye a le prix de la personnalité de l’année pour son œuvre, Trois femmes puissantes.

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