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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 06:18

Maximin révèle les contours de l’année de l’Outre-mer au Sénat

Daniel Maximin, commissaire de l’année des Outre-mer en France a été auditionné, hier soir, par la mission sénatoriale de l’Outre-mer.

maximin1.jpg« Ce sera une année pour affirmer aux cousins de métropole que l’outre-mer est présent » ou encore « une manifestation culturelle pour montrer que nos cultures ne sont pas étrangères mais métisses. » Après un très long préliminaire sur la philosophe de son travail de commissaire de l’année des outre-mer, Daniel Maximin a enfin fini par lâcher quelques informations sur les festivités qui célébreront l’outre-mer en France en 2011, tout en précisant que « 2011 ne s’arrêtera pas en 2011 ». D’abord le budget : 4 millions d’euros « qui seront un levier pour demander aux villes et aux institutions de mettre au programme de leurs actions de l’outre-mer en 2011 », a précisé Daniel Maximin rappelant que dès qu’il s’agit d’outre-mer, « on s’entend répondre : trop loin, trop cher ». La première action aura lieu le 9 février au Sénat avec un colloque sur les questions institutionnelles. « Ces questions manifestent de la diversité des outre-mer. » Mars débutera avec le Printemps des poètes. Cette année, ses organisateurs ont décidé d’inaugurer ce festival, le 7 mars, par une journée dédiée à la seule poésie ultramarine. « 300 comédiens seront lâchés dans les rues de Paris depuis le métro Auber et diront publiquement des poèmes d’outre-mer. » D’autres villes de province qui participent au Printemps des poètes procèderont de même. « A l’issue, nous publierons une anthologie de la poésie d’outre-mer. » Puis ce sera le Salon du livre. Comme chaque année, l’Outre-mer aura son stand, mais le commissaire Maximin a sollicité tous les éditeurs hexagonaux afin qu’ils mettent en valeur leurs publications consacrées à l’outre-mer. Il est encore question que la galerie du Grand-Palais accueille une exposition consacrée à Aimé Césaire et Wilfredo Lam. « C’est encore off, car rien n’est encore signé. »

Des festivals ouverts aux outre-mer

maximin2.jpgTous les festivals de France ont aussi été sollicités pour faire une place à nos cultures ultramarines. Ainsi le festival Banlieue bleue, au mois de mars, s’ouvrira et se clôturera par une commande passée au saxophoniste guadeloupéen, Jacques Schwarz-Bart et à des musiciens haïtiens de New York. D’autres festivals, telle les Francofolies, Musiques métisses, Jazz à la Villette, le festival de jazz d’Ile de France, les nuits de Fourvières à Lyon prendront une dimension ultramarine en invitant les régions et pays d’outre-mer…  Pour la Nuit des musées, chacun  a été invité à rechercher dans es collections des pièces se rapportant à l’outre-mer… Bordeaux qui a une tradition carnavalesque recevra des groupes des Antilles et de Guyane (tout comme le carnaval de Paris en juillet). En avril, le jardin d’acclimatation s’ouvrira aux territoires d’outre-mer pour représenter l’excellence de l’outre-mer, « là où l’outre-mer peut être pilote ». 400 000 visiteurs sont attendus. En juin, l’orangerie du Sénat accueillera une exposition de la fondation Clément sur les arts plastiques contemporains des quatre DOM, puis, c’est le kiosque du jardin du Luxembourg qui sera dédié à l’outre-mer pour la fête de la musique. La Nouvelle-Calédonie profitera de ce mois de juin pour présenter la région Pacifique en amont des jeux sportifs du Pacifique. maximin3.jpgEn septembre, le musée Daper à Paris, accueillera une grande exposition anthropologique, Carnaval et mascarade. Elle se prolongera jusqu’en juillet 2012. Le Tarmac de la Villette qui se consacre aux théâtres du monde, va déménager au Théâtre de l’Est parisien et va s’ouvrir au théâtre d’outre-mer sous le titre provisoire d’Outre-merveille. Pendant trois ans, de 2011 à 2013, il va charger un metteur en scène russe au service du théâtre d’Aimé Césaire. La liste n’est pas exhaustive. Ainsi, a été évoquée une rencontre avec le directeur de l’opéra de Paris qui songerait à rendre un hommage à la cantatrice martiniquaise Christiane Eda-Pierre et toutes les programmations des festivals d’été sensées s’ouvrir à nos cultures ultramarines. « On va montrer comment on est spécifique à l’intérieur d'une ressemblance. »

FXG (agence de presse GHM)

 


Des manifestations dans les outre-mer

La Guyane accueillera à la fin 2011 les états généraux des langues de l’Outre-mer, permettant un rapprochement inédit entre Polynésiens, Kanaks ou encore Amérindiens. A Fort-de-France aura lieu une exposition des archives de la Guadeloupe et de la Guyane au XIXe siècle…

 


LES DRAC

Les directions régionales des affaires culturelles d’outre-mer ont été dotées d’une somme complémentaire même si, a admis Daniel Maximin, « ce ne sera pas une année de cocagne ; ce sera notamment difficile pour le théâtre ».

 


LE CNL

Le Centre national des livres a doublé ses crédits pour l’outre-mer. « Dans les trois ans, il faut une action forte pour les librairies, les bibliothèques et la diffusion des livres mais surtout, il entend aider à rééditer les œuvres épuisées de grands auteurs ultra-marins tel le Martiniquais Vincent Placoly ou le Guadeloupéen Sony Rupaire…

 


La presse départementale

Le syndicat de la presse quotidienne départementale s’est associée à l’année des outre-mer en France et va relayer l’ensemble des événements dans les départements et apporter sa contribution tout au long de l’année  en lançant ses lecteurs sur les traces ultra-marines existant dans leur secteur.

 


Ils ont dit

Jean-Paul Virapoulé, Réunion

« Le commissaire a parlé d’art et d’émotion et il a suscité une émotion chez nous.’

Serge Larcher, Martinique

« La commission s’étonnait de ne rien encore savoir à un mois de la fin de l’année. Nous voilà rassurés. »

Georges Patient, Guyane, a présenté la cérémonie de la forêt mémoire en Bourgogne qui doit rendre hommage aux 170 esclaves de Mana affranchis par Anne-Marie Javouhey et s’est demandé comment l’associer au programme des festivité. « C’est un dossier cofinancé », lui a répondu Daniel Maximin.

Richard Tuhiva, Polynésie française

« On était dubitatif et de voir comment on se positionne, on est rassuré. La Polynésie a posé la candidature pour inscrire deux sites au patrimoine de l’UNESCO dont ls Marquises, j’espère que cette année pourra mettre ces sites en valeur et contribuer à la réussite de cette année. »

Gélita Hoareau, Réunion : « Personne ne sait quoi faire, à qui s’adresser. On ne sait quel est l’interlocuteur, l’intermédiaire. Nous recevons des demandes d’artistes. Comment faire s’ils veulent participer ? » Réponse du commissaire : « Nous n’avons pas de baguette magique pour faire inviter tel ou tel. C’est ce qui se passe dans la viue courante qu’il faut faire voir. On peut aider à faire venir des gens, mais la labellisation est naturelle pour ceux qui portent ces choses-là. »

 


Ils n'ont rien dit

Claude Lise, Martinique, Bruno Magras, Saint-Barthélemy n'ont pas fait de commentaires. Jacques Gillot et Lucette Michaux-chevry, Guadeloupe, sont partis avant la fin de l'exposé.

 

 

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 18:37

 

Caroline Cornu rejoint l’AFD

Caroline-Cornu.jpgAncienne chargée de mission communication et attachée de presse de Christian Estrosi au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer (de juin 2007 à janvier 2008), Caroline Cornu vient d’être nommée conseillère auprès du directeur général de l’Agence française de développement, Dov Zerah (lui-même nommé le 2 juin dernier à ce poste). Elle occupera les fonctions de directrice de la communication, des relations institutionnelles, partenariats et ONG ; elle succède à périmètre égal à Jérôme Peyrat, ancien conseiller à la présidence de la République. Elle quitte donc l’Elysée où, depuis janvier 2008, elle était chargée de mission auprès du conseiller spécial du président de la République, Henri Guaino, mais aussi chef de cabinet pour la mise en œuvre du projet de l’Union pour la Méditerranée. Elle avait ensuite été nommée adjointe au chef de la Mission interministérielle pour l’Union  pour la Méditerranée avant de devenir en juillet dernier secrétaire générale de cette mission. Caroline Cornu, âgée de seulement 30 ans, est diplômée de Sciences politiques (Aix en Provence), de l’Institut de l’école pratique des hautes études et de l’institut politique catholique de Paris. Elle a débuté sa carrière comme assistante parlementaire de Didier Quentin, député de la Charente-Maritime, puis comme chargée de mission à l’intergroupe parlementaire de l’Outre-mer avant de rejoindre la rue Oudinot. Caroline Cornu prendra ses fonctions à l’AFD courant décembre.

FXG (agence de presse GHM)

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 18:26

Solid’air Caraïbes récolte 14 500 € pour un orphelinat de Cap Haïtiensolidair-photo-jmgrippon.jpg

La salle de la Canopée à Vanves était pleine, jeudi dernier, pour la soirée de prestige. (Photos : JM Grippon)

Depuis mai 2009, des personnels de la compagnie aérienne Air Caraïbes se sont lancés dans l’action humanitaire au bénéfice d’Haïti sous la houlette de Marie-Claire Roux (directrice qualité de la compagnie). Leur association Solid’air Caraïbes agit au profit d’un orphelinat à Cap Haïtien qui accueille aujourd’hui plus de cent enfants. La semaine dernière, Solid’air Caraïbes organisait, à Vanves (92), une soirée de prestige dans le but de financer la construction d’une ferme pour cet orphelinat. « Nous avons la possibilité de disposer d’un terrain de 5 000 m2, mais la construction du mur d’enceinte coûte 17 000 € », explique Marie-Claire Roux. Grâce aux bonnes volontés, le résultat de cette soirée de prestige (qui a accueilli quelque 100 convives, a été à la hauteur des espérances en permettant de récolter 14 500 € de bénéfice net. Un tiers des invités est venu, les deux autres ont envoyé des dons. Peu avant, le président de la Compagnie Air Caraïbes téléphonait pour dire qu’il faisait un don de 5 000 € ! Et pour rehausser l’éclat de la soirée, pas mal d’artistes n’ont pas ménagé leur temps en acceptant d’être les parrains : Jacob Desvarieux, Jocelyne Béroard, Jean-Claude Naimro, Jean-Philippe Marthély de Kassav, Sylviane Cédia et la plasticienne saintoise, Martine Cotten. Philipppe Lavil, président de l’association Enfants bonheur et le chanteur haïtien Akrek ont honoré Solid’air Caraïbes de leur présence. Pour animer la soirée, Jean-Marc Thibaudier de Guadeloupe 1re a aussi fait le déplacement gracieusement. La mairie de Vanves a prêté la salle de la Panopée, Jean-Marc Floro, le traiteur de Tropic Diffusion, a mis sa prestation à prix coûtant, tout comme l’Intermarché du coin qui a accepté de céder les boissons, lui aussi, à prix coûtant. Solid’air Caraïbes escompte réaliser la ferme d’ici six mois.

FXG (agence de presse GHM)


En imagesThibaudier-Naimro-Beroard-Roux--photo-JM-Grippon-.jpgJean-Marc Thibaudier de Guadeloupe 1re, Jean-Claude Naimro et Jocelyne Beroard de Kassav, et Marie-Claire Roux de Solid'air Caraïbes.Cedia-Kassav.jpgSylviane Cédia, Jacob Desvarieux, Marie-Claire Roux, la soeur de Jocelyne, Marie-Claire Roux et Jocelyne Beroard.JC-Naimro-MCRoux.jpgJean-Claude Naimro et Marie-Claire RouxDisque-d-or-Kassav-a-MCRoux.jpgKassav remet le disque d'or de swes trente ans à l'équipe de Solid'air Caraïbes.

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 06:46

GUEDON-VIGNETTE.jpgLaetitia Guédon sur ARTE

Pour la première fois à la télévision, ARTE propose un rendez-vous théâtral pour le jeune public en offrant une collection de pièces conçues par de grands metteurs en scène contemporains. L’émission intitulée Pass Pass Théâtre, présentée par Laëtitia Guédon (la fille de feu Henri le Martiniquais), sera à découvrir en famille, le dimanche à 14 heures. Le 12 décembre sera programmé le Pinocchio de Joël Pommerat ; le 19, ce sera Mamie Ouate en Papoâsie (de Joël Jouanneau et Marie-Claire Louvet) ; et le 26 décembre, ce sera le Peter Pan ou le petit garçon qui haïssait les mères (Alexis Moati). L-GUEDON-ASSISE.jpgAvec plus de 70 captations de pièces de théâtre, de danse et d’opéra au catalogue d’Axe sud, Marie-Pierre Bousquet, sa productrice (en charge aussi de Multiscenik sur France Ô), souhaitait donner une dimension originale en s’adressant au jeune public. « Si le spectacle vivant occupe une portion très congrue des programmes télé, le théâtre pour enfants est, lui, carrément absent des petits écrans ! Pourtant sa production est aujourd’hui d’une grande vitalité et d’une exceptionnelle qualité. » ARTE a donc choisi de jouer le jeu du développement de ce nouveau public et a envie de faire partager des créations de qualité qui sont avant tout des spectacles familiaux. Les émissions se prolongent après le spectacle avec de petits documentaires ludiques sur les coulisses de la création : chaque pièce est ainsi l’occasion de découvrir un métier comme celui de designer sonore, de créateur de costumes ou de scénographe.

Agence de presse GHM

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 06:03

Wallès Kotra aux Jeux du Pacifique

Walles-Kotra.jpgNon, Wallès Kotra n’est pas subitement devenu sportif au point d’aller affronter les athlètes océaniens lors des prochains jeux du Pacifique en aoiût 2011, mais dans le nouvel organigramme d’Outre-mer Première et de France Ô, celui qui était naguère directeur de l’information est désormais chargé d’une mission d’organisation pour la captation et la retransmission des jeux du Pacifique en partenariat avec les principales télévisions de la zone Pacifique. Par ailleurs, il reste encore le principal promoteur du Festival international du film océanien (FIFO). Claude Esclatine, directeur délégué d’Outre-mer Première, envisage de faire encore appel à lui pour lui confier d’autres missions.

(Agence de presse GHM)

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 18:53

Sophie Gastrin présente en direct le JT de France 5, C l’info, tous les soirs à 17 h25. Sur France 2, elle est le joker pour le JT de Télématin. Et depuis peu, elle anime Le Mag, une émission de service à destination des Ultra-marins, pour préparer et accompagner les téléspectateurs des outre-mers français à l’arrivée de la TNT. Interview.

Sophie-Gastrin-hauteur--FXG-.jpg« Roselmack à l’antenne ne doit pas être un événement »

Vous présentez depuis peu Le Mag. Pouvez-vous nous expliquer le concept de ce magazine ?

 Le Mag a été conçu pour préparer les téléspectateurs à l’arrivée de la TNT. Ils ont été habitués à RFO qui est un concentré de toutes les chaînes de France Télévisions et, demain, ils auront toutes ces chaînes de façon individuelle et permanente. Tempo va disparaître au profit de plusieurs chaînes, mais pour cela, il faut un équipement, il faut un décodeur. Alors, il y en a qui vont profiter de la situation pour dire aux gens qu’il faut changer leur vieux téléviseur… Ce n’est pas la vérité et c’est à nous de leur dire.

 

Est-ce une émission d’astuces ?

 

Ce n’est pas une émission d’astuces, c’est une émission d’accompagnement. On prend le téléspectateur par la main et on lui explique ce qui va changer, ce qu’il devra faire. On essaie d’apporter des réponses à toutes les questions que l’arrivée de la TNT va soulever.

Gare aux arnaques, notamment ?

 

Gare aux arnaques, effectivement !

Combien de numéros sont-ils prévus ?

 

Je vais enregistrer douze émissions ; deux sont en boîte, deux autres en cours de fabrication… Mais on est très short en timing puisque la TNT arrive le 1er décembre. Les deux premières sont vraiment explicatives sur la TNT et sa réception. On est très pédagogiques. Mais dans les suivantes, on va être dans le concret. On va faire témoigner des gens d’autres régions de France où la TNT est déjà arrivée avec ce que ça a changé pour eux… Il y aura des interviews de directeurs de chaîne, du président de France TV, Remi Pfimlin… Chaque Mag fera douze minutes. La diffusion de ce programme devrait se faire jusqu’au mois de février 2011.

Sophie-Gastrin-largeur-2--fxg-.jpgVous continuez pour autant votre travail à la rédaction de France 2, pour Télématin ou C l’info. C’est encore tout frais ?

 

Je suis arrivée à France Télévisions au mois d’août 2009, en provenance directe de Polynésie. Avant cela, j’étais à la Réunion dont je suis originaire et où je présentais également les journaux télé… Quand je suis arrivée à France 2, j’ai intégré la rédaction et le service culture et société au moment où l’on mettait en place un JT pour France 5 dont on m’a chargée de la présentation.

Le fameux C l’info ?

 

On a fait les numéros zéro et on a tout préparé avec l’ancien rédacteur en chef du 20 heures du week-end de F2 (qui a longtemps travaillé avec Béatrice Schoenberg), générique, décor, formule… Ce JT dure entre 4’30 et 5 minutes maxi, donc ça va vite. Il faut un concentré d’infos, donner du rythme avec des sujets dont on a compris qu’ils ne devaient pas dépasser les 50 secondes. On a fait aussi des tout en images et ça aussi, ça dynamise le JT…

Et c’est la seule case info de France 5…

 

Oui et la formule a été mise en place par France 2 car France 5 n’a pas de rédaction. C’est fabriqué par France 2, dans ses locaux et on le fait depuis sa régie finale. Faut pas le dire, mais je ne suis jamais allé à France 5 ! (Rires…)

Sophie-Gastrin-hauteur-2--fxg-.jpgFrance 5 est une des nouvelles chaînes de la TNT. Que pensez-vous de l’apport de la TNT aux téléspectateurs ?

 

La TNT apporte vraiment beaucoup car c’est une nouvelle offre, c’est une télévision différente. A côté des grosses chaînes comme F2, F3, TF1, M6, on a le choix. Et le téléspectateur, son pouvoir, c’est sa télécommande. Et aujourd’hui, on voit les super audiences de la TNT. Ca veut dire qu’il y a une demande du téléspectateur de voir autre chose que ne proposent pas ces grosses chaînes. Et la chance de France TV, c’est qu’elle a des chaînes sur la TNT avec F5 et F4. Ca enrichit son bouquet comme c’est un enrichissement pour les gens en outre-mer. Ils ont un choix supplémentaire.

Et on vous retrouve aussi sur Télématin…

 

Je présente le journal. C’est la couleur Télématin parce qu’on intègre une émission qui est déjà commencée, qui existe depuis 25 ans et qui est une des meilleures audiences de France 2… Je le fais en remplacement de la présentatrice habituelle, Sophie Lesaint. On appelle ça être joker. C’est un réveil très matinal, à 3 heures, avec une conférence de rédaction à 5 heures et le premier journal est à 6 h 30. C’est très particulier la première fois. Après on s’habitue, mais le corps va mal parce que c’est un horaire très décalé… Mais dès 5 h 30, on est tous très réveillés et dans le jus ! Et ça va vite le matin ; il faut réagir extrêmement vite, envoyer des équipes sur le terrain, aller au maquillage à 6 h 15 même si on n’a pas envie d’être maquillée ! Et quand on a fini vers 9 h 30, et bien ça y est ! On a rempli notre mission et on peut aller faire dodo.

Sophie-Gastrin-largeur--FXG-.jpgEst-ce facile d’arriver à France 2 quand on vient de RFO ? Comment est-on perçu dans la télé parisienne quand on vient d’outre-mer ?

 

Dois-je répondre la vérité ? (Rires…) On arrive un peu comme un extra-terrestre parce que la planète RFO pour dire la vérité, ils ne la connaissent pas. Les gens ne savaient pas qui j’étais… Sauf ceux qui m’ont recrutée. J’ai dû expliquer qui j’étais, d’où je venais, mon parcours… Ils ne connaissent pas la planète RFO car RFO n’est pas visible en France ; elle n’est visible qu’en outre-mer. On parle de nous quand il y a un cyclone, un volcan qui explose, des émeutes ou un sportif champion du monde… En dehors de ça l’outre-mer est assez invisible à l’antenne alors qu’il est très visible dans la rue en France !

Vous rejoignez le bataillon des journalistes ultramarins à la télé, Audrey Pulvar, Harry Roselmack, Memona Hintermann, qui montrent un peu d’outre-mer à la télévision… Vous en avez conscience ?

 

J’avais une grand-mère chinoise, l’autre malgache, un grand-père breton… Je suis blanche, noire, chinoise, tout ça à la fois et ça fait ma richesse. Je ne me sens investie d’aucune mission. Si on nous voit plus, tant mieux, c’est une richesse pour l’antenne et pour la France. Quand on part aux Etats-Unis, on voit les Latinos, les Noirs, les Chinois et c’est quelque chose de naturel. En France, on met un Noir comme Roselmack à l’antenne et c’est un événement. Non, ça ne doit pas être un événement ! On en voit plein dans le métro et pourquoi on ne les verrait pas à l’antenne ? Je ne suis pas dans la revendication, mais je trouve légitime qu’il y ait des Noirs  à la télé, qu’il y ait aussi des Musulmans, des Chinois… Ils sont partout dans la rue !

Propos recueillis par FXG (Agence de presse GHM)

 


Son parcoursSophie-Gastrin-hauteur-3--fxg-.jpg

 

« Je voulais faire ce métier depuis que j’ai 4 ans »

A la Réunion vers 1972, les parents de Sophie avaient la télé. A cette époque, peu de gens avaient la télévision et Sophie la voyait telle une « boîte magique qui déboule dans le salon ». « Un jour, je rentrerai dans cette boîte », a-t-elle déclaré, quand elle avait 4 ans, à sa maman ! Elle s’oriente donc, après un DEUG d’anglais à la Réunion, vers des études de journalisme à Paris. Puis, ce sont les débuts à Paris Première où elle travaille pendant trois ans. Elle y côtoie Yves Dérouville, Pierre-Luc Séguillon, puis Alexandre Michelin. Vers 1991, c’est l’appel de son île et son retour à la Réunion, à RFO où elle commence comme journaliste pigiste. Elle va y rester plus de dix ans, alternant radio et télé, éditions du midi, du soir, du week-end… En 2005, elle rejoint la Polynésie française qu’elle n’a quittée que l’an dernier.

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 10:01

 

Luc de Saint-SerninLe projet éditorial des chaînes 1re 

Luc de Saint Sernin, responsable de la coordination des antennes outre-mer a développé la nouvelle ligne éditoriale des anciennes télé pays.

« Le projet éditorial est d’en faire des chaînes de proximité généraliste. Elles s’appuient sur les programmes locaux qui sont le squelette de l’audience. C’est ça qui nous fait être la porte d’entrée du bouquet. Vous avez dix chaînes, mais vous avez la télé « bocay », c’est chez nous ! Et dedans vous y retrouvez des rendez-vous qui existaient déjà et de nouveaux rendez-vous, comme l’émission TNT, Tout nouvelle tendance, en Guyane, qui est déjà à l’antenne alors que les projets de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Réunion vont démarrer en janvier et ceux de la Calédonie après les grandes vacances en février. Cette offre locale est le poto mitan de notre offre mais ce sont des chaînes généralistes ; on ne veut pas en faire des chaînes locales. L’idée est d’avoir une chaîne qui soit suffisamment riche dans son offre pour pouvoir intéresser l’ensemble des téléspectateurs qui, jusqu’à présent nous étaient fidèles. Et pour récupérer des parts de marché, on va acheter des films, des séries, des téléfilms sur les mêmes marchés que les chaînes F2, F3 ou M6… Mais au passage on va essayer de faire en sorte que les programmes concernent les gens. Soit parce que l’action se passe dans le Pacifique, soit parce que le héros est un commissaire de police noir, soit parce que c’est l’histoire d’une petite mosquée qui s’implante en plein milieu du Canada (et ça intéressera Mayotte, la Réunion et Saint-Pierre et Miquelon) et c’est cette démarche de « concernance » qui est vraiment importante. Les programmes qu’on achète répondent à un double objectif, généraliste et de proximité. Cette proximité qui existe dans l’ensemble des programmes locaux qu’on fabrique, on essaie de la décliner dans nos acquisitions pour parvenir à faire une chaîne qui ne ressemble pas aux autres. On ne fait pas un sous F3 ou un sous F2. »

FXG (agence de presse GHM)


Quelques séries attendues

K ville, est la série emblématique de la nouvelle politique d’acquisition de RFO. Il s’agit de l’histoire de deux flics, un Noir et unBlanc, à la Nouvelle-Orl éans après le passage du cyclone Katrina… Kill point raconte l’histoire d’un group de militaires en Irak qui cambriolent une baque et se retrouvent pris au piège… Il y a encore White Colar (Col blanc), un duo de choc du FBI associant un ex-truand et un agent… On attend encore Comment je l’’ai rencontrée. Une sort de Friends où il est question d’un personnage racontant sa rencontre avec la mère de son interlocuteur…

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 10:00

 

Claude-Esclatine.jpgClaude Esclatine, directeur du pôle France Ô/Réseau Outre-mer 1re à France Télévisions

« On va augmenter de 25 % la production locale pendant l’année 2011 »

Claude Esclatine a été nommé le 1er septembre directeur général du pôle qui regroupe les chaînes du réseau Outre-mer 1re, anciennement RFO, et France Ô. Avec l’arrivée des cinq chaînes de France TV (avec Arte et France 24) sur la TNT, le paysage audiovisuel dans les outre-mers va être profondément modifié.

Quelle va être la nouvelle ligne éditoriale de France Ô ?

On travaille au repositionnement de chacune des cinq chaînes du groupe, indépendamment et en complément des chaînes du réseau Outre-mer 1re. Concernant France Ô, la stratégie du groupe est de conquérir de nouveaux territoires d’audience où nous sommes insuffisamment présents, voir pas présents du tout. On considère que France 4, marginalement France 5, mais surtout France Ô, la dernière née, ont un positionnement fondamental à jouer en direction du grand public en général, en évitant toute forme de sectorisation (si j’étais excessif, de ghettoïsation), vers un public ouvert à une logique des cultures du monde, des identités du monde, de toutes les pratiques que nous pouvons avoir dans les différentes communautés qui constituent le tissu national. En conséquence, France Ô ne sera pas une chaîne alibi de la difficulté de coexistence des communautés présentes sur le territoire national, hexagonal et ultra-marin. France Ô ne sera pas une chaîne exclusivement de la diversité car je ne sais pas ce que regroupe le mot de la diversité et France Ô ne sera pas non plus une chaîne uniquement de l’Outre-mer. Ne faire une chaîne que de l’Outre-mer, qui ne parle qu’aux communautés ultra-marines en métropole serait une forme de repli sur soi-même. On ne parle pas des identités à des identitaires ; on ne parle pas aux Français que des Français. Il faut les ouvrir sur l’ensemble du monde et je pense qu’il faut intéresser l’ensemble de la communauté nationale, l’ensemble du public quel qu’il soit, aux problématiques nées des identités des outre-mers. Nous sommes présents dans neuf territoires sur tous les continents, certes d’une manière modeste en termes de superficie mais de manière forte en termes d’identité. Donc on a à parler de ces identités, mais au-delà des identités des zones dans lesquelles nous intervenons, et plus généralement des zones du monde qui se retrouvent en écho sur le territoire national français. France Ô ne sera pas qu’une chaîne de l’outre-mer. On va modifier (on y réfléchit pour le 1er trimestre de l’année 2011) la grille et le positionnement de France Ô pour être en concordance dans le reste de la stratégie du groupe France Télévisions.

Ca veut dire qu’on ne verra plus, par exemple, les journaux télévisés d’outre-mer sur France Ô ?

Non, c’est excessif de dire cela dans l’autre sens. On aura encore de l’information en provenance de l’outre-mer mais on réfléchit sur la forme que ça présentera. Aujourd’hui, la grille de France Ô qui reprend quatre fois par jour chacun des neuf JT d’outre-mer, ça me semble excessif. On peut tout à fait traiter de manière plus ouverte des journaux qui sont tout à fait captables et diffusables sur Internet. Ca nous oblige à réfléchir sur la nouvelle forme que l’information en provenance de l’outre-mer peut avoir sur France Ô. Elle existera toujours mais elle peut évoluer dans sa forme. La tendance générale est de s’ouvrir sur les cultures du monde, les cultures urbaines, de telle manière à intéresser les publics plus jeunes, de la tranche 15 à 35 ans. Il faut intéresser les Français de souche, les Français de 2e et 3e génération, essentiels dans cette tranche d'âge, à la pratique vivre ensemble, qui est une expression certes un peu générique, mais qui peut avoir de multiples formes télévisuelles. Et ça, c’est une vraie réflexion sur la ligne éditoriale. Alors la ligne éditoriale, je ne suis pas en mesure de vous la donner aujourd’hui de manière claire, mais elle le sera en début d’année.

France Ô aura-t-elle pour cela plus de moyens ?

Le groupe France Télévisions a consenti de gros efforts d’une part sur le réseau des télévisions Première, mais aussi pour France Ô dans le cadre de son passage à la TNT nationale. Il y a augmentation de moyens financiers de production, d’acquisition de contenus qui me semble pour l’année 2011 tout à fait satisfaisant et comme on dispose à Malakoff de beaucoup de compétences, en les réadaptant à cette organisation, je suis extrêmement confiant pour l’année qui vient.

En outre-mer comment les ex-télépays vont-elles pouvoir devenir des chaînes de plein exercice ?

Depuis fin septembre, on a passé le cap pour donner à ces chaînes les moyens d’être des chaînes de plein exercice. Ca veut dire que les neuf chaînes d’outre-mer ont déjà une grille 24/24 totalement indépendante les unes des autres. C’est donc un changement historique dans le comportement et le fonctionnement de ces chaines.

Des moyens supplémentaires leur ont été accordés ?

Sur une période de deux ans et demi, 30 millions d’€ qui correspondent à deux types de dépenses totalement nouvelles : des acquisitions en exclusivité pour les chaînes 1re et une augmentation très sensible de l’offre locale. En interne, nous avons créé une école de la programmation qui a préparé et formé les équipes locales. Ca nécessite un changement de comportement, d’état d’esprit et des méthodes de travail adaptées. Ceci a trouvé son aboutissement au mois d’octobre avec la création de neuf grilles totalement différentes. Ces grilles sont placées sous l’entière responsabilité de chacun des directeurs régionaux et de leur directeur d’antenne. A Paris, nous assurons un rôle de service dorénavant. Nous ne sommes plus des éditeurs de chaînes, mais un prestataire technique, un prestataire d’acquisitions en syndication pour les neuf pays et nous jouons un rôle de coordinateur budgétaire, mais le budget de chaque chaîne est suivi localement et chaque direction régionale dispose d’un budget spécifique et détaillé, en particulier pour la production locale. Cette offre locale sera essentiellement produite par les équipes locales, éventuellement en coproduction. On estime que grosso modo on va augmenter de l’ordre de 25 % la production locale pendant l’année 2011.

Elle était de quel ordre jusqu’à présent ?

En  moyenne, elle représentait un gros tiers, voire 40 % et on va l’augmenter sur des produits très emblématiques : documentaires, magazines d’infos, sportifs et culturels, talk show, captation de spectacles vivants et même création de fictions locales. Il y aura des émissions propres à chaque station, mais aussi des magazines de bassin qui peuvent concerner plusieurs territoires. On en était à 4 200 heures et on va augmenter, en monodiffusion, de plus de 400 heures dès la fin de l’année en offre locale, indépendamment de l’acquisition de programmes.

Quelles sont ces acquisitions ?

On a acquis une quarantaine de documentaires qui concernent l’océan Pacifique avec l’achat de tous les films primés au festival international du film océanien (FIFO). Pour la première fois, on est acheteur de catalogues. On est non seulement promoteurs du FIFO, mais on est là pour faire vivre son catalogue. On développe des logiques de zones en Caraïbe, en Amérique latine avec la Guyane et le Brésil, dans l’océan indien avec Mayotte et la Réunion mais également avec Madagascar, l’Afrique du Sud et l’Afrique de l’Est.

On a souvent reproché à RFO de se contenter de produire des films musicaux ou des captations…

Ce qui était vrai dans le passé peut ne plus l’être dans l’avenir. Mais on ne va pas monter de cinq étages d’un coup ; on va y aller par l’escalier. On ne va pas non plus doubler les effectifs des stations, mais on a obtenu un élément dérogatoire important au sein de France TV, c’est de travailler à effectif constant dans les stations. Il y aura re-répartition des moyens mais il n’y aura pas d’augmentation d’effectifs. Tous les postes laissés vacants jusqu’à présent seront remplacés et c’est une grande victoire pour l’ex-RFO parce que ce n’est pas le cas sur les autres chaînes de France TV.

Le 30 novembre est un aboutissement ?

La bascule dans la TNT n’est pas l’aboutissement mais le point de départ. Jusqu’auparavant Malakoff envoyait ses grilles de programmes aux neuf stations et désormais nous envoyons un catalogue de programmes dans lequel chacune des chaînes vient piocher. Le service de la programmation de Malakoff s’est transformé en une banque de programmes alimentée par des approvisionnements, des achats que nous faisons et par l’ensemble des programmes locaux qui viendront structurer la grille. Techniquement parlant, notre révolution, elle est aujourd’hui.

L’outre-mer aura-t-il sa série récurrente ?

France 3 a Plus belle la vie, France 2 a l’objectif d’avoir sa série. Il n’est pas exclu que France 4 ait la sienne et France Ô, pas forcément. Par contre les télés 1re, oui. La difficulté est que c’est un genre de télévision qui est exigeant, compliqué et cher. On ne le fera pas dans les six mois parce que c’est un processus au long cours.

Vous avez eu des mots durs devant les syndicats de RFO au sujet du directeur de l'antenne de France Ô, Luc Laventure, et de son choix de programmer l'opéra Aïda...

Il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier Bolorré entre Luc et moi, mais je pense que programmer Aïda sur l'antenne de France Ô était une erreur. Ce n'est pas parce qu'Aïda était une esclave noire qu'on doit mettre ce programme à l'antenne... Meme si, personnellement, c'est un opéra que j'aime.

Il y a eu du rififi à la rédaction de Malakoff ; le calme est-il revenu ?

Oui et pour une raison relativement simple, le shéma qui avait été adopté au début de l'année prévoyait un rattachement complexe avec beaucoup de couches, façon omelette norvégienne, avec ce qui était qualifié jusqu'alors par l'information de proximité. J'ai considéré que l'information de proximité avait tendance à nous éloigner d'un fonctionnement correct. J'ai proposé, en accord avec Thierry Thuillier, le directeur des rédactions de France Télévisions, que nous déconnections la rédaction télé de Malakoff de cette information de proximité et de nommer prochainement un patron à la tête de cette rédaction pour lui redonner un fonctionnement nominal. La rédaction me semble apaisée actuellement et il nous faut aboutir dans le processus. Nous n'en sommes pas loin avec la nomination d'une équipe d'ici peu de temps qui reprendra ses missions de fourniture de journaux prêt à diffuser pour France Ô, France 3 et peut-être un jour pour France 2 ou d'autres, et puis cette interface fondamentale qui existe entre les stations et la métropole, non seulement entre la métropole en tant que lieu d'informations et les stations qui n'ont pas toujours les moyens d'y venir, mais également pour fournir les chaînes nationales en informations à la fois sur le contexte général, mais aussi, en éléments positifs autres que les troubles, les cyclones et les volcans en éruption. Ce sont les deux grandes missions.

Propos recueillis par FXG (Agence de presse GHM)


Du beau monde en outre-mer pour l’arrivée de la TNT

Les déplacements envisagés en outre-mer par les membres du comité exécutif de France Télévision pour le lancement de la TNT, le 30 novembre, ont été annoncés, vendredi par la direction d’Outre-mer 1re. A la Réunion, viendront Rémy Pflimlin le pdg de France Télévisions, Claude Esclatine, le directeur du pôle France Ô/Outre-mer 1re, et Gora Patel (OM 1re). Deux institutionnels, Louis de Broissia et Jean-Michel Hubert, les accompagneront. A Mayotte, ce sera Médéric Albouy qui représentera France TV. Marc Lesort pour France TV et Gérard-Christian Hoarau pour OM 1re iront en Polynésie. Roger Gicquel de France TV et Sylvain Guidot  d’OM 1re iront à Wallis et Futuna. Yves Rolland de France TV et Anne-Caroline Nanopoulos d’OM 1re seront en Nouvelle-Calédonie (avec sans doute un saut dans la foulée d’Yves Rolland à Wallis et Futuna). Patrice Papet de France TV, Véronique Maillard et Gora Patel d’OM 1re iront, mais seulement le 15 décembre, à Saint-Pierre et Miquelon. En Guyane, ce sera François Guilbeau pour France TV et Pierre Couvreur pour OM 1re. Claude-Yves Robin de France TV ira en Guadeloupe, et Martin Ajdari de France TV et Robert Moy (OM 1re) iront en Martinique.

 

 

 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 08:54

Emission spéciale Archipels sur la télé outre-mer 

Elyas Akhoun 2Le 30 novembre, date du grand soir de la bascule sur la TNT, les chaînes du réseau Outre-mer Première programment une émission spéciale d’Archipels. Sur le plateau, Elyas Akhoun reçoit ses invités, le père Choux, Luc Laventure, Gora Patel et Walles Kotra , pour présenter deux documentaires dans la soirée. Le premier est un  26'  de Jean-Bernard Ganne intitulé : « Avant Première ». Ce film raconte les débuts de la télévision des années 1960 dans les neuf Dom Tom jusqu' à nos jours. Des images en noir et blanc, l'arrivée de la couleur, le film tout d' abord, puis la vidéo et enfin le numérique. Des images insolites, des images d'actualités, des personnages emblématiques, des visages disparus… Le père Choux, producteur de l'émission « Le jour du Seigneur », remémore les différents épisodes et les étapes particulières de la plus vieille émission encore à l’antenne, toutes télés confondues, et ce que tout cela a apporté à la télévision au fil des années.

Plateau PL 4 fenetresLe deuxième est le classique et habituel 52'  d'Archipels : « Le Temps comme il passe à Grand-Rivière », de Benoît Cornuau (Beta Prod). L'Histoire d' une petite commune du Nord de la Martinique : Grand-Rivière. A la fin des années 1960, début des années 1970, une équipe de télé est partie filmer le quotidien de ses habitants. De véritables tranches de vie... Quarante ans plus tard, une nouvelle équipe de reporters revient au même endroit, et retrouve les témoins de l' époque. Qu'est-ce qui a changé depuis si longtemps ? Plateau-2-fenetres-2.jpgPuis Elyas Akhoun accueille trois autres invités :  Luc Laventure, Gora Patel et Walles Kotra. Avec eux, il évoque l'histoire à la fois de RFO et de FR3 Dom Tom à travers la petite lucarne, les débuts de chacun comme simples reporters, puis responsables d'émission régionales et/ou nationales. Grâce aux thèmes développés tout au long des débats en plateau, on balaye ainsi l'actualité et l'histoire de la TV sur nos antennes ultramarines. Il sera question d’abord du « temps des pionniers », de 1964 à 1975, puis du « temps des bâtisseurs », de 1975 à 1983 et enfin, du « temps des experts », de 1983 à 2010.

FXG (Agence de presse GHM)

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 06:53

 

L’affaire de l’esclave Furcy récompensé du prix RFO du livreRemi-Pfimlin-Mohamed-Aissaoui-Laure-Adler-Dany-Laferriere-I.jpg

A l’issue du déjeuner, le 25 novembre, les jurés du prix RFO du livre ont voté par 7 voix contre une à Maryse Condé pour Mohamed Aissaoui et son premier récit, L’affaire de l’esclave Furcy aux éditions Gallimard. Ce néophyte en littérature surclassse En attendant la montée des eaux, de Maryse Condé, aux éditions Jean-Claude Lattès, Photo de groupe au bord du fleuve, d’Emmanuel Dongala, aux éditions Actes Sud, Les affres d’un défi,
de Frankétienne, aux éditions Vents d’ailleurs, Les Veuves de verre, d’Alexis Gloaguen, aux éditions Maurice Nadeau, Dalonaz é shamayaz (Bises et bisbilles), de Céline Huet, aux éditions Udir et Saisons sauvages, de Kettly Mars, au Mercure de France. Mohamed-Aissaoui.jpg« Nous n’avons pas eu de pression d’éditeurs mais que des enjeux de lecture », a indiqué la présidente du Jury, Laure Adler qui, pour cet ouvrage primé, a parlé de « prodige » et de « restitution de l’identité d’une personne qui n’en avait pas, d’un oublié de l’histoire ». Le récit-roman de Mohammed Aïssaoui se penche sur la vie de l’esclave Furcy. Sa mère, esclave à la Réunion, a été affranchie par l’édit révolutionnaire de 1794 mais elle ne l’a pas dit à ses deux enfants et est restée esclave chez son maître. Le 2 octobre 1817, Furcy se présente au parquet de Saint-Denis pour demander sa libération. Un combat judiciaire qui va durer 27 ans. Aidé par des abolitionnistes blancs qui vont ruiner leur carrière, Furcy a compris que son combat dépassait sa personne et est donc allé au bout. « Furcy, souligne Dany Laferrière, a travaillé avec l’écrit et la déclaration des droits de l’Homme et Aïssaoui a recherché sa voix ; il a voulu le voir en mouvement… » Mohamed Aïssaoui, écrivain d’origine algérienne a surpris avec l’intérêt qu’il a porté à un esclave noir de la Réunion et a, pour cet ouvrage, déjà reçu le prix Renaudot de l’essai et un trophée des arts afro-caribéen. Jeudi soir, au café des éditeurs, à l’Odéon, c’est Rémi Pfimlin, président de France Télévisions qui lui a remis le prix RFO du livre. L’année prochaine ce prix, comme RFO, changera de nom et il prendra pour nom, selon Claude Esclatine, directeur délégué pour RFO et France Ô, le prix Outre-mer du livre.

FXG (agence de presse GHM)

 


Esclatine-Adler-Laferriere-Asgarally-Constant.jpgLes jurés

Le jury est composé de Laure Adler Laure Adler, journaliste et écrivain, qui préside, d’Issa Asgarally, essayiste, Françoise Barret-Ducrocq, secrétaire générale de l’Académie Universelle des Cultures, Paule Constant, écrivain, Edouard Glissant, écrivain, Catherine Humblot, journaliste, Dany Laferrière, écrivain, Alain Mabanckou, écrivain, Jean-Marie Ozanne, libraire, Daniel Picouly, animateur TV et écrivain et Gisèle Pineau, écrivain.

 


Interview de Mohamed Aïssaoui, lauréat du prix RFO du livre

"une réhabilitation incroyable pour l’homme Furcy"

Mohamed-Aissaoui-portrait-1.jpgAprès le Renaudot de l’essai et le trophée des arts afro-caribéens, le prix RFO. C’est une belle moisson pour un premier livre !

Une belle moisson, oui… Je ne m’y attendais absolument pas. C’est une formidable reconnaissance pour le livre et une réhabilitation incroyable pour l’homme Furcy.

Comment l’avez-vous rencontré cet homme ?

Mohamed-Aissaoui-portrait-2.jpgJe l’ai rencontré par hasard par le biais d’une dépêche AFP en 2005 qui annonçait qu’il allait y avoir une vente aux enchères des archives de l’affaire de l’esclave Furcy. C’était suffisamment rarissime pour que j’y assiste. Il y avait peu de monde et je me suis contenté de regarder. Les documents ont été préemptés par les Archives départementales de la Réunion et ont donc été accessibles. Ces archives révélaient un destin extraordinaire, celui de l’homme Furcy qui un jour décida d’assigner son maître en justice. Le procès dure 27 ans et c’est ce procès-là que j’essaie de restituer en allant sur les traces de Furcy et en essayant de trouver d’autres documents qui complètent l’affaire.

Vous avez évoqué en souriant qu’on vous avait dit : « Tiens, un Arabe qui s’occupe des Noirs… »

Oui ! J’ai presque du mal à expliquer qu’on a le droit, quand on est d’une communauté, de s’intéresser à une autre. C’est une démarche universelle. Je suis Arabe, mes parents sont musulmans et l’histoire des Juifs m’intéresse énormément. Pourquoi ça ne m’intéresserait pas ? Je crois qu’on ne résoudra rien si on pense par mémoire communautaire parce que toute mémoire humaine est universelle. Alors je me suis intéressé à cet homme-là, il se trouve qu’il est Noir, d’origine indienne. Ben pourquoi pas ? C’est la meilleure réponse qu’on puisse faire.

Pfimlin-Aissaoui.jpgVous avez cheminé cinq ans aux côtés de Furcy. Maintenant que le livre est achevé, quelle relation conservez-vous avec lui ?

Je n’en suis pas sorti car c’était émotionnellement très fort. Je pensais en être sorti avec la publication du livre et pouvoir passer à autre chose mais pas du tout. Il continue de m’habiter. Pratiquement tous les descendants des protagonistes de ce livre ont des contacts avec moi, continuent de m’apporter des informations sur Furcy et je pense que je ne le lâcherai jamais.

Propos recueillis par FXG (agence de presse FHM)

 


En imagesAdler-et-Laferriere.jpg

Laure Adler et Dany LaferrièreAlena-Aissaoui-Irini-Charles-Ficat.jpgAlena Sovetova, déléguée générale du comité littéraire franco-russe et fille de l'ecrivain Sergueï Solohoukh, Mohamed Aïssaoui, Irina Rekshan, présidente du comité littéraire franco-russe et Charles Ficat, éditeur chez Bartillat.Bourgine-Maximin-sebeloue.jpgCaroline Bourgine, Daniel Maximin et Henriette SébélouéCynthia-de-Jaham-et-MC.jpgCynthia de Jaham qui collabore à la direction de lantenne de France Ô et la Réunionnaise Marie-Christine...Gaelle-Renard-Laventure.jpgGaelle Renard, écrivain, animatrice et journaliste (sur Les Maternelles) et Luc Laventure, directeur de l'antenne de France Ô.Ludivine-Levraux-Pierre-Cannet-Clara.jpgLudivine, chargée de communication online à France TV, Pierre Cannet, collaborateur à la direction de l'antenne de France Ô, et Clara du blog moi, Clara et les mots.Lydia-Jean-JP-Passe-coutrain.jpgLydia Jean, conseillère municipale de Villiers-le-Bel, et Jean-Pierre Passé-Coutrin, élu de Sarcelles.Pentoscrope-et-Bidonnot.jpgJosé Pentoscrope, président du CIFORDOM et du prix Fetkann, et Christian Bidonnot, de Top Outre-mer.Bourgine-Maximin.jpgCaroline Bourgine et Daniel Maximin, les maîtres d'oeuvre de l'année de l'Outre-mer en France.Laventure-Nathalie-Schraen.jpgLuc Laventure et Nathalie Schraen, conseillère de programme aux magazines culturels de France TV.FXG-Sally-Cisse.jpgFXG et Sally Cissé de France ÔSourya-et-epoux-Pelage.jpgSourya Adèle, comédienne et militante du créole à l'école, et les époux Jennifer et Rodolphe Pelage (lui est le petit-fils d'Henri Sidanbarom).Francoise-Verges-et-Goral-Patel.jpgFrançoise Vergès, présidente du comité pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, et Gora Patel d'Outre-mer Première.Verges-Laveture-Esclatine.jpgFrançoise Vergès, Luc laventure et Claude Esclatine

 

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