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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 07:04

Conjoncture économique atone selon l'IEDOM

"Atone", c'est le mot qui a été choisi pour coller à la conjoncture économique guyanaise en 2015 par l'IEDOM. Et pourtant, comme 2014, 2015 a été exceptionnelle pour le centre spatial avec 12 lancements de fusée. Mais voilà, hors activité spatiale, c'est pas terrible ! L'indice du climat des affaires montre la méfiance des entrepreneurs qui déplorent l'absence de visibilité. Le marché de l'emploi continue d'être dégradé, même si c'est un peu moindre : 22 962 demandeurs d'emploi, en hausse de 1,4 % contre une hausse précédente de 5,2 %. L'inflation quasi nulle est favorable à la consommation. Les crédits à la consommation sont en hausse de 5 %, les ventes de véhicules neufs progressent de 3,7 %, mais les importations de biens électriques et ménagers chutent de près de 20 %. Chez les particuliers, le ressenti est cuisant avec 1156 personnes qui se sont vues retirer leur carte bancaire (contre 1080 en 2014) et une augmentation des interdits bancaires de près de 10 % contre 1,9 % en 2014.

L'investissement des entreprises est aussi en baisse : importations en baisse et des prévisions d'investissement mal orientées, à part dans l'agroalimentaire et les services marchands. Parallèlement, les prêts bancaires aux entreprises progressent de près de 10 % et ceux aux particuliers pour l'habitat de 11,4 %. Les perspectives pour 2016 semblent soutenues par par l'annonce d'une enveloppe de 49 millions d'euros pour le logement social. Mais encore une fois, c'est le spatial qui va porter l'économie guyanaise avec 11 lancements prévus. Par ailleurs, le chantier d'Ariane 6 devrait générer 5 à 600 millions d'euros d'investissements pour les années à venir. Enfin, l'apparition de nouvelles enseignes d'alimentation à Saint-Laurent et Macouria devrait soutenir le secteur du commerce. Les professionnels du tourisme sourient : l'évolution de leur volume d'affaire sur les premiers mois de l'année 2016 sont optimistes.

FXG, à Paris

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 06:45
Alison à gauche, Kevin au gard à vous, entre Hollande et Cazeneuve, le 21 mai place Beauvau (photo FXG)

Alison à gauche, Kevin au gard à vous, entre Hollande et Cazeneuve, le 21 mai place Beauvau (photo FXG)

Kevin, "image magnifique de la police nationale"

Kevin, 29 ans, a reçu des mains du ministre de l'Intérieur la médaille d'or de la sécurité intérieure, samedi place Beauvau, en même temps que sa coéquipière, Alisson Barthélemy, deux autres policiers et un gendarme. Ils ont tous, dans des circonstances distinctes, été victimes des casseurs à l'occasion de manifestations ces derniers jours.

C'est évidemment l'adjoint de sécurité martiniquais qui a été la vedette de cette cérémonie. La vidéo qui le montre extrêmement calme faisant face à un casseur casqué, armé d'une barre de fer et masqué, a été vu par 7 millions de personnes.

Contre toute attente, le président de la République est venu clôturer la cérémonie et saluer "ceux qui ont donné une image des forces de l'ordre capables de répondre, de faire face, et de grand courage". Avant cette visite surprise, Bernard Cazeneuve a longuement rendu hommage aux forces de l'ordre : "Nous sommes confrontés depuis deux mois à des manifestations lors desquelles se déroulent des violences inacceptables à l'égard de biens publics, de biens privés, de personnes et des forces de l'ordre..." Le ministre de l'Intérieur a indiqué qu'il y avait eu dans cette période 1500 interpellations, 1080 gardes à vue et 80 condamnations. Concernant l'agression dont ont été victimes Kevin et Alisson, il a indiqué que quatre suspects avaient été déférés devant la justice samedi. Des matraques, gaz lacrymogènes et autres accessoires auraient été découverts dans leur domicile.

"Ces images de violence, a déclaré Bernard Cazeneuve, resteront gravées dans l'esprit des Français. Ce n'est pas la police qui est violente !" Le ministre s'est dit "très fier de leur extrême maîtrise". Puis il a ajouté : "On ne retiendra qu'une image, celle de Kevin sortant de la voiture, avec un seul objectif, protéger sa collègue et se protéger des violences à coups de barre de fer de ses seules mains, sans chercher à prendre son arme et donner ainsi une image magnifique de la police nationale." Il a opposé "la force sereine, républicaine" à "la violence barbare". "Il ne restera qu'une image, celle de Kevin Philippy, solide, grand, fort, fort de lui-même et de ses valeurs et non de son arme ou de son uniforme. Il incarne le visage de la police, de tous les policiers et gendarmes de France !" Pour conclure, Bernard Cazeneuve a annoncé au "grand policier" que le directeur général de la police nationale prendrait toutes les dispositions pour que Kevin soit intégré comme gardien de la paix. A ce moment de la cérémonie, Kévin n'a pu retenir ses larmes.

"Il a été très ému, a expliqué Marie, sa compagne, et il nous a tous transmis son émotion... Avant cet incident, il voulait devenir gardien de la paix... C'est sa récompense et forcément, ça provoque beaucoup d'émotion."

C'est qu'ils étaient nombreux ses proches à être venus assister à cette cérémonie. Sa tante, ses cousines et cousins qui vivent en région parienne n'aurait pour rien au monde manqué ça. Bien sûr, ils ont regretté que les images diffusées sur la toile montrent le visage de Kévin. "Nous vivons dans un monde de cinglés", a déploré Adèle, la soeur de sa maman...

Avant de partir, Marie a déclaré : "Il faut qu'il se repose maintenant, mais il a rendu fier sa famille !"

FXG, à Paris

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 06:39
Kevin, minerve, médaille d'or et GPX

Kevin, minerve, médaille d'or et GPX

Kevin, 29 ans, est un enfant du Carbet en Martinique où vit sa mère. C'est cet adjoint de sécurité de la brigade du périphérique, qui, alors qu'il revenait d'une intervention avec sa coéquipière Alison , conduisait le véhicule qui a été incendié quai de Valmy le 18 mai dernier. Interview

"Ce sont eux les héros, pas moi !"

Qu'avez-vus pensé quand vous vous êtes rendu compte que l'on vous agressait alors que votre voiture était coincé dans un embouteillage sur le quai de Valmy ?

Je me suis dit : Ca y est je suis mort... Je n'ai pensé qu'à ma famille. Fallait que je rentre. J'ai exécuté ma première mission dans la police nationale pour rentrer en vie ! Ma collègue a fait son boulot aussi...

Dans la voiture, vous avez sorti votre arme, puis vous l'avez rangée avant d'en sortir, pourquoi ?

"Dans la voiture, c'était juste pour éloigner un assaillant qui allait nous attaquer... Finalement, j'ai préféré rentrer mon arme... A l'extérieur, j'ai constaté un assaillant qui m'attendait et qui me frappait violemment au visage. Pour me défendre, j'ai mis mes deux bras... Ce qu'on nous a appris, je l'ai appliqué.

Vous avez reçu de très nombreux messages de soutien...

Je remercie ces gens, mais je ne suis pas le seul à soutenir. Il y a d'autres collègues sur le terrain et qui prennent plus cher que moi. Ce sont eux les héros, pas moi !

Que représentent cette journée pour vous, et particulièrement l'annonce de votre intégration dans la police ?

C'est un jour important parce que c'est enfin le bout du tunnel... Je suis heureux, j'ai un peu de douleur au visage et au corps, mais ça va. Ma motivation première, c'est être GPX. Je suis déterminé et impatient.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 04:20

Marc Rochet, président d'Air Caraïbes

"Les Antilles bénéficient en outre d'une image plus attractive"

Comment expliquez-vous vos très bons résultats financiers de l'année 2015 ?

C'est d'abord dû à la qualité et la fidélité de nos clients. Nous sommes dans un métier de commerce et ces résultats sont ceux que nos clients, en empruntant nos lignes, nous permettent d'obtenir. Deuxièmement, ils sont l œuvre de l'engagement de toutes les catégories de personnels d'Air Caraïbes, c'est un travail d'équipe. Nous avons également bénéficié d'éléments extérieurs, dont la baisse des cours du pétrole en 2015.

Le marché antillais est-il encore en expansion ?

En termes de transport de passagers sur le long courrier, nous avons connu une progression d’un peu plus de 3%. Les Antilles bénéficient en outre d'une image plus attractive. Elles ont cet attrait touristique lié à la stabilité de leur météorologie. En décembre 2015, il y a eu un début d'hiver catastrophique dans les montagnes en métropole. Pas de neige, pas de vacances. Les Antilles ne connaissent pas ces phénomènes de perturbation météo. Et puis, l'ensemble des destinations méditerranéennes sont touchées. Même si ce n'est pas tout à fait la même clientèle, il y a clairement un effet en faveur des Antilles.

Le marché guyanais croit lui aussi...

Cayenne ne représente pas à proprement parlé un marché touristique. C'est le plus grand département français et il connaît un boum de développement de ses infrastructures, porté notamment par le centre spatial guyanais. Depuis l'ouverture à la concurrence de cette destination (2009, NDLR), nous sommes passés d'un marché annuel d'un peu moins de 200 000 passagers à plus de 250 000 ! Nous passerons au mois de juillet de trois à quatre vols pour soutenir la demande et six mois par an, nous serons ainsi en quasi quotidien.

Est-ce que l'épidémie de zika a joué sur vos résultats ?

Sur le fond, non. A chaque fois qu'il y a eu une médiatisation, autour du chikungunya ou du zika, il se passe toujours la même chose. Nous avons observé un impact sur les ventes pendant deux mois. Les ventes baissent et le trafic avec, c'est limité et puis nous nous rendons compte que les ventes reprennent et connaissent même un rattrapage. Avec le zika, au début de l'année 2016, nous avions un faible engagement pour les vacances d'été. Une fois que le zika a disparu de la première ligne des médias, les ventes sont reparties et nous avons rattrapé ce retard.

Air Caraïbes en régional semble se porter mieux. Que s'est-il passé ?

Nous avons toujours été devant nos concurrents en termes de parts de marché, mais nous reculions tout doucement. Nous avons fait le choix de revisiter notre offre. Nous avons baissé les prix et avons commandé un 4e ATR. Nous avons installé sur place un directeur général chargé du réseau régional, Olivier Besnard, qui a pris ces dernières semaines ses fonctions. C'est un patron qui dispose d'une importante connaissance du marché local et qui a la main sur la politique commerciale.

Avec la naissance de French blues et de Groupe Dubreuil Aéro dont vous allez devenir dirigeant, ne va-t-il pas y avoir de changement à la tête d'Air Caraïbes ?

A court terme, non. Jean-Paul Dubreuil m'a confié la présidence des compagnies, Air Caraïbes, Air Caraïbes Atlantique, la société qui exploite les vols long-courrier, et de French blue. Sur le plan pratique, je suis le patron opérationnel, mais je ne suis plus tout jeune et il est normal de préparer l'avenir. Jean-Paul Dubreuil a souhaité que toutes les activités de son groupe soient regroupées dans la cellule aéronautique Groupe Dubreuil Aéro et que nous commencions à réfléchir à l'avenir. Il n'y aura pas d'annonces ni demain ni après demain, mais il faudra bien préparer la relève. Place aux jeunes ! Un moment donné, une entreprise qui est capable d'avoir une belle équipe de direction est capable d'avoir une équipe qui se renouvelle d'elle-même. C'est d'ailleurs pour ça que nous embauchons actuellement des jeunes.

Il y a eu une grève suite à l'annonce de la création de French blue. Comment avez-vous rassuré vos salariés ?

Air Caraïbes est une entreprises qui présente de bons chiffres, qui possède cinq gros porteurs et qui par la volonté de son actionnaire, le groupe Dubreuil, va passer de cinq à dix avions. Nous étions en train de se fâcher sur des problèmes de croissance. Nous avons convenu ensemble du dosage approprié, par le dialogue, durant deux bonnes journées et nous nous sommes mis d'accord. Air Caraïbes ne va pas passer de cinq à six avions, mais de cinq à sept à l'horizon 2019 et French blue n'aura pas quatre mais trois avions en 3 ans.

propos recueillis par FXG, à Paris

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 04:42
Capucine, Valérie, Johann, Nona, José, Nicol, Denis et Ralph à la maison de la Martinique le 17 mai dernier

Capucine, Valérie, Johann, Nona, José, Nicol, Denis et Ralph à la maison de la Martinique le 17 mai dernier

Malavoi en terre africaine

Les huit membres actuels du groupe Malavoi ne seront pas aux obsèques de leur agent et manager Henri Valide. Celui-ci est décédé alors que les artistes étaient sur le point de s'envoler pour Paris avant de gagner le Gabon puis de jouer le 23 mai au ministère des Outre-mer pour le concert Limyè ba yo. Pour la première fois depuis sa création en 1969, le plus fameux groupe martiniquais jouera en terre africaine. Entre deux avions, Denis Dantin, José Privat, Nicol Bernard et Ralph Thamar, les anciens, et Johann Jean-Alexis, Valérie Beaupied, Nona Lawrence et Capucine Laudarin, les cordes, ont été reçus à la maison de la Martinique. Nicol Bernard a salué la mémoire d'Henri Valide qui les a accompagnés quarante ans durant : "A chaque concert, il s'agrippait à une cavalière pour danser La Filo... Il prenait un grand pied !" Denis Dantin, pilier de la formation depuis ses débuts, a rappelé comment le groupe avait démarré aux Terres Sainville sous la houlette de Mano Césaire. "Il y avait trois violons au départ, une guitare et une timbale - nous n'avions pas encore de batterie. Notre inspiration était cubaine et puis au fur et à mesure, on a décidé de jouer notre musique." Nona, la dernière arrivée (en 2013), a été élève de Mano Césaire ; Valérie (entrée une première fois en 2003, puis en 2010) qui vient du classique, n'a pas été son élève, mais, dit-elle, "Mano m'a mis le pied à l'étrier". Capucine, la violoncelliste, est entrée dans le groupe en 2007. "On m'a fait venir pour remplacer quelqu'un au pied levé pour un concert à la Cigale." Pour elle aussi, c'est le premier voyage en Afrique. Johann Jean-Alexis est arrivé en même temps qu'elle. Malavoi a cette particularité d'être en constante évolution. "Nous sommes une formation artisanale, ajoute Ralph Thamar, un AOC ! Notre musique est aussi magistrale que notre rhum !" Nicol Bernard a relaté dans quelles conditions, l'album Case à Lucie a été enregistré en 1986 : "En pleine nuit, à la sortie de l'avion. Paulo Rosine avait écrit les paroles de Case à Lucie en français et il a du la traduire vite en créole !"

La musique de Malavoi a emprunté au reggae, au hip hop, au zouk... "Nous nous accaparons tous les courants musicaux, résume Ralph, c'est ça l'histoire !" Alors quand on leur demande si on peut parler de leur musique comme de la pop antillaise, il répond : "Oui, notre musique est populaire et antillaise francophone et elle est un ingrédient du zouk." Et il ajoute, histoire de clore un vieux débat : "Sans Malavoi, il n'y aurait jamais eu le zouk !"

FXG, à Paris

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 06:27

Une consultation citoyenne et locale pour amender le projet de loi

Le gouvernement a initié une consultation citoyenne à l'échelle nationale pour préparer la loi égalité et citoyenneté qui doit être débattue au Parlement en juin. Pour rapprocher les citoyens guyanais de cette démarche qui semble un peu lointaine de nos préoccupations locales, la députée Chantal Berthelot a ouvert sa propre consultation en direction des Guyanais. "C'est la première fois que l'on donne aux Guyanais ont l'occasion de s'exprimer sur un texte de loi et de pouvoir susciter des idées", explique son entourage. Engagement, citoyenneté, jeunesse, mixité et habitat, lutte contre les discriminations, apprentissage de la langue française sont les thèmes de réflexion proposés. La consultation est ouverte sur le site de la députée www.cberthelot-guyane.fr jusqu'au 25 mai. Chantal Berthelot organisera ensuite une restitution publique et elle s'est engagée à reprendre les propositions les plus intéressantes et les traduire sous forme d'amendements pour modifier ou ajouter des articles au projet de loi. C'est un "coup d'essai", avance la députée, et si la démarche est probante, elle s'engage à réitérer l'opération avec l'autre projet de loi égalité réelle outre-mer qui doit venir au Parlement en juillet.

FXG, à Paris

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 06:54

La Réunion à Cannes

Pour la 4e fois, le prix Océans du court métrage prend ses quartiers au festival de Cannes et honore deux Réunionnais.

Julie Jouve, jeune réalisatrice réunionnaise, remporte le prix Océans du court-métrage ainsi que, entre autres dotations, une subvention de 30 000 euros de la part de France Ô pour réaliser son court-métrage intitulé "Tangente". Son scénario a été distingué parmi 89 autres.

"Tangente", c’est l’histoire de Florie, jeune créole réunionnaise de 28 ans et mère célibataire, incarcérée pour le meurtre de son compagnon, qui participe à la course d’ultra-trail la plus célèbre de la Réunion : la Diagonale des Fous. Pour cela, elle a été entraînée en prison pendant un an par un éducateur sportif qui croit en elle. Il faudra attendre l'édition 2017 du festival de Cannes pour voir ce film. Mais d'ores et déjà, le lauréat du prix 2015, Joffrey Renambatz, un autre Réunionnais, présentera "Cassandre", le film tiré du scénario primé l'an passé. Ce court métrage sera projeté le 21 mai en clôture de la Quinzaine des réalisateurs. Cassandre est une fillette de 12 ans qui vient de perdre son père et qui, pour respecter sa dernière volonté, s’échappe un matin en direction des cirques contre l’avis de sa mère. Le véritable voyage commence lorsque, sur le chemin du retour, la petite héroïne s’égare…

Le prix Océans du court-métrage a été créé par France Ô en collaboration avec Regards ultramarins, Unifrance, la Quinzaine des réalisateurs, La Ruche studio et le Syndicats des producteurs indépendants (SPI) en remplacement du prix Hohoa (fondé par Osange Silou Kieffer et qui a donné naissance à 12 court-métrages). Ce prix récompense chaque année un scénario de court-métrage de langue française ayant une thématique socio-culturelle ultramarine.

Le jury composé de diverses personnalités du paysage audiovisuel français était présidé par l’acteur et réalisateur Lucien Jean-Baptiste.

FXG, à Paris

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 05:57

Ericka Bareigts revient sur sa mission en conseil des ministres

Ericka Bareigts, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité réelle a présenté au conseil des ministres une communication relative à la mise en œuvre de la politique en faveur de l’égalité réelle. La ministre a rappelé l'ambition du gouvernement à travers les projets de loi Egalité et Citoyenneté, et Egalité réelle Outre-mer, la coordination des mesures prises lors des comités interministériels à l’égalité et à la citoyenneté (CIEC) et l’intensification des dispositifs favorisant l’ouverture de la société française. Ericka Bareigts est revenue sur la maîtrise de la langue française, la lutte contre toutes les formes de discriminations, de racisme et d’antisémitisme. une fonction publique plus représentative de la société française et accessible à tous les citoyens avant de conclure sur l'égalité réelle outre-mer. Sur ce point, elle a rappelé l'engagement du gouvernement pour "renforcer le potentiel des territoires". Ce projet de loi comportera plusieurs mesures afin de définir les règles de « plans de convergence » afin de permettre aux collectivités concernées d’adapter ou de fixer des règles au niveau économique. Pour garantir l’effectivité de ces orientations, les préfets de région et les services déconcentrés seront mobilisés. Tous les six mois, les comités d’administration régionale (CAR) seront réunis et des référents du suivi des mesures issues du CIEC seront désignés au sein de chacun des services concernés. Ericka Bareigts sera chargée d’installer ce dispositif territorialisé avant l’été, et d’en suivre les avancées.

FXG, à Paris

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 04:59
LO-CO

Combat ouvrier à la fête de Lutte ouvrière

Lutte ouvrière (le parti d'Arlette Laguiller et Nathalie Artaud) organisait ce week-end de la Pentecôte sa fête annuelle (à l'instar de celle de l'Huma pour le PCF) dans un petit village de la région parisienne, Presles-Courcelles. Au programme, débats et musique avec des délégations régionales et internationales en nombre. A côté du stand haïtien, celui de Combat ouvrier et ses deux sections martiniquaise et guadeloupéenne (avec la présence du patron de la CGTG, Jean-Marie Nomertin). Notons que la partie culinaire du stand, à côté de la partie politique (plus littéraire), a connu un très grand succès.

(Photo FXG)

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 02:02

Après Juppé, Fillon ou Le Maire, candidats à la primaire, Frédéric Lefebvre est à son tour en campagne aux Antilles. Interview

"Arrêtons d'emmerder les Français"

Qu'est-ce qui distingue votre candidature de celles des autres pour ces primaires de la droite et du centre ?

Ma vision mondiale, dans laquelle l'Outre-mer représente un des atouts majeurs de la France, en lien avec notre diaspora dans le monde.  Nous avons un formidable avenir si nous savons miser sur la France mondiale, sur les porte-avions de la France que sont, à proximité de tous les continents, nos territoires d'Outre-mer.  Or la France mondiale comme la France provinciale sont les grandes oubliées.

Mais il y a également l'attitude politique que je défends : ma patrie avant mon parti.  Je ne crois plus au logiciel droite/gauche. Il est dépassé. Je vote depuis trois ans les projets de loi que je juge bons pour la France, d'où qu'ils viennent. J'ai voté le CICE. J'étais le seul député UMP !  Les paroles s'envolent mais les actes restent... 

Quelle vision de développement avez-vous pour les Antilles ?

Dans mon premier livre, "Le mieux est l'ami du bien", publié en 2010, je proposais que la France investisse dans des pôles d'attractivité, dans chacun de nos territoires  ultramarins qui pourraient ainsi faire rayonner notre pays sur tous les continents. 

Le tourisme doit rester une priorité et le développement des liens avec le Canada et les Etats-Unis doit être renforcé. Un magazine New-Yorkais place la Guadeloupe à la 4ème place de son classement des plus belles îles de la Caraïbe. USA Today place la Guadeloupe et la Martinique dans le top 10 "Best Caribbean Destination for Food". Atout France à Montréal me confirmait il y a peu l'attrait formidable des Antilles au Québec, notamment...

Je discutais récemment à Los Angeles avec le board de la Warner de l'éventualité d'un pôle d'attractivité en matière de cinéma pour identifier des lieux de tournage permanent, des lieux de formation aux métiers du cinéma. Il faut dynamiser la production locale. Le succès planétaire de  "Rue Case Nègres" est dans nos mémoires. Plus récemment, "La première étoile" a montré les qualités de cette production. 

Sur le cinéma, comme sur la tech, le pouvoir parisien technocratique et politisé ne calcule pas l'Outre-mer.

Pour la jeunesse, je veux développer la mobilité à l'international et proposer aux élus de s'associer au plan que j'ai lancé il y à deux ans : "Partez à la conquête du monde". Des jeunes Français fonnt leur service civique  aux Etats-Unis et au Canada, 1 ou 2 ans à 570 euros par mois. Je proposerai aux jeunes  que je vais rencontrer d'en profiter. Intensifions, ici, les échanges avec  les économies régionales en exportant le savoir-faire de nos jeunes. Additionnons nos différences. Visons l'égalité réelle que j'évoquais avec Jesse Jackson le 10 mai à la cérémonie commémorant l'abolition de l'esclavage.

Que pensez-vous du système d'aide fiscale à l'investissement ?

Du bien ! Veillons à le solidifier, à prolonger, par exemple, les zones franches au delà de décembre 2017.  Développons le Crédit impôt Recherche aux Antilles et proposons aux acteurs économiques d'Amérique du Nord d'y développer des centres de Recherche et développement.  Et baissons les charges. Libérons les indépendants du RSI. Ils n'en peuvent plus. Je les invite à voter pour la liberté d'affiliation sur voter.nouveaux-horizons.fr jusqu'au 27 mai.  Allégeons les réglementations.  Arrêtons d'emmerder les Français. 

Peut-on aller encore plus loin dans les exonérations de charges pour favoriser l'emploi ?

Adaptons-nous à la mutation du travail. L'automatisation est en route. Le MIT, la prestigieuse université technologique de Cambridge, nous dit que 50% des emplois sont automatisables. Je défends le "Revenu Universel", sans conditions, de la naissance à la mort, non fiscalisé, cumulable avec un emploi. C'est un immense progrès là où c'est appliqué comme en Namibie. La Finlande ou le Québec vont le lancer.  Notre système social est à bout de souffle. Son coût de gestion est de 42 milliards d'euros, plus de la moitié du déficit de la France ! Pas ce qui est versé aux Français, mais le coût des administrations qui pondent les réglementations au niveau local ou national, qui contrôlent, sanctionnent,.. Et cela pèse sur les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les employés, cette France qui travaille dur et vit difficilement. 

Il faut éradiquer la pauvreté et le chômage en changeant de logiciel. 

Mettrez-vous un terme à la sur-rémunération des fonctionnaires ?

Ne mettons pas la charrue avant les bœufs ! Remettre en cause une incitation à travailler dans le secteur public plutôt que dans le secteur privé, pourquoi pas à moyen terme... Mais après avoir dynamisé l'économie en investissant dans le soutien à  l'innovation, à la production cinématographique, aux biotechnologies,  pour la croissance, en liaison avec l'environnement régional. J'y tiens. 

En résumé, ce milliard d'Euros, évoqué par la cour des comptes, doit être mobilisé à 100% sur l'Outre-mer, et donc progressivement redéployé sur l'économie locale pour être productif et pas comme je l'entends mobilisé sur la réduction globale des déficits de la France, sans se soucier des dégâts ici en terme de consommation.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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