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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 17:30

Guadeloupe, les années bombes.


Une victime parle


Dans l'ouvrage (In)dépendance créole (Jasor 2007), nous avons relaté les événements des années 1980 lorsqu'une partie de la mouvance séparatiste guadeloupéenne a fait usage de la violence pour faire entendre sa revendication. Dans la nuit du 10 mars 1985, une bombe explosait à la marina de Pointe-à-Pitre, faisant une victime, un cuisinier, qui a perdu une jambe. 25 ans après, cet homme a écrit à l'ancien directeur de la publication de Guadeloupe 2000, ennemi acharné des indépendantistes, Edouard Boulogne, pour lui livrer son témoignage. (http://www.lescrutateur.com/article-guadeloupe-annees-1980-les-annees-de-plomb-la-detresse-de-wilfried-teinturier-54372988.html).

 

Voici mon témoignage….une injustice….

               

Je m’appelle Wilfrid  Teinturier je suis né au Havre (Seine maritime) le O8/07/ 1959. J’ai appris le métier de cuisinier au Havre et obtenu mon certif
icat professionnel en 1977. Fier de ce diplôme il m’a été confié à plusieurs reprises un poste de cuisinier dans des restaurants de stations de sports d’hiver (Megève, Morzine).  Les intersaisons je travaillais à Paris dans des restaurants gastronomiques, métro boulot, pas dodo. Las de cette vie trépidante, en septembre 1979, je décide de casser ma tirelire pour partir m’installer aux Antilles en Guadeloupe. Je découvre alors ce qui pour moi représente un paradis, je viens d’avoir 19 ans et je vais vivre ici au soleil avec la mer bleu émeraude! C’est tout simplement incroyable, magnifique, extraordinaire. Il me reste à l’époque 300 FR français, le billet retour et le challenge de repartir à zéro et en vélo…

Les six premiers mois de travail ont été très difficiles, pas payé ou presque, j’étais déçu, je donnais toute mon expérience à des patrons qui n’étaient pas sérieux.  Je décide alors de prendre un mois de congé  et de  rentrer en métropole. Pendant ces vacances un peu forcées, à trois jours de partir, un ami me présente à un couple de restaurateur qui recherchaient vainement un bon chef de cuisine pour leur magnifique restaurant à qui ils donneraient carte blanche pour s’occuper des achats, de la carte et également du personnel. En plus je fixais mon salaire, plus un intéressement au chiffre d’affaire! Je les ai regardé dans les yeux tous les deux, ils ne me mentaient pas, ils étaient sérieux, j’ai déchiré mon billet retour devant eux, tapé dans leurs mains et nous avons vécu une magnifique complicité. Le restaurant est passé de 30 couverts par jour à 150 /180 couverts gastro, le tout dans une super ambiance de travail. Notre collaboration a duré 4 ans.  Ensuite avec un ami, j'ai créé mon propre restaurant le 01/08/ 1984

Sur un concept de salades, galettes de Sarrazin, crêpes sucrées et super dessert, ouvert tous les soirs sur une belle terrasse tout en bois, nous avons réalisé tous les travaux et  la décoration. Résultat 180 couverts dès le premier soir! De la folie, une joie immense! Succès dû au sérieux, à la qualité des plats, du service et de l’ambiance, une belle alchimie, le top! Le Gargantua était devenu le lieu, l’endroit en Guadeloupe de rencontres et de fêtes. Nous avons ensuite ouvert pour le service du midi également, planté un grill sur la terrasse pour travailler devant les clients, langoustes, poissons et choix de viande grillée sont venus se rajouter à la carte et là nous avons en quelques mois explosé le chiffre d’affaires, je réalisais l’objectif souhaité; celui de créer ma propre affaire pour mes 25 ans et avec la réussite du resto d’autres projets pointaient leur nez. En d’autres termes, un bel avenir car tout nous souriait, la belle vie….Trop belle cette vie! Ma vie …

 

Il était 23 heures, le 10/03/1985, après un service de folie j’ai ressenti une drôle de sensation, une inquiétude, un malaise quelque chose de bizarre …alors que j’allais comme chaque soir vérifier et fermer les grosses bouteilles de gaz situées à l’extérieur du restaurant, je vois un paquet qui ressemblait à un petit sac en cuir au pied de celles-ci. Une main sur le détendeur de la bouteille de gaz, avec le bout de mon pied droit je touche ce truc ….

Une déflagration, une explosion! Je viens de déclencher un engin de mort, je suis projeté avec une violence incroyable contre le rideau de fer du voisin, puis je retombe à terre. Pendant ces quelques secondes interminables, ma vie à basculé !je ne le sais pas encore mais je viens de perdre ma jambe gauche, la vision de l’œil gauche et l’audition de mon oreille gauche et je suis couvert de plaies sur tout mon corps. Il y a une odeur de poudre brûlée mêlée au sang que je perds à toute vitesse! Pendant quelques minutes j’ai comme disjoncté, je ne sens plus rien,  je suis dans du coton, plus de chaussures, de pantalon, de chemise…Eric, un ami, me rassure comme il peut. Je n’arrive pas à me relever, je tombe et retombe par terre à chaque fois que j’essaie de me relever. Il me demande de me calmer, il essaie de me rassurer, « t’inquiète  pas, t’inquiète pas », j’entends quelqu’un dire « quelle horreur c’est pas possible! » Philippe  mon copain d’enfance crie: « poussez vous, écartez vous! ». Ils me font un garrot à la cuisse. Apparemment je perds beaucoup de sang, tout va très vite, je suis transporté aux urgences à l'hòpital, il est minuit trente. Les infirmiers me tournent dans tous les sens pour faire les radios, me coupent ce qui me reste de vêtements, je dis à une infirmière en blaguant que le slip qu'elle est en train de couper est tout neuf je venais de l'acheter, j’ai froid, très froid, je suis gelé, je rentre en salle d’opération, ils m’endorment, je ne me réveillerai plus jamais comme avant! 

Aujourd’hui je survis à Genève et 25 ans après, j’ai du mal à vivre avec cette injustice. De plus, mon attentat n'a jamais été revendiqué donc jamais reconnu et jamais indemnisé en tant qu’attentat. Il a été reconnu comme un accident du travail, oui un accident du travail!… quelques minutes avant je jouais à cache-cache avec les enfants de mon ancien patron dans les couloirs autour de mon restaurant, si un de ses enfants avait ramassé ce maudit paquet… !.Aurait il été considéré comme un accident du travail ? 25 ans après j’ai toujours un sentiment d’injustice et de lâcheté de la part des poseurs de bombe mais également de la part de l’etat français  qui était en place à l’époque et qui n’a pas pris ses responsabilités.

 

Chaque année et maintenant 2 fois par an, on me demande de prouver que je suis bien vivant pour pouvoir toucher cette malheureuse indemnité de 1160 euros par mois qui ma été allouée et qui ne me permet pas de vivre correctement ici à Genève. Jamais au grand jamais, quelqu’un ou un service d’état français ou suisse ne s’est inquiété de savoir si je vivais bien ma vie ou si j’avais besoin d’aide…Bien au contraire, il y a environ 3 ans, j’ai sollicité d’être vu et entendu par le  service de l'AI suisse afin qu’il m’aide à trouver un emploi réservé aux handicapés. Je ne leur ai jamais demandé même 1 centime d’euros, juste une aide au placement, ils m’ont convoqué et m'ont tout simplement dit que pour eux, au vu des expertises et des éléments français que je leur ai fourni, je n’étais pas considéré comme handicapé…. ils ne pouvaient rien faire pour moi.

Par contre, la rente « adulte handicapé » française que je perçois chaque mois en France pour cet attentat jamais reconnu comme tel,  l’état suisse VEUX  bien me la taxer!

Y a-t-il deux poids, deux mesures ? Pas de reconnaissance comme travailleur handicapé en suisse mais imposition Suisse sur ma rente Française, je suis vraiment révolté, outré!

En effet je vis là une double injustice, d'abord, cet attentat, car c’est bien suite à un attentat, un acte de guerre que je suis handicapé, je ne tenais pas une armurie que je sache… ! Je ne maniais pas non plus des explosifs! J’avais créé à 25 ans en Guadeloupe, à la sueur de mon front, avec courage et détermination, un restaurant, un beau restaurant qui fonctionnait merveilleusement bien!

La deuxième  injustice est que l’Etat Suisse, à cause de cette non reconnaissance par la France de cet attentat, acte de guerre, veut m’imposer sur ma petite rente française qui, au risque de  me répéter , n'est pas imposable en France, mais qui me permet avec mon petit salaire suisse de survivre difficilement dans ce pays des droits de l’homme, sans avoir de dettes pour l’instant……Je n’ai jamais, non jamais baissé les bras, je suis un homme avec des valeurs qui m’ont été données par mes parents, arrières parents, si vous croyez que vous allez me faire tomber jusqu'à me clochardiser, vous ne savez de quoi je suis capable……           

J’ai 51 ans, j’ai trouvé un job, un petit  travail de 3 heures par jour depuis maintenant 3 ans, comme responsable de la cantine scolaire d’Aire la Ville. Je m’occupe et anime un groupe de 50 enfants entre 4 et 11 ans avec 3 autres personnes. J’aime ce travail, mais mon handicap ne me permet pas, ou alors…. difficilement à cause de la station debout, d’en faire plus pour gagner plus!  Ce travail m’est rémunéré 1500fr.- suisse sur 12 mois. Alors à vos calculettes, qui doit quoi? Et à qui?…. !!!!!!!

Wilfried Teinturier

 

 

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 03:43

 

Le zouk de Francis Lalanne

lalane--fxg-.jpg« Lavi san vou… » Le chanteur Francis Lalanne vient de mettre en ligne une vidéo où il s’essaie au zouk (http://www.francislalanne.com/?Exclu-video-zouk-FL-en-studio). La vidéo le montre très concentré, disant d’abord a capela des paroles en créole avant que ne démarre un zoukaillon musical de piètre qualité si l’on en croit les critiques émises par les premiers internautes à l’avoir entendu…  Si certains semblent apprécier cette ouverture à la créolité du chanteur français, comme Valérie Belinga qui, sur Facebook émet un « Wooooooooo ! » plus qu’admiratif, d’autres hurlent à l’imposture. Ainsi, la chanteuse guadeloupéenne Florence Naprix refuse de le prendre au sérieux : « Je suis pétée de rire depuis 10 bonnes minutes ! Et si tellement désespérée à la fois... » Même genre de récrimination chez cette autre chanteuse guadeloupéenne, Hermann qui n’hésite pas à pasticher le titre de la chanson de Lalanne : « Non !!!!!!!!!! Si Francis s'y met, on est mal. La vie sans Francis, c'est l'paradis ! » Francis Lalanne lançait déjà des indices le 25 juin dernier sur son site : « Je prépare un album d’un nouveau genre : un titre inédit qui sera mon titre phare, inspiré par les Antilles et quatre autres titres très différents sur lesquels je ne dis rien pour l’instant : gardons un peu de mystère... » C’est finalement mercredi sur France 3, dans l’émission Village départ, que Francis Lalanne a lâché le morceau. L’an dernier, lors de la remise des trophées des arts afro-caribéens, Francis Lalanne s’était rendu au théâtre du Châtelet… Et s’il visait un « Césaire de la musique » ?

FXG (Agence de presse GHM)

 


Post scriptum

L'utilisation faites de propos tenus sur Facebook par les chanteuses que nous avons citées n'a pas été appréciée et nous aurions dû leur demander leur avis de publier leurs propos. Pour cette raison, nous leur adressons nos excuses. Néanmoins, comme ces internautes, nous avons aussi été surpris de l'audace de Francis Lalanne s'aventurant dans un autre registre. Et si nous nous sommes permis de relayer certain jugement (qui n'est pas partagé par tous), l'affaire méritait de faire état de la naissance d'un nouveau zouker. D'une manière ou d'une autre... Même si nous l'avons pris avec légèreté. Donc nous réitérons nos excuses aux Internautes citées et à celui qui a osé se lancer dans le zouk.


La réaction de Véronique Hermann-Sambin

Le journaliste François Xavier Guillerm (FXG) reprend des propos tenus sur ma page Facebook pour qualifier le nouveau single de Francis Lalanne, de «zoukaillon musical de piètre qualité ».

Porter un jugement sur une œuvre artistique est un exercice périlleux auquel bon nombre de journalistes ne se livrent pas. C’est pourtant ce qu’a tenté de faire FXG, malheureusement sur un ton peopolistique dénué de sens critique et de véritable audace.

Qu’est-ce qu’un zouk de bonne qualité ? Pourquoi celui de Francis Lalanne n’appartient-il pas, selon lui, à cette catégorie ? Qu’il nous l’expose ! Plutôt que d’étayer ses propos, par manque de temps ou de sens dialectique, il énumère maladroitement des commentaires d’internautes. Peut-on considérer cela comme du journalisme professionnel ?

Parlons de ces commentaires. Les internautes qu’il cite, Valérie Belinga, Florence Naprix et moi-même, n’avons en aucun cas donné un avis sur la qualité du travail de Francis et de son équipe. Il se peut d’ailleurs, qu’au vu de son expérience, M. Lalanne ait bien des choses à nous apprendre du métier. En revanche quand un artiste s’attaque à une identité culturelle qui n’est pas sienne à l’origine, même en y mettant du cœur et de l’esprit, il n’en demeure pas moins à la portée des railleries les plus faciles ou pire, à des encouragements compassionnels.
Attention FXG, cela ne remet pas en cause la qualité de son travail! A titre d’exemple, j'ai pu me moquer de Jean-Michel Rotin, qui me semblait prendre des accents Jacksoniens à ses débuts. C’est pourtant l’interprète du plus beau zouk-love de ma vie (Lè ou Lov) et un artiste dont le style m’a profondément influencé.

Enfin, FXG a récupéré ces commentaires sur ma page privée (Véronique Hermann Sambin). Pourquoi ont-ils été rendus publics dans le Journal France-Antilles, et avec si peu de perspicacité ? Je m’en vais, en un click supprimer FXG de mes contacts Facebook, et faire une demande d’ami en bonne et due forme à Francis Lalanne. Lui au moins restera dans ma mémoire pour ses prises de position et son goût du risque.

Véronique Hermann SAMBIN
(Hermann, auteur compositeur Interprète)

 

 

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 10:14

Obama au festival d’Avignon

José Plyia remonte De la race en Amérique au festival d’Avignon, une pièce qui reprend mots  pour mots le discours de Philadelphie du futur président américain. En mars 2008, l’image de Barack Obama est ternie par le long reportage que ABC News consacre à son pasteur, le révérend Wright. Ce conseiller spirituel qu’il considère comme quelqu’un de sa famille a écrit que les attentats du 11 septembre étaient « un signal d’alarme » pour l’Amérique « afin qu’elle se rende compte que les Noirs et les Arabes existent toujours ». Le révérend hurle : « Dieu maudisse l’Amérique ! » Pour Obama, il va falloir autre chose que des démentis… L’opinion est troublée. Il faut agir. Obama se met au travail et décide qu’il s’exprimera le 18 mars, à Philadelphie. En quarante minutes, le sénateur de l’Illinois est interrompu 17 fois par des applaudissements. Sur la scène, un comédien, un pupitre et un éclairage bleu en fond pour une mise en voix plus qu’une pièce de théâtre. La pièce a été créée par le comédien Vincent Byrd-Lesage fin 2008, cette fois, sur la scène du théâtre du Balcon, en Avignon (tous les jours à 14 h 30), c’est le Martiniquais Eric Delor qui endosse le costume de Barack Obama.

FXG (agence de presse GHM)

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 03:55

Serge Larcher : « La suppression du terrain de football de la prison est une erreur. »

Le sénateur de Martinique, Serge Larcher (apparenté PS) a interpellé dans une question écrite le garde des Sceaux au sujet du projet de suppression des installations sportives de la prison de Ducos pour une extension des capacités d’accueil de 160 places. « L’unique prison de la Martinique, écrit le sénateur, se trouve confrontée à des problèmes de surpopulation carcérale et de sous-effectif du personnel de surveillance. En juillet 2009, elle a connu un pic de 920 détenus pour 570 places. Le quartier des entrants, le plus surpeuplé, comptait alors 59 détenus pour 15 places. Cette situation ne peut que s'aggraver puisque plus de 500 peines ne sont pas encore exécutées. » Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé son projet d'extension de 160 places supplémentaires par la suppression des plateaux sportifs et ateliers de travail. « La suppression du terrain de football est une erreur qui risque d'avoir des conséquences très graves et qui inquiète déjà tous le personnel pénitentiaire », prévient, telle une Cassandre, Serge Larcher qui plaide pour «  un accroissement de capacité extra-muros ». Selon le parlementaire, « une construction nouvelle est possible car il existe une réserve foncière à proximité du centre de Ducos ». Aussi il demande au gouvernement de mettre en œuvre de véritables solutions comme « l'augmentation de personnel ou l'accroissement des capacités d'accueil par la construction d'une nouvelle prison », et il précise : « Dans quel délai ? » Michèle Alliot-Marie, garde des Sceaux et ministre de la justice, a trois mois pour lui répondre.

FXG (agence de presse GHM)

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 05:45

Trace rachetée par Trace

Olivier-Laouchez.jpg« Trace est rachetée à Goldman Sachs par son management en association avec Citizen Capital et Entrepreneur Venture », annonce un communiqué de Trace, le « groupe international de médias spécialisés sur les musiques urbaines et les célébrités sportives », en divulguant « la conclusion d’une opération de reprise de son capital par son management, en association avec les fonds d’investissement Citizen Capital et Entrepreneur Venture ». Ensemble, les repreneurs des actifs de Goldmann Sachs, réunis sous l’égide de Trace Partners, ont acquis 100% des actions du groupe auprès de Alliance Trace Media, société contrôlée conjointement par les fondateurs de Trace et le fonds Urban Investment Group de Goldman Sachs, qui a accompagné la création et le développement de la société depuis 2003.

50.1 % pour Laouchez

L’ancien patron d’ATV, le Martiniquais Olivier Laouchez, co-fondateur et actuel PDG de Trace, devient le premier actionnaire de Trace Partners dont il contrôle 50,1% du capital avec l’équipe de management. Les fonds d’investissement Citizen Capital et Entrepreneur Venture détiennent à parité 49,9% de la nouvelle entité. Cette évolution de l’actionnariat a pour but d’accélérer la croissance du groupe, avec notamment le renforcement du déploiement international de la marque et des chaînes musicales, le développement des offres Trace Mobile en partenariat avec des opérateurs telecom de référence et le lancement commercial en 2011 d’une nouvelle chaîne en HD : Trace Sports.


Les acteurs

Trace

Exemple de succès international d’une PME française, Trace est aujourd’hui la 2e chaîne musicale la plus regardée des chaînes payantes en France (3.5 millions de téléspectateurs hebdomadaires selon Médiamétrie de janvier-juin 2010) et est la chaîne musicale n° 1 du continent africain - anglophone et francophone - notamment en Afrique du Sud. Créé en 2003, le groupe Trace, édite les chaines Trace et Trace Tropical. Le groupe compte plus de 20 millions d’abonnés payants dans 150 pays, dont 9 millions en Europe, 6 millions en Afrique et 1 million en Asie. Trace réalise plus de 50% de son chiffre d’affaires dans les pays émergents. Rentable après seulement 3 ans d’existence, le groupe Trace annonce qu’il réalisera en 2010 « un chiffre d’affaires supérieur à 12 millions d’euros - dont 75 % réalisé hors de France, en progression de 50% par rapport à 2009 ».

Citizen Capital est un fonds d’investissement français créé en 2008 qui a pour objet d’apporter des fonds propres à des PME en croissance et de les accompagner dans leur développement. Ce fonds a pour spécificité de chercher les leviers de croissance dans les segments peu financés par le capital-investissement en ciblant en particulier des entreprises se développant dans des zones défavorisées ou dont le profil des dirigeants sort des sentiers battus (parcours, origine, etc).

Entrepreneur Venture  est une société française de gestion créée en 2000 et agréée par l’Autorité des marchés financiers. Elle investit principalement dans des PME françaises, détenue et dirigée par des entrepreneurs. Entrepreneur Venture a investi en capital dans des sociétés telles que Prodware, Maintag, Eole Water, Eau pure, Européenne de Marbre… Elle est au 30 juin 2010 le leader des Fonds d’investissement de proximité- Impôt sur la fortune, avec plus de 125 M€ collectés.

Urban Investment Group (UIG) de Goldman Sachs

Créé en 2000 à New York et doté de 350 millions de dollars, UIG est le premier fonds d’investissement d’une grande banque internationale dédié aux projets portés par des minorités ethniques ou liés à l’immobilier en zone urbaine.

 

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 05:33

 

Tropiques FM passe à 1.5 points

d'audience cumulée

 

Selon son directeur général Claudy Siar, Tropiques FM est toujours

la première radio communautaire de France : « Plus de 40 000

auditeurs supplémentaires nous font quotidiennement confiance,

désormais, ils sont plus de 150 000 à nous écouter chaque jour en

Ile de France… » Sa création en septembre 2007 (dans la foulée du

trépas de Média Tropical) se justifiait, selon son dirigeant, par la

nécessité de «  mettre en exergue les spécificités culturelles et

identitaires des Français d’outre-mer ». Le potentiel d’écoute visé

était alors annoncé à 300 000 auditeurs. En janvier 2008, la station

du boulevard des îles à Issy-les-Moulineaux affichait 126 000

auditeurs. En septembre 2009, un sondage Médiamétrie confirmait

la position de leader de Tropiques FM devenue en deux ans

« première radio de la diversité » en termes d'audience avec 140

000 auditeurs. Le dernier sondage Médiamétrie accorde, pour la

vague avril-juin 2010, en terme d’audience cumulée, 1.5 points,

soit  144 765 personnes de 13 ans et plus. C’est un sacré mieux

par rapport à janvier-mars 2010 avec 1.1 % (106 161 auditeurs)

mais on est loin des résultats de juin 2009 quand Tropiques a

connu son meilleur chiffre, 1.7 % (163 999 auditeurs). Tropiques

FM reste devant Beur FM (1.1 %) mais derrière Radio FG (1.6 %),

FIP (1,8 %) ou Nova (2 %). Côté part d’audience, celle-ci accuse

une baisse depuis un an, puisqu’elle était à 1.6 % en juin 2009,

puis à 1.1 en mars 2010 et atteint désormais 0.9 %. La part

d'audience ne révèle que le temps d'écoute par auditeurs. Preuve

que Tropiques FM est sur la bonne voie, depuis le 1er juillet, elle

diffuse désormais de la publicité nationale. Et ça, mieux qu'un

sondage, c'est un vrai indice de la bonne santé de Tropiques FM.

FXG (agence de presse GHM)

 

 

 

 

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 04:46

Interview Gérard Larcher, président du Sénat

Larcher.jpg« Mon rôle est d’être un assembleur »

Du  18 au 23 juillet, vous effectuez un déplacement en Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin*. Dans quel contexte faîtes-vous ces visites ?

Je visite l’ensemble des départements français et la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Barthélémy et Saint-Martin, porteront le nombre de mes visites dans des collectivités locales à 61… J’étais en Guyane le mois dernier et le choix de venir aux Antilles, notamment après le vote qui a eu lieu en Martinique, s’inscrit pour moi à la suite de la mission outre-mer du Sénat et la mise en place – procédure exceptionnelle au Sénat - du comité de suivi de cette mission. Ce déplacement me permet de faire le point avec les élus sur les préconisations de notre mission outre-mer.

Vous attachez beaucoup d’importance à ce comité de suivi…

Larcher-3.jpgC’est une première au Sénat car, jusqu’alors, quand on faisait une mission au Sénat, on transmettait nos avis au gouvernement ou on en faisait une proposition de loi. Là, on a décidé d’un comité de suivi avec des membres de la mission et comme président le sénateur de la Martinique, Serge Larcher. J’ai toujours eu le sentiment qu’hormis les moments de spécificité de débat portant sur les statuts, hormis les crises sociales ou économiques, hormis le débat budgétaire annuel, on n’avait pas de suivi permanent de l’outre-mer. Or, l’outre-mer est une particularité et une richesse françaises et pourtant elle n’est pas assez présente. L’élément fort de la mission est d’avoir su faire partager cette problématique aux Sénateurs de métropole, parmi lesquels les présidents de tous les groupes politiques.

La mission avait proposé de revenir sur la sur-rémunération des fonctionnaires…

Je n’ai pas de sentiment particulier là-dessus ; la mission y travaille. C’est un sujet qui, naturellement, est difficile, délicat, avec des conséquences sur l’économie des territoires, mais aussi pour les hommes et les femmes, donc c’est un sujet qui mérite d’être approfondi. Mais ce n’est pas au cœur de ma visite. Je viens les écouter, je ne suis pas venu « vendre un truc ».

Plus globalement, quelle est la posture du Sénat vis-à-vis de l’outre-mer ?

C’est une posture extrêmement attentive. Ce n’est pas par hasard que j’ai veillé à ce que deux des membres du Bureau du Sénat – son conseil d’administration – soient des Sénateurs d’outre-mer. Ce n’est pas par hasard qu’on a mis en place cette mission sur l’outre-mer. Et, c’est peut-être immodeste de le dire, mais c’est une initiative qui me revient.

Larcher-001.jpgVous arrivez en Martinique au moment où il est question de la loi organique portant sur la nouvelle collectivité unique et dont la discussion va s’ouvrir dans votre institution… Comment le Sénat va-t-il se positionner ?

Notre devoir est de respecter l’expression des populations. Qu’ont-elles montré à travers ces consultations ? Un fort attachement à la République et en même temps, la volonté, à terme, de constituer une assemblée unique. Il faut donc préparer les conditions de cette assemblée. Ce ne sera pas nécessairement la même réponse qu’en Guyane. C’est une responsabilité du gouvernement mais c’est la proposition de la commission des lois du Sénat qui sera discutée. Le comité de suivi ne peut pas être uniquement en attente, mais proactif sur ce sujet. A moi aussi d’aller voir les différents acteurs. 

Quel calendrier parlementaire peut-on envisager ?

Je crois qu’il faut se donner un peu de temps. Là, j’ai une position un peu différente de ce que j’ai parfois entendu dans l’Exécutif parce qu’il faut une large préparation des conditions et prendre le temps nécessaire. Quelle territorialité ? Quel nombre d’élus ? Comment sont-ils élus ? Tous ces sujets, je les ai abordés en Guyane et nous les ré-aborderons en Martinique et je ne suis pas sûr qu’il faille un texte qui s’applique uniformément à tous. Quand vous êtes le maire de Saül en Guyane, ou maire d’Ajoupa-Bouillon en Martinique, la réalité n’est pas la même… La densité de population n’est pas la même ; les enjeux territoriaux ne sont pas les mêmes. Il faut savoir respecter la diversité des outre-mer. Chaque département doit avoir une réflexion spécifique et c’est comme ça qu’on respectera la volonté de la population.

Larcher-4.jpgQuand la loi organique sera-t-elle examinée au Sénat ?

La ministre parlait de 2011… Une chose est sûre c’est qu’on ne peut pas dépasser 2014. Je n’ai pas d’agenda en tête, mais je n’aurai une préconisation générale qu’après avoir fait le tour des quatre collectivités. Mon rôle est d’être un assembleur, d’écouter les élus… En Guyane ils se sont réunis et je les ai écoutés en Congrès. Ils ont besoin de temps… Cela va se faire aussi, de manière un peu différente, en Martinique. J’ai envie aussi d’écouter les élus de la Guadeloupe même si le choix qui y a été fait n’est pas le même. J’irai aussi à la Réunion où la vision est encore différente.

Comment comprenez-vous les choix réunionnais et guadeloupéens ?

Les Réunionnais voyaient dans le 73-74 une formule détachable de la République. Ce qui n’est pas vrai de 73, mais qui l’est peut-être un peu plus de 74 et encore… (Même plus depuis la réforme constitutionnelle de 2003). Je ne sens pas à la Réunion le même état de réflexion mais je ne vais pas conclure avant de les avoir rencontrés.

Et en Guadeloupe, que se profile-t-il ? Est-ce que, quelque soit le choix fait, il y aura nécessairement une consultation ?

Dans la pratique, ça suppose que le Congrès l’ait demandée. Je ne vois pas comment on pourrait faire autrement. Constitutionnellement, s’il n’y a pas de consultation de la population, il ne peut y avoir de changement institutionnel.

Larcher-005.jpgSi la Guadeloupe ne demande pas de changement, la reforme territoriale nationale s’appliquera-t-elle à elle ?

Bien sûr ! La réforme des collectivités territoriales qui aura connu sa deuxième lecture au Sénat, au moment où je serai en route pour les Antilles, repartira ensuite à l’Assemblée nationale. Pour le conseiller territorial, ça ne concernera pas la Martinique ni la Guyane mais ça pourrait concerner la Guadeloupe ou la Réunion. S’appliqueront la réforme de l’intercommunalité, l’achèvement de la carte intercommunale, le mode de désignation des conseillers communautaires... On va faire le bilan de l’intercommunalité, c’est l’autre sujet que j’aborderai avec les collègues.

Votre agenda prévoit systématiquement des rencontres avec le monde économique…

Dans l’outre-mer, le volet économique est évidemment important, pour les populations, pour la création de la richesse et pour le rayonnement de la France au travers de ses économies ultra-marines. Quand j’étais président de la commission de l’économie, mon dernier rapport avant de devenir président du Sénat a été la loi de modernisation de l’économie et j’ai donné une place importante à tout le volet outre-mer. Donc, j’ai envie de voir ses conséquences concrètes, d’analyser la compétitivité de l’outre-mer, son positionnement économique régional.

Larcher-002.jpgQue pensez-vous de l’offensive des pays andins contre les fruits tropicaux français, à commencer par la banane ?

Ca doit être la 72e offensive ! Chaque fois, on me dit que c’est plus grave, mais on arrive à résister… La question qui se pose est : comment les accords qui sont pris dans le cadre du Mercosur ou des ACP, qui ont des conséquences outre-mer mais qui sont vus en France au travers du prisme bruxellois, peuvent être pris sans consultation réelle ? C’est tout cela que j’ai envie de toucher du doigt. On est sur un certain nombre de sujets de subsidiarité et dans le même temps, on réforme la PAC. J’ai mis en place au Sénat un groupe de réforme de la PAC, notamment avec l’Allemagne parce que j’en ai assez que nous ne vivions qu’en défensive. Ce qui est vrai pour le lait est vrai pour les fruits tropicaux.

Vous allez rendre un hommage à Aimé Césaire, puisque vous irez vous recueillir dans son bureau de l’ancienne mairie. Avez-vous connu l’homme Césaire ?

Quand j’étais président des hôpitaux publics, nous tenions l’assemblée de l’union hospitalière des Antilles-Guyane. Aimé Césaire était toujours le président du conseil d’administration du CHU de Fort-de-France. Je suis venu le rencontrer pour qu’il me parle de l’avenir du CHU et nous avons passé un certain temps ensemble à parler de l’hôpital, mais aussi de sa vision sur la société. J’ai passé un moment qui reste parmi un des très grands moments de mon existence. J’ai tout juste soixante ans et même s’il n’a pas partagé les chemins du gaullisme social qui étaient les miens, j’ai vis-à-vis de cet homme, comme de Senghor, une forme de respect extrêmement fort.

Vous vous êtes aussi intéressé à la personnalité de Schoelcher ?

J’ai présidé le comité Schoelcher du Sénat en 1997-1998 et je me suis passionné sur ce sujet. J’ai essayé de comprendre ce qui se passait et les différences de vues entre les uns et les autres… Et j’ai organisé le premier festival du film d’outre-mer au Sénat à l’époque. Parce que, sans parler de quota, je trouve qu’on n’a pas toujours très bien traité la France d’outre-mer dans certains d’organismes culturels, ce qui m’a amené d’ailleurs à nommer quelqu’un d’outre-mer au CSA : Christine Kelly.

A Saint-Barth et Saint-Martin, vous allez rencontrer deux nouvelles COM dont l’une prospère dans l’article 74 et l’autre vit plus difficilement son autonomie…

Ils ont fait un choix que je respecte. Je viens voir, trois ans après, comment ça fonctionne. Ce sont de véritables laboratoires institutionnels qu’il est intéressant d’observer à l’heure de la réforme des collectivités locales.

Vous connaissez déjà ces îles ?

A Saint-Martin, comme président des hôpitaux de France, je me suis intéressé à l’hôpital ; je l’ai un peu mis sur des rails !

Ils auraient donc du l’appeler hôpital Gérard-Larcher plutôt qu’Hôpital Louis-Constant Fleming…

A l’époque, je n’ai fait que mon boulot comme dans des dizaines d’hôpitaux en France. Mais celui-là… Souvenez-vous dans quelles conditions il était installé avant d’être transféré…

Propos recueillis par FXG (Agence de presse GHM)


Le programme du président du Sénat

Martinique

Bahier-Bourjac-Vian-Larcher.jpgAccompagné de son conseiller outre-mer, Dominique Vian, et du sénateur Serge Larcher, Gérard Larcher arrive le 18 juillet vers 16 heures à Fort-de-France. Il se rendra aussitôt à la fête patronale des Anses d’Arlet où il rencontrera les représentants des marins pêcheurs et le président de la commission agriculture et pêche du conseil général, Charles-André Manset, et Maurice Antiste, de la commission pêche au conseil régional. Gérard Larcher sera ensuite l’hôte d’Ange Mancini à la résidence préfectorale pour un dîner républicain. Le 19 juillet, le président rencontrera le maire de Fort-de-France, Raymond Saint-Louis Augustin avant de visiter le bureau d’Aimé Césaire dans l’ancienne mairie. Ensuite, de 12 à 15 heures, ce sera une rencontre les élus dans la salle des congrès de l’hôtel de la Batelière. Sont prévus une intervention du maire de Schoelcher, Luc Clemente, du président de l’association des maires, Raymond Occolier, des sénateurs Larcher et Lise et du président du conseil régional Serge Létchimy. En fin d’après-midi, Serge Larcher rencontrera le monde économique à la CCI et le soir, ce sera un dîner informel à l’hôtel L’Impératrice avec les représentants du CMT et des professionnels de l’hôtellerie et du tourisme. Le 20 juillet, avant de se rendre en Guadeloupe, Gérard Larcher rencontrera le monde agricole, sans doute dans une exploitation dédiée à la diversification.

GuadeloupeLarcher-jardin.jpg

Le président du Sénat arrive en Guadeloupe le 20 juillet. Il sera accueilli à Basse-Terre par Victorin Lurel et Jacques Gillot. Le soir, il sera l’hôte du préfet à la résidence de Saint-Claude. Le lendemain, Gérard Larcher se rendra à la chambre de métiers avant de rejoindre la zone pointoise où il est prévu une visite à la CCI et une rencontre avec des entrepreneurs. Il y aura ensuite une grande réunion autour du président du Sénat avec la plupart des élus. La délégation sénatoriale sera hébergée à la Vieille Tour. Le lendemain matin, Gérard Larcher sera à Saint-Barthélemy où il visitera la réserve naturelle marine, la station d’épuration de Public et l’hôtel de la collectivité à Gustavia. L’après-midi, ce sera Saint-Martin où il sera accueilli par le président Gumbs Le président du Sénat se fera présenter le programme de développement du front de mer, des logements sociaux avec la SEMSAMAR avant de finir par une visite à l’hôpital Louis-Constant Fleming.

 

 

 

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 03:37

portrait-du-timbre.jpgBabette de Rozières élue personnalité préférée des Français

La cuisinière guadeloupéenne, vedette du petit écran, sera en Guadeloupe du19 au 26 juillet pour être la marraine du salon de la gastronomie, puis elle sera en tournée promotionnelle en Martinique du 27 juillet au 1er août et, enfin, en Guyane, du 2 au 8 août.

Depuis la mi-juin, un nouveau timbre enrichit l’univers des collections philatéliques,  un petit timbre ordinaire pour des lettres ne dépassant pas 20 grammes et portant en guise de Marianne, l’effigie de la chef de cuisine guadeloupéenne Babette de Rozières. « La Poste m’a prévenue que j’avais été élue personnalité  préférée des Français dans le domaine de la télé et qu’à ce titre, je recevais le trophée Marianne… » 37 000 Français ont voté pour elle ! Babette a su se faire appréciée dans l’émission d’Alessandra Sublet, C à vous sur la France 5, où elle assure depuis septembre l’animation culinaire. Ca a si bien marché qu’elle reprend les fourneaux dès la rentrée sur C à vous et mieux, elle a décroché une émission quotidienne où elle aura, seule, la vedette. « Ca s’appellera le Babette show ou Cuisiner comme Babette. » Elle a une préférence pour la deuxième proposition. L’émission passera et sur France Ô et sur France 3. Pendant un quart d’heure, elle rejoint un candide en cuisine et met en avant un produit différent à chaque émission. Il y aura l’avis d’un diététicien qui s’exprimera sur le produit choisi et Babette donnera ses astuces pour bien le cuisiner… Mais Babette ne s’arrête pas là. Après le succès de son livre, La bonne cuisine de Babette chez Orphy (préfacé par Roland Dumas), elle s’apprête à sortir en novembre sa biographie chez Albin Michel. Elle écrit encore un dictionnaire gastronomique et créole, inspiré du dictionnaire gastronomique d’Alexandre Dumas, le premier du genre !

FXG (Agence de presse GHM)


Fast food de luxe, Shanghaï et… une case créole

Babette-de-Rozieres.jpgDepuis qu’en juillet 2009, Babette de Rozières a vendu son restaurant du 16e arrondissement, La table de Babette, elle est devenue une vraie star de la télé. La télé où elle a ses entrées… « Jean-Pierre Cotter qui pourrait devenir le directeur général de France Télévisions, a été témoin de mon mariage ! » Quant à son amitié avec Roland Dumas, c’est encore une histoire de cuisine : « Je l’ai connu quand il était président du Conseil constitutionnel, à mon restaurant. Très vite, il m’a adoptée et le dimanche, il vient souvent chez moi pour que je lui cuisine quelque chose. » Mais Babette n’a pas renoncé à la restauration. Elle développe un projet de fast food de luxe dont le premier ouvrira à Marseille à la fin de l’année. Puis, ce sera Bordeaux, Paris, Toulouse. Elle vise aussi l’étranger… « J’ai le projet de me rendre à Shanghaï où les frères Pourcel (chefs du Jardin des sens) veulent faire venir avant la fin de l’exposition universelle tous les grands chefs français. » En Guadeloupe aussi, une Table de Babette pourrait ouvrir à Baie-Mahault … « Ary Chalus m’a fait une demande… Je dirai oui si on me donne une case créole. »

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 03:46

Un Guadeloupéen en prison et un juge en vacances

José Toribio, maire de Lamentin en Guadeloupe, le président du Collectifdom, Daniel Dalin, la conseillère régionale d’Ile de France, Janine Maurice-Bellay, sont les premiers signataires d’une pétition lancée par l’avocat Freddy Brillon, du cercle républicain de l’Outre-mer. Saisi par Christopher E., un Guadeloupéen de 23 ans, père d’un enfant en bas âge et salarié, poursuivi pour une agression à caractère sexuel, Me Brillon déclare que le jeune homme nie les faits et que la victime affirmerait ne pas reconnaître en Christopher son bourreau…  Certes, mais tout cela devrait rester du ressort de la justice sans nécessiter d’action pétitionnaire... « Ce jeune homme n’a jamais bénéficié de la présomption d’innocence », proteste l’avocat qui déplore que malgré les déclarations de la victime, son client ait été placé en détention provisoire « pendant que la juge est partie en vacances et qu'elle n'a délivré aucun permis de visite à sa famille ».

FXG (Agence de presse GHM)

La pétition est à adresser au 137 Bd Magenta 75010 Paris, au nom de Me BRILLON.

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 06:02

Marie-Luce Penchard fait le bilan des 137 mesures du Conseil interministériel de l’Outre-merMLP.jpg

« La valse des ministres donne une image ridicule. » Ces mots prononcés par le chef de l’Etat sur France 2, le 12 juillet au soir, ont dû faire chaud au cœur de Marie-Luce Penchard alors que la ministre chargée de l’Outre-mer devait faire le lendemain, une communication au conseil des ministres sur le bilan de 137 mesures du conseil interministériel de l’Outre-mer (CIOM) qui représentent depuis le 6 novembre dernier, la feuille de route du gouvernement pour sa politique en outre-mer. Il y a donc fort à parier que Mme Penchard sera toujours en poste à la rue Oudinot après le remaniement ministériel prévu pour la fin octobre. « Les deux tiers des 137 mesures sont réalisées ou en cours de mise en œuvre conformément au calendrier prévu », indiquait mardi la ministre. En fait, 40 mesures sur les 137 portent le sticker vert, signe de réalisation effective, comme la nomination des sous-préfets à la cohésion sociale, des commissaires au développement endogène (qui seront connus en septembre), la création des GIR concurrence ou des observatoires des prix (un décret autorise désormais leur présidence par un magistrat issu de la cour des Comptes, mais il faut encore l’adoption de la loi Novelli sur les chambres consulaires pour qu’il puisse saisir l’autorité de la Concurrence) et encore la hausse du numerus clausus des étudiants en médecine aux Antilles-Guyane et à la Réunion.

MLP-Main.jpg83 mesures sont marquées d’un sticker orange : des mesures en cours de réalisation comme la réforme de l’administration des prix des carburants ou le passage de Saint-Barth de RUP en PTOM… C’est aussi le cas du chapitre concernant l’année de l’Outre-mer en France qui ne devrait passer au vert que vers le mois de septembre ou octobre quand Daniel Maximin aura dit ce qui sera fait avec l’enveloppe de 4 millions d’euros de crédits d’investissement consacrés à cet événement pour 2010 et 2011.

Enfin, 26 autres mesures restent au rouge, ce qui signifie « une nécessité de poursuivre le travail en profondeur et en interministériel mais aussi avec les acteurs locaux »… C’est le cas du dialogue social, du marché commun du plateau des Guyane, la lutte contre la fracture numérique ou encore l’évolution des approvisionnements des outre-mer au bénéfice de la production locale.

Avec ce bilan provisoire la ministre a indiqué que les décisions du CIOM n’étaient pas remises en cause par rapport aux contraintes budgétaires. « L’essentiel a été pris en compte notamment sur le budget du logement, mais le CIOM ne dépend pas que du budget de la mission outre-mer ». Enfin, au vu du projet gouvernemental de « raboter » l’ensemble des niches fiscales (François Baroin, le ministre du budget, devrait annoncer l’ampleur du coup de rabot à la fin août), Marie-Luce Penchard aura « à cœur de défendre la réorientation de la défiscalisation vers le logement social ». Restent que 40 décisions marquées du vert, 83 orange et 26 rouge font un total de 149 mesures…

FXG (Agence de presse GHM)


Les mesures territoriales

Guadeloupe

En vert, la hausse du numerus clausus des études médicales. L’arrête du JO du 1é mars 2010 augmente le numerus clausus actuel. Entre 2006 et 2010, le numerus clausus outre-mer est passé de 114 places à 179. Et aussi, l’encouragement à la pratique sportive en optimisant l’offre proposée le mercredi par l’UNSS.

En orange, le développement du nautisme aux Antilles, l’articulation des compétences en matière de lutte contre les insectes vecteurs de maladies, le développement de la vocation croisiériste du port de Basse-Terre et encore le développement des hébergements pour les toxicomanes.

En rouge, le projet de création d’un pôle régional des arts et spectacles, d’une agence d’urbanisme pour organiser la trame urbaine.


Guyane

En vert, la hausse du numerus clausus des études médicales. L’arrête du JO du 1é mars 2010 augmente le numerus clausus actuel. Entre 2006 et 2010, le numerus clausus outre-mer est passé de 114 places à 179. L’installation du conseil consultatif des populations amérindiennes et bushinengé (le préfet l’a installé le 4 juin dernier).

En orange, l’articulation des compétences en matière de lutte contre les insectes vecteurs de maladies, la création sur l’île de Cayenne d’une ville nouvelle pour structurer le développement urbain, le renforcement des infrastructures routières, la définition des zones dédiées à l’agriculture itinérante et encore la sécurisation du transport fluvial.

En rouge, la constitution d’un vivier de médiateurs de conflits sociaux.


Martinique

En vert, la hausse du numerus clausus des études médicales. L’arrête du JO du 1é mars 2010 augmente le numerus clausus actuel. Entre 2006 et 2010, le numerus clausus outre-mer est passé de 114 places à 179. Aussi le confortement des missions locales portées par les deux communautés d’agglomération.

En orange, le développement du nautisme aux Antilles en accompagnement des collectivités locales, l’articulation des compétences en matière de lutte contre les insectes vecteurs de maladies, le rééquilibrage du territoire avec le grand projet pour le Nord autour du site de Saint-Pierre, la modernisation de l’aéroport aimé-Césaire et encore le renforcement des structures de soin aux toxicomanes.

Rien en rouge.


Réunion

En vert, la hausse du numerus clausus des études médicales. L’arrête du JO du 1é mars 2010 augmente le numerus clausus actuel. Entre 2006 et 2010, le numerus clausus outre-mer est passé de 114 places à 179. Aussi, l’instruction des dossiers et les décisions concernant le fonds d’investissement pour les services, l’artisanat et le commerce (FISAC) ont été déconcentrées au niveau de préfets (circulaire du 11 février dernier), et le soutien au classement des sites de la Réunion au patrimoine de l’UNESCO.

En orange, le développement des entreprises de travail temporaire d’insertion, la création d’une université de tous les savoirs, l’articulation des compétences en matière de lutte contre les insectes vecteurs de maladies, le lancement d’un « GERRI social » pour les services à la personnes.

En rouge, l’accompagnement des artisans pour leur permettre de répondre aux marchés en matière de logement social.


Polynésie

En vert, la valorisation des ressources naturelles avec l’IFREMER, le CEA, le CIRAD ou l’INAO, l’insertion régionale de la Polynésie en sécurisant son accès au haut débit numérique et la sécurisation et la clarification des relations Etat-Pays par la réforme de la DGDE (inscrite dans le projet de loi de finances de 2011).

En orange, la valorisation des ressources marines par l’adossement d’entreprises polynésiennes spécialisées dans le domaine de la mer au pôle de compétitivité mer-Bretagne ; la formation des cadres administratifs et techniques ; l’aménagement du territoire avec le concours des grands opérateurs de l’Etat ; la meilleure maîtrise de l’espace aérien et maritime, la sécurité sanitaire et la garantie de moyens pour des évacuations sanitaires au bénéfice des îles et atolls éloignés (deux nouveau hélicoptères Dauphins déployés fin 2011) ; l’accession aux fonds européens et enfin, la volonté de répondre au désir de mémoire sur la période nucléaire.

En rouge, la contribution à une politique de création culturelle et le soutien de l’inscription de certains sites au patrimoine mondial de l’UNESCO ; le rapprochement de la Polynésie et de ses voisins en facilitant son action diplomatique ; l’accompagnement de l’émergence des communes dans le paysage institutionnel de la Polynésie.

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