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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 07:31
Bareigts et GPL réunies au moment où la rumeur fait de la première un possible successeur à la seconde

Bareigts et GPL réunies au moment où la rumeur fait de la première un possible successeur à la seconde

GPL veut donner un nouveau souffle à la loi contre la vie chère

La ministre des Outre-mer a annoncé hier matin avoir retenu une dizaine de recommandations inscrites dans le rapport parlementaire que lui a remis la député PS de la Réunion, Ericka Bareigts. Celle-ci et son collègue LR du Pas de Calais Daniel Fasquelle se sont penchés trois après son adoption sur la loi de régulation économique outre-mer sensée combattre la vie chère et connue sous le nom de loi Lurel. Les rapporteurs saluent l'efficacité du bouclier qualité prix. "45 % des produits inclus dans le bouclier qualité prix sont issus de la production locale", a noté Mme Bareigts. De même les prix des produits concernés ont baissé de 5 à 16 %. Les rapporteurs reconnaissent encore le rôle positif de plateforme de négociations que représentent les observatoires des marges et des prix. Enfin, ils saluent les dispositions "pro-concurrence" de la loi, toutes applicable depuis trois ans et notamment le pouvoir d'injonction de l'Autorité de la concurrence. Ainsi, quatre industriels que l'Autorité de la concurrence avait en ligne de mire, ont préféré négocier et ouvrir à la concurrence leur filière de distribution outre-mer. "Le bilan est satisfaisant, a conclu la députée Bareigts, mais le sujet reste préoccupant au quotidien." Et c'est pour répondre à cette préoccupation que la ministre a fait savoir qu'elle entendait donner suite à certains points de ce rapport pour "donner un nouveau souffle" à la loi Lurel. "C'est une loi courageuse qui a peut-être joué dans les échéances électorales récentes", a-t-elle glissé.

GPL veut agir sur le bouclier qualité prix, mieux le promouvoir avec plus de production locale de qualité, une meilleure signalétique et un accès plus grand y compris dans le petit commerce. Elle propose encore de renforcer l'action du consommateur dans le contrôle de la chaîne du prix en renforçant les observatoires des marges et des prix. Elle les dote de 50 000 euros supplémentaires pour de nouvelles études et permettra à leurs présidents de se voir à Paris une fois par an.

La ministre s'est avancée sur quelques points précis sur lesquels elle entend favoriser la concurrence : l'accès aux cuves de la SARA aux Antilles et la SRPP à la Réunion pour pour permettre à d'autres fournisseurs d'alimenter nos territoires, et les matériaux de construction dont pourrait se saisir prochainement l'Autorité de la concurrence.

FXG, à Paris

Ericka Bareigts se refuse à tout commentaire sur l'Inde et Taubira

Ericka Bareigts, présente au ministère des Outre-mer pour présenter son rapport sur la loi de régulation économique des Outre-mer mercredi, n'a pas voulu parler de son déplacement en Inde avec le président de la République pour, a-t-elle justifié, ne pas dévoiler encore ce qu'elle racontera vendredi devant la presse réunionnaise. Elle n'a pas voulu non plus commenter la démission de Christiane Taubira de son poste de garde des Sceaux. Mais là, la raison était plus en lien avec les dernières rumeurs de remaniement ministériel toujours d'actualité, qui font de la députée socialiste de la 1ère circonscription de la Réunion une remplaçante plausible à George Pau-Langevin au ministère des Outre-mer. Si tant est que cette dernière s'en aille, ce qui ne semble vraiment pas certain.

Réaction de GPL à la démission de Taubira

"Christiane Taubira est une femme extrêmement brillante qui a imprimé sa marque au ministère de la Justice, mais en démissionnant, au fond elle est assez cohérente avec elle-même. A partir du moment où elle n'était pas tellement d'accord avec le texte de loi sur la réforme de la Constitution, c'était quelque chose d'un peu particulier soit de le présenter en n'étant pas d'accord, soit de ne pas être présente sur le banc des ministres... Donc, je crois que la décision qu'elle a prise en accord avec le président de la République est une position raisonnable et je sis persuadé qu'elle pourra exercer de nouvelles responsabilités, mais dans des conditions qui soient moins inconfortables pour elle que dans le contexte de cette loi qu'elle devait présenter en étant perplexe."

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 06:51

Explosion de la demande d'asile en Guyane

Profitant de l'actualité de l'arraisonnement d'une embarcation transportant une trentaine de clandestins brésiliens, dimanche dernier, le sénateur Karam (app. PS) a voulu rappeler à Harlem Désir, secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, que la France et l'Union européenne devaient aussi sécuriser leur frontière sur le continent sud-américain. Sans vouloir établir de comparaisons avec le drame qui se déroule en Méditerranée, il a rapelé les chiffres des demandes d'asile : 2700 dossiers déposés à la préfecture en 2015, en hausse de 159 % par rapport à 2014. 80 % des demandeurs sont des ressortissants haïtiens, 10 % viennent de la République dominicaine et quelque 2 % sont originaires de Syrie ou d'Irak. Près de 95 % de ces demandes sont rejetées.

Le sénateur dénonce l'absence d'un centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA) et constate qu'avec la majeure partie des cent places d'hébergement d'urgence disponibles réservées aux familles, "certains demandeurs deviennent alors des squatteurs, lorsque les autres se débrouillent comme ils peuvent".

Pour traiter ces nombreux dossiers de demandes d'asile, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) n'est pas présente en Guyane Les dossiers sont enregistrés par la préfecture, à Cayenne, puis transmis à l'antenne de l'OFPRA en Guadeloupe, qui patit elle-même d'un manque de personnel. La demande varie de l'ordre de 45 % en Guyane, 41 % en Guadeloupe et 14 % en Martinique. Il y a douze à vingt-quatre mois pour obtenir une réponse quand la norme nationale est fixée à neuf mois.

Harlem Désir a expliqué la hausse du nombre de dossiers par l'augmentation de la demande d'asile haïtienne - de l'ordre de 70 % par rapport à l'année précédente, avec un pic en août 2015. Il a ajouté qu'un officier de protection supplémentaire avait été affecté à l'OFPRA et que la mission foraine menée en novembre dernier avait permis de résorber le nombre de dossiers en attente et de réduire les délais d'instruction." Un appel à projets a été lancé en 2010 pour pallier l'absence de centre d'accuei et le centre de la Croix Rouge a été renforcé en personnel et en crédits. Parole de ministre, ça ira !

FXG, à Paris

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 04:38

Le Collector de Victor O

Après un lancement réussi à l'Atrium de Fort-de-France, samedi 9 janvier, Victor O s'apprête à monter sur la scène du New Morning pour la prochaine Saint-Valentin. A l'affiche, son dernier album, "Collector". "Sur le même support, j'ai voulu lettre tous les succès que j'ai eus depuis cinq ou six ans, raconte-t-il, en particulier des titres qui se trouvaient sur des compilations qui ne sont pas sous mon nom." A Montréal où il s'était rendu l'automne dernier pour un shooting avec le photographe Georges-Emmanuel Arnaud, quelqu'un lui a demandé s'il n'avait pas un album avec tous ses meilleurs titres. "J'ai pensé alors mettre tous mes titres qui avaient un clip car je voulais que les gens qui me découvrent avec cet album aient aussi le support visuel."

Quatorze titres dont deux remix ("Saudade" et "Soukoué Sa") et un inédit ("No Limit") viennent composer ce best off mixé par Djoum, un ingénieur du son belge qui a mixé Bashung et qui n'est pas étranger à la tonalité pop de cet album. Comme à Fort-de-France, Victor O sera accompagné sur la scène du New Morning de son complice, réalisateur et coproducteur Joël Jacoulet et des musiciens de Black manioc dirigés par Julien Béloir, un normand de Rivière Salée, pour citer Victor O !

FXG

Interview

"L'Afrique aura à voir avec mon futur"

Vous jouez de la pop caribéenne, ça vous convient ?

Je fais de la musique antillaise. Et même si je dis pop créole, on peut dire musique antillaise.

Musique antillaise, pas même caribéenne ?

Je suis profondément caribéen, mais un Caribéen antillais. On nous sous-estime parfois musicalement, mais là où il y a le plus de diversité artistique, c'est chez nous ! Les autres îles sont colonisées par les musiques de la Jamaïque, de Trinidad ou des USA. Nous, nous complétons, nous digérons et on en fait des trucs à nous.

Vous n'avez pas non plus la même approche du créole que nos voisins anglophones ou hispanophones...

A Sainte-Lucie, le créole est un encanaillement de Petit-Bourgeois ! J'ai animé une master class à Castries ; j'ai commencé à parler en créole et ça a posé un problème aux enfants. La culture créole n'est pas aussi ancrée là-bas que chez nous. A Grenade, on m'a présenté la dernière personne de l'île qui parlait encore le créole !

Vous êtes désormais inséparable de Joël Jacoulet, c'est une vieille histoire ?

Nos parents étaient amis quand nous étions adolescents, mais nous ne nous fréquentions pas. Quand il a monté son label B Caribbean, il a cherché quelqu'un pour discuter du business plan et on a pas mal échangé parce que ma vie précédente a été pas mal occupée dans les majors, mais c'est avec la chanson "Aboubakar 53 %", sur le président noir, que c'est parti. Joël produisait les albums de Goldee ou Wandé, et j'ai repéré le titre. Il m'a dit : "On ne le sort pas physiquement mais on fait un beau clip." On a sorti le clip entre les deux tours de l'élection présidentielles de 2007. Ca a amusé LCI qui nous a interviewé par téléphone. Mais en 2008 quand Obama a été élu avec 53 % des votes, LCI nous a rappelé et invité en plateau ! Notre collaboration artistique était lancée.

Et l'avenir ?

L'Afrique aura à voir avec mon futur. J'aimerai voir Abomey, Lumumbashi et le Congo. Je prépare la sortie de deux clips dont Marianne et puis j'aimerai bien chanter avec Loura ou Sara Tavares...

Propos recueillis par FXG, à Paris

 
 
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 04:09

Les Antilles-Guyane déconseillées aux femmes enceintes

Marisol Touraine, ministre de la Santé, recommande aux femmes enceintes de ne pas se rendre en Martinique, en Guyane et plus largement dans un territoire d'Outre-mer. Précisément, la ministre a parlé de "différer leur voyage". Le zika a touché toute toute l'Amérique du Sud et gagne la Caraïbe. Interrogée sur des cas de zika importés en Europe sur France info, hier matin, la ministre a jugé l'épidémie "sérieuse". Elle a d'ailleurs annoncé le départ en Martinique dans les prochains jours d'une équipe de renfort sanitaire pour évaluer les besoins complémentaires qu'elle entend "apporter aux hôpitaux et aux médecins".

Reste que Marisol a lancé cette avertissement sans en aviser sa collègue des Outre-mer, une façon sans doute d'ouvrir un grand parapluie, tellement grand qu'elle a inclus dans sa mise en garde les territoires d'outre-mer en général, nonobstant le fait que le zika ne soit pas présent à la Réunion.

FXG, à Paris

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 06:49

ARF

Deux ultramarins au bureau de l'ARF

Le scrutin régional de décembre dernier a conduit à la reconfiguration du bureau de l'association des régions de France (ARF). Le socialiste Alain Rousset (Aquitaine/Limousin/Poitou-Charentes) a laissé son fauteuil de président à Philippe Richert (LR - Alsace/Champagne-Ardenne/Lorraine). Parmi les vice-président figurent deux ultramarins, Didier Robert (LR - La Réunion) et Ary Chalus (DVG - Guadeloupe). Le président Richert a annoncé une réforme de l’ARF qui passera par une « remise à plat de sa dénomination dans les six mois ». Il a proposé le nom de « Conseil des Régions de France ». Et d'outre-mer ?

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 12:44
Chaben et GPL lundi dernier rue Oudinot

Chaben et GPL lundi dernier rue Oudinot

La ministre des Outre-mer a pris l'initiative d'inviter les nouveaux présidents des collectivités territoriales de Guyane et Martinique et celui du conseil régional de Guadeloupe. Alfred Marie-Jeanne a inauguré la série d'entretiens ministériels lundi après-midi. Interview.

"Je ne veux pas qu'un déficit soit transformé en excédent fallacieux"

C'est votre première visite en tant que président de la CTM à la ministre des Outre-mer, de quoi avez-vous parlé ?

Il n'y avait pas d'ordre du jour bien précis, on a balayé toutes les difficultés que pouvait rencontrer la collectivité territoriale de Martinique naissante. Nous avons donc évoqué beaucoup de problèmes... Je lui ai bien précisé que la situation n'était pas rose mais plutôt désastreuse...

La ministre vous a-t-elle apporté un soutien ?

Je ne lui ai pas demandé de me soutenir, je sui venu lui apporter de l'information. Les situations des deux ex-collectivités, conseils général et régional, sont catastrophiques et je suis obligé de faire à la fois le compte administratif des deux ex-collectivités. Et je ne veux pas que l'on me camoufle la vérité et que l'on essaie de faire passer un déficit pour un excédent. J'ai dit de ne à la ministre de ne pas faire d'erreur d'appréciation, de jugement...

Quelle peuvent être les conséquences de cette situation désastreuse ? Les traitements seront-ils versés ?

Je vous laisse le soin de supposer que je suis à l'heure actuelle sur un champ plus ou moins miné ! J'ai trouvé plus de 2500 dossiers d'étudiants à qui on avait promis quelque chose. Les dossiers sont restés là... Les parents m'interpellent ; on ne leur a pas donné un euro. Que feriez-vous à ma place ? Ma priorité sera de payer le personnel et on verra pour le reste.

Avez-vous demandé une dotation d'amorçage pour la CTM ?

Je lui ai dit que je ne voulais pas encore d'argent, je veux que la situation soit éclairée totalement et, je le répète, qu'un déficit ne soit pas transformé en un excédent fallacieux et mensonger.

Avez-vous fait un point sur les sargasses ?

La ministre a évoqué ce problème, mais il ne suffit pas de poser ce problème, il faut poser celui de l'érosion. La Martinique est en train de perdre ses plages ! Voir le changement climatique sous l'angle de la sargasse est trop étriqué. Il fait élargir le problème. Je lui ai aussi parlé du cyclotron... Il y a une réalité mortifère entre les deux pays ; j'ai pensé qu'il serait utile que l'on s'entende pour le bien non seulement de nos deux populations, mais également de celles de toute la Caraïbe qui attendent cela !

Qu'est-ce qui a été décidé ?

Ce n'est pas tranché... On a parlé de ça très objectivement.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 12:39
Chalus chez Valls

Ary Chalus a été reçu hier soir par Manuel Valls à Matignon pour évoquer les dossiers brûlants de la Guadeloupe : l'hôpital, les écoles et le plan séisme, le fonctionnement du Mémorial Acte, le dossier de l'eau... Interview.

"Le plus important c'est l'eau, la santé et l'enseignement"

Que ressort-il de cet échange avec le Premier ministre ?

Sur la plupart des dossiers que nous avons évoqués, il nous a donné son accord pour pouvoir travailler pour les Guadeloupéens et débloquer toutes ces situations. Il y aura un accompagnement pour pouvoir consommer les fonds européens et surtout le fonds Barnier pour la reconstruction des écoles élémentaires. J'ai évoqué aussi avec lui le dossier de l'hôpital qui avance bien et je lui ai proposé de faire fonctionner l'unité de Marie-Galante au cas où il y ait un problème, que nous puissions nous retourner sur un hôpital convenable.

Vous avez réitéré votre demande d'établissement public de la Défense pour un public de jeunes délinquants ?

C'est un dossier qui me tient à coeur et j'ai tenu à lui réexpliquer car la dernière fois à l'Assemblée nationale, la ministre n'a pas répondu comme on le souhaitait et effectivement, le Premier ministre nous a proposé de nous accompagner, de voir comment résoudre les problèmes de financement, mais nous avons les terrains et les locaux du camp militaire. Manuel Valls a même dit à Mme Pau-Langevin : "Je veux qu'il y ait ce type d'établissement en outre-mer car ce sera une première."

Comment l'Etat peut-il aider la Région pour le fonctionnement du MACTe ?

Nous avons parlé d'un musée national, mais il n'y a pas d'argent à ce niveau... Nous étions en Martinique le week-end dernier pour l'inauguration du musée de la fondation Clément. Ce musée fonctionne avec le centre Pompidou, donc nous essayons de voir si on ne peut pas peut-être créer un établissement public de coopération culturelle avec ce Mémorial Acte, de manière à ce qu'il y ait un label au niveau des musées de France. Il faut trouver la solution la plus rentable et la plus bénéfique pour la Guadeloupe parce que c'est autour de 10 à 15 millions le fonctionnement.

Vous avez parlé de la coupe Davis ?

Oui, nous avons parlé de la coupe Davis devant Mme Pau-Langevin parce qu'il y a eu un doute de certaines personnes et là, Manuel Valls a réaffirmé encore l'accompagnement de l'Etat sur les infrastructures sportives de la Guadeloupe pour compenser cette différence entre ce qui avait été annoncé et ce qu'il y aura à dépenser.

Vous n'avez pas évoqué la question statutaire ?

Non, non ! Pour le moment le plus important, c'est l'eau, la santé et l'enseignement et les écoles. Pour le financement des réseaux d'adduction, Manuel Valls a accepté d'examiner précisément la participation de l'Etat.

Et la sécurité ?

Il faut un renforcement permanent des forces de l’ordre, police-gendarmerie, j'ai pour cela invité le Premier ministre à favoriser la mutation des fonctionnaires guadeloupéens qui en font la demande.

Le Premier ministre a-t-il l'intention de venir en Guadeloupe ?

Il devrait déjà y être, m'a-t-il dit ! Il veut faire le tour de l'Outre-mer parce qu'il n'est venu chez nous que comme ministre de l'Intérieur et là il prépare une tournée en Martinique, Guadeloupe et Guyane.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 12:27
Le président de la CTG à Paris

Rodolphe Alexandre chez Valls, président de la nouvelle collectivité territoriale de Guyane.

"Nous devons présenter un budget équilibré, transparent et efficace"

Quel était le menus de vos entretiens avec le Premier ministre et la ministre des Outre-mer ?

Nous avons abordé plusieurs problèmes dont le mix énergétique, la biomasse, l'hydraulique, les modalités en termes de réalisation, de calendrier. Nous avons abordé la continuité territoriale, l'Europe, le port de Cayenne et la situation financière la nouvelle collectivité et, d'une manière générale, les garanties financières qu'on attend au niveau du pôle bancaire, la Caisse de dépôts, l'AFD, de façon à nous permettre de garder à flot l'investissement sur le territoire et en même temps de préserver les emplois au sein de la CTG.

La CTG a-t-elle des difficultés financières ?

La situation financière héritée de l'ancien conseil général a considérablement dégradé l'outil. L'outil CTG en soi est inédit, efficace, il permet d'avoir un seul interlocuteur et de court-circuiter des dépenses publiques qui se chevauchaient. Le bilan fait qu'aujourd'hui il y a un déficit conjoncturel qu'il nous appartient de surmonter. On se retrouve avec plus de vingt millions en masse salariale en moins de trois ans avec 174 créations de poste en terme de CEI... Faudra faire avec ! Nous sommes venus ici pour voir comment nous pouvons présenter l'audit qui est en train d'être fait et voir comment nous allons mettre en place les éléments moteurs qui nous permettront d'avoir une collectivité digne de ce nom.

Quelles sont les échéances ?

Nous devons prendre toutes les mesures avant le mois de mars de façon à ce que nous puissions présenter un budget qui soit équilibré et ne pas tomber sous une tutelle administrative de l'Etat. Il nous faut maintenir l'élan économique sur les contrats de plan, continuer la parité sur les fonds européens, accélérer sur les filières économiques (bois, pêche, agriculture), et poursuivre l'offre territoriale. Il nous faut convaincre l'Etat de la garantie financière qu'elle doit apporter auprès de la Caisse des dépôts ou de l'AFD, définir un protocole d'accord et il y aura deux volets : un dans lequel j'aurai à discuter avec l'ensemble du personnel de la CTG et un autre volet, économique celui-là, car l'on doit maintenir coûte que coûte l'élan que nous voulons apporter à la Guyane. Aujourd'hui, on n'a pas de capacité d'autofinancement, on n'a pas de trésorerie. Le déficit est considérable ! Les solutions, il faut aller les chercher à Paris, en discuter et revenir en Guyane car dans deux mois, nous devons présenter un budget équilibré, transparent et efficace.

Quel est le point de vue de Manuel Valls ?

Je pense que nous l'avons convaincu. Nous sommes dans les chiffres et rien n'est insurmontable.

Et qu'attendez-vous de votre entretien avec Emmanuel Macron ?

C'est le même débat, mais avec Bercy. C'est la défiscalisation et tous les dossiers qui sont bloqués ou en expectative et pour lesquels il faut de vraies solutions

Qu'en est-il du pacte pour la Guyane ?

Il fait l'objet d'une concertation. Les modalités vont s'accélérer en termes de relation ; on va définir le calendrier sur 3, 5 ou dix ans, le volume en impact budgétaire et puis les axes. Nous n'avons pas fondamentalement abordé ce point.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 06:08

83 860 offres d'emploi dans les OM en 2015

Jobijoba, leader français de la recherche d’emploi sur internet (1 million d’offres issues de près de 400 sites partenaires), présente son "baromètre de l’emploi dans les DOM-TOM". Cette étude a été réalisée à partir de l’analyse des offres d’emploi publiées sur Jobijoba.com au cours de l’année 2015 dans l'ensemble des collectivités d'outre-mer. Il répertorie le nombre d’offres d’emploi, leur localisation, les secteurs qui offrent des opportunités et, au sein de ces secteurs, les métiers les plus recherchés.

Les principales conclusions du baromètre révèlent que dans l'ensemble des outre-mer, il y a eu 83 860 offres d’emploi en 2015, que les villes qui proposent le plus d’offres d'emploi sont Fort-de-France et Cayenne (plus de 7000 offres)) suivi de Saint-Denis (5000 offres), puis Basse-terre et Nouméa (3 à 5000 offres).

A noter que ce baromètre place la ville de Saint-Pierre (St-Pierre et Miquelon) au même niveau que Saint-Denis avec autant d'emplois proposés que d'habitants !

Les cinq secteurs qui offrent le plus d’emploi sont selon Jobijoba, d'abord le "social-services à la personne" (principalement des offres pour baby-sitters, assistantes maternelles et coiffeurs), le tourisme-hôtellerie-restauration, la santé, l’enseignement et enfin le commerce-vente.

FXG, à Paris

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 06:57

George Pau-Langevin a présenté ses voeux aux parlementaires, associatifs et journalistes ultramarins au ministère des Outre-mer le 2& janvier. Le président Hollande est venu prendre un bain de foule une petite demi-heure... auparavant, la locataire de la rue Oudinot a évoqué ses chantiers en cours et sa feuille de route pour 2016. Interview.

Propos recueillis par FXG, à Paris

"Nous essayons de présenter un front uni par rapport à Bruxelles"

Quelle a été votre priorité en 2015 ?

Nous avons mis une priorité absolue sur la question de l'emploi et essayer de mettre les entreprises dans une situation qui la plus favorable. Nous voulions qu'après avoir reconstitué leurs marges, les entreprises soient en mesure de s'engager sur l'emploi. Cela nous a pas mal occupé et nous avons obtenu des textes et des mesures qui sont un peu dérogatoire au droit commun. Pour l'instant, nous avons stabilisé la situation de l'emploi, mais nous sommes encore à des niveaux qui ne sont pas satisfaisants. Nous avons une diminution du chômage des jeunes d'environ 8 %. Cela va demeurer une priorité cette année et il faut aussi que les entreprises qui ont pris un bol d'air précisent ce qu'elles vont pouvoir faire pour améliorer la situation de l'emploi dans nos départements et territoires d'Outre-mer.

Les relations avec Bruxelles, les questions de l'octroi de mer et du RGEC ont été difficiles cette année...

Nous avons eu affaire à des polémiques sans fin, mais aujourd'hui, nous avons repris des conditions de travail plus satisfaisantes. Nous nous concertons avec les gens d'Eurodom, de la Fedom et nous essayons de présenter un front uni par rapport à Bruxelles. Il nous semble que c'est une manière de solidifier la position des entreprises ultramarines, d'autant que nous sommes dans une démarche commune avec les autres pays européens qui sont concernés, l'Espagne et le Portugal. Nous sommes parvenus à dénouer cette crise sans heurt et je souhaite que nous poursuivions nos relations positives avec les commissaires européens et, notamment, Mme Vestager.

Côté construction de logements sociaux, le bilan est en-dessous, pourquoi ?

Nous avons eu l'impression en début d'année dernière, en mettant tous les outils sur la table avec le plan logement qu'on aurait de bons résultats. Nous avons mis tous les partenaires dans la boucle et, à l'arrivée, c'est vrai que les constructions ont eu du mal à démarrer. En fin d'année, nous avons pu débloquer un millier de de dossiers qui étaient encalminés... Mais nous devons continuer d'identifier ces grains de sable qui viennent gripper la machine.

Le grain de sable, c'est Bercy ?

Il y a Bercy avec qui on s'est affrontés assez sévèrement durant une grande partie de l'année, mais il y a aussi à voir avec nos opérateurs locaux. Les dossiers ne sont pas toujours très bien montés et quand Bercy cherche d'abord ce qui coince, il faut pas lui offrir de point d'accroche. Et, nous avons des opérateurs sociaux qui ne sont pas toujours en bon état, comme la société immobilière de Guyane que nous avons dû recapitaliser et sauver de la faillite... Nous essayons dans les six DOM de professionnaliser les personnes qui représentent l'Etat dans les conseils d'administration et nous invitions les collectivités locales à être aussi exigeantes sur la qualité des dirigeants de ces sociétés. Aussi bien les opérateurs que les opérateurs doivent des personnes incontestées, sinon on donne à Bercy le bâton pour se faire battre. Nous devons avoir des sociétés bien gérées, sans excès si on veut un bon climat avec Bercy.

Votre collègue Sylvia Pinel a indiqué que 4800 logements avaient été financés outre-mer l'an passé. Combien en aurait-il fallu ?

Si nous avions pu en faire 10 000, nous les aurions faits ! Nous avons conservé le montant de la ligne budgétaire unique et nous construisons moins de logements. On a fait sauter quelques verrous, mais aujourd'hui nous ne sommes pas sur un nombre de mises en chantier satisfaisant par rapport aux moyens disponibles et, surtout, par rapports aux besoins.

Quelle est votre analyse sur le changement de statut en Martinique et en Guyane ?

On s'est longuement disputés sur cette affaire d'assemblée unique. Pendant vingt ans, les uns pensaient que ça allait être la solution aux problèmes des outre-mer pour trouver une voie moyenne entre l'indépendance et la départementalisation et puis, il n'y a pas eu d'enthousiasme frappant autour de ces deux consultations. Les gens y sont allés, mais sans excès... Cet espoir qui avait été apporté dans cette forme m'a l'air d'être un peu retombé. Aujourd'hui, les deux collectivités démarrent et il faut leur donner le temps de trouver leurs marques.

Elles ont demandé en vain une dotation supplémentaire d'amorçage...

Si en rassemblant plusieurs entités, on pensait faire des économies, apparemment ça n'est pas le cas puisque chacun nous explique que ça leur coûte infiniment pus cher d'être réunies. Une dotation d'amorçage n'était pas prévue. J'ai compris que Jean-Philippe Nilor nous dit qu'il a une situation financière difficile. Les autres disent que non... Nous les rencontrerons tous pour faire le point avec eux, mais nous n'avons pas de cassettes cachées ! Mais a priori a collectivité va recevoir les dotations additionnées des deux collectivités antérieures. Il y a en outre une aide prévue pour le RSA ; nous ne voyons pas très bien d'où pourrait venir cette énorme difficulté de la Martinique. Je rencontre très bientôt le président Marie-Jeanne.

Vous avez rencontré Ary Chalus en Guadeloupe. Vous a-t-il fait part de sa volonté de réunir le congrès pour une collectivité unique ?

Il venait d'arriver quand je l'ai vu. J'ai compris qu'il était en phase de bilan, audit et qu'il prendra ses orientations ultérieurement.

La Guyane attend son pacte de développement promis par le président de la République ? Qu'en est-il, quel est son volume financier, son périmètre d'action ?

Il est difficile d'en dire quelque chose avant que les arbitrages ne soient rendus... Après l'annonce de François hollande en 2013, il y a eu toute une phase de concertation avec les élus pour sortir les priorités. Il a fallu ensuite faire valider par les administrations et voir les moyens à mettre... Le travail d'arbitrage est très long, mais on devrait aboutir dans les semaines qui viennent et ça devrait être annoncé par Manuel Valls...

...Parce que vous ne serez plus là alors ?

(Rires !) Nul n'est indispensable et on est forcément sur des contrats à durée déterminée... La vraie question qui se pose pour les élus de la Guyane, c'est d'établir des mesures adaptées aux problèmes posés. Certains peuvent trouver des réponses ailleurs comme avec la dotation des communes. On y a travaillé et si cette réforme avait abouti en 2015, ça aurait déjà amené beaucoup d'air aux communes guyanaises. Ca n'est pas passé...

Rodolphe Alexandre vient vous voir la semaine prochaine, vous allez encore affiner les choses avec lui ?

Nous allons voir si les priorités de la CTG en matière d'équipement correspondent tout à fait à ce que nous-mêmes avons envie de faire. Je viens de faire faire un rapport sur la situation des communes de l'intérieur, notamment chez les Amérindiens. Nous avons des propositions, cela signifie que si nous voulons les mettre en oeuvre, il faut que ce soit aussi considéré comme une priorité des élus. Entre un équipement à Cayenne et un autre à Maripasoula, il faudra qu'ils choisissent. Par ailleurs, dans une opération d'intérêt nationale comme le pacte pour la Guyane, l'avantage est que ça amène des crédits, mais ça dépossède aussi les élus de certaines facultés notamment en matière d'urbanisme. Ils devront bien faire la balance entre avantages et inconvénients.

Financièrement, ça va représenter quelle somme ?

Nous venons de faire les contrats de plan. Par ailleurs il y a l'égalité réelle. Ca signifie qu'on fait une loi cadre pour affirmer l'égalité entre les territoires d'Outre-mer et l'Hexagone, ensuite nous ferons des pans territoriaux. Notre problème sera d'articuler tous ces plans entre eux, que les plans territoriaux pour l'égalité réelle soient en phase avec les contrats de plan existant et les projets Mayotte 2025, pacte pour la Guyane, etc...

C'est pour quand cette loi égalité réelle qui s'annonce comme un vrai caramel pour l'outre-mer ?

Victorin Lurel a rendu un pré-rapport à Manuel Valls qu'il doit encore travailler... Mais attention, c'est vrai que si on veut obtenir l'égalité, on va mettre plus de fonds d'Etat et on en aura moins de l'Europe. Il faut voir si ça aura un effet réel de faire comme ça.

Qu'avez-vous prévu pour parer à la fin des quotas sucriers en juillet 2017 ?

J'ai lu récemment que l'on me réclamait 38 millions d'euros. Mais c'est prévu pour 2017 ! Nous n'allons pas leur donner l'argent avant que les quotas soient supprimés. Le président a dit qu'il fallait se préparer à cette échéance et pour s'y préparer, l'Etat devra soutenir mieux les productions et c'est là qu'interviendront les 38 millions d'euros d'aides supplémentaires pour la filière. Mais comme pour toutes les aides, il faut qu'elle soit autorisée par Bruxelles. Il nous faut donc d'abord des données objectives permettant d'expliquer pourquoi il aider davantage la filière. Ces données ont été recueillies l'année dernière. Nous avons transmis ces dossiers et notre dossier à Bruxelles. Mais ce qui m'inquiète, c'est que parallèlement à ça, les grandes sociétés de sucre se réorganisent pour faire face à cette échéance, mais d'une manière qui ne prend pas forcément en compte les intérêts des travailleurs français. La raffinerie de sucre de Marseille va disparaître et nos grandes sociétés présentes à la Réunion ou en Guadeloupe sont en train de retirer les emplois à Marseille pour aller raffiner en Grande Bretagne et en Espagne... On est dans une situation où les entrepreneurs demandent au ministère des Outre-mer de les épauler, mais eux-mêmes retirent leurs billes en France...

La solution passera par les sucres spéciaux, a indiqué Stéphane Le Foll, mais ça pose le problème de l'accord passé avec le Viet Nam. Qu'en est-il ?

Nous avons pris l'engagement de nous battre pour que les sucres spéciaux soient exclus de l'accord international, malheureusement le mandat de la Commission pour négocier ne comportait pas cette clause. Aujourd'hui, un peu comme on a fait pour l'octroi de mer, on est un combat de chiffonnier pour faire retirer des lignes qui désignent tel ou tel sucre, parce que si les 20 000 tonnes du Viet-Nam viennent en sucres spéciaux, on est mort. Nous reprécisons tout cela aujourd'hui et nous pouvons obtenir le retrait des sucres spéciaux des accords internationaux. C'est ce qui s'est passé avec l'Afrique du sud.

Où en est la commission Stora ?

J'ai rencontré les membres de la commission hier. Ils ont dépouillé beaucoup d'archives, posé pas mal de questions aux témoins, examiné l'hypothèse des parachutistes présents en 1967. J'espère qu'ils pourront nous faire un pré-rapport au mois de mars. Pour ma part, j'ai demandé aux maires de Guadeloupe de vérifier en consultant leurs registres s'il y a eu ou pas surmortalité... En tout cas, les membres de la commission Stora m'ont dit qu'ils avaient appris des choses, c'est l'essentiel.

Quel est votre sentiment sur la départementalisation en cours à Mayotte après les déclarations récentes de Mansour Kamardine ou le rapport de la cour des comptes ?

Le rapport de la Cour des comptes relate des difficultés que nous connaissons bien, pour autant, ce n'est pas très souhaitable d'en faire des grands titres, d'essayer d'ameuter les foules. Que veut-on dire par là ? Que la départementalisation de Mayotte n'était pas très souhaitable ? Tous les gouvernements successifs, à tour de rôle, ont continué à peu près dans la même voie de la départementalisation. Il y a des problèmes et nous en sommes conscients. Il faut donner à Mayotte un coup de pouce pour qu'elle avance dans la voie de l'égalité et ça, c'est clair, mais j'ai vraiment l'impression que c'est ce que nous faisons. La situation semble épouvantable, évidemment. Les enfants livrés à eux-mêmes, les écoles surchargées, les bidonvilles... Oui. Par rapport à ce qu'ont connu les Antilles dans les années 1950, on peut se dire que les Mahorais refont tout le parcours de manière accélérée aujourd'hui...

Y compris dans son aspect assimilationniste et perte de repères culturels...

C'est vrai qu'on a détruit un certain nombre de médiations traditionnelles pour qu'ils puissent rentrer de plain-pied dans la République, mais on n'a pas encore trouver des structures de médiation qui soient compatibles avec la société mahoraise et acceptables pour nous.

Quel est votre plan alors ?

Nous avons défini une démarche rationnelle, discuté avec tous pour connaître les priorités, la manière de s'y prendre, quels crédits. Cette démarche concertée, c'est le plan Mayotte 2025. Nous nous sommes donnés dix ans. Plutôt que de pleurer, il faut qu'on se tienne à notre démarche.

Comment résoudre le problème de l'immigration massive ?

Actuellement à Mayotte, on fait autant de reconduites à la frontière que dans le reste de la France. Je comprends très bien que cette situation pourrit la vie des gens. Il y avait un centre de rétention administrative indigne. Nous l'avons reconstruit. Alors quand M. Alain Juppé dit qu'il vaut mieux habiter dans le CRA que dans leurs bidonvilles, c'est peut-être vrai, mais fallait-il laisser le CRA sous un hangar indigne ? A Mayotte, il y a beaucoup d'urgences différentes. Nous sommes dans les affres d'une société qui essaie de se moderniser très vite...

Cette société fragile peut-elle être vulnérable au courant djihadiste radical international ?

L'islam pratiqué à Mayotte est extrêmement paisible et très respectueux de la République. Les tentatives de radicalisation viennent d'ailleurs et les Mahorais ont constaté que les radicaux prosélytes viennent de chez nous, de l'Hexagone. certains sont des fonctionnaires qui peuvent penser qu'ils seront plus à l'aide d'exercer leur religion dans un pays musulman, sauf que la religion des personnels importés est beaucoup plus stricte que la religion traditionnelle des Mahorais. Quand ils ne sont pas d'accord avec une mosquée salafiste, ils la démontent. Nous sommes attentifs à ce qui se passe en raison de la proximité des Comores. Certains comoriens partent étudier dans le golfe... Pour l'instant la société mahoraise ne compte pas encore de personnes radicalisées en nombre inquiétant.

Quid d'un plan de développement avec les Comores depuis Mayotte ?

Nous avons vu l'an dernier avec les jeux des îles que nous sommes dans une sorte de jeu de rôle. Le discours des autorités comoriennes est très dur, ce qui ne facilite pas la mise sur pied d'une coopération qui serait souvent la bonne solution pour que les gens aient un minimum de facilités sur place et n'aient pas besoin de venir accoucher à Mayotte... Nous allons avoir dans la commission de l'océan Indien une voix plus importante et nous devons lancer des opérations concrètes pour améliorer la vie des gens. Sans ça, sans supprimer cet appel à la migration, on n'y arrivera jamais.

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