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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 02:53

 

CARIMI touche le ZénithScene-1-lover-et-MI--fxg-.jpg

Le Zénith était plein, samedi 8 mai pour CARIMI. 7000 entrées vendues un mois à l’avance. Même Piere-Edouard Décimus s’est fendu d’un appel pour féliciter l’artisan de cette réussite, le producteur Jean-Claude Adrassé ! Un hommage qui touche particulièrement les trois leaders de CARIMI, Carlo Vieux (33 ans), Richard Cavé (34 ans) et Mickaël Guirand, le chanteur (35 ans). Nourris dès le plus jeune âge au son de Kassav et de Tabou combo. Depuis la sortie de Buzz, leur huitième album en huit ans, ils enchaînent les scènes : New York, New Jersey, Miami, La Réunion, la Nouvelle-Calédonie, Cayenne…

Scene-4--fxg-.jpgDeux Zénith en 2011

Leur premier Zénith est un tel triomphe qu’ils en annoncent d’ores et déjà deux dans un an ! « C’est rare qu’un groupe avec si peu d’années fasse un Zénith complet, confie leur producteur Rodolphe Nisima, eux-mêmes n’y croyaient pas. » Sur scène, Princess' Lover, Tina Ly, Shabba de Djakout mizik, Mika Ben… En coulisse et dans la salle Jacob Desvarieux, Lynnsha, Ali Angel, le chanteur et le guitariste d’Original H… Le groupe Haïtien installé à New York promet un album pour les dix ans de sa formation, avec des fusions nouvelles, « surprenantes », promet-on. CARIMI vise désormais les marchés français et américain.

FXG (Agence de presse GHM)Scene-8-Carimi-shaba-sortie.jpg

 


Jacob Desvarieux Jacob-Desvarieux--fxg-.jpg « La première fois que je les ai vus, c’était en Haïti et j’étais sûr que ça allait marcher. Ils ont été élevés avec du zouk dans leur biberon, ils ont grandi aux Etats-Unis et ils nous ont écoutés… Enfin, c’est ce qu’ils disent ! »

 

 


 

Jean-Claude Adrassé, OMC Musique,co-producteur de la tournée CARIMI

Adrasse.jpg" J’espère qu’on trouvera un nom à cette musique "

Qu’est-ce qui explique ce buzz CARIMI ?

(Rires…) Ils ont compris il y a quelques années qu’il y avait une place à prendre. Eux, ils veulent en faire leur métier de manière très professionnelle. On n’est pas des Américains, mais eux ils y pensent très fortement ! Notre marché concerne quelque 3 millions de personnes, contre 400 millions pour les Américains ! On est loin du compte, mais ils ont compris qu’il faut partir sur cette route là. C’est la bonne route et j’espère qu’ils montreront aux autres le chemin.

Vous parlez durement des zoukers, que reprochez-vous aux artistes antillais ?

Il y a des gens qui travaillent dans ce métier, mais vous avez un mouvement de fond avec une majorité dont je ne suis pas sûr que ce soit des gens qui veulent en faire leur métier. Ceci dit on peut être coiffeur et zouker.

On nous promet un album pour les dix ans avec cette recette de kompa enrichi…

Je vais dire une bêtise, mais je vais dire que CARIMI est loin du kompa et plus proche du zouk. J’espère bien qu’il vont continuer dans ce sens là et qu’on trouvera un nom à cette musique qui réunit le zouk, le kompa, le hip hop… Il faut lui trouver un nom ! On a des idées mais il faut qu’on dépose le nom avant d’en parler !

Propos recueillis par FXG

 


 

 

Interview de Mickael Guirand, Carlo Vieux et Richard Cavé, les trois CARIMI.ITW-CARIMI-3.jpg

"CARIMI, c’est mon buzz ! Jouer au football c’est ton buzz ! "

 

Pierre-Edouard Décimus a appelé votre producteur pour vous féliciter de ce Zénith plein. Ca vous inspire quoi ?

Mickael.jpgMickaël : La vibration c’était le mix, Haïti et CARIMI. Ce Zénith, c’est un début, c’est le premier de notre histoire, il y a encore de plus grandes salles !

Carlo : On a déjà annoncé les deux prochains Zénith en avril 2011. On a hâte et je pense qu’on va commencer à le préparer vite parce que ça va être chaud chaud chaud ! Merci Pierre-Edouard. Tu as vu, on a fait salle comble !

Richard : Kassav, c’est notre cœur. On a grandi à écouter Kassav et le Tabou combo, c’est sûr… On a fait un autre chemin mais on a appris ce qu’ils ont fait. Parfois tu crois que tu fais quelque chose de nouveau et les anciens l’ont déjà fait. On sait ce qu’ils ont fait pour ne pas refaire. Mais on a beaucoup appris de Kassav et de Tabou combo et on les remercie directement.

C’est quoi le truc en plus dans votre zouk-kompa ?

Richard.jpgRichard :Le petit punch en plus ! l'agressif… C’est l’explosion. C’est ça qui fait CARIMI. Tu as l’impression de perdre la tête, c’est ça qui fait le kompa et c’est ça qui fait le buzz. !

Carlo : Si on avait une recette, je pense qu’on n’aurait pas fait de la musique mais qu’on aurait vendu des recettes et fait beaucoup d’argent ! Dieu nous a donné un talent et dès le début nous avons choisi de ne pas jouer le kompa pur, mais plutôt une sorte de fusion de différentes cultures pour que les gens se retrouvent. Hip hop, rap, R’n’B, le roots, le moyen-oriental, anything ! On fait découvrir sa culture aux autres en les attirant avec leur culture.ITW-CARIMI-1.jpg

C’est quoi pour vous la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe ?

Richard :  Les Antilles, c’est notre cœur. Avec la Guyane, la Nouvelle-Calédonie, c’est extraordinaire. On a fait 7000 personnes à Nouméa !

Mickael : On va aller très bientôt en Polynésie ! On a des demandes pour le Brésil la Thaïlande, le Japon… Et le 18 mai, la fête du drapeau à Port-au-Prince.

Richard : Avec la Martinique, Guadeloupe, Guyane, on a un petit quelque chose de spécial. Le 21 juin, on fait un concert à la Martinique pour la fête de la musique. Préparez-vous, on va doubler ! Les gens nous ont déjà vus et on veut pas faire la même chose.

Mickael : On va être là pour les grandes vacances et même revenir en Guyane. Au Zéphir, c’était extra !

Comment se passe votre vie à New York ?

Richard : La vie, c’est difficile. New York n’est pas un endroit facile ; il y a une récession qui frappe fort. Mais on est vraiment chanceux d’avoir un groupe comme CARIMI, on est en tournée tout le temps et financièrement c’est rentable. On ne peut pas se perdre.

Carlo-2.jpgCarlo : C’est cool. On va faire quatre concerts en Floride !

Mickael : On va faire le kompa festival. A New York, on touche un public mix. Des Américains, des Européens viennent nous écouter. Il y a des Américains très mainstream mais la majorité sont très ouverts. On a joué au Sobies, au Roselane hall, au New York Manhattan center qui était craqué avec 3 ou 4000 personnes. Les gens acceptent. Ils dansent, ils vibrent…

Et vos études ?

Richard : On a tous terminé. J’ai fait mes études en finances, Mickaël a fait de la comptabilité et Carlo a fait sa maîtrise en sciences politiques.

Carlo : Je m’adonne à fond à CARIMI mais je compte probablement faire une carrière politique. Je vais sans doute me faire naturaliser l’année prochaine aux Etats-Unis, mais, je souhaite plutôt faire cette carrière en Haïti.

Richard : Moi, je ne veux pas faire de politique mais je passe le message. Je l’ai fait avec Haïti Bang bang ou avec le Buzz. Chez nous le buzz, c’est un joint. Mais moi je dis qu’on n’a pas besoin de fumer pour être bien. CARIMI, c’est mon buzz ! Jouer au football c’est ton buzz ! Et on a fait passer le message parce que la drogue frappe en Haïti.ITW-CARIMI-2.jpg

Parlez-nous de votre 12 janvier à Port-au-Prince. Comment avez-vous vécu le séisme ?

Mickael : on était tous là et on a entendu le goudou goudou, c’est comme ça qu’on l’appelle… Tu sens, ça secoue, tu ne parviens pas à maîtriser, tu ne comprends pas…

Richard : Tu vis quelque chose comme ça, tu ne l’oublies jamais. A Paris, dans le métro, ça a secoué un peu… Ca m’a traumatisé. Tu vis ça, c’est pour la vie. L’aide que les gens ont apportée a été extraordinaire et en même temps, je me suis senti mal parce que lorsqu’il y a eu le tsunami, je n’ai rien fait. Ca m’a donné une leçon.

Carlo : Le goudou goudou… On était en train de préparer le carnaval et de signer une convention de sponsor avec Digicel. Il était 5 heures et c’est à ce moment là que c’est arrivé… Tout s’est effondré sauf l’immeuble Digicel dans lequel on était. On a eu de la chance… Tout s’est effondré, on a vu plein de morts. Ca m’a pris trois heures de temps pour arriver chez moi, normalement ça me prend quinze minutes. C’était horrible.

 Mickael : C’est la nature, on est obligé d’accepter.

Et après Buzz, que préparez-vous ?

Mickael : Il faut repartir, faire de la musique, c’est le carburant.

Richard : On fait un grand remix de Buzz… Un truc extraordinaire...

Carlo : Richard et moi on prépare déjà l’album des dix ans de CARIMI et je eux te dire que ça va être chaud. Beaucoup plus d’invités et beaucoup plus de choses que le kompa…. Il y aura du R’n’B français, des a capella, des acoustiques, de la R’n’B soul. On va entrer dans le marché français. On va se concentrer dessus et ensuite on viendra sur le marché américain.

Propos recueillis par FXG (Agence de presse GHM)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


ITW Princess' LoverPricess-lover-3--fxg-.jpg

 

J’ai la prétention de vouloir travailler avec des grands "

Vous avez chanté avec CARIMI…

Je viens de vivre un grand moment. Ce sont des grands frères. Le titre que nous avons chanté n’est même pas encore en promo et le public la chantait déjà !

Un Zénith pour vous, c’est prévu ?

On m’a proposée un Zénith en solo, mais j’avoue que j’aimerais quand même (même si les gens sont satisfaits de deux premiers albums), faire le troisième pour offrir des choses nouvelles. J’ai la prétention de vouloir travailler avec des grands alors ça avance doucement même si ordinairement nous travaillons très vite… Alors, ce sera pour 2011. Si Dieu veut. »

Princess-Lover-4--fxg-.jpgVous verra-t-on bientôt aux Antilles ?

Des petits soupçons un petit peu avant cet été puisque j’essaierai d’y faire la fête de la musique. J’essaierai de profiter de Jean-Marie Ragald avec l’équipe de MKG pourquoi pas… Et puis les grandes vacances sont des occasions de venir… Je pense que je pourrais au moins offrir une première chanson en attendant les autres du prochain album.

Propos recueillis par FXGScene-6--fxg-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 23:00

Dans les coulisses de Carimi au Zénith

Portrait Lynnsha (fxg)

Lynnsha, la jeune chanteuse martiniquaise rentrée à peine de Miami, prépare un album à sortir d’ici la fin de la fin de l’année. « Il sera plutôt zouk », confie Lynnsha.Pipol Tina Ly et Lynnsha

Tina Ly, guest star du Zénith de CARIMI avec Lynnsha.Pipol Shaba Mickael

Shabba de Djakout (Aux Antilles fin mai), autre guest star avec le chanteur de CARIMI, Mickaël Guirand.Pipol-Evelyne-Marlin.jpg

Evelyne Marlin d'Art et Son, l'attachée de presse de la soirée.

Pipol Shaba Kimes Frazile

Shabba avec le producteur Kimes Frazile (DB Musique).Pipol Shaba et Vera

Shabba et une fan prénommée Véra.

Pipol-Princess-lover-escaliers--fxg-.jpg

Princess' Lover descend des loges dans son costume de scène.Pipol Pinard Princess lover (fxg)

François Pinard, patron de Los productions, co-producteur du Zénith de CARIMI, avec la féline Princess' Lover.Pipol Mickael Guirand Lydia thesee

Mickael Guirand avec la martiniquaise Lydia Thésée, l’épouse de l’ingénieur du son de CARIMI.Pipol Madly Dore Mika Ben

La Martiniquaise Madly Doré, élève danseuse au studio Harmonie pose avec Mika Benjamin, autre guest du concert CARIMI.Pipol JB Tina Ly

JB, le guitariste du groupe haïtien Original H avec Tina Ly.

Pipol Charly RCI Nila et Oceane

Charly, l’animateur de RCI Martinique était là, en compagnie d’Océane et de Nïla.Pipol Alex Jeff et Glenny les zikos avec Mika Ben (fxg)

Autour de Mika Ben, les musiciens du concert, Alex, Jeff et Glenny.Pipol Air Caraibes Mickael guirand

Avec Mickael, les deux hôtesses foyalaises d’air Caraïbes, Jessica et Emmanuelle.Pipol patron d'Aztec musique

Le patron d'Aztec musique.Pipol-Mike-percu--fxg-.jpg

Mike, percu de Carimi sortant de scène.Pipol Lynnsha Elodie

Lynnsha et sa copine Elodie.Pipol-Karima-zerrou-Lynnsha.jpg

Karima Zerrou dirige Talaservices, une boîte de communication dans le Bronx à New York. Avec Lynnsha.Pipol-Jojo-Pallas-Pierre-Makrel.jpg

Jojo des soirées mangrove à Asnières, Gwladys Pallas des soirées underground et Pierre du Ti Makrel.Pipol JF Saint-Louis and wife

L'équipe de Télé Antilles, Jean-François Saint-Louis au micro, son épouse à la caméra.Pipol JC Adresse Eric Siar

JC Adrassé et Eric Siar, en conciliabules.Pipol JB original H Kim Frazile Vladimir

JB, le guitariste d'Original H, son producteur Kim Frazile de DB Musique, et Vladimir, le manager.Pipol Gwladys Guedon et Sarita Smith

Gwladys Guedon et Sarita Smith.Pipol Gregg Original H

Gregg, le chanteur d'Original H.Pipol Fred Jacoud Fonseca princess

Frederic Jacoud, d'OMC Musique, Giovanni Verra de Fonseca, gérant d'Aristier aviation (taxi aérien de luxe pour stars) et Princess' Lover.FX-22 7140

Miguele Montlouis-Félicité.

FX-22 7437

Fin de soirée. 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 01:28

Greg Germain parrain de Cap Excellence en théâtre

 Le festival Cap Excellence est prévu du 10 au 15 mai 2010. Soutenu par les Villes de Pointe-à-Pityre et des Abymes, Il succède au festival de théâtre des Abymes, Teyat Zabim. Son parrain est pour cette première Greg Germain. Désormais itinérant, il propose une programmation aussi bien en salle, à Sonis, George-Tarer ou Chazeau, que sur des espaces ouverts, au Bik des Abymes ou sur le parvis de l’hôtel de ville de Pointe-à-Pitre.
Le festival ouvrira ses portes  aux Abymes avec la troupe Grâce Art théâtre dans une pièce intitulée Congre et homard, au Bik mis en place pour l’occasion sur l’esplanade de l’Office du tourisme de la ville. La clôture quant à elle, se déroulera à Pointe-à-Pitre sur la place de la Mairie.


greg-germain-2--rdg-.jpgITW Gerg Germain, comédien, directeur de théâtre et parrain de Cap Excellence

« Le premier des talents c’est de durer »

Pourquoi avez-vous accepté d'être le parrain de cap Excellence en théâtre ?

Rien de ce qui se fait en Guadeloupe ne m’est étranger et puis, le théâtre est mon métier. Je suis président du plus grand festival de théâtre du monde francophone, le Off d’Avignon, et il me semble intéressant d’apporter à mes compatriotes mon expérience et ma vision des choses
C’est le sens de votre participation ?

Il est essentiellement pour dire au public de le Guadeloupe que le théâtre est un art qui permet de comprendre et d’exercer la vie comme dirait Antonin Artaud, que dans le festival, il y a l’idée de fête et que cette fête, c’est de voir des gens s’exprimer, exprimer leur vie et leurs imaginaires sur une scène de théâtre. Peut-être que ça vous rend un petit peu meilleur et puis ce festival est un moyen de mettre le théâtre à la portée de tous. Souvent les gens craignent d’entrer dans une salle fermée et capturée par la bourgeoisie… Je ne fais que répéter les mots de Jean Villars : il faut sortir le théâtre de son carcan fait de sièges de velours rouge et de tentures noires et le porter au peuple, habituer les gens au théâtre, les prendre par la main et leur faire fréquenter le théâtre.

En quoi va consister votre présence ici ?

Un festival n’est pas seulement le moment de « bouffer » le maximum de pièces, mais c’est aussi celui de réfléchir à la culture. La culture est d’abord ce qui nous unit – je ne parle pas d’identité nationale – et c’est essentiellement de ça dont il est question. C’est bien que l’on parle des auteurs, des acteurs, qu’on les fasse rencontrer et connaître car un peuple a besoin de son propre miroir.

greg-germain-3--rdg-.jpgDes troupes de Martinique et Guyane seront présentes. Les connaissez-vous ?

Je les connais toutes. Depuis douze ans, la chapelle du Verbe incarné, que j’ai voulue comme un acte politique et artistique, est le seul endroit d’expression culturelle pour l’outre-mer qui existe en France.

Comédien depuis de longues années, pensez-vous que les choses bougent au plan théâtral en Guadeloupe ?

Elles bougent forcément. Je dois d’abord rendre hommage à ceux - Arthur Lérus, Harry Kancel… - qui ont eu des troupes, qui ont fait du théâtre malgré les difficultés d’existence… Ici, le vent fait se coucher les bananiers et les cannes à sucre et l’on préfère donner de l’argent pour ces cultures. Je le comprends car ça fait vivre des milliers de personnes. Ceux qui pilotent nos institutions n’ont pas bien saisi la mesure de la mission qu’ils ont. Cap Excellence, Poumaroux et les maires des Abymes et de Pointe-à-Pitre ont bien compris que c’était aussi un aliment important pour la population.

Rapporteur des états généraux dans l'Hexagone, qu'avez-vous fait comme propositions concrètes ? Pensez-vous avoir été écouté ?

Il y en a une qui a été retenue par le président de la République, c’est celle d’avoir une agence de diffusion des œuvres et des cultures d’outre-mer. Le théâtre est un art où les regards doivent être croisés, c’est la raison pour laquelle j’ai inventé le TOMA (théâtre des outre-mers en Avignon) pour que mes compatriotes puissent montrer au reste du monde ce qu’ils savent faire. J’ai été écouté pour autant, je ne suis pas celui qui dirigera cette agence de diffusion et de développement des cultures d’outre-mer. Je serai pourtant légitime… Il est inconcevable qu’une pièce qui se joue en Guadeloupe ne puisse pas être jouée en Guyane et en Martinique. Nous devons mettre en place ces réseaux, sortir de nos départements et apprendre aussi des autres, voir ce que font les autres.

greg-germain-devant-toile-de-FMatta--rdg-.jpgVoix française de Denzel Washington, Will Smith, Sidney Poitier, Harry Bellafonte… Les avez-vous rencontrés ?

A part Sidney Poitiers, je les ai tous rencontrés. J’ai vu Denzel Washington en Californie, Will Smith à Paris et, il y a de longues années, Harry Bellafonte. C’était assez troublant… Voir quelqu’un que l’on connaît bien, dont on connaît les moindres intonations de voix, les moindres tics… C’est assez troublant de voir cette personne devant soi. Un fois, à Prague, je tournai Panique aux Caraïbes, j’allume la télé dans ma chambre d’hôtel et je me suis vu en train de parler tchèque… C’était bizarre. Ca c’est mon expérience inverse ! L’autre expérience, c’est de regarder un film avec Will Smith ou Denzel Washington dans un avion. Les passagers qui regardent la version française écoutent ma voix et ne savent absolument pas que la voix qu’ils entendent est en train de se balader dans les couloirs de la cabine.

Les acteurs noirs sont-ils confinés aux troisièmes rôles et au doublage d'acteurs noirs américains ?

Les deux mon général ! Mais allusion à ce qu’un acteur noir double des acteurs noirs… C’est quasi une volonté de ma part. Je pourrai doubler d’autres rôles, mais comme je fais peu de doublage, j’ai décidé de ne garder que ces deux personnages, Denzel Washington et surtout Will Smith qui n’a pas fait de film depuis un an… Lorsque je me suis aperçu que les rôles qui m’étaient proposés dans mon propre pays n’étaient ni valorisant pour l’acteur que je pense être, ni intéressant financièrement, le doublage m’a permis de durer, car le premier des talents c’est de durer.

Directeur du théâtre de la Chapelle du verbe incarné, pensez-vous que le Toma donne une réelle visibilité des talents noirs antillais ?

greg-germain-5.jpgTant qu’il restera le seul, ce ne sera qu’une île au milieu d’un océan. L’agence de diffusion et de développement pourrait, sur les bases de la Chapelle du verbe incarné, mettre en place des tournées de théâtre d’outre-mer dans l’Hexagone. Mais si la Chapelle du verbe incarnée n’est pas un ghetto, c’est parce que si ce sont bien des Antillais ou des Ultramarins qui y jouent, le public est d’abord un public de festivaliers, d’amoureux du théâtre et qui vient voir des choses qui l’intéressent.

En Guadeloupe, tout reste à faire. Il n'y a pas d'école, les comédiens sont âgés ? 

Non ! Je ne crois pas cela parce que c’est minoré les choses. Tout reste à faire mais tout est là, tout reste à émerger…

Mais sommes-nous condamnés à toujours faire venir des troupes d'ailleurs ?

Ce qui est intéressant est qu’il y ait un échange et non pas l’éternel monologue nord sud. Je souhaite un dialogue de ces imaginaires, de ces cultures et pour cela, il faut que les nôtres sortent aussi.

Votre dernière prestation au théâtre, c'était Colin Powell, dans Stuff Happens. Pourquoi cette pièce n'a-t-elle pas été programmée chez nous ? 

Et pourquoi n’est-elle pas programmée à Bordeaux ? à Bayonne ? Il y a 17 personnages sur scène… C’est un énorme bousin à déplacer ! C’est vrai que ça aurait été intéressant pour les Guadeloupéens, au-delà de voir l’un des leurs interpréter Colin Powell. Ca a été joué près d’un an à New York, autant à Londres, 4 mois à Paris et j’ai fait près d’une cinquantaine de dates en tournée… On ne peut pas se satisfaire de son sort, mais la Guadeloupe s’en sort plutôt mieux que les Côtes d’Armor !

Propos recueillis par FXG (Agence de presse GHM)

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 21:05


Les cérémonies annoncées 

A Officiels artistesLa commémoration de l’abolition de l’esclavage et de la traite négrière ce lundi 10 mai à Paris affiche un programme dense et éclectique. Il y a d’abord la cérémonie officielle au jardin du Luxembourg autour de la sculpture Le cri, l’écrit. S’il ne semble pas question du chevalier Saint George, on annonce le président du Sénat, Serge Larcher, Brice Hortefeux qui doit lire un message du président, Marie-Luce Penchard et plusieurs autres ministres, le délégué Patrick Karam, la présidente du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, François Vergès. Deux classes du lycée Buffon ont été invitées. D’aucuns s’offusquent de l’absence supposée du chef de l’Etat au jardin du Luxembourg pour cette cérémonie qui se déroule entre 11 et 13 heures. L’exposition Traite, esclavage et abolition sera inaugurée sur les grilles des serres. A 13 heures doit arriver au même jardin du Luxembourg la marche pour les réparasyions du MIR, de la CGT et d’une vingtaine d’associations en provenance du champ de Mars où se sont déroulées depuis 9 heures des prises de parole.

 

Place du général Catrouxribbe-cadenet-coppet.jpg

Dès 16 heures, débute la cérémonie de la Ville de Paris, (la délégation générale à l’outre mer), la mairie du 17e, l’ambassade des USA, l’Unesco, et l’association des amis du général Dumas (avec la participation des associations Armada, Amitié Marie Galantaise et de la musique principale de l’armée de Terre et d’un détachement militaire) avec une avant-première du film de l’Unesco, Les Routes de l’Esclave, une vision globale (auditorium du centre Malesherbes).

Rive gauche

Francoise-Verges.jpgAu Sénat, à 16 h 30, la Fondation européenne du mémorial de la traite des Noirs, Divers Cités, et l’universitaire Louis Sala-Molins (auteur du Code noir) présenteront leur démarche pour que le Portugal, l’Espagne, l’Angleterre, la Hollande et le Danemark déclarent « la traite des Noirs crime contre l’humanité ». A Sciences-Po, rue Saint-Guillaume, à 17 h 30, à l’initiative de la Fédération des associations afro-caribéennes, les historiens François Durpaire, Nelly Schmidt, John W. Franklin, la députée Christiane Taubira, le ministre de la Justice du Sénégal, Amadou Sall, et Françoise Vergès animeront un forum sur le thème de « l’esclavage et (de) la traite : crimes contre l’humanité ». Ils évoqueront « l’approche historique de la traite et de l’esclavage » et dans un deuxième temps, les « dynamiques en faveur de la mémoire et de l’histoire de la traite et de l’esclavage ».

Place de la Nation

A la même heure, place de la Nation, c’est COFFAD qui invite à un rassemblement. Tout en affirmant son soutien à ceux qui « font des marches ou des rassemblements depuis dix ans, et ce toujours place de la Nation »… Une adresse à ceux qui sont allés au champ de Mars. Jusqu’à 21 heures, l’orchestre Ka fraternité, Claudy Siar, le gwo ka en récit théatral, Joby Valente, Yves Munuga, l’Haïtien Youri et Assani Fassassi se feront entendre. 10-mai-DIMECFOM.jpgA 17 h 45, au ministère de l’Outre-mer, le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer a invité les poètes Claude Danican, Dydier Mannette et les membres du réseau poétique Guadeloupe qui proposeront une représentation, « Pays Caraïbes, terre créole yonn a lot ».

Retour Place Catroux

18 heures, devant le monument au général-Dumas, place du général Catroux : musiques (40 enfants et 40 tambours), allocutions, dépôt de gerbes et de fleurs avec Bertrand Delanoë annoncé, suivie d’animations (« buffet créole et rafraîchissements offerts à tous les participants », précise le programme !). La cérémonie se poursuit avec le spectacle de Stany Coppet, Thierry Desroses et Stomy Bugsy : Discours et poèmes sur le colonialisme et l’esclavage.

Nocturne à la Maison des métallos

E-GLISSANT7559.JPGA 20 heures, à la Maison des métallos dans le 11e, l’insitut du Tout monde propose spectacle et lecture avec Edouard Glissant, les acteurs Mickaël Lonsdale, Alex Descas, Claire Nebout… Il y sera question de l’ouvrage de Glissant, 10 mai (Galaade éditions), et des « textes qui ont fait et défait l’esclavage ». Le ministère de l’Outre-mer qui a édité un programme restreint a pris la précaution d’écrire : « La 5e journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions s’accompagne d’une grande diversité de rassemblements, de rencontres et de manifestations culturelles organisées dans la France entière… »

FXG (agence de presse GHM)

 

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 13:55

 

Yvette Galot, vice-présidente de la Région et du CMT

" Le patrimoine peut être un moteur touristique"

fx-21-6688.JPGPour votre première sortie publique à Paris, vous avez choisie la Foire de Paris, pourquoi ?

Les professionnels présents croient que nous pouvons encore vendre et développer notre destination, donc il faut leur signifier que nous les accompagnons et puis il faut aussi voir en direct, toucher du doigt ce qui se fait actuellement pour voir ce qu’on peut améliorer pour être plus performant à l’avenir.

Vous semblez sensible à une approche patrimoniale du tourisme, qu’en pensez-vous ?

Je suis aussi présidente de la commission culture et patrimoine à la Région et c’est là toute la question du produit : quelle est l’attractivité du territoire et qu’ avons à proposer qui nous distingue des autres destination ? C’est nous. Notre patrimoine matériel et immatériel peut donner envie aux visiteurs. Il faut susciter de l’imaginaire. Il y a des plages et du soleil tout autour de nous, le tourisme est un marché concurrentiel et nous devons nous positionner de manière commerciale. Il faut arriver à considérer que le patrimoine peut être un moteur touristique. Nous devons passer de la promotion touristique au marketing touristique. C’est pourquoi dans la feuille de route du président Létchimy pour le CMT, les professionnels doivent être des participants actifs au même titre que les politiques. Le politique impulse mais doit s’appuyer sur l’expertise des professionnels et les besoins du marché.

Qu’attendez-vous des professionnels qui sont à Paris ?

Il faut qu’on retrouve une unité de la Martinique, qu’il y ait un véritable pôle Martinique quand on arrive à la Foire de Paris ou à un événement parisien ou international, que nous puissions être identifiés. Nous allons nous atteler à faire rêver de nouveau les gens pour qu’ils aient envie de venir chez nous. Je me suis approché aussi de la délégation outre-mer de la ville de Paris pour voir quel partenariat on pourrait avoir sur les grands événements culturels de Paris, comme nos carnavals par exemple. On devrait vendre le nôtre qui draine en février 100 000 personnes, au moment du carnaval de Paris en juillet.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 

 

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 13:33

 

Les portraits dans visage de BreleurPortraits-sans-visage-02.jpg

Ernest Breleur, deuxième temps du 3x3 de la Fondation Clément, est en exposition à Paris

Visages sans visage, visage aux cents visages… Les portraits d’Ernest Breleur déportent la face vers une transfiguration (une transe figuration) saisie par l’obscène  et la fulgurance. L’œuvre d’Ernest Breleur a surpris le public parisien, jeudi soir à la galerie des Filles du Calvaire… Simon Njami, le commissaire des trois expositions parisiennes de la Fondation Clément, 3X3 (Hervé Pédurand en avril, Ernest Breleur en mai et David Damoison en juin), aime bien le nom d’Ernest Breleur, mais s’il a choisi cet artiste martiniquais, c’est que dans cette construction à trois volets, il le considère comme le sage de l’étape. « C’est lui qui illustre le mieux la complexité de la création dans les Antilles françaises. Ernest Breleur fait partie des papes de la création artistique des Antilles françaises et Ernest Breleur est un inconnu… Ernest Breleur pèse autant qu’un jeune sorti des Beaux-arts de Paris ! » Portraits-sans-visage-01.jpgIl l’a donc choisi car il est de ces artistes qui montrent qu’on peut avoir tout le poids du monde sur une île et peser moins qu’une plume dans le monde. « J’avais envie qu’Ernest prenne la place qui lui revient. Je ne sais pas quelle est sa place, mais on ne peut le savoir que lorsqu’on se confronte au monde… Il a cette particularité qu’il est en questionnement perpétuel. » Les œuvres proposées au public parisien s’inscrivent dans un post-identitarisme (au sens où il a été présenté dans la période coloniale avec une revendication forte voire outrancière qui ne représentait pas forcément l’individu mais qui était dans la masse). « Ernest vit en Martinique, il n’a pas besoin de dire qu’il est martiniquais mais il dit plutôt : je suis le monde. » Mais l’art de Breleur est d’abord une expression, un livre ouvert que chacun peut lire avec son accent et son expérience. Pour Simon Njami, c’est l’identité et l’individu Ernest Breleur qui prennent le pas sur une forme de « nous ». Et le critique d’art conclut : « Il faut cesser de croire que notre spécificité est supérieure à celle des autres. C’est là qu’on devient humain et qu’on touche à l’universel. »

FXG (agence de presse GHM)

Jusqu’au 18 juin, 17, rue des Filles-du-Calvaire, Paris 3.


Le vernissage en imageNjami-Breleur-Saincily.jpg

Simon Njami, commissaire de l'exposition, Ernest Breleur, l'artiste exposé, et Richard-Viktor Saincily, plasticien guadeloupéen.Dassonville-Hayot-Cordet-Raincourt.jpgLe Haut-commissaire de la Nouvelle-Calédonie et ancien préfet de la Martinique, Yves Dassonville, Bernard Hayot, Jean-François Cordet, directeur de l'OFPRA et ancien préfet de la Martinique, et Henri de Raincourt, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement.Beatrice-Comper-et-anais.jpgBéatrice Comper de l'ACCDOM, et sa fille Anaïs.Denis-Herelle-Denis-Tchangou.jpgDenis Hérelle, le plasticien martiniquais, avec Denis Tchangou, compositeur et arrangeur.BH-PK.jpgBernard Hayot et Patrick Karam.Josee-lavenaire-Sohanne-Juston-Gwladys-Louise-Alexandrine.jpgJosée Lavenaire, principale de collège à Tremblay-en-France, sa fille Gwladys Louise-Alexandrine, professeur d'histoire et de lettres, et sa petite-fille Sohanne Juston.Catherine-Hayot-Philippe-Lavil.jpgCatherine Hayot et Philippe Lavil.Ernest-Breleur-Henri-de-Raincourt.jpgErnest Breleur et le ministre Henri de Raincourt.Biancarelli-Nathalie-Fanfant.jpgOlivier Biancarelli, "l'étoile montante" de l'Elysée, et Nathalie Fanfant, de l'association Tous Créoles et de l'agence de com Madi&Terra.Gregory-Kromwell-Dorothee-Hayot.jpgLe sous-préfet à la cohésion sociale de Mayotte, le Martiniquais Grégory Kromwell, et Dorothée Hayot.Jeanne-Ngo-Njami-Auscher-John-Mwandi-Njami-Jacques-Gaiotti-.jpgJeanne Ngo-Njami-Auscher, galeriste à Strasbourg, John Mwandi-Njami, commercial, Jacques Gaïotti, graphiste (du catalogue 3x3), et Mickaëla Zisse, éditeur photo.JP-Soissons-Ernest-Antoine-Selliere.jpgL'ancien ministre Jean-Pierre Soissons et l'ancien patron du MEDEF, le baron Ernest-Antoine SellièresIsabelle-Biancarelli-Stephane-Hayot.jpgIsabelle Biancarelli et Stéphane Hayot.Laurence-Kromwell-Helene-Brunetiere.jpgLaurence Kromwell et Hélène Brunetière.Herelle-Cadenet-Nicole-Etienne.jpgDenis Hérelle, Jean-Claude Cadenet, DGOM de la Ville de Paris, et Etienne Nicole, comédien et metteur en scène.Lavil-Apourou-Saincily.jpgPhilippe Lavil et les plasticiens guadeloupéens Jimmy Apourou et Richard-Viktor Saincily.Longuet-Biancarelli.jpgGérard Longuet, président du groupe UMP au Sénat, et Olivier Biancarelli.MC-Duval-JL-Corgier.jpgMarie-Christine Duval de l'agence COMECLA (attachée de presse de la Fondation Clément) et Jean-Louis Corgier de Tour Mag.Mme-et-Jacques-Toubon-et-Marie-Alix-Canu-Bernard-Mancini.jpgMme et Jacques Toubon en compagnie de Marie-Alix Canu-Bernard-Mancini.Longuet-et-Mme-Mancini-et-Mme-BH.jpg

Mme et Gérard Longuet, Mme et Ange Mancini, et Bernard Hayot.Njami-Breleur-cigare.jpgSimon Njami, Ernest Breleur et un Cohiba esplendida.Nicolas-Legendre-Catherine-Lecoeur.jpgNicolas Legendre des rhums Damoiseau et Catherine Lecoeur, professeur d'économie et de gestion.Rodolphe-Hayot-et-sa-femme.jpgRodolphe Hayot et son épouse.MC-Duval-Thierry-Meranville.jpgMarie-Christine Duval et l'écrivain et journaliste de France-Télévisions, Thierry Méranville.Roger-de-Jaham-Jimmy-Apourou.jpgRoger de Jaham, fondateur de l'association Tous créoles, et Jimmy Apourou.Mme-et-Jacques-Toubon--Ange-Mancini.jpgMme et Jacques Toubon, et le préfet de la Martinique Ange Mancini.siron-BH-Toubon-Mme-Dassonville.jpgMaître Siron, Bernard Hayot, Jacques Toubon et Mme Dassonville.Romain-Flajeul-Yves-Schoelcher.jpgRomain Flajeul, assureur, et Yves Schoelcher, ancien administrateur de société et descendant de Victor.Stephane-Hayot-Jacques-Martial.jpgStéphane Hayot et Jacques Martial qui vient d'être reconduit à la tête de La Villette.Toubon-guigneraye-Meranville.jpgJacques Toubon et Dominique de la Guigneraye.Soissons-de-Lucy.jpgJean-Pierre Soissons et Eric de Lucy.Vauchel-de-Lucy-de-Raincourt.jpgL'ancien préfet de Paris et fondateur de la FEDOM, Lucien Vauchel, Eric de Lucy et le ministre de Raincourt.Saincily-Apourou.jpgRichard-Viktor Saincily et Jimmy Apourou.PK-Y-Dassonville.jpgPatrick Karam et Yves Dassonville.Toubon-de-Lucy.jpg

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 12:03

 

Les images à la FoireA-Doudou-diez-Firmine.jpg

Doudou Diez, la créatrice de mode, et Firmine Richard (qui joue au bientôt au festival de théâtre des Abymes, Cap Excellence en théâtre).A-Francve-Lise-Laban-Bassette-Jean-de-Dieuleveut-Salim-Shad.jpgFrance-Lise Laban-Bassette, directrice générale de la chambre de métiers et d'artisanat de la Guadeloupe (et épouse du dircab de Lurel Dominique Laban), Jean de Dieuleveut, le cousin d'Yvan, l'ancien patron de Gardel) et Salim Shadid de l'Assemblée permanente des chambres de métiers.A-FT-Ch-Bataille.jpgFrançois Thomas, corespondant de RCI à Paris et directeur de la publication du magazine Brune, avec le rédacteur-en-chef adjoint de RCI Guadeloupe, Christian Bataille.A-Gueden-Gargar-Legebdre-Noel.jpgGrégoire Gueden, directeur des spiritueux du groupe Bernard Hayot, Thierry Gargar du CTIG, Nicolas Legendre, directeur spiritueux Groupe Damoiseau, et Guy Noël du CTIG. Il est question de l'exposition universelle à Shanghaï où les rhums Damoiseau, Clément et JM seront présents avec le groupe Neg ka fé ka, mais le CTIG n'a pas d'argent à investir en Chine...A-CEcilia-Surville.jpgCécilia Surville, ex co-animatrice de l'émission de Télé Guadeloupe, Quoi de neuf à table (avec Jean-Marc Thibaudier), prépare une nouvelle émission pour la rentrée et, en attendant, dirige son agence d'hôtesse et d'événementiel.A-Firmine-Nat-coualy-Hortense.jpgFirmine Richard a retrouvé son ex-partenaire de scène (Projection privée, mise en scène par Greg Germain), Nathalie Coualy (qui retourne sur la scène du théâtre des Feux de la Rampe du jeudi au samedi à 20 heures, jusqu'au 3 juillet, avec son one woman show, Elle ne fait pas semblant), et Hortense de Tropic FM.A-Lobeau-Cadenet-Lurel.jpgJoël Lobeau, président de la Chambre de métiers de Guadeloupe et le président Lurel sur le stand de la DGOM avec Jean-Claude Cadenet.A-Lobi-folo.jpgLes danseuses de Lobi Folo de Kourou.A MLP Miss Mque Y GalotMarie-Luce Penchard avec Miss Martinique 2010 et Yvette Galot, vice-présidente de la Région Martinique.A-Lurel-Roux-M-Delyon.jpgVictorin Lurel et l'équipe d'Air Caraïbes, Marie-Claire Roux et Michèle Delyon.A-MLP-Polynesie.jpgDes danseurs Marquisiens, tels que les aime l'animatrice de télévision Laure Adler, et en arrière-plan, la ministre en plein conciliabule avec son officier de sécurité.A-Louviers-Lurel.jpgAvec Lurel, Angèle Louviers qui aimerait bien prendre la place d'Axel Urgin au secrétariat national du PS à l'Outre-mer. Question : Louviers et Lurel sont-ils de la même motion ?A-Valente-Orphy-Babette.jpgJoby Valente devant le stand de Babette de Rozière avec l'éditeur en arrière plan, Orphy.A-Rayapin-MC-Roux-C-Danican.jpgEric Rayapin qui se verrait bien le futur maire de Saint-François même quand il anime des débats politiques télévisés sur TéléGuadeloupe, Marie-Claire Roux, animatrice (hors ses fonctions professionnelles) de l'association Solid'Air Caraïbes qui oeuvre pour les enfants d'Haïti, et le journaliste et poète Claude Danican (celui-là même qui a enregistré aux Abymes la phrase tant controversée de la ministre de l'Outre-mer pendant la campagne régionale).Galot-Gueden.jpgGrégoire Guéden a essuyé le même type de réponse qu'avec le CTIG lorsqu'il a entrepris Yvette Galot du Comité martiniquais du tourisme pour l'exposition universelle à Shanghaï : Pani lagen !Gino-Bordin.jpgGino Bordin, le célèbre animateur de RCI Guadeloupe. Le même qui, le 14 novembre 1983, a été témoin et victime de l'attentat de l'ARC contre la station de radio privée alors sise à la tour Cecid  à Pointe-à-Pitre (voir l'ouvrage (In)Dépendance créole, éditions Jasor).A-MLP-Presse.jpgMarie-Luce Penchard prend un bain de foule. On aperçoit une partie de l'élite de la presse d'outre-mer avec Bergette de Saint-Jacob de RFO télé, et notre jeune consoeur de RCI Paris, Aline Druelle.

 


Les images du défilé

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 02:50

 

« On s’est servi de nos régions comme variables d’ajustement »

Lurel-Victorin.jpgVous avez déposé un amendement à l’Assemblée nationale dans le cadre de la réforme territoriale, pourquoi ?

La réforme territoriale ignore les particularités de l’Outre-mer. Pour ce qui concerne la Guadeloupe et la Réunion, le texte est inadapté et anticonstitutionnel puisque sans consulter les populations concernées, le gouvernement veut fusionner des fonctions électives pour faire un élu hybride qui va faire le travail d’un conseiller général et d’un conseiller régional. Or, l’article 73 dernier alinéa de la Constitution dispose que si l’on change le statut pour supprimer la Région et le Département pour créer une collectivité unique, il faut dans nos régions consulter les populations. Le texte déposé ne le prévoit pas. On ne peut accepter en l’état ce texte. C’est la raison pour laquelle j’ai déposé un amendement, excluant l’application de ce texte en Guadeloupe et à la Réunion.

Demain, vous serez à Las Palmas pour le mémorandum des régions ultra-périphériques, quel sera votre message ?

Il s’agit pour la période 2010 2020 de faire encore mieux valoir nos atouts. Il faut que l’Europe prenne conscience de cela et fasse vivre l’ancien article 299-2 du traité. Il faut encore que la Commission prenne conscience que nous faisons partie de l’Europe et qu’il ne faut pas céder comme on le fait à l’Organisation mondiale du commerce et passer en plus presque clandestinement des accords bilatéraux avec le Pérou et la Colombie sur presque tous les produits agricoles tropicaux. Nous craignons une extension en vertu de la clause de la nation la plus favorisée à l’ensemble des pays du Mercosur. Il y a un vrai risque. On s’est servi de nos régions comme variables d’ajustement et ça c’est grave. Nous dénonçons cette façon de faire de la Commission et, hélas, l’inertie du gouvernement face à ces menaces.

L’Elysée ne désespère pas de retourner Victorin Lurel, qu’en dîtes-vous ?

J’entretiens de bons rapports avec le président de la République. J’espère que chacun nous aurons l’intelligence de garder ces bons rapports pour le mieux être de mon pays, et chacun, je l’espère, dans le respect de ses convictions et sur le socle des valeurs républicaines. Si on a compris ça, on fera peut-être un long chemin.

Propos recueillis par FXG (Agence de presse GHM)

 

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 02:37

 

L’Outre-mer tient salon à ParisHall terre de tropique

Marie-Luce Penchard et Victorin Lurel ont visité mercredi, l’un  après l’autre, le hall Terres de tropique à la Foire de Paris.

Hamot-MLP-Koury.jpgUn fou rire ébranle le calme de cette fin de matinée dans le hall Terres de tropiques à la Foire de Paris. Angèle Louviers, l’assistante parlementaire de Patrice Tyrolien et candidate socialiste perpétuellement malheureuse dans le 16e arrondissement de Paris, et la comédienne et chanteuse Joby Valente ont rejoué la séquence de La première étoile, le film de Lucien Jean-Baptiste : « On chante ou on prie…  Les deux. » D’ailleurs, Firmine Richard ne tarde pas à arriver… Derrière les banques du stand de la Guadeloupe, Guy Noël, Joël Lobeau, Henri Marie, France-Lise Laban-Bassette… sont au spectacle. Leur stand, qui a reçu le prix du stand d’or, attend Marie-Luce Penchard et Victorin Lurel, ce mercredi. Ils ne viendront pas en même temps ! Angenel Gonfier, Doudou Diez, Gytane création font défiler leurs modèles. Il fait frois dehors, mais le soleil est au rendez-vous. Les défilés sont en plein-air. Quequette-MLP-Sirder-Gimel-et-les-lobi-folo-de-kourou.jpgCa y est Marie-Luce, la première, arrive, devancée par une collaboratrice qui brandit en l’air un carton rouge pour montrer la route à sa nombreuse escorte. La presse aussi est nombreuse et se fait vite encombrante dans les allées où la ministre fait le tour des outre-mer. Première servie : la Réunion. Paul Caro, président de l’Institut réunionnais du tourisme et Marie-Luce posent devant une maquette de la Réunion reconquise ! Un orchestre de maloya fait la bande son. Puis, c’est la Guyane. Hélène Sirder, avocate qu’on a déjà vue descendre les marches du palais de l’Elysée et nouvelle vice-présidente de Région est à la manœuvre pour accueillir la ministre. Avec elle, Françoise Gimel, de la CCI. Kékette, le chanteur fétiche des Guyanais est là, guette et attend le moment pour avoir sa photo avec la ministre. Les danseuses de Lofi Folo de kourou font le show. Mais déjà la ministre est en Martinique. Vroust MLP PompierreClaude Pompierre de la CCI et Simon-Pierre Vroust de la chambre de métiers ont droit à leur moment ministériel. Non loin de là, Marijosée Alie. Bise avec la ministre. Elle doit lui parler de la garden party du 13 juillet et des artistes de 9 semaines et un jour… On présente Yvette Galot, nouvelle vice-présidente de la Région, bref échange. Elle vient  au stand de la Guadeloupe. Ca s’est agrégé depuis le début de la matinée… Escortée par sa copine Colette Koury, la ministre salue l’équipe d’Air Caraïbes, celle du CTIG et de la chambre de métiers, il y a foule autour d’elle… Babette de Rozière qui présente son livre de cuisine tourne ostensiblement la tête. Marie-luce Penchard poursuit sa visite des stands d’exposants, Babette se lâche : « Je suis outrée de voir qu’elle passe devant le stand de la Guadeloupe sans y mettre le pied ! » Elle a du mal à lui pardonner d’avoir décommandé sa prestation culinaire que voulait Yves Jégo pour le 1 » juillet dernier. Pendant ce temps, la ministre a retrouvé une autre amie, Edith Hamot, la représentante de Marie-Galante à la CCI. Elle s’arrête aussi au stand des Iles du Sud. C’est son merci à Terre-de-Haut. Mais elle doit partir signer une convention avec les CCI et puis il y a la Calédonie, Mayotte et la Polynésie à saluer.

"Spéciale Guadeloupe"

 

JP-Passe-coutrain-Tanya-st-val-lurel.jpgSur le stand de la Guadeloupe, Ca s’est encore agrégé : Cécilia Surville et Jean-Marc Thibaudier de téléGuadeloupe sont là. Yves Brossard, l’hôtelier, Christian Bataille, Gino et Patrick Soulez de RCI. Il y a ce jeudi un conseil d’administration de la radio à Paris... Jules Castry d’Eclair TV aussi est là, avec sa caméra. Claude Danican, Eric Rayapin de RFO n’en ont pas. Un buffet est dressé. Tanya Saint-Val apparaît. Rony Theophile LurelOn attend Lurel. Le président est aux studios d’espace FM ! Le président est auréolé de son plébiscite aux régionales. Lui aussi fait son tour. Et fait ses affaires parlementaires avec son assistant. « Que pense Carabin de son amendement ? » « Ca fait de l’echo ? » Le président porte un costume Dormeuil. « Normal qu’il est un beau costume depuis le temps qu’on lui taille ! », s’amuse un journaliste. Jean-Claude Cadenet l’emmène visiter le stand de la délégation de l’outre-mer à la mairie de Paris. « C’est notre première fois dans le hall des tropiques. » Lurel-et-Lobeau-stand-d-or.jpgQuand enfin, il arrive au stand de la Guadeloupe, c’est bondé. Le buffet est encore intact. Le président est accaparé. Rony Théophile lui offre son album, un jeune rappeur l’entreprend… Enfin, il a soif ; le buffet ouvert. C’était « la journée spéciale Guadeloupe » à la foire de Paris.

FXG (Agence de presse GHM)

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 02:33

 

UbiFrance vient apporter son réseau à l’export dans les DOMP Caro C Koury B Coeure MLP C Lecourtier C Pompierre F Gime

« Les produits sont là, ils sont connus, mais nous devons soutenir l’action des PME à l’export. » La ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard avait convié, hier matin, à la Foire de Paris, le directeur général du Trésor, Benoît Coeuré, Christophe Lecourtier d’UbiFrance et les représentants de CCI de la Martinique, Claude Pompierre, la Guadeloupe, Colette Koury, et la Guyane, Françoise Gimel, pour signer une convention qui feront de leur institution un guichet unique de l’export. Avec UbiFrance, les CCI des DOM bénéficieront du réseau des missions économiques et des chambres de commerce françaises à l’étranger. Ce réseau existe dans leur environnement régional proche mais également dans les pays plus lointains, qui peuvent intéresser certains producteurs des DOM. « Plus de 250 entreprises des DOM seront accompagnées à l’international. Plus d’une soixantaine de volontaires internationaux en entreprises (VIE) seront recrutés », a indiqué la ministre. Le ministère de l’Outre-mer a signé en 2009 une convention avec UbiFrance la dotant de 1,3 millions d’euros. Jusqu’alors, 78 entreprises ont pu bénéficier de 170 prestations de conseils et d’accompagnement à l’international sur 18 pays couverts par le réseau Ubifrance. 250 sociétés domiennes ont été approchées et formées à la démarche internationale et 400 rendez-vous individuels ont été organisés entre les experts de filières d’Ubifrance et les entreprises ultramarines désireuses d’affiner leur projet export. La Réunion a déjà signer sa convention fin 2009. Les TIC, l’environnement, la recherche, l’agro-nutrition, le tourisme, les énergies renouvelables sont les secteurs prioritaires, les mêmes que ceux définis par la LODEOM. De même l’effort se concentrera sur l’export vers les pays voisins des DOM. « C’est important à l’heure où les futurs commissaires au développement endogène vont être bientôt nommés », a conclu Marie-Luce Penchard.

FXG (Agence de presse GHM) 

 

 

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