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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 04:56

 

Damoison, photographe du Tout monde

David Damoison est le dernier artiste des trois expositions parisiennes de la fondation Clément, 3X3. Cette fois, c’est, toujours dans le Marais, la galerie Anne de Villepois qui accueille le photographe martiniquais jusqu’au 31 juillet.Damoison-2.jpg

David Damoison est né à Malakoff (92), d’un père originaire du Marigot en Martinique et d’une mère tarnaise. Il a suivi des cours à l’école Boulle, à l’American center à Paris, suivi des cours d’arts plastiques à Saint-Denis avant d’être assistant photographe en publicité et mode pour Jean Larivière ou le studio Pin up. Sa première exposition a été le résultat d’un concours photo à Malakoff ; il avait 18 ans. Il lui faudra encore attendre une dizaine d’années pour décrocher des starting blocks ! « Je faisais des images tout seul ; je les ai montrées à la Revue noire et la ballade a commencé. » Ses premières publications seront pour les deux numéros Caraïbes de la Revue noire. Puis il y aura Libération, l’Événement du Jeudi, Le Nouvel Observateur, Télérama... Damoison-3.jpgDe Cuba à Haïti, de la République dominicaine à la Guadeloupe ou la Martinique, du Congo au Mali, ses images interrogent les identités créoles et africaines à travers les territoires parcourus. Il a travaillé avec Raphaël Confiant pour Les Maîtres de la parole créole (Éditions Gallimard), Louis Philippe Dallembert pour Vodou, un tambour pour les Anges (Éditions Autrement) puis avec le poète Monchoachi, Paris Caraïbe, le Voyage des Sens (Éditions Atlantica). En 2004, Martin Parr, commissaire des rencontres photographiques internationales d’Arles, expose son travail sur les ports d’Afrique. David Damoison a par ailleurs co-fondé et travaillé avec un groupe d’amis sur « TOPICS visual arts platform ». Malgré ce CV prestigieux, le photographe doit s’aventurer sur d’autres voies pour vivre… « Je suis sur des chantiers, je conduis des ambulances, je fais des déménagements… », concède-t-il sans amertume. Damoison-oeuvre.jpgIl a toujours un appareil photo sur lui. Au minimum, son téléphone portable avec 8 millions de pixels, son Nikon numérique, un mini Olympus, un Rolleiflex et ses deux Leica, le M4 et le M7. Et côté caillou ? « Je travaille au 35 mm. »

FXG (Agence de presse GHM)

 


ITW Simon Njami, commissaire de l’exposition 3X3

« Du sacré jusqu’aux banlieues »

Damoison-Njami.jpgPourquoi avoir choisi le photographe martiniquais David Damoison ?

David Damoison est l’un des meilleurs photographes de la Caraïbe… Tout simplement. Sa variété de sujet va du sacré jusqu’aux banlieues… Il a photographié tous les pays de la Caraïbes, l’Afrique et recréé un lien entre l’Afrique et les îles.

Qu’est-ce qui fait la qualité artistique de ses photographies ?

L’une des difficultés de la photo, c’est que c’est unidimensionnel. Et quand un photographe travaille sous la forme de triptyque, on passe à quelque chose de beaucoup plus spatial. On passe à une manière de raconter une histoire à travers trois angles différents, trois sujets apparemment différents mais où tout d’un coup, on peut tourner autour de l’image… On n’a pas le sentiment de ce plan, il y a une profondeur de champ rajoutée par le principe tryptique… Mais le support n’est qu’un outil à raconter une histoire. Le meilleur technicien du monde nous fera des choses qui vont nous fatiguer. Le bon ouvrier, c’est celui qui adapte, par rapport à l’histoire qu’il veut raconter, la technique ou le vocabulaire qu’il va utiliser.

Quelle est sa côte ?

C’est un artiste émergent sur le marché. C’est sa première exposition en galerie commerciale, c’est comme s’il était vierge.

Propos recueillis par FXG et RDG

 


Damoison.jpgITW David Damoison, photographe

« Essayer de rendre ce qu’on a vu »

En s’adressant au cœur et à l’œil du photographe, comment choisissez-vous les endroits que vous allez explorer ?

Je vais où mes chaussures me mènent. Par exemple à Caracas, j’ai passé plusieurs mois en atelier avec des enfants dans quatre quartiers différents pour l’ambassade de France. Ca m’a donné accès à une vie intérieure de ces bidonvilles, qui sont en fait des cités incroyables, pleines de vie et de lumière. Chaque fois, j’essaie de trouver un angle pour pouvoir aller au plus simple… A la rue quoi ! Par des ateliers… Ou encore,  avec Simon Njami (commissaire de l’exposition 3X3 de la fondation Clément, NDLR), on a travaillé sur les ports d’Afrique. J’ai pu avoir accès au port de Pointe-Noire au Congo à la recherche de visages, de dockers. Voilà, c’est comme ça que ça se passe.

Damoison-portrait--rdg-.jpgVous faites de nombreuses grandes expositions, êtes-vous intégré dans le milieu artistique ?

Mon travail est intégré. J’avais des images exposées à Miami en décembre ; elles sont maintenant à Sète, mais aussi en Espagne, il y a une biennale à Povedra (Galice). J’ai des images en Chine, avec Simon on a fait un travail sur San Francisco… Le travail circule sans problème. Ce qui est plus difficile, c’est d’arriver à produire son travail. Ce sont des questions économiques, des arrangements à trouver, des architectures à créer et ça prend du temps.

Est-ce que vous vous souvenez de votre première photo ?

Je m’en souviens très bien ! Les toutes premières, j’étais enfant ; ma mère m’avait donné un instamatic pour partir en colo. C’était en Savoie je crois… J’ai ramené des images avec du grain de paysages et de montagnes. J’essayais de composer, il y avait des prés, des chemins, des vaches… C’est ce que j’avais essayé de cadrer… C’étaient mes toutes premières images. Après, avec mon premier appareil, un Fujica avec un petit zoom, je me souviens d’un masque africain qu’on avait à la maison… Un oncle antillais, militaire envoyé en Afrique, nous en avait fait cadeau. Ensuite j’ai tout bazardé pour un vieux Leica !

Damoison-regard-gauche--rdg-.jpgMaintenant vous travaillez toujours en argentique ?

Les deux ! J’ai un Nikon 5D mark II qui fait de supers photos mais j’essaie de continuer avec mon Leica. Et puis des petits appareils, les trois-quarts de mes images couleurs dans cette exposition sont prises par des appareils à moins de 150€.

Le tout est d’avoir l’œil ?

Le tout c’est de vivre les choses. On apprend à essayer de rendre ce qu’on a vu.

Que voudriez-vous dire à un Antillais de 20 ans qui veut se lancer dans la photo ?

Je lui dirais de commencer à photographier dès maintenant, ensuite de faire l’école d’arts de la Martinique. Mais aussi d’étudier l’histoire de la photographie, savoir tout ce qui s’est fait avant lui. Il y a de l’avenir dans la photo, pour les gens qui voient.

Propos recueillis par FXG (Agence de presse GHM)

 

 

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 04:55

Le président du Sénat en Guyane

Du 6 au 9 juin, Gérard Larcher, président du Sénat, se rend en Guyane où il sera accueilli notamment par les deux Sénateurs guyanais, Jean-Etienne Antoinette et Georges Patient. Accompagné de « son cousin » Serge Larcher, sénateur de la Martinique et président de la mission commune d’information sur la situation des départements d’outre-mer, le président du Sénat, rencontrera l’ensemble des élus guyanais, les acteurs économiques ainsi que les responsables du centre spatial de Kourou. Il écoutera et échangera sur la réforme de la gouvernance et l’assainissement de la situation des communes, sur les besoins d’une démographie dynamique en matière de santé, de logement et d’éducation ainsi que sur les perspectives et contraintes économiques. Il rendra aussi hommage à deux figures de proue de la Guyane : Gaston Monnerville, son illustre prédécesseur à la tête de la haute assemblée de 1959 à 1969 et Félix Eboué, haut fonctionnaire guyanais qui fut l’un  des premiers à rejoindre le Général de Gaulle le 18 juin 1940.

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 03:29

Nathaly Coualy dans un jeu de

damesCoualy-fait-pas-sans-blanc-1.jpg

Nathaly Coualy ne fait pas semblant (sans blanc !). C'est un premier one woman show auquel Nathaly Coualy, jeune humoriste guadeloupéenne, consacre toute sa pêche, son charme mais surtout son talent.

Les Alizée soufflent sur le petit théâtre du 9e arrondissement. Nathaly Coualy  "ne fait pas sans blanc" sur les planches des Feux de la Rampe. Une scène intimiste où Nathaly interagit avec spontanéité avec son public. Pendant une heure, elle ne cesse de surprendre son audience : son personnage est « plusieurs femmes dans un jeu de dames  ». Elle met son dynamisme et son humour au service des tracas quotidiens d'une jeune femme métisse et célibataire. Elle dénonce les travers d'une communauté antillaise qu'elle connait bien sans jamais cesser de faire rire à gorge déployée. La Guadeloupéenne revisite la blessure identitaire qui découle d'une peau trop noire ou trop blanche, selon les points de vue. Et c'est avec sensibilité qu'elle dépeint la complexité des rapports père/fille, avec force imitations désopilantes des techniques de séduction paternelles. Véritable bouffée d'oxygène, Nathaly illumine la scène de son beau sourire mais friande de mimiques faciales, elle « n'a pas peur de paraître moche ou stupide » pour servir son personnage.

Mythiques rencontres...

Coualy-fait-pas-sans-blanc-2.jpgEt c'est sans faux semblant qu'elle parle de sexe. Toujours directe et proche de son public, elle ne s'embarrasse pas de tabous sans pour autant sombrer dans la vulgarité. Le clou du spectacle reste le parcours du combattant de la célibataire et elle fait mouche. Les hommes se font gentiment taper dessus et les femmes de 7 à 77 ans ne cessent de se reconnaître au fil du spectacle. A l’image de cette dame hilare, opinant du chef de bon cœur à chaque bon mot s’attaquant à la gente masculine, sous l’œil ahuri et vaguement honteux de son mari. Des mythiques rencontres sur Internet aux déceptions sexuelles, la pétillante Nathaly laisse la part belle à l'improvisation. Si elle admet apprécier l'humoriste américain Jerry Lewis, elle ne se fie qu'à son inspiration pour l'évolution de son spectacle. Avide d'actualité, elle y puise certains de ses sketches qu'elle réinvente perpétuellement. Nathaly confie réaliser un rêve d'enfant avec Elle ne fait pas sans blanc. Seul manque à combler pour la jeune femme, partager ce succès avec le public de son île natale.

Gaëlle Jotham (Agence de presse GHM)/Photos : Migail Montlouis Félicité

Nathaly Coualy ne fait sans blanc, du jeudi au samedi, 20 heures, jusqu'au mois de juillet au théâtre parisien Les feux de la rampe, dans le 9e arrondissement.

http://fr.youtube.com/natcoualy

www.nathalycoualy.com

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 03:09

Les médias s’engagent pour  la diversité

La commission « Médias et diversité » est sans appel, les médias ne sont pas à l’image de la société française. Une implication conjuguée des médias et de l’Etat sont les mesures phare du groupe de réflexion initiée par Yazid Sabeg, haut-commissaire à l’égalité des chances.

La commission « médias et diversité » installée en avril 2009 a livré ses premières conclusions le 27 mai dernier. Une trentaine d’experts issus du monde des médias ou engagés sur la question de la diversité, s’est penchée sur la représentation des minorités au sein des rédactions mais aussi des contenus. Jean-Marc-Crantor.jpgPour le Guadeloupéen Jean-Marc Crantor, membre et rapporteur de la commission, promouvoir la diversité dans les médias est primordial : « Recruter la diversité, c’est croiser des analyses et garantir la pluralité des regards (...) Traiter de la diversité dans les médias c’est rechercher de nouveaux publics et accroître son audience. » Le champ de réflexion de la commission s’est articulé autour de la formation, de la gestion des carrières, de la programmation et de l’information. Il en émane 17 propositions concrètes regroupées en 5 axes d’action. A commencer par pousser les entreprises à s’engager par le biais de chartres ou de labels de diversité, ou encore par la publication systématique dans les rapports annuels des actions menées en faveur de la diversité. Ce système de valorisation a d’ores et déjà prouvé son efficacité, selon Jean-Marc Crantor, mais pour l’heure seule TF1 est en passe de décrocher le précieux sésame délivré par l’Agence française de normalisation (Afnor).

L’Etat doit aussi jouer son rôle, notamment dans la formation : l’Agence pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé) s’enrichit d’un nouveau département, le Mediv : médias et diversité.

La commission met également l’accent sur la transparence des recrutements, à savoir la publication des offres d’emploi dans le but de mettre un terme à la cooptation qui règnerait dans le monde fermé des médias.

Par ailleurs, un système de bonification aux entreprises modèles est prévu pour relancer la production et la distribution d’œuvres françaises en faveur de la diversité et ainsi leur offrir une meilleure visibilité. Ouvrir les castings, constituer un répertoire d’experts aux origines plus variées sont des mesures phare, les mêmes que celles préconisées par le rapport de la commission diversité du CSA. En octobre 2009, seuls 6 % des invités, chroniqueurs ou experts intervenant à la télévision française seraient issus de la diversité.

Enfin, la dernière piste suggère une meilleure évaluation de la diversité dans les médias car les seules enquêtes menées sur le sujet sont faites par le CSA et concernent uniquement la télévision.

Gaëlle Jotham (Agence de presse GHM)


L’IFOP s’en mêle

L’IFOP média révèle en Octobre 2009 que la part des personnes non blanches s’exprimant à la télévision française se situait autour d’un locuteur sur 10. Or le baromètre du CSA annonce la même année que les présentateurs/animateurs favoris des français sont Harry Roselmack, PPDA et Nagui. La commission table sur le fait que la société civile est incontestablement  demandeuse d’une meilleure représentation des minorités dans les médias. Au vu de l’importance de cette question pour la cohésion sociale, elle devrait faire l’objet d’une vigilance démocratique permanente selon les préconisations avancées.

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 11:30

 

Noël Némouthé a cessé sa grève de la faim au 32e jour

Benaiem-nemouthe--fxg-.jpgNoël Némouthé a mis un terme à sa grève de la faim et se repose dans le sud-ouest de la France où une partie de sa famille est installée, selon son avocat Bernard Benaïem. Le Guyanais avait entamé, le 9 avril dernier, une grève de la faim devant l’Elysée pour se plaindre des conditions dans lesquelles il avait été (violemment) interpellé par la police sur la place des palmistes, lors de la venue de Nicolas Sarkozy à Cayenne en février 2008. Chassé du trottoir de l’Elysée, Noël Némouthé s’était replié dans une petite rue adjacente. Apitoyé par son sort, des gens lui avaient fourni une tente et des couvertures. Il faisait l’objet d’une surveillance particulière, tout comme ceux qui s’adressaient à lui de trop près. Aussi bien son avocat que les journalistes intéressés par son cas ont été systématiquement contrôlés par la police dès lors qu’ils conversaient lui… Me Bernard Benaïem s’en est d’ailleurs plaint auprès de Me Charrière-Bournazel, bâtonnier de l’ordre des avocats de Paris, avant de se rendre en Guyane courant mai pour examiner les raisons pour lesquelles toutes les plaintes de Noël Némouthé avaient été classées sans suite. « Il a mal monté ses dossiers et j’ai tout repris à zéro pour qu’on ait une véritable instruction avec une information qui donnera ce qu’elle donnera… » Me Benaïem a déposé une plainte avec constitution de partie civile. Il assure que son client n’est pas fou, mais admet qu’il soit un peu « spécial » : « Il vit dans un monde un peu magique et il pense qu’être une victime suffit simplement à expliquer son comportement…  Il a du mal à comprendre qu’il faille passer par la case justice. » A l’issue des démarches de son défenseur en Guyane, et parce que le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a fini par accepter de le recevoir pour prendre sa lettre, lui assurant qu’il la remettrait au président de la République, Noël Némouthé a interrompu sa grève de la faim après 32 jours de jeûne.

FXG (agence de presse GHM)

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 09:43

Domhebdo et le pluralisme de l'info

Nos confrères Boulard et Richol de Domhebdo offrent une information alternative dans le paysage journalistique parisien du monde ultramarin. Et souvent, ils viennent en complément utile à ce blog. Ainsi, les lecteurs qui n'auraient pas bien compris un post de ce blog en trouveront une excellente paraphrase sur le site de Domhebdo.com. Dernier exemple en date (mais il n'en manque pas), l'annonce de la visite de Frédéric Mitterrand aux Antilles.

En 1, le papier posté sur ce blog ; en 2, celui de Domhebdo publié le lendemain... On appréciera aussi les flous et les imprécisions dues au jeu de camouflage littéraire !

FXG


1

Frédéric Mitterrand aux Antilles

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand devrait se rendre prochainement en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane (du 10 au 12 juin pour la Guyane). Ce déplacement s’inscrit dans la suite des préconisations du rapport Colardelle, ce haut-fonctionnaire mandaté par le ministre pour faire un rapport sur la culture dans les outre-mer (ce rapport n’a pas encore été rendu public et M. Colardelle a été depuis nommé en Guyane). On croit savoir que Bernard Hayot a d’ores-et-déjà été invité à venir visiter la fondation Clément. Par ailleurs, c’est dans l’optique de ce déplacement que Frédéric Mitterrand recevait ce mardi à Paris sa collègue du ministère de l’Outre-mer.


2

Visite prochaine de Frédéric Mitterrand aux Antilles-Guyane
Frédéric Mitterrand se rendra prochainement - on parle de la semaine prochaine - aux Antilles-Guyane. Le ministre de la culture ira se rendre compte sur le terrain de l'état de la culture dans ces régions. Une culture ultramarine dont il semble vouloir se soucier puisqu'il avait confié  une mission sur la question à un haut-fonctionnaire, dont le rapport n'a pété rendu public. Avant son déplacement, Frédéric Mitterrand  s'est entretenu avec sa collègue, Marie-Luce Penchard, ministre en charge de l'outre-mer.

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 04:17

Louis-Boutrin--fxg-.jpgLouis Boutrin, président de l’association Ecologie urbaine, a été auditionné, hier après-midi, au pôle santé du tribunal de grande instance de Paris, par le juge d’instruction Anne-Marie Bellot, en charge de l’instruction de l’affaire du chlordécone. Interview.

« Il appartiendra au juge d’établir si les responsables sont coupables »

Louis-Boutrin-portrait-ITW--fxg-.jpgDepuis que la plainte est lancée, c’est votre première audition en tant que partie civile ?

C’est une première car le dossier a été délocalisé au pôle santé de Paris qui est la juridiction spécialisée dans ce type d’affaires comme c’est le cas pour l’amiante ou le sang contaminé. C’est délocalisé pour une raison bien simple… D’abord, compte tenu des personnalités qui sont mises en cause, et la deuxième chose c’est l’envergure de cette affaire qui concerne la Guadeloupe et la Martinique. 22 500 hectares de terre contaminés en Martinique, 5 400 ha en Guadeloupe… Aujourd’hui, nous nous retrouvons des sols pollués, mais surtout, on l’a vu lors d’études récentes, en 2008 on a trouvé chez 90 % des femmes enceintes du chlordécone dans le cordon ombilical. Là, ça pose un problème de santé publique.

Quels sont les griefs de votre plainte et ont-ils tous été retenus ?

Nous avions porté plainte pour mise en danger de la vie d’autrui et pour administration de substances dangereuses. Le chlordécone est un poison, c’est pourquoi avec Raphael Confiant, nous avons intitulé notre livre, Chronique d’un empoisonnement annoncé. Il est reconnu par les autorités scientifiques, notamment anglo-saxonnes, comme un poison… Nous souhaitons d’ailleurs qu’il y ait des études épidémiologiques spécifiques sur les ouvriers agricoles qui ont travaillé dans le secteur de la banane. Aujourd’hui, les études sont faites en Guadeloupe alors que la contamination n’est pas la même en Martinique… Et malgré tout cela, la justice n’a retenu que la mise en danger de la vie d’autrui. Ca va sans doute poser des problèmes, notamment au niveau de la prescription parce que notre plainte vise des faits allant de 1972 à 2002.

Lors de ces deux heures d’audition, que s’est-il passé ?

Je suis malheureusement obligé de garder le secret de l’instruction puisque je ne voudrais pas desservir la cause que l’association défend.

Sans rentrer dans les détails de la procédure, de quoi s’agissait-il ?

Des investigations ont déjà été faites, notamment par la DIPJ Antilles Guyane. Le dossier est bien enclenché, bien avancé. On se devait d’être présent aujourd’hui pour bien préciser l’objet de notre plainte. Dans notre ouvrage, Chronique d’un empoisonnement annoncé, nous avons identifié un certain nombre de responsables. Il appartiendra au juge d’établir si ces responsables sont coupables. Par rapport à tout ce que nous avons annoncé, on se devait d’apporter les preuves. J’ai remis un mémoire de plus de 300 pages au juge Bellot.

Peut-on imaginer que des gens tels que les anciens ministres Jean-Pierre Soissons, Henri Nallet ou Louis Mermaz soient entendus ?

Ils sont cités…

Et au niveau de la profession bananière ?

Très certainement. Il y a déjà eu des auditions et il y en aura d’autres parce qu’il n’est pas normal qu’on puisse retrouver des stocks de chlordécone comme ça s’est produit en 2003 alors que le chlordécone est interdit depuis 1993.

Qu’attendez-vous comme suites de la procédure ?

La procédure est enclenchée mais il appartient au juge d’identifier les responsabilités et les culpabilités. Et ce que je souhaite surtout, c’est que les agriculteurs et ceux qui ont travaillé dans ce secteur soient dédommagés et qu’ils aient un suivi médical. C’est d’ailleurs pour cela que je dois rencontrer le ministre de la Santé pour lui demander d’instaurer une veille sanitaire pour les ouvriers agricoles.

Propos recueillis par FXG (Agence de presse GHM)

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 03:57

Le général Philippot ne fera pas payer l’Etat pour sa maison plastiquée par le FLNC

La villa de M. Philippot à Manso (Haute-Corse) a été détruite le 14 novembre 2002 par une explosion due à un attentat revendiqué par le mouvement FLNC. Ce général de gendarmerie et son assureur ont saisi le Conseil d’Etat pour obtenir réparation. Dans son argumentaire développé le 9 avril dernier, il estimait que sa maison avait été identifiée comme « la villa du général de gendarmerie », que l’attentat avait en outre été dédié par ses auteurs à la mémoire d’un militant décédé dont un parent proche avait été interpellé quelques années auparavant par lui-même alors capitaine de gendarmerie en poste en Corse. Ce dommage a été couvert à hauteur de 186 910,75 euros par la Compagnie AGF mais M. Philippot a demandé au ministre de la Défense une indemnisation complémentaire de 171 766,94 euros et de 186 910,75 euros  pour lui et son assureur. Le ministre s’était prononcé pour une simple indemnisation partielle à hauteur de 97 023,64 euros. D’où le recours. Le 7 mai dernier, le Conseil d’Etat a rejeté la requête du général et de son assureur.

FXG (agence de presse GHM)

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 03:01

ADN_196613.jpgSébastien Folin parrain de la fondation Sébastien Grosjean

L’animateur de France Télévisions, ancien M. Météo de TF1, le Réunionnais Sébastien Folin s’implique dans l’humanitaire. Il a choisi de devenir le parrain de la fondation Sébastien Grosjean dont l'objectif est d’aider les enfants et familles victimes de maladies orphelines et également la recherche. Pour marquer cet engagement, « notre sympathique et néanmoins chevelu animateur Sébastien Folin s'adonne au tennis pour la bonne cause ! », indique le service de presse de France Télévisions. Une vidéo disponible sur YouTube (http://www.youtube.com/watch?v=3G2HyFUC2A0feature=player_embedded), montre l’homme de télé à l’entrainement, entouré des sportifs Sébastien Grosjean, Andy Roddick, Fabrice Santoro, Jo Wilfried Tsonga, Jocelyn Ouana et Gilles Simon. Dans cette vidéo humoristique (montée par Sébastien Folin) destinée à la promotion de la fondation, Folin se fait battre à plate couture par un gamin d’à peine 10 ans ! Entre parrain et tennisman de haut niveau, Folin n’a pas eu vraiment le choix !

FXG (agence de presse GHM)

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 03:00

Le théâtre ultramarin sur le pont d’Avignon du 7 au 30 juilletverbe-2.jpg

Les théâtres d’outre-mer sont à l’honneur en Avignon tout le mois de juillet à la chapelle du Verbe incarné pendant le festival off. Sous la houlette de Greg Germain et Marie-Pierre Bousquet, les Théâtres d’outre-mer en Avignon (TOMA) offrent un rôle aux metteurs en scène ultramarins, au casting du théâtre français. Fervent défenseur de la diversité culturelle, Greg Germain offre aux troupes venues de la Réunion, de la Guyane ou des Antilles l’occasion de promouvoir leurs pièces sur les planches de l’Hexagone. La programmation de la saison 2010 a jeté son dévolu sur sept œuvres ancrées dans l’actualité et les problèmes de société. Antigone à New York de la compagnie guyanaise KS & Co revisite le tragique du Grec Sophocle en une allégorie moderne de l’exclusion sociale. En Martinique deux compagnies ont retenu l’attention de Greg Germain, Wabuza compagnie et le théâtre du Centaure. La première met en scène Ruddy Sylaire qui, seul sur scène, s’attaque au chef d’œuvre d’Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal. Le théâtre du centaure en collaboration avec le Luxembourg traite dans Agatha de la douloureuse question taboue qu’est l’inceste mais explore aussi la complexité et l’intensité des liens fraternels. La Réunion s’illustre aussi dans le registre des sujets épineux et fait le choix de la modernité. Danse et beat-box  dans J’ai pas cherché sont là pour traiter du lourd fardeau de la culpabilité de la femme violée. En Guadeloupe, la compagnie Difé Kako perpétue la tradition de l’oralité des cultures antillaises en présentant le conte chorégraphique Makak janbé croco, déclamé par Igo Drané. Mais la saison 2010 du TOMA, c’est aussi deux productions métropolitaines invitées par Greg Germain comme la compagnie des acharnés mais aussi une troupe belge qui avec les monologues voilés raconte la vie de ces femmes musulmanes derrière la burqua. C’est un panorama reflet de la diversité culturelle française au programme de la chapelle du verbe incarné.

Gaëlle Jotham (Agence de presse GHM)

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