Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice
  • Contact

Recherche

20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 06:21

GPL justifie l'extension de l'état d'urgence aux Antilles, Guyane et océan Indien

Au conseil des ministres de ce mercredi a été signé le décret d'extension de l'état d'urgence aux départements de la Guyane, la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion, Mayotte et les collectivités de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy.

Avant d'expliquer ce revirement (lundi, la ministre estimait que l'état d'urgence ne se justifiait pas en outre-mer), la ministre a salué la prise de parole, mardi à l'Assemblée nationale, du député de la Martinique, Bruno Nestor Azérot, par laquelle il affirmait que les Outre-mer étaient concernés et solidaires. Outre l'ovation que lui a faite la représentation nationale, le député martiniquais relayait une idée partagée par la plupart de nos parlementaires qui réclament depuis lundi l'état d'urgence dans leurs territoires. "Il est naturel, a encore dit la ministre, d'affirmer cette position pour que la population se sente protégée et rassurée."

George Pau-Langevin a indiqué que parmi les terroristes, était apparu "un homme qui a grandi à la Réunion". Elle parlait de Fabien Clain, ce Toulousain d'origine réunionnaise converti à l'islam, dont la voix a été identifiée dans le message de revendication des attentats du 13 novembre par Daesh. "Nous sommes donc totalement impliqués", a déclaré la ministre qui a exclu de cette extension Saint-Pierre et Miquelon et les territoires du Pacifique. Mais au-delà de cela, la ministre estime qu'à partir du moment où l'on s'inscrit dans le moyen terme avec la nécessité d'adopter une loi pour proroger l'état d'urgence pendant trois mois, il faut prendre en compte les Outre-mer.

La ministre a minimisé l'importance des trois syriens interpellés samedi à Juliana (Sint-Maarten) en provenance d'Haïti avec de faux passeports grecs. "Ce ne seront ni les premiers, ni les derniers ; un faux passeport ne fait pas forcément un terroriste." Ceci dit, elle assure que "la vigilance est maximum" et que "la police et les gendarmes font leur travail selon les indices dont ils disposent".

Elle a encore fait un distinguo entre la Caraïbe et l'océan Indien quant au niveau de la menace terroriste. En effet, la plateforme de signalement des individus suspects de radicalisation islamique à la Réunion, a permis de déceler une centaine de cas suspects. A Mayotte, le chiffre n'est pas connu, mais il est moindre qu'à la Réunion d'après le directeur de cabinet de la ministre. A Mayotte, le préfet va intensifier la surveillance des frontières et les reconduites. "Il ne faut tout de même pas confondre, a relativisé la ministre, les migrants qui arrivent à Mayotte pour des raisons économiques, familiales ou sanitaires et les terroristes."

FXG, à Paris

Repost 0
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 06:19

L'état d'urgence suspend nombre de libertés publiques

L'état d'urgence confère aux autorités civiles, dans l'aire géographique à laquelle il s'applique, des pouvoirs de police exceptionnels portant sur la réglementation de la circulation et du séjour des personnes, sur la fermeture des lieux ouverts au public et sur la réquisition des armes.

Ce régime exceptionnel de suspensions des libertés publiques et individuelles exceptionnel organisé par la loi du 3 avril 1955 coexiste avec d'autres modalités de gestion de crise : l'état de siège inscrit à l'article 36 et les pouvoirs exceptionnels inscrits à l'article 16 de la Constitution. Ce sont ces deux articles que le président de la République veurt faire réviser pour permettre l'exercice d'un pouvoir exceptionnel mais civil et non militaire.

Maintenant que l'état d'urgence est étendu dans les DOM et les deux collectivités de Saint-Martin et Saint-Barth, "les préfets, a indiqué GPL, sous la houlette de mon directeur de cabinet, mettront en oeuvre cet état d'urgence car le ministère des Outre-mer est aux première lignes pour assurer la sécurité des Ultramarins."

Les préfets peuvent ordonner un couvre-feu pour limiter la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux précis et à des heures fixées par arrêté. Ils peuvent instituer « des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé », interdire de séjour « toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l'action des pouvoirs publics ». Le minidstre de l'Intérieur peut assigner à résidence toute personne « dont l'activité s'avère dangereuse pour la sécurité et l'ordre public ». Le ministre de l'Intérieur ou les préfets peuvent « ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boissons et lieux de réunion » et « les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre » ainsi qu’« ordonner la remise des armes de catégories B et C. Le ministre de l'Intérieur et les préfets peuvent aussi ordonner des perquisitions à domicile « de jour et de nuit » sans contrôle d'un juge, prendre « toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et de la radio ».

Le refus de se soumettre peut être passible d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à deux mois et d'une amende de 3 750 euros, ou les deux.

FXG, à Paris

 

Repost 0
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 08:24

Extension de l’état d’urgence à la Guadeloupe, à la Guyane, à la Martinique, à Mayotte, à La Réunion ainsi qu’à Saint-Barthélemy et Saint-Martin
Le décret déclarant l’état d’urgence, pris le 14 novembre pour 12 jours, a été pris pour contrer une menace immédiate qui concernait prioritairement l’hexagone.
Au regard des récentes évolutions annoncées par le président de la République pour répondre à la menace terroriste, et se montrant à l'écoute des interpellations de nombreux parlementaires, le gouvernement a décidé d’étendre l’état d’urgence à la Guadeloupe, à la Guyane, à la Martinique, à Mayotte, à La Réunion ainsi qu’à Saint-Barthélemy et Saint-Martin.
Cette application se justifie par une nécessité de cohérence et de renforcement du dispositif de sécurité, au moment où l’état d’urgence s’inscrit dans la durée et sera prolongé pour trois mois par une loi soumise au Parlement.
L’état d’urgence accorde des pouvoirs élargis aux autorités civiles (préfets et ministre de l’Intérieur) afin de garantir la sécurité publique. Il permet notamment :
· d’interdire la circulation des personnes et d’instituer des zones de protection et de sécurité.
· procéder à des réquisitions de personnes ou de biens.
· d’interdire des réunions ou manifestations.
· d’ordonner des perquisitions à domicile de jour comme de nuit.
· d’assigner à résidence toute personne dont l'activité se révèle dangereuse pour la sécurité et l'ordre publics.
· d’ordonner la remise d’armes et de munitions.
En revanche, au regard des spécificités géographiques des collectivités du Pacifique et de Saint-Pierre-et-Miquelon, le stade de vigilance « Vigipirate renforcé » reste maintenu.
Par ailleurs, les renforcements des moyens destinés aux forces de police, de gendarmerie, des douanes et de la Justice s’appliqueront également dans l’ensemble des Outre-mer.

Repost 0
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 04:32

George -Pau Langevin,, ministre des Outre-mer

"L'état d'urgence ne s'impose pas outre-mer"

Comment avez-vous vécu les événements de vendredi soir ?

Au stade de France, nous avons d'abord entendu ce que tout le monde a pris pour des pétards et les jeunes ont continué de s'amuser dans cette enceinte. Puis, quand on a commencé à avoir des informations, le président est parti se renseigner. Puis, ça a été quelque chose d'assez étrange... Nous étions là et le public continuait de faire la fête, de pousser des cris de joie, de faire la ola. Nous, nous échangions sur nos téléphones portables et nous apprenions qu'il se passait des choses à Paris, dans le 11e. Le drame était partout dans Paris... Je crois que les autorités sportives ont eu raison de ne pas interrompre le match, sinon, ça aurait été une scène de panique extraordinaire. Dès lors nous avons compris que nous avions affaire à une opération orchestrée. Mon conseiller diplomatique est arrivé au Petit Cambodge juste au moment où il était ciblé...

Le but était de terroriser tout le monde...

Tout le monde ! M. Tout-le-monde, il était au match, il était dans la rue... Pour nous les Ultramarins, par exemple, le Bataclan, c'est le lieu où l'on remettait les trophées du Carnaval tropical. C'est un lieu de joie, de gaité... L'effort que nous avons à faire aujourd'hui est de ne pas nous laisser impressionner...

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Nous sommes dans un pays qui défend un certain nombre de valeurs, d'égalité homme femme, de laïcité, de vivre ensemble, quelle que soit son origine, sa religion... Plus que jamais la devise républicaine, la liberté, l'égalité et la fraternité, est une devise que nous devons défendre parce que c'est cela qui déplaît à un certain nombre d'intégristes qui voudraient que nous vivions dans un état totalitaire où tout est interdit. Continuer à vivre comme nous en avons l'habitude est une bonne manière de résister au terrorisme et à l'intégrisme.

N'est-ce pas une forme de revanche des descendants des colonisés ?

Ces intégristes s'en prennent d'abord aux gens qui vivent avec eux, qui ont la même religion qu'eux, dans leur pays. Le nombre de victimes musulmanes de ces intégristes est considérable ! Cette haine n'est pas simplement dirigée contre l'occident, cette haine est dirigée aussi contre leurs compatriotes, contre les gens qui partagent leur mode de vie. Comment un jeune de 26 ans peut-il avoir comme idéal dans la vie de se faire exploser et mourir ? Il y a trop de désespoir et c'est sûrement contre cela qu'il faut essayer de réagir.

Certains parlementaires d'outre-mer demandent l'extension de l'état d'urgence aux outre-mer...

La situation dans les outre-mer n'est pas identique ; nous n'y sommes pas aussi menacés que dans les capitales occidentales. Nous sommes cependant vigilants puisque Vigipirate est renforcé. Nous sommes attentifs aux jeunes menacés par la radicalisation, aux familles pour qu'elles puissent encore davantage encadrer leurs jeunes, mais il ne faut surtout pas céder à la panique. On ne se sent pas menacés dans les outre-mer comme on peut l'être dans les grandes capitales européennes.

Trois Syriens munis de faux passeports grecs ont été arrêtés dimanche à Saint-Martin !

Nous ne sommes pas en dehors du monde et, bien évidemment, tous ces événements auront des répercussions. Nous allons voir arriver dans les outre-mer un certain nombre de victimes ou de gens mêlés à ce qui se passe aujourd'hui au Moyen-Orient. Nous avons évidemment à demeurer vigilants mais il faut quand même être conscient que le niveau de la menace n'est pas le même. N'oubliez pas tout ce que signifie l'état d'urgence : interdiction de tout rassemblement, y compris des manifestations en plein air... Nous 'en sommes pas là. Si demain, le niveau de la menace augmentait dans les outre-mer, bien évidemment, on aviserait, mais aujourd'hui, d'après les éléments d'information dont nous disposons, ça ne s'impose pas du tout.

Propos recueillis par FXG, à Paris

" La France vengera ses morts"

La ministre a présidé la cérémonie en hommage aux victimes de vendredi soir, devant l'ensemble du personnel (ils étaient plus de 200 à l'extérieur pour la minute de silence). La ministre a tenu un bref discours très martial : "L’heure est aux larmes. Elle est aussi déjà aux armes. L’heure est au recueillement. Elle est aussi déjà à la riposte. L’heure est au chagrin. Elle est déjà aussi à la colère. Ce n’est pas d’une guerre entre les civilisations dont il s’agit. C’est d’une guerre pour la civilisation. (...) La guerre qui nous est livrée ne se refermera pas en même temps que le cercueil de nos morts. (...) D’autres attaques surviendront, ne nous illusionnons pas sur la question. (...) Ce sont des années noires qui s’annoncent pour notre pays. Des années de sang. (...) La guerre s’est tenue loin de la France depuis des dizaines d’années. Ce fut un bienfait. Le temps de la paix est aujourd’hui révolu. La guerre a fait retour sur notre sol. La grandeur de notre pays et celle de notre peuple est d’avoir toujours su faire face aux ennemis qui ont cherché à nous détruire. Aucun n’y est jamais parvenu. L’heure est venue de leur faire face à nouveau. L’heure est venue de les anéantir. La France vengera ses morts..."

Puis la Marseillaise a retenti, portée par les puissantes voix des officiers du SMA.

Repost 0
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 04:12
Les présidents des associations des maires de chacun des territoire d'outre-mer avec la ministre des Outre)mer, lundi 16 novembre à l'AMF

Les présidents des associations des maires de chacun des territoire d'outre-mer avec la ministre des Outre)mer, lundi 16 novembre à l'AMF

La journée des maires d'outre-mer maintenue

Alors que le gouvernement a annoncé lui-même la suspension du congrès des maires, François Baroin, président de de l'association des maires de France (AMF), n'a pas voulu laisser choir les maires d'outre-mer qui avaient tout de même fait le déplacement. Plus de 200 étaient inscrits à l'atelier qui devait se tenir hier après-midi. La réunion a donc eu lieu, non plus dans les locaux grandioses de la mairie de Paris, mais au siège de l'AMF, sur les quais de Seine aux Invalides. Maurice Bonte, président de l'association des maires de la Martinique, était présent à la tête d'une petite délégation composée d'élus de Ducos, de Grand-Rivière... Le vice président de l'association des maires de Guadeloupe, Yvon Combes, est là aussi. Nombreux ne sont pas venus comme les Réunionnais qui ont eu le temps d'apprendre les événements et d'annuler leur vol.

Les parlementaires ultramarins étaient qui au Sénat, qui à l'Assemblée pour la minute de silence à midi, puis au Congrès à Versailles...

Habituellement, rares sont les élus qui manquent cette rencontre des maires d'outre-mer. Seules les circonstances ont conduit à ce format réduit. Elle permet aux représentants des communes et intercommunalités d'échanger sur leurs problématiques et leurs expériences : le logement, les sargasses...

Cette année, le gros du débat tournait autour des finances des collectivités locales et les maires présents entendent faire des propositions au gouvernement pour qu'il y ait une "forme d'atténuation de la contribution des collectivités territoriales à la dette nationale sachant qu'elles participent pour très peu au déficit actuel de l'Etat".

La ministre des Outre-mer est venue participer un temps aux débats avant de se rendre au Congrès de Versailles. Elle devait encore s'y rendre pour clôturer les débats en présence de François Baroin.

FXG, à Paris

Le maire d'Awala-Yalimapo était à Paris vendredi

Jean-Paul Ferreira, le maire d'Awala-Yalimapo, est arrivé vendredi à Paris, c'est-à-dire avant les attentats desquels il s'est trouvé heureusement éloigné. "J'étais un peu plus à l'abri que ça ! Ces événements malheureux qui nous arrivent aujourd'hui touchent la population française, la nation, qu'elle soit d'ici ou de là-bas. Ce sont des actes de barbarie qui sont inqualifiables et qui n'ont pas lieu d'être sur le territoire quel qu'il soit." Dès lors, il attendait desnouvelles de l'organisation du congrès des maires jusqu'à ce qu'on lui confirme que la journée outre-mer était maintenue et qu'il y aurait un rassemblement exceptionnel de tous les maires mercredi à la porte Maillot pour témoigner solennellement de leur engagement pour les valeurs de la République.

Christian Jean-Charles, maire de Pointe-Noire, est arrivé dimanche

"Je suis arrivé dimanche matin, tout juste pour le congrès des maires. C'était déjà prévu que j'assiste à cette 98e rencontre... Dimanche, en arrivant à Orly, j'ai senti une certaine tristesse ; l'aérogare était vide... Les transports fonctionnaient, mais c'était presque une ville morte. On circulait facilement et tout était fermé... C'est un sujet national qui intéresse tout un chacun."

 
Repost 0
16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 07:00

L'Assemble prolonge la défiscalisation jusqu'en 2020 et étend progressivement le crédit d'impôt

Sans surprise, les députés ont adopté dans la nuit de jeudi à vendredi l'article 43 du projet de loi de finances relatif à la défiscalisation. George Pau-Langevin avait annoncé dès la réunion de la commission élargie le 27 octobre dernier, de concert avec son collègue, secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, que le gouvernement allait prolonger les dispositifs d'aide à l'investissement productif (la défisc aux entreprises) et au logement social au-delà de la sortie de la loi de développement économique de l'Outre-mer (LODEOM) en 2017. Ce sera donc 2020. Et si nombre de députés souhaitaient qui 2022, qui 2025, la date de 2020 a été maintenue car elle est synchronisée avec la durée du nouveau règlement général d'exemption par catégories imposé par Bruxelles aux 28 Etats européens. Seule exception à cette régle, les collectivités d'Outre-mer qui connaissent l'autonomie fiscale et ne sont donc pas éligibles au crédit d'impôt continueront à bénéficier de l'outil défisc jusqu'en 2025.

Si cet article assure dans les DOM un avenir à la défisc au-delà du quinquennat en cours, le dispositif va évoluer progressivement. Ainsi au 1er janvier 2017, seules les entreprises ayant moins de 20 millions de chiffre d'affaires pourront continuer avec la défisc, celles ayant un chiffre d'affaires supérieur n'auront plus à leur disposition que le crédit d'impôt. En 2017, ce seuil baissera de 5 millions pour atteindre celui de 5 millions au 1er janvier 2020. Les entrreprises en deça de ce seuil, pourvu qu'elles soient dans un secteur éligible, continueront de pouvoir déficaliser leurs investissements.

A juste raison, les milieux économiques ont critiqué le crédit d'impôt en raison des problèmes posés par la nécessité de préfinancer les investissements avant que l'administration fiscale ne reverse effectivement l'argent à l'entreprise un an après. Le gouvernement a reconnu le problème et a demandé à la Banque publique d'investissement de trouver une solution pour y remédier. Il s'agit pour BPIFrance, explique le cabinet de GPL, d'offrir des garanties d'emprunt propres à contribuer à faire baisser la valeur des taux bancaires. Ca n'a pas l'air simple... En revanche, une solution a été trouvée pour le logement social (l'investissement en défisc évolue lui aussi en crédit d'impôt) avec des préfinancements assurés par la Caisse des dépôts. De même, les députés ont adopté le principe du crédit d'impôt pour la réhabilitation des logements sociaux implantés dans les quartiers relevant de la politique de la Ville.

FXG, à Paris

Le premier bilan du crédit d'impôts aux entreprises du secteur productif

Il y a dans nos outre-mer, selon la rue Oudinot, quelque 1200 à 1300 entreprises ayant un chiffre d'affaires supérieur à 20 millions d'euros. Sur celles-ci, 300 peuvent prétendre au crédit d'impôt. 30 ont candidaté depuis dix mois. Il semble que pour l'heure, une seule entreprise ait obtenu son agrément, mais peut-on comprendre, les autres dossiers sont toujours en instruction...

Le gouvernement explique sa réforme comme une "modernisation du dispositif", "moins gourmand en argent public que la défisc avec son évaporation fiscale". Christian Eckert a d'ailleurs insisté pour rappeler que le taux du crédit d'impôt était plus favorable que celui de la défisc.

Echec sur le FIPDOM

Malgré un avis favorable de la commission des finances, l'amendement prévoyant d'élargir la collecte de l'épargne alimentant le Fonds d'investissement de proximité des DOM à l'ensemble des contribuables français a été rejeté. Le secrétaire d'Etat au Budget est resté contre. Il a du avoir peur que les DOM captent toute l'épargne des Français !

Repost 0
14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 15:33

Etat d'urgence sur l’ensemble du territoire métropolitain et en Corse

Le Conseil des ministres, convoqué par le Président de la République, s’est réuni le 14 novembre à 00h. Sur le rapport du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur et de la Garde des sceaux, ministre de la justice, un décret déclarant l’Etat d’urgence a été adopté. Il prend effet immédiatement sur l’ensemble du territoire métropolitain et en Corse. Il permet notamment d’interdire la circulation des personnes et d’instituer des zones de protection et de sécurité.

Le cabinet du ministère des Outre-mer a confirmé que les Outre-mer n'étaient pas concernés par l'état d'urgence mais Le plan vigipirate y est renforcé .

Un second décret a également été adopté pour mettre en œuvre des mesures renforcées dans l’ensemble des communes d’Ile-de-France. Ces dispositions permettent l’assignation à résidence de toute personne dont l’activité est dangereuse, la fermeture provisoire des salles de spectacles et des lieux de réunion, la remise des armes et la possibilité de procéder à des perquisitions administratives.

Par ailleurs, le Président de la République a décidé le rétablissement immédiat des contrôles aux frontières. Les services des douanes sont également mobilisés à cet effet.

 

Repost 0
14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 10:18

Le Conseil Représentatif des Francais d'Outre-Mer (CREFOM), totalement solidaire de la nation française endeuillée, annonce le report de son diner annuel qui devait se tenir lundi 16 novembre en présence du premier ministre, Monsieur Manuel Valls et de l'ancien Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy. Le CReFOM voulait appeler les Français et toute la classe politique à se rassembler le même jour à 18h, place Saint-Augustin en témoignage de soutien aux parisiens et aux françiliens martyrisés. Mais toutes les manifestations publiques sont suspendues jusqu'au 19 au moins. Le CReFOM a pourtant décidé de maintenir sa manifestation.

Repost 0
14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 07:10

Une banane française à 40 centimes

L'Union des groupements de producteurs de banane de Guadeloupe et Martinique (UGPBan) a entrepris depuis un an de booster encore ses parts de marché par une politique marketing ("la bane française cultivée en Guadeloupe et Martinique") et une politique packaging avec de nouvelles formes de conditionnement : les fruits sont prépesés et emballés sous un ruban adhésif bleu, blanc et rouge. Les consommateurs peuvent désormais acheter des bananes à l'unité, par deux, trois ou quatre... Il en coutera de 0,4 euro à l'unité, à 1,2 euro le bouquet de trois. L'UGPBan qui a sa tête de pont à Dunkerque, a installé là-bas une chaîne conditionnement pour 650 000 euros. Un demi-millier de grandes surfaces (Leclerc, Intermarché, Cora, Système U, Casino) ont expérimenté cette nouvelle façon de vendre notre banane.

Une expérimentation qui semble avoir fait ses preuves puisque l'UGPPBan annonce la mobilisation de plus de 2 autres millions d'euros pour deux nouvelles chaînes de conditionnement d'ici 2017. Il s'agira d'alimenter 4 000 hyper et super d’ici mi-2017 et de distribuer 10% de la banane antillaise sous la bannière tricolore. D'après Olivier Masbou, un journaliste spécialisé dans la commecialisation des fruits et légumes (http://leblognotesdoliviermasbou.com/2015/11/banane-la-revolution-francaise-2/), la banane est le fruit le plus consommé en France après la pomme, mais c'est aussi le fruit qui connaît le plus perte en rayon.

FXG, à Paris

Repost 0
14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 06:30
La messe antillo-guyanaise à Saint-Sulpice

Mgr David Macaire préside le rassemblement des chrétiens ultramarins

Sept mois après son ordination épiscopale comme archevêque de la Martinique, David Macaire a été reçu en triomphe à Paris par plus de trois mille fidèles venus de l’ile de France, mais aussi de Marseille, de Lyon, de Nantes, de Nice, de Belgique, le 11 novembre.

Ils se sont précipités à l’église Saint-Sulpice au cœur de Paris pour voir, écouter, toucher le jeune archévêque de Fort-de-France, qui a fait un véritable show à l’américaine et appelant les uns et les autres au respect de la famille et à partager l’amour du Christ.

Depuis des années, chaque 11 novembre, la communauté catholique antillaise et guyanaise se retrouve pour une messe solennelle autour des leurs trois évêques de Martinique, Guadeloupe et Guyane qui viennent dans l'Hexagone pour l’assemblée plénière des évêques de France à Lourdes et participent à ce grand rassemblement très populaire.

« Mwen ka mendé sa mwem ka fè la », a lancé Mgr David Macaire en sa qualité de président de la cérémonie. Il avait le sourire des grands jours et les petits mots qui font mouche et sourire, voir rire l’assistance, composée en grande majorité de femmes. Dans son discours il a demandé que chacun s'attèle à la reconquête de la foi chrétienne, au partage de la vie familiale, à la place de la famille dans l’Eglise et le monde actuel. "Il faut mettre l’Eglise à l’écoute de la famille et que l’Eglise soit source de vie !" Pendant son show, David Macaire a évoqué le rôle de l’amour dans les couples et dans la famille. « Les hommes et les femmes autour de nous ont déjà tout essayé. J’ai cherché, j’ai tourné en rond. Il n'y a personne qui est comme Jésus, car la santé, l’argent, le sexe, oui, le sexe et l’argent... Il est vrai qu’il en faut un peu, mais le seul problème, il est passé à côté du salut. »

Mgr Macaire est venu porter sa nouvelle vision de la religion et de l’Eglise catholique, montrant une priorité au dialogue, à l’acceptation des uns et des autres et à la famille. Cela doit guider les évêques des outre-mer pour être plus prêt des uns et des autres. A l’image d’une mère qui accompagne son enfant avec douceur et compréhension. David Macaire reconnait qu’il vit dans un monde imparfait et qu’il faut être toujours à l’écoute des personne abandonnées et pauvres, voir oubliées.

Sous la nef, le jeune archevêque et ses accompagnateurs, Mgr Michel Lafont, pour la Guyane, Mgr Jean-Yves Riocreux pour la Guadeloupe, et le curé de l’aumônerie Antilles-Guyane, le père Jean-François Lof de la paroisse Saint-Matthieu à Marseille ont pu mesurer l'ardeur et l'enthousiasme des chrétiens d’outre-mer devant l’étendue de leur foi dans l’Eglise de Rome, même loin de leur pays natal.

Sachant l’attente qu’il suscite, il a répété à plusieurs reprises : « Mwem ka mandé mwem sa mwem ka fè la ». Avant d’évoquer et de remercier les fidèles pendant des longues minutes en traversant l’allée centrale de l’église jusqu’au parvis où il est resté de longues minutes pour donner la bénédiction aux fidèles, se faire photographié, filmé, touché avec sa crosse dorée. C'était un véritable mouvement populaire rarement vu pour ce rassemblement des chrétiens d’outre-mer. Le plus jeune évêque de France fait un triomphe.

Il y a eu des moments de joie, de retrouvailles et de partage. Dans la plus grande église de Paris quatre chorales, Eclats des iles, Alliance des iles 95, AGR de Lyon et Les flamboyants 13 de Marseille, ont livré des chants religieux en créole chargés d’émotion et de paix.

La réputation de Mgr Macaire a traversé l’océan avant lui ! Il est d'ailleurs attendu pour donner un nouvel élan à l’Eglise et porter les Antillo-guyanais dans un nouveau souffle pour l’Eglise. Sa popularité a mis les nerfs à vif d’un service de sécurité débordé par la ferveur des fidèles.

FXG

Photos Alfred jocksan

Ils ont dit

Mgr Macaire, archevêque de Martinique

« Le clergé de la Martinique fait mon admiration. Il est très uni dans sa mission et fait très bien son travail. Je suis très impressionné. J’ai senti dans ma vie spirituelle que l’esprit saint me guide et j’ai surtout senti que les fidèles de l’Eglise de Martinique sont debout. C’est très beau une Eglise en marche. » Puis ll a ajouté : « L’église de Martinique va bien, c'est la société qui va mal. La société martiniquaise est remplie d’une grande désespérance et d’inquiétude. »

Mgr Michel Lafont, évêque de Guyane

« Chez vous, vous avez des EHPAD et chez nous, on construit des écoles. »

Mgr Jean-Yves Riocreux, évêque de Guadeloupe

« Je tiens à Salué nos évêques, Mgr Michel Lafont pour la Guyane, les évêques Marie-Sainte et Michel Méranville pour la Martinique et Mgr Ernest Cabo pour la Guadeloupe. "Nous vous saluons en leur nom. Ils seront heureux d’avoir les échos de ce que nous venons de vivre en ce jour. »

Père Jean-François Lof, aumônerie Antilles-Guyane

« Il est important que les fidèles gardent leur foi au fond de leur cœur et que toute leur vie restent basée sur cette foi. Nous, notre rôle à l’aumônerie est de centraliser cela et de permettre d’exprimer et d’approfondir la foi de ceux qui ont déjà reçu le baptême. »

Repost 0

Articles Récents