Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  •   le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 17:10

Le groupe Dubreuil présentera "French blue" mi-mars

C'est sans doute le 16 ou 17 mars prochain que le groupe Dubreuil annoncera le lancement de sa compagnie aérienne long courrier low cost "French blue". Après l'échec du mariage des compagnies Air Caraïbes et Corsair, le groupe vendéen avait indiqué son intention de créer une "sunline", la 1ère low cost long-courrier française. Elle pourrait donc être opérationnelle à partir du mois de juin avec l'arrivée d'un A330-300 neuf équipé de 380 sièges répartis, selon La Tribune, en deux classes, économique et "premium economy" (classe éco améliorée). La nouvelle compagnie devrait acquérir plusieurs appareils long-courrier dont des A 350 et des A 330.

La nouvelle compagnie dont les destinations n'ont pas été révélées pourrait bien aller taquiner Corsair sur ses destinations dans l'océan Indien au départ d'Orly, mais également à Saint-Domingue, aux Etats-Unis et au Canada. Elle pourrait aussi venir renforcer Air Caraïbes sur ses destinations antillaises au plus fort de la haute saison.

La compagnie soeur d'Air Caraïbes devrait avoir son propre management et Jean-Paul Dubreuil et Marc Rochet tiendront un rôle primordial dans la gestion de l'entreprise.

FXG, à Paris

Repost 0
25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 07:06

Un fonds participatif pour loger les jeunes en mobilité dans l'Hexagone

Les ultramarins en mobilité rencontrent souvent des difficultés d’accès au logement en métropole. Cet obstacle constitue un véritable frein à la réussite de leur parcours professionnel. C'est pour faire sauter cet obstacle que des proches du Service militaire adapté (le colonel Philippe Boccon-Liaudet, chef du corps du régiment du SMA de la Martinique, le général Dominique Artur, ex-commandant du SMA de 2010 à 2012, Stéphane Laurent, gérant de société, Caroline Bujard-Ollivier, consultante, et Anne Biacabe, chargée de relations institutionnelles) ont créé le fonds de dotation Génération Outre-Mer.

L'objectif est de fournir un logement adéquat durant toute la durée de leur apprentissage et/ou en fin de parcours à 200 apprenants parmi les 1 200 jeunes ultramarins au sein des centres AFPA en métropole, à deux jeunes adultes mahorais accompagnés par l’association de Mayotte Moulinoise et à deux salariés d’outre-mer et travaillant au sein de l’entreprise d’insertion, Groupe NS. "C'est un pont entre les donateurs et les organismes qui disposent déjà de moyens de logement", explique le lieutenant Laetitia Dugueyt, directrice de Génération Outre-mer, mais aussi responsable des partenariats au SMA, qui lance un appel à soutenir leur campagne de financement participatif :

https://fr.ulule.com/jeunes-doutremer/

FXG, à Paris

Repost 0
24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 07:22

Un code de l'entreprise d'outre-mer

Il existe depuis la loi de départementalisation de 1946 un droit économique en vigueur et en constante évolution, mais aucun code, jusqu'alors, n'en faisait le tour. Manuel Baudouin, président de la CCI de Martinique et président de l'assemblée des CCI d'Outre-mer, a donc voulu y remédier en demandant à plusieurs spécialistes de rédiger un code l'entreprise outre-mer. Olivier Magnaval, avocat et ancien directeur de cabinet de Marie-Luce Penchard à l'Outre-mer, et Ferdinand Melin-Soucramanien, professeur de droit public à l'université de Bordeaux (avec le renfort de Jean-François Merle, universitaire, inspecteur général de l´agriculture et membre honoraire du Conseil d'Etat) s'y sont attelés et ont livré ce code inédit à Manuel Baudouin et à la ministre George Pau-Langevin, jeudi au Sénat. Voici donc enfin réunis dans un seul volume tous les textes qui régissent le monde économique ultramarin. Si bien sûr les articles 73 et 74 de la Constitution et le droit européen (RUP et RGEC) y figurent, les auteurs sont allés puiser dans une vingtaine de codes tous les dispositifs spécifiques à l'outre-mer. Ainsi ils sont allés chercher les règles de l'indivision dans le code civil, celles des prix agricoles dans le code de la consommation, celles de l'itinérance dans le code des postes et télécommunications électroniques, celles de la continuité territoriale dans le code des transports, celles des zones non interconnectées et de la programmation pluriannuelle de l'énergie dans le code de l'énergie, celles des exonérations de charges dans le code de la Sécurité sociale, celles de la défiscalisation et du crédit d'impôt dans le code général des impôts ou encore celles du marché unique antillais dans le code des douanes...

Un code à jour au 9 décembre 2015

Ils y ont ajouté tous les textes non codifiés issus des différentes lois votées pour l'outre-mer. Ainsi la loi de 1983 sur les commémorations de l'abolition de l'esclavage avec ses jours féries, la loi octroi de mer, la Lodeom de 2009, la loi Létchimy sur l'habitat insalubre de 2011, la loi Lurel de 2012, la loi de transition énergétique, la loi de modernisation du droit outre-mer de 2015, mais encore les dispositions prises par les Régions habilitées à légiférer et même la loi de finances 2016 comme celle de la Sécurité sociale. Le code de l'entreprise outre-mer est à jour à la date du 9 décembre 2015.

La ministre des Outre-mer s'est dite contente d'avoir participé au budget du code, tout en concédant que c'était un devoir : "C'est à travers nous que de nouvelles normes sont produites chaque année..."

Pour Manuel Baudouin, ce code "offre plus de visibilité sur ce corpus juridique singulier et finalement assez opaque", mais il le considère comme une première étape. Il appelle de ses voeux désormais à un "toilettage". Il a plaidé, au nom des 130 000 entreprises ultramarines, pour "un droit au service d'un projet économique pensé et écrit dans la durée et non plus un droit au service de stratégies momentannées". La balle est désormais dans le camp du gouvernement et du législateur pour qu'ils s'empare de cette méthode de travail et qu'on parvienne enfin à un véritable statut de l'entreprise ultramarine, opposable en France et en Europe

FXG, à Paris

Repost 0
20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 07:31

La délégation outre-mer de l'Assemblée et le suicide des Amérindiens

La députée Marie-Anne Chapdelaine a présenté devant la délégation aux Outre-mer de l’Assemblée nationale, le rapport qu’elle a établi avec la sénatrice Aline Archimbaud, sur les « Suicides des jeunes amérindiens et bushinengués de Guyane ». L’occasion pour la députée Chantal Berthelot, qui a été à l’initiative de la mise en place de cette mission d’information, de faire un premier bilan sur la mise en œuvre des préconisations contenues dans ce rapport, moins de 4 mois après sa remise officielle à la Ministre des Outre-mer. L’ensemble de la délégation a souhaité rédiger un courrier pour appuyer le rapport et ses préconisations auprès de la Ministre des Outre-mer. Seize propositions en effet ont été exposées, qu'elles concernent la prise en charge psychiatrique, l'intervention d'une cellule medicopsychologique, le logement des lycéens amérindiens qui étudient sur le littoral ou encore La transformation du CCPAB en Grand Conseil coutumier qui est en bonne voie... Au-delà des actions déjà engagées sur le terrain, et qui ne nécessitaient pas de véritable arbitrage ministériel (et d’engagement budgétaire), Chantal Berthelot souhaite que des engagements soient pris rapidement pour rendre effectives les les 12 propositions prioritaires restantes. Quatre sur les seize prioritaires étant déjà effectives ou en passe de l’être.

FXG, à Paris

 

 

Repost 0
20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 07:06
 Les cinq membres de la commission : Gilles Gauvin, docteur en histoire, Marie-Prosper Eve, historien, Michel Vernerey, inspecteur général des affaires sociales honoraires, Wilfrid Bertile, agrégé de géographie, et Philippe Vitale, sociologue et président de la commission

Les cinq membres de la commission : Gilles Gauvin, docteur en histoire, Marie-Prosper Eve, historien, Michel Vernerey, inspecteur général des affaires sociales honoraires, Wilfrid Bertile, agrégé de géographie, et Philippe Vitale, sociologue et président de la commission

La commission d'information et de recherche historique des enfants de la Creuse au travail

Avant même d'être officiellement installés par la ministre des Outre-mer les cinq membres de la commission temporaire d'information et de recherche historique des enfants de la Creuse s'est mise au travail. Nommés par un décret au Journal officiel du 17 février, le président Philippe Vitale, sociologue, et les quatre autres membres Wilfrid Bertile, agrégé de géographie, Marie-Prosper Eve, historien, Gilles Gauvin, docteur en histoire, et Michel Vernerey, inspecteur général des affaires sociales honoraires, ont passé quatre heures hier à définir les grandes lignes de leurs travaux à venir. Tout d'abord, ils devront faire un bilan démographique des ex-mineurs transférés. "Combien étaient-ils au départ et à l'arrivée ? C'est compliqué de dénombrer tous les individus concernés car tous n'appartiennent pas aux associations", a explicité Philippe Vitale (photo ci-dessous). La deuxième tâche est de proposer une relation entre la situation des ex-mineurs au départ et à l'arrivée. "Pourquoi certains ont-ils été déclarés pupilles ?", continue M. Vitale. En troisième lieu, la commission devra identifier les obstacles à la transmission des dossiers individuels. "Les associations s'en plaignent. Il faudra pouvoir se rendre sur place, donc les y aider..." Enfin, il s'agira de proposer des actions et des mesures mémorielles individuelles ou collectives, comme du soutien psychologique et des lieux de mémoire (sur ce point, les associations n'ont pas encore trouvé de consensus).

"Nous ferons tout pour rencontrer le plus de monde possible, y compris en dehors des associations, a encore affirmé le président Vitale. Pour faciliter le rapprochement des ex-mineurs déracinés avec la commission, une adresse mail sera bientôt mise en place. Les membres de la commission procèderont encore à des consultations de spécialistes des affaires juridiques, des traumatisés historiques, des associations... "La commission est ouverte, assène son président. Nous avons toute latitude et indépendance scientifique totale !"

Ni procureur, ni avocat

Pour autant, la commission n'a pas pour objectif de trouver des coupables. "Ni procureur, ni avocat, nous allons décrire des faits, préconiser des solutions..."

Aujourd'hui, 1615 ex-mineurs ont été identifiés entre 1963 et 1982. La plupart réclament des réparations que ce soit des aides au retour, des billets d'avion pour les intéressés ou leurs descendants, du soutien psychologique. Là encore la commission ne s'interdit rien. "Nous ferons des préconisations et, in fine, ce sera au ministère des Outre-mer de les suivre." Sur ce point, George Pau-Langevin a insisté sur le fait qu'un bilan était d'abord nécessaire, que les gens aient accès à la vérité de leurs dossiers, ensuite il faudra voir les motivations de l'administration, puis la commission nous dira ce qu'il faut penser des demandes de réparation. Alors nous verrons ce qui est possible, envisageable et juridiquement fondé."

Les associations et les ex-mineurs étaient très nombreux au ministère lors de l'installation de la commission. Si ses membres ont deux ans pour boucler leur travail, la ministre des Outre-mer a promis qu'il y aurait des rapports d'étape au fur et à mesure de l'avancée de ses travaux.

L'un des fers de lance de ce combat, Jean-Philippe Jean-Marie, a eu ce mot si simple et pourtant si fort : "Nous ne sommes pas des enfants de la Creuse, nous sommes des Réunionnais !"

FXG, à Paris

Trois questions à Jean-Philippe Jean-Marie, président de l'association Racine en l'air

"Nous serons très très vigilants"

Etes-vous satisfait de la mise en place de cette commission ?

Il a encore fallu deux ans pour que cette commission soit mise en place depuis le vote par l'Assemblée de la résolution reconnaissant la responsabilité de l'Etat... Et nous avons dû nous-même faire monter la pression. J'aurais voulu que ça vienne de plus haut ! Zenfants pleurent pas pas tétée... On a pleuré un peu plus fort et cette commission a été mise en place.

Qu'attendez-vous de la commission ?

J'attends beaucoup de choses pour mes camarades, pour l'ensemble des déracinés des années 1960. Il faut pouvoir vite mettre en place des billets d'avion, un suivi pour chacun, la recherche de l'identité, le rapatriement des corps pour ceux qui mourraient ici si la famille le demande... Mais aussi la recherche de parents et ça, c'est juridique, c'est l'accès aux dossiers auxquels on n'a pu accéder !

Comment jugez-vous les cinq personnalités membres de la commission ?

Je suis très content ! M. Bertile est président de la fédération, Philippe Vitale a toujours été à nos côtés et les uns et les autres, s'ils sont là, c'est qu'ils ont à voir avec notre cause. Il faut voir quel genre de travail ils vont faire. Nous serons très très vigilants.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Repost 0
19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 18:05

LCI s'ajoute à l'offre de flux d'informations sans perspectives
BFMTV et ITélé ne vous suffisent plus ? Grâce au gentil CSA, on aura droit à LCI sur le canal 26 de la TNT à partir du 5 avril prochain.

Faisant suite à la signature, le 17 février, de la convention de la chaîne LCI en vue de sa diffusion en clair sur la télévision numérique terrestre (TNT), le Conseil supérieur de l’audiovisuel a adopté la décision permettant la mise en œuvre opérationnelle de ce passage en gratuit sur la TNT, à partir du 5 avril.

A cette date, aura lieu le passage à la TNT Haute Définition. Celui-ci comprend le changement de norme de compression (MPEG 2 à MPEG4) sur tout le territoire métropolitain, le basculement immédiat de la bande 700 MHZ en Ile de France au bénéfice des télécommunications et l’arrivée des six dernières chaînes de la TNT en Rhône-Alpes. Cette opération sans précédent nécessite des travaux techniques de grande ampleur.

Le passage de LCI sur la TNT gratuite à une date antérieure à celle du 5 avril aurait alourdi la préparation de l’ensemble des opérations à mettre en œuvre et entraîné des risques pour le téléspectateur.

Conformément à sa délibération du 24 juillet 2012, le CSA a également décidé d’attribuer, à compter de cette date, le numéro 26 à LCI, à la suite des numéros déjà affectés aux chaînes de télévision nationale diffusées en clair.

Bénissons les Outre-mer qui n'y ont pas droit encore !

Repost 0
19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 17:32
La commission du développement durable organisait mardi 16 février une table ronde sur l'orpaillage clandestin en Guyane française

La commission du développement durable organisait mardi 16 février une table ronde sur l'orpaillage clandestin en Guyane française

Une mission d'information parlementaire sur l'orpaillage clandestin en Guyane en préparation

Jean-Paul Chanteguet, président de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l'Assemblée nationale, va demander lors de la prochaine conférence des présidents de commission, la nomination d'une mission d'information parlementaire sur l'orpaillage clandestin en Guyane. Le président Chanteguet souhaite une mission transversale qui implique aussi bien sa commission que celles de la défense, des affaires étrangères et des affaires économiques. Cette décision fait suite à la table ronde organisée mercredi au palais Bourbon à l'initiative des députés de Guyane Berthelot et Serville. Bérengère Blin, directrice adjointe du parc amazonien de Guyane, a d'abord présenté l'évolution du phénomène depuis les années 1990, son extension à partir de 2004 et son impact écologique sur les cours d'eau et l'alimentation qu'y prélèvent les populations locales. Malgré le lancement de l'opération Harpie en 2008, Mme Blin a signalé que les 80 agents du parc avaient à surveiller 2 millions d'hectares. Il y avait 400 sites illégaux à la date du 20 novembre 2013 et aujourd'hui, on compte 204 sites actifs. Anne Saunier, représentante du collectif les Hurleurs de Guyane, est venue dire la mobilisation des "hurleurs" qui demandent l'éradication de l'orpaillage clandestin. Chimili Boussoussa, Capitaine Aluku de Papaïchton-Pompidou, a témoigné de la situation de ses congénères et demandé un soutien accru de l'Etat. Enfin, le Colonel Patrick Valentini, commandant en second de la gendarmerie outre-mer (qui prendra le commandement de la gendarmerie de Guyane en juillet), est venu raconter le quotidien des militaires. 500 personnes engagées au quotidien (120 militaires, deux escadrons de métropole), 1269 patrouilles en 2015, 2744 jours en forêt, 11 millions de matériels détruits... Mais des résultats sans cesse remis en cause avec l'arrivée de nouveaux occupants. "Il est difficile d'éloigner réellement les garimpeiros", a-t-il déclaré. a titre de comparaison, l'or légal représente une tonne par an, l'or illégal, 9.

Le député PS Philippe Plisson s'est étonné que cette table ronde soit le troisième débat sur le sujet et a uni sa voix à celles des Hurleurs : "La France est la cinquième puissance mondiale et on ne se donne pas les moyens ?" L'Assemblée nationale enverra donc une mission d'information transversale dès lors qu'elle aura été actée par la conférence des présidents.

FXG, à Paris

Repost 0
19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 15:26
Martinique sous-marine

Martinique, à la recherche des trésors de la mer sur France Ô

François Zacharia, moniteur de plongée et archéologue sous marin, et son ami Guy Lanoix, skipper professionnel, ont décidé de faire le tour de la Martinique à la voile avec Stéphanie et Paul-Henri, deux jeunes plongeurs martiniquais, pour qu'ils découvrent le patrimoine sous-marin de l’île: un patrimoine naval qu'ils ne connaissent absolument pas. Une aventure humaine inédite et un défi que les deux jeunes sont enthousiastes à relever.

Un film écrit par Teddy Albert, Jérôme Cécil-Auffret et Frédéric Tyrode Saint Louis, réalisé par Teddy Albert et produit par Beau Comme une Image, en coproduction avec Beau Comme les Antilles et la participation de France Ô. Durée 52 minutes.

Projection le 25 février 2016 à 19h précises à l'Auditorium de l'Hôtel de Ville. Réservation obligatoire par téléphone 01 40 26 00 06 ou par mail à bcicom@bcicom.org

Le film sera ensuite diffusé sur France Ô le dimanche 28 février à 20h50.

Repost 0
19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 06:17
Erick Bareigts à la sortie du conseil des ministres mercredi 17 février

Erick Bareigts à la sortie du conseil des ministres mercredi 17 février

Premier conseil des ministres pour Ericka Bareigts

La nouvelle secrétaire d'Etat à l'Egalité réelle a participé à son premier conseil des ministres hier matin. A l'avenir, elle n'y siègera que lorsque seront évoquées des affaires relevant de ses attributions.

Nommée vendredi dernier secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité réelle, sous la tutelle directe de Manuel Valls, Ericka Bareigts a participé mercredi matin au premier conseil des ministres du nouveau gouvernement. Elle a pu entendre François Hollande rappeler à sa nouvelle équipe son exigence de "cohérence", soit une invitation à éviter les couacs, et les trois grands objectifs qu'il lui a assignés en tenant compte de deux principes, la justice et le respect de la démocratie : la protection des Français face au terrorisme, l'emploi et la mise en oeuvre de la COP21.

Aussitôt terminée, la réunion s'est achevée par la photo du nouveau gouvernement Valls. Les ministres, anciens et nouveaux se sont ensuite dispersés devant le perron de l'Elysée sans qu'aucun ne vienne répondre aux questions nombreuses de la presse. Ericka Bareigts n'a pas fait exception et c'est devant le portail du Château, sur le macadam de la rue du faubourg Saint-Honoré où sa voiture l'attendait, que la secrétaire d'Etat à l'égalité réelle a indiqué au JIR qu'elle avait un rendez-vous... Elle ne semblait surtout pas désireuse de parler déjà. Il faut dire que rien dans l'ordre du jour de ce conseil des ministres ne concernait directement sa nouvelle mission. Et quelle est donc cette mission ? Une source ministérielle a bien voulu nous en dire un peu : "Ericka Bareigts va accompagner le Premier ministre pour mettre en place les mesures d'égalité réelle, de décloisonnement et d'ouverture de la société. Elle va pouvoir s'appuyer sur chaque ministère pour permettre à la société de donner les mêmes chances à chacun."

Périmètre d'action

Mais, c'est le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll qui est venu expliciter officiellement le nouveau job d'Ericka Bareigts et l'égalité réelle : "Son périmètre d'action, c'est tout ce qui va s'engager sur cette égalité, qui n'est pas seulement une égalité de droit, mais qui peut être une égalité concrète." Stéphane Le Foll a alors évoqué le projet de loi en préparation sur l'égalité réelle avec les départements d'Outre-mer. Ce projet de loi en est encore à l'avant-projet et c'est l'ancien ministre des Outre-mer et député PS de Guadeloupe, Victorin Lurel, qui en est chargé. Son rapport sera remis le 16 mars prochain au Premier ministre. "Ca fait déjà un premier point sur lequel il y aura un travail qui va s'engager, a fait valoir Stéphane Le Foll, puis ensuite, c'est l'ensemble des dispositions et de leur application qui permettent de concrétiser l'égalité, pas simplement formelle avec les droits qui y sont afférents, mais aussi réelle, c'est-à-dire permettant concrètement l'égalité entre tous les citoyens. Chaque situation d'un citoyen doit être traité de la même manière et offrir les mêmes conditions, les mêmes possibilités, les mêmes potentialités..." Et Stéphane Le Foll a conclu en rappelant encore une fois ce futur projet de loi pour l'égalité réelles des Outre-mer avec l'Hexagone. Matignon, de son côté, a fait savoir que lcette loi ferait l'objet d'une préparation interministérielle, voire d'une co-préparation par la ministre des Outre-mer GPL et sa nouvelle collègue, Ericka Bareigts, lesquelles pourraient le défendre ensemble sur le banc du gouvernement dans les Assemblées parlementaires.

FXG, à Paris

La jonction entre les problématiques de l'Hexagone et celles de l'outre-mer

L'annonce par Stéphane Le Foll que le projet de loi pour l'égalité réelle des outre-mer puisse revenir à la nouvelle secrétaire d'Etat a fait au moins un heureux, le président du CReFOM, Patrick Karam, inspirateur avec Victorin Lurel du futur projet de loi. Le président du CReFOM qui considérait dès vendredi la nomination d'Ericka Bareigts comme "un signal très positif adressé à l'ensemble des outre-mer", salue la nouvelle ministre et son engagement sur les problématiques ultramarines : "La nommer sur cette question d'égalité réelle permet de faire la jonction entre les problématiques de l'Hexagone et celles d'outre-mer, indiquait-il. Ce serait incompréhensible que l'égalité réelle s'arrête aux frontières de l'Hexagone et ne concerne pas l'outre-mer."

Installation rue Duquesne sine die

On pensait qu'Ericka Bareigts prendrait ses quartiers dans les locaux du ministère de la Santé au 14 rue Duquesne dans le 7e arrondissement ce jeudi. Son entourage n'est pas si optimiste. "Elle multiplie les réunions et ne s'installera sans doute pas encore aujourd'hui." La secrétaire d'Etat a déjà fait passer deux entretiens pour recruter un directeur de cabinet qu'elle a d'ores et déjà trouvé en la personne de Stéphane Leho. Elle pourra encore recruter un directeur adjoint de cabinet et huit conseillers. A ceux-ci, elle pourra adjoindre dix collaborateurs administratifs. Ce staff est d'ores et déjà complété par une équipe de chauffeurs et d'officiers de sécurité.

Repost 0
18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 08:58
Didier Robert était avec Manuel Valls à Matignon lundi 15 février

Didier Robert était avec Manuel Valls à Matignon lundi 15 février

Didier Robert chez Manuel Valls

Didier Robert a plaidé la baisse des charges sociales pour les TPE, la continuité territoriale et les pouvoirs d'habilitation législative.

Le Premier ministre Manuel Valls a reçu lundi soir le président de la Région Réunion comme il l'avait fait il y a une quinzaine de jours avec les présidents des collectivités de Guyane et de Martinique et le président de la Région Guadeloupe et comme il le fera en mars avec le président de la collectivité de Mayotte. La ministre des Outre-mer était aussi présente.

Pendant un peu moins d'une heure, ils ont procédé à un large panorama des grands sujets économiques et soiaux : le nouvelle route du littoral, l'emploi, la formation, les transports... Comme le gouvernement avait invité, il y a quinze jours, les Régions à travailler avec le gouvernement principalement pour l'emploi et la formation, ce sont ces sujets qui ont dominé l'échange. Didier Robert a encore rappelé le besoin urgent des très petites entreprises de bénéficier d'allègement de charges sociales pour favoriser l'embauche. Didier Robert espère profiter de cette fenêtre ouverte pour obtenir de l'Etat un nouveau dispositif pour 2017. L'entente a été moins cordiale sur le sujet de la formation professionnelle et de la mobilité pour accompagner les Réunionnais qui veulent se rendre dans l'Hexagone. "Des efforts pourraient être faits par Ladom, a regretté Didier Robert, car elle a baissé sa participation, notamment pour les Réunionnais qui partent se former dans les carrières sanitaires et sociales." Face au dispositif plus large et plus généreux de la Région Réunion, le Premier ministre a rappelé à son hôte la position du gouvernement et le recentrage des fonds de Ladom au profit de la formation professionnelle et des étudiants. Si Région et gouvernement sont tombés d'accord pour que les étudiants oubliés du système ne restent pas en carafe, chacun est resté campé durablement sur ses positions quant au sujet de la continuité territoriale.

Le président Robert s'est encore ouvert à Manuel Valls de son souhait de pouvoir faire usage des habilitations législatives comme la Constitution le permet dans les autres régions d'outre-mer. Pour l'heure, c'est l'amendement Virapoullé qui l'interdit, mais Manuel Valls se dit ouvert. Le sujet n'est donc plus tabou !

Didier Robert a encore fait valoir que l'impôt sur les sociétés (à 15 %) rapportait à l'Etat 400 millions d'euros, soit la moitié du budget de l'Outre-mer ou le tiers des abattements de charges sociales. Si Matignon assure être favorable par principe aux baisses des charges, il n'y aura pas, prévient Matignon, 400 millions de plus pour la Réunion !

Didier Robert devait poursuivre mardi soir ses échanges avec George Pau-Langevin

FXG, à Paris

 

Repost 0

Articles Récents