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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 00:00

Un stand tonique au Nautique de ParisStand Guadeloupe

Du 5 au 12 décembre, se déroule le Salon nautique de Paris, le rendez-vous des voileux, plaisanciers et des Rhumiers !

Avec sa saintoise pour enseigne, le stand de la Guadeloupe a fière allure au salon nautique de Paris. Le lieu est grand (60 m2) et les rencontres s’y succèdent. Il y a d’abord eu, mardi, une convention signée entre le président du comité guadeloupéen de la voile traditionnelle, Georges Santtalikan et le président des amis du musée maritime de la Rochelle, Michel Jeanneau. CGVT APNG FIN CTIG La RochelleLa saintoise qui est exposée au salon avant de partir sur la côte Atlantique, vient de Terre-de-Haut. Santtalikan« Le canot nous a permis beaucoup d’ouverture, témopigne Georges Santtalikan, comme avec le Morbihan. On va mettre en place un partenariat pour le tour de la Guadeloupe en voile traditionnelle en juillet 2010. Deux équipages morbihannais vont y participer et, en août, on envoie deux équipages courrir chez eux à bord de leur Sinago. » Joël Trevien, le délégué de la fédération des industries nautiques en Guadeloupe, et Jean-Paul Bahuaut, de l’association des professionnels de la plaisance en Guadeloupe, ont aussi établi un partenariat avec Brest 2012. Victor Jean-NoelCette « association patrimoniale » qui devrait permettre la venue à Brest d’une dizaine de saintoises en est encore au stade de projet et c’est aussi Georges Santtalikan qui pilote l’opération. Sur le stand, on a aussi croisé aussi Victor Jean-Noël. Sera-t-il partant sur le Rhum 2010 ? « La question est d’actualité, mais à la date d’aujourd’hui, je ne sais pas », confie-t-il. Et comme on parlait de Rhum, Georges Santtalikan donne des nouvelles de Luc Coquelin : « Le vent a soufflé et il va le faire à titre privé sur son Top 50. »

Maud Fontenoy

Mercredi, une autre visiteuse de marque est venue sur le stand : Maud Fontenoy est venue officialiser son rôle de marraine de la navigatrice désiradienne Christine Montlouis que Georges Santtalikan a convaincu de participer. Fontenoy Montlouis serre (fxg)Les deux femmes se sont connues en Guadeloupe, lorsque Maud est venue il y a quelque mois avec son bateau du tour du monde pour faire naviguer des enfants et pour parler de sauvegarde de l’environnement. Les deux femmes ont navigué ensemble.  « Le conservatoire du littoral dont je suis la vice-présidente, est en train de mettre en place un sanctuaire pour les cétacés. On fait de la sensibilisation et je crois que Christine Montlouis est convaincue de ce message et va d’ailleurs faire un travail avec les écoles. » Christine est la première Guadeloupéenne qui s’attaque à la Route du Rhum-La Banque postale (une idée d’Erik Lequime), dans la catégorie Rhum, à bord d’un Cigale 16 prêté par Antilles Sail. Chevallier« C’est un bateau très fiable et je suis sûre que Christine le ramènera à bon port comme je l’ai réussi la dernière fois », témoigne Philippe Chevallier, le patron d’Antilles Sail qui tient un stand non loin de celui de la Guadeloupe. Comme lui en 2006, elle s’est mise à l’école de Luc Coquelin pour tout ce qui est routage, entraînement et préparation. « J’espère qu’elle sera bien placée même si je sais qu’elle y va surtout pour participer », conclut Maud Fontenoy avant d’emmener Christine au stand du ministère de l’environnement dont dépendent les affaires maritimes où travaille la Désiradienne.

FXG, agence de presse GHM


Trois questionsMaxime Bono

Maxime Bono, le maire de la ville de la Rochelle

Qu’allez-vous faire de cette saintoise ?

Elle va être accueillie dans le musée maritime. C’est très important pour nous d’avoir le témoignage d’un bateau traditionnel de la Guadeloupe. Nous pourrons le faire naviguer sur place et ça permettra à nos amis Guadeloupéens, très fidèles au Grand Pavois, de pouvoir la faire vivre à leur façon et puis, ça lui permet d’avoir un port d’attache en France et de pouvoir circuler dans tous les ports de l’Atlantique si le besoin s’en fait sentir.

Enverrez-vous aussi un bateau en Guadeloupe ?

C’est un peu notre rêve : venir en Guadeloupe avec le Joshua, le bateau mythique de Moitessier ! Voilà une bonne idée qu’il faut faire vivre maintenant !

Ca fait combien d’années que vous tissez des liens avec la Guadeloupe à travers le Grand Pavois ?

Ca doit faire au moins vingt ans ! Quand on n’aime on ne compte plus mais quand on aime on a toujours vingt ans !

Propos recueillis par FXG

 


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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 00:00

Le ruban bleu pour Karam

Patrick Karam se fait décorer cette semaine par Michèle Alliot-Marie, garde des Sceaux. Le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer a été surpris d’apprendre de la bouche d’Yves Jégo que la demande avait été faite par Christian Estrosi.

Marie-Luce secrétaire d’Etat pour l’Assemblée nationale

Lors de la discussion sur les référendums de Martinique et Guyane, lundi soir, à l’Assemblée nationale, Marie-Luce Penchard a été présentée sur les écrans de retransmission des débats comme secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-mer. La nouvelle de sa promotion élyséenne du 6 novembre dernier n’est pas arrivée jusqu’aux techniciens télé du palais Bourbon.

Denis Robin remis à sa place

Le directeur de cabinet de Marie-Luce Penchard, Denis Robin, accompagnait la ministre lundi soir à l’µAssemblée. Il y avait si peu de monde que le haut fonctionnaire s’esr cru autorisé à s’assoir au banc des ministres. C’était sans compter sur le zèle d’un huissier qui lui a fermement indiqué le rang derrière, celui réservé aux collaborateurs ministériels.

Sarko, Toto et Marie-Luce

Lors de l’entrevue, la semaine dernière entre Victorin Lurel et Nicolas Sarkozy, quelques propos ont été échangés sur Marie-Luce Penchard. Le député a dit au président que c’était lui, dans l’opposition, qui faisait son boulot en obtenant des décisions de plusieurs millions d’euros comme parvenir à différer la taxe générale sur les activités polluantes et la taxe carbone, la non imputation de la prime pour l’emploi sur le RSTA… « Elle ne pèse pas en interministériel… »

Le thon rouge de Polynésie

Marc Helias, de la délégation de Polynésie française à Paris, a déclaré lors d’un déjeuner où du thon rouge (espèce en voie de disparition) était servi et que les convives évoquaient un éventuel moratoire sur sa pêche : « La Polynésie française n’appliquera pas une mesure européenne sur le thon rouge. » Il argumentait en mettant en balance 4 000 emplois.

Dolium préfère Facebook

Le service de presse du Modem n’a pas fait suite à notre demande, une semaine après la nomination d’Alain Dolium, tête de liste emblématique de la diversité (il est d’origine martiniquaise et guadeloupéenne) pour les régionales en Ile de France, de mise en relation avec lui. En revanche, le même Alain Dolium nous a demandé de devenir son ami sur… Facebook.

France Ô en 2010

C’est le 4 janvier prochain que le nouvel organigramme de France Télévisions doit être opérationnel. L’actuel directeur général de RFO, Yves Garnier devrait s’occuper des productions, à l’échelle de France TV et Luc Laventure paraît tenir la corde pour décrocher le pompon : le poste de directeur de France Ô.

Léon et le beauf

Léon Bertrand, incarcéré depuis quelques jours à Ducos, dans le cadre des marchés de la Communauté de communes de l’ouest guyanais (CCOG), a pris pour défenseur (entre autres), le bâtonnier Michaux. Ce n’est autre que le demi-frère de la ministre de l’Outre-mer, ce qui fait dire à  cette dernière : « Les circonstances font les choses ! Je n’y peux rien (rires)… On est des petits pays. »

 

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 18:35

Interview d’Elie Hoareau, eurodéputé, élu sur la liste Alliance des Outre-merElie Hoareau

« Les succès que nous avons remporté en juin nous dictent de continuer »

Cinq mois après l’élection de son seul eurodéputé, le bureau de l’Alliance composé de Paul Vergès, Elie, Jean-Max et Gélita Hoareau (Réunion) , Caroline Machoro (Calédonie), Sergine Kokason (Guyane), Georges Brédent (Guadeloupe) et Madeleine de Grandmaison (Martinique), s’est réuni à Paris pour la seconde fois, hier.

Quelle est la réalité de l’Alliance ?

L’Alliance a remporté aux élections européennes un succès incontestable qui a été souligné dans le Journal officiel du Parlement européen. Il a constaté que des formations locales, progressistes, qui se sont regroupées dans le cadre de l’Alliance, sont arrivées sur l’ensemble de la circonscription avant les grands partis nationaux comme le PS ou Europe Ecologie. Alliance correspondait donc bien à un désir des populations de voir naître des unions locales pour ne pas dépendre des mots d’ordre des grandes centrales politiques parisiennes. Notre réalité, c’est déjà un bilan de travail de cinq mois au Parlement européen que nous partageons et nous avons devant nous des échéances.

Des échéances électorales ?

Je ne parle pas de celles-ci, je parle d’échéances concernant l’Union européenne. En mai 2010, le gouvernement présentera à la Commission un mémorandum sur les RUP. Ce mémorandum ne peut pas se faire seulement dans les bureaux ministériels, il faut une large concertation et l’Alliance des Outre-mer poussera à la concertation dans les différents bassins concernés. La Commission prépare à la même époque un séminaire sur les RUP. Eh bien, nous allons essayer d’apporter notre voix. Et puis, l’Union européenne a annoncé une nouvelle stratégie pour les RUP. Nous devons définir ensemble quelle est cette nouvelle stratégie. Nous avons déjà un certain nombre d’idées qui ont été portées au moment des élections : c’est toute la stratégie vers la mer et les océans.

Et les marchés de bassin ?

Dans le cadre des discussions d’après Cotonou, les accords de partenariat économique, nous voulons mettre en œuvre ces marchés communs régionaux spécifiques, basés sur le co-développement des pays riverains. Mais aussi, dans la suite du Grenelle de l’Environnement, nous voulons que l’Alliance aide à faire surgir les besoins d’adaptation dans nos pays pour faire face aux effets du changement climatique. Et là, nous voulons être les aiguillons dans nos régions respectives.

Quelles sont les positions de l’Alliance pour les référendums de Guyane et Martinique et pour les régionales ?

Nous savons que chaque parti qui compose l’Alliance est engagé dans des échéances électorales propres. L’Alliance est solidaire. Chaque parti localement peut compter sur la solidarité de l’ensemble. La Martiniquela Guyane sont appelés à être consultés sur leur évolution institutionnelle, l’Alliance soutient les positions des partis qui la composent car, précisément, l’Alliance ne reproduit pas l’uniformité.

Quelles sont les ambitions de l’Alliance ?

Nous sommes en train de bâtir. A la fin de nos travaux, nous allons pouvoir rédiger une plateforme qui répondra à ces préoccupations. Mais je crois que les succès que nous avons remporté en juin nous dictent de continuer et d’aller de l’avant. Mais l’Alliance n’est pas un parti politique, c’est un regroupement de forces de proposition.Alliance outre-mer 006

 


L’Alliance est composée, à la Réunion, du Parti communiste réunionnais, de l’alliance qui dirige la région Réunion, du Parti socialiste réunionnais et du Parti de gauche, en Martinique, du Rassemblement démocratique pour la Martinique, du Parti communiste martiniquais, de Bâtir le pays Martinique, en Guadeloupe initialement le Rassemblement pour une nouvelle démocratie qui a depuis fusionné avec Guadeloupe unie socialisme et réalité, en Guyane, le Parti socialiste guyanais, et en Calédonie, le FLNKS avec Caroline Machoro

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 02:00
Les députés débattent du 73 et du 74
Un débat légal, pour la forme, d’une heure et demie et sans vote mais qui a soulevé les mêmes passions telles qu’on peut les vivre actuellement en Martinique. Et bien peu de monde dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, hier soir. Treize députés dont huit d’outre-mer, dont onze à s’exprimer derrière les propos liminaires de Marie-Luce Penchard, très calme et très neutre qui voulait dépassionner le débat : « Le 74 n’est ni un abandon de la République, ni une exclusion de l’Europe. » Elle a rappelé les termes et les enjeux des deux questions qui seront posées les 10 et 24 janvier 2010. « Le 10, il s’agit de se prononcer sur l’autonomie institutionnelle, le 24, il s’agira de la rationalisation des structures administratives. » Si sept élus martiniquais ou quatre guyanais (parlementaires ou conseillers général ou régional) s’affilient, ils auront droit à faire une semaine de campagne avant chaque scrutin avec deux heures d’antenne radio et autant de télé. Premier martiniquais à parler, Alfred Almont qui a rappelé que 74 % des élus du congrès avaient opté pour le 74 et 90 % pour ma collectivité unique. « Je fais à nouveau le choix de l’article 73 rénové », a-t-il dit sans surprise. Serge Létchimy a parlé d’un événement pour la République. « L’égalité n’est pas une demande d’assistanat et l’autonomie doit se faire dans l’égalité des droits, là se pose le problème de la conception assimilationniste de la République. «  Je souhaite une assemblée instituante qui présenteraient les grands principes de la loi organique. » Il a renouvelé ses instructions de vote, non le 10 et oui, le 24. Cette dernière date devant être une « étape inaugurale aux pouvoirs d’habilitation pour légiférer au-delà de deux ans. Il faut constitutionnaliser l’autonomie comme en Espagne. »
Trahir sa mission
Derrière lui, Alfred Marie-Jeanne a évoqué « un cadre plus adapté, un carcan pour l’initiative ». Il a rappelé les 1030 voix qui avaient manqué en 2003 pour affirmer : « Nous ne sommes pas des hors-la-loi ! Le 10 janvier, la question est sans équivoque car le 74 est l’ajustement permanent, sur mesure et sur demande. » Et sans citer le maire de Fort-de-France, mais à son adresse et avec les mots de Frantz Fanon, le président du conseil régional a conclu : « Remplir sa mission ou la trahir… » Louis-Joseph Manscour a regretté « l’âpreté passionnelle des débats, jusque sur Internet… » Le député maire de Trinité a rendu hommage à Césaire et Mitterrand qui « ont compris qu’il fallait concilier  nationalité française et identité martiniquaise » pour  mieux rappeler qu’il fallait « donner un second souffle à la gouvernance locale » mais que le processus était mal engagé : « On ne peut se cacher derrière le vote de 65 élus certes légitime. Il fallait un consensus des 900 élus martiniquais. » Puis il a réaffirmé le choix du parti socialiste : « Nous avons fait le choix du 73 révisé avec une évolution institutionnelle maîtrisée et sécurisée et non une évolution statutaire non maîtrisée. » Trois députés pour le 73 rénové et un seul pour le 74.
Les Guyanaises du 74
Au moins Chantal Berthelot et Christiane Taubira, les deux députées de Guyane, étaient d’accord sur le 74. Mme Taubira a remarqué les « circonstances pas banales » de ce débat mais elle a reproché à Mme Penchard  de s’être limitée à un exercice juridique, sans état des lieux. Elle s’est livrée à un procès contre l’Etat et ses carences : impôts, éducation, logement, diplomatie… Mais elle abrège la litanie des reproches. « Il faut passer de l’exception à la règle car la loi républicaine n’a pas vocation à fournir de l’uniformité. La défaite de l’Etat est qu’il a fait de ces territoires une tout de Babel. Le 10 janvier, ce n’est pas la honte ou l’humeur ! On ne peut gagner contre l’histoire avec la géographie… » Pour elle, le 74, « c’est une chance, un espoir, une audace ». Chantal Berthelot a regretté le choix du président de proposer la question du 24 janvier : « Cette question n’est pas issue des résolutions du congrès. Je rappelle que 42 élus ont voté pour le 74 et que cinq se sont abstenus. Pour parer le non développement (et pas le mal développement, insiste-t-elle), pour la Guyane de 2030 engagée dans le développement durable et endogène (il y aura 400 000 habitants), le 74 offre de la souplesse, des marges de manœuvre et une visibilité à long terme. Ne sous-estimons pas les difficultés ayons la conviction de nos atouts humains et naturels. » Car il s’agira de négocier avec le gouvernement une loi organique qui sera écrite par le Parlement et le gouvernement. « Il faudra ferrailler », n’a pas manqué de dire Christiane Taubira. Ce qui a fait dire à son collègue martiniquais, Louis-Joseph Manscour : « Mon père était ferrailleur et je ne pense pas que l’on doive doivent ferrailler ! »
FXG, agence de presse GHM

Ils ont dit
Marie-Luce Penchard
« Le gouvernement tirera les enseignements de ces consultations à partir des résolutions et des délibérations qui ont été prises par le Congrès. Si le oui l’emporte le 10 janvier, ce sera une loi organique, si c’est oui le 24, ce sera une loi ordinaire qui va préciser les modalités de mise en place de cette collectivité unique qui regroupera les compétences du département et de la Région. Le gouvernement n’entend pas prendre parti. Quel que soit le choix, ce sera le bon car ce sera celui de la démocratie. Le statut doit être au service du projet. »
Serge Létchimy
« C’est après le vote que la loi organique, dans une négociation qui peut durer trois à quatre ans, va conclure sur les résolutions du congrès. On a un vrai problème de démocratie. La ministre n’a fait que rappeler la loi. Ce n’est pas à la population de se plier à un numéro, un article, il s’agit de faire en sorte que cette constitution s’adapte. Le PPM fait une campagne claire. Il faut aller vers une gouvernance globale et utiliser à la fois le social, l’économique, le fiscal tout en étant dans l’égalité des droits. On ne joue pas aux dés pour changer de numéro. Il y en a qui sont plus pressés que le temps. Je considère que c’est parce qu’on est pressé qu’il faut prendre le temps. Certains parlent d’âge, mais je pense qu’il faut être lucide. A partir du moment où vous faîtes des observations qui ne vont pas dans le sens des seigneurs, vous devenez une cible privilégiée, à abattre. »
Alfred Marie-Jeanne
« Je ne suis pas déçu par le comportement du gouvernement ni par la prise de position du président de la République. Les élus ont voté au congrès pour un changement institutionnel et statutaire. Le problème qui se pose ce sont les gens qui, hier, étaient pour une évolution, fervents défenseurs paraît-il de l’autonomie et qui se débinent, prennent la poudre d’escampette. Il y en a un que je ne vais pas nommer qui a voté pour le 74 et qui, quelques semaines après, s’est déjugé. Comment dans ces conditions ne pas comprendre l’embarras dans lequel on met l’électeur ? L’article 73 est mortifère, contraignant, ingérable. On demande de passer tout simplement comme le prévoit la Constitution à un article 74 avec des compétences autres pour défendre les intérêts propres de la Martinique. Qui serait contre ? Levez la main. La peur ne doit pas être un argument électoral. La finance a préparé des avions avec des banderoles pour voter contre le 74… »
Alfred Almont
« Nous ne pouvons pas recommander à notre niveau de passer dès à présent à l’article 74, qui indique que le statut de la collectivité réside dans une loi organique. C’est vrai que dans cet article, les avantages sociaux sont maintenus. Ils ne font pas partie des compétences transférées. Ils sont de droit et pas de fait, mais ils ne reposent que sur une loi organique. Ils cessent d’être constitutionnels pour devenir organiques, c’est une fragilité qui en résulte. Il faut cependant faire un pas ; le statu quo est condamnable. Il n’est pas nécessaire d’aller vite, le tout est de ne pas s’arrêter. En 2003, nous avons déjà fait l’expérience. Le 73 rénové présenté comme révolutionnaire et il m’apparaît encore aujourd’hui comme sécurisant car il permet d’éprouver une autogestion réellement intéressante. »
Louis-Joseph Manscour
«  Il n’y a pas lieu ni pour de l’improvisation, ni pour de la démagogie, mais pour la responsabilité. Dans la conjoncture économique dans laquelle nous nous trouvons, l’article 73 rénové nous offre des solutions d’évolution dans un cadre maîtrisé et sécurisé. Il y a des possibilités d’habilitation, un changement institutionnel conséquent. Alors que le 74 n ‘offre pas les contours nécessaires puisqu’il y aura une loi organique qui viendra après et qu’on ignore. Et comme dit Mme Taubira, il faudra ferrailler pour obtenir ce qu’on veut de la métropole. »

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 19:00

Alain Jean-Marie, parrain du festival Jazz à Pointe-à-Pitre

« Après le bal du samedi soir, on allait chez Debs acheter toutes les dernières nouveautés »

Vous avez accepté d’être le parrain u festival de jazz de Pointe-à-Pitre, qu’est-ce qui vous donné envie d’accepter ?

Pour moi, c’est un honneur. Je suis très honoré et je me sens flatté parce que, être le parrain d’un festival, ce n’est pas rien. C’est d’autant plus un honneur que je suis né à la limite de Pointe-à-Pitre et des Abymes et les deux villes se sont mises ensemble pour faire un festival. Je suis très fier et très honoré.

C’est à La Pwent que vous avez commencé le piano ?

J’ai commencé chez une voisine, Mme René qui habitait rue du Commandant-Mortenol et moi, j’habitais chemin des Petites Abymes, j’avais huit ans.

Qui vous a fait prendre conscience que vous aviez du talent ?

Il me semble que j’ai toujours aimé la musique depuis que je suis tout petit. Quand j’avais 14 ans, j’ai commencé à jouer dans les boîtes de nuit avec des musiciens beaucoup plus âgés comme le clarinettiste et saxophoniste Edouard Pajamandy, alias Mariépin. Quand il est revenu de Paris, j’avais quinze ans et je jouais avec lui dans son club, il avait déjà 50 ans. Après j’ai joué avec Robert Mavounzy, Albert Lirvat, toujours des gens plus âgés. Je pense que c’est là qu’est venu tout ce que j’étais.

Quelles sont les rencontres qui vous ont marquées par la suite ?

Beaucoup de musiciens qui aimaient le jazz et qui avaient joué à Paris, mais aussi des gens qui étaient sur place comme Edouard Benoit qui a quatre ans de plus que moi, qui joue du saxophone et qui aimait le jazz. On était un petit noyau de jeunes, on aimait le jazz, le be-bop, Charly Parker, Sony Rollins. Je pense à Claude Miraculeux qui jouait de la flûte… On était des passionnés de jazz !

Qu’évoque pour vous la biguine jazz ?

Je n’ai jamais utilisé cette expression. Quand on jouait avec Edouard Benoit, pour nous, improviser comme on le faisait dans le style be-bop, c’était évident parce qu’on se considérait comme des jazzmen. On achetait tous les disques qui sortaient. Après le bal du samedi soir, le lundi, on allait chez Debs acheter toutes les dernières nouveautés. A l’époque, c’était Miles Davis, Sony Rollins, John Coltrane… Et on jouait la biguine en improvisant, comme les boppers. Pour nous, c’était naturel de faire comme ça. On n’a jamais pensé à biguine jazz. C’était de la biguine et en même temps du jazz, ça faisait une seule musique.

Que représentent pour vous Barel Coppet ou Al Lirvat ?

Albert Lirvat est un grand musicien de jazz. Il était un des meilleurs trombonistes dans les années 1940 à 1960 et il a inventé un concept, la biguine wabap où il utilisait les trouvailles des boppers. Il a donné à la biguine un souffle moderne. Il m’inspire toujours et j’aime beaucoup toujours la musique d’Albert Lirvat et je joue beaucoup de ses biguines.

Vous avez sorti un album en juin dernier, Gwadarama. C’est un hommage aux musiques de la Guadeloupe ?

Quand le producteur Thierry Gairouard m’a demandé de faire ce disque, il a choisi des musiciens guadeloupéens donc j’ai pensé que c’était un hommage à la Guadeloupe, d’où le Gwada et Rama pour panorama. J’ai fait un panorama de la diversité musicale de la Guadeloupe. Ce n’est pas exhaustif parce qu’il manque évidemment beaucoup de choses. La musique guadeloupéenne est tellement riche… J’ai voulu faire un survol des différentes musiques qu’on peut entendre en Guadeloupe. Il y a la biguine, un peu de gwo ka, il y a même un clin d’œil au zouk, à Jacob Desvarieux que je considère comme un grand musicien. Donc il y a un hommage au zouk, un petit hommage à Vélo avec Tijan, il y a même un pajanbel, un hommage à l’orchestre Jeunesse de Paul-Emile Haliar avec Bato la, des vieilles biguines des années 1960 composées par Jean Bordin ainsi que Lambi la…

Quels sont vos projets ?

Mes projets concernent un jazz plus classique, traditionnel. J’ai un disque avec un contrebassiste qui s’appelle Pierre Boussaguet qui va sortir bientôt et qui est déjà en vente sur le net. J’ai aussi des concerts avec un musicien afro-américain de New York, un saxophoniste de la nouvelle génération, Jimmy Greene… J’ai des concerts avec Benny Goldson et je jouer avec beaucoup de chanteuses sur Paris comme Morena Fattorini ou Alexandra Grimal…

Avez-vous conscience d’être reconnu comme un grand jazzman aujourd’hui ?

Oh… Vous savez, le fait que Pointe-à-Pitre et les Abymes me demandent de parrainer le festival, c’est déjà pour moi une très grande reconnaissance, mais la meilleure reconnaissance que je puisse avoir, c’est celle des musiciens qui m’appellent pour jouer avec eux. Et je continue à travailler, c’est pour moi la meilleure des reconnaissances !

Photos et Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM


 

 

 

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 12:09

Lancement de l’édition 2010 de la Route du Rhum

La Région Guadeloupe investira 700 000 euros dans la Route du Rhum-La Banque postale 2010 par le biais d’une dotation à Penduick, organisateur de la course transatlantique en solitaire qui partira de Saint-Malo le 31 octobre 2010 pour la 32e année. La Région participera par ailleurs à l’animation au départ et à l’arrivée de la course et devrait financer trois skippers guadeloupéens. « La collectivité doit-elle sponsoriser les skippers, s’interrogeait jeudi soir à Paris, lors du lancement officiel de cette 9e édition, le président Lurel qui en appelle à la participation du secteur privé même s’il reconnaît que la situation économique n’est pas très favorable. La Région a donc présélectionné trois jeunes navigateurs : Christine Montlouis, la Désiradienne qui partira sur le Cigale 16 de Philippe Chevallier, Willy Bissainte (entraîné par Fiston et Coquelin), et Jimmy Dreux de Voile 44 en classe 40 tous les deux. Philippe Fiston et Claude Thellier ont décidé de remettre le couvert. Fiston veut courir en classe 40 et annonce le grand retour de Claude Bistoquet, chargé de monter son projet. Son budget est de 450 000 euros avec l’acquisition du 40 pieds qui a fini 4e à la Solidaire du Chocolat et qui doit arriver en Guadeloupe le 10 décembre. Quant à Claude Thellier, il fait d’abord « la course au pognon avant de parler de sport » ! Mais il semble résolu à y aller : « J’ai un bateau, j’en suis fier. Si on veut le garder plus longtemps, il faut qu’il fasse des courses. » Outre la Région, le CTIG (Thierry Gargar), la CCI de Pointe-à-Pitre (Colette Koury) et la ville de Saint-François (Laurent Bernier) étaient représentés à Paris. « Saint-François est une station nautique, explique son maire, et a un rôle à jouer dans l’accueil. » Comme il y a trois ans, Alain Desjoyaux et Thomas Coville ont d’ores et déjà été invités à venir dans les écoles de Saint-François. Sa marina espère pouvoir accueillir la flotte des 40 pieds avant qu’elle ne reparte à Saint-Domingue. Laurent Bernier dit aussi regarder d’un bon œil le projet de transatlantique de Vincent Beauvarlet. Côté martiniquais, Gilles Lamiré devrait aussi faire partie de l’édition 2010 avec le soutien du site Internet de France-Antilles.
FXG, agence de presse GHM


La Route en chiffre

1,2 millions de personnes à Saint-Malo la semaine du départ en octobre 2006, 250 000 sur les côtes et 20 000 sur l’eau le jour du départ. 65 000 personnes sur la Darse de Pointe-à-Pitre à l’arrivée. 88 heures de télé, 58 heures de radio, 5000 articles de presse. La Route du Rhum est le deuxième événement sportif après la Coupe du Monde de foot !


Arrimage en Guadeloupe

« Après la crise guadeloupéenne de février 2009, Roland Tresca, président de Penduick a cru bon de préciser qu’il n’avait pas été question de trouver un autre point d’arrivée à la Route du rhum-La Banque postale. « A aucun moment, nous n’avons imaginé une autre destination… » Et René Couano, le maire de Saint-Malo, a dit pour appuyer le président Tresca : « Ca fait 32 ans qu’on me dit qu’elle pourrait partir de Lorient ou d’ailleurs ! »


On les a vus

Laurent Bernier, Christian Baptiste et Thierry GargarClaude Thellier et Jean-Michel MarziouRoland Tresca et Jacqueline TabarlyLaurent Bernier et Philippe FistonVictorin Lurel et le journaliste de RFO Eric CintasGuillaume Granier de Spiridom et Antoine Heraud, responsable partenariat Penduick, devraient réussir à s'entendre pour que le Damoiseau soit mieux représenté que le Trois-Rivières en octobre prochain à Saint-Malo.Patrick Werner de la Banque postale et Christine Kelly du CSA

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 18:18

Les Ultramarins de la Jeanne-d’Arc

Mis en service en 1964 comme nvire école pour les élèves de l’Ecole navale, la Jeanne effectuera cette année sa dernière mission autour de la terre avec une double escale au mois de mars aux Antilles. Revue de troupes des ultramarins du bord.

« J’étais fascinée de voir ce bateau qui symbolisait pour moi cette terre de France, cette République qui nous protégeait, surtout à une époque où l’on pouvait avoir quelques inquiétudes compte tenu de ce qui se pouvait se passer dans les îles de la Caraïbe. » A la veille de son appareillage de Brest pour sa 45e  et dernière campagne, le porte-hélicoptère Jeanne-d’Arc, a reçu la visite de la ministre de l’Outre-mer, mardi soir, alors qu’elle se trouvait à Brest pour prononcer le discours de clôture des assises de l’économie maritime et littorale. Reçue par le pacha, le capitaine de vaisseau Patrick Augier, Marie-Luce Penchard s’est fait présenter les marins ultramarins du bord.

Yannick Beuve, de Capesterre-Belle-Eau est matelot sur la Jeanne depuis six mois. Il ne l’a jamais vue lorsqu’il était enfant, croiser au large de nos eaux, mais il a beaucoup entendu parler d’elle. Sorti premier de sa formation, il a eu le choix. « J’ai appris que c’était sa dernière campagne alors j’ai choisi d’y aller… »

Emilie Duval, originaire de Balata en Martinique, est enseigne de vaisseau, élève officier. Rentrée dans la marine comme matelot, elle a passé le concours interne de l’école navale en 2006 et est arrivée à bord de la Jeanne il y a un mois. Ravie de participer à cette campagne qui va durer six mois, elle partage l’émotion des anciens qui voient arriver la fin de carrière de ce bateau. « Je le vois surtout comme un passage vers une nouvelle génération, comme une transition vers l’avenir. » Emile Duval a très peu vécu en Martinique mais elle sait quel attrait suscitait auprès des Martiniquais la Jeanne lors de ses passages en baie de Fort-de-France. L’enseigne de vaisseau Jonathan Jean, mi-Guadeloupéen, mi-Martiniquais sera lui aussi de cette campagne. Formé en région parisienne, il a fait une classe prépa et a dû travailler « de manière assez conséquente » pour arriver là où il est. « C’est une expérience unique et j’ai hâte de partir et de découvrir ce qui va se passer. »

Escales aux Antilles en mars

Du 16 au 22 mars, la Jeanne sera à Fort-de-France, puis les 22 et 23 en baie des Saintes. « Tout le monde m’attend déjà là-bas ! » Autre enseigne de vaisseau, l’Abymien Jean-Luc Basseur. Il a quitté la Guadeloupe en 1999 après son bac au lycée Providence, étudié la physique à Paris avant de passer les concours pour entrer dans la marine. Trois ans dans la flotille 34 F comme navigateur et quatre autres à l’école navale, un cycle qu’il achève par cette dernière année en mer. « Ca me fait vraiment plaisir de partir avec la Jeanne qui représente beaucoup… Et puis d’aller aux Antilles, montrer aux jeunes ce qu’on fait, ce qu’on est capable de faire, surtout nous ultramarins, ça me plaît de pouvoir montrer aux jeunes qu’ils peuvent suivre le même parcours que nous. Si à travers la Jeanne, on peut arriver à montrer ça, c’est une bonne chose ! » Jean-Luc Basseur s’intéresse d’abord à la machine : « La technologie de la Jeanne est encore valable comme dans les sous-marins même si la manière de produire de la vapeur est différente puisqu’elle est faite avec la fission nucléaire. Sur la Jeanne, on chauffe l’eau avec du gasoil, mais les procédés sont les mêmes. C’est encore un bateau d’actualité. » Madaï Moutoussamy, enseigne de vaisseau originaire de Deshaies, récemment saluée par les talents d’outre-mer, a posé le pied avec une grande émotion sur la Jeanne avant le départ pour cette dernière campagne à laquelle elle ne participera pas. « Mais je sais que là-bas, la population a hâte de recevoir ces bâtiments de la marine nationale qui portent le drapeau français, très cher à leur cœur. » Outre la visite de la ministre de l’Outre-mer, les ultramarins de la Jeanne ont été salué par une autre martiniquaise bien connue du milieu des marins, Jacqueline Tabarly et au moment du départ, c’est le Premier ministre François Fillon qui était attendu.

FXG, agence de presse GHM

 


Comoriens et Calédoniens aussi

Le quartier maître Ismaël Wazizi vient de Lifou, il est maître d’hôtel à bord. Après le centre d’instruction navale où il assure sa formation, ce Calédonien y trouve une affectation pour cinq mois. Un camarade wallisien intervient alors pour lui trouver une affectation sur un bâtiment. Parmi les vingt navires proposés, la Jeanne. « Du jour au lendemain, je me suis retrouvé sur la Jeanne-d’Arc ; j’y suis depuis octobre 2006 et je serai là pour sa dernière sortie ! » Son camarade, le quartier-maître Gilbert Siselo a commencé comme volontaire à Nouméa, à la base Chaleix. Au bout de trois ans, il est accepté comme engagé et devient le maître d’hôtel du chef d’Etat major des armées, le général Georgelin. Deux ans plus tard, il demande et obtient la Jeanne, en 2007. « Les escales, le prestige et le nom de la Jeanne-d’Arc » sont les motivations qui l’ont poussé à embarquer. Mais ce soir, c’est sa dernière, il débarque avant l’appareillage, un peu déçu de ne pas être de l’ultime campagne de la Jeanne. »

« On est vraiment content si on est affecté sur la Jeanne, avance le second maître mahorais Ahamadi Salim, parce que c’est un bateau qui nous fait découvrir des pays dont on ignorait qu’on aurait un jour la chance d’y aller ! » Il est à bord depuis deux mois. Diéséliste, il apprécie de pouvoir travailler sur un bateau vapeur qui va disparaître bientôt de la marine. « Ca fait quelque chose au cœur de partir six mois, mais pour nous marins, faut arriver à se mouiller ! »



L'enseigne de vaisseau est devenu capitaine de corvette

Yan Bizien, ancien officier chargé de communication des forces armées aux Antilles (jusqu'en 2002), s'est rendu célèbre par ses interventions à la télé et à la radio quand il a été en poste à la préfecture maritime de Brest avec les affaires Prestige ou Bugaled Breizh, puis à Cherbourg. Il est désormais à la communication du chef d'Etat major de la marine, rue Royale.

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 16:54

Marie-Luce contrecarre Patrick Gob

Contrairement à ce qui a été indiqué du côté de Patrick Gob, la ministre Marie-Luce Penchard dément catégoriquement figurer pour les régionales de mars 2010 en Guadeloupe sur une liste conduite par Patrick Gob, conseiller régional et responsable local du Nouveau centre.

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 16:50

Toto chez Sarko

Un Ultramarin à Bercy ?! Ce ne sera pas pour cette fois, s’amuse Victorin Lurel après avoir été reçu à l’Elysée à la demande du président de la République et qui anticipe déjà les rumeurs que ne devraient pas manquer de provoquer cette visite au Château. Reçu hier peu après 10 heures, le président socialiste de la Région Guadeloupe est ressorti vers onze heures moins le quart. « J’ai été reçu entre deux très hautes personnalités » qu’il ne veut pas nommer… Après le voyage à Trinidad de Nicolas Sarkozy, son entrevue avec le président dominicain, Leonel Fernandez, « c’était un peu prévu », commente Victorin Lurel, mais c’est la crise à Mayotte qui a « accéléré les choses ». « Nous avons longuement évoqué la situation dans l’archipel de l’océan Indien et la gestion de la crise… » Dans un communiqué, la veille, Victorin Lurel en appelait à l’énergie du président afin d’éviter de répéter ce qui s’est passé en Guadeloupe : que le président donne des instructions et montre la voie. « Il a été sensible et je lui ai demandé de revaloriser le budget de Mayotte. Le nouveau président du Conseil général de Mayotte se sert de la gestion de son prédécesseur pour une instrumentalisation. Il n’y a pas de leader, pas de LKP, ce n’est pas le même conflit mais il faut être vigilant. » Les deux hommes ont encore discuté de la situation en Guadeloupe, Martinique, des référendums à venir. Ils n’ont pas évoqué la personne de Marie-Luce Penchard, mais Victorin Lurel a cru pouvoir dire qu’elle se rendrait très prochainement « sans doute » à Mayotte.

Le gros du menu de cette entrevue concernait la diplomatie régionale et les visas. « Le président a parlé des nouveaux pouvoirs qu’il pourrait nous octroyer, je lui ai fait part de nos actions de coopérations, des moyens qui nous manquent, de l’IEP à rayonnement régional pour lequel Richard Descoing devait faire une étude et que Jégo a bloqué… » Le président se serait encore montré intéressé par la création d’une Centre international de l’étude des langues, la place de la langue française dans la Caraïbe, l’ouverture du bassin régional à la jeunesse… Promis juré, il n’a pas été question de politique, ni de ministère, ni des régionales ! « Mon rapport au président prouve toute absence de sectarisme. Nous sommes républicains. Le fleuve qui nous sépare ne nous oppose pas et quand la tempête arrive, nous savons jeter des gués. Albert Dorville m’avait accusé du contraire, ça ne fait que confirmer ce que tout le monde sait : nous avons de bons rapports mais chacun dans son camp. » Les deux hommes n’ont pas fixé de prochain rendez-vous selon l’entourage de Victorin Lurel.

FXG, agence de presse GHM

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 17:52

L’engrais de Marie-Luce Penchard

Comme un confrère de RFO demandait à Marie-Luce Penchard, lors de l’assemblée générale de la FEDOM, vendredi dernier à Paris, si elle n’avait pas récolté ce qu’Yves Jégo avait semé, la ministre a répondu : « J’ai mis pas mal d’engrais… »

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