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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 08:57
Le CM98 lance une fondation Esclavage et réconciliation

Serge Romana, président du Comité pour la marche du 23 mai 1998 (CM98), lance avec des personnalités comme Bernard Hayot la fondation Esclavage et réconciliation dans le but d'apaiser les mémoires alors qu'est célébré aujourd'hui à Paris la journée nationale de commémoration de l'esclavage, de la traite et de leurs abolitions. Interview.

"La fracture mémorielle, c'est se battre au nom de l'histoire"

Pourquoi une telle fondation ?

Pour soutenir et amplifier le travail que l'on a commencé depuis vingt ans. Le CM98 est un entrepreneur de la mémoire, la fondation aidera le travail des entrepreneurs de la mémoire.

N'est-ce pas le rôle du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage ?

Le CNMHE doit être le bras armé de la politique mémorielle du gouvernement. Cette politique, pour pouvoir être juste, doit faire l'objet de discussions avec les entrepreneurs de mémoire sur le terrain. Pour la mémoire de la Shoah, ce sont les déportés et leurs enfants qui se sont pris en main. L'idée qui est née avec le CM98, qui est que nous sommes des descendants d'esclaves, soit on l'accompagne vraiment et on améliore les choses, soit on le fait un petit peu et on maintient les divisions.

Jusqu'à présent, ça a surtout donné des bananes jetées à Mme Taubira et les quenelles de Dieudonné !

Exactement, des bananes et des quenelles... C'est la fracture mémorielle. La plupart des Français se foutent de l'esclavage parce qu'il n'a pas sévi sur le territoire de l'Hexagone et qu'ils ont d'autres problèmes. Et comme on ne leur parle pas de la République abolitionniste, ils ne voient pas à quoi tout ça sert ! Et ces Français voient des groupes activistes qui leur demandent des réparations. Ils se sentent culpabilisés et peu à peu l'esclavage devient un élément de division au sein du peuple français. Comme en plus, ils ne voient que des Noirs au jardin du Luxembourg, ça donne la fracture mémorielle. Lorsque vous ne considérez pas les victimes de l'esclavage, ce sont leurs descendants, voire des Français d'origine africaine qui se prennent pour des victimes. Alors, ils vous demandent réparation. Cela s'appuie sur la réalité d'aujourd'hui où sévit le racisme, l'exclusion, la discrimination. Alors là, on n'est plus dans le schéma de la lutte des classes, c'est au nom de l'histoire qu'on se bat. C'est ça la fracture mémorielle, se battre au nom de l'histoire. Il n'y a rien de plus dramatique.

Qu'attendez-vous du CNMHE ?

Un Comité digne de ce nom doit être une haute autorité dont il faudrait vraiment redéfinir les missions. L'actuel comité ne propose pas de politique mémorielle au gouvernement. Quelle est sa position sur l'inversion du stigmate de l'esclave, sur le travail généalogique, sur la façon dont il faut allier mémoire de l'abolition et mémoire des victimes ? Quelle est sa position sur les commémorations et les lieux de mémoire dans les territoires comme en province ? C'est invraisemblable qu'une commémoration nationale de l'esclavage n'aille pas au Panthéon pour honorer Victor Schoelcher, l'Abbé Grégoire, Louis Delgrès et Toussaint Louverture ! L'erreur congénitale du 10 mai est d'avoir voulu intégrer les deux mémoires, celles des abolitions et celles des victimes. Les Français de l'Hexagone ne peuvent pas se reconnaître là-dedans. Ce qui peut leur parler, c'est la mémoire de l'abolition. La République a établi le suffrage universel et aboli l'esclavage ; soyons fiers de ce que les révolutions républicaines ont fait ! Le rôle du CNMHE n'est pas le passé chocolat ! Le 10 mai devrait être un outil politique pour pouvoir dire aux jeunes qu'ils vivent dans une République qui, lorsqu'elle applique ses valeurs, abolit l'esclavage. Voilà ce qu'on est en droit d'attendre du CNMHE.

La fondation esclavage et réconciliation n'a pas pour vocation d'endosser la mission du CNMHE, alors quel est son rôle ?

L'esclavage aux Antilles ou à la Réunion a été source de division profonde. Ce qui a été malheureux par rapport à la Shoah ou au génocide arménien, c'est que les Juifs comme les Arméniens existaient avant ces tragédies. Nous n'existions pas avant l'esclavage. Il y a 380 ans de présence française aux Antilles dont 213 ans d'esclavage. C'est le temps de fondation de ces sociétés, un temps dramatique qui a été qualifié de crime contre l'humanité. Les Antillais, les Guyanais, les Réunionnais sont nés dans un crime. Avec une telle naissance, lorsque l'esclavage disparaît, chacun veut oublier. Mais aucun n'a oublié la violence, la souffrance, la haine, le rapport conflictuel avec ceux qui, dans le passé, étaient en position antagoniste. Ce qui en a résulté, c'est la honte des origines, une intense atteinte de l'estime de soi, un ressentiment très profond, une incapacité d'affiliation... Un peuple qui ne peut pas s'affilier à ses aïeux est un peuple en errance identitaire, incapable de produire un projet commun. C'est impossible !

Votre projet ?

D'abord la réconciliation des descendants d'esclaves avec eux-mêmes, avec leurs aïeux. C'est le gros travail de généalogie que nous avons fait avec le CM98. Les gens ne veulent pas entendre parler de l'esclavage ; nous ne leur parlons que de l'aïeul qui a été le premier à porter leur nom. Cette approche de l'esclavage n'est pas idéologique ni historique, c'est une approche familiale et c'est que nous avons trouvé de mieux pour rapprocher les gens de leur histoire, par leur famille. Ils voient des hommes politiques qui honorent leurs grands-parents — je dis bien leurs grands-parents, pas des ancêtres imaginaires, ceux que recherchaient Césaire — qui ne sont donc pas des gens honteux ! C'est ce que nous disons avec la formule "limyè ba Yo". Cette force nous a permis de ne plus avoir de problèmes dans nos discussions avec les békés, mais également avec les Africains. Lorsque le roi d'Abomey, le descendant de Ghézo (1818-1858, NDLR), l'un des plus grands négriers, m'a présenté ses excuses, je lui ai demandé : "Pourquoi ? Je suis en vie... Je ne suis pas venu pour ça ; l'histoire est comme elle est. Des élites africaines et européennes ont fait la traite et je ne vais pas refaire le match !" A Ouidah, nous aurons une stèle sur un terrain près de la porte des départs pour ramener chez elles les 11000 personnes nées en Afrique que nous avons trouvées dans nos recherches. Ca, c'est de la réconciliation avec l'Afrique.

Et la réconciliation avec les békés ?

Il y a deux ans, nous étions place de la Bastille, nous étions avec le Béninois Serge Ghézo, le béké Dominique de la Guigneraye et moi-même. Et nous avons pu le faire parce que nous avions près de vingt ans de travail et de réflexion derrière nous. Ca ne me gênait pas d'être à côté de Dominique de la Guigneraye à condition qu'il reconnaisse nos aïeux comme des victimes de l'esclavage. La fondation va dans ces trois directions ! Réconciliation avec nous-mêmes, avec l'Afrique et avec les autres composantes de nos sociétés, comme la communauté indienne. Parmi les signataires de l'annonce officielle de la fondation, il y a tous ceux-là. Nous ne voulons pas abolir la lutte des classes, mais simplement, cesser de considérer dans un conflit social les individus par rapport à la position qu'occupait leurs aïeux dans le temps. Sans cela, nous ne réglerons rien.

N'est-ce pas trop insister sur le passé ?

En dehors des problèmes idéologiques, de filiation, d'apaisement de mémoire, il faut montrer que tout cela débouche sur de l'économie, du développement. L'un des objectifs de la fondation est le soutien au tourisme mémoriel. Si nos pays arrivent à développer ces infrastructures, ils deviendront des pays de témoignage de cette histoire-monde qu'on ne doit pas oublier. Mais on doit montrer que cette histoire, violente, a été à la base du développement des sociétés capitalistes modernes et qu'on est capable malgré les drames de construire ensemble, sans refaire le match. Le MACTe, en Guadeloupe, va devenir une étoile qui va briller comme Yad Vaschem brille sur la mémoire de la Shoah, mais il ne brillera pas sans ramifications, sans l'aménagement des lieux de mémoire partout. Le tourisme mémoriel peut lui aussi participer au développement économique et là, on est dans le bon.

Vous avez fédéré des personnalités comme Bernard Hayot, Eric de Lucy ou José Gaddarkhan, mais il n'y a pas de personnalités comme Elie Domota du LKP, pourquoi ?

Tout d'abord, c'est une fondation et une fondation est un lieu où l'on apporte de l'argent, ce n'est pas un lieu de débat... Nous voulons avoir des fonds qui viennent d'Afrique, des Etats-unis, de France... Alors oui, il manque Elie Domota... Mais également les hommes et femmes politiques parce que c'est un sujet extrêmement clivant. Certains ont voulu signer pour cette fondation, c'est trop tôt.

Quelle sera la place des Réunionnais ou des Guyanais dans cette fondation ?

C'est une question de moment. Nous avons quasiment fini l'élaboration du mémorial national des victimes de la traite et de l'esclavage qui sera soumis au gouvernement. Il concernera, sur un lieu public prestigieux à Paris, la mise en valeur des 200 000 "prénoms matricules noms" donnés aux Guadeloupéens, Martiniquais, Guyanais et Réunionnais. Pour cela, nous travaillons déjà avec des Guyanais comme Serge Mam Lam Fouk et avec des Réunionnais comme Bruno Maillard. Les rapprochements se font autour de projets concrets.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 06:07
Un élève du collège Michel-Karel de Cayenne reçoit le 2e prix de la flamme de l'abolition lors de la cérémonie officielle de commémoration de l'esclavage, la traite et leurs abolitions, le 10 mai 2016.

Un élève du collège Michel-Karel de Cayenne reçoit le 2e prix de la flamme de l'abolition lors de la cérémonie officielle de commémoration de l'esclavage, la traite et leurs abolitions, le 10 mai 2016.

Christiane Taubira et Jesse Jackson piquent la vedette à Hollande

Pour le dernier 10 mai de son quinquennat, François Hollande s'est fait piqué la vedette par le révérend Jesse Jackson et son ancienne garde des Sceaux, Christiane Taubira. Ils ont arrachés un tonnerre d'applaudissements à la foule d'invités réunis au jardin du Luxembourg pour la 11e journée nationale de commémoration de l'esclavage, de la traite et leurs abolitions. Le chef de l'Etat a tout de même annoncé la nomination de l'ancien Premier ministre du Bénin Lionel Zinsou comme chargé d'une mission de préfiguration d'une fondation pour la mémoire de l'esclavage. L'actuel Comité pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage (CNMHE dont le mandat a légalement pris fin ce 10 mai) sera son conseil scientifique. M. Zinsou doit rendre un rapport à l'automne pour que la fondation soit créée à la fin de l'année, assuré le président. Il a encore annoncé qu'un mémorial aux esclaves verrait le jour en lien avec la mairie de Paris.

"Il essaie de préserver tous les entrepreneurs de mémoire, analyse Serge Romana, président du CM98. Il a parlé du mémorial des noms, du réseau de la route des abolitions dans l'Est, du MACTe, du 23 mai, des autres dates..."

Concluant sur les discriminations, ce "racisme insidieux", François Hollande a indiqué que le projet de loi égalité, citoyenneté allait autoriser les actions de groupe aux victimes de discriminations. François Hollande a alors pris soin de citer son ancienne garde des Sceaux.

"Son texte n'était pas forcément lyrique, commente François Durpaire, membre du CNMHE, mais il y a eu des annonces importantes." "Mais il y a beaucoup à faire en Outre-mer, tempère Ary Chalus, avec des gens qui vivent encore sans eau, sans électricité... Quand une famille n'a pas de travail et est toujours obligée d'aller quémander à la municipalité, c'est une forme d'esclavage que nous devons bannir. Avec de la solidarité, nous pouvons y arriver." Victorin Lurel est là aussi avec Jacques Cornano.

Après les discours, le président de la République est allé à la rencontre de l'assistance, s'offrant même un petit bain de foule malgré les menaces d'orage. "C'est une réconciliation autour de l'action, a commenté Patrick Karam, président du CReFOM. Depuis Jacques Chirac, chaque président a porté sa contribution à la construction de cette mémoire commune qui doit être partagée et qui doit rassembler." Même le président du CRAN, Louis-Georges Tin, qui demande avec une centaine d'organisations des réparations, semblait séduit par le discours du chef de l'Etat : "Une fondation, un lieu muséal... Eh bien, je crois que ce sont des réparations. Il n'a pas utilisé le mot, mais ce sont bien des réparations morales et financières puisqu'une fondation, c'est de l'argent. Et tout ça d'ici la fin de l'année !" Serge Romana qui vient à peine de rendre public la future fondation Esclavage et réconciliation, avec des personnalités de poids comme Bernard Hayot, anticipe qu'"il y aura à travailler avec la fondation esclavage et réconciliation qui elle est un mouvement de la société civile". "On a hâte de voir ces choses-là prendre forme", commente prudente Euzhan Palcy.

FXG, à Paris

Le 10 mai au jardin du Luxembourg

Jackson et Taubira inséparables

"L'événement de cette cérémonie, assure Daniel Carcel, directeur de l'agence de diffusion et de promotion des cultures d'Outre-mer, c'est le discours de Jesse Jackson !" Le révérend américain qui fut proche de Martin Luther King avant d'être candidat à la primaire démocrate en 1984 et 1988, a galvanisé un public nombreux et enthousiaste. Citant tout de go le code noir, Colbert, Louis XIV, Toussaint Louverture, Mandela, puis les dates des première et dernière ventes d'esclaves : 1510, 1898. "Les descendants d'esclaves, lance-t-il, doivent être des employeurs et pas uniquement des employés ! " Il cite le Martiniquais Daniel Hierso, animateur du réseau Outremer Network, puis salue en Christiane Taubira la mère de la loi du 10 mai 2001 reconnaissant l'esclavage comme crime contre l'humanité, arrachant alors sa première ovation.

Alors que le président quitte les lieux, Ary Chalus l'arrête. "Ca fait plaisir d'entendre les mots si forts lancés par Jesse Jackson, repris par le président de la République, commente-t-il. Si ça continue comme ça, nous allons faire un grand pas !" Ils semblent convenir de se revoir. Non loin, tels deux inséparables, Jesse Jackson et Christiane Taubira sont emportés par une foule avide de les entendre et les voir de près. "C'est un vieux combat que je mène depuis longtemps, raconte l'ex-garde des Sceaux, pas un combat que j'ai conçu de façon personnelle. J'ai toujours conçu que je m'inscrivais dans une trajectoire, que c'était une cause collective et je suis heureuse de constater que tous les articles de la loi s'appliquent de plus en plus."

FXG, à Paris

Hollande et Chalus

Hollande et Chalus

Michel Kops, Firmin Richard, Wallès Kotra et Jean-Jacques Seymour

Michel Kops, Firmin Richard, Wallès Kotra et Jean-Jacques Seymour

Edwige Langevin et Igo Dranè

Edwige Langevin et Igo Dranè

Mme Sewsanker Saint-Eloy, le sénateur Antoine Karam, Joseph Horth et Teedjee

Mme Sewsanker Saint-Eloy, le sénateur Antoine Karam, Joseph Horth et Teedjee

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 05:01

Vers la fin de Soyouz en Guyane

Johann-Dietrich Wörner, directeur de l'Agence spatiale européenne (ESA) était auditionné mercredi matin, à huit clos, par le groupe d'étude sur l'espace de l'Assemblée Nationale.

le député de Guyane, Gabriel Serville en a profité pour l'interroger sur l'avenir de Soyouz en Guyane, dans la mesure où avec la mise en service d'Ariane 6, l'ESA disposera d'une palette de lanceurs lui permettant de pénétrer l'ensemble des marchés sans l'aide des Russes. M. Wörner a alors confirmé que dans la mesure où Ariane 6 et Soyouz entreraient en concurrence et que le lanceur Soyouz ne partage aucun élément technique avec la gamme Ariane, l'ESA se dirige vers un non-renouvellement de la convention de partenariat qui la lie à l'agence spatiale russe, ce qui marquerait de facto l'arrêt de l'utilisation de la base de lancement Soyouz en Guyane en 2023. Mauvaise nouvelle.

FXG, à Paris

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 04:14
10 mai au Panthéon
10 mai au Panthéon

GPL, Valls, Jackson et Mormeck au Panthéon

Une gerbe au nom du Premier-ministre a été déposée en fin d'après-midi du 10 mai sur la tombe de Victor Schoelcher au Panthéon. La cérémonie s'est faite en présence de la ministre des Outre-mer, de Jesse Jackson et de Jean-Marc Mormeck, délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'outre-mer.

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 07:08

Richard Samuel au jury de l'ENA

L’ancien préfet d’origine guadeloupéenne, ancien directeur général de l'Outre-mer, ancien directeur de cabinet de François Baroin au ministère de l'Outre-mer puis au ministère de l'Intérieur, et actuellement en poste à l’inspection générale de l’administration, figure parmi les membres du jury de l’ENA et en assurera même la présidence en cas d’absence du président titulaire Thierry Bert. L'annonce est parue au Journal officiel du 30 avril.

FXG

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 06:22
L'affiche a été sélectionnée parmi 2000 propositions

L'affiche a été sélectionnée parmi 2000 propositions

Levi's affiche Franck Danican à New York

Le styliste mornalien Franck Danican vient de signer avec la marque de jeans Levi's un joli contrat. Il va être pendant six mois, à compter du 1er juin, l'image de la célèbre marque sur l'ensemble du réseau new-yorkais de bus, métro et train. Son projet a été retenu parmi les 2000 contributions proposées. Cet heureux événements s'inscrit au moment où le créateur guadeloupéen s'apprête à fêter ses vingt ans de carrière avec une nouvelle collection, Lemonade, du nom de l'album de Beyonce, au Mercer hôtel à Soho, NY.

FXG, à Paris

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 04:06

Programme chargé pour le 10 mai dans l'Hexagone

Cette année encore, c'est au jardin du Luxembourg que sera célébré le 10 mai, journée nationale de commémoration de l'esclavage, de la traite négrière et de leurs abolitions. Le révérend Jesse Jackson, ancien candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, sera aux côtés du chef de l'Etat François Hollande et de George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer. C'est cette dernière qui a eu l'idée d'inviter le pasteur américain à cette cérémonie.

Pour autant, le jardin du Luxembourg ne fait pas l'unanimité au sein du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage qui co-organise cette journée avec le Sénat. Une partie de ses membres souhaite que la cérémonie du 10 mai investisse des lieux de mémoire, notamment, la route de l'esclave. C'est ainsi que le sénateur guyanais, Georges Patient, a indiqué qu'il se rendrait sur le site de la Forêt-Mémoire à Chamblanc (Côte d'Or, là où est née Soeur Marie Javouhey). De même, le comité de la marche du 23 mai 1998 (CM98) a indiqué qu'il serait représenté dans l'ensemble des manifestations de ce jour, au Luxembourg, à Chamblanc, mais également à la Maison de la négritude de Champagney (Haute-Saône), au Musée Abbé-Grégoire d’Emberménil (Meurthe et Moselle), au musée Schoelcher de Fessenheim (Haut-Rhin) et au Fort de Joux-Toussaint Louverture à Pontarlier (Doubs).

Par ailleurs, une centaine d'associations se sont données rendez-vous en fin d'après-midi, place du général Catroux où se trouvent les statues des trois Dumas et la sculpture dites "Les fers brisés" (photo). Ils exigent que la Banque de France dont "le capital initial est en grande partie fondé sur l'esclavage colonial", mette à leur disposition l'Hôtel Gaillard, situé sur cette place, pour y créer un Centre Dumas, qui regrouperait un musée de l'esclavage et un Centre des cultures d'Afrique. L'an dernier, le Premier ministre Manuel Valls s'était déclaré « ouvert » à cette hypothèse.

En fin de journée au théâtre 9 du Blanc-Mesnil, l'actrice Sourya Adèle donnera une représentation exceptionnelle de Mary Prince.

FXG, à Paris

Et aussi

Mardi 10 mai 2016 de 14 h à 19h à la Cité internationale des Arts de Paris :

JOURNÉE DES MÉMOIRES / Les 10 ans de l’Institut du Tout Monde
Cette journée s’inscrira dans le cadre de l’édition 2016 du « Mois des mémoires de l’esclavage et des combats pour l’égalité » mis en place par le CNMHE et marquera à la fois l’apport de l’Institut du Tout-Monde à l’ensemble des manifestations prévues dans le cadre de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, et l’amorce du 10e anniversaire de l’ITM, fondé par Édouard Glissant en 2006.
À partir de 18 h : 
Vernissage de l'exposition "Le Musée du Tout-Monde & Agora Mundo"
exposition collective d’artistes d’Amérique latine et de la Caraïbe présentée du 3 au 21 mai à la Cité internationale des Arts
18 rue de l'Hotel de Ville, 75004 Paris, métro Pont Marie.
_______________________________________________
14h-16h : 
"Mémoires et Histoire conjointes" / Séance présentée par Loïc Céry (ITM)
Débat avec deux "Grands témoins" : Louis Sala-Molins et Doudou Diene
Les Grands témoins dialogueront avec un groupe d'étudiants issus de la Filière intégrée France-Caraïbes (FIFCA), programme international de Sciences Po Bordeaux, accompagnés de Christine Chivallon, directrice de recherche au CNRS.
16h15-16h35 : Ajours de cale – Éclats / clameurs
Proposition scénique, par le metteur en scène Gabriel Tamalet, avec Flavien Airault, Amélia Ewu, Guillaume-Harry Françoise, Sarah Mouline, Sebastián Sarasa Molina, Gabriel Tamalet. Conseiller artistique : Sophie Bourel. Pour la compagnie Présences-Monde.
16h35-18h : 
Projection du film Négritude : un dialogue entre Wole Soyinka et L.S. Senghor, de Manthia Diawara. 
Projection précédée d'une présentation du film par le réalisateur Manthia Diawara (professeur à NYU) et par Nicole Lapierre (directrice de recherche émérite au CNRS). Inauguration du Cycle "Diversité des pratiques et causes communes", créé par NYU (New York University), la FMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme) et l’ITM.
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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 05:12
Jean-Jacques Seymour, juré, Harry Jeanne, lauréat, Bernard Clabaud, secrétaire général de Culture et Art premier, Annick N'Guessan, présidente, et Kareen Guiock, lauréate, le 4 mai à l'UNESCO

Jean-Jacques Seymour, juré, Harry Jeanne, lauréat, Bernard Clabaud, secrétaire général de Culture et Art premier, Annick N'Guessan, présidente, et Kareen Guiock, lauréate, le 4 mai à l'UNESCO

Prix Mondiapress : les Antillais bien servis

Le 4 mai au soir, à l'UNESCO, a eu lieu la deuxième édition du prix Mondiapress autour de personnalités médiatiques de renom comme Denise Epoté (TV5 Monde Afrique), Hervé Bourges (ancien président de TF1, de France Télévisions et du CSA), Paul Nahon (créateur d'envoyé spécial), Michel de Breteuil (créateur d'Amina) et l'humoriste Philippe Chevallier (le complice de Régis Laspalès). Ce prix créé par l'association Culture et Art premier, a pour but, selon ses organisateurs Annick N'Guessan et Bernard Chabaud, de "récompenser et valoriser les journalistes et animateurs qui par leur travail et leurs actions, diffusent, mettent en avant et font exister les peuples et les cultures africaines dans le monde". Sur cinq prix, quatre ont été décernés à des journalistes ou animateurs originaires ou oeuvrant aux Antilles.

Dans la catégorie web, c'est Grégory Protche, le directeur adjoint du Grigri international, premier organe de presse satirique africain qui est récompensé en son absence.

Dans la catégorie télévision, c'est la Guadeloupéenne Kareen Guiock qui a été distinguée. Kareen Guiock qui présente le JT de 12 h 45 sur M6, a rappelé à cette occasion que c'est à l'âge de 13 ans, alors qu'elle vivait à Apatou en Guyane, qu'elle a publié son premier papier... dans France-Guyane ! Elle a insisté pour partager ce prix avec l'ensemble de sa rédaction.

Dans la catégorie radio, c'est la Martiniquaise Laura Beaudi la lauréate avec son émission, Espace détente, sur Espace FM. Absente elle aussi pour cause d'antenne.

Dans la catégorie presse écrite, c'est notre confrère de France-Antilles Martinique, le Sénégalais Adams Kwateh, qui est récompensé. Jean-Jacques Seymour, membre du jury, a salué en son absence "un fils de Césaire et de Senghor".

Enfin, dans la catégorie photojournaliste, c'est le Guadeloupéen Harry Jeanne le lauréat. Après avoir travailler pour de nombreux titres de presse dont France-Antilles ou Amina, Il a co-fondé le site d'information 97land. Quoique très ému, il a eu ce mot eu égard à la banalisation de la photo numérique : "C'est de plus en plus difficile de travailler avec tous ces téléphones portables dans le champ !"

FXG, à Paris

Il a dit

Adams Kwateh (à droite sur la photo, face à Edouard Glissant en mai 2007) : "J'ai choisi ce métier dans le but de temoigner et le hasard a fait de moi un témoin de la vie sociale, politique et culturelle de la Martinique. Et donc de l'action de Césaire, le plus africain des Africains parce qu'il avait de l'espoir pour l'Afrique. Je pense fortement à ma terre casamançaise natale en ce qu'elle a fait de moi, un curieux de l'autre. Je pense à Henry Mangattale qui, en janvier 1991, sans meme regarder le CV que j'étais venu lui remettre, m'a donné mes chances de devenir pigiste à France-Antilles. Je ne cesserai de remercier le lecteur martiniquais pour sa tolérance face à mes insuffisances."

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 06:47
Jacob Desvarieux, Jean-Claude Naimro et Jean-Philippe Mathély à l'antenne de la Région Guadeloupe à Paris le 23 mars

Jacob Desvarieux, Jean-Claude Naimro et Jean-Philippe Mathély à l'antenne de la Région Guadeloupe à Paris le 23 mars

Kassav rempile au Zénith

Trente ans après leur premier Zénith, les cinq Kassav reviennent pour la soixantième fois (au moins) dans leur salle fétiche pour trois dates, les 27, 28 et 29 mai. "On va reprendre la liste des titres de 1986", annonce Jacob Desvarieux. "Ca ne sera pas exactement pareil parce qu'il n'y a plus Patrick Saint-Eloi", corrige Jean-Philippe Marthély. "De toute façon, c'est la dernière fois qu'on fait ça au Zénith !", s'amuse Jean-Claude Naimro. Pipo annonce "feu et tremblement de terre", Jacob, de la nitroglycérine...

"Chiré Douvan", nom de la tournée est le titre du morceau qui ouvrait leurs concerts au début de leur carrière. Il y aura sans doute des invités. "Steevie Wonder peut débarquer, annonce Jacob, tout est possible." "Si la configuration le permet, reprend Pipo, on va essayer de promouvoir des jeunes en première partie." "Les jeunes n'écoutent pas ce que les vieux ont à leur dire, ajoute Naimro, ils font ce qu'ils veulent." "Nous, reprend Pipo, on peut amener notre sérieux, notre humilité et l'amour de notre musique." "On est le premier groupe qui a commencé à faire des concerts. Avant, c'étaient des bals", conclut Naimro qui aimerait bien qu'on dise un jour aux Rolling Stones : "Vous êtes les Kassav de l'Angleterre !"

Le clavier de Kassav observe que depuis que le groupe a commencé, ils sont toujours en tournée. Ils ont même joué en URSS ! "Il n'y avait pas gens debout, se souvient Pipo, tous assis !" "On ne se rendait pas compte, reprend Jacob. On a été joué dans des pays en guerre, au Liban... Aujourd'hui, on ne le ferait pas." "On n'a jamais été assez commerciaux pour développer une stratégie, ajoute Jean-Claude Naimro, et ça n'a pas changé jusqu'à maintenant."

Les voilà donc repartis pour une tournée mondiale. Sainte-Lucie, le 7 mai, les îles Vierges, le Cap vert et la Côte d'Ivoire... Trois bonnes heures à chaque fois. Ca sera pareil au Zénith. "On a habitué les gens à ça", explique Naimro. Pour la préparation physique, le clavier insiste : "On n'est pas le FC Barcelone !" "Si, si, si, le coupe Jacob., jessaie, j'y pense mais je suis comme Churchill... No sport ! Je me dis quand même qu'il faudrait que je sois en forme pour le Zénith. Avant, je ne me disais pas ça..."

Si les tiroirs du groupe regorgent de compositions prêtes à sortir, les cinq Kassav n'ont guère beaucoup de temps pour mettre des nouveautés au point. Les concerts de la tournée Chiré Douvan ne devrait pas comporter de nouveaux titres. "Mais ça peut changer", promet Jacob.

FXG, à Paris

 
 
 
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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 06:38
Sur le stand des poupées de Ruthy à la foire de Paris

Sur le stand des poupées de Ruthy à la foire de Paris

Des artisans guyanais organisés à la foire de Paris

John Stanislas a repris il y a trois ans la présidence de l'association "La Guyane d'ici et d'ailleurs", jusqu'alors occupée par Léa Minerve. Il préfère parler de groupement d'intérêts professionnels. Depuis, il fédère les artisans autour du projet "foire de Paris" et par extension l'ensemble des foires et salons en Europe. D'une poignée au début, ils sont désormais 17 et bien présents dans le hall Terre de tropiques de la foire de Paris. "Nous sommes tous intéressés à faire connaître la Guyane à l'extérieur", insiste John. L'association s'occupe du fret, du transport et de l'agencement des stands pour tous les exposants. Elle a négocié avec la CTG pour obtenir la prise en charge d'une partie des billets d'avion, la totalité du fret et surtout les stands. Il faut normalement compter sur 5000 euros pour 9 m2. Ce poids en moins leur permet d'innover, d'amener plus de produits et vendre plus.

La Guyane pour les gens, c'est d'abord le rhum, le kwak et les vêtements (avec la marque "Fé to diez". Mais il y a aussi les huiles et les confitures de jaque, le bois, l'or et, depuis deux ans, il y a la bière de Guyane. "On fait avec ce que les Guyanais veulent bien nous donner, relate John Stanislas... Parfois, on se retrouve avec pas grand chose, mais cette année, on a beaucoup !"

La clientèle qui vient les voir est composée essentiellement de Guyanais et d'Antillais de la région parisienne qui viennent faire leur course et profiter de l'ambiance. Les métropolitains qui viennent sont souvent déjà venus aux Antilles, plus rarement en Guyane. Nos artisans bénéficient incontestablement de la proximité des stands de la Réunion, de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Polynésie. "Les gens commencent à connaître le kwak, raconte encore John, et ils reviennent."

Les 500 kilos de fruits qu'ils ont amenés ont été épuisés pendant le premier week-end de la foire. L'an passé, ils avaient amené 1,5 tonne de fruits. Même chose, c'est parti en deux jours !

Un succès heureusement, car tout cela revient fort cher : "1,5 tonne de fruits, explique John, nous coûte environ 1000 euros à l'achat, mais nous revient à 5000 euros ici." D'où l'intérêt du soutien de la CTG,. "On ne peut exporter à des prix exorbitants". Le Centre spatial guyanais participe lui aussi à cet effort financier et, avec ses fusées exposées, il attire le chaland !

"On a encore du travail à faire sur nos stands... On doit améliorer la décoration et les animations." Mais John ne se plaint pas trop : "On est jeune, à peine trois ans... D'autant que pour animer cette association, c'est du bénévolat !" Heureusement John a un emploi par ailleurs dans les assurances ! "J'ai quand même du prendre un mois de congés pour tout préparer et tout ça se préparer pendant cinq à six mois en amont !"

FXG, à Paris

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