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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 05:28
Nicola Battafarano et Miss Martinique le 12 avril dernier au François

Nicola Battafarano et Miss Martinique le 12 avril dernier au François

Un Italien vainqueur du concours Trois-Rvières Rhumbellion

Le vainqueur du concours "Trois-Rivières Rhumbellion" est l'italien Nicola Battafarano. Il a été formé à Londres et New-York et a séduit le jury avec son "Breakfast AOC" à base de Trois-Rivières millésimé, son "Butterfly Effect" au Trois-Rivières Cuvée de l'Océan et son "Dark Sip" au Trois-Rivières Cuvée du Moulin. Nicola Battafarano sera bientôt présent dans un nouveau bar Parisien dont le nom est pour l’instant tenu secret.

250 candidats du monde entier s'étaient inscrits en novembre. Six finalistes, provenant de France, Italie, Royaume-Uni et Luxembourg ont été distingués lors de la demi-finale parisienne à laquelle participait le Martiniquais Samuel Laborieux.

Le Trois-Rvières Rhumbellion est le premier concours international de barmen avec du rhum agricole AOC de Martinique. Cette finale s'est déroulée le 12 avril au François et la remise des prix s'est faite en présence de Nathalie Guillier-Tual, présidente de BBS, de Yan Monplaisir, vice-président de la CTM, Jean-Jacques Narayaninsamy, sous-préfet du Marin, et de Miss Martinique.

En remettant les prix, Cyrille Chevrillon, l'actionnaire à l'origine de la renaissance de Trois-Rivières, a annoncé que le succès de ce concours appelait une nouvelle édition.

FXG, loin du François

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 17:00
Edwin Laupen, président de l'AJeG

Edwin Laupen, président de l'AJeG

L'AJeG décroche le label "éducation populaire"

L'Association des jeunes de Guadeloupe (AJEG) s'apprête à recevoir ce samedi au sein des Salons Vianey à Paris l’ensemble des bénévoles, des partenaires et des personnalités qui ont accompagné son action durant ces 5 dernières années. Barone, artiste, médecin et véritable emblème de la jeunesse guadeloupéenne, sera la marraine de ce premier gala d'anniversaire de l'AJeG. L'association, créée et présidée par le Deshaiesien Edwin Laupen, a reçu en février dernier du préfet de la Guadeloupe l'agrément "jeunesse et éducation pupulaire". Cet agrément est une reconnaissance de l’intérêt général des actions de l’AJeG et de leur valeur éducative. Le ministère de la Jeunesse, des sports et de la Vie associative considère désormais l'AJeG comme un partenaire particulier et privilégié qu’il souhaite aider. En contrepartie, l'AJeG s'engage à respecter un certain nombre de critères. Désormais, l’AJeG participera aux instances de concertation au niveau local et bénéficiera d’exonérations fiscales pour l’emploi de personnes exerçant une activité de mois de 480 heures par exemple.

L'AJeg, depuis sa création en 2011, c'est trois campagnes de sensibilisation, un fonds d’aide d’urgence pour les Jeunes d’Outremer, trois éditions du Noël solidaire des Outre-mer (12 000 personnes), un forum Campus Outre-mer (3000 participants), 350 bénévoles actifs (référents, animateurs réseaux ou bénévoles ponctuels),15 stagiaires, 60 jeunes volontaires en service civique, une bourse au logement pour 3000 jeunes, un réseau de plus de 250 résidences, 50 référents répartis dans les grandes villes etudiantes et une bourse au stage et au premier emploi.

FXG, à Paris

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 06:09

Les chantiers d'orpaillage clandestin divisés par deux en deux ans

Interrogé par le député Gabriel Serville sur les suites réservées à l'accord de coopération signé entre la France et le Brésil en 2009, le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault lui a répondu que l'accord était entré en vigueur en février. Il annonce également, depuis la mise en place des opérations Tavara — pendant brésilien des opérations harpie, et qui devraient être renouvelées au deuxième semestre 2016 —, une division par deux du nombre de chantiers clandestins recensés sur le territoire guyanais (de 479 à 204 entre janvier 2014 et décembre 2015).

La première opération conjointe de lutte contre l'orpaillage illégal s'est échelonnée sur six semaines, en mobilisant, de 100 à 300 militaires de chaque pays. L'enjeu opérationnel est désormais de contrôler le terrain sur la durée, et l'objectif stratégique d'assécher les filières logistiques à l'échelle d'un secteur entier (l'Oyapock), et non plus d'un seul site d'orpaillage, a été atteint. En parallèle, sont organisées des patrouilles locales régulières avec l'armée brésilienne.

FXG, à Paris

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 04:40
Le pianiste guyanais Xavier Harry

Le pianiste guyanais Xavier Harry

Xavier Harry se fait une place dans le jazz

Seul à son piano, Xavier Harry offre avec son troisième album sorti en février, "Essence of", six compositions dont chacune marque une étape de son parcours : "Essence of Soul", "Essence of Pain", "Essence of Tears", Essence of spirit", "Essence of illusions" et, pour finir, "Essence of Hope"... "Ici, donne à lire le magazine les Inrock, la philosophie ne pèse pas, elle libère, ravit, prend des tournures blues, entremêle ostinati obsédants et harmonies impressionnistes et nous atteint dans nos propres profondeurs émotionnelles, engendrant de longs frissons de peine et de reconnaissance mêlées." Le magazine les Inrock n'hésite pas à inscrire le dernier album du Guyanais parmi les "dix disques de jazz à écouter très vite", au même titre que celui de Sonny Rollins par exemple ! Et ce n'est pas tout, Jazz magazine y va lui aussi de son coup d'encensoir : "L’ombre du grand maître du piano solo, Keith Jarrett, plane sur le clavier. On s’en rend compte à cette manière de pétrir un accord, de le faire vrombir et bouillonner, de le faire monter jusqu’à un pic émotionnel confinant à l’extase..."

Vite un quatrième album et une tournée !

FXG, à Paris

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 04:12
Laurence Breton-Moyet, directrice en charge des opérations à l'AFD

Laurence Breton-Moyet, directrice en charge des opérations à l'AFD

"Nous avons un objectif d'accroissement de 4 % de notre activité outre-mer"

L'objectif visant à augmenter la capacité financière de l'AFD de 50% d'ici 2020 englobe t-il également l'outre-mer ?

Nous avons d'ores et déjà pour 2016 un objectif d'accroissement de 4 % de notre activité. Ensuite, c'est une discussion qui reste à venir puisque les nouveaux contrats d'objectifs et de moyens qui définiront à la fois les activités de l'agence et ses moyens pour les trois années suivantes doivent être discuttés d'ici la fin de l'année. Mais nos propositions ont été de maintenir une tendance de croissance de l'activité dans les outre-mer qui, à ce stade là, a été plutôt bien accueillie par le gouvernement.

Dans le cadre de convention de partenariat envisagée entre l'AFD et la CDC : comment les deux réseaux vont-ils cohabiter en outre-mer puisque c'est le seul espace géographique où les deux réseaux coexistent (contrairement à la métropole et à l'international) ?

L'esprit des premières discussions que nous avons eues est d'avoir une recherche par les synergies métiers. Nous avons des réseaux qui se connaissent, travaillent déjà beaucoup ensemble et l'idée de travailler encore ensemble, peut-être de commencer par un bilan approfondi de ce qu'on fait, puis d'avoir encore plus de concertation en amont, d'analyses croisées d'un certain nombre d'enjeux... En tout cas, nous espérons travailler ensemble, réfléchir sur comment faire plus, sur de nouveaux produits ou de nouveaux types de collaboration...

Le rapport Rioux indique qu'il serait judicieux que la Banque publique d'investissement (BPIFrance) intervienne à l'avenir "sans l'intermédiation de l'AFD". Je rappelle que vous avez financé pour la BPI quelque 540 millions d'euros l'an passé...

Ces discussions ne sont pas encore sur la table et nous ne connaissons pas les intentions de la BPI. Nous venons de renouveler la convention de prestation pour une durée d'un an. Nous avons d'ores et déjà dépassé les objectifs qui nous avaient été assignés. Ppur l'instant, la nature de nos discussions avec eux marquent plutôt leur satisfaction de nos prestations. Aucune évolution de ce dispositif n'a été encore abordée.

Comment l'AFD aborde t-elle la perspective du désengagement de l'Etat dans le logement social en outre-mer ?

L'an dernier, l'Etat a pris la décision d'anayser une possibilité de modification de sa participation au capital des société immobilières d'outre-mer (SIDOM), à l'exception de la SIC (Nouvelle-Calédonie). Pour l'heure, l'AFD porte une partie importante des parts en propre, alors évidemment nous suivons le mouvement et la décision du gouvernement... Ca ne remettra pas en cause les financements auprès des SEM, ça remettra en cause notre participation au capital et notre participation en tant qu'administrateur pour les SIDOM où nous siégeons au conseil d'administration. En revanche, ça n'aura pas d'impact sur la nature de l'activité telle que nous l'avons présentée.

Le conseil d'administration de l'AFD compte huit parlementaires. Aucun n'est originaire de l'outre-mer alors que celui-ci représente 20% des engagements financiers de l'AFD. Qu'en pensez-vous ?

Il y a deux instances de décision des prêts : le conseil d'administration et le comité outre-mer. La règle, c'est que les projets de plus de 60 millions d'euros passent au conseil d'administration, et les projets de moins de 60 millions sont au comité outre-mer. Ce qui signifie gosso modo que pratiquement tous les projets pour l'outre-mer passent au comité outre-mer et non pas au conseil d'administration, sauf exception. Au comité outre-mer siègent trois personalités qualifiées provenant des outre-mer : Guy Dupont, ancien président de la FEDOM, Daniel Robin, ancien préfet de Mayotte et ex-dircab de Marie-Luce Penchard, et l'ancien patron du Medef Guadeloupe, Willy Angèle.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 03:57
Fabrice Richy, directeur du département outre-mer à l'AFD

Fabrice Richy, directeur du département outre-mer à l'AFD

L'AFD a investi 1,57 milliards d'euros en outre-mer l'an dernier

Alors que l'Agence française de développement (AFD) et la Caisse des dépôts et consignations (CDC) cherchent à travailler ensemble (une convention doit être établie entre les deux organismes d'ici juillet 2016), Laurence Breton-Moyet, directrice des opérations de l'AFD, et Fabrice Richy, directeur de son département Outre-mer, ont présenté mardi matin le bilan de leurs interventions en outre-mer l'an passé.

Pour la troisième année consécutive, l’activité a dépassé le seuil du milliard et demi d’euros d’engagements, soit 19% de l’activité du groupe. L’AFD est ainsi le premier partenaire du secteur public dans dix collectivités d’outre-mer.

Ses engagements se sont élevés en 2015 à 1,57 Md€, soit l’équivalent de 3% du PIB des outre-mer. L’AFD continue ainsi d’apporter des volumes de financements importants pour dynamiser les économies ultramarines. 190 prêts ont été octroyés par l’AFD (soit une hausse de 33% par rapport à 2014) pour financer des projets, publics ou privés.

Le soutien à l’investissement public (51% de l’activité soit 805 M€) bénéficie aux grandes collectivités : régions (233 M€), départements (85 M€), mais également à 52 communes ultramarines qui ont bénéficié d’un total de 110 M€, notamment les petites communes de moins de 10 000 habitants ou les communes présentant des difficultés d’emprunt (elles représentent 49% du portefeuille collectivités locales de l’AFD). La Réunion est le premier bénéficiaire de l'action de l'AFD (nous ne compatibilisons pas son intervention dans le Pacifique) avec 392 millions d'euros (et 1 milliard d'encours de prêts bancaires !), puis c'est la Martinique (350 M€), la Guadeloupe (283 M€), la Guyane (94 M€) puis Mayotte (37 M€).

Le secteur privé a bénéficié en 2015 de 765 M€ pour plus de 2 200 porteurs de projet. Avec 547 M€ de financements, l’activité de prestation de l’Agence pour Bpifrance continue sa progression. Enfin, l’AFD a octroyé pour son compte propre 71 M€ de prêts à des entreprises (+73% par rapport à 2014) dans une grande variété de secteurs : logement, équipements de loisirs, infrastructures portuaires, haut débit, etc...

Au-delà de l'aspect purement financier, l'AFD, forte de sa présence sur le terrain via un réseau de sept agences met à disposition de ses partenaires une expertise sectorielle et financière, une capacité de production d’études, des formations qui permettent de contribuer au renforcement des maîtrises d’ouvrage.

FXG, à Paris

Focus Réunion

L’AFD a financé la modernisation des équipements du CHU de La Réunion, hôpital de référence pour le territoire réunionnais et de recours pour Mayotte. Ce programme d’investissements de 382 M€ sur la période 2012-2019 est conduit selon une politique énergétique ambitieuse, faisant du CHUR le 1er hôpital de France à recevoir la certification internationale ISO 50001. Le CHUR a bénéficié de trois prêts successifs de l’AFD depuis 2012 pour un montant de 85 M€.

Dans l'Océan indien, l'AFD participe depuis la crise du chikungunya, à l'établissement d'un réseau de veille épidémiologique humaine et vétérinaire qui est actuellement à l'étude aux Antilles-Guyane.

Focus Guadeloupe

L’AFD a soutenu le programme d’investissement 2015 de la Région Guadeloupe via le financement (par un prêt bonifié par l’État de 60 M€) de plusieurs infrastructures : la déviation de La Boucan, le démarrage des travaux du barrage Moreau, ou encore la reconstruction du lycée Baimbridge. Et, côté privé, la construction d’un cinéma multiplexe de 10 salles (prêt de 4,1 M€) au sein de la ZAC des Abymes (certifiée ISO 14001). Ce projet contribue à répondre au besoin d’équipements du département (un écran pour 40 000 habitants, contre un pour 27 000 dans les Outre-mer et un pour 11 000 habitants dans l’Hexagone).

Focus Martinique

En Martinique, l'AFD participe à l'amélioration de l’offre médico-sociale du bassin sud-Atlantique en contribuant à la construction du nouvel EHPAD du Centre hospitalier du François (50 places), avec un prêt de 5 M€. Elle a aussi participé au financement de la restauration et la promotion du patrimoine naturel martiniquais (création d’un pavillon pédagogique au Morne Rouge, réfection et aménagement du local d’accueil de la forêt Vatable et réhabilitation du jardin botanique de Saint-Pierre), par le biais d’un prêt de 783 000 € au Parc naturel régional de Martinique.

Focus Guyane

En Guyane, l'AFD a participé au financement par un prêt bonifié de 2,5 millions d'euros à à l’Association pour adultes et jeunes handicapés de Guyane, permettant de passer l'institut médico-éducatif de Rémire-Monjjoly de 40 à 70 places.

 

 

 

 

 

 

 

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 06:38

La gauche francilienne vote contre l'aide aux personnes touchées par un deuil outre-mer

Le groupe LR du Conseil régional d'Ile de France a fait adopter lors des séances des 7 et 8 avril derniers, un amendement qui inscrit dans le budget régional une ligne qui était auparavant isolée dans le budget transportset qui se trouve désormais sur la ligne "citoyenneté, jeunesse et vie associative". C'est le vice-président Patrick Karam (LR) qui l'a porté logiquement puisque sous la précédente mandature, les socialistes alors au pouvoir avaient soutenu pareille demande. Il s’agit de venir en aide à des Franciliens touchés par le deuil en outre-mer, en complément des tarifs préférentiels proposés par les compagnies aériennes desservant ces territoires, pour se rendre aux obsèques d’un parent.

Etrangement, alors que le principe de cette aide à la continuité funéraire avait été adopté par tous les partis du conseil régional quand il était socialiste, cette fois l'amendement n'a été voté que par l'UDI, les LR, le MoDEM et le FN. Les groupes PS et apparentés, Europe écologie Les Verts, Front de gauche et les radicaux du RCDE ont voté contre. Une situation assez ubuesque pour faire sortir de son silence le président du Collectifdom, Daniel Dalin, qui s'en est pris dans un communiqué de presse aux deux socialistes ultramarins du conseil régional d'Ile de France, Pierre Kanuty et Viviane Romana.

Reste que même sans l'accord de la gauche, le dispositif ne pourra fonctionner que si le Conseil régional signe une convention avec l'Etat (via Ladom).

FXG, à Paris

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 05:40
Joby Julienne, Jean-Marc Ferdinand et Dominique Minatchy à Paris le 8 avril 2016

Joby Julienne, Jean-Marc Ferdinand et Dominique Minatchy à Paris le 8 avril 2016

K'Koustik fête ses dix ans

"Nous avons énormément de plaisir à venir jouer à Paris, partager avec nos amis de la diaspora qui vivent loin de chez eux, un peu du pays à travers cette musique originale." Les artistes de K'Koustik (Jean-Marc Ferdinand, Joby Julienne, Fabrice Fanfant (contrebasse) et Alex Jabot (guitare) sont en région parisienne ce week-end pour donner trois concerts dont deux au célèbre cabaret jazz, le Baiser salé. "On a l'impression d'amener la Guadeloupe à Paris, raconte Joby Julienne, et les gens laissent ressortir leur identité. Le ka, c'est comme un drapeau qui fédère !"

Le travail de K'Koustik est axé sur la voix, les cordes et les peaux, VKP. C'est d'ailleurs devenu un concept pour eux, comme souvent les Cubains le font aussi, ils remercient avant chaque concert les ancêtres, la mère Afrique...

Leur premier disque, "Reviviscence", est venu faire renaître les "prophètes" du ka, les griots... Ce sont les compositeurs, pas les tanbouyés : Serge-Jules Geoffroy, Guy Konket, Kristen, Loyson, Chaben ou Ti-Céleste. C'était une première car si le gwoka est populaire, il y a encore des endroits où il n'entre toujours pas. "Ces artistes, poursuit Joby, ont été ghettoïsés et nous avons voulu les remercier et les mettre à l'honneur." "Ca a permis au public de mieux comprendre les textes des anciens", conclut Joby.

K'Koustik a déjà joué au Carroussel du Louvre, à l'invitation de la Comédie française, et, en décembre dernier, ils sont allés jouer en frac pour le public de Basse-Terre, une manière de montrer que cette musique détient aussi ses lettres de noblesse. "Pour arriver à K'Koustik, insiste Joby, il a fallu qu'on passe par le conservatoire national, c'est-à-dire qu'on passe par la tradition. J'ai grandi dans les lewoz avec Kristen, Carnot, Vélo, Delos..."

Avec leur deuxième album, "Son trasé", du nom d'un rythme de ka que Joby entendait enfant du côté de Vieux-Fort, un mélange de mas a senjan, de mas de Vièfo et de bendé. "Sauf que les tambours se jouaient au pied, raconte Joby. Tout le monde était assis sur le ka en train de jouer... Vélo et les autres se sont mis debout, mais nous on est partis de ça."

Les K'Koustik ont commencé à proposer leur propres créations. "C'est une musique ouverte, complète Jean-Marc Ferdinand, et c'est vrai que nous avons la possibilité d'utiliser des instruments harmoniques, la voix, la contrebasse et la guitare acoustique qui nous permettent de partir vers tous les horizons. Nous partons des traditionnels locaux pour les mettre à notre sauce. En plus, l'actualité est remplie de faits et y a de quoi faire !" Les morceaux restent construits sur une même structure : demandeur-répondeur ou chanteur-conteur, un mode atonal et modal.

K'Koustic s'ancre dans le terrain social. "le gwoka a toujours accompagné les temps forts de la Gudeloupe", explique Joby. "Le ka est un cri social!", confirme Jean-Marc.

Nombre des standards que jouent K'Koustic sont connus de tous comme "Asya" ou "On vyèko ka deklaré". "Beaucoup de gens ont cru au début que c'est nous qui avions composé ces morceaux !", s'amuse encore Jean-Marc. Oui, les textes sont engagés, oui les chansons sont populaires et si ses "prophètes" n'ont pas été assez considérés à leur époque, ils ont enfin trouvé avec K'Koustik toute leur dimension au pont qu'on appelle désormais leur musique "musique actuelle" !

K'Koustik qui fête ses dix ans cette année, entend trouver une nouvelle visibilité dans la Caraïbe, le Canada et en Europe. Prochain rendez-vous après ces trois concerts parisiens : le festival Terre de blues.

FXG, à Paris

 

 

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 04:44

L'Etat cède ses parts dans le logement social outre-mer

Depuis plusieurs mois, le gouvernement a pris la décision de se désengager du logement social en outre-mer en vendant la totalité de ses parts dans le capital des Sociétés immobilières d'Outre-mer (SIDOM), qui sont le 1er bailleur social dans les territoires. La société nationale immobilière (SNI), filiale de la Caisse des dépôts, devrait mettre la main sur les SIDOM dans un délai rapproché, vraisemblablement avant la fin de cette année.

Les SIDOM sont des sociétés d’économie mixte (SEM) particulières, créées par l'Etat au lendemain de la départementalisation pour pallier le sous-développement et le manque d’infrastructures dans les DOM. Il n'y avait alors aucune structure HLM existante dans ces territoires. Avec la mise en place de ces SEM, l’Etat s’est donc substitué aux collectivités locales. Ces sociétés ont pour rôle principal de construire et gérer des logements locatifs sociaux et des logements en accession à la propriété, ainsi que de conduire des opérations d’aménagement urbain. Fortes de 74 000 logements, les SIDOM constituent le premier groupe d’immobilier social de l’Outre-mer et détiennent la moitié du parc social ultra-marin. Actionnaire historique de ces sociétés, l’Agence française de développement assure le suivi de leur activité, l’animation de leur réseau et le financement d’une partie de leur activité.

Aujourd'hui, les SIDOM, pèsent 2,5 % du PIB des outre-mer et représentent 14 000 emplois directs ou indirects. Sur les sept SIDOM recensées, six sont concernées par la cession envisagée : la Réunion avec la SIDR, Mayotte avec la SIM, la Martinique avec la SIMAR, la Guyane avec la SIGUY et la SIMKO et la Guadeloupe avec la SIG. La société immobilière de Nouvelle-Calédonie (SIC) ne serait pas concernée par cette cession en raison de la prochaine évolution statutaire de ce territoire.

Ni l'AFD, ni la présidente du conseil départemental de la Réunion, ni Matignon n'ont confirmé l'offre de reprise des parts de l'Etat dans la SIDR par le département. De même personne n'a confirmé le refus de l'Etat pour cette transaction. Seuls les syndicats de la SIDR le supputent. Et ça se conçoit aisément, puisque le comité de groupe de la SNI vient de missionner un cabinet d'expertise pour étudier notamment les conséquences de l'implantation de la SNI en outre-mer.

D'ores et déjà, il apparaît à travers des contacts informels entre syndicalistes et direction, tant du côté de la SNI que de l'AFD, que les ratios effectifs / nombre de logements sociaux gérés dans les SIDOM sont très significativement supérieurs au ratios préconisés par la SNI.

Côté syndicats, on pense que "la SNI, aura à coeur de rentabiliser son investissement dans les SIDOM et mettra en œuvre toutes les mesures sociales nécessaires pour conforter la rentabilité recherchée." Côté locataires, le Réunionnais Eric Fontaine, administrateur de la Confédération nationale du logement, dénonçait récemment la hausse constante des charges locatives et la fixation du prix des loyers au taquet de ce qui est autorisé par l'Etat...

FXG, à Paris

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 06:29

La réforme de l'IEDOM inquiète les syndicats

La transformation de l'IEDOM en société par actions simplifiée Si le rapprochement par la voie législative de l'Agence française de développement (AFD) et de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a été abandonné, le projet de modification du statut de l'Institut d'émission des départements d'outre-mer (IEDOM) reste maintenu dans le projet de loi Sapin II alors même qu'il était présenté comme une conséquence du rapprochement AFD/CDC. L'AFD et l'IEDOM sont en effet issus de la Caisse de la France d'Outre-mer et constituent toujours une unité économique et sociale avec comité central d'entreprise unique). Les députés auront donc à débattre du projet de transformation de l'établissement public IEDOM en société par actions simplifiée au capital détenu par la Banque de France.

Un projet de filialisation avait dû être abandonné en 1999 suite à la mobilisation des personnels de l'IEDOM, des élus d'outre-mer, du président de l'Assemblée nationale (alors Laurent Fabius) et de celui qui préside aujourd'hui la Cour des comptes, Didier Migaud. En cause, l'atteinte au principe d'égalité républicaine. Cette fois, le ministre des Finances et des Comtes publics, Michel Sapin, reconnaît dans l'étude d'impact adressée aux députés que "la réforme va plus loin que la réforme de 2000..."

Rémunération inégalitaires

Et le ministre s'en explique : "Une autre option aurait pu consister en l’intégration directe de l’IEDOM au sein de la Banque de France. Cette option n’a pas été retenue face aux avantages d’une transformation de l’établissement public en SAS, qui permet de maintenir une personnalité juridique distincte de la Banque de France et, plus généralement, une identité propre à l’institut eu égard à la spécificité des territoires relevant de sa compétence. La SAS présente un avantage en termes de souplesse des règles organisationnelles et de gouvernance..." Cette dernière phrase a chatouillés l'oreille des dirigeants de huit organisations syndicales IEDOM/AFD : FO (Saint-Pierre et Miquelon), CGT (Mayotte), CGTG (Guadeloupe), CGTR et UIR-CFDT (Réunion), CDTG (Guyane), CDMT et SNB/CFE-CGC (Martinique). Aussitôt, dans une lettre du 5 avril adressée au ministre des Finances et des Comptes publics, en copie à tous les parlementaires d'outre-mer, ils lui rappellent qu'en Guadeloupe en 2009, ils ont participé à la grève générale et obtenu 30 % de revalorisation salariale, puis l'interpellent : "Les agents de l'IEDOM ne sont pas rémunérés de manière égalitaire selon les tâches effectuées (...) Voilà sans doute la souplesse recherchée par la Banque de France dans la gestion de l'IEDOM." L'intersyndicale demande un rendez-vous avec le cabinet de Michel Sapin les jours suivant ou précédant la réunion de leur CCE à Paris, le 14 avril. Il faut savoir qu'une centaine de personnes qui travaillent à l'AFD en outre-mer sont sous statut IEDOM...

Les agences de l'IEDOM exercent les mêmes activités que les succursales de la Banque de France en province : traitement du surendettement, suivi des entreprises, entretien et traitement de la monnaie fiduciaire notamment...

FXG, à Paris

Les liens coloniaux de l'IEDOM et de l'AFD

L'AFD est l'héritière de la Caisse centrale de la France Libre. La caisse était chargée, par l’ordonnance du 2 décembre 1941, « d'émettre, et de faire émettre ou de prendre en charge les billets dans les territoires de la France libre », ainsi que d'assurer le contrôle des changes. En 1944, le ministre des Finances, Pierre Mendès-France décide de transformer la caisse en la chargeant du financement du développement économique et social de l'outre-mer. Elle devient la Caisse centrale de la France d'Outre-mer (CCFOM) et conserve son rôle d'institution d'émission monétaire.

À la suite de l'accession à l'indépendance de nombreuses colonies françaises, la CCFOM prend le nom de Caisse centrale de coopération économique (CCCE) et perd progressivement ses missions monétaires aux profits de deux établissements publics, l'IEDOM, créé en 1959 et l'IEOM (pour les territoires du pacifique), créé en 1967.

Le CCCE devient la Caisse française de développement (CFD) en 1992 avant de devenir l'Agence française de développement après la réforme de la coopération française entreprise en 1998.

 

 

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