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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:03

Desforges s’en va

Nicolas Desforges, préfet de la région Guadeloupe, a été nommé au conseil ministre de mercredi préfet de l’Oise. Il est remplacé par Jean-Luc Fabre, jusqu’alors préfet de la Creuse. Depuis le temps qu’on en parlait…

Né le 12 juin 1949 à Aix-en-Provence, Jean Fabre a été guide de montagne, avant d’entrer en 1987, il entre à l’ENA, promotion « Liberté, Egalité, Fraternité ». Docteur en droit, sa première affectation en tant qu’administrateur civil de 2ème classe se fait au ministère de l’Intérieur en mars 1989. Il sera nommé à Barcelonnette, dans le Maine-et-Loire, la Savoie, le Chili, les Bouches du Rhône ou encore la Haute-Corse. Fin 2007, pour les championnats du monde de ski alpin à Val d’Isère en 2009, il était directeur général du Comité d’organisation. Enfin, avant cette nouvelle affectation en Guadeloupe, il était préfet de la Creuse.

Cahiers du Conseil constitutionnel n° 28 Commentaire de la décision n° 2009-21 D du 22 octobre 2009

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:00

Victorin Lurel invite Eric Woerth à respecter la parole du gouvernement

Lors des débats à l’Assemblée nationale sur l’article 11 du projet de loi de finances, samedi dernier, le ministre du Budget Eric Woerth s’est engagé à revenir sur cet article s’il se révélait être en contradiction avec les engagements pris par le gouvernement lors de la résolution de la crise sociale outre-mer. Le ministre du Budget a ainsi  assuré que ce débat n’était pas clos même s’il a refusé l’amendement de Victorin Lurel qui consistait à supprimer l’article. Dans un courrier au ministre du Budget que France-Antilles s’est procuré, Victorin Lurel, en prévision du débat au Sénat, rappelle que « l’instauration d’un revenu supplémentaire temporaire d’activité n’a jamais été une anticipation de l’application outre-mer du revenu de solidarité active qui justifierait l’application d’un régime fiscal identique. Bien au contraire, c’est la recherche d’un cumul du RSA et de la PPE qui a conduit le Gouvernement à  créer le RSTA permettant ainsi de débloquer la situation et d’aboutir à une hausse de salaire de 100 euros ». Cette solution était en effet celle mise sur la table par les médiateurs Bessière et  Lopez désignés par le Gouvernement à la suite du départ de M. Jégo dans leurs propositions du 19 février, en vue de relancer les négociations relatives à l’augmentation des revenus du travail. Il était en effet expressément prévu « un cumul total entre RSA et prime pour l’emploi, de façon dérogatoire au droit commun : les personnes concernées percevraient l’intégralité du RSA et de la PPE dus, sans réfaction de la PPE, pour un gain de 70 à 80 € supplémentaire chaque mois ». Martin Hirsch, le 23 février 2009, le confirmait à l’AFP : « la prime spécifique des employeurs ne viendra pas diminuer le RSA, à la différence de ce qui se passe en métropole. Il sera par ailleurs  possible outre-mer de cumuler totalement le RSA et la prime pour l’emploi ». Victorin Lurel maintient donc que l’article 11 du projet de loi de finances « remet en cause la solution finalement trouvée à ce long conflit social et revient bien pour le Gouvernement à renier son engagement ». Il invite donc Eric Woerth à bien vouloir faire le nécessaire pour obtenir la suppression de cet article 11.

FXG, agence de presse GHM

Cahiers du Conseil constitutionnel n° 28 Commentaire de la décision n° 2009-21 D du 22 octobre 2009

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 10:59

VSD et Le Figaro s’embrouillent entre la Martinique et la Guadeloupe

Dans un papier  sur les têtes de liste UMP pour les régionales publié sur lefigaro.fr, le 26 octobre, l’auteur confond lamentablement les deux îles sœurs des Antilles. Ainsi est-il écrit : « Seule la primaire en Martinique opposait deux candidats : le secrétaire départemental du parti Louis Molinié l'a emporté avec 78 % des suffrages contre le délégué de circonscription Alain Lascary. » Bon, les deux Guadeloupéens seront heureux de se découvrir Martiniquais ! VSD fait la même erreur dans son numéro du 28 octobre en évoquant la sortie prochaine du livre de Mister Bean, allias Yves Jégo, Quinze mois et cinq jours entre faux gentils et vrais méchants chez Grasset. Sous le titre « Les frayeurs de Jégo en Martinique », VSD écrit : « Lors d’une réunion secrète dans une maison privée, de nuit, il converse avec Elie Domota, leader du LKP. Soudain une coupure de courant les plonge dans le noir. Cinq gardes du corps armés jusqu’aux dents débarquent alors dans la pièce, certains que le ministre est sur le point d’être enlevé. » C’est bien connu que le LKP et Domota sont martiniquais et que le Collectif du 5 février est guadeloupéen ! Il faudra apprendre au Figaro et à VSD que zafè kabrit, sé pa zafè mouton !

FXG, agence de presse GHM

Cahiers du Conseil constitutionnel n° 28 Commentaire de la décision n° 2009-21 D du 22 octobre 2009

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 10:57

Huit Martiniquais jugés à Meaux pour trafic de stupéfiants

Depuis mercredi, le tribunal correctionnel de Meaux juge huit Martiniquais, un ressortissant de Saint Vincent et un autre de Jamaïque soupçonnés de trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs. Un onzième, résident de Thorigny sur Marne en Seine-et-Marne, Nacir T., 32 ans, est soupçonné d’être le commanditaire. Omar L., 31 ans, Maeva P., 29 ans, Erica E. (défendue par Me Ursulet, le ténor martiniquais du barreau de Paris), Martin N., 26 ans, Mariana L., 30 ans, Mathias M., 25 ans, Bernadette R., 47 ans, Franck B., 29 ans, Narcisse N., 33 ans et Carl-Joseph B., 30 ans, sont jugés jusqu’à jeudi soir après la découverte d’un trafic d’importation de plusieurs kilos de cocaïne dans l’Hexagone et en Martinique. Ce sont les douanes d’Orly qui ont repéré deux colis suspects en provenance de Martinique le 28 février 2007. L’enquête permettait d’établir que deux envois identiques avaient été faits en septembre et décembre 2006. Par ailleurs, elle identifiait un certain Omar L., libéré du centre pénitentiaire de Ducos en décembre 2006, qui effectuait de fréquents voyages à Saint-Vincent pour s’approvisionner en cocaïne et en cannabis. Narcisse R., propriétaire d’une Yole baptisée Amélie-Ange l’aurait aidé à faire ces « courses ». Le 19 juin 2007, un coup de filet permet de mettre sous les verrous six personnes en Martinique. Le parquet de Meaux prenait alors l’affaire en main. Omar L. reconnaissait avoir importé 300 kilos d’herbe et 10 kilos de cocaïne entre janvier et juin 2007 et dénonçait ses revendeurs comme étant Mariana L., Franck B. et indiqué qu’il avait eu recours à ses petites amies successives dont Erika E. ainsi que Bernadette R. qui l’aidaient à stocker les produits. Maeva P. était la compagne de Franck B., Carl B., dit La Rose, aurait aidé à transformer la cocaïne en crack. Mathias M. serait complice. Le procès devrait s’achever jeudi soir.

FXG, agence de presse GHM


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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 17:04

La Région s’intéresse aux gestes mentaux de la connaissance

Le conseiller régional et président de la commission éducation, Jean-Claude Soumbo, s’est rendu à Paris, ce week-end, pour participer à un stage sur « les gestes mentaux de la connaissance ».

Marlène Piejos-Rejon s’intéresse depuis longtemps aux gestes mentaux de la connaissance (une méthode rebaptisée par des technocrates de la rue de Grenelle, siège du ministère de l’Education nationale, gestion mentale), au point qu’elle est en passe de devenir la première formatrice de formateurs en Martinique. Ceux qui fréquentent les stages organisés par l’association Ecole de vie la connaissent. C’est en demandant une salle, il y a trois ans, à la Région, qu’elle est parvenue à intéresser Jean-Claude Soumbo. « J’ai participé à des stages et j’ai pu toucher du doigt la gestion mentale », indique l’élu qui  a retenu que dans l’apprentissage, il y a des gestes mentaux élémentaires. « Certains élèves n’en ont que l’intuition et les pratiquent comme le M. Jourdain de Molière faisait de la prose sans s’en rendre compte ; quand on leur explique, c’est une découverte. » Ce principe, mis en avant depuis près de quarante ans par Antoine de la Garanderie, vise à donner aux élèves des outils pour ensuite, se mettre à apprendre.

Contrer l’échec scolaire

Ces outils sont l’attention, la mémorisation, la réflexion, la compréhension et l’imagination. « Ce ne sont pas les enseignants qui font les bons élèves, ce sont les élèves », rappelle M. de la Garanderie. Une évidence trop souvent omise à l’école et qui semble à M. Soumbo un moyen de contrer l’échec scolaire en Martinique. « Seuls 32 % des élèves qui entrent en maternelle arrivent au bac sans avoir redoublé, ce taux est 50 % en France. » Que faire avec ces enfants en situation d’échec ? Les rendre acteur de leur apprentissage en leur faisant intégrer le projet de restitution en même temps que la mémorisation. Il ne faut pas les laisser dans une posture passive comme quand on regarde un film. C’est ce qu’on appelle le projet de sens ou encore l’accession au sens par les sens que sont la vue, l’écoute, le mouvement. « L’intérêt du conseil régional, face à l’ampleur de l’échec scolaire, repose sur la nécessité de rechercher un outil pour obtenir une meilleure performance dans l’éducation », soutient M. Soumbo. Et même s’il est difficile de faire bouger les choses au niveau de l’institution Education nationale, permettre aux parents de doter leurs enfants avant l’entrée au CP de l’outil de « l’attention » est une première marche pour sortir de la spirale de l’échec.

Une série de stage sont organisés dans les semaines qui viennent. Les 29, 30, 31 octobre et le 2 novembre au siège de la Région ; le 3 au lycée Montgérald au Marin, le 4 à la maison du citoyen de Dillon ; les 16, 17 et 18 novembre, à la Région.

FXG, agence de presse GHM

 

Cahiers du Conseil constitutionnel n° 28 Commentaire de la décision n° 2009-21 D du 22 octobre 2009

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 16:20

L’hommage de l’UMP à Victorin Lurel

Vendredi 23 octobre, le débat sur l’article 11 du projet de loi de finance à l’Assemblée nationale (sur le RSA/RSTA) a donné lieu à un tir de louanges à l’égard de Victorin Lurel. Etonnamment, ce tir est venu des rangs de l’UMP puisque c’est le rapporteur général du budget, Gilles Carrez qui l’a entamé : « Nous avons tous rendu hommage à l’action de Victorin Lurel pendant les semaines difficiles qu’a connu la Guadeloupe en janvier et février derniers. » C’est ensuite Eric Woerth, ministre du Budget qui a surenchéri en rendant lui aussi « hommage au travail accompli par M. Lurel sur le terrain, travail que personne évidemment ne met en cause et dont on connaît la qualité ». Ce beau concert de louanges n’a toutefois pas permis que  l’amendement Lurel soit adopté…


Jean-Jacob Bicep n’ira pas aux régionales en Ile de France

Le Guadeloupéen Jean-Jacob Bicep, membre des Verts, adjoint au maire du XXe arrondissement de Paris, n’ira pas au combat des régionales en Ile de France. Lui qui avait manqué de peu d’être élu député européen en juin dernier (il était 4e sur la liste d’Eva Joly/Daniel Cohn-Bendit qui a eu trois élus), n’a pas obtenu l’agrément de son parti. Il a obtenu 88 voix et fini 16e quand les seuls huit premiers ont été retenus. Une décision finalement conforme avec l’idée chère aux Verts de non cumul des mandats !


Valérie Pécresse reçoit Patrick Karam en douce
A l’agenda de ce mercredi de la ministre de l’enseignement supérieur et tête de liste aux élections régionales d’Ile de France, Valérie Pécresse, un rendez-vous avec le délégué interministériel à l’Egalité des chances des Français d’outre-mer, Patrick Karam. De quoi parleront-ils ? Du statut des étudiants originaires d’outre-mer ou de l’éventuelle entrée de Patrick Karam sur la liste de l’UMP ? Pas d’explication donnée et le ministère de l’Enseignement supérieur précise que c’est un entretien où la presse n’est pas conviée.
Cahiers du Conseil constitutionnel n° 28 Commentaire de la décision n° 2009-21 D du 22 octobre 2009

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 16:16

ITW Maryse Condé

« J’ai fait un coup d’éclat en partant »

Comme Edouard Glissant, vous enseignez à New York et non à Paris… Après cet hommage et celui reçu le mois dernier avec votre trophée des arts afro-caribéens, vous dîtes-vous qu’enfin on vous considère en France ?

Notre génération a pensé que nous n’avions aucune chance en France, qu’il fallait partir si on voulait faire ses preuves. Je crois que maintenant les Antillais ont une autre approche. Pour eux la France est un pays où ils peuvent réussir, mais pour nous la France est restée étrangère. Même ma fille est allée ailleurs. Et c’est vrai nous avons décidé de ne pas intégrer notre affectivité, notre imaginaire en France. Il y avait un malheur profond qui peut-être maintenant est un peu dissipé entre la France et nous.

Pourquoi avoir quitté la Guadeloupe ?

Je crois que j’ai fait un coup d’éclat en partant, en disant pourquoi je partais, malade et fatiguée, mais aussi un peu déçue par l’accueil du public. Je crois que toutes ces choses ont été entendues et qu’il y a eu, je crois, une sorte de revirement en ma faveur. On n’a pas bien compris pourquoi je partais, maintenant, je crois qu’on le comprend mieux et le fait qu’il y ait une distance qui s’installe entre le pays et moi n’est pas mérité. Je suis partie pour des raisons de santé, principalement, mais on a voulu faire une sorte de querelle, de désamour avec les Antilles qui n’est pas vrai. Comme j’aime toujours dire la vérité, en partant j’ai dit aussi quelque chose que je pensais qui n’était pas toujours agréable, mais sans la Guadeloupe, dans les Guadeloupéens, est-ce que j’aurais été un écrivain ? Toute mon œuvre est nourrie et de la Guadeloupe et des pensées, des sentiments et de la culture guadeloupéenne, donc finalement ce prix, cet hommage a permis de mettre fin à un malentendu stupide qu’il y a entre les Antilles et moi. C’est le côté positif de ma présence ici

Quel regard avez-vous sur la littérature antillaise actuelle ?

Un regard optimiste, mais un peu déçu parce qu’il me semble qu’n Guadeloupe du moins, la relève n’est pas assurée. Après Maryse Condé, après Simone Schwartz-Bart, après Gisèle Pineau qui sont déjà des gens, il faut dire, d’un certain âge, qu’est-ce qui va venir ? On ne sait pas encore et cet inconnu est un petit peu effrayant.

Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

Cahiers du Conseil constitutionnel n° 28 Commentaire de la décision n° 2009-21 D du 22 octobre 2009

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 15:43

Des Antillais honorés au Sénat par les Talents des cités

Samedi dernier, l’hémicycle du Sénat accueillait la cérémonie de remise des prix des Talents des cités. Depuis 2002, Talents des Cités récompense les créateurs d’entreprise issus des zones prioritaires de la politique de la ville. Ils bénéficient ainsi de l’ensemble des mesures et des aides à la création d’entreprise et au développement d’emplois durables dans des quartiers particulièrement touchés par le chômage. En 2009, les jurys Talents des Cités ont expertisé 250 dossiers et sélectionné 38 lauréats dont 22 dans la catégorie Emergence et 16 dans la catégorie Création. L’âge moyen des candidats est de 30 ans, 27% sont des femmes, 33% ont un diplôme de bac plus 2 à bac plus 5, et 66% d’entre eux étaient demandeurs d’emploi avant la création. Leurs activités sont regroupées autour des secteurs du commerce, des services aux entreprises et à la personne, de l’artisanat et de la construction. Rose-Hélène Morville a représenté la Martinique dans la catégorie Emergence avec sa société de décoration Belmoon.

Formée à l’Institut régional d’Arts visuels, option design et objet, Rose-Hélène Morville a enchaîné divers emplois avant de pouvoir évoluer dans le domaine qu’elle aime : la création et la décoration. Elle a occupé un poste de conceptrice artistique pendant 6 ans chez Anti Plis, association culturelle d’animation théâtrale pour les scolaires, en contrat emploi-jeune, puis en contrat accompagnement dans l’emploi. Elle a réalisé des décors de théâtre, des accessoires, et animé des ateliers d’arts plastiques. Au chômage depuis 2007, Rose-Hélène MORVILLE, a décidé de créer son entreprise de décoration, Belmoon Créations, dans le quartier de Voie de Ville. Parce que « chacun aspire à vivre dans un espace où il fait beau vivre », Belmoon Créations propose aux particuliers et aux entreprises, en fonction de leurs attentes et budgets, d’améliorer leur intérieur ou de créer un décor sur mesure autour de leurs événements : réceptions, anniversaires, mariages… lancements de produits, séminaires… Rose-Hélène Morville anime aussi des ateliers de création à partir de matériel recyclé sur le thème « déchets d’œuvres - des chefs-d'œuvre », dans une démarche de développement durable et de recyclage créatif. Son blog présente ses créations : http://dko9.blogvie.com. Accompagnée dans ses démarches par la Boutique de Gestion de Martinique et aidée par son ancien employeur qui lui prête un local, Rose-Hélène Morville est encore à la recherche de financements et espère lancer son activité en janvier 2010. Elle souhaite « donner confiance à ceux qui ont le goût et le désir d'entreprendre, de se rendre utile et d'être au service des autres ».

FXG, agence de presse GHM


Et un Guadeloupéen

Gilles Divialle a représenté la Guadeloupe dans la catégorie Emergence. La crise sociale et politique, début 2009 aux Antilles, et plus particulièrement en Guadeloupe, a été un déclic pour Gilles Divialle. « Les Antillais sont dans une dynamique de consommation et pas assez de production, il faut valoriser les jeunes entrepreneurs des DOM », avance-t-il. Il a donc développé le projet de créer une association loi 1901, Siyonaj, avec pour objet de dynamiser « un entrepreunariat qui n’est pas ancré dans la culture ». Un magazine tiré à 20 000 exemplaires, des reportages vidéos et un site internet pour présenter les créateurs d’entreprises, les initiateurs de projets associatifs et entrepreneuriaux, informer sur les démarches à suivre pour se lancer, conseiller sur les structures… Gilles Divialle veut aller à la rencontre de ces jeunes pour leur donner la parole, les faire connaître.
Formé dans l’une des meilleures écoles de communication visuelle, Gilles Divialle possède toutes les compétences techniques et artistiques pour mener à bien son projet : il a occupé des fonctions de directeur artistique, photographe et vidéaste ces six dernières années. Accompagné par la Boutique de Gestion Pro-Gestion Partner et par ses amis - qui prêtent du matériel, collaborent au site et au magazine -, Gilles DIVIALLE a démarré son activité en septembre 2009. Le magazine Siyonaj, lancé avec une interview d’Admiral T, chanteur de reggae-dancehall, qui a crée sa marque de vêtements, Wok, et qui symbolise la réussite pour les jeunes. La maquette du magazine et la première couverture sont prêtes, les premières vidéos ont été réalisées. Il cherche encore des financements pour imprimer le magazine et embaucher un webmaster. « Siyonaj saura créer un élan dans le quartier, dans tous les quartiers ».

Photos : David Delaporte et FXG

Cahiers du Conseil constitutionnel n° 28 Commentaire de la décision n° 2009-21 D du 22 octobre 2009

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 14:06

Le WWF prône la traçabilité de l’or guyanais

« De la mine à la vitrine », c’est le parcours de traçabilité que le WWF voudrait voir naître pour l’or de la Guyane en considérant le problème du point de vue de la filière.

Le directeur général du WWF France, Serge Orru et son responsable outre-mer, Romain Renoux étaient à l’Assemblée nationale, lundi  19 octobre, avec Christiane Taubira pour présenter leur étude. « La traçabilité permettrait de piéger les activités d’orpaillage clandestin (les garimpeiros) et illégal », a indiqué Christiane Taubira. Il y aurait de 3 000 à 15 000 orpailleurs clandestins, 5 à 600 chantiers illégaux et, pour 3 tonnes par an d’or extraites légalement, 10 tonnes d’origine douteuse. Et cet or illégal infiltre la filière légale. Après huit mois d’étude sur le terrain, le WWF voudrait mettre en place une démarche pilote de traçabilité pour la saint Valentin 2011 en attendant l’or équitable ! Mais comment tracer un produit qui se vend à 28 000 euros le kilo ? Il faut identifier la faiblesse des maillons dans la filière aurifère qui compte cinq niveaux : les exploitants miniers, les comptoirs d’or, les affineurs (ils sont 3 ou 4 grandes maisons dans l’Hexagone, mais une seule affine l’or de Guyane, à Lyon), les fabricants joailliers et les distributeurs. Dans cette chaîne, le premier maillon faible se situe chez les exploitants avec les déclarations trimestrielles déposées à la DRIRE. « Nombre d’interlocuteurs émettent de sérieuses réserves quant à la fiabilité de ce régime déclaratif », souligne le rapport.

Le maillon faible

Mais le maillon le plus faible, c’est la non-application de la loi sur la garantie de l’or en Guyane, « une faille réglementaire béante ». Cette réglementation oblige à ce que les ouvrages d’or soient soumis au poinçon de garantie permettant leur traçabilité. Cette spécificité rend opaque l’or acheté aux exploitants par les comptoirs d’or. Ainsi entre 2000 et 2008, 22 tonnes d’or exportées de Guyane avait une origine douteuse. Du côté des affineurs, le WWF s’est rendu compte que l’or guyanais était affiné séparément des autres ors, car très souvent de bien meilleur qualité », il est donc tracé et « il ne reste plus à l’affineur qu’à conjuguer soin savoir faire avec un faire savoir auprès de ses clients joailliers. Ces derniers se disent sensibles au problème et demandeurs d’informations. Plusieurs ont même manifesté leur volonté de travailler l’or guyanais et proposer au plus tôt une gamme de bijoux « or de Guyane ». Chez les distributeurs, il existe déjà un label Joaillerie de France qui garantit au consommateur le respect des dispositifs juridique, social, éthique et environnemental national. D’ici la saint Valentin 2011 et le projet pilote de traçabilité de l’or guyanais, le WWF entend poursuivre son action avec une campagne de sensibilisation des consommateurs français sur l’origine de l’or et réaliser des études de filières similaires au Brésil et au Suriname. Mais en attendant, ils plaident pour que le Parlement français entérine le traité franco-brésilien de décembre 2008 et pour que les opérations Harpie II soient maintenues.

FXG, agence de presse GHM


Pas de poinçon en Guyane

La loi de la garantie est applicable partout en France et dans les DOM à l’exception notoire de la Guyane, seul département français riche en ressources aurifères. En raison de sa non-application, les négociants n’ont aucune obligation de tenir un registre, dit « livre de police », qui renseignerait officiellement sur l’identité de leurs vendeurs d’or… Un paradoxe qui trouve son explication, selon Mme Taubira, dans une volonté d’inciter l’exploitation et l’exportation de l’or, comme c’est le cas pour les explorations de pétrole à qui l’on octroie facilement des dérogations et autres exonérations. La députée a d’ailleurs saisi à ce sujet le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi. L’entourage de ce dernier considère que «  ce n’est pas une priorité et n’entre sans doute pas dans les attributions du ministère de l’Industrie. » Le courrier de Christiane Taubira sera donc renvoyé au ministère des Finances…

 

Cahiers du Conseil constitutionnel n° 28 Commentaire de la décision n° 2009-21 D du 22 octobre 2009

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 17:45

Le prix Fetkann 2009 honore Maryse Condé

Les lauréats du prix Fetkann 2009, mémoire des pays du Sud, mémoire de l’humanité, ont été dévoilés hier matin à Paris, au café de Flore. Dans la catégorie mémoire, le prix, remis par une conseillère de l’ambassade d’Haïti, a été attribué à l’ouvrage de Daniel Delas et Antoine Vitez, Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, aux éditions Textuel. Dans la catégorie recherche, le prix remis par Jean-Claude Cadenet de la mairie de Paris, a été décerné à Jean-Louis Donnadieu, pour Un grand seigneur et ses esclaves, le comte de Noé entre Antilles et Gascogne 1728-1816, aux éditions Tempus. Dans la catégorie jeunesse, Maryse Condé a remis le prix à Alain Guédé et Serge Hochain pour leur livre Le Chevalier de Saint-Georges, aux éditions Dagan et Mat. Enfin en poésie, le prix remis par Samia Badat de la délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer a été attribué à la Martiniquaise Suzanne Dracius pour son recueil Exquise déréliction métisse, aux éditions Desnel. Maryse Condé s’est vue remettre une médaille qui signifiait un hommage spécial du prix Fetkann : « Par son engagement, une voix décisive pour les Antilles, une voix qui se met, à travers une œuvre considérable, à l’écoute des douleurs de leur histoire, nom moins que de la force créatrice qui en découle, porteuse, avec toutes ses composantes, d’une page nouvelle dans le futur de l’humanité », indiquait l’organisation. Pour cette 6e édition, José Pentoscrope, fondateur de ce prix littéraire avec le Centre d’information et de formation des originaires d’outre-mer (CIFORDOM), se disait satisfait de la confiance des éditeurs, des médias et d’un public toujours partant pour assister à cette remise de prix.

FXG, agence de presse GHM


ITW Daniel Delas, lauréat du prix mémoire

Que représente ce prix ?

C’est une reconnaissance importante parce que j’y ai mis du cœur. J’ai cherché à me rapprocher le plus possible de la colère d’Aimé Césaire à l’époque où il a écrit ce discours sur le colonialisme.

N’est-ce pas difficile d’écrire sur un tel auteur ?

J’ai été longtemps très intimidé. J’avais commencé avec Senghor et la négritude et puis, il faut se lancer ! La poésie reste difficile, mais quand on dit que Césaire est un écrivain difficile, ce n’est pas tout à fait juste parce que le Discours sur le colonialisme, les pièces de théâtre ne sont pas difficiles. Le cahier, non plus…

Quel éclairage apportez-vous à l’ouvrage d’Aimé Césaire ?

Cette idée qu’on ne peut séparer la poésie de la politique. L’écriture et la pensée marchent d’une manière exemplaire ensemble, c’est ça le plus important. Qu’il n’y ait pas d’un côté un traitement littéraire et de l’autre, un traitement politique. On n’écrit pas uniquement pour faire des belles choses, on écrit pour une certaine idée du monde et des changements qu’on envie d’y apporter. La parole d’Aimé Césaire n’est pas prête à disparaître des mémoires, ne serait-ce que parce qu’il est dans les mémoires. Il n’existe pas d’Antillais, pas d’Africains un peu lettrés qui ne soient capables de réciter des vers entiers du Retour au pays natal. Vous pouvez aller au brésil aux Etats-Unis et parler à des Noirs d’Aimé Césaire, ils connaissent. Donc il vit dans les mémoires et c’est très important de le faire savoir en France, même si en France, c’est plus compliqué.


ITW Alain Guédé, lauréat du prix jeunesse

Qu’est-ce qui vous touche en recevant ce prix ?

Ce qui m’a beaucoup touché, c’est que la marraine qui m’a donné cette distinction, c’est Maryse Condé. Dans ma jeunesse, j’étais baigné par Senghor qui est venu m’éclairer quand j’étais au lycée, ensuite, il y a eu Césaire et maintenant Maryse Condé ! Ce qui est dommage, c’est que le génie ne soit pas contagieux.

N’est-ce pas une reconnaissance de votre travail pour Saint George ?

C’est le résultat du travail d’une association. Je suis assez fier des livres que j’ai écrits mais je suis surtout très fier d’avoir constitué une association de gens qui sont motivés et qui se battent avec acharnement pour faire redécouvrir Saint George. Seul, je n’y serais pas arrivé. Et être en permanence en symbiose avec cette espèce de légion de Saint George, c’est magnifique !

Un essai, un livre pour la jeunesse, un opéra… Et à quand un film populaire sur le chevalier ?

On y travaille. Le problème est que dans la conjoncture actuelle, les moyens sont difficiles à trouver. Pour l’instant, le producteur a réuni 10 millions d’euros. Avec une telle somme on peut faire un très beau film contemporain, mais pour un film d’époque, c’est insuffisant. Il faut des chevaux, des costumes, des perruques, des armes… Ce sera un film pour le cinéma avec un producteur américain, mais c’est long.

Propos recueillis par FXG

 

 

 

 

 

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