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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 14:00

Agenda antillais
Accompagnee d'Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services et de la Consommation, la bientot ministre de l'Outre-mer, arrive mercredi apres-midi en Guadeloupe. Voici l'agenda officiel de ce deplacement.
8 heures : Réunion à la suite du Comité interministériel de l’Outre-Mer, avec les acteurs économiques de la Martinique (palais des congrès de Madiana)
10 heures : Point presse au palais des congrès de Madiana.
11 h 30 : Déjeuner rencontre avec les acteurs du tourisme (lycée hôtelier de Bellefontaine.
14 heures : Visite de Saint-Pierre.
Le 13, en Guadeloupe
8 h 30 : Reunion à la suite du Comité interministériel de l’Outre-Mer, avec les acteurs économiques de la Guadeloupe, salle Schœlcher de la Préfecture de Basse-Terre.
10 heures : Point presse (meme lieu).

Midi : Visite du lycée hôtelier de Gosier, suivie d’une réunion de travail, avec les professionnels du tourisme.
14 heures : point presse à l’occasion de la signature de la Charte « Qualité tourisme » (lycée hôtelier du Gosier).
15 heures : Visite de l’hôtel la Toubana à Sainte-Anne.
16 heures : Visite de l’hôtel le Manganao à Saint-François.
Le 14 novembre
8 heures : Réunion du comité de suivi du protocole de sortie de crise en Guadeloupe.
11 h 30 : Visite d’un champ de melon et coupe du premier melon de l’année.
Apres-midi hors agenda minsteriel
19 h 30 : invitee du journal televise de RFO.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 22:45

SARKOZY PROMET UN NOUVEAU DEPART POUR L'OUTRE-MER

Un observatoire des prix indépendant, un cursus complet d’études de médecine aux Antilles et une promotion pour Marie-Luce Penchard. Tels sont les premiers faits marquants qui ressortent parmi les 160 mesures annoncées hier à Paris

« Nous avons collé aux états généraux et apporter nos propres idées », commentait hier peu avant le discours du président de la République un conseiller de l’Elysée. Au final, il ressort de ce premier conseil des ministres de l’outre-mer (CIOM) 71 mesures transversales, communes à tous les DOM et 66 territoriales (elles doivent être mises en ligne sur le site de l’Elysée). Après François Fillon, qui a présenté l’historique et la méthode et les lignes forces de ce CIOM, Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur a évoqué les mesures liées à la gouvernance. Nonobstant les référendum de janvier 2010 qui concernent la Guyane et la Martinique, il a été question de l’évolution du rôle des services déconcentrés de l’Etat, qui devraient gagner en souplesse et en adaptation aux réalités locales. L’Etat sera aussi plus présent puisque les préfets pourront désormais se substituer aux collectivités en cas de carence de celles-ci ; il pourra aussi décider d’ajuster localement les investissements des crédits d’Etat. « L’esprit est un meilleur accompagnement des collectivités locales », résume un conseiller de Nicolas Sarkozy. Sur le plan régional, l’Etat permettra désormais aux collectivités régionales de représenter la France sous mandat dans les négociations internationales de bassin. Marie-Luce Penchard qui doit ainsi devenir ministre de l’Outre-mer auprès du ministre de l’Intérieur a évoqué l’égalité des chances, la culture et la jeunesse avant que Jean-Louis Borloo n’évoque le développement durable et la biodiversité. Le CIOM a  notamment décidé que les DOM parviendraient à l’autonomie énergétique en 2030. Pour cela, le prix du rachat de l’électricité issue des énergies propres sera augmenté de 20 % (y compris l’électricité marine ou géothermique en Guadeloupe).

 

Observatoires des prix  présidés par une autorité indépendante

Hervé Novelli est intervenu lui pour parler concurrence, tourisme et développement endogène. Les règles de la concurrence seront donc durcies avec un abaissement des seuils de notification à l’autorité de la concurrence pour la concentration dans la grande distribution. Les seuils ne sont toutefois pas encore fixés. L’Etat, pour renforcer les contrôles va créer des groupement d’intervention régionaux de la concurrence. Ces GIR « concurrence » seront à même de contrôler sur place et sur pièce des transports aux grossistes jusqu’aux distributeurs. Ils seront composés de la répression des fraudes, des douanes ou encore des services vétérinaires. De même les observatoires des prix seront présidés par une autorité indépendante et pourront saisir directement l’autorité de la concurrence. En matière de tourisme, un moratoire sur les dettes sociales sera accordé à court terme à l’hôtellerie aux Antilles et les chèques vacances utilisés sur ces départements seront bonifiés, de l’ordre 20 %, histoire de relancer la destination. Un commissaire du développement endogène sera nommé dans les trois bassins que sont les Antilles, la Guyane et l’océan Indien.

 

Créer un véritable marché antillais

Aux Antilles, son rôle sera de créer un véritable marché antillais pour permettre la mise en place de lignes industrielles, comme la banane antillaise a su le faire. En Guyane, il devra mettre en place un marché commun du plateau guyanais et du Brésil afin de permettre un meilleur approvisionnement du marché local. « Il y a des problèmes de droit que nous résoudrons », précise le conseiller. Dans l’océan Indien, ce commissaire aura pour rôle de diversifier les relations commerciales avec les pays de la zone et ses 58 millions de francophones, notamment Madagascar.

Un débat s’en est suivi entre les ministres. Eric Besson a parlé d’intégration des identités ultramarines dans l’identité nationale, Lemaire a annoncé la généralisation des instituts techniques  pour les filières agricoles, notamment pour la pêche, afin, à terme, d’arriver à créer une filière d’exportation. Pour cela, une enveloppe de 40 millions d’euros dédiée à la diversification sera inscrite au collectif budgétaire de 2010. Frédéric Mitterrand qui a annoncé la création d’une agence des cultures d’outre-mer, la diffusion de France Ô sur l’ensemble de l’Hexagone et un événement : 2011, année de l’Outre-mer en France. En terme de santé, Roselyne Bachelot a officialisé la création d’un cursus d’études de médecine complet aux Antilles, la création d’une filière hospitalo-universitaire à la Réunion, prémisse d’un CHU et, dans les quatre DOM, d’un institut de formation aux métiers de la santé. Elle a annoncé pour la Guyane, la création d’une plateforme préparatoire pour les sportifs de haut niveau en prévision de la coupe du monde de foot et des jeux olympiques, pour la Guadeloupe, la création d’un pôle d’excellence sportive et, à la Réunion, un renforcement du CREPS. Bernard Kouchner a proposé 130 mesures d’allègement de visa, notamment avec le Brésil et de nombreux Etats caribéens. Eric Châtel s’est engagé à lancer un plan massif contre l’illettrisme ,avec une scolarisation dès l’âge de 3 ans pour les non-francophones, un fonds spécial, dès 2010, pour la construction et l’entretien de bâtiments scolaire pour la Guyane. Enfin, au nom de la Justice, Michèle Alliot-Marie a annoncé la création de lieux d’incarcération à Saint-Martin et le renforcement de la chambre détachée de la cour d’appel en Guyane. En matière le logement, l’Etat devrait céder du foncier gratuitement, notamment en Guyane pour construire du logement social et les bailleurs sociaux pourront se substituer financièrement aux collectivités défaillantes. Côté fonction publique, les règles de mobilité seront assouplis pour les agents B et C pour faciliter leur emploi dans leur territoire, de même qu’un vivier interministériel sera mis en place. Par ailleurs, les nominations de chef de service seront désormais soumises à la double signature du ministre de tutelle et de celui de l’Outre-mer. En matière de dialogue social, le président a déclaré qu’il allait saisir les organisations syndicales nationales pour modifier les règles de représentativité des syndicats au niveau local.

Avant que Nicolas Sarkozy ne conclue cette intense journée, un proche du président confiait que « la boîte à idées ne se refermait pas brutalement et qu’ il y aura d’autres CIOM… La matière des états généraux n’a pas été épuisée. »

FXG (Agence de presse GHM)

 

Réactions


Chantal Berthelot, députée (groupe SRC) Guyane

« Je me réserve quelques jours pour consulter les documents mais je peux avoir deux réactions. La première : quand le président de la République dit on va importer de la viande du Brésil je dis danger par rapport aux éleveurs guyanais, dont je fais partie. Deuxième chose : la mise en place d’un institut agricole. Je dis bravo parce qu’on a besoin d’une interface entre la recherche et le développement. Le monde agricole a besoin d’être boosté.

Le seul chiffre qui apparaît, c’est les 40 millions pour la diversification agricole. Je crois que quel que soit l’analyse que j’aurai sur les mesures dans quelques jours, tout dépendra de la volonté en Guyane de mettre en œuvre ce qui a été acté. Le président de la République peut faire des déclarations, mais c’est à nous à exiger de l’administration que les mesures soient mises en œuvre. »

Greg Germain, comédien et rapporteur de l’atelier Culture aux EGOM dans l’Hexagone

« Ca n’était ni un catalogue à la Prévert, ni une distribution des prix. J’ai entendu des choses fortes qui se disaient sous le manteau et qui ne se sont jamais dites dans un palais comme celui de l’Elysée. Maintenant, je ne suis pas né de la dernière pluie, je vais attendre pour voir dès 2010 comment tout cela va se mettre en route. Les mesures sur le développement endogène sont fortes, sur les relations internationales dans les différents bassins aussi. Quelques vérités qui ont été dites en ce qui concerne ce que l’outre-mer apporte à la France, pour la première fois, un président de la République l’a dit dans un discours solennel ! Et enfin pour ce qui concerne la culture, même si je suis un peu resté sur ma fin, d’entendre dire que France Ô va passer sur le réseau national, c’est une mesure importante car cette TNT permettra de faire en sorte que les Français de l’Hexagone connaissent un peu mieux ce qui se passe ailleurs. Là encore, il faudra savoir comment sera traitée cette France Ô nationale. Il faut qu’elle devienne une télévision de plein droit. »

Louis-Daniel Bertome, président chambre d’agriculture de Martinique

« Les mesures prises à l’issue de ce conseil interministériel sont très intéressantes pour l’agriculture puisqu’il y a trois propositions majeures que nous avions faites à la chambre et qui ont été retenues : l’institut technique multi-filière pour la diversification, l’abondement du POSEI et le regroupement des structures agricoles notamment pour les filières d’élevage. C’est une grande avancée et je crois que nous avons de quoi travailler pour quelques années. »

Léon Bertrand, maire UMP de Saint-Laurent-du-Maroni, ancien ministre

« Le marché commun entre le Brésil, le Guyana et le Suriname, la création de ce poste de commissaire au développement endogène, le fait de permettre au président du conseil régional de discuter directement avec des chefs d’Etat, sous mandat, tout ça sont des avancées importantes à tel point qu’on se demande s’il est nécessaire encore d’aller consulter les Guyanais pour savoir s’ils sont pour ou contre l’article 74, parce que finalement tout en restant dans le registre de l’article 73, on a des avancées considérables. Bien entendu, tout le monde a constaté qu’il n’y avait pas d’annonces budgétaires mais je crois que nous avons aujourd’hui des moyens politiques importants et à nous de savoir les utiliser. »

Jany Marc, députée (groupe SRC) de la Guadeloupe, présidente de l’atelier jeunesse, égalité des chances, promotion de la diversité aux EGOM Guadeloupe.

« Pendant le discours, je me suis prise un peu à rêver parce que j’ai entendu un certain nombre de choses qui pouvaient me permettre de penser qu’il y avait une évolution pour l’Outre-mer. Malheureusement ce qui m’intéressait le plus n’avait pas derrière la notion de durée et celle de budget. Ca ne peut être qu’un catalogue. Il y a peut-être des éléments intéressants qui sont présentés mais j’ai comme l’impression qu’à la crise de janvier-février 2009 qui faisait ressortir des problèmes de pouvoir d’achat, des problèmes de position dominante au niveau de la concurrence, il n’y a pas eu de réponse. J’ai une plus une réponse politique par rapport à une question économique. Mais je ne suis pas oiseau de mauvais augure ! »

Jean-Etienne Antoinette, senateur (groupe PS) de Guyane

« Dans la forme, il faut reconnaître que le président de la République a pris en compte la dimension des problèmes mais il n’y a pas d’annonces révolutionnaires. Et puis comment cela pourrait se décliner du point de vue budgétaire sachant que le budget de l’outre-mer a été voté… Je ne vois pas cette lumière tant annoncée. On n’a pas parlé de filière de développement économique… Il y a de petites mesures sur le tourisme mais on n’a pas évoqué les problématiques des collectivités locales, notamment leur financement alors qu’elles jouent un rôle majeur dans le cadre du développement économique. Il n’y a pas de quoi être particulièrement réjoui. »

Serge Larcher, sénateur (groupe PS) de Martinique

« Il y a un cri qui a été poussé en outre-mer en début d’année ; le président l’a entendu et aujourd’hui, il nous répond. Un train de mesures est annoncé… Il serait malhonnête de dire que ça ne va pas dans le bon sens. Il y a des mesures qui ne coûtent absolument rien à l’Etat comme la représentation très forte de l’Outre-mer à Bruxelles où très souvent nos intérêts ont été oubliés. L’article 299-2 du traité d’Amsterdam n’a pu véritablement montrer ses effets ; le droit à dérogation n’a pas toujours pu jouer. L’annonce d’une future desserte aérienne depuis le hub de Roissy, c’est formidable. Le moratoire des dettes sociales pour l’hôtellerie, ça va dans le bon sens parce qu’ils sont à genoux, le renforcement de l’observatoire des prix, tout ça va dans le bon sens. Mais il y a d’autres mesures qui demandent des financements et on ne voit pas l’ombre d’un financement. Peut-être va-t-on nous annoncer un collectif budgétaire en cours d’année… Le président nous dit que tout ne sera pas pris pour 2010, alors nous attendons 2011 pour voir véritablement si tout ce qui a été annoncé peut être financé. L’Outre-mer a souvent eu des effets d’annonce et souvent a été déçu. Nous ne faisons pas de procès d’intention au président, mais nous sommes des vigies, nous veillons à voir ce qui sera fait. »

Christiane Taubira, députée (groupe SRC) de Guyane

« Il n’y a pratiquement rien de critiquable dans le discours. On est dans une situation assez ordinaire me semble-t-il de devoirs ordinaires de l’Etat vis-à-vis de territoires qui relèvent de la République. Je n’ai pas relevé de mesures exceptionnelles. J’ai constaté une difficulté à comprendre les fondements mêmes des rapports entre l’Etat et les outremers. Ils sont inégalitaires. En outre-mer, il y a un principe inégalitaire de relations entre l’Etat et les outremers et ce n’est pas remis en cause. Il a reconnu des situations difficiles et délicates, un discours relativement volontariste pour mettre en place des mesures qui vont rétablir simplement la justice et le droit. Ca me parait normal en terme de responsabilité de l’Etat mais il n’y a pas ce souffle qui permet de voir que les mouvements sociaux interpelaient la République en tant que telle.

Il aurait fallu avoir le courage de dire clairement qu’on sait pourquoi nos économies sont des économies de comptoir, pourquoi nous sommes dans un système rentier, pourquoi les privilèges ont la vie dure. Qu’on le sait et qu’on ne va plus l’admettre. Que l’on prend des risques de rupture avec des catégories sociaux économiques qui vivent de cette situation et que dorénavant on met des systèmes économiques basés sur le travail, sur l’effort, sur l’efficacité, la justice… »

 

Patrick Karam, DIMECFOM et coordonnateur des états généraux de l’outre-mer en Hexagone

« 2009 sera inscrite dans l'Histoire comme une véritable révolution pour l'outre-mer au même titre que 1848 avec l'abolition de l'esclavage et 1946 avec le passage du statut de colonie à la départementalisation. Nicolas Sarkozy a pris la mesure de la faillite d'un système qui condamnait l'outre-mer à l'injustice. Il marquera les Ultramarins comme l'homme de l'égalité réelle et le garant d'un pacte républicain plus juste. Enfin, l'Histoire de l'outre-mer se remet en marche. (…) Des propositions des ateliers des EGOM dans l’Hexagone que j’ai défendues, sont devenues des mesures : la création d'une Agence nationale des cultures de l'outre-mer dédiée à la promotion et à la diffusion de ces cultures, l'organisation de l’année de l'outre-mer en France, l'extension de France Ô sur la TNT, la diffusion des médias de service public en outre-mer, la réforme des modalités des concours de la Fonction publique, une nouvelle organisation de la mobilité dans les emplois publics, le soutien à la structuration du mouvement sportif local et régional, un meilleur accompagnement des sportifs de haut niveau ultramarins dans l'Hexagone, la nomination auprès du secrétaire d'État aux Sports d'un référent ultramarin en charge de ces questions, enfin la mise en place d'un outil global d'analyse de la situation des Ultramarins vivant dans l'Hexagone ou encore la réalisation d'une étude sur l'état de santé des Ultramarins dans l'Hexagone. »

Jean-Michel Penchard, conseiller économique et social national (Guadeloupe)

« L’arrivée d’un ministère à la place du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer donnera une autre dimension à l’outre-mer. La possibilité assouplie pour les fonctionnaires ultramarins de prendre des responsabilités dans des conditions plus accessibles qu’elles ne le sont aujourd’hui est une chose remarquable comme le fait que 2011 soit une année de l’outre-mer en France. Si on est intelligent, on doit pouvoir greffer sur cette année 365 manifestations ! Il y a aussi, de la part du gouvernement, une volonté d’aider le secteur de l’hôtellerie très endetté aux Antilles et ces annonces vont le bon sens. »

Colette Koury, présidente de la CCI de Pointe-à-Pitre

« J"etais avec l'ancien ministre de l'Outre-mer, Dominique Perben et globalement, on a vu qu'il y avait un ensemble de mesure dont on a eu à demander pendant des années les unes après les autres sans jamais les obtenir. C’est-à-dire que tout d’un coup dans une globalité de vue, on a de quoi repenser l’avenir. Mais je crois qu’avec quelques mesures phares comme celles qui ont été annoncées, que ce soit le business act, les départs de Roissy pour lesquels je me bats depuis quatre ans, la décentralisation de nos présidents de collectivités pour être ambassadeur de la France dans leur environnement, on le demandait depuis tellement longtemps, même Lucette Michaux-Chevry l’avait réclamé en vain ! Pour les préfets aussi ! Que des fonds inutilisés puissent être reconvertis rapidement pour ne pas les perdre ! Tout ce que j’ai entendu, ce sont des choses que nous avons eu à demander et c’était toujours impossible. Brusquement, le voile se lève. On attend de voir si vraiment ça se met en place. »

Madeleine de Grandmaison, Comité Tourisme Martinique, ex-eurodepute

« Apparemment tout n’est pas mauvais, comme le moratoire pour les hôteliers sur leurs dettes sociales, maintenant, il y a à affiner et à développer. Je dirai par exemple en ce qui concerne les visas, une question qui m’a beaucoup mobilisée ces quatre dernières années, j’ai beaucoup entendu parler de Polynésie, je n’ai pas entendu parler de visa dans la zone caraïbe. J’ai entendu parler d’un marché Martinique Guadeloupe, ça ne me satisfait pas. C’est d’un marché intra-caribéen que je souhaite entendre au moment où précisément il y a les APE qui nous concernent vis-à-vis de tous les autres. J’ai entendu parler d’institut technique, je voudrais savoir comment on articule cela avec l’existant. Il ne s’agit pas de créer, il faut prendre en compte ce qui existe et peut-être faire évoluer ce qui existe. »

Victorin Lurel, député PS de Guadeloupe, president du conseil regional

« Le président est un homme de bonne volonté ; il a voulu faire des états généraux, nous y avons participé. Et aujourd’hui en écoutant ce qu’il a dit, je ne suis pas mécontent mais si j’avais tout de suite à émettre un regret, c’est qu’il n’y a pas de traduction budgétaire. Il faut absolument avant la fin de l’année, dans le collectif budgétaire qui va être examiné début décembre, que l’outre-mer ne soit pas oublié. Sur le reste, il a annoncé des mesures symboliques : la promotion de Marie-Luce Penchard, une année de l’outre-mer en France, l’extension du champ de France Ô sur le territoire de la République, c’est déjà ça car il manque une radio de la bande FM, une maison des outre-mers. Il manque dans chacun de nos territoires des crédits conséquents à la conservation de notre patrimoine, il manque des conservatoires nationaux en région, il manque un accompagnement Mémorial Act… Mais on a obtenu une faculté de médecine de plein exercice, un small business act, un moratoire avec possible abandon de créances, c’est déjà ça. Et il m’a apparemment donné ce que je demandais, un fonds d’investissement de proximité. Mais ce que je demande, c’est qu’on puisse drainer l’épargne locale et on passe à côté. Il manque des crédits pour que la culture soit le moteur du développement… Au total, ce sera bien, si tout ça est effectif très rapidement, avant décembre 2009 et s’il y a un calendrier d’exécution rapidement adopté. »

Daniel Dalin, président du Collectifdom

« Le président de la République a lancé un message fort à l’Outre-mer, maintenant le tout est de savoir comment cela va se mettre en place. Il a aussi fort peu parle d’annonces pour l’Hexagone et je reste dubitatif. »

 

Alfred Almont, député UMP de Martinique

« Le président de la République tient ses engagements. Il a d’abord dit qu’il est temps de mettre un terme à l’uniformité de traitement des situations, il est temps de prendre en compte les irréductibles particularismes de l’outre-mer. Il va mettre en place un GIR pour renforcer la lutte contre les abus de la concurrence ; Les PME vont recevoir un soutien très particulier notamment avec la défiscalisation, il y aura un sous-préfet affecté à la jeunesse et à la cohésion sociale et pour le développement endogène, des moyens seront mis à notre disposition pour mettre en valeur nos atouts concurrentiels. Je ne peux que me réjouir des orientations annoncées ce soir. Il nous appartient maintenant de prendre nos responsabilités et d’être attentifs à ce qui va se passer dans le cadre le la mise en œuvre de ces mesures. »

Janine Maurice-Bellay, Martiniquaise, conseillère régionale Ile de France (Apparentée PRG)

« Je suis très embarrassée parce que je l’ai trouvé assez clair et, pour une fois ; qu’on parle de nous concrètement, j’avais le sentiment d’avoir été entendue de tous les combats que je mène depuis toujours. Maintenant, je ne suis pas dupe non plus parce que la politique, j’en fais depuis 17 ans et je vais être vigilante. Le président a dit pour le prendre en défaut : « On annonce les choses parce que c’est les élections… », j’espère qu’il n’a pas fait ces annonces parce que c’est les élections. Mais aujourd’hui, j’ai tout de même l’impression qu’on nous entend autrement. »

Sylviane Cédia, chanteuse guyanaise

« Un discours très prometteur mais ce n’est pas une conclusion. Il y a des idées qui semblent être bien définitives. On attend que les choses soient mises en route tout de suite. Chacun attend ça alors que non, certaines choses ne pourront être mises en œuvre tout de suite parce que ça demande de la restructuration, de la concentration, de la motivation pour arriver à ! Là,, on se dit : c’est quand le bon jour ? Mais on est sur la bonne route. »

Amédée Adélaïde, homme politique et d'affaires retraité, Guadeloupe

« C’est d’abord un discours très riche, très dense en propositions, notamment à caractère administratif et économique. Mais il a manqué un élément essentiel, c’est le retour à la stabilité institutionnelle. En 2003, on a ouvert une crise institutionnelle et je n’ai pas trouvé dans ce discours les éléments de retour à une situation stable à long terme. Je dirai même que grâce à ces mesures, nous aurons un retour à une certaine paix sociale et à un développement économique et tout cela risque plus ou moins à moyen terme, cinq ou six ans, d’être remis à nouveau sur la table par des visées indépendantistes. »

Daniel Picouly, écrivain

« J’ai aimé l’idée de la fusée à plusieurs étages : la place et l’importance de l’outre-mer, un retour à l’histoire parce que c’est pédagogiquement nécessaire et ensuite, il y a le catalogue de mesures qui sont des réponses aux préoccupations des états généraux. C’est très difficile d’apprécier l’importance, le cout de tout ça, mais à regarder la réaction des élus, il semble que eux comprennent ce qui se passe et qu’il est bon de rappeler qu’on ne parle pas d’indépendance, mais d’accroissement de l’autonomie des territoires. »

Germain Soumbo, président de la ligue de tennis de Martinique

« J’ai entendu parler d’université de médecine, d’institut du métier du sport… On parle depuis longtemps d’excellence sportive et je suis heureux de voir que le sport n’a pas été oublié car il est important aux Antilles autant dans l’élite que dans la masse. Et on a parlé de l’ouverture des frontières et le sport a vraiment sa place dans cette dynamique là. »

Marijosé Alie, France Ô

« France Ô sur l’ensemble de l’Hexagone, c’est une satisfaction pour nous tous, tous les Français car il y a une méconnaissance, une mal connaissance des histoires des outre-mers qui va être réparée par cette généralisation. Tant qu’on reste confinés à lIle de France, ça veut dire qu’il y a un bassin de population ultramarine plus importante… On ne fait pas de la télé pour les Ultramarins, on fait de la télé pour faire le lien, le vivre ensemble. A RFO, on sait faire ça, on a toujours fait ça ! On a une expertise par rapport à ce vivre ensemble qu’on peut apporter grâce à cette chaîne à toute la France. J’espère qu’on aura les budgets qui vont avec. »

Georges Patient, sénateur (groupe PS) de Guyane

« Un marché ouvert sur les Guyanes qui sont des partenaires à notre niveau, mais le Brésil… Il  faut des garde-fous, même s’il y aura un pont sur l’Oyapock ! C’est un géant de 200 millions d’habitants avec une économie émergente qui, bientôt dépassera la France. Donc, il faut être vigilant. Il semble qu’un effort particulier soit fait pour les constructions scolaires, sur la place faite aux ultramarins de la fonction publique mais je suis un homme de chiffre et ils ne sont pas annoncés. Je demeure septique. Quand le chef de l’Etat parle d’un plan de relance en France, il annonce des chiffres, là rien. Il va nommer des sous-préfets, des commissaires, ok… mais des chiffres pour accompagner toutes ces mesures pour le développement endogène, il n’y en a pas. Ce sont ces assurances que je voulais avoir. Oui, il faut un développement endogène pour sortir de l’assistanat, mais là… C’est comme la LODEOM qui n’a toujours pas de décrets d’application."




Marie-Luce Penchard, ministre deleguee en charge de l'Outre-mer

« L’outre-mer ce n’est pas simplement un budget  »

Quelle est votre réaction au discours du président de la République ?

C’est vraiment la reconnaissance de l’outre-mer. On a beaucoup dit que ce gouvernement ne s’intéressait pas à l’outre-mer. Je crois que c’est une ère nouvelle qui s’ouvre. C’est du respect, la prise en considération de la diversité de la richesse de l’outre-mer, mais aussi le droit des outre-mers d’avoir cette égalité républicaine avec un Etat plus présent, plus juste, qui puisse garantir l’égalité, l’intérêt général. Les mesures qui viennent d’être annoncées par le président de la République montrent à quel point ce gouvernement porte une attention toute particulière à l’outre-mer. Je suis très heureuse aujourd’hui de voir les élus ultramarins satisfaits des annonces parce que pour une fois on a apporté des vraies réponses aux préoccupations de mes compatriotes.

Vous allez passer de secrétaire d’Etat à l’Outre-mer à ministre de l’Outre-mer que ressentez-vous ?

J’ai toujours dit que ma nomination était celle des ultramarins. Je mesure encore beaucoup plus au regard des pouvoirs qui sont donnés au ministre de l’outre-mer la responsabilité qui est la mienne. Je n’ai pas le droit de décevoir. Depuis le premier jour que je suis rentrée a Oudinot, je me suis engagée à travailler pour mes compatriotes, rien ne me détournera de ma mission, de la mission que m’ont confié le président de la République et le premier ministre. Nos compatriotes veulent qu’on puisse apporter des solutions. Le président de la République a soulevé un certain nombre de difficultés auquel il fallait mettre un terme. Ca faisait plus de vingt ans que l’on était dans cette situation. Je me félicite qu’aujourd’hui il y ait une vraie prise en considération des problèmes.

Concrètement comment cela va-t-il se passer ?

Le chef de l’Etat a annoncé des mesures très concrètes. Des commissaires au développement endogène vont être mis en place, des sous-préfets à la cohésion sociale pour suivre toute la politique en direction de la jeunesse. Mais l’outre-mer ce n’est pas simplement un budget. C’est aussi prendre en compte la responsabilité des hommes et des femmes qui sont dans les outremers et qui ont a mettre en œuvre ces dispositifs. Le ministère va se donner les moyens  pour suivre la mise en œuvre. Le président a annoncé que les ateliers allaient devenir des comités de suivi pour l’ensemble des mesures. Je serai amenée à me déplacer dans chacun des territoires pour expliquer d’une part les mesures qui concernent l’ensemble de l’outre-mer et celles qui concernent plus particulièrement affectées à chaque territoire. Dès la semaine prochaine je pars en Martinique et en Guadeloupe. J’irai en Guyane. J’irai à La Réunion. Il est de mon devoir d’expliquer à la population la démarche du gouvernement et de montrer que l’Etat est là, qu’il n’abandonne pas l’outre-mer.

Faudra-t-il intervenir dans le collectif budgétaire pour apporter de nouveaux financements ?

La plupart des mesures ne nécessitent pas forcément dans l’immédiat l’application de crédits budgétaires supplémentaires. Mais s’il faut, par un projet de loi rectificatif, prendre en compte certaines dispositions nous le feront. Il est certain que c’est plutôt le budget 2011 qui sera impacté.

Propos recueillis par David Martin (Agence GHM)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 10:16

Marie-Luce Penchard en service après-vente

La secrétaire d’Etat à l’Outre-mer sera aux Antilles cette semaine pour assurer le service après-vente du conseil interministériel de l’Outre-mer. Elle sera rejointe par Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au Tourisme. Son voyage débutera par la Martinique où elle est attendue mardi, puis en Guadeloupe à partir de jeudi jusqu’à vendredi. Lors de son dernier séjour, elle avait indiqué à Elie Domota qu’elle présiderait une réunion de comité de suivi, elle confirme.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 10:05

Aujourd’hui premier conseil des ministres consacré à l’outre-mer

Tous les ministres  du gouvernement sont convoqués ce vendredi à 11 heures à l’Elysée pour le premier conseil interministériel de l’Outre-mer (CIOM), une promesse de campagne du candidat Sarkozy, mais surtout l’aboutissement des états généraux de l’Outre-mer décidés le 19 février par le président de la République pour mettre fin à la crise de l’hiver dernier aux Antilles. « Nicolas Sarkozy veut montrer l’intérêt de tout le gouvernement pour l’Outre-mer », souligne un proche du dossier qui ne veut rien dévoiler des mesures qui seront prises parce que c’est le président de la République qui les révèlera lors du discours (plus d’une heure !) qu’il prononcera à 17 heures devant plusieurs centaines d’invités (les élus d’outre-mer, les rapporteurs et les membres des ateliers des états généraux, les forces économiques et sociales et le monde du sport et de la culture d’outre-mer… 1000 personnes attendues). Pendant ce CIOM qui doit durer environ une heure, derrière Nicolas Sarkozy, François Fillon, Brice Hortefeux, Marie-Luce Penchard, la secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Christine Lagarde, Jean-Louis Borloo et sans doute un cinquième ministre devraient prendre la parole.

Quelles mesures censées changer la donne en outre-mer seront prises ? Depuis la restitution des états généraux de l’outre-mer, le 1er octobre dernier, il y a eu dix-huit réunions interministérielles et des dizaines d’autres informelles. On peut s’attendre à quelque 200 mesures dont 70 transversales. « Le président de la République n’aurait pas convoqué un CIOM pour vingt mesures ?! », s’offusque une source qui souligne le caractère inédit dans l’histoire de la Ve République de ce conseil des ministres. Pour autant, le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, et le conseiller outre-mer du président, Olivier Biancarelli, ont imposé le silence. Malgré le secret, on peut s’attendre à des mesures touchant à la transparence de la formation des prix, la lutte contre les monopoles, l’insertion des territoires dans leur environnement régional, l’emploi local, la production locale et le développement endogène, la gouvernance et d’importantes décisions autour de projets structurant en matière de tourisme, de santé ou d’énergie.

FXG, agence de presse GHM

 


L’emploi local

La crise de l’hiver dernier a révélé un malaise au niveau de l’emploi. Notamment celui des jeunes diplômés qui sont condamnés à l’exil ou au chômage. Ainsi, l’on sait que le gouvernement réfléchissait ces derniers temps à un programme cadre visant à favoriser les expériences professionnelles des jeunes diplômés en métropole afin de leur ouvrir les portes des entreprises qui jusqu’alors préféraient avoir recours à des cadres métropolitains.

Production locale et développement endogène

Autre élément révélé par le LKP (Collectif contre l’exploitation abusive) : la cherté du coût de la vie et l’absurdité d’une politique commerciale axée sur l’importation à tout crin. Le gouvernement devrait tenter d’y répondre par des mesures propres à favoriser une production locale et un développement endogène. Ce serait la fin d’une économie dite de comptoir. Ces mesures devraient être permises par la publication des décrets d’application de la loi d’orientation pour le développement économique de l’outre-mer, mais aussi la structuration des filières, l’accompagnement technique et humain des productions agricoles. Il devrait aussi être question de la création de commissaires au développement endogène.

 


Renforcement des conditions de concurrence

Le gouvernement devrait prendre des mesures propres à abaisser les seuils de notification des opérations de concentration dans certains secteurs, comme la grande distribution. Dans le même temps, il s’agira aussi de renforcer les capacités de contrôle.

 


Gouvernance

L’Etat devrait réaffirmer l’idée qu’il est prêt à accorder plus d’autonomie aux collectivités qui la demande, mais parallèlement on s’attend à un chapitrer important sur le renforcement du rôle de l’Etat et de ses marges de manœuvres : décentralisation et déconcentration.

 


La coopération régionale

Elle a été l’un des thèmes forts de ces états généraux de l’outre-mer : comment insérer les territoires d’outre-mer dans leur environnement géographique ? L’Etat ira-t-il jusqu’à déléguer une partie de sa représentation aux collectivités territoriales, notamment au sein du Caricom (marché économique caribéen) ? L’idée maîtresse reste d’utiliser les DOM comme une task force de la technicité française en matière d’énergies nouvelles et de nouvelles technologies de l’information et de la communication en Caraïbe et dans l’océan Indien.

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 17:38

Procès de Meaux : Relaxe pour Erica Ega et Maeva Perugien

Dans notre édition du 29 octobre, nous avons relaté la tenue du procès à Meaux de huit Martiniquais poursuivis pour trafic de stupéfiants en bande organisée. Le tribunal a rendu son jugement la semaine dernière et a relaxé Erica Ega et Maeva Perugien. La première a été présentée, selon son avocat Me Eddy Arneton, «  comme la femme du boss et qui, donc, savait tout ». Or, Mlle Ega, si elle a bien eu une amourette qui a duré un petit mois avec Omar Larcher, ignorait tout des agissements de ce dernier. C’est ainsi que le tribunal l’a relaxée. Il en a été de même pour Maeva Perugien, qui était la compagne de Franck Basses. Elle aussi n’a découverrt les activités illicites de son copain que le jour où elle a assisté à une livraison de cannabis en Martinique. Elle a donc été relaxée. Les autres protagonistes de l’affaire ont été condamnés.

FXG, agence de presse GHM

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 17:09

Edition spéciale de France Ô et RFO  pour le conseil des ministres de l'Outre-mer

 

Vendredi 6 novembre, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, intervient devant les élus ultra-marins invités à l'Elysée. Cette intervention sera prononcée à l’issue du premier conseil interministériel de l’Outre-mer. Le réseau RFO propose un dispositif d’antenne spécial sur les Télé Pays, Radio Pays, Tempo et Internet.


En direct sur :

- Télé Pays (Saint-Pierre et Miquelon, Martinique, Guadeloupe, Guyane, Mayotte, Wallis et Futuna et Polynésie)

- Tempo à la Réunion

- Sur l’ensemble des Radios Pays en Outre-mer


En différé :

En ouverture d’antenne, à 6h00, le samedi 7 novembre sur Tempo en Nouvelle-Calédonie

 


Dans l'Hexagone sur France Ô

De 16.55 à 18.00 (heure de Paris) : Discours du Président de la République

Le discours de Nicolas Sarkozy sur les mesures en faveur de l’Outre-mer sera proposé dans le cadre d’une programmation spéciale, présentée par Elyas Akhoun. En duplex depuis la cour de l’Elysée, Sulliman Banian et Jean Jacques Seymour interviendront tout au long de la soirée.

 

De 19.00 à 20.30 (heure de Paris) : Edition spéciale d’Infos Soir

A 19.00, une édition spéciale du journal Infos Soir, présentée par Nadia Lacroix et Elyas  Akhoun, reviendra sur les annonces faites par le Président. Les journalistes de la rédaction feront un rappel sur l’historique du conflit et sur les moments forts du conseil interministériel du matin. Des duplex avec La Réunion et la Guadeloupe (où Elie Domota sera invité à s’exprimer), permettront de recueillir les premières réactions en Outre-mer. Enfin, la journaliste Nathalie Nouzièresproposera une analyse à chaud des mesures annoncées.

 

A partir de 19.30, et pendant 1 heure, Elyas Akhoun animera un débat avec à ses côtés : Justin Daniel (Président du Conseil scientifique de l’Université Antilles Guyane), Christophe Girardier (Auteur d’un rapport sur la concurrence locale), Guillaume Perrault (Journaliste au Figaro), Bruno Jambart (Institut de sondage Opinion Way) et Victor Vaugirard (économiste). Celui-ci sera ponctué de réactions de personnalités politiques recueillies par Sulliman Banian, en direct de l’Elysée. 

 

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 15:40

René Falla condamné en appel pour diffamation

La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi le jugement du 9 septembre 2008 condamnant l’avocat du barreau de Guadeloupe, René Falla, à une peine de 1500 euros d’amende pour avoir diffamé publiquement le juge pointois, Catherine Sargenti. René Falla, alors qu’il venait d’être mis en examen, avait déclaré sur les ondes de Canal 10, le 7 juillet 2005, dans l’émission Feuilleton Guadeloupe que Catherine Sargenti avait fait prévaloir un intérêt personnel dans le traitement d’un dossier en qualité de juge des tutelles. La cour a en outre condamné l’avocat à payer à la magistrate incriminée une somme de 2000 euros au titre des dépens. Rappelons que dans cette affaire, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé le bâtonnier Rodes.

FXG, agence de presse GHM

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 15:38

Les députés ont voté le budget de l’Outre-mer

L’Assemblée nationale a adopté mercredi soir le buget outre-mer pour 2010. 1.99 milliards d’euros de crédits de paiment, soit 11.8 % de l’effort global de l’Etat envers les collectivités d’outre-mer, estimé à 17 milliards d’euros. Un budget en hausse de 6 % mais ce sont les crédits consacrés à la compensation par l’Etat des exonérations de cotisations sociales aux organismes de sécurité sociale, 92.7 millions d’euros, qui ont retenu l’attention des députés de l’opposition. « Malgré cette hausse, la dette de l’Etat auprès des organismes sociaux devrait se creuser de 55 millions pour atteindre 664 millions d’euros à la fin de l’année », a souligné le rapporteur spécial de la commission des finances, Jérôme Cahuzac (PS). Soulignant que l’accord Bino du 4 mars ayant mis fin à la crise sociale ne prévoyait pas que le RSTA soit minoré de la prime pour l’emploi, Victorin Lurel a lancé à Marie-Luce Penchard, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, qu’il s’agit de la « parole de la République » et que « quatre territoires d’outre-mer la regardaient ». Marie-Luce Penchard lui a répondu que « le gouvernement ne cherche pas à revenir sur sa parole et corrigera s’il faut corriger » cette mesure déjà adoptée par les députés. Affirmant que son budget était équilibré, elle a assuré que la LODEOM adoptée en mai dernier, et dont plusieurs décrets d’application ne sont pas parus, « sera applicable à la fin de cette année. Les députés UMP et du Nouveau centre ont voté pour, à l’exception notable de Gabrielle Louis-Carabin qui s’est abstenue, les socialistes contre. Un amendement de Serge Létchimy sur la mise en place de moyens d’aides aux finances des collectivités communales a été adopté en fin de séance.


Victorin Lurel inquiet sur les risques de tsunami

Le député guadeloupéen Victorin Lurel s’est inquiété, mercredi lors de l’examen du budget de l’outre-mer, du dispositif d’alerte tsunami aux Antilles. « Il y a deux jours, en Guadeloupe, une sorte de petit tsunami s’est produit à Saint-François et l’on a coupé la route de la Pointe des Châteaux. La barrière de corail n’a pas joué son rôle de protection face à cette marée de tempête : il y a eu une énorme vague qu’elle n’a pas arrêtée », a dit à la ministre le député. Victorin Lurel a reproché à la secrétaire d’Etat à l’Outre-mer le peu d’empressement de l’Etat à fournir des équipements de détection. « La région Guadeloupe, dont je suis le président, paie des marégraphes et des houlographes à la place de l’État et nous sommes contraints de compter sur les États-Unis pour le dispositif d’alerte précoce ». Il a conclu son intervention en lui demandant « que dès 2010 il y ait un réseau de marégraphes en temps réel pour pouvoir alerter nos populations en cas de séisme ».


Gabrielle Louis-Carabin s’abstient sur le budget de l’outre-mer

La députée Gabrielle Louis-Carabin n’a pas voté le budget de l’outre-mer mercredi à l’Assemblée nationale. Elle a regretté que la discussion budgétaire intervienne avant le premier comité interministériel. « Les budgets passent et les problèmes demeurent, les secrétaires d’État passent et les problèmes persistent », a lancé la députée de Guadeloupe.

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 15:33
Une convention pour mieux loger les étudiants boursiers en métropole

« Seuls 18% des étudiants boursiers guyanais ont obtenu un logement CROUS en 2007. Leurs demandes seront désormais prioritaires à niveau de bourses équivalent. », a déclaré Patrrick Karam, alors qu’il venait de signer une convention signée avec le sous-directeur du Centre national des œuvres universitaires et sociales (CNOUS), Jean-Paul Roumégas, et le président de la Région Guyane, Antoine Karam, hier à Paris. Pour les étudiants métropolitains, ce ratio était de 25 %.

Cette convention a pour objectifs d’améliorer l’accueil des étudiants guyanais dans l’Hexagone, de donner une priorité d’accès aux logements des Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) aux étudiants boursiers originaires de Guyane et faciliter leurs déplacements dans l’Hexagone, d’informer les étudiants en mobilité, avant leur départ et lors de leur installation, et de mettre en place un réseau d’étudiants guyanais boursiers départementaux référents, déjà présents dans l’Hexagone, chargés d’accompagner les primo-arrivants en vue d’une meilleure intégration. Ces référents sont rétribuées grâce à une financement partagé pour moitié par la Région et par le CNOUS. De telles conventions ont déjà été signées pour mles étudiants réunionnais et Guadeloupéens.

Cette convention s’ajoute à la mise en place, à la rentrée 2008, d’un véritable statut de l’étudiant d’outre-mer par le délégué interministériel et Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur.

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 14:47

La Banane antillaise au Musée en herbe

La Banane de Guadeloupe & Martinique est partenaire de l’exposition La vache d’Andy Warhol (inaugurée le 11 février 2009 et qui fermera ses portes fin 2009). L’exposition est divisée en deux espaces : un espace dédié aux vaches (d’où vient le lait…), et un second espace consacré à Andy Warhol et à ses œuvres, dont une consacrée à la banane (reprise sur une pochette de disque des Velvet underground). Une animation est réalisée, depuis le 23 octobre jusqu’au 8 novembre dans l’atelier du musée, autour de la découverte de la culture de la Banane. Le Musée en herbe, situé à Paris, est une association loi 1901 qui a pour vocation de présenter des parcours-jeux sur l’art aux enfants de 3 à 11 ans.

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