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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 10:25

Ces employeurs qui considèrent les ultramarins comme des étrangers

Un rapport de SOS Racisme et de la Fédération des maisons des potes sur le fichage ethno-racial montre que cette pratique discriminante est largement répandue dans l’Hexagone.

Pour la première fois, l’Etat, via la délégation interministérielle à l’Egalité des chances des Français d’outre-mer, a prêté main forte aux associations.

« Eurodisney et Nissan sont des entreprises qui considèrent que les Guyanais, Martiniquais, Réunionnais et Guadeloupéens ne sont pas des Français », indiquait, hier matin, Patrick Karam, délégué interministériel à l’Egalité des chances des Français d’outre-mer, en s’appuyant sur le rapport que Samuel Thomas, président de la fédération nationale des maisons des potes et vice-président de SOS racisme, venait de lui remettre. Un rapport réalisé dans le cadre de la convention relative au fichage territorial ou ethnique pouvant conduire à des pratiques discriminatoires de recrutement dans les entreprises. Une loi de 1978 interdit le fichage ethno-racial et pourtant, ce rapport prouve qu’un certain nombre d’entreprises en quête de recrutement le pratiquent. « L’arsenal judiciaire existe, avance Patrick Karam, ce qui manque c’est la volonté ; » Ainsi, un certain nombre de plaintes déposées par SOS racisme ont été classées sans suite, d’où pour MM. Karam et Thomas l’importance de ce rapport. Il y a eu toutefois deux condamnations effectives à l’encontre de la société Daytona en région parisienne et de l’OPAC de Saint-Etienne. Dans le premier cas, la société avait publié une annonce d’embauche en exigeant du candidat une apparence « pur white », dans le deuxième cas, il s’agissait de discrimination raciale au logement opérée en raison de l’appartenance vraie ou supposée à une ethnie, avec un code de classification indécelable pour le non-initié… Logirep, une société d’HLM a été mise en examen en juin 2009 pour fichage ethnique des locataires et discrimination raciale. Non seulement, cet office HLM distinguait les locataires entre les catégories Afrique, Maghreb, DOM-TOM et Europe. Mais plus fort encore, les Réunionnais noirs étaient rangés dans une case Réunion pour le « pays du lieu de naissance », et les Réunionnais blancs dans la case « France ».

« What’s your ethnic origin ? »

Fort de ces jurisprudences, le délégué a pris rendez-vous avec Michèle Alliot-Marie, garde des Sceaux, et Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur, pour que les policiers ou gendarmes prennent les plaintes et que les procureurs y donnent suite. Car, explique Samuel Thomas, « les autorités, tant la CNIL que l’inspection du travail et même la justice, sont peu enclines à sanctionner ces pratiques ». Pourtant les exemples recensés par le rapport sont parlant. Ainsi Nissan West Europe, sur sa page internet dédié au recrutement a mis en place une rubrique « Country » que le candidat doit renseigner. Dans ce champ figure une liste de pays, en dehors de la France. Parmi ceux-là on trouve la Guadeloupe, la Guyane, la Réunion et la Martinique… Le service des ressources humaines de Nissan va même plus loin puisqu’il demande aux candidats : « What’s your ethnic origin ? » Les réponses proposées sont, au choix : « African, Asian, Carribean, European, Latin, Middle East, Oriental, other… » Un comble quand on sait que le président de la HALDE, Louis Schweitzer était encore au mois de mai dernier le président du conseil d’administration de Renault, société qui a absorbé Nissan… Autre exemple : le cabinet de recrutement Huxley demandait  aux candidats de renseigner leurs origines ethniques. La CNIL, sollicitée sur ce sujet affirmait que « aucune donnée à caractère ethno-raciales n’est enregistrée sur cette base de données, ni collectée sur le site Internet » tout en ajoutant que la fenêtre permettant de collecter l’origine ethno-raciale des candidats n’était plus proposée… Pas à un paradoxe près, la CNIL a classé le dossier. SOS Racisme et la délégation interministériel comptent sur ce rapport pour que la formule tolérance zéro ne soit pas une vaine parole. Mais surtout, pour Patrick Karam, ce rapport est la démonstration du danger des statistiques ethniques.

FXG, agence de presse GHM


L’affaire Eurodisney

En octobre 2008, une résidente de la Réunion, Marie-Lucie Génardière, résidente de la Réunion, mises en ligne sur le site consulte les offres d’emploi disponibles dans l’Hexagone, mises en ligne sur le site Internet de Disneyland Resort Paris à l’adresse hisneylandparis-casting.com. Elle constate alors que, dans la rubrique « postulez », puis « créez votre CV », le candidat doit indiquer obligatoirement son pays de résidence dans le champ marqué d’un astérisque. Elle note alors que, résidente de la Réunion, elle doit non pas inscrire France mais Réunion. C’est ainsi qu’elle s’aperçoit que le site opère une distinction entre France et Guadeloupe, Polynésie française, Réunion, Guyane française, Nouvelle-Calédonie… Or, une telle catégorisation est prohibée et réprimée par la loi qui sanctionne la constitution de fichier ethno-racial qui laisse craindre nécessairement une discrimination. La distinction est d’autant plus choquante qu’elle que les autres régions françaises, comme la Corse,  ne sont pas nommées.. Marie-Lucie Génardière s’émeut et écrit à SOS Racisme le 10 novembre 2008 : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Les domiens sont-ils des étrangers ? » Elle ajoute : « Je suis très choquée et frustrée de cette sorte de classification. » SOS Racisme se procure le bilan social de Disneyland Paris et découvre que ses salariés sont classés suivant des catégories déterminées en fonction de leur nationalité et notamment : « Afrique, hors Maghreb », « Afrique Maghreb », Autres Antilles », « Europe Ouest dont Français »… Et il ressort que les salariés sont répartis par poste en fonction de leur nationalité ou, origine supposée. C’est dans ces conditions que SOS
Racisme a obtenu le 19 octobre dernier une ordonnance du président du tribunal de grande instance de Meaux autorisant la saisie par un huissier de justice des fichiers des candidats. La saisie avait lieu hier matin… Il a pu saisir le fichier du personnel, mais on lui a refusé le fichier des candidatures. Hier soir, la page du site Internet de Disney « créez votre CV » n’était plus en ligne…


La typologie raciale des hôtesses de l’air chez Air France

En 2008, la CFDT d’Air France alerte SOS Racisme sur des demandes particulières formulées par Air France auprès des hôtesses et stewards désireux de participer aux « vols spéciaux et manifestations exceptionnelles ». Le document n’est pas rempli par le demandeur, mais par un cadre qui renseigne sur les langues parlées, mais aussi sur la typologie raciale : « africain, antillais, asiatique, eurasien, indien, méditerranéen, occidental… » Une fois les champs du formulaire rempli, il reste une case à cocher selon que le personnel naviguant commercial accepte que ses données soient enregistrées avant qu’il ne signe une décharge. Or, selon l’association, rien ne permettait d’établir que le candidat savait que des données sur son origine étaient renseignées. Saisi par la délégation interministérielle de M. Karam, la CNIL n’a pas donné suite. Pour cause, c’est elle qui a autorisé Air France à procéder à ce fichage ethno-racial. SOS Racisme a saisi le parquet de Bobigny.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 14:09

Mitterrand sauvera-t-il RFO des griffes de France Télévisions ?

Frédéric Mitterrand souhaiterait revoir la grille des  programmes de France O, selon le député réunionnais UMP René-Paul Victoria qui était l’hôte du ministre de la Culture, lundi soir. Selon le député UMP cité par l’AFP, tous les élus ont regretté à propos de RFO son mode de  fonctionnement, des « temps d'antenne non adaptés », « le manque de promotion des  différentes régions », « le manque de budget pour une promotion locale et  l'insuffisance de diffusion de France O en métropole ». Cette critique, contre les apparences, n’est pas une attaque en règle contre RFO, mais révèle plutôt le côté victime de la chaîne désormais englobée dans l’entité unique France Télévisions. En soulignant ces carences, le parlementaire semble reprocher à France Télévisions de ne pas vouloir donner de moyens à son antenne dédiée à l’outre-mer. Comme le dit un cadre de RFO qui a préféré garder l’anonymat, « cela montre bien que RFO est traité comme de la m… dans ce gros barnum qu’est France Télévisions ». Mitterrand et son futur délégué interministériel à la Culture (le ministre a annoncé lundi qu’il nommerait après la remise du rapport Colardelle en janvier, sur la culture outre-mer un délégué interministériel à la culture) parviendront-ils à hisser RFO/France Ô à la hauteur de ses missions et la sortir du ghetto ultramarin ?

FXG, agence de presse GHM

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:11

Claude Ribbe attaque Karam

Le 18 novembre prochain, une audience de consignation devrait avoir lieu devant la 11e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Claude Ribbe attaque, sur citation directe, son vieil ennemi Patrick Karam. Le premier reproche au second d’avoir utilisé les fonds de la délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’outre-mer pour l’attaquer. Claude Ribbe a, en effet, été renvoyé devant le tribunal pour injure publique à l’encontre de… Patrick Karam. Reste que les fonds contestés ont été décidés par les services du Premier-ministre. Par ailleurs, comme c’est une situation de citation directe, le plaignant, M. Ribbe, doit consigner une somme d’argent dont le montant sera fixé par le tribunal le 18 novembre, alors seulement, le juge examinera les griefs de M. Ribbe… C’est pas gagné !

 


Trois ex-ministres de l’Outre-mer pour l’audition de Marie-Luce Penchard

C’est sans doute l’effet du nouveau règlement de l’Assemblée nationale qui sanctionne l’absentéisme des députés au sein des commissions où ils siègent, mais le 28 octobre, en commission des affaires économiques, il y avait trois anciens ministres de l’Outre-mer pour l’audition de leur successeur, Marie-Luce Penchard : Dominique Perben, Jean-Jacques Queyranne et François Baroin. Il y avait mêm des gens qu’on ne voit jamais comme Jean Tibéri ou François Bayrou ! Les anciens titulaires du portefeuille de la rue Oudinot n’ont pas eu l’air pour autant plus intéressés que ça aux finances de l’Outre-mer. Il faut dire que la plupart des députés présents étaient occupés à papoter ou lire le Canard enchaîné !

 


Berthelot et le SEOM

Chantal Berthelot, députée de Guyane apparentée PS, s’étonnait,  en commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale, que la continuité de l’Etat ne soit assurée que par le rapporteur spécial du budget de l’Outre-mer, le député UMP de Martinique Alfred Almont, en raison du fait que trois ministres différents s’étaient succédé rue Oudinot en à peine deux ans et demi : « J’ai toujours du mal à comprendre le rôle du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer. Faut-il en faire un vrai ministère ou un simple service du Premier-ministre ? » Ni Baroin, Ni Perben, Ni Queyranne qui étaient là n’ont réagi.

 


Mitterrand pense « tout le temps » à l’Outre-mer

Frédéric Mitterrand a déclaré mardi dernier : « l’Outre-mer est tout le temps, partout, dans mes préoccupations. Je viens de lancer une opération d’inspection très importante sur tous les champs culturels de l’ensemble de l’outre-mer. Et chacun des mouvements que je fais concerne également l’outre-mer. »

 


Canal + s’intéresse aux régionales en Guadeloupe

Dans le cadre de son émission politique Dimanche +, Canal + prépare pour le 22 ou le 29 novembre un numéro consacré aux régionales en Guadeloupe. L’équipe de reportage de KMProd devrait accompagner la secrétaire d’Etat lors de son déplacement en Guadeloupe à la mi-novembre où elle pourrait aussi rencontrer des gens comme Victorin Lurel, Gabrielle Louis-Caraboin ou peut-être Harry Durimel. Il devrait en ressortir un sujet de 6 à 7 minutes. Sur le plateau de l’émission, les invités ne sont pas forcément en lien avec le sujet du reportage, donc Marie-Luce Penchard pourrait bien ne pas en être.

 


Les référendums en Guyane et Martinique en débat à l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale devrait consacrer une séance le 7 novembre aux deux consultations populaires qui auront lieu en Guyane et Martinique et les 17 et 24 janvier prochains, a-t-on appris lors de la réunion de la commission des affaires économiques, mercredi dernier.

 


Marie-Luce se fait couper le sifflet

Comme lors de sa première séance de questions au gouvernement, fin juin, la secrétaire d’Etat à l’Outre-mer a été trop longue, hier après-midi, à répondre et elle a du se plier aux injonctions de se taire du président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer. Il faut dire que la question venait de la députée ex-UMP mais toujours membre de la majorité, Gabrielle Louis-Carabin qui s’inquiétait de ne pas voir encore publiés les décrets d’application de la loi de développement pour l’outre-mer adoptée en mai dernier : « L’outre-mer que vous semblez connaître ne peut plus attendre… » Elles sont toujours aussi copines les deux Guadeloupéennes !


Christiane Taubira à Lisbonne

La députée de Guyane, Christiane Taubira participera au colloque international sur la littérature et l'art des Caraïbes, Going Caribbean, qui se tient du 2 au 4 Novembre à l´Université de Lisbonne. Ce colloque sera le premier colloque sur les Caraïbes organisé au Portugal. Il réunira atour de conférences et tables rondes, à la fois des chercheurs et des plumes reconnues. Christiane Taubira ouvrira le colloque par une conférence le lundi 2 novembre à 9h45.

Cahiers du Conseil constitutionnel n° 28 Commentaire de la décision n° 2009-21 D du 22 octobre 2009

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:03

Desforges s’en va

Nicolas Desforges, préfet de la région Guadeloupe, a été nommé au conseil ministre de mercredi préfet de l’Oise. Il est remplacé par Jean-Luc Fabre, jusqu’alors préfet de la Creuse. Depuis le temps qu’on en parlait…

Né le 12 juin 1949 à Aix-en-Provence, Jean Fabre a été guide de montagne, avant d’entrer en 1987, il entre à l’ENA, promotion « Liberté, Egalité, Fraternité ». Docteur en droit, sa première affectation en tant qu’administrateur civil de 2ème classe se fait au ministère de l’Intérieur en mars 1989. Il sera nommé à Barcelonnette, dans le Maine-et-Loire, la Savoie, le Chili, les Bouches du Rhône ou encore la Haute-Corse. Fin 2007, pour les championnats du monde de ski alpin à Val d’Isère en 2009, il était directeur général du Comité d’organisation. Enfin, avant cette nouvelle affectation en Guadeloupe, il était préfet de la Creuse.

Cahiers du Conseil constitutionnel n° 28 Commentaire de la décision n° 2009-21 D du 22 octobre 2009

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:00

Victorin Lurel invite Eric Woerth à respecter la parole du gouvernement

Lors des débats à l’Assemblée nationale sur l’article 11 du projet de loi de finances, samedi dernier, le ministre du Budget Eric Woerth s’est engagé à revenir sur cet article s’il se révélait être en contradiction avec les engagements pris par le gouvernement lors de la résolution de la crise sociale outre-mer. Le ministre du Budget a ainsi  assuré que ce débat n’était pas clos même s’il a refusé l’amendement de Victorin Lurel qui consistait à supprimer l’article. Dans un courrier au ministre du Budget que France-Antilles s’est procuré, Victorin Lurel, en prévision du débat au Sénat, rappelle que « l’instauration d’un revenu supplémentaire temporaire d’activité n’a jamais été une anticipation de l’application outre-mer du revenu de solidarité active qui justifierait l’application d’un régime fiscal identique. Bien au contraire, c’est la recherche d’un cumul du RSA et de la PPE qui a conduit le Gouvernement à  créer le RSTA permettant ainsi de débloquer la situation et d’aboutir à une hausse de salaire de 100 euros ». Cette solution était en effet celle mise sur la table par les médiateurs Bessière et  Lopez désignés par le Gouvernement à la suite du départ de M. Jégo dans leurs propositions du 19 février, en vue de relancer les négociations relatives à l’augmentation des revenus du travail. Il était en effet expressément prévu « un cumul total entre RSA et prime pour l’emploi, de façon dérogatoire au droit commun : les personnes concernées percevraient l’intégralité du RSA et de la PPE dus, sans réfaction de la PPE, pour un gain de 70 à 80 € supplémentaire chaque mois ». Martin Hirsch, le 23 février 2009, le confirmait à l’AFP : « la prime spécifique des employeurs ne viendra pas diminuer le RSA, à la différence de ce qui se passe en métropole. Il sera par ailleurs  possible outre-mer de cumuler totalement le RSA et la prime pour l’emploi ». Victorin Lurel maintient donc que l’article 11 du projet de loi de finances « remet en cause la solution finalement trouvée à ce long conflit social et revient bien pour le Gouvernement à renier son engagement ». Il invite donc Eric Woerth à bien vouloir faire le nécessaire pour obtenir la suppression de cet article 11.

FXG, agence de presse GHM

Cahiers du Conseil constitutionnel n° 28 Commentaire de la décision n° 2009-21 D du 22 octobre 2009

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 10:59

VSD et Le Figaro s’embrouillent entre la Martinique et la Guadeloupe

Dans un papier  sur les têtes de liste UMP pour les régionales publié sur lefigaro.fr, le 26 octobre, l’auteur confond lamentablement les deux îles sœurs des Antilles. Ainsi est-il écrit : « Seule la primaire en Martinique opposait deux candidats : le secrétaire départemental du parti Louis Molinié l'a emporté avec 78 % des suffrages contre le délégué de circonscription Alain Lascary. » Bon, les deux Guadeloupéens seront heureux de se découvrir Martiniquais ! VSD fait la même erreur dans son numéro du 28 octobre en évoquant la sortie prochaine du livre de Mister Bean, allias Yves Jégo, Quinze mois et cinq jours entre faux gentils et vrais méchants chez Grasset. Sous le titre « Les frayeurs de Jégo en Martinique », VSD écrit : « Lors d’une réunion secrète dans une maison privée, de nuit, il converse avec Elie Domota, leader du LKP. Soudain une coupure de courant les plonge dans le noir. Cinq gardes du corps armés jusqu’aux dents débarquent alors dans la pièce, certains que le ministre est sur le point d’être enlevé. » C’est bien connu que le LKP et Domota sont martiniquais et que le Collectif du 5 février est guadeloupéen ! Il faudra apprendre au Figaro et à VSD que zafè kabrit, sé pa zafè mouton !

FXG, agence de presse GHM

Cahiers du Conseil constitutionnel n° 28 Commentaire de la décision n° 2009-21 D du 22 octobre 2009

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 10:57

Huit Martiniquais jugés à Meaux pour trafic de stupéfiants

Depuis mercredi, le tribunal correctionnel de Meaux juge huit Martiniquais, un ressortissant de Saint Vincent et un autre de Jamaïque soupçonnés de trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs. Un onzième, résident de Thorigny sur Marne en Seine-et-Marne, Nacir T., 32 ans, est soupçonné d’être le commanditaire. Omar L., 31 ans, Maeva P., 29 ans, Erica E. (défendue par Me Ursulet, le ténor martiniquais du barreau de Paris), Martin N., 26 ans, Mariana L., 30 ans, Mathias M., 25 ans, Bernadette R., 47 ans, Franck B., 29 ans, Narcisse N., 33 ans et Carl-Joseph B., 30 ans, sont jugés jusqu’à jeudi soir après la découverte d’un trafic d’importation de plusieurs kilos de cocaïne dans l’Hexagone et en Martinique. Ce sont les douanes d’Orly qui ont repéré deux colis suspects en provenance de Martinique le 28 février 2007. L’enquête permettait d’établir que deux envois identiques avaient été faits en septembre et décembre 2006. Par ailleurs, elle identifiait un certain Omar L., libéré du centre pénitentiaire de Ducos en décembre 2006, qui effectuait de fréquents voyages à Saint-Vincent pour s’approvisionner en cocaïne et en cannabis. Narcisse R., propriétaire d’une Yole baptisée Amélie-Ange l’aurait aidé à faire ces « courses ». Le 19 juin 2007, un coup de filet permet de mettre sous les verrous six personnes en Martinique. Le parquet de Meaux prenait alors l’affaire en main. Omar L. reconnaissait avoir importé 300 kilos d’herbe et 10 kilos de cocaïne entre janvier et juin 2007 et dénonçait ses revendeurs comme étant Mariana L., Franck B. et indiqué qu’il avait eu recours à ses petites amies successives dont Erika E. ainsi que Bernadette R. qui l’aidaient à stocker les produits. Maeva P. était la compagne de Franck B., Carl B., dit La Rose, aurait aidé à transformer la cocaïne en crack. Mathias M. serait complice. Le procès devrait s’achever jeudi soir.

FXG, agence de presse GHM


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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 17:04

La Région s’intéresse aux gestes mentaux de la connaissance

Le conseiller régional et président de la commission éducation, Jean-Claude Soumbo, s’est rendu à Paris, ce week-end, pour participer à un stage sur « les gestes mentaux de la connaissance ».

Marlène Piejos-Rejon s’intéresse depuis longtemps aux gestes mentaux de la connaissance (une méthode rebaptisée par des technocrates de la rue de Grenelle, siège du ministère de l’Education nationale, gestion mentale), au point qu’elle est en passe de devenir la première formatrice de formateurs en Martinique. Ceux qui fréquentent les stages organisés par l’association Ecole de vie la connaissent. C’est en demandant une salle, il y a trois ans, à la Région, qu’elle est parvenue à intéresser Jean-Claude Soumbo. « J’ai participé à des stages et j’ai pu toucher du doigt la gestion mentale », indique l’élu qui  a retenu que dans l’apprentissage, il y a des gestes mentaux élémentaires. « Certains élèves n’en ont que l’intuition et les pratiquent comme le M. Jourdain de Molière faisait de la prose sans s’en rendre compte ; quand on leur explique, c’est une découverte. » Ce principe, mis en avant depuis près de quarante ans par Antoine de la Garanderie, vise à donner aux élèves des outils pour ensuite, se mettre à apprendre.

Contrer l’échec scolaire

Ces outils sont l’attention, la mémorisation, la réflexion, la compréhension et l’imagination. « Ce ne sont pas les enseignants qui font les bons élèves, ce sont les élèves », rappelle M. de la Garanderie. Une évidence trop souvent omise à l’école et qui semble à M. Soumbo un moyen de contrer l’échec scolaire en Martinique. « Seuls 32 % des élèves qui entrent en maternelle arrivent au bac sans avoir redoublé, ce taux est 50 % en France. » Que faire avec ces enfants en situation d’échec ? Les rendre acteur de leur apprentissage en leur faisant intégrer le projet de restitution en même temps que la mémorisation. Il ne faut pas les laisser dans une posture passive comme quand on regarde un film. C’est ce qu’on appelle le projet de sens ou encore l’accession au sens par les sens que sont la vue, l’écoute, le mouvement. « L’intérêt du conseil régional, face à l’ampleur de l’échec scolaire, repose sur la nécessité de rechercher un outil pour obtenir une meilleure performance dans l’éducation », soutient M. Soumbo. Et même s’il est difficile de faire bouger les choses au niveau de l’institution Education nationale, permettre aux parents de doter leurs enfants avant l’entrée au CP de l’outil de « l’attention » est une première marche pour sortir de la spirale de l’échec.

Une série de stage sont organisés dans les semaines qui viennent. Les 29, 30, 31 octobre et le 2 novembre au siège de la Région ; le 3 au lycée Montgérald au Marin, le 4 à la maison du citoyen de Dillon ; les 16, 17 et 18 novembre, à la Région.

FXG, agence de presse GHM

 

Cahiers du Conseil constitutionnel n° 28 Commentaire de la décision n° 2009-21 D du 22 octobre 2009

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 16:20

L’hommage de l’UMP à Victorin Lurel

Vendredi 23 octobre, le débat sur l’article 11 du projet de loi de finance à l’Assemblée nationale (sur le RSA/RSTA) a donné lieu à un tir de louanges à l’égard de Victorin Lurel. Etonnamment, ce tir est venu des rangs de l’UMP puisque c’est le rapporteur général du budget, Gilles Carrez qui l’a entamé : « Nous avons tous rendu hommage à l’action de Victorin Lurel pendant les semaines difficiles qu’a connu la Guadeloupe en janvier et février derniers. » C’est ensuite Eric Woerth, ministre du Budget qui a surenchéri en rendant lui aussi « hommage au travail accompli par M. Lurel sur le terrain, travail que personne évidemment ne met en cause et dont on connaît la qualité ». Ce beau concert de louanges n’a toutefois pas permis que  l’amendement Lurel soit adopté…


Jean-Jacob Bicep n’ira pas aux régionales en Ile de France

Le Guadeloupéen Jean-Jacob Bicep, membre des Verts, adjoint au maire du XXe arrondissement de Paris, n’ira pas au combat des régionales en Ile de France. Lui qui avait manqué de peu d’être élu député européen en juin dernier (il était 4e sur la liste d’Eva Joly/Daniel Cohn-Bendit qui a eu trois élus), n’a pas obtenu l’agrément de son parti. Il a obtenu 88 voix et fini 16e quand les seuls huit premiers ont été retenus. Une décision finalement conforme avec l’idée chère aux Verts de non cumul des mandats !


Valérie Pécresse reçoit Patrick Karam en douce
A l’agenda de ce mercredi de la ministre de l’enseignement supérieur et tête de liste aux élections régionales d’Ile de France, Valérie Pécresse, un rendez-vous avec le délégué interministériel à l’Egalité des chances des Français d’outre-mer, Patrick Karam. De quoi parleront-ils ? Du statut des étudiants originaires d’outre-mer ou de l’éventuelle entrée de Patrick Karam sur la liste de l’UMP ? Pas d’explication donnée et le ministère de l’Enseignement supérieur précise que c’est un entretien où la presse n’est pas conviée.
Cahiers du Conseil constitutionnel n° 28 Commentaire de la décision n° 2009-21 D du 22 octobre 2009

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 16:16

ITW Maryse Condé

« J’ai fait un coup d’éclat en partant »

Comme Edouard Glissant, vous enseignez à New York et non à Paris… Après cet hommage et celui reçu le mois dernier avec votre trophée des arts afro-caribéens, vous dîtes-vous qu’enfin on vous considère en France ?

Notre génération a pensé que nous n’avions aucune chance en France, qu’il fallait partir si on voulait faire ses preuves. Je crois que maintenant les Antillais ont une autre approche. Pour eux la France est un pays où ils peuvent réussir, mais pour nous la France est restée étrangère. Même ma fille est allée ailleurs. Et c’est vrai nous avons décidé de ne pas intégrer notre affectivité, notre imaginaire en France. Il y avait un malheur profond qui peut-être maintenant est un peu dissipé entre la France et nous.

Pourquoi avoir quitté la Guadeloupe ?

Je crois que j’ai fait un coup d’éclat en partant, en disant pourquoi je partais, malade et fatiguée, mais aussi un peu déçue par l’accueil du public. Je crois que toutes ces choses ont été entendues et qu’il y a eu, je crois, une sorte de revirement en ma faveur. On n’a pas bien compris pourquoi je partais, maintenant, je crois qu’on le comprend mieux et le fait qu’il y ait une distance qui s’installe entre le pays et moi n’est pas mérité. Je suis partie pour des raisons de santé, principalement, mais on a voulu faire une sorte de querelle, de désamour avec les Antilles qui n’est pas vrai. Comme j’aime toujours dire la vérité, en partant j’ai dit aussi quelque chose que je pensais qui n’était pas toujours agréable, mais sans la Guadeloupe, dans les Guadeloupéens, est-ce que j’aurais été un écrivain ? Toute mon œuvre est nourrie et de la Guadeloupe et des pensées, des sentiments et de la culture guadeloupéenne, donc finalement ce prix, cet hommage a permis de mettre fin à un malentendu stupide qu’il y a entre les Antilles et moi. C’est le côté positif de ma présence ici

Quel regard avez-vous sur la littérature antillaise actuelle ?

Un regard optimiste, mais un peu déçu parce qu’il me semble qu’n Guadeloupe du moins, la relève n’est pas assurée. Après Maryse Condé, après Simone Schwartz-Bart, après Gisèle Pineau qui sont déjà des gens, il faut dire, d’un certain âge, qu’est-ce qui va venir ? On ne sait pas encore et cet inconnu est un petit peu effrayant.

Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

Cahiers du Conseil constitutionnel n° 28 Commentaire de la décision n° 2009-21 D du 22 octobre 2009

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