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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 17:23

La Martinique s’essaie à être une destination mariage

On trouve des alliances, des robes de mariée, du conseil en image, des dragées, des traiteurs, des châteaux, des calèches, du champagne et des pièces montées, des DJ et des agents de voyage… On trouve au salon du mariage qui se tient jusqu’à dimanche à Paris (Porte de Champerret) tout ce qu’il faut pour se marier. Pourquoi donc ne pas y trouver un site idéal pour convoler, comme la Martinique ! Sous l’aile de Françoise Valère d’Intersalon, organisateur du salon du mariage en Martinique, un traiteur, Gilles Bucher et son chef, Yves Arcade, un photographe représentant le groupement des photographes martiniquais, Yves-Michel Parclay et deux créatrices de robes, Joëlle  Villageois (Victoria) et Corailyne sont venues vendre la Martinique comme une destination mariage. La déco du stand a été assurée par Mickaëlle Chenard de Bleu azur et le groupe Karibéa est venu promouvoir ses lieux de réception. « On voit beaucoup d’Antillais de Paris, témoigne Françoise Valère. Ils veulent se marier au pays… Et si les Français veulent bien s’habituer à ce que la destination Martinique devienne une destination mariage… » La Région les a aidés à boucler le budget de ce déplacement. En tout 15 000 euros. « On se fait héberger par la famille et on prend le métro ! », s’amuse Mme Valère. Victoria est venue montrer son travail de couture qui associe la fibre de bakoua et la soie. « Le public trouve ça original et on m’a dit que j’avais du toupet d’associer le bakoua et la soie ! » Elle est venue présenter trois modèles : chute de boutons de rose, en hommage à la roseraie de Buret, une robe associant en tressage la fibre de bakoua, la dentelle de Calais et la soie et son bustier vedette, tété doubout. Elle compte bien décrocher des commandes. Corailyne est venue proposer des modèles en broderie du plus pur style créole. Un couple domino s’arrête du stand, explicitement appelé « se marier en Martinique »,  Carole, l’hôtesse d’Inrtersalon les accroche. Mayoute est guadeloupéen, Isabelle est provençale. « que diriez-vous de vous marier en Martinique ? » Isabelle répond qu’ils vont se marier en province. « On aurait voulu pouvoir faire les deux », reprend Mayoute, mais, on n’ a pas trop le choix… » Sé madam la ka poté pantalon !


Destination Pacifique

 

 

On trouve des alliances, des robes de mariée, du conseil en image, des dragées, des traiteurs, des châteaux, des calèches, du champagne et des pièces montées, des DJ et des agents de voyage… On trouve au salon du mariage et du PACS qui se tient jusqu’à dimanche à Paris (Porte de Champerret) tout ce qu’il faut pour se marier. Pourquoi donc ne pas y trouver un site idéal pour convoler, comme la Nouvelle-Calédonie ou la Polynésie ! Béatrice Aufret, directrice de production chez Etoiles Voyage propose aux futurs mariés d’oser le grand voyage. Elle a en rayon plusieurs packaging mariage à proposer : quatre en Nouvelle-Calédonie, dix en Polynésie. « En Polynésie, on peut désormais se marier à la mairie et à l’église très facilement alors qu’avant, il fallait rester trois mois sur place ! », se réjouit-elle sans parler du PACS, désormais possible en Nouvelle-Calédonie. Mme Aufret voit là des perspectives intéressantes pour 2010. 3il y a des demandes et de l’intérêt pour la Nouvelle-Calédonie tandis que la Polynésie évoque toujours la romance et des rêves de pilotis ! ». Premier prix pour un mariage en Nouvelle-Calédonie : 2 400 euros pour 12 jours avec au programme Nouméa, un autotour et l’île des Pins. Pour la Polynésie, c’est 2585 euros avec Tahiti, Morea et Bora Bora, 12 jours et 9 nuits à l’Intercontinental. Attention, ce sont des prix à multiplier par deux… Si on y va pour se marier ! Et ça marche ? « Assez », concède Béatrice Aufret avec un sourire satisfait. C’est la troisième année que ce tour operateur vient au salon parisien du mariage.

 

FXG, agence de presse GHM


La Possession, le 09/02/2003

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 16:19
Luchini remplit le Florence Gould hall à New YorkLes 7 et 8 octobre, Fabrice Luchini a rempli le Florence Gould hall à New York. Une salle de 450 places sur  la 59e rue, administrée par l'Alliance française. Le public était composé de New yorkais francophiles et le Francais americanophiles....
Photo : Regis Durand de Girard
Voila la revue de presse..
Article and video on Luchini from French Morning:

http://www.frenchmorning.com/ny/spip.php?article2046

L'AFP du spectacle
Fabrice Luchini joue "Le point sur Robert" pour sa 1ère visite à New  York
NEW YORK (Etats-Unis), 6 oct 2009 (AFP) Par Paola MESSANA
"New York, c'est une ville debout". L'acteur français Fabrice Luchini  cite Louis-Ferdinand Céline pour décrire le "choc" de la découverte de  la métropole américaine, où il se trouve pour la première fois de sa  vie pour deux représentations de son spectacle "Le point sur Robert".
Après une tournée au Québec, Fabrice Luchini, 58 ans en novembre,  jouera mercredi et jeudi soir à guichets fermés dans la salle du  Florence Gould Hall à Manhattan ce "one man show" où des textes de  Roland Barthes, Paul Valéry ou Chrétien de Troyes alternent avec des passages où Luchini se raconte avec humour et autodérision --le  "Robert" du titre est son prénom de baptême. "Il y a environ 50% d'écriture personnelle", souligne-t-il au cours  d'une rencontre avec des journalistes au Fiaf -French Institute/ Alliance Française-, qui présente cette première américaine.
L'acteur de théâtre et de cinéma n'est venu qu'une seule fois aux  Etats-Unis, en 1992, avec le producteur Daniel Toscan du Plantier pour  la promotion d'un film à Saratoga (Californie). "Mon passeport n'avait  pas été tamponné à mon départ, alors hier le douanier pensait que j'avais vécu ici ces quinze dernières années", raconte-t-il.
Fabrice Luchini a tourné dans plus de 60 long-métrages, sous la  direction de réalisateurs comme Philippe Labro, Eric Rohmer, Benoît  Jacquot, Patrice Leconte ou Christian Vincent. "Paris", le film de  Cédric Klapisch (2008) où on le voit notamment danser, est  actuellement à l'affiche à New York. "La danse est une passion, et je  danse dans le spectacle", dit-il.
Il défend avec ardeur sa passion pour la littérature, même lorsque les  textes sont difficiles. "La liberté de La Fontaine est extraordinaire,  c'est un miracle pour moi. Et quand on me dit: +Paul Valéry, on n'a  pas tout compris+, je réponds +moi aussi je ne comprends pas tout+. Au  Québec on rit mais à Paris ça ne passe pas", plaisante-t-il.
"C'est quand même extraordinaire de déclamer Chrétien de Troyes et  Roland Barthes devant 2.000 personnes qui vous applaudissent",  s'étonne-t-il, répétant à plusieurs reprises que "la France est un  pays fermé par rapport à l'Amérique où on sent que tout est possible".
Il reconnaît toutefois l'immense succès qu'a eu "Le point sur Robert"  en France, où "500.000 personnes l'ont vu. On peut appeler cela un  spectacle populaire, même si Johnny Hallyday rassemblerait cette  audience en un seul soir... C'est un spectacle qui n'est pas classable  et qui rencontre le public", estime-t-il.
Il n'avait jamais vu New York parce qu'il avoue ne pas aimer l'avion et ne pas être un voyageur. "Je ne connais pas du tout les pays", dit- il.
Venu sur l'insistance de sa fille Emma, qui tourne un documentaire sur sa tournée, il se dit "sur les traces de Céline", et trouve les mots  de l'auteur du "Voyage au bout de la nuit" pour décrire son  choc."Figurez-vous qu'elle était debout leur ville, absolument droite. New York c'est une ville debout (...) On en a donc rigolé comme des cornichons. Ça fait drôle forcément, une ville bâtie en raideur", déclame-t-il, récitant "l'arrivée à New York", un chapitre du "Voyage".

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 17:20
L’ACCDOM écrit au président de la République
L’Association des communes et collectivités d’outre-mer (ACCDOM) interpelle, dans un courrier daté du 7 octobre, le président de la République à la suite des états généraux de l’Outre-mer (qui ont fait l’objet d’une communication en conseil des ministres par Marie-Luce Penchard, le 7 octobre). Dans cette lettre, son délégué général, Lilian Malet insiste sur quelques points qu’il aimerait voir retenus lors du conseil interministériel de l’outre-mer du 6 novembre prochain : mise en place d’une dotation de rattrapage pour les collectivités d’outre-mer afin de compenser les retards accumulés depuis des dizaines d’années ; mise en oeuvre et financement d’agendas 21 dans toutes les communes d’Outre Mer ; mise en oeuvre d’un programme tourisme durable ; mise en place d’une instance de représentation de l’outre mer au niveau national, l’APCDOM (Assemblée permanente des collectivités d’outre mer) ; mise en place d’un fonds pour la formation des élus de Mayotte ; mise en place d’une dotation de continuité territoriale pour les marchandises et les personnes.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 20:21

Interview Marie-Luce Penchard

" L’Etat a respecté ses engagements et j’en apporterai la preuve "

La ministre de l'outre-mer sera en Guadeloupe, les 8 et 9 octobre, puis en Martinique jusqu’au 12.

200 logements sociaux construits en Martinique en 2008 (contre 1500 en Guadeloupe) certes il y a des problèmes de foncier, mais 70 millions de travaux sont en attente faute d'un accord de l'Etat pour les avances de trésorerie proposées par les organismes de logements sociaux. Peut-on espérer voir la situation s'arranger ?

En Martinique, où la problématique se situe autour du foncier, il y a plus de réhabilitations et plus d’opérations de rénovation d’habitat insalubre. Cela peut expliquer cette différence. Comme je l’ai indiqué à Toulouse lors de l’assemblée de l’Union Sociale pour l’habitat, je suis disposée à réorienter les crédits pour des opérations prêtes à démarrer. Il y a des opérations qui bénéficient d’une autorisation d’engagement mais dont on sait qu’elles ne pourront être engagées avant un ou deux ans en raison de difficultés dans le montage financier, la maîtrise du foncier ou sur les garanties financières. Si une opération n’est pas prête, il faut la déprogrammer et reporter le budget une opération validée. Mon objectif n’est pas de faire de l’affichage autour des 300 millions d’euros de la ligne budgétaire unique, en annonçant le financement de 5 000 logements pour qu’au final, le bilan soit de 150 logements en Martinique et1 500 en Guadeloupe. Je veux agir de manière pragmatique.

Et sur la trésorerie ?

Sur la question de l’avance de trésorerie, l’Etat a proposé de mettre en place des conventions d’actions foncières qui permettent de baisser la part de la commune de 20 % à 10 %. L’Etat est allé beaucoup plus loin grâce au plan de relance en permettant de mobiliser des crédits pour financer autrement le coût du foncier. Je ferai le point dans les deux départements au cours d’une réunion avec la direction départementale de l’équipement, en présence des acteurs du logement social, pour que l’on me dise où se situent les problèmes et pourquoi les opérations ne sont pas déjà engagées. Et nous trouverons des solutions.

Pourquoi y a-t-il ces retards dans le traitement des dossiers du RSTA ?

J’ai accordé un délai supplémentaire, de 15 jours jusqu’au 15 septembre, pour que les salariés puissent déposer leur demande pour le premier trimestre (de mars à mai). J’ai également clairement indiqué que si le dossier n’était pas complet, l’essentiel est qu’il soit parvenu avant le 15 septembre au service gestionnaire. Tous les dossiers remis à ce moment-là seront pris en compte. Il ne faut pas qu’il y ait d’inquiétudes sur ce point. J’en profite pour rappeler que ce dispositif a été mis en place dans un contexte particulier en seulement trois mois. Les délais de paiement s’expliquent aussi par le fait que les documents étaient pré-remplis et que certains demandeurs n’ont pas complété les informations demandées au verso. Cela a entrainé des demandes d’informations complémentaires. J’ai reçu les responsables de la caisse nationale d’assurance vieillesse, opérateur national du RSTA, et nous avons pris des engagements. Aujourd’hui, il y a eu 19 000 paiements effectués en Guadeloupe sur une cible de 60 000 personnes et 18 000 en Martinique sur une cible de 50 000 personnes. Et nous allons monter en puissance puisqu’à la mi-octobre, nous serons pour l’ensemble de l’outre-mer à 100 000 paiements effectués et 200 000 en novembre. Je tiens d’ailleurs à saluer l’investissement des équipes de la CGSS sur ce dossier qui travaillent sans compter leur temps pour leurs compatriotes.

A quand la fin du RMI ?

Comprenons-nous bien. Le RSA en métropole est une prestation qui regroupe sous un même nom le RMI, l’API et une prestation nouvelle pour les travailleurs à bas revenus. Il est prévu de réaliser une évaluation du RSTA en 2011. René-Paul Victoria avait été missionné pour étudier l’application du RSA outre-mer. Il faudra aussi qu’un vrai choix  soit fait localement : veut-on le RSA ou le RSTA ? Dans l’accord Bino, la référence c’est le RSTA et moi, je me désole de voir qu’en Guadeloupe et en Martinique, on n’applique pas le RSA alors que c’est une bonne mesure qui permet de conjuguer à la fois un emploi et un complément de revenu. Je pense à des femmes, des familles monoparentales qui pouvaient avec le RSA percevoir avec trois enfants, 400 euros alors qu’avec le RSTA, elles n’ont que 100 euros et qu’un célibataire qui vit chez sa mère perçoit autant. Je pense qu’en termes de justice sociale, il faudra se poser ces questions. Parce que d’une certaine manière, on était en train de vouloir créer un SMIC guadeloupéen - et ce n’est pas possible, au regard de l’article 73 de la Constitution avec l’égalité législative -, on a imaginé une mesure dont les effets peuvent créer des injustices.

En Guadeloupe des milliers de personnes ont défilé dans les rues à l’appel du LKP pour demander à l’Etat de respecter ses engagements. Que leur répondez-vous ?

L’Etat a respecté ses engagements et j’en apporterai la preuve. Il faut arrêter de mentir aux Guadeloupéens ! Il y avait 165 mesures dans le protocole et sur celles-ci, il y en a 102 qui relèvent de l’Etat. Sur le 102, il y en a 71 qui ont été mises en œuvre. J’apporterai ces éléments aux Guadeloupéens parce que maintenant, il faut que chacun puisse dire réellement où nous en sommes dans l’application du protocole. Il ne sert à rien de défiler pour qu’au bout du compte, cela se termine par de grands discours. Je pense que les postures politiques sont une chose, mais les Guadeloupéens attendent qu’on règle leurs problèmes. Ils ont bien vu les effets des grèves du mois de février. Et même si des revendications étaient légitimes, on voit aujourd’hui que des solutions décidées dans la précipitation n’étaient pas forcément les meilleures. Aujourd’hui, je ne veux pas de politique spectacle car c’est trop sérieux. Je ne suis pas là pour faire des débats télévisés mais des réunions de travail. Je demande qu’il y ait un comité de suivi, que tout le monde vienne autour de la table pour montrer que l’Etat a tenu ses engagements. Il faut ensuite échanger afin de pointer les mesures qui ne sont pas appliquées et regarder comment les améliorer. On est dans un pays de droit ! Je suis disposée à revoir certaines choses mais il convient d’effectuer un travail préalable. C’est la raison pour laquelle, j’ai invité le porte-parole du collectif, Elie Domota, à participer à cette réunion qui va être organisée par le préfet le 12 octobre. A l’issue, il faudra repérer les secteurs qui posent difficulté, puis je viendrai dans un second temps pour prendre les arbitrages nécessaires et je pourrai alors rencontrer M. Domota.

Rencontrerez-vous Elie Domota pendant votre séjour ?

J’ai indiqué par un courrier rendu public à M. Domota la méthode que je viens de décrire et qui, à mes yeux, doit être celle d’une démarche de dialogue constructif. J’attends de savoir comment il s’inscrit dans cette démarche.

Tout le monde veut la transparence sur le prix des carburants. Pourquoi est-ce si difficile de satisfaire cette aspiration ?

Je crois que nous avons apporté de nombreux éléments : les trois rapports sur le sujet, la communication dans la presse sur la réforme progressive. La question du carburant est liée aussi à l’avenir de la SARA. Nous ne pouvons pas nous précipiter mais pour autant, nous ne pouvons pas faire jouer la solidarité nationale indéfiniment sur une question qui revient à subventionner un produit de consommation. Je préfère que la solidarité nationale joue au travers de questions essentielles que sont l’éducation et la santé parce que c’est le devoir de l’Etat. C’est pourquoi, il convient de poursuivre cette réforme pour que nous parvenions au prix le plus juste qui corresponde à la réalité des coûts. Et que les consommateurs sachent exactement à quoi correspondent ces coûts, car certains d’entre eux sont liés à des choix d’organisations des territoires. Quand on veut préserver l’emploi, ce qui est légitime, cela a un coût. Il faut le savoir  et ce coût-là, il faut qu’on puisse dire que c’est le choix d’un mode de distribution. On ne peut vouloir à la fois des prix bas et vouloir maintenir un dispositif dont on sait qu’il génère des coûts supplémentaires. J’ai engagé ce discours de vérité et je vais le poursuivre.

Allez-vous évoquer la restitution des états généraux ?

Il faut attendre le comité interministériel de l’outre-mer et à l’issue de ce comité, je serai amenée à faire un déplacement sur chacun des territoires pour expliquer les décisions et assurer le suivi des propositions tout en expliquant pourquoi certaines propositions n’auront pas été retenues. Je ne veux pas de frustration parmi mes compatriotes car ce travail est très riche. Il sera utile à tous car il sera demain le chemin que nous suivrons chaque fois que l’on aura à intervenir dans un secteur. Ces états généraux sont la feuille de route pour l’avenir.

Vous allez justement visiter une école de bèlè à la Martinique, pourquoi ?

Sur ce déplacement, j’ai voulu aborder les questions de conditions de vie, le logement, l’insertion des jeunes, mais en même temps j’ai entendu ce qui a été dit en février, que l’identité et la culture étaient importantes pour les Guadeloupéens et les Martiniquais. Je souhaite donc m’investir dans ce domaine pour étudier la manière dont le ministère peut s’y associer. Voilà pourquoi j’ai voulu aborder dans ce déplacement le thème de la culture.

Maintenant que la date des consultations sont connues, que va-t-il se passer ?

On va rentrer dans une phase réglementaire avec une succession de procédures : saisine du conseil d’Etat, du conseil des ministres, organisation d’un débat parlementaire puis publication des décrets qui organisent les consultations avec une campagne de douze jours.

Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM


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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 19:58

Interview Nicolas Sarkozy, président de la République

Dans l’interview exclusive qu’il a accordée hier au bloguer pour les titres du Groupe Hersant Média (et particulièrement France-Guyane et France-Antilles), Nicolas Sarkozy, président de la République, qui recevait hier après-midi à l’Elysée les présidents des conseils régionaux et généraux de Guyane et Martinique, annonce les dates des référendums dans ces départements en vue d’une évolution institutionnelle et confirme pour autant qu’il n’est pas question d’indépendance.

 « La Martinique et la Guyane sont françaises et le resteront »

Quand auront lieu les consultations populaires en Martinique et Guyane ?

Nicolas Sarkozy Les élus de Martinique et de la Guyane ont demandé à exercer davantage de responsabilités en organisant leur collectivité selon le régime prévu par l’article 74 de la Constitution. Je leur ai annoncé que je procéderai à une consultation directe des Martiniquais et des Guyanais sur ce sujet. Après avoir longuement échangé avec eux, j’ai décidé de convoquer les électeurs de la Martinique et de la Guyane le 17 janvier prochain et, le cas échéant, le 24 janvier.

Vous le voyez, je n’ai qu’une parole. J’ai toujours dit que j’étais ouvert à la question de l’évolution institutionnelle, pour autant qu’elle soit au service d’un projet. Aujourd’hui, je transforme ces paroles en acte car j’estime que le contexte politique et social l’exige.

C’est votre réponse principale à la crise qui a secoué les Antilles au début de l’année…

Après la crise de confiance qui a traversé une partie de l’outre-mer, le statuquo n’est, à mon sens, pas souhaitable. L’évolution statutaire des territoires qui le souhaitent n’est, bien entendu, qu’une facette de la refondation des relations entre la métropole et l’outre-mer. Il s’agit néanmoins d’un point fondamental.

Je souhaite profondément que nous puissions instaurer une relation nouvelle, basée sur le sens des responsabilités de chacun, sur le respect et la confiance réciproques.

Quelles seront les questions qui seront posées aux citoyens de ces territoires ?

Comme je l’ai dit, lors de mon discours à l’aéroport Aimé Césaire en Martinique, le 26 juin dernier, je souhaite que les Martiniquais, mais aussi les Guyanais, aient un véritable choix démocratique. C’est la raison pour laquelle, comme la Constitution m’y autorise, j’ai décidé de poser deux questions successives.

Pour être concret, les Martiniquais et les Guyanais se verront, lors d’une première consultation, proposer d’approuver la transformation de leur territoire en une collectivité régie par l’article 74 de la Constitution, et donc dotée d’une organisation particulière en créant une collectivité unique et en lui transférant des compétences nouvelles qui ne peuvent pas être exercées dans le cadre de l’article 73 de la Constitution.

S’il est répondu « oui » à cette question, nous en resterons là et nous travaillerons, sans délai, à la mise en place de la nouvelle collectivité.

Toutefois, un « non » au passage à l’article 74 ne signifie pas forcément une volonté de rester dans le statu quo. C’est pourquoi, dans cette hypothèse et dans celle-ci seulement, les électeurs seront appelés le dimanche suivant à approuver ou à rejeter la création d’une collectivité unique qui exercerait les compétences du Conseil Régional et du Conseil général, tout en demeurant dans le régime actuel de l’article 73 .

Quelle est la préférence du président de la République ?

Je n’ai, pour ma part, pas de préférence à faire valoir. Les deux hypothèses ont leurs avantages et leurs inconvénients. Je demande simplement à chacun de s’engager dans un débat démocratique digne de l’enjeu, qui permette aux électeurs d’opérer un choix éclairé et responsable.

Je ne laisserai personne caricaturer le débat et je redis, à cet égard, que les questions posées ne portent en rien sur l’indépendance. La Martinique et la Guyane ont toute leur place dans la République et, quel que soit le choix qui sera fait par nos concitoyens, il sera respectable. La Martinique et la Guyane sont françaises et le resteront. Je m’en porte garant.

La restitution nationale des États généraux de l’Outre-mer que vous avez lancés en février dernier, doit servir de base à l’ordre du jour du premier Conseil interministériel de l’Outre-mer. D’ores et déjà, y a-t-il des points qui vous paraissent incontournables ?

Les États généraux ont été, par leur ampleur et leur richesse, à la hauteur de nos attentes. Il en ressort de nombreuses réflexions et des centaines de propositions qu’un seul Conseil interministériel ne suffira pas à traiter. Aussi, faut-il considérer ce premier « Conseil interministériel de l’outre-mer » de l’Histoire, que je présiderai, comme une étape et non comme une fin. Ce qui est important, c’est que chaque membre du gouvernement se sente directement concerné par les sujets ultramarins qui ne doivent pas être traités exclusivement par le ministère en charge de l’outre-mer. Le fait de dire que chacun de nos territoires fait partie intégrante de la République a un sens.

Sur quoi pensez-vous agir ?

Sur le fond, nos réflexions principales portent sur plusieurs axes : le renforcement de la concurrence dans le secteur privé, le développement et la structuration des filières de production locale, la modification des règles de gouvernance, la meilleure insertion des territoires dans leur environnement régional ou encore l’amélioration concrète de l’égalité des chances. Sur tous ces sujets, je ferai des annonces concrètes qui seront directement inspirées du travail réalisé par tous ceux qui sont impliqués dans les États généraux de l’outre-mer ces derniers mois. Je sais que ça n’a pas toujours été facile et qu’il a fallu, parfois, une dose de courage pour participer à une démarche que certains se plaisaient à présenter comme « ficelée depuis le début ». Ceux-là verront bien, le moment venu, combien cette analyse était erronée. Il est toujours facile de dénoncer les situations et de demander aux uns et aux autres de régler tous les problèmes. Il est bien moins aisé de construire un projet commun et partagé, de participer à une démarche constructive où le travail remplace la vindicte. C’est pourquoi je veux remercier ceux qui se sont engagés dans ce sens.

Quand aura lieu ce Conseil interministériel et à quoi doit-il donner lieu ?

Je réunirai, avec le Premier ministre, les membres du Gouvernement, le vendredi 6 novembre prochain, pour délibérer et arrêter une série de premières mesures. Le soir même, je convierai, à l’Élysée, tous les élus de l’outre-mer, ainsi que des représentants de la société civile et du monde économique. Je m’exprimerai, à cette occasion, devant eux.

Vous le voyez, l’Etat est entièrement mobilisé pour l’outre-mer et je ne peux pas laisser dire que le Gouvernement actuel considèrerait ce sujet comme étant « secondaire ». En vérité, jamais nous n’avons autant fait pour la France d’outre-mer. Et je considère d’ailleurs cela comme normal.

Ce qui a changé, c’est que nous avons un discours franc et direct. La force de proposition, la constance dans les engagements et le refus de la démagogie sont encore, à mes yeux, les preuves les plus authentiques de ce qui vous tient à cœur par-dessus tout : le respect.

Propos recueillis par François-Xavier Guillerm, agence de presse GHM


Ils ont dit

Alain Tien Liong, président du conseil général de Guyane

Etes-vous satisfait de ces annonces ?

Tout à fait ! C’est une demande que nous avons depuis dix ans, qui a été zappée par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin. Donc nous sommes satisfaits aujourd’hui de la réponse favorable du président de la République à notre demande de consultation populaire sur la base de l’article 74. Maintenant, à l’initiative du président, une deuxième question sera posée en cas d’échec à la première et nous prenons acte de cette deuxième question. Le président a avancé comme mobile la nécessité de ne pas rester dans le statu quo. Mais en ce qui nous concerne, nous ne pouvons pas nous prononcer déjà sur cette deuxième question dans la mesure où notre demande était une consultation sur la base du 74.

Pour lequel vous mènerez campagne…

C’est sur cette base là que nous allons mener campagne sans présager de ce que sera la réponse de la population.

Comment interprétez-vous le plan B proposé par le président ?

On ne peut pas rester dans le statu quo et le président de la République l’a lui-même compris. Il pourrait ne pas nous demander notre avis, c’est de sa prérogative mais nous sommes sur la même longueur d’onde et pour notre part, il s’agit de constater déjà qu’il a tenu compte de notre demande.

Que pensez-vous du maintien des régionales en mars 2010 ?

Il ne me gène pas, maintenant quelque soit la réponse à la question posée, il y aura une modification du contexte actuel. Cela nécessitera à un moment donné que le gouvernement puisse annoncer que les conseillers régionaux qui seront élus ne pourront pas mener leur mandat à terme. Que nous allions vers le 74 ou une collectivité unique, il y aura modification par rapport à l’existant. Le mandat des conseillers ne pourra donc excéder plus de deux ou trois ans.


Antoine Karam, président de Région Guyane

Etes-vous satisfait des ces annonces ?

Nous sommes satisfaits. Le président est resté dans l’esprit de sa déclaration du 19 février 2009, a        u cœur de la crise et de cette déclaration qui a été confortée, confirmée, le 26 juin à Fort-de-France, lors de l’inauguration de l’aéroport Aimé-Césaire. Le président de la République a respecté sa parole et dans un climat de confiance, nous allons nous préparer à cette échéance importante pour nous, celle des référendums qui se dérouleront les 17 et 24 janvier 2010. Nos assemblées réunis en congrès ont milité pour une évolution dans le cadre de l’article 74. Au cas où il n’y aurait pas d’accord sur la première question, huit jours plus tard, on devra se prononcer sur une transformation en collectivité unique dans le cadre de l’article 73 adapté de la Constitution. Nous considérons que la démocratie a été respectée et que le peuple, dans sa souveraineté, va trancher sur une question que nous nous posons depuis des années en Guyane.

Ce processus en deux temps vous convient-il ?

Nous allons militer pour le premier processus mais nous respectons le choix et la décision du président de la République. Nous avions toujours dit que le président de la République était maître de son choix et aussi maître du calendrier. Maintenant, à nous de convaincre nos compatriotes de la justesse du combat que nous voulons mener pour son avenir.

Le président vous a-t-il donné l’impression d’avoir une préférence pour une formule ou l’autre ?

Pas du tout ! Le président doit rester au-dessus mais il a dit que la pire des choses pour nous serait de rester dans le statu quo.

Peut-on parler de consensus ?

Il y a un consensus car il y a eu compréhension et accord sur ce que nous avons proposé et qui a été repris par le président de la République parce qu’il a vu qu’à une très large majorité dans nos Congrès, nous avons adopté un certain nombre de principes que nous allons faire vivre avec le peuple de Guyane.


Alfred Marie-Jeanne, président de la Région Martinique

L’heure de nous-mêmes a-t-elle enfin sonné ?

C’est une question ? (sourires)… En tout cas je peux dire que l’heure des changements est venue et, en ce sens, je vois que le président de la République respecte ses engagements puisque non seulement il va répondre à notre attente et consulter le peuple de Martinique, mais il a également décidé de nous écouter en renvoyant à la fin du mois de janvier cette consultation. Troisièmement, il n’est pas question d’expérimentation ! Nous ne sommes pas des apprentis qu’on a renvoyés de l’école. Quatrièmement, il a décidé de poser d’abord une question sur une gestion autonome de la Martinique. Il a bien précisé qu’au cas où il n’y aurait pas un succès, alors il poserait une question, dans le cadre de l’article 73, pour une collectivité unique. C’est sa proposition. Bien sûr la deuxième question n’est pas la nôtre mais c’est ensemble que nous avons construit tout ça, donc j’espère que c’est une marche en avant particulièrement positive.

Que se passera-t-il pour les régionales ?

Les régionales se feront en mars 2010, sur le même modèle en attendant que les choses se mettent en place.

Reste plus qu’à faire campagne. Quels seront vos principaux arguments ?

Vous les connaissez ! L’article 73 ne répond plus dans les temps modernes que nous vivons à ce que l’on peut escompter. Il faut plus d’initiatives pour régler un certain nombre de problèmes qui nous assaillent, nous tiennent à la gorge. Je crois que tout le monde, sauf ceux qui sont de mauvaise foi, font la même analyse que nous et le président de la République lui-même a dit lors de sa venue en Martinique qu’il n’y aurait pas de statu quo. Il est donc d’accord pour un changement au moins égal à la création d’une collectivité mais la réponse appartient au peuple. C’est lui qui choisira entre l’optima et l’extrême minima.


Claude Lise, président du conseil général de la Martinique

L’heure de nous même a-t-elle enfin sonné ?

Rires francs… Il y a à peu près cinquante ans qu’Aimé Césaire a lancé ce fameux cri : « L’heure de nous-mêmes a sonné », mais je constate que certains continuent à somnoler tranquillement, ils doivent penser que c’est mieux de continuer à se reposer et que le matin arrive trop tôt !

Vous êtes donc satisfait ?

Oui parce que nous souhaitions une concertation dans la clarté, la démocratie. Il fallait un minimum de temps, nous l’avons obtenu. Il n’y a qu’une question qui sera posée le 17 janvier sur le passage sous le régime de l’article 74. Donc, là c’est clair ! Le président a proposé pour le cas que nous ne souhaitons pas, une réponse négative à la question du 17 janvier, qu’il y ait une session de rattrapage le dimanche suivant où il proposerait une consultation sur une collectivité unique qui remplacerait département et région. Nous considérons que c’est de sa responsabilité puisqu’il a dit très clairement que le statu quo était insupportable et nuisible au développement.

Ce plan B ne vous dérange-t-il pas ?

Il ne peut nous gêner quoique nous nous battions pour le plan A ! Je comprends que le président de la République, dans ses responsabilités vis-à-à-vis des citoyens prévoit un plan B. Mais nous, nous ne sommes pas demandeurs de ce plan B !

Le non de 2003 n’est-il pas encore dans la tête des gens ?

Je ne sais pas s’il est dans la tête des Martiniquais, mais je pense qu’il faut surtout extirper certaines mauvaises habitudes dans la tête de certains élus qui ne prennent pas la voie de la responsabilité. Ce qui importe c’est que les électeurs veulent un débat clair, de qualité pour choisir en toute connaissance de cause. Je suis convaincu que si tel est le cas, ils choisiront ce qui les conduit sur la route de la responsabilité et du développement.


Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat à l'outre-mer

« Il fallait faire les choses très simplement et bien dissocier la consultation par rapport au 74 et poser la question de la collectivité unique si, effectivement, il n’y avait pas un vote favorable sur le 74. Le président a rappelé aussi que tout en ayant un attachement fort de ces territoires au sein de la République, il est évident qu’on ne peut pas gérer la Martinique et la Guyane de la même manière que la Lozère ou les Hauts-de-Seine et qu’il a le souci d’avoir un meilleur statut qui corresponde à ces territoires pour leur permettre un développement économique. Ce que je veux souligner c’est que ça s’est passé dans un climat de confiance et que les quatre présidents sont sortis très satisfaits de la décision prise. La date des élections régionales est maintenue. Toutes ces questions ont été vues. On est vraiment sur une solution très consensuelle. »

 

 

 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 17:19

Gérard La Viny inhumé mercredi prochain

Gérard La Viny sera inhumé au cimetierre de Montmartre, à l’issue d’une cérémonie religieuse, mercredi 14 octobre à 14 heures. L’artiste s’est éteint mardi à 12 h 20 (heure de Paris) à son domicile parisien, rue Blanche dans le 9e arrondissement. Son fils Eddy La Viny qui était très ému quand nous l’avons eu au téléphone, nous a confirmé le décès de son père mais n’a pas souhaité prolonger l’entretien. Âgé de 76 ans, M. La Viny a cinquante ans de musique derrière lui. Il a été membre de l'orchestre de rumba Lecuona, de Cuba. Joséphine Baker a été sa marraine pour le lancement du merengue en Europe. Mais sa carrière décolle vraiment avec Henri Salvador qui lui présente Boris Vian. Il sort alors ses succès, Sans chemise, sans pantalon, Ba mwen an ti bo et même, La biguine à Giscard, Brigitte Bardot Bardot ou encore, en français, Scandale dans la famille. Il avait été décoré de l’insigne des arts et lettres en février 2006 par Renaud Donnedieu de Vabres, alors ministre de la Culture. De Marie-Luce Penchard à Patrick Karam, en passant par Tous créoles, les hommages n’ont cessé depuis l’annonce de son décès.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 13:27

Coupe du monde et JO au Brésil :

la Guyane peut être un centre d’entraînement et de préparation

Coupe du monde football en 2014, Jeux olympiques en 2016, la prochaine décennie sera, d’un point de vue sportif, brésilienne. Tenant compte de ce que la Nouvelle-Calédonie avait été érigée au moment des jeux olympiques de Sidney en 2000 en centre d’entraînement et de préparation, et que dans le cadre de la coupe du monde foot de 2010 à Johannesburg, Saint-Denis de la Réunion a obtenu ce même statut, le délégué à l’Egalité des chances des Français d’outre-mer, Patrick Karam a saisi la secrétaire d’Etat aux Sports pour lui demander d’en faire autant pour la Guyane à l’attention de l’équipe de France. « Deux des villes organisatrices de la coupe du monde de foot, Manaus et Fortaleza se trouvent à deux heures de vol de la Guyane », fait remarquer le délégué qui, avoue-t-il, a été inspiré par Bernard Lama à l’occasion de la restitution de l’atelier sport des états généraux de l’outre-mer, il y a dix jours à Paris. Selon le courrier daté du 6 octobre à Rama Yade, Patrick Karam estime que « les retombées pour la Guyane seraient considérables en termes économique, social et touristique ». Bien sûr il faudrait améliorer les équipements locaux, « ajouter une piste synthétique d’athlétisme et des gradins supplémentaires et éventuellement accompagner en matière d’infrastructures hôtelières ». Et puis aussi, même s’il n’en est pas question dans la lettre, organiser des vols directs de Cayenne à Manaus et Fortaleza.

FXG, agence de presse GHM

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 08:44

Pour un développement durable des îles éparses

Jusqu’en 20005, on surnommait le préfet des Terres australes et antarctiques françaises, le « préfet pingouin »… Mais depuis l’on a rattaché à son administration un 5e district, celui des îles éparses, à savoir Europa, Bassas de India, Juan de Nova, Les glorieuses pour le canal du Mozambique et Tromelin au Nord-Est de la Réunion, l’administrateur des TAAF a adjoint à ses pingouins du pôle sud des sternes et des frégates de cette zone subtropicale ! Ces îles ont fait l’objet d’un colloque lundi au Sénat.

Le groupe d’études du Sénat sur l’Arctique, l’Antarctique et les terres australes s’est intéressé aux enjeux des îles éparses pour le France et à l’élaboration d’un projet pour leur valorisation. Il s’agit d’enjeux de coopération d’abord dans ces territoires dont la souveraineté française est contestée par Maurice et Madagascar. Cette zone constitue la 2e zone maritime française avec 640 000 km2 de zone économique exclusive avec des ressources halieutiques énormes et une biodiversité unique. « C’est une nouvelle frontière maritime et nous avons à nous redéployer », a indiqué le préfet Rollon Mouchel-Blaisot. Ces îles sont inhabitées sauf par les hommes de la FAZSOI, les scientifiques et les météorologues. Le Grenelle de la mer a acté de faire d’Europa une réserve naturelle. Des explorations sont prévues en 2010 avec le service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) pour tracer une cartographie précise. Le Marion-Dufresne (navire dédié à la desserte des ces îles) a déjà procédé à la pose de cinq hydrophones destinés à l’écoute des mammifères marins et un inventaire des oiseaux et des mammifères devra être fait tous les cinq ans. Le premier aura lieu  par survol aérien entre décembre et janvier prochain. Ces îles, notamment Bassas de India sont aussi des sites archéologiques sous-marins uniques et fortement menacés par les pilleurs d’épaves. « C’est un patrimoine de l’humanité sur l’histoire de la colonisation depuis les Arabes », a indiqué Michel Lourd du ministère de la Culture. En réponse à ces menaces (comme sur la pêche – un palangrier taïwanais a été arraisonné il y a quelques jours), il a été question de faire du successeur du Marion-Dufresne un navire logistique mais aussi de surveillance. Certes, nous ne sommes pas dans les zones de piraterie, plus au nord, a fait remarqué l’ambassadeur à la coopération internationale contre la piraterie maritime, Chantal Poiret, et « les éparses ne peuvent constituer une base arrière, mais il faut maintenir une présence militaire. »

Un observatoire unique de l’impact des changements climatiques

« Si la France ne se maintient pas, a indiqué le sénateur Christian Cointat, d’autres s’y installeront et avec d’autres visées que les nôtres ! » Les enjeux sont donc d’abord une question de gestion des ressources, à commencer par les thonidés. Ce qui a été fait pour la légine plus au sud (une pêcherie certifiée durable), doit être fait pour les thonidés, a indiqué Francis Marsac de l’IRD. En 1980, le thon pêché dans la zone correspondait à 8 % de la prise mondiale, aujourd’hui, ce ratio a atteint 19 %. 3 400 navires sont autorisés à pêcher dans la zone. Mais au-delà de l’enjeu économique, il y a surtout un enjeu de recherche pour les sciences de l’univers car il s’agit là d’un observatoire unique de l’impact des changements climatiques. Il faut donc définir une stratégie de recherche. La secrétaire d’Etat à l’Outre-mer qui clôturait les débats a souhaité que les conclusions du colloque prennent la forme « d’un plan stratégique, qui donnera un cap à notre politique pour les îles Eparses dont les thèmes de recherche sont au cœur des préoccupations de la planète ». Mais recherche n’est pas exempte de défaut : Entre avril et mai 2009 le Marion-Dufresne  a enlevé de ces îles sanctuaires 600 tonnes de déchets ferreux, 14 tonnes de batteries, 2 tonnes d’huile, 12 tonnes d’hydrocarbures périmés.

FXG, agence de presse GHM


Les esclaves oubliés de Tromelin

Il y a aussi dans ces îles des enjeux patrimoniaux, notamment avec Tromelin, anciennement l’île des sables, où ont vécu pendant quinze ans une soixantaine d’esclaves naufragés et abandonnés dont seuls 7 femmes et un bébé ont pu être rapatriés en 1776 à Maurice grâce au chevalier de Tromelin. Des fouilles archéologiques ont mis au jour un patrimoine extraordinaire. Selon Françoise Vergès, il s’agit de trois édifices de corail et de 400 objets réalisés avec des métaux récupérés sur l’épave de l’Utile. qui pourrait faire l’objet, d’une exposition internationale à Paris, Saint-Denis de la Réunion, à Maurice, voire à Madagascar. « Une équipe de Maurice devrait d’ailleurs être associée à une prochaine campagne de fouille », a dit M. Cointat qui a aussi évoqué la possibilité d’y bâtir un mémorial. « Il y a là l’espace pour une création contemporaine sur ce lieu de mémoire », a renchéri le préfet Mouchel-Blaizot.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 08:40

La Fondation Chirac au chevet des langues guyanaises

La Fondation Chirac a prévu d’intervenir en Guyane en 2010 pour préserver les langues guyanaises. Les langues amérindiennes de la côte sont les plus en dangers.

La Fondation Chirac, créée en juin 2008, a décidé d’intervenir l’année prochaine en Guyane, via son programme Sorosoro. L’annonce a été faite lors d’un bilan d’étape organisé au Musée du Quai Branly à Paris. Le programme a pour objectif de préserver la diversité linguistique à travers le monde. La Fondationwww.sorosoro.org. Dans un second temps la Fondation lancera des actions de soutien aux communautés autochtones. réalise des tournages vidéos afin de conserver des images et des sons de langues en danger de disparition. Les vidéos sont ensuite visionnables sur le nouveau site internet

Les premiers tournages ont eu lieu cette année au Gabon et au Guatemala. « C’est la moindre des choses de passer désormais aux langues qui se trouvent sur le territoire français », souligne Rozenn Milin. « Nous avions l’intention de commencer plus tôt mais la crise financière est passée par là. Des fonds qui nous étaient promis ont été suspendus », ajoute la déléguée générale de la Fondation Chirac à la diversité culturelle. La Fondation n’a pas encore bouclé le projet et reste à la recherche de fonds. Elle compte sur l’aide du ministère de la Culture et des institutions locales.

« Je pense qu’en Guyane il faudrait travailler sur l’ensemble des langues mais ce ne sera pas possible », souligne Michel Launey, linguiste qui a travaillé huit ans à l’IRD de Cayenne. Hors langues étrangères, la Guyane abrite six langues amérindiennes, deux à quatre langues des bushinengués et le créole guyanais. Selon Michel Launey, « les langues des noires-marrons sont assez bien transmises, elles ne sont pas réellement en danger. En revanche les langues amérindiennes sont dans une situation difficiles voire très difficiles ».

Les langues les plus en dangers sont situées sur la côte. Celles de l’intérieur de la Guyane sont mieux protégées grâce à leur isolement, même si le nombre de locuteurs est moins important. Sur la côte, la transmission du Kali’na, du Palikur et du Arawak est moins bonne. Les parents passent au créole du Surinam (Sranan Tongo).

Avec chaque langue qui s’éteint c’est un savoir culturel qui disparaît (médecine, connaissance de la faune et de la flore…). En conclusion du bilan d’étape, Jacques Chirac a d’ailleurs souligné que malgré le progrès des sciences, des techniques et des communications « l’expérience et l’expression des peuples premiers n'en sont pas pour autant périmées, inadaptées et inutiles ».

La Fondation Chirac prépare également une opération en Nouvelle-Calédonie pour les langues kanaks.

David Martin (Agence de presse GHM)


Le coup de gueule de Michel Launey

Michel Launey regrette fortement le non-renouvellement de la collaboration de neuf intervenants en langue maternelle sur trente. Ils étaient en CDD avec le rectorat de Guyane. « Ils s’agissait des meilleurs, mais le rectorat a craint qu’ils ne demandent un CDI. Ils montaient des « activités du langage » pour que les enfants puissent développer leur langue maternelle », explique cet ancien chercheur de l’IRD. Selon lui « il y a désormais des écoles amérindiennes et noires marrons où il n’y a plus d’intervenant ». Michel Launey s’attend à ce que les 21 intervenants restants subissent le même sort.

La maîtrise de la langue maternelle est pourtant essentielle. « Contrairement aux idées reçues les enfants qui maîtrisent le mieux leur langue maternelle sont plus susceptibles que les autres à s’ouvrir sur le monde et réussissent mieux scolairement. Les autres se retrouvent entre deux langues et deux cultures sans en maîtriser parfaitement une », explique Claire Moyse-Faurie du laboratoire Langues et civilisations à traditions orales du CNRS.

 

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 17:38

Des lycées en Guyane

L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 34 millions d’euros en faveur de la Région Guyane pour la réalisation de trois lycées. Avec une croissance démographique exceptionnelle (3,6% l’an) et une population composée à plus de 50% par des jeunes de moins de 25 ans, les besoins en matière d’infrastructures éducatives de la Guyane sont très importants.  Pour y faire face, la Région a lancé un programme de constructions de trois lycées, pour près de 2 700 élèves, à Mana, Rémire-Montjoly et Saint-Laurent du Maroni. La société Guyane Lycées, chargée du financement et de la construction de ces lycées, louera les bâtiments à la collectivité pendant trente ans.

20 millions pour l’hôpital Sud Réunion

L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 20 millions d’euros en faveur du Groupe Hospitalier Sud Réunion (GHSR) pour la modernisation de son pôle Femme-Mère-Enfant. Le GHSR est principalement situé à Saint Pierre. Seul établissement public de santé au sud de l’ile, son bassin d’attraction couvre onze communes, de Saint-Leu à Saint-Philippe, soit près de 278 000 habitants. Le site de Saint-Pierre, pavillonnaire, est en cours de restructuration pour le transformer en un hôpital fonctionnel. Le financement de l’AFD sera affecté au pôle Femme-Mère-Enfant afin d’améliorer les conditions d’accueil et de prise en charge des patients ainsi que la sécurité des soins.

 


8 millions pour le Système d’Information Santé 

L’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 8 millions d’euros en faveur du Groupement de Coopération Sanitaire « Système d’Information Santé » pour la mise à niveau de son système d’information. Ce système doit ainsi être mis à niveau afin de permettre la mutualisation des outils de production de soins et d’informations en santé sur le département. Ce projet, d’un coût total de 15 millions d’euros, est porté par le Groupement de Coopération Sanitaire (GCS), créé par les quinze établissements de santé de la Région et soutenu par l’ARH (Agence Régionale d’Hospitalisation).

 

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