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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 17:36

Une interview du président de la République demain

C’est cet après-midi à Paris qu’à l’issue de la rencontre entre le président de la République et les présidents des collectivités territoriales de Guyane et de Martinique, Antoine Karam, Alain Tien Liong, Alfred Marie-Jeanne et Claude Lise, sera connue la date de la consultation populaire en vue d’une évolution institutionnelle de ces deux régions-départements. On évoque d’ores et déjà une question à deux volets, l’une sur un choix entre les articles 73 et 74, l’autre sur l’opportunité d’une assemblée unique. Nous publierons demain une interview exclusive du président de la République sur ce sujet très attendu.

FXG, agence de presse GHM

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 17:31

Interview Olivier Huygues-Despointes, président de Contact Entreprises

« Nous recherchons un face à face pour expliquer l’entreprise »

L’assemblée générale de Contact entreprise qui s’est réunie il y a une dizaine de jours a adopté un plan de communication autour de l’entreprenariat. Pourquoi ?

C’est un plan d’action pour rendre l’entreprise plus accessible auprès des Martiniquais de façon à pouvoir mieux la faire connaître, comme l’entrepreneur, sa façon de fonctionner, ses contraintes, et surtout de pouvoir développer l’esprit d’entreprise, donner envie à nos jeunes d’entreprendre.

Est-ce du aux événements de février mars derniers ?

Notre association existe depuis 1998 mais c’est vrai que lors de la crise nous avons entendu des messages que, nous entrepreneurs, n’avons pas compris parce qu’ils étaient faux. C’est donc important pour nous de faire découvrir notre métier pour mieux se faire comprendre et surtout apporter cette envie parce que l’entreprise est vraiment un lieu de liberté, elle est créatrice de richesse, distribue des salaires, des impôts aux collectivités, du sponsoring aux associations sportives ou culturelles… C’est quand même important de connaître ce que l’entreprise apporte à la société pour bien se rendre compte qu’elle est essentielle à notre bien être.

Quels sont les freins à cette bonne connaissance de l’entreprise par le Martiniquais ?

Dans la population active, il y a un tiers de fonctionnaires, un tiers de chômeurs et le reste en entreprises privées. Il n’y a pas cette culture là chez nous.

Vous vivez une période de récession, est-ce le bon moment pour communiquer alors que vous n’êtes pas en situation d’embaucher ?

C’est très difficile mais c’est aussi le moment de montrer que quand l’entreprise ne va pas bien, ce sont des emplois qui sont perdus. On l’avait dénoncé lors des blocages en disant que si on asphyxiait les entreprises, elle ne pouvait pas faire autrement que de déposer le bilan ou de devoir licencier. Malheureusement, les derniers chiffres ont donné 218 entreprises liquidées, plus toutes celles qui ont été placées en redressement judiciaire… Donc il n’y pas de secret, il faut comprendre l’entreprise.

Vous êtes-vous donné un programme, un objectif ?

Notre objectif est d’être au plus près des jeunes. Nous allons travailler avec le rectorat pour que les jeunes des collèges, des lycées et de l’université connaissent leurs entreprises martiniquaises.  C’est important parce que s’ils partent en métropole pour leurs études et qu’ils veulent revenir au pays, il faut qu’ils connaissent déjà leur entreprise avant de partir. Mais aussi auprès des politiques pour un bon développement économique… Nous avons prévu pour l’année, à compter du début de ce mois, quelque 200 interventions dans les conseils municipaux, les associations sportives et les écoles. Nous recherchons un face à face pour expliquer l’entreprise car dire du mal de l’entreprise se dit en une phrase, expliquer l’entreprise c’est un peu plus long.

Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

 

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 17:30

Sean Connery devra payer ses impôts français sur le revenu

Le 2 octobre dernier, la section contentieux du conseil d’Etat a rejeté le pourvoi de l’acteur écossais Sean Connery et de son épouse. Le couple entendait faire annuler l’arrêt de la cour administrative d’appel de Paris du 25 septembre 2008 par lequel elle avait rejeté leur requête tendant à l’annulation d’un jugement du tribunal administratif de Paris. Ce jugement du 21 décembre 2006  rejetait leur demande d’être déchargé de la cotisation d’impôt sur le revenu à laquelle ils ont été assujettis pour l’année 1994. Le couple officiellement domicilié à Nassau aux Bahamas a tenté d’argumenter en faisant valoir que la villa Le roc fleuri inscrite au bilan de la SARL Malibu, société dont ils étaient les associés, ne pouvait être regardée comme « étant à leur disposition en tant qu’immeuble d’habitation alors qu’il s’agissait d’un simple placement financier ». L’ancien James Bond devra donc payer ses impôts. Le conseil d’Etat ne précise pas la somme.

FXG, Agence de presse GHM

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 16:58

Expay chouchouté par les medias au salon e-commerce de Paris

La société martiniquaise Expay a été la vedette du 8e salon du e-commerce de Paris la semaine dernière. Nominée pour les awards 2010 du e-commerce, catégorie « confiance en ligne », elle a raté de peu le prix, mais les médias nationaux ne l’ont pas manquée ! Le Parisien, Entreprendre, Le Figaro et le journal de 13 heures de TF1 sont venus voir à la porte de Versailles le stand de cette entreprise synonyme de « petit miracle martiniquais » ! Jan Ziska, son pdg, a eu une idée et cette idée s’est transformée en société. Son siège est au Lamentin, la filiale commerciale est à Boulogne-Billancourt. En région parisienne se trouvent les agents commerciaux et en Martinique, la matière grise, les ingénieurs informaticiens. « J’avais peur d’utiliser ma carte bleue pour payer sur Internet et je me disais que le meilleur système était de payer en espèce. » Voilà comment est née la société Expay en 2006 avec son système de paiement en ligne dit wexpay. Le principe est le même que celui usité pour les recharges téléphoniques : un ticket avec un numéro, ou plutôt un code alphanumérique de 16 caractères dont la durée de validité est d’un an et qu’on achète contre du cash chez un revendeur. « Au salon e-commerce de Paris, explique Yveline Thalmency, directrice des opérations, nous rencontrons trois publics : les sites Internet, les distributeurs de notre système, et les internautes. D’ores et déjà le ticket wexpay est distribué dans 3 500 points de vente en France et 300 sites l’ont adopté comme moyen de paiement comme les Trois Suisses, les hypermarchés en ligne ou encore des sites de jeu. Il y a eu, depuis que wexpay existe, quelque 100 000 transactions. « Nous sommes un intermédiaire entre le site marchand et le cyber client. » Pour l’heure, on trouve plus facilement de distributeurs dans l’Hexagone qu’en Martinique où seule une trentaine de points de vente existe, mais un accord avec Suncard devrait étendre ce périmètre à la Guadeloupela Guyane. La clientèle est facile à convaincre car « les gens ont une vraie attente pour un système de paiement complémentaire des cartes bancaires, assure M. Ziska, il faut surtout leur apporter l’information ». Expay fait la démonstration que le développement économique par les nouvelles technologies de l’information et de la communication n’est pas un vain mot. « Internet supprime la distance et ça met la Martinique au cœur de l’Europe. »

www.wexpay.com

FXG, agence de presse GHM

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 15:16
Restitution nationale des états généraux. Les imagesJosé Pentoscrope, Jean-Jacob Bicep, François-Xavier Bieuville, Thierry LelayDaniel Dumirier et le sénateur Jacques GillotLes députées Chantal Berthelot et Jany MarcFrançoise Vergès et François-Xavier BieuvilleKarine Deliry et le député René-Paul VictoriaLe député Alfred Almont, Claude Titina et Nathalie FanfantDaniel Dalin et Pierre PastelBenoît Lombrière, le conseiller technique chargé de l'Outre-mer à l'Elysée (et successeur à ce poste de Marie-Luce Penchard)Stephane Diemer, le sénateur Louis-Constant Fleming et Matey Karassimeonov du cabinet de Rama YadeMarc Vizy (Région Guadeloupe) et Thierry Lelay (mairie de Paris)Jean-Baptiste Rotsen, le nouveau chef de cabinet de Marie-Luce PenchardRené Silo et Bernard Solitude en pleine explication avec Alfred JocksanOlivier Biancarelli ou la solitude du conseiller du princeBernard Hayot et le préfet Ange ManciniLe député Almont et le sénateur Eric DoligéLe professeur Eustase Janky du CHU de GuadeloupeLes députés Gabrielle Louis-Carabin et René-Paul Victoria

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 11:48

Indiscrétions parisiennes

La Première étoile à Montréal

La Première étoile, le film du Martiniquais Lucien Jean-Baptiste avec Firmine Richard, Michel Jonas et Bernadette Laffont a fait l’ouverture du festival du Film black de Montréal, le 23 septembre dernier.

 


Claude Ribbe renvoyé devant le tribunal correctionnel

L’écrivain creuso-marie-galantais, Claude Ribbe, mis en examen depuis mars 2009 des chefs d’injures publiques envers un dépositaire de l’autorité publique a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris par le juge d’instruction Brigitte Jolivet. La date n’a pas été fixé. En octobre 2008, faisant suite à une plainte de Patrick Karam, le parquet de Paris ordonnait l’ouverture d’une information judiciaire suite à des écrits de Claude Ribbe publiés en mai 2008 sur son blog.

 


CTR d’athlétisme

La fédération française d’athlétisme a décidé que les conseillers techniques régionaux dans les DOM seraient désormais des enfants du pays. Ainsi Ketty Cham (photo) devrait être nommée en Guadeloupe et Cathy Bens en Guyane. Le nom de la martiniquaise n’est pas encore connu.

 


Consultations populaires

Le président de la République annoncera dans les 48 heures qui suivront le rendez-vous du 7 octobre avec les présidents Marie-Jeanne, Lise, Karam et Tien Liong, la date des consultations populaires en vue de l’évolution institutionnelles des départements de Guyane et de Martinique. Mais d’ores et déjà, on sait que les deux consultations se feront le même jour dans les deux territoires.

 


Un ministre lénifiant

Un haut fonctionnaire de la Guyane a eu ces mots à propos de la SA d’HLM de Guyane et de la secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard : « Le ministre est un peu trop lénifiant. » Explication d’un parlementaire guyanais : « C’est un homme jeune et dynamique qui veut que ça bouge ! » Au risque de se faire « bouger » !

 


L’avenir de Patrick Karam

Après l’annonce par l’intéressé de son départ dans les prochaines semaines de la délégation interministérielle à l’Egalité des chances des Français d’Outre-mer, deux questions se posent : Patrick Karam a-t-il annoncé cela de son plein gré (autrement dit a-t-il été poussé au départ par Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée) ? Et que fera-t-il après ? L’entouraghe de président de la République a répondu « n’importe quoi » à la première question. Sur le deuxième point, la réponse a été celle-ci : « Nous avons une idée très précise de ce qu’il pourra faire, mais il faudra attendre la tenue du conseil interministériel de l’outre-mer pour le savoir. » Pour autant, Patrick Karam ne saurait être nommé responsable du comité de suivi des états généraux (un rôle qui incomberait plutôt au secrétaire d’Etat). Ce qui est sûr, c’est que l’Elysée n’a pas envie de laisser Patrick Karam dans la nature avec la bride sur le cou !

 


LMC n’est pas à jour de ses cotisations à l’UMP

La sénatrice UMP de Guadeloupe, Lucette Michaux-Chevry n’a pu prendre part au vote du président de la fédération départementale de l'UMP, en Guadeloupe le mois dernier. Elle avait bien envoyé sa procuration mais le vote lui a été refusé car elle n’était pas à jour de ses cotisations.

 


Les EGOM chez L’Harmattan

L’éditeur L’Harmattan a accepté de publier l’ensemble des travaux des ultramarins de l’Hexagone pour les états généraux de l’Outre-mer. Ce sera dans la collection Documents pour l’histoire.

 


Mancini recasé en décembre

Le préfet de la Martinique, Ange Mancini, devrait réintégrer la résidence préfectorale de Fort-de-France en décembre prochain. Après son déménagement forcé en raison des dégâts causés lors du passage du cyclone Dean en août 2008, sur sa résidence, le préfet a connu bien des pérégrinations puisqu’il avait été obligé de quitter, en février 2009, la villa que lui louait Alain Huygues-Despointes… Celui qui avait tenu des propos politiquement incorrects dans le documentaire de Romain Bolzinger, Les derniers maîtres de la Martinique.

 


Un bidonnage lourd de sens

Le film de Romain Bolzinger, Les derniers maîtres de la Martinique, diffusé sur Canal + en février 2009, avait enflammé les consciences et a laissé des traces. A tel point que l’avocat Vert, Harry Durimel, rappelait encore le mois dernier, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, comment les békés sont admis à l’Elysée sans avoir à présenter leurs papiers. Vérifications faites, il s’avère que le tournage de l’entrée d’Eric de Lucy au Château avait été manquée. C’est une deuxième prise qui a été mise à l’antenne et pour laquelle le réalisateur avait demandé à Eric de Lucy de ressortir. Sa carte d’identité était alors encore aux mains des gendarmes qui gardent l’entrée…

 


Vrai faux cambriolage chez Flosse

Une secrétaire du Parquet de Paris n’a pas réussi à tenir sa langue sur le supposé cambriolage de l’hôtel particulier de Gaston Flosse, rue Ranelagh à Paris, mi-juillet. Quand nous lui avons indiqué l’objet de notre appel elle a répondu : « Ah oui ! Celui pour lequel on n’a jamais rien trouvé », avant se raviser rapidement, s’étant aperçu qu’elle aurait peut-être dû garder ce commentaire pour elle…

 


Six plaintes contre des agences immobilières

A l’initiative du Délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'outre-mer, Patrick Karam, SOS Racisme effectue actuellement des testings auprès des agences immobilières en métropole. Six plaintes ont déjà été déposées.

 


Christian Lara est sorti de l’hôpital

Le cinéaste Christian Lara est sorti de l’hôpital Floréal de Montfermeil le week-end dernier. Il avait dû être hospitalisé en urgence après un grave malaise survenu dans l’avion qui le ramenait à Paris. Il rentrait de Martinique où il avait tourné les dernières scènes de son long métrage intitulé L’homme qui voulait être président.

 


Gabriele Louis-Carabin dans la majorité

Invitée à la restitution des états généraux au ministère de l'Outre-mer, la député maire du Moule a eu la surprise de découvrir sur la plaquette pentionnant sa présence qu'on lui avait accolé le sigle de l'UMP. Mme Carabin a rayé le sigle pour porter à la place le mot "majorité".

 

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:55

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Une intrusion de Sud PTT

Le secrétariat d’Etat à l’Outre-mer était gardé par une escouade policière inhabituelle. C’est le syndicat Sud PTT avait appelé à une manifestation alors que l’on était en pleine et sacro-sainte restitution des etats généraux. Finalement, deux syndicalistes venus seuls ont été reçus par le conseiller social de Marie-Luce Penchard. Au programme de l’entretien, les congés bonifiés et le prix des billets d’avion.

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:47

ITW Marie-Luce Penchard

« Nous sommes dans une phase de réponse, pas de réflexion »

Comment avez-vous perçu les nombreuses propositions lors de cette restitution des états généraux de l’outre-mer ?

Il y a des propositions communes à tous les territoires. Tout ce qui tourne autour du contrôle, de la formation des prix, du rôle de l’Etat… On voit aussi qu’il y a beaucoup de propositions en ce qui concerne le développement endogène, un terme qui pendant longtemps a été considéré comme complexe et qu’aujourd’hui tout le monde s’approprie. Ce qui veut bien dire que le message est passé. Aujourd’hui le développement des territoires passe par leur ancrage régional quelle que soit la zone géographique avec des nuances particulières. A la Réunion, j’ai entendu un comité régional des consommateurs qui porte la question des pratiques et de la dépendance par rapport à la consommation…

Vous avez indiqué que tout ne serait pas retenu, n’y aura-t-il pas de la frustration ?

On a senti une forte frustration parce que les propositions sont riches maintenant, il y a cette synthèse, un débat entre les différents rapporteurs et les représentants des territoires pour trouver des thématiques communes et ensuite rentrer dans cette phase de hiérarchisation qui nous permettra de préparer le comité interministériel de l’outre-mer présidé par le chef de l’Etat.

Vous avez évoqué une hiérarchisation politique et une autre selon la faisabilité…

La hiérarchisation politique s’est faite d’emblée car tous les intervenants ont très clairement dit : voici nos priorités. La Guyane pose très clairement la question de l’éducation ; la Réunion est plus sur une ouverture dans son environnement… Tout ça doit être pris en compte mais il faut aussi être pragmatique. C’est un chemin qui est tracé avec ces états généraux. Ca ne voudra pas dire qu’il faudra reprendre toutes les propositions, c’est une piste car ce sera plusieurs années de travail… Mais il faut regarder par rapport à la faisabilité, peut-être choisir des opérations qui pourront être mises en œuvre rapidement de manière à ce que la population se rende compte que nous sommes opérationnels, que nous sommes dans une phase de réponse et pas simplement une phase de réflexion.

Les choix seront révélés au moment de la réunion du conseil interministériel de l’outre-mer ?

Oui. Le président portera des mesures fortes qui seront accompagnées d’autres mesures complémentaires qui seront rendues publiques.

Et après, cela passera par la loi ?

En fonction… Il faudra peut-être quelques adaptations législatives, des mesures réglementaires. Nous allons utiliser les véhicules législatifs adaptés pour le faire puis ça passera aussi par une restitution. On a sollicité la population pour qu’elle puisse s’exprimer, il est de mon devoir d’aller à la rencontre de la population pour expliquer ce qu’il en est aujourd’hui de ce travail.

Il va être question d’une consultation populaire en Guyane et Martinique dans les deux mois…

Le président de la République va recevoir les présidents des collectivités le 7 octobre. Moi-même j’échangerai avec lui ce vendredi. Nous allons étudier cela ensemble avec le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur. Et à partir de l’échange qu’il aura avec les présidents des collectivités, il prendra sa décision très prochainement. Je pense que ça peut être dans les 48 heures qui suivront.

Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:38

Restitution nationale des états généraux de l’outre-mer

La restitution nationale des états généraux de l’outre-mer a eu lieu hier à Paris. A partir de celle-ci, le président de la République organisera, début novembre, le premier conseil interministériel de l’outre-mer décidé après la crise de l’hiver dernier aux Antilles pour sortir l’outre-mer de son ornière économique et sociétale. (A noter que seule la Nouvelle-Calédonie et Saint-Barthélemy n’y ont pas participé. Les premiers en raison du suivi annuel de l’accord de Nouméa, les seconds parce que leur PIB égale celui des Yvelines…) Les rapporteurs de l’ensemble des territoires, y compris l’hexagone, ont développé succinctement leurs principales pistes de réflexion à savoir la transparence sur les prix et le système économique, le développement endogène, l’économie verte, la reconnaissance du fait syndical ultramarin, la fin du statu quo en matière institutionnelle, l’insertion des économies ultramarines dans leur environnement géographique, l’adaptation de l’enseignement au plurilinguisme et enfin la visibilité des cultures d’outre-mer.

Défection d'Hortefeux

Les rapporteurs de l’ensemble des territoires, y compris l’hexagone, se sont succédé toute la matinée devant une salle comble et trop petite du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer. Ils ont développé succinctement les principales pistes de réflexion. Alain Arconte de la Guadeloupe a ouvert le bal. Olivier Huisman, pour la Guyane, a poursuivi. Il y a eu Mayotte, Saint-Pierre et Miquelon, puis Victor Vaugirard pour la Martinique, Maurice Cerisola pour la Réunion, le préfet de Saint-Martin, puis la Polynésie avec Heremoana Maamaatuaiahutapu et enfin David Auerbach-Chifrin pour l’Hexagone. Les consultations ont eu lieu également via le site internet des états généraux. Le secrétariat d’Etat à l’Outre-mer a relevé 130 000 connexions et 10 000 contributions.

Le sénateur Serge Larcher (Martinique) a présenté les conclusions de la mission sénatoriale sur la situation dans les départements d’outre-mer. Il a été suivi par Eric Doligé, le rapporteur. Des parlementaires se sont ensuite imposés. Daniel Marsin (Guadeloupe) a enchaîné. Ce n’était pas prévu. Jacques Gillot (Guadeloupe) s’est donc hissé lui aussi à la tribune, suivi de Georges Patient (Guyane) et Gélita Hoareau (Réunion). Le député Alfred Almont est intervenu au titre de l’intergroupe parlementaire avant la pause déjeûner… Tout le monde attendait en fait la restitution des synthèses prévue l’après-midi car c’est à partir de celles-ci que sera élaboré le programme du conseil interministériel. Richard Samuel, coordonateur de ces états généraux, avait réuni les huit ateliers pendant une heure avant que leurs rapporteurs ne viennent livrer le fruit de quatre mois de travaux et de centaines de réunions… Brice Hortefeux devait parler avant eux, mais au dernier moment, on apprenait qu’il se décommandait.

Agence de presse GHM


Les synthèses

Atelier prix, distribution et coût de la vie

Anne Bolliet (celle du rapport sur les carburants, photo ci-contre) a rappelé la demande de transparence sur tout le système économique et le renforcement du pouvoir du consommateur. Elle a souligné le souhait d’un meilleur contrôle par les services de l’Etat tant sur les prix que sur les règles de la concurrence, la concentration et les règles du marché. Elle a indiqué aussi le souhait d’une amélioration de l’approvisionnement dans la zone géographique pour diminuer la dépendance, le coût des importations et, surtout, créer un nouveau courant d’affaires. Elle a aussi fait remarquer le désir de mutualisation des importations dans des plateformes logistiques.

Atelier production locale, développement endogène

Corinne Desforges, inspectrice générale de l’administration, a retenu sept thèmes à commencer par la coopération régionale pour développer un marché caribéen, ou au moins antillo-guyanais, le développement des filières dont la pêche. « Le foncier, a-t-elle insisté,  a été évoqué dans tous les rapports écrits. » Elle a aussi indiqué la nécessité d’améliorer la commande publique au profits des domiens et « essentiellement dans la restauration collective ». Et sans s’étendre, elle a évoqué l’aide aux entreprises avec un appui technique de l’Etat, le rôle de la recherche-développement pour mieux structurer le développement local.

Atelier grands projets structurants

Philippe Leyssène, ambassadeur pour la coopération dans l’océan indien a axé son intervention sur l’amélioration des conditions de vie des populations en mettant l’accent sur le logement, le transport et la santé. Il a insisté sur la nécessité de mettre en place un cycle d’études médicales complet. Sur le développement durable, il a soulevé les pistes de la biodiversité, des énergies renouvelables, en gros du développement d’une économie verte. Il a aussi souligné l’importance de la recherche de l’excellence dans la recherche avec un développement accru des partages d’expérience.

Atelier dialogue social et formation professionnelle

Marc Biehler, inspecteur général action sociale a plaidé pour la reconnaissance du fait syndical ultramarin car « la législation ne reconnaît pas la capacité des acteurs régionaux à négocier au niveau local ». Il a encore évoquer la nécessaire stimulation des négociations collectives « par des moyens institutionnels ». enfin, en matière de formation professionnelle où les financements manquent de transparence en métropole, l’Outre-mer pourrait jouer un rôle pilote.

Atelier évolution institutionnelle

Pour brocarder la pseudo dichotomie entre les articles 73 et 74 de la Constitution, Stéphane Diemer, magistrat administratif, s’est amusé avec les numéros des départements alpins de Savoie et de Haute-Savoie… Selon le rapporteur de cet atelier, une collectivité régie par l’article 73 pourrait avoir plus d’autonomie qu’une autre régie par le 74 et qu’en tout cas, le 74 ne signifiait pas un accès à l’indépendance. Mais si l’évolution est reconnue comme une nécessité, il faut expliquer et préparer, voire mieux préparer au regard des expériences de Polynésie et de Saint-Pierre et Miquelon (ne parlons pas de la non préparation qui a eu lieu pour Saint-Martin !). « Le substantiel doit précéder l’institutionnel. »

Atelier insertion dans l’environnement

Fred Constant a posé un double postulat sur la coopération régionale : elle est essentielle au développement de l’outre-mer et elle est un vecteur de l’affirmation identitaire. A quoi il a ajouté quatre éléments de convergence : faciliter la circulation des personnes en assouplissant la politique d’attribution des visas ;mettre en œuvre les dispositions de l’article 299-2 du traité de l’Union européenne qui permet des adaptations selon les spécificités locales ; la nécessité de reconnaître le rôle des collectivités d’outre-mer en matière de coopération régionale et de coordination de cette coopération ; enfin la dimension économique avec le soutien des investissements  des entreprises ou des collectivités dans leur région géographique.

Atelier égalité des chances

André Tanti, inspecteur général des finances et ancien patron de l’ANT, a mis au premier plan la lutte contre l’illettrisme, la prise en compte du multilinguisme, l’enseignement des langues régionales, l’adaptation des enseignants au public (notamment à Mayotte), la mise en place d’un parcours deuxième chance (une adaptation du plan jeune qu’a présenté ces derniers jours Martin Hirsch) et enfin, l’évaluation des politiques d’enseignement et une redéfinition du rôle de l’école. A quoi, les ultramarins de métropole ont ajouté l’insertion par le sport.

Atelier identité, mémoires et cultures

Daniel Maximin a dit en préambule que l’identité n’est pas une quête et que les outre-mer revendiquent une visibilité. La mémoire doit être protégée, transmise avec le relais des nouvelles technologies, d’agences locales. « Les dimensions  régionales, locales, nationales et internationales doivent être présentées conjointement. «  Les cultures doivent être : France Ô doit être diffusée dans toute la France et France Télévisions et ses cinq chaînes doivent être visibles en outre-mer. Pour le cinéma, le Centre national de la cinématographie doit être développé en outre-mer.

 

 

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 16:57

Un Martiniquais remplace un Martiniquais chez Penchard

Le Martiniquais Gregory Kromwell  a quitté son poste de chef de cabinet auprès de Marie-Luce Penchard au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer. L’annonce officielle a paru au JO d’hier. Il est remplacé par un autre Martiniquais, Jean-Baptiste Rotsen, sous-préfet. Selon l’entourage de la ministre, ce départ s’est fait « d’un commun accord », et selon la formule consacrée : « Il est appelé à d’autres fonctions. » Gregory Kromwell était auparavant chef de cabinet adjoint chez Christine Boutin quand elle était ministre du Logement. Il est aussi vice-président de l’association Tous créoles. (Photo : Grégory Kromwell à droite de Bernard Hayot, lors de la journée outre-mer développement, le 5 septembre dernier)

FXG, agence de presse GHM

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