Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 08:32
A bicycletteChristiane Taubira est arrivée à vélo au secrétariat d'Etat à l'Outre-mer, vendredi, pour la réunion sur les carburants. A vélo, comme avait l'habitude de le faire l'ancien ministre de la France d'Outre-mer du gouvernement Mendes-France, Robert Buron (juin 1954-Janvier 1955)

Partager cet article

Repost0
14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 08:28

Karl Sivatte a remis le prix de la bourse jeunes reporters

Marine Veith, journaliste indépendante en poste à Durban (Afrique du Sud) a reçu jeudi 10 septembre à la questure de l'Assemblée nationale la Bourse jeunes reporters décernée par l'Union des clubs de la presse de France, en partenariat avec EDF. Ce prix, remis tous les ans, récompense un projet de reportage sur le thème de la francophonie, véhicule d'action économique, culturelle ou humanitaire. Correspondante de l'AFP et de  AITV à Durban, Marine Veith a proposé un sujet sur l'immigration des Africains francophones en Afrique du Sud. Le jury composé de journalistes professionnels et présidé par Louis Laforge (Des racines et des ailes, France 3) a retenu la motivation, l'esprit de synthèse, la passion du terrain et la qualité d'écriture de son projet. Figuraient parmi la quarantaine de journalistes présents à cette remise de prix, des représentants de Reporters sans Frontières, Journalisme et Citoyenneté (Assises internationales du journalisme), l'Association de préfiguration d'un Conseil de la Presse, l'Association des Journalistes Européens ainsi que des représentants du CFPJ et de l'lnstitut Français de Presse. La somme de 4500 euros a été remise à la lauréate de la Bourse par notre confrère martiniquais Karl Sivatte, président de l'Union des Clubs de la Presse de France et Francophones et, François Molho, directeur adjoint Média Group EDF.

Partager cet article

Repost0
13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 10:25
La hausse du prix du carburant de 6 centimes rejetée par les élus
Le prix théorique fixé par le ministère de l’Outre-mer est de 1,44 euros avec un lissage pour revenir à 1,33 pour le super et 1,25 euros à terme pour le gasoil avec un lissage à 1,11
On n’avait pas connu semblable réunion depuis décembre 2008 et encore, c’était en visio-conférence et c’était pour décrocher une baisse des prix du carburants ! Hier, Antoine Karam, Alain Tien Liong, Christiane Taubira, le conseiller général Hubert Contout, faisaient face à Marie-Luce Penchard et au préfet Samuel, rue Oudinot à Paris. Après plus d’une heure d’entretien, la délégation guyanaise est sortie, furieuse : « On nous a invité pour nous faire cautionner une mesure d’augmentation sur le carburant, a déclaré Antoine Karam, passer de 1,27 euros à 1,33 pour le sans plomb et de 1,05 à 1,11 pour le gasoil tout en sachant que le nouveau prix théorique est de 17 centimes de plus pour le sans plomb et 20 centimes de plus à terme sur le gasoil. » Que de temps perdu, juge-t-il, neuf mois depuis le protocole d’accord signé avec Yves Jégo en décembre 2008. « M. Jégo s’était engagé, a rappelé Alain Tien Liong, à réunir un comité de suivi spécifique aux carburants qui devait produire une formule de prix. Ces conditions n’étant pas réunies, j’ai dit que je ne voyais pas la nécessité qu’on soit là pour parler d’augmentation de prix. » Les deux présidents ont précisé qu’ils laisseraient le soin à Mme Penchard  d’annoncer la hausse des tarifs à la population ! Les élus guyanais ont fait des contre-propositions : « Nous avons proposé, a poursuivi M. Karam, de garder le statu quo sur le prix du sans plomb et de baisser le prix du gasoil de 2 centimes sur la base du carburant que nous irions chercher directement à Rotterdam. »
La Sara pointée du doigt
Il considère que la SARA qui a toujours joué un rôle de stockage doit rester dans son rôle pour éviter que chacun ne prenne ses marges. « le gouvernement se préoccupe beaucoup plus des intérêts de la SARA plutôt que des intérêts de la population guyanaise. Ce n’est pas une accusation, mais lorsqu’on paie l’essence aujourd’hui 1,27 à Cayenne, ça coûte 3 euros à Maripa-Soula et la bouteille de gaz, 50 euros à Saül ou Saint-Hélie. Il y a encore beaucoup à faire pour comprendre qu’une fois de plus, nous ne sommes pas traités comme le reste des Français ! » Alain Tien Liong aussi était remonté : « Nous avons proposé que la SARA qui importe près de 30 % du carburant qu’elle distribue nous serve sur ces 30 % et réduise ses coûts de revient parce que c’est bien de ça qu’il s’agit. » La délégation a également transmis à la ministre un document des distributeurs en Guyane dans lequel ils disent ne pas accepter non plus la mutualisation. « Il appartiendra à la population de se déterminer, a prévenu M. Karam. En décembre dernier, ce n’est pas nous qui avons lancé les mouvements sociaux mais dès qu’ils ont commencé, nous nous sommes mis aux côtés de la population car nous avons toujours considéré qu’il s’agit d’une revendication juste. »
FXG, agence de presse GHM

Marie-Luce Penchard : « Nous sortirons du gel »
« Il n’y a pas rupture, il y a divergence de points de vue et de méthode. Il ne faut pas faire de la question du carburant, un principe, une idéologie parce que je crois que les territoires n’ont pas besoin de cette tension sociale. On voit ce que ça a entraîné sur le plan économique avec des pertes d’emploi considérable. J’ai souhaité présenter aux élus de Guyane, comme je l’ai fait en Martinique et en Guadeloupe, la méthode de travail pour sortir du gel du prix des carburants. C’est une réforme progressive et j’ai indiqué les marges de progrès qu’on pouvait obtenir et que je proposais une sortie qui permettait de préserver le pouvoir d’achat, à savoir une augmentation de 6 centimes. Nous proposons une diminution de la marge de la SARA de 12 à 8 %, des marges de gros de 39 à 15 % et la suppression de lignes de coûts qui ne sont pas justifiés et qui représentent pour la Guyane 12 centimes sur le super et 8 centimes sur le gasoil. Les élus sont restés dans leurs positions compte tenu du fait qu’ils souhaitent rester dans le gel, mais leur analyse n’est pas faite selon les conclusions du rapport, elle s’inscrit dans une considération politique. J’ai entendu le message des élus et en fonction des réflexions que j’ai notamment avec la Guadeloupe et la Martinique, je prendrai les décisions qui s’imposent. La hausse ne sera que de six centimes pour tout le monde ! Je ne peux pas donner la date de l’augmentation car il faut que je regarde la situation par rapport aux autres territoires. Ce qui est certain, c’est que nous sortirons du gel et que cette augmentation ne dépassera pas 6 centimes.

Partager cet article

Repost0
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 22:21
Brune en septembre octobre
Le magazine de notre confrère Samuel peters à nouveau dabs les kiosques. Sa page pipol du 14 juillet était reproduite en couleur sdans la revue de prersse du 10 septembre du secrétariat d'Etat à l'Outre-mer ! Belles photos de RDG (parti pour un mois en tournée au canada et à New York (il n'éclaire provisoirement plus ses objectifs photographiques, mais les spectacles de Fabrice Luchini au théâtre !). Toujours dans Brune, on nous propose le chois entre les jupes noires et l'espore ou, un autre style, d'autres pages, les sarouels ! On ne coupe à Michael Jackson, mais revisité. A noter aussi un long papier sur Toto (Victorin Lurel, président PS de la Région Guadeloupe). Une case icone avec Naoni Sims et la beauté engagée, des profils, des mémoires avec Antoinette Sassou N'Guesso et un petit tour avec Obama pour les leçons du Ghana. Et puis aussi des pubs  et de l'éco-conso, du maquillage, des coiffures, de la mode et des images, belles !
En kiosque et dans votre poche contre quelques euros

Partager cet article

Repost0
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 21:56
La plainte pour empoisonnement au chlordécone sera instruite
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a déclaré, hier, irrecevable l'exception soulevée par le juge du pôle santé, Anne-Marie Bellot, dans le cadre de l'instruction qu'elle doit conduire sur l'empoisonnement au chlordécone, a-t-on appris de Me Jean-Claude Durimel. Ce point de procédure étant levé, la juge peut enquêter sur cette plainte portée il y aplusieurs années en Guadeloupe par quatre associations défendues par Me Harry Durimel.

Partager cet article

Repost0
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 12:05

Un festival des outre-mer au 104

Le 104, dernier lieu parisien à la mode, ouvert par la mairie de Paris l’an passé, accueillera du 27 au 28 novembre, un festival des outre-mer. Au programme Difé Kako et Norma Claire pour la danse, Réali pour le gwo ka, Morne Clair pour les contes, Amazone et Influences Caraïbes. Selon Jean-Claude Cadenet, délégué général à l’outre-mer de la Ville de Paris et coordinateur de l’événement, il s’agit du regroupement d’un certain nombres de manifestations que la ville subventionnait mais qui étaient éparpillées dans le temps et dans l’espace.

Partager cet article

Repost0
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 12:03

Elie Domota à Paris pour un meeting de soutien à l’USTKE

Elie Domota est annoncé lundi 14 septembre à Paris. Le leader du LKP participera à la soirée de solidarité organisée en soutien aux sept militants syndicaux de l’USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et exploités) emprisonnés à Nouméa depuis le 29 juin, dont leur président, Gérard Jodar qui a écopé d’une peine ferme d’un an pour « entrave à la circulation d’un aéronef ». Ca meeting parisien intervient la veille du délibéré du procès en appel des syndicalistes. L’avocat général avait requis quinze mois ferme. Aux côtés d’Elie Domota et de la délégation kanak, sont annoncés Olivier Besancenot (NPA), José Bové (Europe écologie) et encore Alain Mosconi du Syndicat des travailleurs corses. En revanche, Elie Domota ne rencontrera pas le personnel de la Ville de Paris contrairement à ce qui avait été envisagé avec la Ville de Paris au mois de mai dernier.

Partager cet article

Repost0
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 11:18

La TNT retardée à fin 2010 en Nouvelle-Calédonie

Alain Méar, membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a reçu lundi matin pendant quelque deux heures et demie le président de la province Sud, Philippe Michel, accompagné de membres de la commission audiovisuelle, Pascal Vittori, B Delabrière ou encore Thierry  Kamérémouin. Au programme de cette entrevue, le lancement de la TNT qui doit se substituer au réseau hertzien doté pauvrement de RFO et de Tempo, une chaîne qui est loin de satisfaire les téléspectateurs calédoniens au premier rang desquels le président Michel. La TNT doit apporter dix chaînes gratuites sur un bouquet numérique terrestre qu’on attendait pour la fin du premier trimestre 2010, c’est du moins ce qu’avait annoncé Alain Méar en septembre 2008. L’affaire prend du retard et la TNT ne devrait être opérationnelle qu’à la fin 2010. Neuf canaux devraient être occupés par les chaînes publiques, France 2, France 3, France 4, France 5, France 24, Arte, France Ô, Télé Nouvelle-Calédonie et un canal spécifique devrait être réservé au projet de chaîne locale consensuelle, le projet RNC9. « Il n’a été question que de la TNT et pas du projet de télé locale. On a parlé brièvement, comme ça, de la télé consensuelle, le projet RNC9 », regrettait à l’issue de la réunion Thierry Kamérémouin qui reconnaissait toutefois qu’avec « deux projets dans les tiroirs », la question était en suspens : « Des contacts ont été pris récemment entre MM. Néaoutyine et Frogier pour avancer dans ce sens là, mais sans plus… » Le projet RNC9, quel que soit celui retenu, sera un projet financé à 80 % de financements publics. Il nécessite donc de trouver un réel consensus pour ce canal qu’on voudrait, du moins au CSA, réellement « consensuel ». Reste que de l’aveu même du président Philippe Michel, « on n’est pas encore calé là-dessus. » Pendant cet entretien, il n’a pas été du tout question d’extension des radios privées et seule la couverture de France Inter sur l’ensemble du territoire a été évoquée (voir infra). Après quoi, la délégation calédonienne est partie déjeuner avec Alain Mear.

FXG, agence de presse GHM


Trois questions à Philippe Michel, vice-président de la province Sud

" Il y a un calage politique à trouver sur la mise œuvre du canal consensuel "

Où en est le calendrier de mise en place de la TNT avec les chaînes publiques nationales ?

Le calendrier initialement prévu sera probablement un petit peu retardé. On s’attend aujourd’hui à une ouverture effective de la TNT en Nouvelle Calédonie plutôt sur le deuxième semestre 2010. Au début, une fois le rapport Méar déposé, on parlait d’installation de la TNT fin 2009, ensuite, compte tenu des difficultés, ça a été repoussé à mi 2010. Aujourd’hui, ça pourrait même être repoussé à fin 2010.

Ces retards sont-ils dus aux problèmes techniques ?

Il y a des problèmes juridiques d’abord. Le gouvernement doit prendre un certain nombre de décisions sur le choix de la fréquence de Tempo, le 2e canal de RFO, pour la numérisation. Il y a ensuite des problèmes techniques : décodeurs ou pas, quel taux de couverture terrestre et donc quel taux de couverture satellitaire… Il y ensuite le débat sur le contenu de la chaîne dite consensuelle. C’est tout cela que nous avons évoqué avec Alain Méar. Problèmes techniques, juridiques… Et puis il y a un calage politique à trouver sur la mise œuvre du canal consensuel.

Le CSA aurait-il souhaité qu’il n’y ait qu’un seul projet ?

Oui, tout à fait. Compte tenu des coûts, la logique économique et politique milite en faveur d’un seul projet. Mais après, les uns et les autres, on n’est pas encore calés là-dessus… »


Une meilleure couverture pour France Inter

 « On a évoqué, témoigne Pascal Vittori, l’extension de France Inter jusqu’à Tontouta pour la province sud et sur la zone de Koné et la possibilité de son extension aux îles Loyauté. C’est un projet de budget qui est prévu pour 2009 et on attend des informations quant au calendrier de réalisation sur les îles Loyauté. Il pourrait également y avoir une extension sur la côte est et sur la zone de Poindimié. »

Partager cet article

Repost0
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 11:11

Lurel ka pati… en campagne

Face à Victorin Lurel que le gouvernement avait espéré voir ébranlé par le mouvement du LKP, Marie-Luce Penchard pourrait bien tenter de reprendre la Région perdue par sa mère. Analyse.

L’élection du premier des socialistes sur les listes pour les régionales de mars 2010 aura lieu dans les fédérations, les 1er et 2 octobre (selon qu’il y aura un ou deux tours). Victorin Lurel a d’ores et déjà déclaré à France-Antilles : « Je suis candidat à la candidature. » Il sera d’ailleurs à Paris le 12 septembre pour le conseil national du PS qui doit préciser ces questions. Le président sortant est donc prêt à entrer en campagne et le plus tôt possible sera le mieux pour lui. Lurel n’a pas encore communiqué sur son bilan de la mandature écoulée. Il a fait du travail mais ça ne se sait pas forcément. Il a un problème de communication et doit donc partir tôt en campagne et cogner sur Marie-Luce Penchard et sa politique pour casser les sons de cloche, la concentration de communication que n’a pas manqué (et ne manquera pas) de provoquer l’action de la première ministre ultramarine de l’Outre-mer… Plus Victorin Lurel se déclare tard, plus le piège Penchard peut se refermer sur lui. Les mouvements sociaux l’ont écorné, même si moins que prévu. Lurel est reconnu compétent, mais on le voit hautain, lointain, donnant parfois une image de ti’kok. Il a donc un déficit d’image, une côte de popularité à remonter. Il a été ciblé par le LKP que d’aucuns traduisaient ironiquement par Lurel ka pati ! Le gouvernement (et Marie-Luce Penchard, alors conseillère au Château) voyait le mouvement ainsi à ses début… Avant qu’il ne se retourne contre lui. Même le consensuel Jacques Gillot l’a constaté à ses dépens.

Fédérer les TSL

Qu’y a-t-il en face de Lurel, se demandait encore récemment un proche de ce dernier. Sarkozy aurait nommé Marie-Luce Penchard à l’Outre-mer avec une mission secrète : qu’elle aille lui reprendre la Région. Or, si elle était élue, elle devrait, conformément aux vœux du président, démissionner. Elle n’aurait donc été nommée que pour huit mois… Une nomination bien opportune alors ! Elle n’a objectivement pas intérêt à y aller mais elle doit capitaliser pour les élections suivantes, celles de 2014 ou 2016 (voir hors texte). Sa mère, Lucette Michaux-Chevry est mal vue à l’Elysée mais son audience populaire, pense-t-on au Château, peut profiter à la fille. Marie-Luce Penchard cherche donc un dispositif. La ministre a, au mois d’août, demandé à Laurent Bernier, maire de Saint-François, de fédérer les TSL (Tout sauf Lurel), y compris les LKPistes sur une liste qu’elle pourrait venir chapeauter au dernier moment. Problème : Bernier n’est pas très aimé du LKP... Elle chercherait aussi, via Daniel Marsin, à détacher Eric Jalton de Victorin Lurel pour disperser l’électorat de gauche et tirer ainsi son épingle du jeu… Mais de son côté, elle doit compter sur la dissidence de Gabrielle Carabin, Philippe Chaulet, voire Blaise Aldo… Pas simple ! Et puis si un élu de droite émergeait, en 2014 ou 2016, elle aurait de l’ombre ! Elle recherche aussi un préfet pour remplacer Nicolas Desforges, jugé trop proche de Jégo, un préfet pour l’aider à conforter son élection. Signe des temps : M. Cyprien, ancien responsable du bureau des élections à la préfecture a été nommé membre du cabinet du préfet désormais chargé des affaires politiques. Et comme il y aura les législatives avant, le redécoupage des circonscriptions en Guadeloupe (suite au détachement de la 4e de Saint-Martin et Saint-Barth), prévoit d’adjoindre à la droite les deux secteurs de Capesterre-Belle-Eau, mais, contrairement aux préconisations de la commission Guena, et petit cadeau à Jeanny Marc (suite à son vote favorable en juillet 2008 à la réforme constitutionnelle), pas la commune socialiste de Pointe-Noire. De quoi affaiblir encore son rival.

FXG, agence de presse GHM


Marie-Luce le plus tard possible

 

Marie Luce Penchard a intérêt à se déclarer candidate aux régionales le plus tard possible. Elle a un déficit d’image et de notoriété. La ministre ne s’appelle pas Michaux-Chevry mais porte un nom assimilé, en Guadeloupe, à une agence de voyages ! Elle va donc devoir éviter de prendre des positions difficiles. L’exemple du dossier de l’essence est typique : elle aurait dû monter le prix de l’essence beaucoup plus (il est de 1,27 euros le litre en métropole) et elle a pris garde d’associer les élus locaux à ce travail… ingrat.

Elle va s’efforcer dans le cadre de sa mission ministérielle de surfer sur les bonnes idées issues des états généraux, qu’elle pourra faire valoir lors du très attendu conseil interministériel de l’Outre-mer, et pourra même s’aider du train de décorations mises en route par Yves Jégo qu’il lui reviendra de remettre ! Tant qu’elle ne dévoilera pas ses ambitions régionales, nul ne pourra l’attaquer frontalement. Depuis sa nomination au SEOM, tout le monde s’accorde à dire qu’il faut lui laisser le temps de prendre ses marques. Elle est en état de grâce et cet état doit durer… longtemps, jusqu’à ce que sa notoriété soit assise. Elle ne s’est pas rendue en Nouvelle-Calédonie au moment du pic de la grippe A, a été très discrète, derrière Roseline Bachelot, à la Réunion. Elle fait un service minimum car son objectif est la Guadeloupe, en silence. Elle hésite bien sûr. Faute de notoriété. Et sa réputation reste à faire. Jacques Gillot lui a dit lors de la réunion de l’observatoire des prix que ses dossiers n’étaient pas aussi bien ficelés que ceux d’Yves Jégo…


Un mandat de 4 ou 6 ans

L’élection de 2010 pourrait n’être que d’une durée de 4 ans, en fonction de la réforme Balladur qui prévoit une transformation des régions et départements en collectivités territoriales avec assemblée délibérante unique. Bien sûr, en Guadeloupe, cela passera par un référendum local… L’enjeu de la campagne séparera donc les tenants d’un article 73 à collectivité unique et ceux d’un article 74 avec pouvoirs élargis. Victorin Lurel y voit une séparation entre les républicains et les anti-Français. Le président de la République s’est dit ouvert à tout dans le respect de la Constitution : « Tant que je serai là, l’indépendance ne sera pas à l’ordre du jour… » Un engagement fort mais qui crédibilise l’option de l’article 74 !

 

 

Partager cet article

Repost0
8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 13:31

Interview Gui Konket

A 65 ans et après une absence prolongée de la scène le chanteur de ka, Gui Konket, le fils de Man Soso, crée l’événement ce vendredi 11 septembre, en investissant la scène mythique du New Morning à Paris.

 « Ce que je fais, c’est du rap »

Que représente pour vous ce grand retour sur la scène parisienne du New Morning ?

Je suis présent ! Il m’est arrivé un accident vasculaire. J’ai failli passer mais je suis encore vivant et ça me fait plaisir de reprendre la musique.

A travers vous, ce sont des personnes comme Carnot, Vélo, Loyson qui représentent le ka, à qui l’on pense. Etes-vous leur héritier ?

Ce sont mes précepteurs spirituels.

On dit que vous composez le blues des champs de canne…

Je compose tout… Parce que, finalement, on parle du rap, mais ça fait longtemps que ce que je fais, c’est du rap, c’est de la musique internationale.

Etes-vous un moun Jabrun ou un moun Paris ?

Les deux ! Paris m’a reconnu comme un grand parmi les grands et en Guadeloupe, c’est pareil.

Ce concert est un prélude à un album, pouvez-vous nous en parler ?

Oui, il y a un album en préparation qui va bientôt apparaître sur le marché. Ce sera de nouvelles compositions pour lesquelles je devrais être accompagné de Jacob Desvarieux, David Murray ou Alain Jean-Marie. Je chanterai certains morceaux samedi.

N’allez-vous pas chanter aussi les morceaux qui ont fait votre réputation comme On vié kok, Faya faya mama ou Baimbridge cho ?

Oui, je vais chanter de vieilles choses, faire un medley avec tous mes vieux morceaux.

Quand vous voyez que de jeunes formations comme K’Koustik reprennent certains de ces morceaux, comme On vié Kok, ça vous touche ?

C’est tout à fait normal parce que c’est la déclaration d’un vieux ! Alors tant qu’à faire, on n’est pas encore vieux mais c’est une déclaration, c’est-à-dire un vieux qui te dit qu’il est vieux, je fais jeune mais je suis vieux…

Vous sentez-vous vieux ?

Non ! Grâce à la musique, ça me fait toujours régénérer. Je suis toujours au top du top !

Comment définiriez-vous l’esprit du ka ?

L’improvisation…

Vous partez dans votre tête ?

Oui, je pars. C’est stratosphérique ! Un voyage, des personnages, des problèmes surtout, mais faut aussi  mettre les gens dans un monde qui permet une communion.

Retournez-vous souvent en Guadeloupe ?

Je reviens d’y passer sept mois, au repos. J’y ai composé les douze morceaux qui seront dans l’album.

Qu’est-ce qui vous a inspiré ?

Comme les Guadeloupéens m’aiment, je dois continuer. Mon peuple m’aime, m’adore… J’ai composé ces morceaux avant de quitter mon peuple pour aller apporter un message en métropole…Eh bé ! Mon peuple me connaît ! Je suis connu chez moi !

Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

 


En répétition avec l’artiste

Gui Konket est encore là et on peut compter sur lui. Héritier des Carnot, Robert Loyson ou Vélo, il chante le ka depuis quarante ans. Pour ce concert événement organisé par le producteur Jimmy Blanche, Gui s’est entouré de ses percussionnistes attitrés, Biloute (alias Emmanuel Réveillé) et Ruddy Courta au gwo ka, Patrick Pougeol aux maracass, cymbales et autres bruitages. Côté cordes, il y a les frères Curier, Franck à la guitare et José à la basse cinq cordes. Tous des Guadeloupéens ! Et puis, la seule femme du sextet, Isabelle Theillout à la flûte traversière. Un assemblage idéal pour accompagner la voix du maître ka ! Et quelle voix ! Quel bluesman, que rocker et quel rapeur ! L’homme qui, sorti de son problème de santé, a encore du mal à s’exprimer pour parler, devient limpide dès qu’il chante. « Il est dans son champ de cannes, c’est à vous de l’écouter et de le suivre ; il est le géreur ! », lance aux musiciens Jimmy Blanche qui orchestre la répétition et va même jusqu’à jouer les choristes ! Et on a l’impression de se retrouver à la grande époque des 45 tours, de Célini et Debs. Il faut user de diplomatie pour convaincre M. Konket de faire un petit medley avec les vieux morceaux qui ont fait Konket. C’est de l’ancien pour lui, mais il les jouera. Il a pourtant une préférence pour ceux qu’il vient de composer pendant sa convalescence guadeloupéenne : La Gwadloup doubout, la Tè touné (nou chaviré), Twa jou san manjé (é Marion blessé), Yon dé, You you, Somey koupé. Samedi, au New Morning, son complice Camille Soprane a été invité.

Au New Morning, vendredi 11 septembre à 20 heures

Partager cet article

Repost0

Articles Récents