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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 06:22
Quelle représentativité pour les artistes d'Outre-mer

Nos artistes inquiets pour la représentation des cultures d'outre-mer en France

C'est un beau plateau qu'a réuni la chorégraphe Chantal Loïal vendredi matin à l'Assemblée nationale pour débattre "des enjeux et de la représentativité des cultures plurielles dans l'archipel France" en ouverture du festival "Le mois Kréyol".

"Sans les pouvoirs publics, a déclaré le musicien guyanais Yann Cléry, nous artistes, n'avons aucune chance de faire entendre notre voix. Alors, dans les lieux subventionnés, je propose qu'il y ait des quotas pour nous, les mêmes quotas que pour la musique française sur les radios !"

Même Audrey Pulvar, si haut placée, si bien perçue soit-elle dans les médias nationaux, est venue révéler  combien il était difficile pour elle aussi de parler des auteurs de la créolité sans qu'on ne vienne lui en faire reproche ! Michel Colardelle, ancien DRAC en Guyane et préfigurateur du musée de Mayotte, est venu raconter comment, malgré l'aval du ministre de la Culture d'alors, Frédéric Mitterrand, le directeur du Louvre s'était opposé à l'exposition de la toile de Vermeer, "L'Astronome", au musée de Kourou ! Pendant près de cinq heures, vendredi dans la salle Colbert (le père du code Noir, quelle ironie !), les personnalités d'Outre-mer de l'audiovisuel comme Jean-Claude Barny, du spectacle vivant, comme  Rachel Khan ou Mariann Mathéus, des arts visuels comme Olivia Breleur, Miguel Marajo ou Jean Jérôme, de la musique comme Fabrice di Falco, Françoise Lancréot, ou le tourneur Steeve Delblond ont enchaîné des témoignages sur les difficultés auxquelles ils sont encore et toujours confrontés dans le paysage culturel français. "Qu'est-ce qu'ils veulent ces gens, a ironisé l'ancien DRAC Colardelle en parodiant un haut fonctionnaire du ministère de la Culture,  ça ne leur suffit pas de chanter et de danser ?" Tony Chasseur s'est longuement exprimé sur le jazz créole à qui l'on refuse la qualité de jazz. La productrice France Zobda et l'actrice Sabine Pakora ont rappelé que l'Outre-mer regorgeait de bons acteurs et actrices et que Noirs n'était pas leur métier !

Foisonnement d'initiatives

En clôture de colloque, la députée PS de Paris George Pau-Langevin a déploré la fermeture du théâtre parisien du Tarmac qui accueillait régulièrement des créations venues d'outre-mer, l'enterrement de la Cité des Outre-mer (qui, si l'on en croit le livre bleu outre-mer, ne sera plus que virtuelle) et la fin programmée de France Ô ! Elle a juste oublié de mentionner la liquidation de l'agence de promotion et de diffusion des cultures d'Outre-mer qui était la seule réussite concrète des états généraux de l'Outre-mer de 2009... "Tout cela revient à nier la présence de nos cultures dans la société française !" Pourtant, malgré cet effrayant constat, l'ancienne ministre des Outre-mer observe un foisonnement d'initiatives, le plus souvent individuelles voire solitaires à l'instar de ce festival du mois Kréyol lancé pour la deuxième année consécutive à Paris et en province par la chorégraphe Chantal Loïal et ses équipes de bénévoles. Du 9 octobre au 13 novembre, ce sont 26 événements qui sont proposés dans 22 lieux.

FXG, à Paris

site internet : http://lemoiskreyol.fr

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 06:11
Un rhum averti en vaut deux, chez Larousse

Christian de Montaguère et Jerry Gitany, auteurs de "Un rhum averti en vaut deux", qui sort  chez Larousse le 17 octobre, reçoivent France-Antilles dans la boutique qu'ils exploitent rue de l'Abbé-Grégoire à Paris, une enseigne qui dispose de 1200 références en matière de rhum. Le grand-père de Jerry était le directeur de la distillerie Saint-James, quant à Christian, il a vécu près de 20 ans à quelques encâblures de la distillerie Bologne. Entretien avec deux amateurs passionnés.

"Le rhum est en train de rattraper son retard !"

Comment avez-vous eu l'idée de ce livre ?

Jerry Gitany : En fait, c'est un éditeur qui est passé à la boutique qui nous a fait la demande...

Christian de Montaguère : On n'a pas pu dire non ! Le hasard a bien fait les choses puisqu'on avait ça en tête depuis un moment. Ils avaient une idée qui correspondait pile poil à notre approche...

Quelle a été la demande de Larousse ?

Jerry : Ils sont venus parce que la boutique existe et que ça leur a donné envie de faire quelque chose avec nous. On leur a dit : "Nous voulons bien parler du rhum mais comme on l'aime et comme on aime le partager !"

Christian : Le rhum est un produit né pour le partage et la convivialité, tel qu'on le vit quand on est aux Antilles. C'est ce qu'on a essayé de retranscrire.

Quelle a été votre approche ?

Jerry : Nous avons d'abord voulu mettre en avant les rhums agricoles et les rhums de chez nous, mais bien sur parler aussi de tout ce qui se fait comme rhum à travers le monde. Il y a des marques qui ont permis au consommateur français d'accéder au rhum... Mais on ne s'est pas limité au rhum puisqu'on a fait des thématiques accords mets-rhum, chocolat-rhum, cigare-rhum...

Christian : On a voulu parler de la manière de cuisiner au rhum, on y a mis des recettes personnelles, recettes de cuisine comme de cocktails ou de punch aux fruits...

Comment se présente l'ouvrage ?

Jerry : Il y a un petit résumé historique de la canne au rhum, sur la technique de fabrication, de fermentation, de distillation, de maturation, de vieillissement et puis, nous avons fait 200 fiches descriptives de rhum.

Que vais-je trouver à l'occurrence Bally par exemple ?

Jerry : On a présenté certaines cuvées, un historique rapide de la distillerie, l'histoire de Jacques Bally et puis on présente deux ou trois rhums de la marque...

Comment avez-vous sélectionné ces rhums ?

Christian : Des valeurs sûres, des rhums dont tout le monde a entendu ou devrait avoir entendu parler ! A quoi, nous avons ajouté les rhums qui sont aujourd'hui incontournables, pas forcément ceux que nous consommons nous au quotidien, mais des rhums qui sont connus, et encore les rhums que nous aimons bien ! Il y a plusieurs entrées dans ce livre !

Jerry : Dans chaque fiche descriptive, on décrit le rhum et on donne aussi une note de dégustation...

Christian : La façon de l'apprécier, de le consommer... C'est notre approche sensorielle.

Que note-t-on dans un rhum ?

Jerry : C'est le VOG : la vue, l'odorat et le goût ! Ce qui est intéressant, c'est que la plupart des livres sur le rhum sont écrits par des métropolitains. C'est la première fois qu'un livre sur les rhums du monde est écrit par deux Antillais. Notre approche en termes de goût et d'odorat va faire référence à des fruits de chez nous...

Christian : Ca nous a permis de tenir compte à la fois de l'expérience des gens d'ici et de celle des gens de là-bas...

Le rhum agricole est-il une exception française ?

Jerry : Nous avons consacré un chapitre sur ce sujet car historiquement le rhum agricole est effectivement une exception française. Dans les années 1840, il y a eu la naissance du sucre de betterave en France, la crise sucrière mondiale et il y a eu beaucoup de faillites dans les petites sucreries aux Antilles. On a restructuré tout ça avec des usines centrales et les petits planteurs qui ne gagnaient plus leur vie en vendant leurs cannes, ont décidé de faire leur rhum avec le jus de canne... Dans les îles anglaises, ils ont préféré importer de la mélasse...

Christian : C'est par la suite que cette différence qui finalement a été symptomatique d'une grosse catastrophe industrielle s'est révélée une différence qu'on pouvait mettre en avant !

Dans les rhums de mélasse, comment distingue-t-on ceux de tradition latine de ceux de tradition anglo-saxonne ?

Jerry : Les rhums de tradition latine ont un vieillissement un peu particulier avec la méthode solera qui vient du Xeres pour assembler des âges différents, avec aussi des ajouts de sirop. Il y a aussi des rhums de sirop, à partir de jus de canne cuit, ce que les Espagnols vont appeler miel de canne... Les rhums de tradition anglo-saxonne, comme ceux de Jamaïque, de la Barbade ou de Trinidad sont de purs rhums de mélasse, sans ajout, avec une distillation en alambic à repasse...

Christian : Aujourd'hui, la notion de tradition est de plus en plus compliquée à utiliser pour classer les rhums puisqu'avec la mondialisation, en Thaïlande ou au Japon, on peut faire aujourd'hui un rhum de tradition française avec un alambic à repasse... Ca brouille un peu les pistes, mais nous donnons quand même les clés pour s'y retrouver...

Comment expliquez-vous le goût si différent d'un bacardi ou d'un havana club ?

Christian : C'est une autre conception. Ces produits là sont pensés avec l'idée de la mixologie des cocktails. Il s'agit de ne pas avoir des alcools trop marqués en saveur...

Jerry : Ils utilisent des colonnes de distillation très hautes qui vont sortir un rhum autour de 90 °. C'est sûr que là, on perd des arômes mais on produit beaucoup plus et après quand vous ajoutez l'eau, vous avez encore plus de volumes !

Aujourd'hui, la Martinique a huit distilleries agricoles, la Guadeloupe en a neuf. Qu'est-ce qui différencie ces deux types de rhum agricole ?

Jerry : C'est encore l'histoire ! Faut pas oublier que Saint-Pierre était la capitale du rhum avant l'éruption de la montagne pelée. Toutes les îles envoyaient leur mélasse...

Christian : Y compris la Guadeloupe !

Jerry : Il faut imaginer qu'à Saint-Pierre, il y avait 28 distilleries ! Il y avait donc une tradition de rhum, mais surtout de vieillissement du rhum qui n'existait pas encore en Guadeloupe où l'on produisait beaucoup de rhum blanc et du rhum de sucrerie...

Christian : Faut se rappeler aussi qu'il y avait cette structure de la société martiniquaise qui concentrait tous les intérêts métropolitains. Donc même en Guadeloupe, tout était géré depuis la Martinique...

Jerry : Aujourd'hui, la grosse différence entre les deux îles, c'est l'AOC que les Guadeloupéens n'ont pas voulu en 1996 parce que c'est très contraignant, très coûteux, mais ça a contribué à amener le rhum martiniquais vers le haut du panier !

A combien sort un rhum AOC de la colonne de distillation ?

Jerry : Il est interdit de distiller un AOC Martinique au-dessus de 75 ° parce qu'on perd des arômes.

Christian : A part damoiseau qui sort à 86 °, tous les rhums antillais sortent à 75 °.

Jerry : Neisson a sorti un "brut de colonne" à 70 °, c'est l'esprit... Un rhum très aromatique que les puristes adorent ! Mais c'est un rhum de dégustation, pas un rhum à ti punch !

Le rhum agricole n'est-il pas aujourd'hui en train de regagner du terrain ?

Jerry : On se rend compte qu'aujourd'hui de nombreux pays se mettent à faire du rhum "pur jus de canne" puisque l'appellation agricole est réservée aux rhums français et à Madère. La Thaïlande en produit, Tahiti a recommencé d'en produire... Aux Etats-Unis, j'ai dégusté un rhum de Louisiane qui est un "pur jus de canne". Ce sont de petites productions, mais ils s'y mettent parce qu'ils ont redécouvert la fraîcheur du rhum agricole. Et les Réunionnais s'y mettent aussi ! Isautier s'y est mis le premier mais il s'est fait dépasser par Savanna et Rivière du Mât.

Vous ouvrez vos pages à des produits comme le Dom Papa ou le Diplomatico. Méritent-il pour autant l'appellation de rhum ?

Jerry : Le Dom Papa ne devrait pas être classés dans les rhums, mais dans les rhums épicés, d'ailleurs quand on regarde la contre-étiquette qu'ont su imposer les rhumiers, on voit tous les ajouts... Le Diplomatico, c'est du rhum du Venezuela avec beaucoup d'ajout de sucre, mais pas d'additions supplémentaires... Ce sont des produits d'appel ! Les clients commencent par ces rhums là et peu à peu —on les éduque aussi ! — ils vont vers les rhums sans ajout et vers les rhums agricoles qui sont en plein développement !

La cachaça du Brésil est-elle du rhum ?

Jerry : Oui, c'est du rhum. C'est le même process de fabrication, à partir du pur jus de la canne à sucre, mais c'est distillé à un degré plus bas, autour de 40 °.

Et même les Japonais font du rhum ?

Jerry : Ils s'y sont mis et c'est même un rhum agricole avec la cane à sucre qui pousse sur l'île d'Okinawa. Ils font aussi des rhums à partir de sirop et de mélasse...

Christian : Ils sont moins connus pour les rhums que pour les whiskeys, mais ça fait un certain temps qu'ils en font.

Quelle est la place du rhum par rapport aux cognacs et aux whiskys ?

Christian : Actuellement, la consommation de whisky est encore loin devant celle du rhum. En revanche, on constate un ralentissement dans la progression des volumes de whisky...

Jerry : Et une progression réelle, très nette et beaucoup plus rapide des volumes de rhum. Le rhum est en train de rattraper son retard !

Propos recueillis par FXG, à Paris

Le Bordeaux rhum festival

Si Bordeaux est la capitale du vin en France, et elle le prouve avec le salon international Vinexpo, elle a été aussi la capitale du rhumau XIXe siècle. C'est dans cet esprit et pour rendre hommage à ce passé rhumier de Bordeaux que Jerry Gitany lance le premier salon du rhum les 1er et 2 décembre prochains à la Grande Poste, rue du palais Gallien, le Bordeaux rhum festival. Une goélette est même attendue la veille, chargée de fûts de rhum  destinés à la dégustation et à la vente ! Si tous les rhums du monde seront représentés, la totalité des enseignes de Guadeloupe, de Martinique et de la Réunion ont répondu présent !

Présentation de l'éditeur

Plongez-vous dans ce répertoire de 200 rhums d’exception, venus des Caraïbes, d’Amérique du Sud, d’Europe et même d’Asie. Chaque référence est illustrée d’une photographie et accompagnée d’informations techniques et d’anecdotes insolites. Apprenez comment se fabrique le rhum selon sa provenance et comment il se déguste selon sa typologie, initiez-vous à la cuisine au rhum et découvrez des recettes de cocktails gourmands pour varier les plaisirs. De même vous y découvrirez comment associer rhum et cigare ou encore rhum et chocolat !

Une chose est sûre : le rhum n’aura plus aucun secret pour vous !

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 12:03
Salon NXSE à Paris

La Réunion numérique s'affiche à Paris

A l'occasion du 3e forum NXSE qui se tenait les 9 et 10 octobre à Paris, le président Macron a annoncé sa venue à la Réunion au premier semestre 2019.

"Le forum NXSE à Paris nous donne la formidable opportunité d'avoir de la visibilité et d'être présents dans les lieux où il faut être !" Elodie Royer, référente French Tech pour l'île de la Réunion et vice-présidente Ecosystème French Tech de Digital Réunion, a ainsi pu faire valoir mardi notre île à la Station F, l'incubateur parisien où se développent trois start up réunionnaises (ImmersiveWays, Datarocks et Crowdaa qui est déjà partie aux Etats-Unis). C'était à l'occasion de de la visite du président Macron. La jeune femme a d'abord profité d'avoir le micro pour rappeler au chef de l'Etat les compétences et le potentiel de la tech à la Réunion. Un rappel superfétatoire pour celui qui a permis à la Réunion de rentrer dans le label French Tech  à Laval, il y a deux ans, quand il était encore ministre de l'Economie. "Les grands tickets de levée de fonds à 100 millions, la start up nation, Paris, c'est super, lui a déclaré Elodie Royer, mais autour, nous sommes des satellites qui tous oeuvrons à faire rayonner la French Tech dans nos régions, mais si nous, on ne vient pas se montrer comme nous le faisons cette semaine à Paris, personne n'aura l'idée de venir chercher l'innovation à la Réunion !"

La Réunion, hub et centre

Emmanuel Macron a répété que la France était représentée dans l'Indo-Pacifique par la Réunion pour faire le lien avec les pays émergents pour lesquels les perspectives de marchés sont énormes. "Singapour a réussi dans ce marché, a-t-il asséné, qu'est-ce qui fait que la Réunion ne réussirait pas ? Je pense qu'il faut décentrer notre façon de penser nos territoires d'Outre-mer. (...) Le centre, c'est partout où des gens ont des talents et le tout, c'est qu'ils soient connectés avec tous les autres... Je ne pense pas que vous êtes une périphérie, je pense que vous êtes un centre, mais il faut avoir une culture de décision, une connectivité... Les solutions de mobilité qu'on vous offre doivent vous permettre de changer cette culture." C'est justement cette volonté d'être un hub et un centre qu'est venue démontrer la tenue du forum NXSE à Paris. "C'est toujours la volonté de notre président, analyse Elodie Royer, à condition qu'on traverse la rue pour trouver du boulot, ben, nous l'avons traversée cette rue pour devenir le centre tech de l'océan indien !" Emmanuel Macron a lui aussi annoncé qu'il allait traverser l'océan pour venir à la Réunion au premier semestre de l'année prochaine, en précisant qu'il aurait une approche spécifique "sur le sujet numérique aussi".

FXG, à Paris

Hub 2 lauréat du concours de pitch

Un concours de pitch inédit a eu lieu dans l'avion qui transportait les 80 participants réunionnais au 3e forum NXSE à Paris. 14 start up péyi s'étaient inscrites au concours "Pitch en lèr" et c'est la start up Hub 2, un agrégateur de paiement et de communication sur le continent africain qui a raflé la mise ! Ce projet, soutenu par la CINOR, doit permettre aux populations exclues du réseau bancaire de faire des achats sur le web via une plateforme unique qui utilise l'infrastructure des opérateurs de téléphonie mobile.

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 11:20

Claire Albanesi inéligible

Claire Albanesi, candidate de La France Insoumise qui avait obtenu 7,37 % (364 voix) au premier tour des élections législatives dans la première circonscription de la Guyane, a été déclarée inéligible le 28 septembre dernier par le Conseil constitutionnel.

Il est reproché à Mme Albanesi d'avoir déposé son compte de campagne un mois après l'expiration du délai légal. En outre, elle n'a pas fait présenter ce compte par un membre de l'ordre des experts-comptables et des comptables agréés. Pour expliquer son retard, La candidate a invoqué le délai de plusieurs semaines qui lui a été nécessaire pour l'ouverture de son compte bancaire ainsi que le manque d'informations disponibles en Guyane sur les règles régissant les comptes de campagne. "Ces circonstances ne sont pas de nature à justifier la méconnaissance de ses obligations", estiment les sages du Conseil constitutionnel qui lui ont infligé trois ans d'inéligibilité.

FXG

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 04:12
Robby Judes en juin 2018 au colloqiue de la CNCDH sur les prisons en Outre-mer

Robby Judes en juin 2018 au colloqiue de la CNCDH sur les prisons en Outre-mer

Le Guadeloupéen Robby Judes nommé ambassadeur de France au Vanuatu

Robby Judes était sans poste depuis que le ministre des Affaires étrangères d'Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian, a mis fin à ses fonctions d'ambassadeur de France aux Comores pour nommer Jacqueline Bassa-Mazzoni. En poste de 2014 à 2017, Robby Judes avait tout de même décroché en février 2018 une mission de six mois à la délégation interministérielle à la Lutte contre le Racisme, l’Antisémitisme et les haines anti-LGBT (DILCRA) en tant que conseiller outre-mer et diplomatique. Il aura fallu la mobilisation du CREFOM, de parlementaires comme le sénateur Jean-Baptiste Lemoyne, proche du président Macron, ou le président de la délégation outre-mer de l'Assemblée nationale, Olivier Serva, du ministère des Outre-mer encore pour que cet énarque (promotion 2002), ancien conseiller diplomatique de Victorin Lurel quand il était ministre des Outre-mer, retrouve un poste de diplomate. Le Vanuatu est un archipel proche de la Nouvelle-Calédonie. Cet ancien condominium franco-britannique alors connu sous le nom de Nouvelles-Hébrides est indépendant depuis 1980. Le député de la Guadeloupe, Olivier Serva, prompt à s'approprier une partie du mérite de cette nomination, a aussi été prompt à  saluer à deux reprises dans un communiqué de presse la nomination de Robby Judes comme "ambassadeur de Malaisie au Vanuatu" ! Ce fut finalement un grand bonheur que d'apprendre que finalement cette bévue n'était pas due à un malaise, mais que c'était juste une faute de frappe !

FXG, à Paris

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 06:14
Des ministres en suspens

Le remaniement renvoie les visites ministérielles aux calendes grecques

Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics ne viendra définitivement pas à la Réunion à la fin de la semaine. Prévu les 4 et 5 octobre à l'origine, le déplacement ministériel avait été d'abord reporté aux 11 et 12 octobre après l'annonce de la démission du ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, et l'on parlait alors de sa possible succession par Gérald Darmanin. Le film du remaniement ayant connu un ajournement à samedi prochain, soit après le retour du président de la République d'Arménie, le ministre des Comptes publics a préféré ne prendre aucun risque en annulant tout bonnement sa venue dans l'océan Indien. Et la ministre des Outre-mer ? Viendra-t-elle à la Réunion ? A la date de mercredi, son service de presse n'avait toujours pas publié son agenda hebdomadaire officiel. D'ailleurs, alors qu'elle aurait dû prononcer le discours d'ouverture du congrès de l'Union social de l'habitat le 9 octobre à Marseille, elle était à l'Assemblée nationale à la séance de question au gouvernement... Avec sa voiture, moteur chaud et chauffeur prêt, en cas d'annonce du nouveau gouvernement. Celui-ci était encore attendu, à ce moment-là, pour la soirée. Avec le report officiel du remaniement samedi prochain, difficile d'imaginer Gérald Darmanin ou Annick Girardin loin de Paris à ce moment-là ! Pour autant, mardi,  si Annick Girardin semblait un peu tendue, elle n'avait pas l'air inquiète !

FXG, à Paris

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 06:12

Le marché de traitement des déchets de la CIREST suspendu

Le Conseil d'Etat a donné raison, mercredi, au président de la Communauté intercommunale Réunion Est (CIREST), Jean-Paul Virapoullé, qui demandait la suspension  du marché de tri, traitement, stockage, enfouissement et valorisation des déchets non dangereux au centre de valorisation des déchets situé à Sainte-Suzanne. Ce marché, signé le 10 novembre 2017, entre le syndicat mixte de traitement des déchets du Nord et de l'Est (SYDNE) et la société Inovest a été conclu sans publicité ni mise en concurrence préalables pour un montant de 243 millions d'euros et une durée de 15 ans. Une première fois, Jean-Paul Virapoullé, par ailleurs, premier vice-président du SYDNE, du fait de l'adhésion de la CIREST au SYDNE, a contesté en vain ce marché devant le juge des référés du tribunal administratif de Saint-Denis. La CIREST et M. Virapoullé se sont donc pourvus en cassation. L'affaire a été examinée le 26 septembre dernier et la décision est tombée le 10 octobre : le marché est suspendu. La délibération du comité syndical du SYDNE autorisant son président à signer le contrat litigieux a été prise au vu d'un rapport qui ne comportait ni le prix du marché, ni le projet du marché, ni les documents permettant d'appréhender la totalité des risques financiers liés à ce contrat... Pour justifier ce marché sans mise en concurrence, le juge des référés s'était basé sur le risque de saturation de l'installation de stockage des déchets dès 2020 et sur le fait qu'Inovest avait reçu une autorisation préfectorale pour la construction d'un nouveau centre de valorisation des déchets, faisant d'elle le seul opérateur en capacité de répondre aux besoins du SYDNE. Les magistrats du conseil d'Etat ont considéré que les conséquences indemnitaires d'une annulation ou résiliation par le juge du fond du marché seraient d'autant plus graves pour les finances du SYDNE que les investissements liés à l'exécution du marché auraient déjà été réalisés. Cela caractériserait une atteinte grave et immédiate aux intérêts du SYDNE dont peuvent se prévaloir tant M. Virapoullé que la CIREST.

FXG, à Paris

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 07:15
Chlordécone et enquête insoumise

Les députés insoumis réclament une commission d'enquête sur le chlordécone

Les 17 députés du groupe La France insoumise ont déposé un projet de résolution pour une commission d'enquête parlementaire sur e scandale d'Etat du chlordécone.

"Les Outre-mer, cette France en souffrance a besoin de cette commission d'enquête parlementaire." Jean-Hugues Rattenon, député Insoumis de la Réunion et ses collègues du groupe parlementaire "La France insoumise" ont déposé hier sur le bureau du président de l'Assemblée nationale un projet de résolution pour créer une commission d'enquête parlementaire sur "le scandale humain, sanitaire et écologique du chlordécone dans les Antilles françaises". Les députés insoumis ont  décidé de rebondir sur les propos que le président de la République a tenu aux Antilles, ouvrant la voie à un processus de reconnaissance de l'exposition au chlordécone comme maladie professionnelle et par là même d'une responsabilité de l'Etat dans la pollution au chlordécone et les préjudices subis par ceux qui y ont été exposés. Mais alors qu'Emmanuel Macron a parlé de scandale environnemental, il omet de parler d'un "scandale sanitaire" et s'il parle d'un "aveuglement collectif", il écarte toute idée d'indemnisation... Si l'on connaît déjà quasiment tout de ce scandale d'Etat, les conclusions des multiples rapport d'enquête (INRA, cour des comptes, enquête judiciaire) sont clairs : "Les décisions prises à l'époque ont privilégié l'aspect économique et social à l'aspect environnemental et à la santé publique."

Le glyphosate en ligne de mire

L'office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique a révélé que l'entreprise Laguarigue avait reconstitué un stock conséquent de chlordécone alors que le retrait d'homologation du produit lui avait été déjà notifié... 1560 tonnes sont ainsi entrées aux Antilles en 1990 et 1991. Guy Lordinot, député, obtient du ministre de l'Agriculture Henri Nallet un répit de deux ans. En 1992, Yves Hayot, président de SICABAM et dirigeant de Laguarigue, obtient du nouveau ministre de l'Agriculture un an de plus... Alors pourquoi une commission d'enquête parlementaire ? De nombreux points demeurent dans l'ombre, regrette Mathilde Panot, députée FI : "Pourquoi la France a-t-elle attendu 1990 pour interdire un produit classé cancérogène depuis 1979 et banni des USA depuis 1976 ? Pourquoi le chlordécone a-t-il  bénéficié de dérogations pendant trois ans aux Antilles après son interdiction dans l'Hexagone ? Pourquoi la cartographie des zones polluées est-elle restée confidentielle jusqu'en 2018 ? Quelle est la véritable ampleur des dégâts tant sur le plan, sanitaire qu'environnemental ?" Répondre à ces questions, estime le député Rattenon, permettra d'envisager une réparation : "La réparation, explique la députée Caroline Fiat doit être financière, sanitaire et environnementale." Et surtout le travail de cette commission devrait lever toutes les zones d'ombre ayant permettre d'aboutir à ce scandale afin de ne pas le réitérer. Evidemment, les députés insoumis pensaient alors au glyphosate.

FXG, à Paris

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 06:35
Fort-de-France 1ère ZFE d'outre-mer

Fort-de-France s'engage pour créer sa zone de faibles émissions

Au côté d'une quinzaine de grandes métropoles comme Marseille, Grenoble, Nice, Lyon, Strasbourg, Montpellier ou Paris, la ville de Fort-de-France s'est engagée dans le dispositif des zones de faibles émissions (ZFE). Ce dispositif lancé par l'Etat répond en partie à la pression mise par Bruxelles qui reproche à la France la mauvaise qualité de son air avec une conséquence tragique : le décès de 48 000 personnes par an ! L'Etat a ainsi débloqué une enveloppe de 35 millions d'euros pour ces ZFE et Didier Laguerre compte bien en faire profiter les poumons foyalais à compter de l'année 2020. Le maire était lundi à Paris pour signer en présence d'Elisabeth Borne, ministre des Transports, l'engagement de sa municipalité à faire baisser les émissions polluantes dans un secteur donné. "Pour l'instant, je n'ai pas de montant chiffré, explique-t-il, il y a des études à réalise sur la nature des polluants et les modes de déplacement et nous sommes en train de chiffrer cela avec l'ADEME.." L'objectif est de mettre en place la cartographie des véhicules polluant pour réduire significativement le niveau de pollution, nonobstant les brumes de sable saharien. "Si on veut améliorer la qualité de l'air, il faut connaître cette cartographie de façon à bien dimensionner la ZFE parce qu'il y a aussi une problématique d'activité économique." Didier Laguerre a déjà sa petite idée du périmètre que pourrait présenter la ZFE : "Le centre-ville et certaines zones autour de la rocade et de la montée de la rocade. Nous avons d'ailleurs engagé des études de qualité de l'air dans toutes les crèches et écoles situées autour de cet axe." La mise en place de cette ZFE ne nécessitera pas forcément des nouveaux aménagements d'infrastructures routières, mais certainement  de nouvelles façon de fonctionner : "Nous réfléchissons à de nouvelles modalités comme le développement du transport maritime de marchandise et de passagers. Ca nécessitera aussi la mise en place de mode de déplacement doux avec le renforcement des circuits de transports en commun électriques et l'installation de liaison entre des parkings relais." Didier Laguerre explique encore que ces véhicules électriques ne devront pas être alimentés par EDF : "Notre production d'électricité est essentiellement fossile et, de surcroît, une des usines se trouve sur le territoire de la ville ! Donc, si on doit aller vers le véhicule électrique, ils devront être alimentés à partir de photovoltaïque."

La ZFE ne devrait pas être opérationnelle avant fin 2020, début 2021, mais depuis lundi, le maire a pris un arrêté interdisant la circulation des poids-lourds de plus de 3,5 t dans Dillon et Volga plage suite à la fermeture de la RN 9 : "Beaucoup de camions, explique-t-il, pensant aller plus vite, traversent Dillon et Volga. Ce sont des gabarits qui ne sont pas adaptés aux voiries et qui posent des problèmes de sécurité. Mon arrêté oblige les camions à regagner l'autoroute en passant par la RN9, l'avenue Victor-Lamont et l'avenue Maurice-Bishop." Pour l'heure, c'est encore la seule ZFE de Fort-de-France !

FXG, à Paris

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 05:37
La mer ou l'outre-mer pour Girardin

Annick Girardin va-t-elle ajouter la mer à l’outre-mer ? 

L'ambiance était à l'apaisement lundi 8 octobre à la rue Oudinot où la titulaire du poste semblait plus sûre de son avenir gouvernemental même si des inconnus demeurent encore après les vagues de la démission de Gérard Collomb.

Annick Girardin a ainsi démenti formellement dans le JDD avoir demandé au président Macron de partir. Elle souligne qu’elle lui a dit qu’elle travaillerait jusqu’au bout des assises des Outre-mer. Reste que peu de gens savent encore si son ministère des outre-mer restera tel quel ou bien s'il doit intégrer le périmètre d'un grand ministère de la mer dont on suppute la création au côté d'un grand ministère du numérique ou encore d'un nouveau ministère de la laïcité…

Si les Outre-mer sont associés à la mer, Annick Girardin restera-t-elle seule au commande de super ministère ou sera-t-elle secondée par un ministre ou secrétaire d'Etat ? A un tel poste, le nom de Sébastien Lecornu est évoqué.

Pour l'heure Annick Girardin se préoccupe enfin de trouver un remplaçant à son conseiller presse, Henri Soupa, qui, lassé après cinq ans de travail en cabinet, a jeté l’éponge depuis juin dernier. Mais plus qu’un conseiller presse, la ministre rechercherait un conseiller politique capable de l'aider à étendre sa notoriété.

FXG, à Paris

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