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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 09:33
ITW François Hadji-Lazzaro, musicien et producteur
"Hadopi est un faux débat"
Comment trouvez-vous la scène française ?
Si je devais commencer, ça va être méchant… Le problème, ce n’est pas tellement la faute des artistes mais c’est le marché lui-même qui fait que, malgré l’ouverture d’Internet, etc, il y a toujours le casier, le tiroir… Pour que la maison de disque ait un travail facile, il y a toujours le tiroir des styles musicaux bien précis, des cases. Du coup, ça fait que les artistes se vendent eux-mêmes… Même si au départ, ils ont une démarche très originale, et parfois dans tous les sens, ils finissent par rentrer aussi dans des cases… Alors on fait de la chanson française acoustique, on fait du rock anglais et tout ça, c’est un peu triste parce que finalement tout le système Internet aurait dû permettre de booster tout ça et malheureusement, ce n’est pas le cas !
En tant que producteur de disques, que pensez-vous du projet de loi Hadopi ?
C’est un faux débat ! Le débat de fond est plus grave que ça, c’est un peu l’arbre qui cache la forêt. On s’accroche là-dessus mais il suffit de regarder ce qui est téléchargé. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce qui est téléchargé, c’est aussi bien les gros trucs de Francis Cabrel que les gros trucs américains… C’est ça les plus gros téléchargements. Mais en fait, c’est la FNAC qui a bouffé complètement le terrain et a tué le marché du disque. Il n’y a plus de petits disquaires ! La notion de petit label est de plus en plus difficile… Voilà ce que je reproche et il n’y a pas beaucoup de gens qui le disent. La façon de travailler des maisons de disques aussi… On fait un essai à très court terme sur un nouveau groupe. Puis, si ça vend pas dans les trois mois, on les jette directement à la poubelle ! C’est ça les vrais problèmes culturels.
Les groupes comme Pigalle ou les Garçons bouchers, ces groupes des années 1980-1990 qui ont fait évoluer la chanson française, y en a-t-il encore aujourd’hui ?
Il faut se demander si nous Pigalle, en ce moment, on aurait pu faire ça… Je ne suis pas totalement sûr. C’est plus difficile ! Les groupes comme nous en étions, ça existe mais ils n’ont pas accès, ils ne sont jamais signés. Ils n’ont plus de possibilités de se faire connaître.
Y a-t-il un espoir ?
Oui, car il commence à y avoir de nouveaux petits distributeurs, malgré l’énorme problème du marché du disque, qui commencent à re-fonctionner maintenant. Je pense que maintenant qu’on est proche de la catastrophe, les vraies questions se posent aux grandes majors et les seuls qui font des bénéfices sont les tout petits labels, les petits distributeurs. Ils sont sur des niches. Il est là l’espoir, car les niches sont des choses très diversifiées.
Avez-vous un album en perspective ?
Oui, ça s’appellera Des Espoirs, en deux mots.
Vous n’êtes plus punk alors ?
Ca dépend comment on voit les choses, si on lit ou si on entend !

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 08:16
L’Outre-mer aux FrancofoliesOlivia Ruiz, Julien Doré étaient les têtes d’affiche, mais dès 18 heures, 12 000 personnes se pressaient déjà devant la grande scène des Francofolies, à la Rochelle, samedi 11 juillet. Programmés en 1re partie, les lauréats du télé-crochet de RFO, 9 semaines et un jour ont pu partager avec le public hexagonal leurs musiques. 9 chanteurs, neuf territoires, neuf styles ! « C’est une super année, témoigne Dominique Fillon, le chef d’orchestre et clavier du groupe qui les accompagne depuis 5 ans pour ces fameuses Dom Tom folies. Ils ont beaucoup de professionnalisme et musicalement, je me régale. » Le public aussi ! Premiers à monter sur scène, les Mahorais de Bo Houss ont surpris la foule avec un rap énergique, Masterehi (bien-être en mahorais). Kimy, la Martiniquaise a pris le relais avec un reggae soul, en français, une ode aux femmes ! La jeune chanteuse a dû prendre le relais, au dernier moment, de Victor O, victime d’un malaise cardiaque quelques jours avant… Puis, Raimana, le Polynésien, est venu chanter une ballade très jazzy et au son très tahitien, presque hawaïen. Atelemo, le Wallisien, chant et costume traditionnels a enchaîné avant Oriane et Jean-Guy, du groupe Comme un accord de Saint-Pierre et Miquelon, très rock, façon Téléphone. Le Kanak de Maré, Félix Jone, a chanté Wa Namanashen, une ballade folk aux accents de Joan Baez, ambiance Woodstock ! Puis, ça a été Ruthy, une grande voix guyanaise, issue du gospel ! Enorme impact dans le public. Tout comme Erik, le Guadeloupéen, espore FNAC 2009 ! « De la tuerie, » dit de lui Dominique Fillon qui voit en lui une des merveilles des 5 ans de Dom Tom folies… Dernier à passer, le Réunionnais JF Gang qui a osé faire glisser son maloya en un zouk puissant pour un final avec le retour sur scène des neuf lauréats. Une heure de concert, un peu court à leur goût, mais inoubliable avec un public réceptif et très réactif. Comme pour le concert de l’an passé, la SACEM éditera d’ici la fin de l’année une « Anthologie des musiques actuelles d’outre-mer volume 2, Dom Tom folies 2009, live aux Francofolies ».

Interviewes sortie de scène
Bo Houss et Amex (Mayotte)
Ca vous fait quoi d’avoir joué devant tant de monde ?
Bo Houss : Mortel ! C’était formidable, déchaîné, énergique. C’est vraiment différent de ce qu’on peut voir, chacun, dans sa petite île ! Là, c’est une grande expérience.
Amex : On voit que le public est venu là pour s’amuser. Ils nous ont bien accueillis ! C’est touchant parce que c’est la première fois qu’on a une scène de cette envergure et c’est bon !
Vous avez mis le feu avec ce morceau de rap. De quoi parlez-vous ?
Bo Houss : Ca parle du bien-être… J’essaie de retranscrire mon bien-être personnel comme quand je suis à la plage avec ma famille. Là, on dit « Masterehi » !
A quoi rêvez-vous après un tel concert ?
Bo Houss : Pourvu que ça dure ! Ca encourage à se perfectionner.
Vous avez des projets derrière ?
Bo Houss : On a un album qui est prévu fin août à Mayotte et on pense septembre pour la France et la Réunion. On espère qu’il y a des gens qui vont nous suivre pour nous permettre de continuer et d’aller le plus loin possible !

Kimy (Martinique)
C’était comment de jouer devant tout ce public ?

Le kif total ! Je n’ai jamais fait ça avec autant de personnes. Les gens ont répété tout de suite le refrain ! Maintenant, j’aimerais recommencer tous les jours si je peux !
Vous avez des projets ?
J’ai un album en préparation qui est pratiquement fini et que j’ai appelé : Entre Ici Et Là-Bas, entre la Martinique et la France… Tout ce que j’ai fait pour en arriver là.
Quel est votre parcours ?
J’ai vécu en France, en Guadeloupe puisque mes parents viennent de la Guadeloupe et de la Martinique. J’ai vécu également en Angleterre pendant quatre ans, un peu à New York…
Vous y faisiez quoi ? Vous avez un métier en dehors de la musique ?
Non, mon métier, c’est ça ! Cette scène des Francofolies, je la prends comme une bénédiction. Demain, je peux chanter devant dix personnes, ça sera la même chose. Je le prends dans cet esprit-là. Je n’ai pas d’attente malheureuse. Si demain, je suis signée, c’est bien ! De toute façon, mon album je le sors, à la fin de l’année au début de la prochaine !
Qu’allez-vous faire après ça ?
Il y a la scène parisienne du cabaret sauvage, le 17 juillet, puis je vais aller un peu à Londres pour me ressourcer puisque c’est là-bas que je tire l’essence de tout ce que je fais… Et si je peux aller demain en Martinique, j’irai.
Avez-vous eu une pensée pour Victor O qui aurait dû se produire à votre place ?
Bien sûr ! J’ai dû reprendre le flambeau et je l’ai fait ! C’est très impressionnant… Dès que tu touches la scène, tout s’en va, le trac et tout ça… Le sourire des gens, c’est magnifique !

Raimana (Polynésie)
C’était comment de jouer devant tout ce public ?

C’est la première fois… Je ne sais pas quoi dire… C’est incroyable ! J’ai senti un truc fort avec le public. J’entendais des gens m’appeler… C’est très touchant. Ca m’a donné beaucoup de force. J’avais une petite appréhension, savoir s’ils comprendraient un peu l’esprit, mais la musique fait tout passer. On amène cet esprit culturel qu’on a chez nous et après, ils le reçoivent comme ils le veulent. Et la plupart l’ont reçu avec beaucoup de joie. Je l’ai ressenti à La Rochelle.
Que leur avez-vous chanté ?
Une vieille chanson tahitienne qui s’intitule Arhiri qui veut dire si seulement. C’est le discours d’un Tahitien qui est émerveillé par ce qui l’entoure, sa culture, la danse et les paysages. Il aimerait partager ça avec d’autres personnes. Donc, il dit si seulement je pouvais voyager pour partager ça…
C’est ce que vous avez fait !
C’est ce que j’ai fait sans le savoir.
C’est un son très jazzy…
C’est du jazz avec une connotation culturelle de Polynésie. Ce ne sera jamais vraiment du jazz, mais ça sera toujours pour la culture que je ferai cette musique-là, montrer un peu ce qu’on a chez nous !
A quoi rêvez-vous maintenant ?
Je rêve d’y rester… J’ai en projet de sortir un album avec mon groupe Manaiki, peut-être après les vacances d’été, mais j’aimerai bien essayer de continuer à chanter ici, en France, mais aussi dans toute l’Océanie. Ce serait bien qu’il y ait un festival de ce type-là en Océanie.

Atelemo (Wallis et Futuna)
C’était comment de jouer devant tout ce public ?
Ca fait plaisir… C’est 24 heures de vol pour arriver à une grande scène comme celle-ci… Je remercie Dieu et tous ceux qui m’ont soutenu. Ici, c’est pas le pays, mais la musique fait voyager ! Et ma famile et tout Wallis étaient là avec moi.


Comme un accord (Saint-Pierre et Miquelon)
C’était comment de jouer devant le double de la population de votre île ?
Oriane : C’était énorme !
Jean-Guy : Le public est génial !
Oriane : Ils ont tout compris…
Jean-Guy : Et on est content du résultat de la chanson avec les musiciens
Que leur avez-vous chanté ?
Oriane : Qui a dit ça ? C’est un constat de l’évolution de la société.
Jean-Guy : La surconsommation… La chanson se résume au refrain : à quoi bon vouloir tout prendre si c’est pour ne rien emporter…
A quoi rêvez-vous après ça ?
Oriane : A continuer…
Jean-Guy : Ce n’est qu’un début. Après on va redescendre sur terre et jouer dans des salles devant 10, 20 ou 30 personnes…
Oriane : On rentre à Saint-Pierre, reprendre notre boulot, notre petite vie normale mais continuer la musique !
Jean-Guy : A partir du mois de septembre, on prend une année sabbatique et on va voyager !

Félix Jone (Nouvelle-Calédonie)
C’était comment de jouer devant tout ce public ?
C’est normal pour moi… (rires) Il n’y a pas de stress. J’ai bien aimé le public. Ils sont dans l’ambiance ! Il y a eu des candidats avant moi et ils l’ont chauffé ce public ! Les gens sont aussi venus pour découvrir les musiques du reste de la France. Je suis content d’avoir joué ce morceau au-delà des frontières de la Calédonie.
Que leur avez-vous chanté ?
Wa Namanashan… Je l’ai écrite pour un petit frère qui nous a quitté il y a trois ans. C’est en sa mémoire et c’est bien parce que maintenant, il n’y aura pas que sa famille qui le connaît maintenant ! Il y a des gens maintenant qui pourront dire dans quinze ans : je me souviens d’un homme qui a chanté un morceau pour son petit frère. C’est là où je veux mettre le doigt.
A quoi rêvez-vous après ça ?
A d’autres scènes aussi grosses que celle-là ! J’ai des album en préparation et j’espère assez rapidement sortir le premier. Il faut vraiment que je me bouge dans ce sens ! Tout est à mettre en place. Pour moi, la musique, je n’étais pas à 100 % dessus, je suis contremaître mécanicien à la SLN dans le Nord… Mais je reste serein.

Ruthy (Guyane)
C’était comment de jouer devant tout ce public ?

Ils étaient attentifs, très ! C’est ce que j’ai ressenti.
Que leur avez-vous chanté ?
Je leur ai dit tout ce que je retiens de ce qu’est une rencontre… Le fait de se retrouver ensemble, de se ressembler, de se quitter en pensant aux retrouvailles. Au final, le plus important lorsqu’on est éloigné, c’est de mettre le doigt sur l’essentiel et de faire ce qu’il faut pour qu’au quotidien, on mange à sa faim ! On connaît tous les vicissitudes de la vie mais c’est le passage sur terre qui compte. Mais il ne faut pas s’alourdir l’un l’autre. Il faut respecter la légèreté, la dynamique de l’autre.
A quoi rêvez-vous après cela ?
Encore ! Il faut faire mieux après, pour se sentir plus à l’aise. Là, c’était un baptême… J’étais un peu tendue, pas dégourdie… Mais le rêve, ç’aurait été que je sois sur cette scène avec tous mes potes, ceux avec qui j’ai un quotidien dans la musique.
Vos projets ?
Pour le moment, on continue de travailler. On a toujours notre studio home… On pourra me voir en Guyane sur scène ! Peut-être d’ici la fin du mois d’août, à Cayenne, sue la place des Palmistes. Ce n’est pas encore confirmé, mais c’est possible !
Et un album ?
L’industrie du disque, ça vaut ce que ça vaut… Pour moi, ce n’est pas un absolu. L’essentiel c’est d’avoir la liberté de chanter.




Erik (Guadeloupe)
Alors, ces 12 000 personnes devant vous ?
C’était assez impressionnant… Du coup, on ne sait pas où donner de la tête.
(Silence…) J’ai trouvé ça sympa. Je me suis dit que c’était une grande chance pour moi, une occasion de pouvoir expérimenter l’impact de notre musique sur un large public qui ne connaît pas cette musique. J’ai aimé être là, devant 12 000 personnes. J’aimerais être là encore devant toutes ces personnes. J’aimerai aire aimer notre musique et notre langue au plus grand nombre ! Je suis dans la démarche de l’ouverture. Mais on ressent une sorte de frustration que d’être une première partie des DOM… Il y a ce côté : on vous donne l’opportunité d’exister une heure, mais pas plus. Mais je salue le travail de Marijosée Alie sans qui ça n’existerait pas. C’est une femme magnifique ! Ca passe par là pour faire accepter aux gens qu’il y a plusieurs France, ce côté défilé des DOM TOM.
Que leur avez-vous chanté ?
Chayé Kow me parle particulièrement. J’y exprime une grande tristesse et en fait, je voulais rompre avec une certaine Guadeloupe. C’est l’esprit Kaskod (hommage à Dominik Coco) et l’esprit kako (grand hommage à Exxos). Prendre le risque de défendre un morceau qui ne ressemble à aucun autre que ce que la France a pu déjà entendre de nous, c’est faire confiance aux gens, à leur capacité de comprendre et à leur approche humaine de la musique. Je fais confiance à la personne qui ne comprend pas le créole et qui se pose devant toi et qui arrive à comprendre l’intention de la chanson, de ton art, de là où tu veux en venir. Ca ça passe par une rupture totale d’une certaine musique antillaise et c’est ce par quoi, je veux passer.
Un tel concert est-il en mesure de vous donner des ailes ?
Je viens de voir Anaïs, une artiste française, folk qui a fait beaucoup de unplugged, de concerts acoustiques. Elle a commencé avec des textes un peu subversifs où elle disait qu’elle ne sortait qu’avec des blacks, des morceaux qui auraient pu ne pas plaire à une certaine France et là, je la vois avec un groupe entier en train de chanter ses chansons qu’elle jouait il y a quelques temps dans des caves… Je me dis qu’il y a énormément d’espoir dans le fait de croire à ce qu’on fait. Je me suis vu incarner son rôle et être là avec mon équipe en face du public des Francofolies et partager ce que je fais sans la crainte que les gens ne comprennent pas, sans la peur d’être jugé. Et si on ne veux pas qu’on nous juge, il faut arrêter de se caricaturer soi-même.

JF Gang (Réunion)
C’était comment de jouer devant tout ce public ?
Je trouve ça super beau malgré cette barrière de la langue. Mais quand même, ils ont capté assez vite. Je pense que c’est un peu plus tard que je vais comprendre que j’ai joué devant 12000 personnes.
Que leur avez-vous chanté ?
Roots ! Si tu aimes la Réunion, jette la main en l’air ! Je suis aujourd’hui, j’ouvre une autre page dans ma vie, je fais de la musique. Si vous avez envie, partagez-la avec moi et si tu aimes mon pays, jette la main en l’air !
Avant le concert, vous avez rencontré Laurent Voulzy et Davy Sicart. Vous étiez très ému, pourquoi ?
Je ne savais pas que c’était Laurent Voulzy qui m’avait choisi. Qu’est-ce que c’est beau ! C’est vraiment terrible d’être un petit artiste et de savoir que Laurent Voulzy, dont je suis fan, te dit de venir chanter aux Francofolies… Davy est un grand frère ! C’est le Réunionnais qui défend le plus merveilleusement qui soit notre musique. Il l’emmène avec lui, la chante en réunionnais, donne bien les termes et il sait parler au public métropolitain. Donc, les gens comprennent son maloya. Nous ls petits qui arrivons derrière, on va essayer d’en faire autant.
A quoi rêvez-vous après ça ?
Je vais d’abord prendre le temps de le réaliser parce que j’ai l’impression d’avoir rêver… Après, je vais essayer de le faire mais en français.
Vos projets ?
Terminer mon album que je prépare en studio. Ce sera un album plus ouvert. Il y a déjà Roots, dont je voudrais imaginer une deuxième session en français. C’est un Roots partie 2 et j’espère le sortir à la fin de l’année, sinon fin avril.
Quand vous verra-t-on à la Réunion ?
Je serai le 31 à la Petite Ile aux Fangourins.

En imagesLa conférence de presse avec Raimana, Bruno Boutleux de l'ADAM, Laurent Voulzy, Marijosé Alie, Elisabeth Anaïs, Lilian Goldstein de la SACEM, Gérard Pont, directeur artistique des Francos, Kimy et Bo Houss.Davy Sicart et JF Gang, dans les loges de la scène de Saint-Jean d'Acre.Erik et Erika, le chanteur de Gwada et sa choriste et manager.Julien Doré dans les backstages, à droite, tient un truc caché dans sa main... Le soir, il interprètera un assez bon Russian roulette.Les zikos qui accompagnent les stars d'outre-mer : Yann Négrit (guitare), David Fall (batterie), Hen,ri Dorina (basse)...  Manquent Dminique Fillon (clavier), Bago (percus) et les choristes Corine Thuy-Thy et Gisela Razanajatavo.Olivia Ruiz en séquence interview.La Guyanaise Ruthy et la Martiniquaise Kimy dans les backstages avant le concert.Atelemo et Henri Dorina sur la scène de Saint-Jean d'Acre.Dominique Fillon, Marijosé Alie et JF Gang.Félix Jone, le kanak, et le blogger évoquent la mémoire de Nouma Treulu, un autre Kanak...Atelemo, le Wallisien, et Yves Garnier, directeur général de RFO.



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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 08:03
Interview Marie-Luce Penchard, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer
« Je n’ai pas le droit de décevoir »
La nouvelle secrétaire d'Etat à l'Outre-mer est apparu bien plus détendue lors de sa première conférence de presse, lundi 13 juillet. Nouveau look, élocution aisée, elle semble s'être installée dans son nouveau costume.
Comment considérez-vous votre nouvelle mission ?
J’ai très vite compris que cette nomination avait un caractère plus qu’historique et que de ce fait, je portais en moi une responsabilité forte mais aussi que cette nomination n’était pas simplement la mienne, mais qu’elle était celle de tous les Ultramarins qui se reconnaissaient en moi et qu’à ce titre, je n’avais pas le droit de décevoir.
Assisterez-vous à tous les Conseils des ministres ?
J’assiste déjà à tous les Conseils des ministres parce que le chef de l’Etat l’a dit lors de son déplacement : l’outre-mer, ce n’est pas simplement l’affaire du 27 rue Oudinot, mais celle de l’ensemble du gouvernement. On voit bien que le règlement passe par une construction collective, donc c’est important que je sois au Conseil des ministres pour entendre les mesures qui sont en préparation parce qu’elles peuvent avoir une incidence sur l’outre-mer et, en même temps, il faut que mes collègues soient fortement associés à l’action que je peux mener parce que j’aurai besoin d’eux. On ne peut être enfermer dans son ministère, il faut s’ouvrir aux autres.
La question des carburants doit passer par un dégel des prix, mais cela sous-entend une augmentation de ces prix. Comment allez-vous gérer cette difficulté ?
Les prix ont été gelés depuis le mois de mars pour permettre notamment aux deux inspections qui ont été missionnées, d’étudier la structuration des prix. Aujourd’hui, il faut prendre des décisions. Elles doivent viser d’une part la transparence sur la fixation de ces prix, et d’autre part, à poser aussi la question de l’organisation de la distribution des carburants. La fixation des prix qui devra intervenir assez rapidement sur la base d’une nouvelle grille, doit se faire dans un climat consensuel où chacun comprend l’intérêt de fixer ces prix, à la fois dans la transparence, mais au regard des coûts réels.
Est-ce que vous aurez le courage de réduire le nombre de pompistes ? Est-ce que vous aurez le courage de mettre fin à l’arrêt de l’activité de la raffinerie de la Martinique ? Et comptez-vous rééquilibrer les prix des différents combustibles ?
Ces trois questions ne seront pas réglées uniquement par l’Etat. La SARA, c’est une vraie question de choix. Est-ce qu’on veut maintenir son activité alors qu’on sait qu’il y a un vrai problème entre le fait qu’elle récupère des produits raffinés et le fait qu’elle raffine sur place avec la question du coût de ce raffinage ? Si on fait le choix de la SARA pour maintenir une activité industrielle qu’on a soutenue fortement, qui a bénéficié des fonds européens, il faut qu’on puisse dire que ça correspond à un coût. Mais ce n’est pas à l’Etat de le dire ; il le dira en lien avec les collectivités locales. Cette question est trop sensible pour considérer qu’un moment donné, il y en a qui feront de bons choix et d’autres de mauvais. Arrêtons de chercher des boucs émissaires et trouvons plutôt les solutions adaptées sur chaque territoire. Et en fonction de la solution choisie, expliquons aux consommateurs à quoi ça correspond. Je ne désire nullement mettre fin à l’activité des pompistes, bien au contraire si on fait ce choix, il faut savoir que ça a un coût.
Le gouvernement a signé un décret d’avance de 44 millions d’euros pour la SARA. En faudra-t-il un autre d’ici la fin de l’année ?
Je n’ai pas signé ce décret. Vous savez mieux que moi que le prix des carburants a été bloqué. Nous sommes dans un pays de droit. La SARA, compte tenu du fait que les cours mondiaux du baril ont beaucoup évolué et qu’il y a une augmentation forte du pétrole, elle est droit, au regard des liens qui la lient avec l’Etat, de faire valoir une indemnisation. Ce qui m’importe, c’est moraliser notre relation avec Total, et d’autre part, que si une indemnisation devait être versée, qu’elle soit justifiée totalement.
M. Jégo avait proposé d’anticiper le RSA au moment de la crise, mais il a été transformé en RSTA bien moins avantageux, avez-vous l’intention d’appliquer rapidement le RSA dans les 4 DOM ?
Aujourd’hui, c’est le RSTA dans l’attente du RSA. Mais ce qui a été toujours dit, c’est qu’il y aura un point qui sera fait par rapport au RSTA pour s’assurer effectivement que ce complément de rémunération qui a permis de monter le pouvoir d’achat se fasse en sifflet et qu’on ne soit pas dans une rupture. Il faut donc faire une évaluation de ce RSTA, après on verra dans quelle mesure on peut appliquer le RSA.

Les sénateurs ont présenté 100 propositions pour les outre-mers, parmi elles, la remise en cause de 53 % à la Réunion et 40 % de surrémunération du traitement des fonctionnaires. Quel est votre point de vue là-dessus ?
Le Premier ministre à la Réunion a été très clair. Il a dit que si cette question ne remonte pas des états généraux, il n’y a pas de raisons pour que le gouvernement en parle ! Ce n’est pas sa priorité aujourd’hui. Maintenant s’il y a un consensus local sur un territoire, que les élus nous disent qu’ils veulent en parler parce qu’ils connaissent les conséquences sur les recettes des collectivités, l’Etat a toujours considéré qu’il n’y avait pas de sujet tabou ! Mais ça ne viendra pas d’une initiative de l’Etat qui considère que ça n’est pas une question prioritaire.
Si les chiffres de l’INSEE en 2010 font apparaître que l’écart de prix entre la métropole et l’outre-mer n’est pas de 53 % ou 40 %, mais de 25 %, vous conserverez les mêmes taux ?
Je considère que si, à un moment donné, cette question remonte, il y aura forcément nécessité de discuter avec les acteurs locaux et nous verrons à ce moment-là dans quelles conditions on peut être sur une réforme. Pour le moment les observatoires des prix viennent d’être mis en place ; il est prématuré aujourd’hui de déterminer quelle est la différence de coûts entre la métropole et l’outre-mer.
De quelle manière comptez-vous travailler avec la délégation interministérielle pour l’Egalité des chances des Français d’outre-mer ?
J’ai été amenée à recevoir très rapidement après ma nomination le délégué Patrick Karam que je connais à titre personnel et avec qui j’ai de très bons rapports et nous avons calé notre articulation entre nos missions. Je sais qu’il fait un travail remarquable avec l’ensemble des associations ultramarines de France et, en tant que secrétaire d’Etat en charge de l’Outre-mer, je gère une partie des crédits qui leur sont réservés, nous avons trouvé un terrain d’entente qui me convient parfaitement et je crois que nous pouvons être complémentaires et que nous devons travailler ensemble dans l’intérêt des Ultramarins. Je crois qu’on gagne à s’unir et à se renforcer pour aboutir plutôt que d’essayer chacun d’agir dans son coin.
Où en est le dossier des congés bonifiés ?
Ce dossier avait été repris des mains de Patrick Karam, à la demande de mon prédécesseur. Maintenant, s’agissant d’un sujet qui concerne les ultramarins de métropole, je serais bien évidemment amenée à associer Patrick Karam à cette réflexion, car je crois qu’il peut être utile et nous aider à faire en sorte que ce dossier aboutisse. C’est un dossier particulièrement sensible.
Où en est le calendrier de cette réforme ?

Aujourd’hui, la réforme n’a pas été engagée dans les délais qu’on pouvait escompter compte tenu des problèmes que ça a soulevé. Il y avait plusieurs options qui avaient été envisagées. Donnez-moi au moins le temps de faire le point sur ce qui a pu être fait par mon prédécesseur et je verrais si on peut y aboutir dans les délais. En tout cas, c’est une volonté d’y aboutir avant l’échéance de 2012 parce que ça faisait partie du programme présidentiel.
Vous allez vous rendre en Guyane, quelles seront vos préoccupations sur place ?
Je me rends en Guyane pour deux jours, d’abord pour la question des carburants. Il faut que j’aie des échanges avec les élus, les membres de l’observatoire des prix pour restituer les travaux de l’autorité de la concurrence, examiner avec eux les conditions de sortie de ce blocage, et je vais aussi en Guyane pour la conclusion des états généraux. Dans le calendrier de ces états généraux, il était prévu pour chacun des territoires qu’un membre du gouvernement s’y rende avant la restitution nationale qui aura lieu au mois de septembre.
Les états généraux ont été amputés de la question de l’évolution institutionnelle…
La légitimité des états généraux ne peut se substituer à celle du suffrage universel et de l’organisation administrative. Les élus se sont réunis en Congrès ; ils ont fait valoir une résolution dans laquelle ils demandent cette évolution institutionnelle. Si dans le cadre des travaux des états généraux, un  certain nombre de préoccupations remontent, par exemple sur la formulation de la question, les conditions d’organisation, on ne peut pas ne pas entendre la position des élus qui seuls détiennent la légitimité. Mais au bout du compte, ce qui est important, c’est la parole qui sera donnée à tous les Martiniquais parce que ce sont eux qui choisiront par ce qu’ils seront consultés. C’est le vote qui va trancher cette question. L’erreur serait de se dire qu’il ne faut pas consulter parce qu’il y aurait des inquiétudes, bien au contraire ! Lorsqu’on est dans une situation d’attente, on peut créer de l’inquiétude. Et avec l’inquiétude, on ne crée pas un climat de confiance suffisant pour permettre à l’activité économique de redémarrer.
Certaines associations domiennes de métropole ont déjà demandé à prendre part au vote. Est-ce possible ?

Au niveau de la Constitution, ce n’est pas possible. Je vous réponds sans ambiguïté.
Comment retiendrez-vous ce qui aura une suite dans les travaux des états généraux ?
Les collectivités territoriales vont émettre un avis sur ces restitutions. A partir de l’ensemble, il va y avoir des discussions interministérielles pour voir quelles orientations peuvent être prises en compte au regard des engagements et des politiques qui sont menées Puis, nous verrons quelle peut être leur planification dans le temps, notamment sur des questions réglementaires. L’Etat ne va pas arbitrairement choisir les propositions. Il s’agit, aux travers des propositions de construire un projet qui pourra être fiable pour être programmé sur plusieurs années.
Serez-vous candidate aux régionales en Guadeloupe ?

Je ne me projette pas à si court terme. Si j’ai été candidate aux élections européennes, je ne l’imaginais pas au mois de novembre et pourtant, j’ai été candidate en janvier. Programmer à l’avance des échéances, c’est parfois se tromper. On peut être un très bon candidat à la date d’aujourd’hui et un mois avant ne pas être celui qui a le profil pour faire gagner sa famille politique. Ce qui m’importe aujourd’hui, c’est de m’engager pleinement dans ma fonction de secrétaire d’Etat, pour le reste en ce qui concerne mon engagement politique, j’aviserai le moment venu s’il y a une opportunité mais je ne suis pas encore à ce stade sans la réflexion qui est la mienne.

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 16:06
Lacroix quitte les Iles du nord
Dominique Lacroix, préfet délégué auprès du représentant de l’Etat dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin, est nommé préfet de la Lozère. Il est remplacé dans les Iles du nord par Jacques Simonet, sous-préfet d’Arles, dans les Bouches du Rhône jusqu’alors. Dominique Lacroix était aux Antilles depuis 2002, puisqu'il avait d'abord été secrétaire aux affaires économiques en Guadeloupe avant d'être nommé dans les îles du nord. Il est devenu préfet délégué lors changement statutaire de 2007 de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 15:55
Brice Hortefeux dissout le groupe Jeunesse Kemi Seba
Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a présenté ce 13 juillet au président de la République, en Conseil des Ministres, le décret qui, en application de la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées, dissout le groupement de fait « Jeunesse Kémi Séba ». « Ce groupuscule, selon un communiqué du ministère de l'intérieur, a pris sournoisement le relais de la Tribu Ka, créée par Stellio Capo Chichi, alias Kémi Seba, et dissoute le 28 juillet 2006 à l’initiative de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur. » Les autorités reprochent à Stellio Capo Chichi et ses sympathisants, en dépit de plusieurs condamnations judiciaires, de continuer à propager depuis 3 ans « une idéologie raciste et antisémite et à se livrer à des actes intolérables de provocation et de violence ».

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 14:25
MAM transmet au Sénat la demande de levée d’immunité parlementaire de Flosse Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer, lors de la soirée des maires ultramrins au Sénat, le 26 novembre 2008 avec Gaston Tong Sang, devant Gaston Flosse, en retenue... (Photo : FXG)

La Garde des Sceaux va saisir le bureau du Sénat « avant la fête nationale », concernant la levée de l’immunité parlementaire du sénateur polynésien Gaston Flosse, affirme une source proche du dossier. Restera alors aux 26 sénateurs composant le bureau à se prononcer. La levée de l’immunité permettra à la justice de décider de mesures coercitives comme le contrôle judiciaire, la garde à vue ou encore la détention provisoire. La décision de la Garde des Sceaux aura été vite prise puisque la demande du Parquet de Papeete lui est parvenue lundi.
Selon nos informations, le grand ami de Jacques Chirac est parti de Papeete à Paris pour faire jouer ses réseaux Il n’a pas fait de demande pour rencontrer Michèle Alliot-Marie ou son cabinet. « Eut-il essayé que cela n’aurait rien changé » affirme la même source
L’étau se resserre de plus en plus autour du vieux lion. Hubert Haddad, P-dg du groupe 2H, qui détient le marché de la publicité dans les annuaires de l’Office des postes de Polynésie, aurait versé de 1993 à 2005, pas moins de 145 millions de Fcfp (1,2 millions d’euros) de pots de vin à Gaston Flosse. Cinq personnes sont aujourd’hui placées en détention provisoire au centre pénitentiaire de Nuutania à Tahiti dans le cadre de cette affaire. Parmi elles, Melba Ortas, la secrétaire particulière de Gaston Flosse.

David Martin pour L'Agence de presse GHM



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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 12:02
Les sénateurs veulent casser les aberrations
Après deux mois de consultations, la mission sénatoriale outre-mer a présenté, hier au Sénat, son rapport reposant sur la refondation des relations entre les départements d’outre-mer et l’Hexagone. Une réflexion assise sur deux constats : la défaillance des outils administratifs et l’absence de démarche d’évaluation, et l’insuffisante prise en compte des spécificités des DOM aussi bien vis-à-vis de Paris que de Bruxelles.
Les sénateurs Odette Terrade, Bernard Frimat, Jean-Pierre Bel, David Assouline, Catherine Procaccia, Eric Doligé, Serge Larcher, Daniel Marsin et Lucienne Malovry ont participé à la mission outre-mer.

Un rapport de 462 pages (sans les annexes), de plus d’un kilo et dont il ressort 100 mesures ! « Est-ce un rapport de plus ? », demandait par anticipation le président de la mission, Serge Larcher, pour aussitôt réfuter : « Le combat continue ; le rapport répond à beaucoup d’attente et doit être pris en compte par le gouvernement. » Il sera remis incessamment au président de la République, au Premier ministre et à la secrétaire d’Etat à l’Outre-mer. L’idée c’est que cette réflexion menée par 42 sénateurs de tous bords politiques vienne en complément de celles menées autour des états généraux de l’outre-mer en amont du conseil interministériel de l’Outre-mer prévu pour la fin octobre. « Si on n’inspire pas, indiquait le rapporteur de la mission, Eric Doligé, c’est ou qu’on a été mauvais ou qu’ils n’ont rien compris. » « C’est une œuvre pédagogique », surenchérissait le sénateur du Diamant qui résume ainsi l’esprit du rapport : « Casser les aberrations. » Le rapport balaye l’ensemble des problématiques ultramarines à commencer par l’organisation institutionnelle des DOM. Ils défendent la collectivité unique mais proposent une campagne d’information sur les articles 73 et 74 en préalable. Ils regrettent le sous-dimensionnement du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer rattaché au ministère de l’Intérieur pour proposer un ministère rattaché au Premier ministre.
Remise en cause des 40 %
Ils recommandent encore une meilleure formation et un vrai suivi des fonctionnaires dans les territoires avec une remise en cause des fameux 40 % et une redistribution des 720 millions d’euros que ça représente. La prorogation de l’octroi de mer au-delà de 2014 leur semble impérative, tout comme un moratoire, voire une annulation, des dettes sociales des collectivités locales. Face au problème du logement et du foncier, ils proposent un droit au foncier opposable ! Les sénateurs font encore des recommandations sur la fixation des prix, le coût de la vie, le développement endogène et les productions locales, la pêche, l’agriculture... « Il faut lever les verrous car les normes françaises et européennes ne sont pas adaptées aux tropiques », assène le sénateur Doligé. Ils développent encore un programme de formation des entrepreneurs, un accès facilité au crédit bancaire et une politique de coopération dite de « grand voisinage ». Enfin, outre un plan santé, une comparaison dès le premier semestre 2010 du RSA et du RSTA, la mission préconise la création d’une maison des richesses de l’outre-mer et une meilleure visibilité des territoires dans les média nationaux.
Reste que ce ne sont que des propositions et, comme les promesses, elles n’engagent que ceux qui les écoutent.


Un plan Marshall pour la jeunesse
La mission a encore accordé une place prépondérante à la jeunesse avec un « plan Marshall pour mes jeunes » : favoriser la scolarisation en amont, la faire en fonction du niveau et non de l’âge, lutter contre l’illettrisme, revoir le mode de recrutement des enseignants. En Guyane ; par exemple, le turn over des professeurs est de 80 % par an ! A la Réunion, sur 1000 professeurs, seuls 100  sont des locaux… « L’objectif est de favoriser la vie au pays », indiquait Serge Larcher. C’est au même titre qu’ils veulent des mesures pour retenir les jeunes diplômés, créer un statut de l’étudiant ultramarin.

Des mesures spécifiques à la Guyane
Moins peuplée et plus grande, la Guyane a fait l’objet d’une attention particulière (en sus des problèmes scolaires évoqués plus hauts). Ainsi, le point 17 propose la remise d’une étude par le gouvernement présentant « les différents scenarios permettant une augmentation de retombées financières pour les collectivités territoriales de l’activité spatiale, tout en préservant la compétitivité de Kourou ». Au titre 25, les sénateurs défendent l’obtention d’une dérogation aux normes européennes pour pouvoir s’approvisionner en pétrole chez les voisins. De même, le point 44 recommande la « réorientation du schéma minier afin de favoriser davantage le développement économique ». Il s’agit encore dans la proposition 82 d’obliger le gouvernement à fournir en 2010 « un bilan du plafonnement de la dotation superficiaire des communes de Guyane ».

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 16:19

Warm up chez Trace urban media

Pour fêter son déménagement dans ses nouveaux locaux de Clichy, Olivier Laouchez et l’équipe de Trace urban media avaient invité, le 8 juillet dernier, quelque 300 personnes. Reportage en images.

 

Vicelow de Saïan Supa Crew et Virginie Koné, attaché de presse de Trace

Autour de Gilles Catoire, maire PS de Clichy (qui part en Guadeloupe cet été voir Félix Desplan, le maire de Pointe-Noire, et Luc Adhémar, le maire de Gourbeyre qu’il a connu lorsque ce dernier s’est fait hospitalisé à l’hôpital Beaujon de Clichy), Anthony Mezaache Champion d'Europe de boxe des poids légers, Omar Zaouit joueur du Raja de Casablanca, meilleur buteur 2002-2003 de ligue 1, les trois rappeurs de Dailand, Jaco, Banks et Klepto, le directeur de cabinet adjoint du maire, Nadir  Mohamed, et Abdel Model, artiste et coordinateur de l'espace culturel  Henri-Miller de Clichy.

Sylvie Louis-Sidney et Malika Jean-François, les attachées de presse, entourent  Manuel Mondesir, producteur notamment d’Erik qui sera aux Francofolies de La Rochelle.

Benoit, Emilie, Thibault, Marine, Jérôme, Florent de France Télévision Publicité.

Nizard, directeur artistique chez Warner Music France, Beef, directeur d’Europacorp Urban, structure de Luc Besson, et Joseph Dunoyer alias Djoe, le producteur de stand up.

 

Jason Geromegnace, Guadeloupéen de Pointe a Pitre, stagiaire informatique à Trace et Frédéric Yang, webmaster chez Trace.

Jayane et les deux Martiniquaises, Mdy et Kayliss, du groupe de danse Blazin, autour du chanteur Tilenzo du groupe Queensy.

Lynnsha au milieu de ses amis, Nathalie de Real Prod Music, Jee L, comédien chanteur qui interprète le rôle du Roi Lion dans la comédie éponyme, et Tina qui chante en duo avec Lynnsha "Pa Ni Tan".

 

Shuga Shug chanteur du groupe Afrodiziac, Doudou Masta un rappeur, Daleh Karl, chanteur de reggae,  L.S, autre chanteur du binôme Afrodisiac, et Rachid Bentaleb, programmateur musical de Trace.

Géraldine, Martiniquaise du François, conseillère en image, et Anofela, Musicien.

Lynnsha et Djoe

Slyde Lomalakanne, Charly Chaplin des temps modernes, et Muss, réalisateur de clips vidéo.

Lucien Papalu, musicien, Doudou Masta, acteur et musicien et Eric Siar, producteur.

 

Tous les trois sont de Maison Mère Production : Marco, chef-opérateur, Adrien, acteur, et Peuca, qui a fait le logo et la charte graphique du film Les Lascars.

 

Valérie Gilles-Alexia directrice marketing chez Trace, et Claudy Siar, patron de Tropic FM.

Le chanteur guadeloupéen, Kamee, est avec Grand Poucet, réalisateur de clips vidéo, Emilie, attachée de presse, et le Martiniquais Emile, ingénieur du son.

Maïmouna, animatrice sur Trace et professeur de danse, avec Medhi, journaliste à Technikart.

 

Laura Beaudy, animatrice, Olivier Laouchez le chef de la famille Trace et Barbara Jean-Elie, directrice des programmes. Leur actualité, c'est le dossier ATV.

Dave compositeur, Singuilia, auteur compositeur interprète, Cédric Rosemonde loueur de véhicule de prestige, et Muss, réalisateur, artiste et chanteur.

DJ Wallace et Gkill de Bissau Na Bissau.

Jacob Desvarieux de Kassav et Jonna Bringtonn, choriste de la Compagnie  
Créole.

 Muriel Maurin, attachée de presse, Miss Dominique, et Xavier  Dollain, graphiste, directeur artistique et photographe.

 

Christel Laouchez, l’épouse du chef de famille, et Nathalie Fanfant que l'on ne présente plus.

Magaly Nicolas-Nelson Lenoir, responsable des zones outre-mer à Eutelsat monsieur et madame Laouchez et Laura Beaudy.Mokobé, chanteur du 113, Jacky des Neg Maron et animateur de TEPOK sur Trace, Nadège Tubiana, directrice Afrique de Trace, Gregory Guyot, directeur média de Sony Music, Karen Uguen de Média Post, filiale privée de La Poste et accessoirement fan de Fabrice Luchini, d'Alain Delon et de Johnny Halliday.

 

Xavier Maurane, réalisateur de l'habillage de Trace, Nadège Tubiana, directrice Afrique de Trace, et  Steeve Populo, attaché de presse de la maison de disque Polydor.

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 12:25

Paris New York en A 380 en novembre prochain

Le 1er Airbus A 380 d’Air France vient d’être peint aux nouvelles couleurs de la compagnie à Hambourg-Finkenwerder. Cet avion sera mis en ligne au cours du mois de novembre 2009 pour assurer un vol quotidien entre Paris-Charles de Gaulle et New York-JFK.

 A bord de l’A380, 538 passagers seront répartis en trois cabines : 80 sièges en Affaires et 106 en Voyageur (classe économique), au pont supérieur ; 9 en Première et 343 en Voyageur, au pont principal.

 Equipé de quatre moteurs GP7200 spécialement conçus par Engine Alliance, l’A380 d’Air France pourra transporter ses 538 passagers sur une distance maximale de 13 000 kms. Parmi les avions de sa génération, l’A380 présente, par passager, un des plus faibles niveaux de consommation de carburant. «Les performances de l’A 380, particulièrement bien adaptées au contexte économique actuel, permettront à Air France d’offrir à ses clients un niveau de service encore amélioré tout en maîtrisant ses coûts. D’autre part, ces performances sont parfaitement en ligne avec la volonté de l’entreprise de réduire ses émissions gazeuses. », précise Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d’Air France. Air France a commandé 12 Airbus A 380, dont quatre exemplaires seront mis en ligne au cours de l’hiver 2009 et du printemps 2010.

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 17:27

Sommet France-Océanie : Kouchner joue au remplaçant

Faute de président de la République et de premier ministre volontaire pour se rendre au sommet France-Océanie, ce sera une troisième option, pour ne pas dire un troisième choix, qui a été retenue. Sauf événement dans l’actualité internationale, le ministre des Affaires étrangères présidera le sommet France-Océanie à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), le 31 juillet.

La venue de Nicolas Sarkozy n’a jamais été officiellement annoncée. Mais, elle était un secret de polichinelle. Il devait venir avec Carla et devenir ainsi le premier président de la République à faire un voyage officiel en Australie. Les élus calédoniens étaient convaincus qu’il viendrait. Et puis, patatras. « Il n’est pas disponible, il a d’autres contraintes », expliquait le conseiller outre-mer de l’Elysée, Olivier Biancarelli, le 29 juin dernier.

Le château a demandé à François Fillon de venir sur le territoire. Mais le premier ministre en aurait assez de jouer les seconds rôles et de remplacer Nicolas Sarkozy pour des événements « secondaires ». Le Premier ministre se rend déjà outre-mer ces jeudi et vendredi. Il est à La Réunion et à Mayotte. Le 29 juillet aura lieu le dernier conseil des ministres avant les vacances et il ne se voyait pas du tout partir pour le Caillou. Le report du sommet avait été envisagé, mais il aurait pu coûter très cher à l’Etat, billets d’avions, hôtel, interprètes etc, étant déjà réservés.

Le bébé a donc finalement été refilé à un Bernard Kouchner lui-aussi peu emballé par ce long, très long, trop long voyage. La secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard sera, quant à elle, en Nouvelle-Calédonie quelques jours avant le sommet pour son premier déplacement dans le Pacifique depuis sa prise de fonction.

En 2003, la Polynésie et son super et omnipotent président Gaston Flosse recevait l’ami Jacques Chirac. En 2006, les représentants des nations océaniennes étaient invités à l’Elysée et inauguraient le Musée du Quai Branly, dédié aux arts premiers. En 2009, on retiendra qu’on s’est battu au plus haut sommet de l’Etat pour ne pas faire ce long déplacement programmé au début des vacances de l’exécutif.

Reste à savoir une chose : où sera Nicolas Sarkozy le 31 juillet ?

DM

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