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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 18:35
« Le président s’exprimera avec clarté sur l’évolution institutionnelle »
L’Elysée a précisé, hier, ce que sera le déplacement du président de la République aux Antilles les 25 et 26 juin. Accompagné des secrétaires d’Etat à l’Outre-mer et aux anciens combattants, du ministre de l’Intérieur, du délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer et des ses conseillers Biancarelli et Penchard, le président a invité aussi une délégation « qui a du sens » : le directeur général de HEC, les écrivains Daniel Maximin, Daniel Picouly et Tony Delsham, le comédien Jacques Martial, le vice-président de la HALDE, Claude-Valentin Marie, la présidente du CPMHE, Françoise Vergès et l’escrimeuse Laura Flessels. A noter l’empêchement d’Euzhan Palcy, invitée et dont le travail est pour grande partie à l’origine du geste présidentiel envers les dissidents. Car ce seront ces derniers, Guadeloupéens et Martiniquais, qui seront mis à l’honneur sur la place de la Savane, devant le monument aux morts de Fort-de-France, dès 14 heures, jeudi. Le président a voulu un hommage égal à celui que l’on rend en Hexagone aux anciens combattants. Il décorera quinze dissidents avant de prononcer un discours qui évoquera « nos sangs mêlés, nos destins mêlés, nos histoires mêlées… » A 15 heures, ce sera la visite aux entreprises Big’in et SMPA. « Elles incarnent très bien ce que nous croyons être un des axes du développement endogène. » A 18 h 30, le président — et c’est le motif initial du déplacement — participera à une table ronbde avec les huit présidents d’ateliers des états généraux. Il y a aura un débat lors duquel le président entend apporter sa contribution, ses idées. Après un dîner et une nuit sur place, Nicolas Sarkozy sera à 9 heures à l’aéroport Martinique Aimé-Césaire pour son baptême officiel. « Ce sera sobre » : une plaque dévoilée, puis un discours de Serge Létchimy et celui du président. C’est à ce moment-là qu’il évoquera les questions d’évolution institutionnelle, avant son départ pour la Guadeloupe. Selon l’Elysée, il y a deux choses qui se passent en Martinique : d’une part les états généraux avec, à la clé, le Conseil interministériel de l’Outre-mer pour la fin octobre et, en parallèle, le calendrier institutionnel. « Il y a un fait politique en Martinique, c’est le vœu confirmé par le Congrès du 18 juin, déconnecté du calendrier des états généraux… Le président s’exprimera avec clarté sur l’évolution institutionnelle, notamment sur la consultation. »
« Des principes démocratiques à rappeler »
la délégation présidentielle arrivera en Guadeloupe vers 11 heures. A peine arrivé, le président s’entretiendra à huis-clos avec les parlementaires, l’eurodéputé et les chefs des exécutifs territoriaux. « Ce sera une suite à la réunion du 19 février, souligne-t-on au Château. Il veut montrer que les grands élus sont ses interlocuteurs légitimes. » A 15 h 15, Nicolas Sarkozy effectuera sa première visite au RSMA, « pour voir fonctionner ce modèle intégrateur et discuter formation et jeunesse ». Il n’y aura pas de discours, mais des rencontres avec des stagiaires et des anciens du SMA. Vers 16 h 45, devant un large public, à la salle Laura-Flessels de Petit-Bourg, Nicolas Sarkozy viendra participer à une phase de restitution des états généraux. Ce ne sera pas sous forme de table ronde comme en Martinique, mais après les interventions des huit présidents d’ateliers, Nicolas Sarkozy prononcera « un discours final, solennel et républicain pour clore cette séquence ».  « En Guadeloupe, souligne l’entourage du président, il y a un malaise. Et la parole du chef de l’Etat est attendue sur des principes démocratiques à rappeler. » Ces mots visaient l’intervention du LKP le jour où devait se réunir le Congrès : « On n’a pas à envahir le Conseil général, empêchant les élus réunis de délibérer ». Quoi qu’il en soit, l’Elysée précise que M. Domota, l’UGTG, le LKP sont invités aux états généraux, comme forces vives. « Ils sont invités depuis plusieurs jours », précise notre source qui ajoute : « Mais ils n’ont pas demandé d’audience. » Sur le fonds, la présidence ne nie pas les questions posées pendant les 44 jours de grève et le président devrait même « ouvrir des pistes personnelles, probablement faire des débuts d’annonces, mais c’est un processus collégial…

Marie-Luce Penchard au gouvernement
De source élyséenne, on laissait entendre hier qu’un ultramarin pourrait devenir membre du gouvernement. Sans plus de précision. Certains observateurs ont pu apercevoir Marie-Luce Penchard, reçue à Matignon, ce mardi. Elle serait secrétaire d'Etat.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 20:10
Dédé Saint-Prix : « On est prêt à travailler avec tout le monde, sauf Jean-Marie »
Dédé Saint-Prix, accompagné de Thierry Vaton (clavier), Patsy (Chœur et chacha), Félix Bréna (Batterie, Ti bwa), David Blamèble (guitare, chant), Denis Kiayieluca (basse), Michel Réman (percus) et René Baubant (tambour, chant) se sont produits, dimanche, dans le cadre de la fête de la musique, dans la cour de l’Elysée. « L’invitation est arrivée de l’Elysée, mais aussi de la coordination nationale et internationale de la fête de la musique », souligne le Martiniquais, Thierry Nocin, directeur de la Centrale du spectacle, et agent de Dédé Saint-Prix. Poue l’un et l’autre, cela signifie que, pour une fois, on n’est pas passé à côté d’une occasion de mettre la musique antillaise en valeur. « D’habitude, c’est souvent de la grosse variété commandée par des maisons de disques ou des chaînes de télé et il n’y a rien sur les Antilles dans les programmations. » Et si les artistes n’ont pas rencontrer le président ou son épouse, dimanche, Dédé Saint-Prix restait très heureux de sa prestation qui lui a valu la venue d’un spectateur de qualité, Roland Pierre-Charles. Dédé Saint-Prix avait déjà eu l’occasion de jouer au ministère de l’Outre-mer, mais c’était sa première à l’Elysée. Reste que les quelque 200 spectateurs venus au palais avaient davantage d’attention pour ceux qui sortaient du palais, espérant le président à chaque fois, que pour la musique… « On est prêt à travailler avec tout le monde, sauf avec Jean-Marie… », a-t-il déclaré en conclusion à France-Antilles.Les musiciens et Dédé Saint-Prix sur les marches du palaisDans le public, Xavier Bertrand et Olivier BiancarelliRoland Pierre-Charles en personne à l'ElyséeL'apparition de Claude Guéant, secrétaire général de l'ElyséeLa scène vu du toit, au niveau du 55 rue du Faubourg Saint-Honoré

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 19:30

Les Etats-Unis présentent leurs excuses aux descendants d’esclaves : la France suivra-t-elle leur exemple ?
par Serge Romana, président du CM98

Après la chambre des représentants en juillet 2008, c’est le Sénat des États-Unis qui, le jeudi 18 juin 2009, a présenté officiellement aux descendants d’esclaves des États-Unis ses excuses pour « l’injustice fondamentale, la cruauté, la brutalité et l’inhumanité de l’esclavage ». Ce positionnement est très différent de celui de la République française qui rejette toute velléité d’actes de repentance. Elle a choisi de faire voter une loi, la loi dite Taubira, qui reconnaît l’esclavage colonial en tant que crime contre l’humanité sans désigner de coupables et sans reconnaître aux esclaves guadeloupéens, martiniquais, guyanais et réunionnais le statut de victimes[1].
De ce fait, il n’y a pas, à la différence des USA, de réparation symbolique.
En réalité, lorsqu’elle évoque l’esclavage, la République ne s’adresse pas aux descendants des victimes de l’esclavage. Tel Narcisse, elle entretient le mythe de pays à l’avant-garde des droits de l’homme se glorifiant d’avoir aboli l’esclavage colonial ( et pourtant, elle n’a pas été la première à le faire et tous les États le pratiquant au 19e siècle l’ont fait) et montrant l’exemple au monde en le reconnaissant aujourd’hui, crime contre l’Humanité.
Cette posture a deux conséquences politiques majeures pour les populations des ex-colonies françaises.
    ·     La première est que le ressentiment et la défiance de ces populations envers la République ne sont pas prêts de s’atténuer. On l’a vu avec les événements sociaux qui ont secoué les Antilles françaises au début de l’année. Comment alors espérer sérieusement que les États généraux de l’outre-mer, décidés sans discussion préalable avec les responsables de ces mouvements, puissent apporter des solutions durables aux immenses défis auxquels sont confrontés les peuples de la France d’outre-mer ?
    ·     Le deuxième est qu’en refusant d’assumer, urbi et orbi, la responsabilité de la Nation dans la construction de ces peuples dans « l’injustice fondamentale, la cruauté, la brutalité et l’inhumanité de l’esclavage », elle peut difficilement les aider à s’extraire des dysfonctionnements hérités de cette période, qu’il s’agisse des troubles identitaires et de l’estime de soi ou des dysfonctionnements sociétaux…
Cette situation, qui dure depuis 1848, finira par rendre impossible tout rapport de confiance entre la République et les peuples des DOM et risque de conduire à des solutions radicales qui seront catastrophiques pour l’avenir de ces pays.
À l’inverse, on peut espérer, aux USA, que des mesures spécifiques (que personne ne qualifiera de communautaristes) concernant les difficultés des descendants d’esclaves soient prises dans les années qui viennent. Les Américains ne sont plus au stade des regrets mais à celui du repentir officiel, ce qui est de bon augure pour l’avenir.

[1]  Article premier de la loi TAUBIRA : « la République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'Océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du 15e siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'Océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes, constituent un crime contre l'humanité »

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 16:16
Jégo réagit à l’appel à la reprise de la grève en Guadeloupe par Elie Domota
« La stratégie de la peur ou du chantage au blocage est très mauvaise pour l’économie donc pour l’emploi, donc pour les salariés, donc pour les militants de telle ou telle organisation. Ce n’est pas en tuant l’économie de la Guadeloupe qu’on ira vers l’avenir, mais c’est au contraire en se remettant au travail, en faisant repartir l’activité et en ayant à cœur que tout ce qui a été signé dans accords s’accomplissent. C’est vrai pour le patronat, c’est vrai pour l’Etat, je souhaite que ça soit vrai aussi pour les syndicats. Quand on signe un papier, ça a une valeur sur laquelle on ne revient pas quelques mois après. »

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 16:05
Nouvelle contre-offensive des bananiers européens
Passer de 176 euros la tonne à 145, puis après sept ans, arriver à 95 ou 100 euros… Voilà la projet de réforme des tarifs douaniers européens pour les bananes latino-américaines. Pour afficher un front commun face à la Commission européenne prête à signer un tel accord, le ministre de l’agriculture espagnol a réuni, vendredi à Madrid ses homologues portugais et français, l’ambassadeur de Chypre, le président des Iles Canaries, Paolo Rivero par ailleurs président des RUP, Leopoldo Cologane, président de l’APEB (producteurs européens de bananes), Eric de Lucy, président de l’UGPBan (producteurs antillais), Gérard Bailly (Eurodom) et une délégation de planteurs. « Les ACP ont déjà obtenu de la Commission l’ouverture de négociation pour des compensations financières, c’est donc qu’elle a conscience du préjudice », note Eric de Lucy. Les ACP réclament 500 millions d’euros, l’Europe en propose 100… « Tout le monde, poursuit le patron des bananes françaises, s’est entendu pour refuser une baisse des tarifs douaniers aussi forte, et qui plus est, qui ne soit pas inscrite au sein d’un accord global de l’OMC pour éviter toute contestation. » On assistait là à une des dernières apparitions du ministre Barnier avant sa démission, à peu de jours de la visite de Nicolas Sarkozy aux Antilles. Ce même Sarkozy qui rappelait encore il y a peu à Manuel Barroso, président de la Commission, la nécessité pour l ‘Europe de protéger l’emploi et les productions européennes. Les producteurs européens de bananes se réuniront aux canaries, le 30 juin.

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 15:50
L’IRD et la lutte contre les maladies transmises par les moustiques
L’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) vient de publier un rapport sur la lutte antivectorielle en métropole et en outre-mer. Il s’agit d’orientations données pour combattre les malades transmises par les moustiques, moucherons, ou par les tiques (dengue, chikungunya, paludisme, fièvre jaune…) . Ce rapport a été réalisé à la demande de cinq ministères après l’épidémie de chikungunya qui a sévi à La Réunion en 2007.
L’IRD donne huit orientations. La principale est la création d’un Centre national d’expertise. Il serait « l’outil de pilotage » de la lutte antivectorielle en France.
L’un des chercheurs ayant travaillé sur le rapport, Didier Fontenille, souligne que « les changements climatiques et l’urbanisation ont des conséquences » sur l’apparition ou la réapparition des maladies. L’Italie a été touchée par le chikungunya en septembre 2007 et le chercheur est « convaincu » qu’il y aura bientôt des foyers en France métropolitaine.
Le rapport insiste sur l’importance de « limiter au maximum l’utilisation des insecticides. Trois raisons sont avancées : ils sont polluants pour la nature et l’homme, vont finir par devenir inefficace et la plupart d’entre eux vont être interdits en Europe. Il propose de donner priorité à la lutte biologique (toxines d’origines naturelles, génétique…). Un projet de recherche de stérilisation des moustiques par irradiation est aussi mené à La Réunion. Les scientifiques espèrent produire des moustiques mâles stériles qui, une fois relâchés, s’accoupleront avec les femelles sauvages mais ne donneront pas de descendance fertile. Les populations de moustiques s’effondreront alors brutalement.
DM






















   

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 14:31
Sargenti contre Falla, résultat le 30 septembre
Le procès en appel de Me Falla, condamné en première instance pour diffamation publique envers le juge Sargenti aura duré deux jours, mercredi et jeudi dernier, à Paris. Le parquet a requis la confirmation de la peine prononcée par la 17e chambre en septembre 2008, de même qu’il a demandé l’infirmation des relaxes prononcées au bénéfice de René Falla. Auparavant, le bâtonnier Hermantin a plaidé une heure et quart. Pour la partie civile. Les sept avocats de la défense ont plaidé deux heures. La cour rendra son arrêt le 30 septembre prochain.

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 12:31
Dédé Saint-Prix emmène le chouval bwa au Château
L’artiste martiniquais Dédé Saint-Prix sera l’hôte du Château, dimanche en fin d’après-midi, pour clôturer la célébration de la fête de la musique. L’Elysée a programmé Dédé Saint-Prix « un formidable meneur d’ambiance, un chanteur mais aussi un percussionniste, flûtiste et saxophoniste ». « C’est mon agent, la centrale spectacle, qui me l’a proposé, témoigne l’intéressé. Ca m’a plu. Notre musique a besoin de reconnaissance… Il y a des musiques médiatisées à outrance et qui ne sont pas populaires, des musiques populaires qui ne passent pas à la télé. Alors le fait que ma musique soit jouée dans ce lieu prestigieux, c’est comme ci je vendais 3 ou 500 000 disques ! » Pour le moment, il n’a encore vu personne, ni repéré la scène… Mais il compte bien rencontrer Carla et Nicolas Sarkozy. « Nous sommes musiciens mais aussi des notables, même si je ne suis pas dans un parti politique. La musique est aussi une manière de faire de la politique, de faire des choix de vie ! » Dédé Saint-Prix sera dans les jardins de l’Elysée dès 11 heures. A midi, il fera sa balance pour jouer son répertoire habituel pendant une heure, à partir de 17 h 30.

Le programme
Le Palais de l’Élysée ouvre ses portes au public (entrée par le 55, rue du Faubourg Saint Honoré) à 14h30. La musique de la Garde Républicaine ouvrira cet après-midi musical, avec un programme de variété française, de swing et de jazz. Ensuite, une carte blanche à un jeune compositeur français, Richard Dubugnon, sera proposée à 15h30. Un trio de contrebasses accompagné au violon et au piano interprétera des créations musicales originales et improvisera des airs Tsiganes et Jazz. Les jeunes artistes de l’Atelier Lyrique de l’Opéra national de Paris offriront ensuite, à 16h30, un florilège d’extraits des plus grands opéras principalement français et notamment Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns, Carmen et Les Pêcheurs de perles de Georges Bizet, les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach, Le Roi d’Ys d’Edouard Lalo… Le final, à 17h30,  permettra de rendre hommage à l’Outre-mer avec Dédé Saint Prix

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 19:23
Maîtres Tacita et Aristide et le juge Dutartre
Poursuivi, sur plainte du procureur de la République de Pointe-à-Pitre, Jean-Michel Prêtre, par le juge d’instruction parisien Mme Dutartre, les avocats guadeloupéens Sarah Aristide et Patrice Tacita, devait être mis en examen, mercredi pour diffamation. Les deux avocats étaient convoqués par le juge mais ils ne sont pas venus. Mme Dutartre avait bien proposé une viso-conférence, mais finalement, un délai a été obtenu par le collectif d’avocats qui les soutiennent puisque c’est le juge Dutartre qui se rendra en Guadeloupe, pour entendre les avocats mis en cause.

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 19:19
9 mesures pour la drépanocytose
« C’est un plan majeur pour rattraper le retard pris sur le traitement de la drépanocytose. » Patrick Karam et le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, ont choisi un service d'accueil des personnes atteintes de la drépanocytose à l'Hôpital Necker pour présenter, ce vendredi après-midi, le plan drépanocytose que le gouvernement veut mettre en place. Ce plan a été élaboré par un comité de travail dirigé par le délégué interministériel à l’Egalité des chances des Français d’outre-mer avec l’appui scientifique du Pr Galactéros du CHU Henri-Mondor à Créteil (94). Un an de préparation et au final, un arbitrage du Premier ministre pour mettre d’accord Mme Bachelot et M. Karam. «  J’ai fait de cette question une priorité absolue », assure ce dernier. Son plan propose un dépistage universel comme c’est le cas en outre-mer et non plus un dépistage ciblé. Un test sera d’abord fait en Ile de France et la commission nationale de dépistage sera consultée avant une éventuelle généralisation (comme pour la mucoviscidose). Il st aussi question du dépistage des porteurs sains. Aux Antilles, il est déjà systématique, mais pour être appliqué en métropole, il faut l’avis de la commission nationale d’éthique. Cette pratique se fait en Grande-Bretagne depuis 2003 et était recommandé par le même comité d’éthique en 1995.
Pour établir un registre national, un poste de technicien d’étude clinique doté de 59 000 euros serait créé. 750 000 euros seraient dédiés au dosage de l’hydréa par le laboratoire central. L’hydra, très bon traitant en cas de crise grave, reste peu prescrit car toxique si trop dosé. La Haute autorité de la santé aurait en charge la rédaction d’un protocole national de diagnostic et de soins, « pré-requis pour une prise en charge homogène des patients sur le territoire national », selon M. Karam. 30 000 euros seraient débloqués pour permettre de croiser les expertises par des téléconférences. La drépanocytose devrait aussi être intégré au plan maladies rares. Trois centres de compétence vont être labellisés par l’ARH  en Ile de France ; ils seront des têtes de réseaux complétés par d’autres en parallèle dédié à l’éducation thérapeutique.

Les lacunes du plan maladie rare en 2004
150 000 porteurs du gène, 12 000 malades dont 80 % en hexagone
La drépanocytose est une maladie rare sur les 8 000 qui sont recensées et reconnues. Une maladie est dite rare lorsqu’elle ne touche qu’une naissance sur 2000. La drépanocytose concerne en Ile de France et en outre-mer, une naissance sur 700 ! En région parisienne, 10 % des lits de pédiatrie sont occupés par des jeunes drépanocytaires.
Lors de l’élaboration du plan santé maladie rare en 2004, on pensait n’avoir que 4 000 malades. Il avait été décidé de créer dix postes supplémentaires en région parisienne. Seuls 7,8 ont été effectivement ouverts. Selon les services concernés, il manque trois postes de médecin, deux de neuropsychiatre, trois d’infirmière et 4,5 d’assistante sociale.

500 000 euros pour les Antilles
Aux Antilles, le plan prévoit l’achat de deux appareils a érythraphérèse (machines à changer le sang), soit 170 000 euros, un poste de praticien hospitalier en Guadeloupe à 131 000 euros, un poste d’infirmière en Martinique à 59 000 euros, un appareil portatif pour les échographies transcraniennes (50 000 euros), 4 sondes doppler transcraniennes pour 32 000 euros et un praticien hospitalier à mi-temps à 65 500 euros.


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