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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 18:15
Jégo : Une alliance francilienne et pas guadeloupéenne !
Suite à la publication d’une brève dans France-Antilles faisant état de l’alliance bleu verte d’Yves Jégo, celui-ci précise que « elle ne concerne que l’Ile de France et non l’outre-mer, et par ailleurs, c’est une alliance d’idées et de programmes et non une alliance de partis politiques. » Il ne faudrait donc y voir un soutien du ministre à Gabrielle Louis-Carabin qui attend sa sanction de l'UMP pour son soutien à Harry Durimel aux européennes…

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 17:06
ITW Orlane
« Partager une œuvre »
La belle chanteuse réunionnaise a quitté son île à l’âge de 18 ans, le bac en poche, pour suivre des études à Paris et presque immédiatement, elle a commencé la musique. « Et de rencontre en rencontre, ça m’a amené en Martinique. C’est l’histoire de la vie ! » Orlane rit en se remémorant son parcours. Un parcours qu’on ressent dans son nouvel album sorti chez Aztec musique et réalisé par Renaud Rinto et Christian Louiset, Intemporelle.
Un an pour réaliser cet opus, comment ça s’est passé ??

J’ai voulu être le seul maître à bord pour sa réalisation. Mes précédents albums ont toujours été réalisés en collaboration, même dirigés par d’autres. Là, je voulais vraiment diriger ce projet et j’ai appelé des musiciens que je connaissais, avec lesquels j’avais des atomes crochus et d’autres que je connaissais moins mais dont j’admirais beaucoup le travail. Je n’avais jamais travaillé avec Fred Deshayes, Victor O ou Kolo Barst, mais je voulais absolument partager une œuvre avec eux.
Intemporelle, est-ce une façon de s’extraire du temps, de la mode ?
Je n’aurai pas pu mieux dire ! (rires) Intemporelle… J’ai envie de l’être, j’ai envie que ma musique le soit. Je n’ai pas eu le souci de me placer dans ou hors d’une mode, j’ai fait exactement ce que j’avais envie de faire. La liberté d’un artiste, c’est de ne pas réfléchir aux contraintes. J’avais des idées très précises et je savais à qui je voulais demander de les réaliser. J’ai réuni une fine équipe, une trentaine de personnes. Au départ, ça devait être un double album. On a enregistré 27 chansons et on en a choisi 19 parce que l’état du marché nous a ramenés à une certaine réalité ! Ca fait 78’48’’ de musique !
Comment ça s’est passé avec Kolo Barst ?
Je l’ai appelé pour lui demander de faire ce qu’il sait faire ! Je voulais son esprit, ce qu’il me verrait dire ! Je ne lui ai pas donné de direction particulière. C’est un artiste, je n’ai pas besoin de le diriger ! Ca a donné Chimen dans la droite file de ce qu’il est, de ce qu’il pense, de ce qu’il espère pour son peuple martiniquais.
Comment as-tu rencontré Fred Deshayes ?
C’était de manière tout à fait fortuite, dans un aéroport. Le premier album de Soft venait de sortir et l’avion que nous devions prendre pour aller en Martinique avait cinq heures de retard. On s’est retrouvé à discuter, beaucoup ; il m’a parlé de l’album… Quand je suis rentrée chez moi, je l’ai écouté et j’ai trouvé ça magique. Il m’a rappelée pour m’inviter à venir chanter avec lui à La Casa et quand je suis venue, il avait écrit Rété pour moi. On l'a chantée peu de fois avant de l’enregistrer.
Et Victor O ?
Je lui ai demandé une chanson qui ait trait à la Réunion, à mon histoire. Dans un reggae très spécial, je parle de ma famille, de ma relation un peu complexe avec la Réunion, du fait que je l’aime et que je l’ai quand même quittée… C’est Filao, un symbole de la Réunion.
Chris Combette a composé Mon père, mon toit…
Sa musique est pop, folk, métissée. J’ai trouvé ça tellement joli. Chris est un grand camarade et il m’attend de pied ferme en Guyane ! On va sûrement organiser quelque chose de sérieux parce que je n’y ai jamais fait de concert. C’est une lacune (!) parce que je suis toujours très bien accueillie en Guyane lorsque je suis invitée dans des spectacles qui ne sont pas forcément dédiés à mes musiques.
Deux morceaux sur les radios, Chokola signé par Christian Louiset et vous, et Trêve de bavardage avec Daly. Encore un featuring !
Oui, il est intervenu sur ce morceau que j’avais demandé à Samuel Stanislas. C’est un Guadeloupéen que j’aime beaucoup ; il a travaillé avec Fuckly !Intemporelle, Aztec music, LP distribution, 19 titres

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 07:25
Victorin Lurel refuse d'entrer au gouvernement
"J'ai récusé." Victorin Lurel a annoncé publiquement, hier à la mairie du IXe arrondissement de Paris qu'il avait récusé l'offre qui lui avait été faite d'entrer au gouvernement, voulant mettre ainsi fin aux rumeurs. Il a admis toutefois avoir été approché pour cela. Ce n'est pas la première fois qu'une telle rumeur se propage. Cette fois encore, ce n'est pas sans fondement puisque si Olivier Biancarelli s'est bien rendu aux antilles la semaine dernière pour préparer le déplacement présidentiel et a, à ce titre, rencontré Victorin Lurel, c'est d'abord Patrick Ollier (dit POM) qui a voulu se faire me miss dominici. Le président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier s'est proposé lors de sa visite avec la mission parlementaire, mercredi dernier, de faire remonter à qui il fallait les résolutions de Victorin Lurel. Mais comme Christiane Taubira, Lurel reste inflexible et... socialiste.

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 16:25
Les combats de Janine Maurice-Bellay
Elue depuis 2004 au conseil régional d’Ile de France, la Martiniquaise Janine Maurice-Bellay (JMB) a d’abord siégé dans les rangs du PS avant de s’exiler sur les bancs des radicaux de gauche. Sa liberté de pensée l’avait conduite, après sa candidature sauvage aux législatives de 2007, à être exclue du PS… Qu’importe, elle compte bien rempiler en 2010 pour les régionales en Ile de France. Jean-Paul Huchon, son président dit qu’il l’aime bien mais elle aura fort à faire (ça avait déjà été très difficile en 2004 où il avait fallu l’intervention de Victorin Lurel entre autres pour qu’elle soit en position éligible) pour y parvenir. Elle le sait et elle prépare la chose non sans stratégie. Hier, Janine présentait son bilan devant une tablée bien choisie : Firmine Richard (PS), l’avocat guadeloupéen Frédéric Brillon (Modem), le patron du Collectifdom, Daniel Dalin, mais surtout le héros antillais des dernières élections européennes, Jean-Jacob Bicep, 5e sur la liste de Cohn-Bendit/Joly. Alors voilà le bilan : JMB a réalisé 218 interventions écrites (demande de logement, d’emploi , d’aide au déménagement dans les DOM pour cause de retraite, mutation, détachement, demande de bourse…), 112 interventions pour les associations antillaises mais aussi franco-algériennes ou arméniennes.
Une place éligible en 2010
C’est aux combats de JMB que l’on doit l’exclusion de Georges Frèches du PS (avant la sienne !). En plénière, elle a défendu l’octroi d’une aide de 400 000 euros pour Haïti après le cyclone Jeanne, 50 000 pour la Réunion en prise au chickungunya, et 250 000 euros pour les Antilles après le cyclone Dean. Elle a encore rendu l’hommage public à Aimé Césaire dans l’hémicycle francilien et représenté le président Huchon lors des obsèques nationales du poète… A moins d’un an de la fin de la mandature et avant le vote du dernier budget, elle plaidera auprès de Jean-Paul Huchon, le 16 juin prochain, les ultimes dossiers propres à favoriser la continuité territoriale et la lutte contre les discriminations à l’encontre des ultramarins d’Ile de France. Et puis, il y aura la bataille des listes pour 2010. Ce sera dur pour cette forte tête. Mais elle sait déjà qu’elle aura l’appui et le soutien de certains socialistes et centristes, de son groupe radical, mais surtout des Verts qui devraient avoir la maîtrise du jeu pour la première fois. Et ceux-ci ont en tête, selon Jean-Jacob Bicep, que lors de la fusion des listes au second tour, il faudra des ultramarins éligibles, dont JMB. Les socialistes sont avertis

Echos
Une mission Frantz Fanon
Shaffia Menta, responsable nationale socialiste, a obtenu du ministre algérien des anciens Moudjahidin, l’ouverture des archives de Frantz Fanon. Elle prépare un colloque et une exposition sur le psychiatre martiniquais qui devrait s’ouvrir le 1er novembre et avoir lieu à Fort-de-France, Paris et Blida, la ville algérienne où Frantz Fanon a exercé. Une pièce de Messaoud Ben Youssef sur Fanon et un autre héros de la révolution algérienne devrait être montée pour l’occasion.
Domota à Paris
Selon une source proche de la mairie de Paris, Elie Domota, leader du LKP et secrétaire général de l’UGTG, pourrait venir à Paris en septembre pour expliquer à la communauté francilienne les combats du LKP. L’exposé pourrait avoir lieu à l’auditorium de la mairie de Paris.
Le 104 à l’heure de l’Outre-mer
Dernier né des lieux parisiens dédiés à la culture vivante, le 104 (rue d’Aubervilliers dans le 19e arrondissement) pourrait accueillir du 27 au 29 novembre prochain un festival des outre-mers.

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 10:21
Du Vieux Clément VSOP mis à vieillir dans le bassin d'Arcachon
Depuis le 1er mai, 16 bouteilles de rhum Vieux Clément ont été stockées sous l’eau de la mer à l’île aux Oiseaux, dans le bassin d’Arcachon, tout prêt deds parcs à huîtres. Ces bouteilles, disposées dans des poches à huîtres par Franck Labeyrie, viticulteur, vieillissent ainsi aux cotés de bouteilles de Château du Coureau 2008, dans le mouvement des marées, entre six et huit mètres de profondeur à marée haute. "Le but est autant commercial que scientifique", selon Dominique de la Guigneraye de Spiridom.
Le rhum Vieux Clément VSOP et le vin du Château du Coureau 2008 élevés avec les huîtres, seront retirés du bassin d’Arcachon le 22 juin 2009 et dégustés lors du Salon International des Spiritueux (Vinexpo) à Bordeaux, le lendemain sur le stand des rhums Clément.

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 10:07

Concours de sites Internet

Martinique Scoop et Lagencedecom' sont les organisateurs du concours des scoops d'or qui s'est tenu simultanément dans les départements français d'amérique et dans le 5e DOM, dimanche dernier. Voici le palmarès pour la métropole. Les autres sont consultables sur le site franceantilles.fr


Catégorie Blogs
Scoop d’or : http://oliviermr2.over-blog.com/
Scoop d’argent : http://www.banmwencolombo.com/
Scoop de bronze : http://zagryen.fr/
Scoop du public : http://creamadras.skyrock.com

Catégorie Ecommerce
Scoop d’or : http://www.ssbstore.com/
Scoop d’argent : http://www.oceandimages.com
Scoop de bronze : http://www.abosolo.com/
Scoop du public : http://www.abosolo.com/

Catégorie Entreprise
Scoop d’or : http://phelixludop.com/
Scoop d’argent : http://mdevents.free.fr
Scoop du public : http://phelixludop.com/

Catégorie Inclassable
Scoop d’or : http://piti.fr/
Site officiel de Kassav : http://www.kassav30ans.com/
Scoop de bronze : http://www.jocelyneberoard.com/
Scoop du public : http://www.jocelyneberoard.com/

Catégorie Média
Scoop d’or : http://www.tropicalizer.com/
Scoop d’argent :http://www.leptitmakrel.com/
Scoop de bronze : http://www.97vibes.fr/
Scoop du public : http://www.97vibes.fr/

Catégorie Réseaux sociaux
Scoop d’or : http://www.tropicalspace.fr/
Scoop d’argent : http://www.myspace.com/afro_karaib
Scoop du public : http://www.myspace.com/gzupconcept

 

Bonnes visites

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 19:24
800 personnes aux états généraux en métropoleAu premier rang, les rapporteurs des ateliers (photo : RDG)

Plus d'un mois après le lancement des états généraux de l’outre-mer en métropole, le délégué interministériel en charge de l’opération, Patrick Karam, a voulu, à mi-parcours, ouvrir le débat à l’ensemble de la société civile ultramarine de l’Hexagone. Mardi soir, à l’Ecole militaire de Paris, quelque 800 personnes se sont réunies pour écouter les premières propositions sorties des ateliers thématiques et apporter leur grain de sel. Greg Germain (culture et visibilité) est venu dire que pour valoriser les cultures et l’imaginaire d’outre-mer et les inscrire dans cette « fameuse exception culturelle française », il fallait que RFO devienne un vrai pôle de production avec une filiale cinéma, que des représentants de l’outre-mer siègent dans les commissions de financement. Il a réclamé des lieux de création et d’échange à Paris pour nos théâtres, des quotas pour la littérature et la musique et le renforcement du rôle du CSA… Pierre Pastel (mémoire et identité) a plaidé pour que le fonds d’archives de RFO sur nos histoires nourrisse les programmes nationaux de France Télévision, que les lieux de mémoire en métropole soient valorisés. David Auerbach-Chifrin (égalité des chances et lutte contre les discriminations) a souhaité que l’on croise les outils de mesure des discriminations : « Sommes nous parqués dans des ghettos ? » Il a proposé la création d’un tutorat pour intégrer la jeunesse dans des réseaux ; la nomination privilégiée des fonctionnaires dans leurs territoires, à compétences égales ; la ventilation géographique des inscriptions à l’ENA ; la réaffirmation du droit aux congés bonifiés et une maison des outre-mers pour les étudiants. Gérard Ginac, maire adjoint de Montfermeil (citoyenneté) a proposé la création d’un observatoire de la citoyenneté. Bernard Solitude (sport) a rappelé les difficultés de reconversion de nos sportifs et la nécessité de leur ouvrir les portes des instances fédérales nationales. Enfin Patrick Théophile (thématique de l’éloignement) a réclamé l’application stricte du principe de continuité territoriale, l’uniformisation des tarifs bancaires, le règlement de la question des chèques hors place et des cautions hors hexagone et l’homogénéisation des règles de mutation chez les fonctionnaires.
Débat participatif
Après cette présentation sommaire, un débat participatif s’est ouvert avec la salle. « Et le créole ? », s’est enflammée Sourya Adèle à l’adresse de M. Pastel. « L’extension de la taxe sur les tickets de cinéma n’est-elle pas préjudiciable ? », a demandé un Réunionnais. « Pourquoi l’article 3 de la loi Taubira n’est-il pas appliqué ? », s’est enquis un militant de la mémoire Et voilà le débat sorti de la confidentialité des ateliers. Patrick Karam, fort d’avoir rassemblé une telle foule et d’avoir suscité tant d’intérêt, a rappelé que les travaux reprendraient, pour six semaines encore, mais enrichis des remarques du public. « Certains ateliers ont commencé pat consulter des experts, d’autres ont commencé par sonder le ressenti dans la population. » Façon de rappeler à tous qu’il n’était pas trop tard pour intervenir, amender, proposer. La réunion a duré 4 heures ! La journaliste de France Télévision Memona Hitermann et le sous-préfet détaché à la mairie de Paris, Thierry Lelay, rapporteurs coordinateurs de ces états généraux, ont résumé les débats avant l’arrivée d’Yves Jégo. Celui-ci a fait un bon discours pendant cinq minutes et aurait pu dispenser la salle des quinze suivantes… Avant de partir, le ministre a eu un petit échange vif avec Théo Lubin du Mouvement pour les réparations… Mais au final, Karam a réussi à faire l’unanimité autour de ce versant hexagonal des états généraux de l’outre-mer.

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 17:57
Montalvo-Hervieu fait danser la diversitéPhotos : Laurent Philippe du CCN de Créteil

Le couple de chorégraphes, Dominique Hervieu et José Montalvo, s’intéresse au mélange des danses (baroque et hip-hop, traditionnel et urbain…) et l’assortit d’un mélanges des gens. Une forme de créolisation (au sens d’Edouard Glissant), un Tout-monde se dessine sur les scènes que leur compagnie habite autour du monde depuis plus de vingt ans. Emeline Colonna, la danseuse classique vêtue d’une robe du XXIe siècle qui suggère l’énergie du music hall se met au hip hop debout de Karla Pollux, la Guyanaise et de Christelle Thima Nazarin, la Guadeloupéenne... Elles sont les girls dansantes du cabaret ! Franz Cadiche, fils de réfugié politique haïtien dans le privé, danseur hip hop breaker sur les planches, troque sa danse avec celle de Blaise Kouakou, l’Africain… Ou l’inverse, c’est une fièvre où tous les danseurs s’emportent et nous transportent dans un medley musical de standards ! Les univers et les pratiques s’échangent, s’interconnectent. Avec Good Morning, Mister Gershwin, Montalvo-Hervieu récidive avec la diversité pour servir l’œuvre, la vie de Gerschwin : 20 ans, New York, Broadway ; la danse fantasme le vocable magique du brillant auteur de la Rapsody in blue… S’ensuivent dix ans plus tard, Les Préludes, prétexte d’une chorégraphie de pur mouvement. Et puis, c’est l’hommage à Porgy and Bess, sans les chanteurs, mais avec l’Europe, le jazz, les spirituals et la musique populaire américaine. Aveu des chorégraphes : « C’est une danse jubilatoire et iconoclaste, aux images foisonnantes, qui dit le plaisir des corps en mouvement et l’éclat de leur mélange. » Vu au théâtre des Gémeaux, scène nationale de Seaux. A voir en France, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande entre septembre et decembre 2009. En attendant la nouvelle création, Orphée et Eurydice, sans doute fin 2010.

Karla Pollux, danseuse de hip hop
Photos : B. Jr. Thouzellier

« Ma grand-mère me disait que toute petite, à Cayenne, je dansais déjà sur du Claude François ! » Aujourd’hui, Karla Pollux, 33 ans, danse dans Good Morning Mister Gerschwin, le dernier spectacle de la compagnie Montalvo. Originaire de Cayenne, Saint-Georges et Mana et fille d’institutrice émigrée en métropole, Karla a été à l’école de la danse de 4 à 17 ans, avec le modern jazz, puis est venu le hip hop avec les influences de Mickaël Jackson, la funk musique… Persuadée qu’elle ne serait jamais danseuse professionnelle, elle fait des études de commerce international, apprend l’anglais et l’allemand. Mais la danse la rattrape. Elle passe une audition à Suresnes Cité danse et depuis, la danse ne l’a plus quittée. Spécialise de la street dance, la danse hip hop debout, elle s’illustre dans le « popin » et les effets, de ralenti ou de reverbe, corporels (parmi une riche palette que permet la fluidité du hip hop !). Une virtuose.

3 questions à Karla Pollux
« J’ai voulu donner de ma personne à George Gerschwin »
Comment avez-vous rencontré la compagnie Montalvo ?

J’ai passé l’audition chez Montalvo-Hervieu parce que ce qui m’intéressait justement chez eux, c’était le métissage des différentes disciplines… Tant de personnes de styles différents ! Ca m’a beaucoup apporté et aujourd’hui, je peux dire que je suis une danseuse hip hop. Avec tous les danseurs, africains, contemporains, classiques, les comédiens, les capoeiristes, on se nourrit un peu de leur gestuelle, on savoure ! Ca ouvre des portes.
Qu’est-ce qui vous a attiré dans Good Morning Mister Gerschwin ?
Ca a démarré avec Porgy and Bess qu’on a joué à Lyon, l’année dernière. Une pièce que Gerschwin a voulu exclusivement jouée et interprétée par des Noirs. C’est un drame de la misère… Ca n’a pas d’odeur, ça n’a pas de couleur, ça touche tout le monde. J’ai voulu donner de ma personne et je l’ai fait pour rendre hommage à George Gerschwin.
Et la Guyane ?
J’ai toujours voulu m’intéresser à la danse traditionnelle guyanaise. Cet été, je m’y rends d’ailleurs pour ça ! J’aimerais représenter un petit peu plus ma culture, la danse de gwoka, avec le hip hop. Comment pourrai-je les faire vivre ensemble ? Elles sont diamétralement opposées mais finalement c’est toujours la même racine, c’est la danse, le mouvement, le rythme. J’ai en projet un solo de mariage de ces danses.

Franz Cadiche, Coup de foudre avec la breakdance
« Ma rencontre avec la danse s’est faite dans mon quartier, à Chelles, j’étais tout petit. Je me cherchais, je faisais plein de sport, je ne voyais pas trop ce qui me correspondait et quand, dans le quartier, on m’a montré le breakdance, ça a été le coup de foudre. Ca fait dix ans que je danse, j’ai pas lâché. Vers 20 ans, j’ai commencé à travailler avec Black bomber et j’ai passé le casting, j’ai été pris. J’avais entendu parler de la compagnie Montalvo-Hervieu comme une grande compagnie contemporaine mais je n’avais vu aucun spectacle. J’y ai rencontré de bons artistes et ça m’a ouvert l’esprit par rapport à Gerschwin. C’est une musique que je n’aurais pas eu l’idée d’écouter… »

Christelle Thima Nazarin, originaire de Sainte-Anne et Marie-Galante, née à Versailles.
« Je suis Antillaise et ça se ressent »
« Chez nous, en Guadeloupe, il y a beaucoup de baptêmes, de mariages… Je me défoulais jusqu’au jour où j’ai voulu pratiquer la danse, aller à l’école. Je suis passée par le classique, le modern jazz, les claquettes et ensuite, j’ai rencontré la danse hip hop. Je me suis fait repérer à 13 ans. Pour Montalvo, j’y étais allée pour me défouler avant tout et j’ai été prise ! Ce jour là, j’ai dansé toutes les disciplines que je connaissais et j’ai des alliances de hip hop avec de la danse africaine, du gwoka. Dans cette compagnie, j’ai appris qu’on peut être soi-même ! Il y a des compagnies où les mélanges ne sont pas appréciés. Je suis Antillaise et ça se ressent. Quand je danse il y a toute la chaleur du pays. Je viens souvent me ressourcer en Guadeloupe et j’espère y monter quelque projet pour faire connaître la danse hip hop. »

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 23:04
L’outre-mer se penche sur sa merYves Jégo et Albert II de Monaco, devant l'Institut océanographique de Paris, hier (photo : DM)
Réseau. Tel était le mot clé motivant l’organisation de la Journée Mer et Outre-mer organisée à l’initiative du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer à l’Institut océanographique de Paris, hier. Cette manifestation a été ouverte par le prince Albert II de Monaco. Représentants de l’outre-mer, entrepreneurs, scientifiques ont échangé lors de quatre tables rondes : Mer et biodiversité ; Mer et ressources de vie ; Mer et désenclavement ; Mer et énergies.
Le grand absent aura été Jean-Louis Borloo. Le ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire a déclaré forfait alors qu’il devait initialement être présent. La ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales Michèle Alliot-Marie a prononcé un discours où la préservation de l’environnement a étonnamment occupé une place très mineure. Il faut dire que cette journée a traité aussi de l’exploitation de la mer. Yves Jégo a souligné que « la mer est un facteur de croissance et d’avenir ». La mer a été abordée sous les aspects économiques, de la recherche, de la production d’énergie et de la préservation de l’environnement.
DM

Ils ont dit
Nassimah Dindar, présidente du Conseil général de La Réunion

« Je suis venu chercher la prise en compte dans le Grenelle de la Mer de la dimension ultramarine. La Réunion a à apporter mais aussi à apprendre. L’idée est de parler de nos problématiques mais aussi de proposer des solutions. La Réunion a beaucoup avancé sur la préservation de la biodiversité terrestre. Mais nous n’avons pas encore réussi notre challenge par rapport à la biodiversité marine. La prise de conscience du citoyen est encore perfectible. La Réunion veut créer avec Mayotte un institut de la Mer »
Georges Patient, sénateur PS de Guyane
« Il était important que la Guyane soit présente, qu’elle montre ses atouts et qu’elle fasse comprendre qu’elle ne tient pas à être exclue de l’exploitation de son plateau continental. Oui à l’utilisation de nos mers à condition qu’il y ait une répartition équitable des retombées. Au niveau de la pêche nous avons énormément de potentialité. Malheureusement, il y a des restrictions européennes qui visent en fait les mers européennes. Mais elles nous touchent. Nous avons des problèmes en termes d’armement. Il n’y a plus de licences distribuées aux pêcheurs locaux alors que les navires brésiliens et surinamais pêchent en toute impunité. Mme Alliot-Marie avait beau dire que tout est fait mais il n’y a qu’un seul bateau pour surveiller. »
Victorin Lurel, député et président du conseil régional de Guadeloupe
« J’attends tout de ce colloque, que désormais, après cette excellente initiative prise par le secrétariat d’Etat à l’Outre-mer, que cette dimension soit mieux prise en compte et se transforme en texte législatif ou réglementaire. J’attends que Bercy débloque le dossier sur les portiques du port autonome de la Guadeloupe, que l’Europe et Paris acceptent de faire du projet de port de Point-à-Pitre un projet prioritaire européen, j’attends qu’il y ait une adaptation de la notion de cabotage à courte distance, j’attends que le livre vert devienne une réalité. J’attends aussi que le désenclavement soit encore plus effectif en matière de développement numérique avec le câble sous-marin. J’attends beaucoup. Il faut passer aux actes. Qu’il n’y ait pas de grand écart entre ce qui se dit et ce qui se proclame et ce qui se fait effectivement. »

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 16:08
Les kinés veulent nous toucher
« Il s’appelle Alexis et ses mains font des merveilles… Je vois Céline une fois tous les quinze jours et ça me fait un bien fou… » On pourrait croire à une pub pour des activités d’ordre très privé, mais il s’agit de santé, et même de « santé durable » !  L’ordre des masseurs kinésithérapeutes lance à compter du 10 juin une campagne de communication d’une semaine dans 39 villes de l’hexagone et dans les 4 départements d’outre-mer (à compter du 17 juin) pour mettre en valeur « les liens qui unissent les kinés à leurs patients et sur l’aspect durable des soins qu’ils dispensent ». Il est vrai que cette profession avait bien besoin d’un coup de jeune pour sortir du cliché du costaud baraqué en tee-shirt dans une salle de pouliethérapie plus comparable à un lieu de torture qu’à un endroit dédié au bien être corporel ! Experts du corps, du geste et du mouvement, les kinés revendiquent le fait d’être les partenaires de « notre santé durable ». Leur campagne de communication se décline par voie d’affichage sur les panneaux 4X3 et par radio sur le réseau de France bleu et de RFO Radio. « C’est un message qui s’adresse aussi bien à nos concitoyens qu’aux professionnels de la santé », explique Didier Evenou, secrétaire général de l’ordre des kinés (fondé en 2004) qui veut opposer l’acte du kiné à la pharmacopée : « Le réentraînement à l’effort est la solution pour beaucoup de pathologies, notamment respiratoires et cardiaques, les bronchites chroniques, les hémiplégies, les BPCO… » « 80 % des gens qui consultent un cardiologue pourraient être soignés par un traitement kiné », complète le président de l’ordre, René Couratier. C’est là qu’intervient leur concept de « santé durable ». « Nous avons une relation durable dans le temps avec une certaine intimité », précise M. Evenou qui aime à utiliser le concept du « colloque singulier » en guise de séance. « Mon kiné, partenaire de ma santé durable », le slogan de la campagne s’affiche comme un message générique avec une vision joyeuse et généreuse. Bref, il faut tâcher d’oublier ces décomptes un peu militaires qui s’achèvent non pas par un « repos », mais par « soufflez, relâchez… »

Le président de l’ordre, René Couratier, et son secrétaire général, Didier Evenou, ont annoncé le lancement de la campagne nationale, hier à Paris.

Les kinés en chiffre
Ils sont 67 161 en France dont 54 984 libéraux et 13 177 salariés. Ils sont environ 2000 dans les départements d’outre-mer : 986 à la Réunion, 352 en Guadeloupe, 313 en Martinique et 59 en Guyane. Insuffisamment nombreux, les kinés formés par les instituts de formation français sont concurrencés notamment par les centres de formation belges. La prochaine promotion des élèves kinés a d’ailleurs été augmentée de 10 %. 47 % des kinés sont des femmes, leur moyenne d’âge est de 42 ans. En 2008, les dépenses de masso-kinésithérapie remboursée par la Sécurité sociale se sont élevés à 2,24 milliards d’euros.

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