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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 19:55
Les rhums à Vinexpo
Vinexpo, la plus grande foire aux vins et alcools de France se tient à Bordeaux cette semaine. Les rhumiers JM, Clément et Damoiseau étaient de la partie. L’occasion pour eux de goûter le vieux Clément mis à vieillir depuis quelques semaines avec un grand cru dans le bassin d’Arcachon. Hervé Damoiseau des rhums éponymes et Dominique de la Guigneraye de chez Clément ont testé l’effet marin sur le rhum en compagnie du meilleur sommelier de France et du monde, M. Faure-Brac. Les résultats de l’expérience concluent qu’il aurait fallu en mettre plus à vieillir dans le bassin, près des huîtres !
Hervé Damoiseau, Miss Bordeaux 2009, Marc Rancel, directeur de Roger Damoiseau Distribution. (Photos Guillaume Decaix)
L’œnologue Faure-Brac (à droite), avec Miss Bordeaux et José Pires Gomes, le président de France Boissons (à gauche).

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 19:34
Prospectives sur le cabinet de Marie-Luce Penchard
Denis Robin, Prefet de Mayotte pourrait devenir le directeur de cabinet de Marie-Luce Penchard. Le Martiniquais Gregory Kromwell, ex chef de cabinet de Christine Boutin était pressenti pour être son chef de cab... Et Maguy Doulet, ex conseillère parlementaire de René-Paul Victoria de 2202 à 2007, souhaitait être conseillère parlementaire. Cette Ré
unionaise passée ensuite chez Michel Bouvard (du conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations) est une attachée territoriale du conseil général des Yvelines (où travaillait Mme Penchard) qui avait postulé en vain pour ce poste de conseiller parlementaire sous Estrosi et sous Jégo. Des trois noms proposés par la secrétaire d'Etat, il semble que l'Elysée et l'UMP n'aient adoubé que Denis Robin.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 12:28
"Un choix historique"
Votre premier acte de ministre sera le déplacement aux Antilles avec le président, qu’en espérez-vous ?
A partir de cette étape (le voyage présidentiel aux Antilles, NDLR), je vais décliner un certain nombre d’axes de réflexion et j’attacherai du prix à écouter ce qui va être dit pendant ces deux jours pour construire de nouveaux axes, mettre en place des orientations nouvelles et puis, surtout, un mode de relation que je veux marquer de mon empreinte parce que je crois que les ultramarins attendent beaucoup d’écoute. Voilà ce que j’ai à dire pour ma première journée ici, rue Oudinot.

A côté de la secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, la Réunionnaise Maguy Doulet, qui briguait le poste de conseillère parlementaire, mais qui aurait été retoquée par l'Elysée et l'UMP.

Quelles seront vos premières préoccupations ?
Concrètement, ce sont les états généraux puis il y a aussi le dossier des carburants qui arrive. Donc il faut qu’on puisse le régler. Et puis il y a aussi le dossier de l’évolution institutionnelle puisqu’il y a eu un congrès en Martinique. Toutes ces questions, elles sont sur ma table aujourd’hui et avec le chef de l’Etat, on sera amené à les aborder dans les 48 heures et je serai amenée à prendre un certain nombre de positions.
Vous avez été battue aux européennes et finalement, vous êtes nommée…
Il faut analyser le scrutin différemment puisque c’est la première fois que l’UMP a fait un score si important en outre-mer. Même dans la section atlantique, j’ai progressé de plus de 8 points. C’était un challenge. J’ai montré effectivement que les valeurs que porte le chef de l’Etat ont une place aujourd’hui en outre-mer. C’était ça l’objectif de ma candidature. Je suis très contente de voir qu’un Néo-calédonien, Maurice Ponga, est aujourd’hui député européen. C’est une première.
Avez-vous pu joindre votre maman depuis hier soir ?
Je me suis donnée un peu de temps pour préparer ma famille. Vous imaginez que c’était une surprise pour tout le monde. Je rentre dans un autre schéma, un autre mode de vie, il faut que je m’adapte mais je ferai en sorte qu’effectivement ma famille soit protégée.
Lucette Michaux-Chevry a fait une déclaration…
C’est normal qu’elle soit heureuse de la situation qui est la mienne aujourd’hui, mais elle mesure aussi l’importance de la tâche qui va être la mienne.
Verrez-vous M. Domota en Guadeloupe ?
Pour le moment, à ma connaissance, il n’y a pas eu de demande d’Elie Domota. Il est un représentant syndical, à ce titre, je serai amenée à le rencontrer comme l’ensemble des forces vives de la Guadeloupe, à un moment donné. Pour le moment, je n’ai pas eu de relations avec le mouvement du LKP. Au moment où des questions vont se poser, j’espère bien avoir des échanges comme avec l’ensemble des forces vives de la Guadeloupe et de la Martinique ;
Votre réaction à la démission de l’UMP de Gabrielle Louis Carabin ?
C’est un non événement. A travers sa prise de position, ça ne reflète pas une analyse objective, c’est pour d’autres considérations et je n’ai pas envie de commenter au niveau de la presse ce qu’elle a pu dire me concernant. Je n’ai jamais attaqué personne, j’ai fait une campagne par rapport à un projet car je crois qu’il faut faire la politique autrement et je remercie Victorin Lurel parce qu’il reconnaît qu’au travers ce choix, c’est un choix historique. C’est la première fois qu’une Ultramarine occupe ces fonctions et je le remercie à ce titre comme l’ensemble des élus qui ont vu un geste fort du chef de l’Etat dans la reconnaissance des Ultramarins à des postes à responsabilité. Il faut rendre hommage au chef de l’Etat qui a montré qu’il fallait dépasser les préjugés. On va me juger aux actes. Je m’engage fortement dans cette mission.
Quel bilan tirez-vous de l’action d’Yves Jégo ?
Yves Jégo a fait beaucoup de choses en outre-mer. Il a porté une grande loi, la LODEOM et je pense que ça n’était pas facile dans le contexte où il a mené les débats. Je le remercie à ce titre car c’est une vraie réforme. Il a eu beaucoup de courage. On peut reconnaître qu’à travers son action, il a fait progresser un certain nombre d’orientations en outre-mer.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 12:23
Jégo, « les békés l’ont tuer » selon son entourageVite fait bien fait. La passation de pouvoirs entre Yves Jégo et Marie-Luce Penchard n’a pas traîné. Elle s’est déroulée mercredi à 10 heures du matin, avant le conseil des ministres. Décontracté, en jean et sans cravate, mais avec une veste, Yves Jégo a accueilli son successeur sur les marches de l’Hôtel de Montmorin. Malgré l’insistance des photographes, il ne s’y est pas éternisé. Entraînant avec lui l’ancienne conseillère outre-mer de l’Elysée vers le bureau qu’il allait lui céder. L’entretien n’a pas duré très longtemps. Accompagné de son épouse, Yves Jégo est rapidement ressorti sous les applaudissements du personnel du secrétariat d’Etat. Ils se sont engouffrés dans leur voiture. Bien que pressé par les nombreux medias présents, il n’a pipé mot.
Il avait réussi à sauver sa tête pendant la crise aux Antilles. Du coup, peu de personnes imaginaient qu’il ferait partie des partants de ce remaniement. Tout s’est joué à l’Elysée. Discrètement. Lors du dernier remaniement, le nom d’Olivier Biancarelli, le conseiller outre-mer de Nicolas Sarkozy, avait été évoqué pour succéder à Christian Estrosi. Cette fois c’est son adjointe antillaise, fille de Lucette Michaux-Chevery. Comme sous l’ère Chirac, avec Brigitte Girardin, l’Elysée entre rue Oudinot.
Marie-Luce Penchard partira ces jeudi et vendredi avec le chef de l’Etat aux Antilles. La réaction de la population sera intéressante à suivre envers celle qui sort d’un échec comme tête de liste UMP aux européennes aux Antilles.
Il fallait aller sur le profil d’Yves Jégo sur Facebook ce mercredi matin pour voir le fond de sa pensée. « Yves Jégo mesure le véritable pouvoir d'un certain patronat et se prépare pour de nouveaux combats… », était-il inscrit.
Dans son entourage on ne disait pas autre chose. « Les békés l’ont « tuer » », lâchait un de ses fidèles dans la cour du ministère. « Voilà le résultat quand on dénonce ce qui ne va pas, les prix de l’essence etc. Il va retrouver sa liberté de parole. Il aura des choses fortes à dire », prévient-il.
C’est à 19 h 41 mardi soir, une demi-heure avant la lecture des noms du nouveau gouvernement qu’Yves Jégo a été averti par un coup de fil très bref du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, qu’il ne serait pas de la nouvelle équipe. A 20 h 16, en regardant la télévision, il apprenait le nom de son remplaçant.
David Martin, à Paris

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 21:10
« Jego avait acquis une véritable maîtrise des dossiers ultramarins »
« J’accueille favorablement cette nomination d’une Guadeloupéenne à la rue Oudinot avec l’espoir que ses origines ultramarines contribueront à dégager très rapidement des réponses aux difficultés de l’Outre-mer, et en particulier de la Guadeloupe », a déclaré Victorin Lurel dans un communiqué « Je tiens cependant à rendre hommage à l’action du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer sortant, M. Yves Jego, qui malgré des débuts difficiles avait acquis une véritable maîtrise des dossiers ultramarins », a ajouté le président de Région.
« J'ai eu Jégo, très amer. 1 heure 45 avant l'annonce du remaniement, il était encore dans le train du gouvernement, ça prouve la duplicité du président et la ... de la fille », confiait Lurel hier soir.  « Avec son nouveau ministre de tutelle, M. Brice Hortefeux, qui connaît bien les arcanes de l’accord Bino, la nouvelle secrétaire d’Etat à l’Outre-mer aura la lourde tâche de batailler sur le front budgétaire pour concrétiser les engagements pris par le chef de l’Etat devant les parlementaires réunis hier en Congrès à Versailles », a conclu Victorin Lurel dans son communiqué. Mais sorti du communiqué officiel, Lurel n'est pas dupe : « Je n'ignore en rien cette stratégie pour mettre sur rampe de lancement des destins personnels. Voilà une fille qui n'a rien fait et qu'on n'a pas entendue pendant la crise antillaise. Mais puisqu'elle a la confiance du président, elle devrait pouvoir nous sortir rapidement de la mélasse. » Et ironique avec ça !

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 20:06
Marie-Luce Penchard à l’Outre-mer
« J’ai toujours été engagée personnellement sur les valeurs portées par l’UMP et Nicolas Sarkozy, mais du fait de ma filiation, je ne voulais pas me situer de telle manière que je mette ma mère (Lucette Michaux-Chevry, NDLR) en porte-à-faux. J’ai accepté de dévoiler ma sensibilité politique car Lucette Michaux-Chevry est sur une sortie de carrière. A mon tour, je peux m’exposer. » Et hier soir, la Guadeloupéenne Marie-Luce Penchard (sur la photo, à gauche d'Olivier Biancarelli et de son mari, lors de la dernière garden party elyséenne) a décroché le pompon en prenant la place d’Yves Jégo au gouvernement. Pour la jeune femme, cela a commencé par une discrète nomination comme chargée de mission outre-mer auprès du président Sarkozy, le 1er décembre 2007, puis par sa promotion fin mars comme conseillère technique à l’Elysée et secrétaire nationale de l’UMP. « J’ai rencontré Nicolas Sarkozy en 2004 quand il est venu aux Antilles pour les élections régionales. Il s’est passé quelque chose d’où cette récente collaboration. » Elle connaissait déjà le conseiller outre-mer, Olivier Biancarelli qui l’avait sollicitée pendant la campagne présidentielle sur la question des congés bonifiés… Présente mais discrète, depuis un an, elle est partout dès qu’il s’agit d’outre-mer, jusqu’à prendre la tête de liste UMP pour les européennes. Et si elle n’a pas été élue, elle a apportée une victoire en pourcentage à l’UMP. Sarkozy l’a donc récompensée. Et c’est un inédit car c’est la première fois que le portefeuille de l’Outre-mer est confié à une Ultramarine, de surcroît Guadeloupéenne ! Sarkozy l’emmène bien évidemment avec lui aux Antilles. La passation de pouvoir doit avoir lieu mercredi matin avant le conseil des ministres.

Une carrière dans la fonction publique territoriale
Chargée de mission à l’Elysée depuis le 1er décembre 2007, promue conseillère technique au lendemain des municipales, Marie-Luce Penchard a fait des études d’économie à Paris Dauphine, puis à l’UAG à Pointe-à-Pitre où elle a décroché une maîtrise de sciences économiques. Elle quitte la Guadeloupe en 1986 pour entrer dans la fonction publique territoriale. Dans l’Essone, elle occupe différents postes d’encadrement (aménagement du territoire, affaires culturelles, environnement) avant de partir dans les Yvelines où elle a été sous-directrice des espaces territoriaux (en charge de 1 200 agents) avant de terminer DRH adjointe.


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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 18:35
« Le président s’exprimera avec clarté sur l’évolution institutionnelle »
L’Elysée a précisé, hier, ce que sera le déplacement du président de la République aux Antilles les 25 et 26 juin. Accompagné des secrétaires d’Etat à l’Outre-mer et aux anciens combattants, du ministre de l’Intérieur, du délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer et des ses conseillers Biancarelli et Penchard, le président a invité aussi une délégation « qui a du sens » : le directeur général de HEC, les écrivains Daniel Maximin, Daniel Picouly et Tony Delsham, le comédien Jacques Martial, le vice-président de la HALDE, Claude-Valentin Marie, la présidente du CPMHE, Françoise Vergès et l’escrimeuse Laura Flessels. A noter l’empêchement d’Euzhan Palcy, invitée et dont le travail est pour grande partie à l’origine du geste présidentiel envers les dissidents. Car ce seront ces derniers, Guadeloupéens et Martiniquais, qui seront mis à l’honneur sur la place de la Savane, devant le monument aux morts de Fort-de-France, dès 14 heures, jeudi. Le président a voulu un hommage égal à celui que l’on rend en Hexagone aux anciens combattants. Il décorera quinze dissidents avant de prononcer un discours qui évoquera « nos sangs mêlés, nos destins mêlés, nos histoires mêlées… » A 15 heures, ce sera la visite aux entreprises Big’in et SMPA. « Elles incarnent très bien ce que nous croyons être un des axes du développement endogène. » A 18 h 30, le président — et c’est le motif initial du déplacement — participera à une table ronbde avec les huit présidents d’ateliers des états généraux. Il y a aura un débat lors duquel le président entend apporter sa contribution, ses idées. Après un dîner et une nuit sur place, Nicolas Sarkozy sera à 9 heures à l’aéroport Martinique Aimé-Césaire pour son baptême officiel. « Ce sera sobre » : une plaque dévoilée, puis un discours de Serge Létchimy et celui du président. C’est à ce moment-là qu’il évoquera les questions d’évolution institutionnelle, avant son départ pour la Guadeloupe. Selon l’Elysée, il y a deux choses qui se passent en Martinique : d’une part les états généraux avec, à la clé, le Conseil interministériel de l’Outre-mer pour la fin octobre et, en parallèle, le calendrier institutionnel. « Il y a un fait politique en Martinique, c’est le vœu confirmé par le Congrès du 18 juin, déconnecté du calendrier des états généraux… Le président s’exprimera avec clarté sur l’évolution institutionnelle, notamment sur la consultation. »
« Des principes démocratiques à rappeler »
la délégation présidentielle arrivera en Guadeloupe vers 11 heures. A peine arrivé, le président s’entretiendra à huis-clos avec les parlementaires, l’eurodéputé et les chefs des exécutifs territoriaux. « Ce sera une suite à la réunion du 19 février, souligne-t-on au Château. Il veut montrer que les grands élus sont ses interlocuteurs légitimes. » A 15 h 15, Nicolas Sarkozy effectuera sa première visite au RSMA, « pour voir fonctionner ce modèle intégrateur et discuter formation et jeunesse ». Il n’y aura pas de discours, mais des rencontres avec des stagiaires et des anciens du SMA. Vers 16 h 45, devant un large public, à la salle Laura-Flessels de Petit-Bourg, Nicolas Sarkozy viendra participer à une phase de restitution des états généraux. Ce ne sera pas sous forme de table ronde comme en Martinique, mais après les interventions des huit présidents d’ateliers, Nicolas Sarkozy prononcera « un discours final, solennel et républicain pour clore cette séquence ».  « En Guadeloupe, souligne l’entourage du président, il y a un malaise. Et la parole du chef de l’Etat est attendue sur des principes démocratiques à rappeler. » Ces mots visaient l’intervention du LKP le jour où devait se réunir le Congrès : « On n’a pas à envahir le Conseil général, empêchant les élus réunis de délibérer ». Quoi qu’il en soit, l’Elysée précise que M. Domota, l’UGTG, le LKP sont invités aux états généraux, comme forces vives. « Ils sont invités depuis plusieurs jours », précise notre source qui ajoute : « Mais ils n’ont pas demandé d’audience. » Sur le fonds, la présidence ne nie pas les questions posées pendant les 44 jours de grève et le président devrait même « ouvrir des pistes personnelles, probablement faire des débuts d’annonces, mais c’est un processus collégial…

Marie-Luce Penchard au gouvernement
De source élyséenne, on laissait entendre hier qu’un ultramarin pourrait devenir membre du gouvernement. Sans plus de précision. Certains observateurs ont pu apercevoir Marie-Luce Penchard, reçue à Matignon, ce mardi. Elle serait secrétaire d'Etat.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 20:10
Dédé Saint-Prix : « On est prêt à travailler avec tout le monde, sauf Jean-Marie »
Dédé Saint-Prix, accompagné de Thierry Vaton (clavier), Patsy (Chœur et chacha), Félix Bréna (Batterie, Ti bwa), David Blamèble (guitare, chant), Denis Kiayieluca (basse), Michel Réman (percus) et René Baubant (tambour, chant) se sont produits, dimanche, dans le cadre de la fête de la musique, dans la cour de l’Elysée. « L’invitation est arrivée de l’Elysée, mais aussi de la coordination nationale et internationale de la fête de la musique », souligne le Martiniquais, Thierry Nocin, directeur de la Centrale du spectacle, et agent de Dédé Saint-Prix. Poue l’un et l’autre, cela signifie que, pour une fois, on n’est pas passé à côté d’une occasion de mettre la musique antillaise en valeur. « D’habitude, c’est souvent de la grosse variété commandée par des maisons de disques ou des chaînes de télé et il n’y a rien sur les Antilles dans les programmations. » Et si les artistes n’ont pas rencontrer le président ou son épouse, dimanche, Dédé Saint-Prix restait très heureux de sa prestation qui lui a valu la venue d’un spectateur de qualité, Roland Pierre-Charles. Dédé Saint-Prix avait déjà eu l’occasion de jouer au ministère de l’Outre-mer, mais c’était sa première à l’Elysée. Reste que les quelque 200 spectateurs venus au palais avaient davantage d’attention pour ceux qui sortaient du palais, espérant le président à chaque fois, que pour la musique… « On est prêt à travailler avec tout le monde, sauf avec Jean-Marie… », a-t-il déclaré en conclusion à France-Antilles.Les musiciens et Dédé Saint-Prix sur les marches du palaisDans le public, Xavier Bertrand et Olivier BiancarelliRoland Pierre-Charles en personne à l'ElyséeL'apparition de Claude Guéant, secrétaire général de l'ElyséeLa scène vu du toit, au niveau du 55 rue du Faubourg Saint-Honoré

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 19:30

Les Etats-Unis présentent leurs excuses aux descendants d’esclaves : la France suivra-t-elle leur exemple ?
par Serge Romana, président du CM98

Après la chambre des représentants en juillet 2008, c’est le Sénat des États-Unis qui, le jeudi 18 juin 2009, a présenté officiellement aux descendants d’esclaves des États-Unis ses excuses pour « l’injustice fondamentale, la cruauté, la brutalité et l’inhumanité de l’esclavage ». Ce positionnement est très différent de celui de la République française qui rejette toute velléité d’actes de repentance. Elle a choisi de faire voter une loi, la loi dite Taubira, qui reconnaît l’esclavage colonial en tant que crime contre l’humanité sans désigner de coupables et sans reconnaître aux esclaves guadeloupéens, martiniquais, guyanais et réunionnais le statut de victimes[1].
De ce fait, il n’y a pas, à la différence des USA, de réparation symbolique.
En réalité, lorsqu’elle évoque l’esclavage, la République ne s’adresse pas aux descendants des victimes de l’esclavage. Tel Narcisse, elle entretient le mythe de pays à l’avant-garde des droits de l’homme se glorifiant d’avoir aboli l’esclavage colonial ( et pourtant, elle n’a pas été la première à le faire et tous les États le pratiquant au 19e siècle l’ont fait) et montrant l’exemple au monde en le reconnaissant aujourd’hui, crime contre l’Humanité.
Cette posture a deux conséquences politiques majeures pour les populations des ex-colonies françaises.
    ·     La première est que le ressentiment et la défiance de ces populations envers la République ne sont pas prêts de s’atténuer. On l’a vu avec les événements sociaux qui ont secoué les Antilles françaises au début de l’année. Comment alors espérer sérieusement que les États généraux de l’outre-mer, décidés sans discussion préalable avec les responsables de ces mouvements, puissent apporter des solutions durables aux immenses défis auxquels sont confrontés les peuples de la France d’outre-mer ?
    ·     Le deuxième est qu’en refusant d’assumer, urbi et orbi, la responsabilité de la Nation dans la construction de ces peuples dans « l’injustice fondamentale, la cruauté, la brutalité et l’inhumanité de l’esclavage », elle peut difficilement les aider à s’extraire des dysfonctionnements hérités de cette période, qu’il s’agisse des troubles identitaires et de l’estime de soi ou des dysfonctionnements sociétaux…
Cette situation, qui dure depuis 1848, finira par rendre impossible tout rapport de confiance entre la République et les peuples des DOM et risque de conduire à des solutions radicales qui seront catastrophiques pour l’avenir de ces pays.
À l’inverse, on peut espérer, aux USA, que des mesures spécifiques (que personne ne qualifiera de communautaristes) concernant les difficultés des descendants d’esclaves soient prises dans les années qui viennent. Les Américains ne sont plus au stade des regrets mais à celui du repentir officiel, ce qui est de bon augure pour l’avenir.

[1]  Article premier de la loi TAUBIRA : « la République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'Océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du 15e siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'Océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes, constituent un crime contre l'humanité »

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 16:16
Jégo réagit à l’appel à la reprise de la grève en Guadeloupe par Elie Domota
« La stratégie de la peur ou du chantage au blocage est très mauvaise pour l’économie donc pour l’emploi, donc pour les salariés, donc pour les militants de telle ou telle organisation. Ce n’est pas en tuant l’économie de la Guadeloupe qu’on ira vers l’avenir, mais c’est au contraire en se remettant au travail, en faisant repartir l’activité et en ayant à cœur que tout ce qui a été signé dans accords s’accomplissent. C’est vrai pour le patronat, c’est vrai pour l’Etat, je souhaite que ça soit vrai aussi pour les syndicats. Quand on signe un papier, ça a une valeur sur laquelle on ne revient pas quelques mois après. »

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