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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 15:06
Une journée de la mer spéciale outre-mer
De la mer dépend en partie l’avenir de l’outre-mer. 97% des 11 millions de kilomètres carrés du domaine maritime français se trouvent outre-mer. La France occupe le deuxième rang mondial des nations maritimes, derrière les Etats-Unis. Pourtant, l’exploitation et la préservation de ce potentiel sont loin d’être suffisants. Dans le cadre de la semaine des « Journées de la mer », qui se déroule du 8 au 14 juin, le secrétariat d’Etat à l’Outre-mer organise ce mardi à l’institut océanographique de Paris une journée outre-mer. Quatre table-rondes sont au programme : Mer et biodiversité ; Mer et ressources de vie ; Mer et désenclavement ; Mer et énergies. Des experts du monde maritime, économique, politique et scientifique devront donc donner des pistes sur l’indépendance énergétique, le développement économique et la préservation de la biodiversité.
Yves Jégo doit ouvrir cette journée avec le Prince Albert II de Monaco. Le ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire Jean-Louis Borloo sera également présent.
De nombreuses personnalités ont été invitées. Parmi elles, citons Maud Fontenoy, Patrick Poivre d’Arvor, Michel Rocard et Jacqueline Tabarly. Représenteront l’outre-mer : Nassimah Dindar, présidente du Conseil général de La Réunion, le perliculteur polynésien Robert Wan, Serge Letchimy, député-maire de Fort-de-France, Eric Magamootoo, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Réunion, Téva Rohfritsch, ministre des ressources de la mer de Polynésie française, le président du conseil régional de Guadeloupe ou encore le sénateur Guyanais, Georges Patient.
DM, à Paris

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 15:04
Les radicaux de gauche d’Ile-de-France à la défense de la continuité territoriale
Le 28 mai 2009, la Région Ile-de-France a voté à l’unanimité un projet initié par Jean Levain et Janine Maurice-Bellay (groupe radicaux de gauche et apparentés - RAGEAP) : une étude sur la mise en place d’un dispositif de soutien social au transport des Franciliens ultramarins.
Près de 1 million d’Ultramarins vivent en Ile-de-France et c’est sur cette base que la Région souhaite proposer une action en concertation avec l’Etat et les régions d’Outre-mer.
Pour ce faire, une consultation auprès de ces populations va permettre de mesurer leurs besoins spécifiques de mobilité, et de déterminer les modalités pour lutter contre les difficultés liées à l’éloignement géographique et familial. La possibilité d’octroyer une aide au transport aérien des personnes vivant en Ile-de-France et qui seraient dans l’obligation de se  rendre en outre-mer serait à cet égard une avancée significative pour le groupe RAGEAP.

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 22:37
Les résultats du scrutin 
        Mayotte -
Taux de participation : 32,2 %

-          UMP : 42, 36 %

-          Alliance : 19,95 %

-          PS : 15, 08%

        Nouvelle Calédonie - Taux de participation : 21,8
            -    UMP : 59,29 %
            -    Alliance outre-mers : 12,21 %
            -    MODEM : 9,42 %
        Wallis-et-Futuna - taux de participation : 40 %

-          PS  42,6 %

-          UMP 38,1 %

-          MODEM 10,1 %
Martinique - taux de participation : 13,8 %

-          Alliance 39,47 %

-          UMP 24,11 %

-          PS 14,46 %

Guadeloupe - Taux de participation : 14,6%

-          Europe Ecologie 51,38 %

-          UMP 23,2 %

-          PS 16,8 %

Guyane

-          UMP 30,49 %

-          Europe Ecologie 24,77 %

-          Alliance 15,91 %

Saint Pierre et Miquelon - taux de participation 20 %

-          UMP 33,78 %

-          PS 28,85 %

-          Europe Ecologie 21,36 %

Réunion -Taux de participation : 29,99 %

-          Alliance : 28,08 %

-          UMP : 23,74 %

-          PS : : 22,99 %


Les trois eurodéputés

Dans l'ensemble de la criconscription de l'outre-mer, l’UMP est en tête, suivi de l’Alliance pour l’Outre-mer puis du PS dans la circonscription de l’Outre-mer. Sont donc élus eurodéputés : Maurice Ponga (UMP) pour le Pacifique, Elie Hoareau (PCR) pour l’océan Indien et Patrice Tirolien (PS) pour l’Atlantique.


Interview d'Yves Jégo, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer
« Nous sommes en tête »
Votre analyse sur ce scrutin ?

C’est un scrutin tout à fait positif pour l’UMP et la majorité présidentielle puisque nous sommes en tête en outre-mer avec 2 % de plus qu’en métropole. Ce n’était pas le cas il y a cinq ans puisque l’UMP était arrivée en 2e position. Après les semaines que nous avons connues et la plus grave crise qu’ait traversé l’outre-mer depuis les dix dernières années, ce scrutin témoigne que le travail engagé par la majorité présidentielle n’est pas rejeté, au contraire puisque nous sommes en tête. C’est un encouragement à poursuivre, à aller de l’avant, notamment le processus des états généraux qui doit aboutir à un nouveau modèle. J’ai le sentiment que les ultramarins ont quelque part aussi conforté ce choix du président de la République.
En Guadeloupe, les dissensions au sein de l’UMPentre Mme Carabin et Mme Penchard ont favorisé l’avance de M. Durimel (Europe Ecologie) et finalement l’élection de M. Tirolien (PS). Qu’en pensez-vous ?
Il faudra que l’UMP tire les leçons de tout ça. Ce qu’on constate c’est qu’en Guadeloupe, M. Durimel fait un score exceptionnel, mais je constate aussi que Marie-Luce Penchard fait un meilleur score que celui de 2004 et qu’elle a mené une campagne très dynamique. On aurait pu, à quelques voix près entre le PS et l’UMP, faire entrer Marie-Luce Penchard au Parlement européen. Je regrette qu’on n’ait pas été jusque-là parce qu’il faut saluer sa campagne.
Il y aura prochainement un remaniement ministériel, souhaitez-vous poursuivre votre tâche à l’Outre-mer ?
Sur ce sujet, c’est la décision du président de la République et du Premier ministre. Moi, je me sens très bien ici. J’ai engagé une tâche tout à fait importante. On voit avec le vote de la Lodeom qui s’est fait dans une quasi unanimité, avec nos résultats électoraux que nous sommes sur une voie dynamique. Si me président de la République me maintient sa confiance, je suis passionné par l’outre-mer. Je suis prêt à rester passionné par l’outre-mer aussi longtemps qu’il le voudra.



 

 


 


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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 16:04
Un plan d’action national pour combattre la drépanocytose
En attendant le plan drépanocytose du gouvernement, Patrick Karam lance le Drépaction, une sorte de Téléthon dédié à ce mal qui est la première maladie génétique de France.
Dominique Guihot, pdg d’Africa n°1, Claudy Siar, directeur de Tropic FM, James Labbé (RFO), Patrick Karam, Jenny Hippocrate, présidente de Ensemble contre la drépanocytose, le Pr Frédéric Galacteros et Nasser Ketane, pdg de Beur FM et Beur TV (Photos : RDG).

« Tout le monde connaît la mucoviscidose, personne ne connaît la drépanocytose… » Patrick Karam, délégué interministériel à l’Egalités des chances des Français d’outre-mer a annoncé, jeudi, le lancement du Drépaction. Et pour bien faire comprendre l’enjeu, il a rappelé deux chiffres : 12 000 drépanocytaires pour 6 000 malades de mucoviscidose en France… Selon le Pr Galacteros de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (94), il naît chaque année en France  400 malades dont 90 en outre-mer et 250 en Ile de France. Pour sensibiliser les Français à cette maladie génétique rare, M. Karam a décidé d’organiser le Drépaction. Une semaine de mobilisation, d’appel aux dons, encadrée par un concert de solidarité au Zenith de Paris, le 13 juin, et la journée mondiale de la drépanocytose le 19 juin (une première décidée par l’ONU) avec la diffusion du concert du Zénith sur les antennes de RFO. Le délégué a rassemblé les bonnes volontés pour assurer le succès de cette opération : RFO, Tropic FM, Beur TV et Beur FM et Africa n°1, mais aussi TF1, Trace TV et France télévision vont relayer l’information ; les artistes et la production OMC music offrent leur concours gracieux, le groupe Bernard Hayot finance une grande partie de l’opération…
Une recherche sous-développée en France
Un comité de parrainage regroupe des personnalités politiques (les ministres MAM, Albanel, Jégo, Karoutchi, l’ancien Premier ministre Alain Juppé, Robert Badinter…), médicales (24 médecins), artistiques (Jacob Desvarieux, Sylviane Cédia, Passi, Davy Sicart…), intellectuelles (Daniel Maximin, Calixte Beyala) et associatives… Pendant toute la semaine, une série de manifestations se dérouleront un peu partout dans l’Hexagone. Mais les organisateurs espèrent surtout remplir le Zénith. « A 1200 personnes, on finance le Zénith, indique M. Karam, au-delà c’est tout bénéfice. » Les fonds levés seront gérés par l’association Ensemble contre la drépanocytose, collectif présidé par Jenny Hippocrate qui fédère depuis avril dernier une soixantaine d’associations. Les dons seront gérés par le conseil scientifique et le comité d’éthique du collectif. Ils seront répartis entre les associations de soutien aux malades et la recherche. Le Pr Galacteros a rappelé qu’en 1975, l’espérance de vie d’un malade était de dix ans et qu’aujourd’hui, il espère pouvoir fonder « la gérontologie drépanocytaire ». Si cette maladie a bénéficié des recherches sur les autres maladies génétiques (comme la myopathie), elle a besoin de recherche spécifique, « sous-développée en France ».


Taylor Fixy qui lutte depuis 17 ans contre la maladie et se fait renouveler le sang une fois par mois, est venu témoigner de son expérience douloureuse de drépanocytaire.

Pour donner, un site : www.drepaction.orglink ; une adresse : Drépaction, boîte postale 10 000 75 326 Paris cedex 7. Et des places en vente (20 euros) dans le réseau FNAC et les points de vente officiels pour la soirée du 13 juin au Zénith.

Un plan drépanocytose sur le bureau du Premier ministre
En juillet 2008, Patrick Karam a proposé au ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, de créer un groupe de travail sous la direction du Pr Galacteros. Il en est sorti un plan en 9 points pour améliorer la prise en charge de cette maladie avec des moyens humains et financiers, et « une autre approche du mal ». Le ministre de la Santé est chargé, selon Matignon, d’examiner ce projet « pour lui donner, dans le cadre du plan maladies rares en préparation, une suite adaptée à l’enjeu de santé public ». Dans un courrier à M. Karam daté du 26 mai dernier, François Fillon indique qu’une réunion interministérielle sera organisée début juin « pour en valider le contenu précis ». Traduction, le Premier ministre va devoir arbitrer entre les exigences médico-sociales de Patrick Karam et les contraintes financières de Roselyne Bachelot. Pour le moment, François Fillon s’est contenté de féliciter M. Karam pour « son engagement déterminé ». Réponse attendue en juillet.

La drépanocytose
50 millions de personnes malades dans le monde, 12 000 en France où 150 000 personnes sont porteuses du tgèbne drépanocytaires, c’est-à-dire, en mesure de transmettre la     drépanocytose. Elle touche principalement les Antillais, les originaires d’Afrique subsaharienne, mais aussi de l’Inde ou du bassin méditerranéen, en fait toutes les personnes qui sont originaires de régions impaludées. 300 millions de personnes sont porteurs du gène dans le monde. Le 22 décembre 2008, l’Assemblée générale des Nations Unies en a fait une « priorité de santé publique ».

Le programme du Zenith de Paris
SAMEDI 13 JUIN 2009 A 20 HEURES

Jacob DESVARIEUX, Jean Philippe MARTHELY, PASSY et le groupe bisso na bisso, Medhy CUSTOS, SOFT, NEG’MARRONS, SHOUBOU, Jocelyne LABYLLE, Tabou COMBO, ADMIRAL T. Et aussi bien d’autres...  

JOBY SMITH présentera en avant première le CD dédié à la maladie entourée de Mathieu (star ac), Lary (nouvelle star 2009), GEA (rappeur)




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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 15:45
Harry Roselmack sur RTL en septembre
Le journaliste de TF1, Harry Roselmack, fera sa rentrée 2009/2010 sur RTL pour présenter une émission emblématique de la station : le « Journal Inattendu ». Chaque samedi à partir du 29 août, de 12h30 à 13h30, il confiera la direction du « Journal Inattendu » à une personnalité désignée rédacteur en chef d’un jour, qui commentera l’actualité en s’entourant de ses propres invités.
Déjà apprécié des téléspectateurs, les auditeurs le découvriront à partir de la rentrée prochaine derrière un micro de radio comme il en a longtemps été familier sur Médiatropical ou France Info.

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 09:15
ITW Victor O
"Chronique de mon retour"
Avec Revolucion caribeana, qu’est-ce que vous avez voulu montrer ?
Je fais un parcours de retour au pays parce que j’ai vécu longtemps en banlieue parisienne ; je suis rentré, il y a cinq ans, en Martinique. Cet album Revolucion caribeana est la chronique de mon retour avec mon puzzle personnel et artistique que j’ai recollé à cette occasion. Avec toutes mes influences, tout ce que j’ai récolté comme nouvelles vibes, nouvelles sensations musicales… Cet album, c’est la réunion de tout ça !
Vous mélangez les langues, les styles musicaux, c’est votre créolité ?

C’est simplement l’expression de ce que je suis, de mon ouverture musicale. Pour moi la Caraïbe ne se résume pas à un style. On a la chance d’avoir plusieurs styles de musiques dont on peut s’inspirer. Le créole qui est une langue neuve, a aussi la particularité qu’on peut le mêler, lui intégrer des sons espagnols, anglais. Ce que je fais est une musique très libre, une musique de chansons, de la pop caraïbe avec toutes les influences que la pop peut avoir avec du reggae et même du punky reggae ou du rock.
A travers cette musique, quel est ton message ?
Je n’ai pas un positionnement revendicatif. Tout ce que j’ai à dire est dans ma musique. A partir du moment où les gens font l’effort d’écouter ce que j’écris, ils entrent en contact avec mes opinions, mes humeurs. C’est un album sur mes humeurs. Mais au-delà, j’ai l’ambition d’amener ma musique ailleurs que chez nous. On a l’obligation de rayonner et d’aller vers les autres, pas seulement en France. Il y a le bassin caraïbe, l’Amérique du sud où j’aimerai bien aller tourner. N a une voie à prendre… On a souffert beaucoup de ne pas être dans les circuits world music. Beaucoup de musiciens antillais ont refusé cette étiquette, mais en même temps, ce n’est pas une étiquette dégradante. En tout cas, dans le cadre des tournées, c’est le bon circuit !
Tu as participé à l’album d’Orlane. Qu’as-tu fait pour elle ?
Je lui ai écrit une chanson avec mon style avec un texte autour de certaines images de la Réunion. Une expérience intéressante, car elle chante en créole réunionnais, et j’espère un jour faire une collaboration plus longue parce que j’ai pris beaucoup de plaisir à faire ça.

Victor O sera le 6 juin à la Scène Bastille avaec les deux guitaristes Alain Agbo et Julien Belloir, le bassiste (à cinq cordes) Rémi Rascar, Cédric Cléry à la batterie et Joël Jacoult aux claviers. Victor O sera encore le 20 juin à la Martinique, sur la plage du Marin avec un collectif de deux D’J (sous le ground) et un autre qui fait du slam. Présent aussi Didier Walter Wallace, un acolyte de son ancien groupe, qui vient ,exprès de Paris. Et des dates en Guadeloupe en juillet.

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 01:00
Interview Kareen Guiock
« Il y a eu un coup de foudre artistique entre Dominik et moi »
Comment ça a commencé Turbo, sur M6 ?

Le réalisateur de l’émission sur laquelle je travaillais à Canal France International (CFI), Christophe Caron était aussi monteur sur Turbo et, fin 2000, il me dit qu’on recherche des journalistes… C’est une émission que je regardais assez régulièrement parce que j’ai toujours aimé l’automobile et, en janvier 2001, j’ai rencontré Dominique Chapatte. Ca a duré un quart d’heure et, à l’issue de l’entretien, il m’a donné rendez-vous le lundi suivant en réunion de rédaction, voilà !
Vous est-il arrivé de parler d’Olivier Badlou ou de Simon Jean-Joseph ?
D’autres journalistes les ont interviewés, mais c’est vrai qu’on ne fait pas énormément de sport dans Turbo. On fait du rallye, mais depuis quelques années, l’émission a pris une orientation beaucoup plus grand public que les sports mécaniques. Donc on n’a pas beaucoup l’occasion de parler de nos pilotes.
Est-ce un regret ?
Non (Rires…) De ne pas pouvoir faire leur portrait ou les interviewer, oui forcément ! Ça fait toujours plaisir de mettre en lumière les gens de chez nous, mais de ne pas parler davantage de sports mécaniques, c’est un choix éditorial.
Donc Turbo, ça roule. Et en soirée, depuis dix-huit mois, c’est Tropiques FM, votre émission interactive, Laisse parler les gens…
Quand Claudy Siar, un ami de longue date, m’a parlé du projet Tropiques FM, avant même qu’il n’ait la fréquence, on s’était mis d’accord sur une émission de week-end enregistrée. Et à trois semaines du lancement de la radio, Claudy m’a annoncé que finalement ce serait tous les jours et en direct ! (Rires…) Ça a modifié mes plans… ,  je n’avais jamais fait de libre antenne… C’est un exercice particulier mais c’a été juste formidable ! Beaucoup d’appels, de réactions…  on est sur des questions assez générales sur le statut des afro-Antillais, la place des Noirs en France, beaucoup de questions autour de l’identité et peu à peu, les gens se sont sentis plus à l’aise avec l’idée de se confier. Ce n’est pas une occasion qu’ils ont souvent,  sur un média qui leur ressemble.  Mais les auditeurs abordent surtout des sujets d’actualité. Les laisser proposer des thèmes de discussion permet réellement de comprendre les préoccupations de la communauté afro- antillaise. C’est toujours spontané, enrichissant et révélateur. Aujourd’hui,  l’émission qui est très homogène, avec du léger et du profond.
On peut vous écouter sur le Net aux Antilles, mais surtout, sur le dernier album de Dominik Panol ! Quelle est donc cette apparition subite de Kareen Guiock dans la musique ?!
Rien de subit, simplement on ne me connaît pas chanteuse, mais j’écris et je compose depuis très longtemps, dans mon coin. Je peaufine mes maquettes avec mes éditeuS, Couleurs music PUBLISHING,( chez qui est également signé  Dominik Panol.) et SONY ATV MUSIC PUBLISHING. Ce sont eux qui ont souhaité que l’on se rencontre. Il y a eu un coup de foudre artistique entre Dominik et moi ! Il est comme un oncle pour moi ! Je l’appelle Tonton Do d’ailleurs! Ca fait un peu cliché, mais on s’est retrouvé, un jour, sur sa terrasse, le temps était magnifique. Il a sorti sa guitare et m’a fredonné une mélodie. Je l’ai accompagné et il y a eu un déclic…Il m’a proposé d’écrire un texte et de l’interpréter avec lui, et ça a donné « O Comba ». Dominik Panol a bercé mon enfance. Et je l’ai toujours perçu comme un artiste libre, qui s’affranchit des codes. Il aime sortir des sentiers battus, n’hésite pas à prendre des risques et fait confiance aux jeunes. C’est un artiste du peuple. Il fait partie des repères dans la musique antillaise et c’est un vrai bonheur pour moi !
Et cet album en préparation « depuis très longtemps », il sort quand ?
Lorsqu’on a une activité, comme moi, de journaliste et d’animatrice, on on prend le temps de faire les choses. Je prépare mon album  tranquillement, sans pression, et j’espère qu’il sera en phase de sortie d’ici la fin de l’année…
Quel producteur, quel label ?
Pour l’instant, on est en pourparler avec des labels, donc on n’en parle pas… Et j’ai la chance d’avoir des éditeurs (Couleurs music publishing et Sony ATV MUSIC publishing) à l’écoute. Ils m’encadrent sans me cadrer. C’est un confort de travail précieux.
Et la couleur ?
Afro-pop urbaine ! Mais c’est vraiment de la chanson française avec du texte. J’accorde une grande importance au texte. Mais je suis une Caribéenne et pour moi, le rythme, le groove ça veut dire quelque chose, il faut que ça bouge ! Par afro, il faut comprendre des rythmiques bien présentes, sans pour autant être rnb ni world music, et pop parce que ça reste de la chanson, avec des mélodies simples et accessibles. Mon univers est acoustique avec beaucoup de guitares, un son organique… Mais je ne m’interdis pas de charger parfois les productions.
Comment êtes-vous accompagnée ?
J’ai besoin d’une complicité immédiate, d’un feeling. Il faut que le love soit palpable. Je travaille surtout avec des arrangeurs. Principalement avec Arden  ( Alicia Keys,Wyclef Jean, Busta Rhymes etc.....) et Jube Altino ( Refugees Camp, Ernest Ranglin, Tonton David, Daraa J..... et le programmateur afro du Sob’s, club mythique à New York, NDLR). Il y a aussi Jean-Philippe Dary (Téri Moïse, Tony Allen…), avec qui j’ai composé plusieurs chansons. Il est également le chef d’orchestre des concerts. Je travaille avec lui depuis huit ans, et sur la durée, c’est une belle histoire! Quand je doute, il fait partie de ceux qui me reboostent. Et sur ma route, j’ai eu la chance de rencontrer des artistes qui m’ont fait grandir, comme Dominique Fillon (pianiste jazz) et Dominique Bernier, qu’il serait indécent de présenter (rires).
Quelles thématiques abordez-vous dans vos textes ?
Je n’ai pas de limites dans mes thèmes. On peut tout dire, tant qu’on reste subtil. J’aborde des questions de société comme l’immigration, mais aussi ces moments de crise existentielle où le temps fait l’humeur puisqu’ on a plus de prise sur le cours des choses, du challenge des femmes tiraillées entre le féminisme et les compromis. Je parle beaucoup des relations humaines, des tourments affectifs. J’ai horreur de la caricature et des propos à charge. Ce n’est pas toujours une histoire d’être victime ou coupable. En réalité, les choses ne sont pas toujours aussi tranchées. Malgré l’amour, il y a parfois des associations qui ne fonctionnent pas.  Grave et léger à la fois, je travaille sur cet équilibre en écriture. Je suis une femme urbaine, indépendante, autonome, mais sur l’album, il y aura des chansons que j’ai écrites il y a longtemps. Entre-temps, j’ai eu beaucoup de déconvenues, mais je garde beaucoup d’espoirs,  à l’image des femmes de ma génération. Et j’essaie modestement de témoigner de cette époque.
Quel est le titre de l’album ?
Je ne peux pas encore le dire (Rires…)

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 12:59
Interview miss Dominique
« Le plus lourd à porter, c’est le poids du regard et du jugement des gens »
Que voulez-vous dire avec le titre de cet album, Si je n’étais pas moi ?

C’est une façon de dire que je ne regrette rien. Je suis moi et si je n’étais pas moi, je serais pire encore ! (rires). C’est une façon de faire face, la suite d’une femme battante ! Je suis moi-même… Ca plaît, c’est bien. Ca ne plaît pas, je ne changerai pas pour autant.
Vous vous mettez à nu sur la pochette, pourquoi ?
Je voulais une photo en relation avec le thème, c’est-à-dire être soi, ne pas faire semblant, ne pas se cacher… Et le meilleur moyen d’être soi-même, c’est de se mettre à nu. Et puis j’ai souvent entendu qu’être artiste, c’est se mettre à nu, se dévoiler. Ben voilà ! Tout le monde le dit, moi je l’ai fait. C’est pour ça que je pose nue sur une scène.
La scène de l’Européen à Paris, pourquoi celle-ci particulièrement ?
Parce que c’est un lieu intimiste, grand et petit à la fois, chaleureux. Je voulais mettre la nudité dans un contexte artistique. Etre nue sur un canapé ou contre un mur n’avait pas de sens pour moi, mais nue sur scène, je trouvais que le message était fort. Ca veut dire que c’est une artiste qui n’a pas peur de se mettre à nu…
Pas tout à fait nue, vous avez des chaussures !
Exactement ! (rires) Je suis quand même une miss et une miss ne se met pas nue sans chaussure quand même ! (éclats de rires)
Tout le monde vous a découvert à la télé chantant des reprises et là, vous nous offrez vos propres compositions. Qu’est-ce que vous avez voulu raconter ?
Dans ces chansons, je me dévoile pas mal… Mais surtout, il y a un message essentiel : soyez vous-même ! Voilà, si je n’étais pas moi, on ne serait pas là pour faire des photos, des interviews. C’est l’ensemble de tout ce qu’on est qui fait qu’on est là, qu’on existe. Donc, il ne faut pas regretter, pas se changer, pas revenir sur le passé, s’assumer tel qu’on est, aller de l’avant ! Et puis comme je le dis dans une chanson, chacun son tout petit bout d’étoile. Soyez vous-même, battez-vous, même seul, même incompris, même contre tout et décrochez-vous votre morceau de petit bout d’étoile ! Je suis artiste pour ça, je vis pour ça !
A composer soi-même, n’y a-t-il pas une part d’angoisse, de peur de ne pas être à la hauteur ?
Bien sûr ! Il y a une grosse part d’angoisse d’autant que j’ai voulu vraiment épouser une couleur un peu Motown, Temptation, Jackson five… Je me suis dit que c’était bien beau, mais en français ? Qu’est-ce que ça allait donner ? J’ai eu très peur en écrivant que ça ne puisse pas sonner. J’ai écrit les textes de manière très phonétique tout en faisant très attention au texte, au message car le public français y est très sensible. Je ne suis pas tombée dans le piège de ne parler que d’amour, j’ai voulu dire pourquoi j’existe.
Travaillez-vous toujours votre voix ?
Plus qu’avant ! Mais en même temps, je vois que tous les artistes qui ont fait de très longues carrières, à part Johnny Hallyday ou Charles Aznavour, sont des artistes qui n’ont pas de grandes voix. Zazie, Mylène Farmer, Vanessa Paradis, Renaud, Benabar, Jane Birkin sont des gens qui ont su s’imposer car ils avaient des choses à dire, ils avaient une histoire… Ce qui permettait aux gens de s’identifier à leurs textes. Je ne crois pas du tout que c’est juste en ayant une voix qu’on s’impose devant le public français, il faut aussi avoir quelque chose à dire, une histoire… Embarquer les gens dans un univers !
Depuis la Nouvelle star en 2006, votre vie a changé. Le salon de coiffure de Villeneuve Saint Georges, c’est toujours d’actualité ou ça appartient au passé ?
C’est toujours d’actualité ! La preuve en est que ce sont toujours des filles du salon qui viennent me coiffer sur toutes mes télés, mes galas. Je n’y travaille plus mais j’ai gardé mes coiffeuses attitrées. C’est une façon pour moi de garder le lien.
Et le lien avec la Martinique et ses musiques ?
Mais je suis Martiniquaise ! Beaucoup de gens me demandent pourquoi je ne fais pas de zouk. Mais j’ai fait du zouk ! Il y a onze ans, j’ai fait un album de zouk, Betsheeba. J’ai chanté des airs traditionnels de mon pays, je me suis frotté aux grands standards de la biguine, de la mazurka et c’est une très bonne école ! Et comme ça, je n’ai pas de regrets, c’est fait ! C’était ma première expérience et on n’oublie jamais le premier !
Quel regard portez-vous aujourd’hui sur la Nouvelle star ?
En voyant d’autres saisons, je me rends compte davantage maintenant à quel point, finalement, c’est très compliqué… Je crois que je ne me rendrai compte que dans vingt ans à quel point ça n’était pas simple. On était enfermés dans un hôtel. Au pavillon Baltard, on ne voyait que le public de Baltard… Alors même s’il y a 20 millions de personnes qui regardent, on ne les voit pas ces 20 millions derrière leur écran ! Et puis quand on fait la Nouvelle star, on ne regarde pas les émissions. C’est quand on les revoit qu’on se rend compte de ce qu’on a fait. Je me demande comment j’ai fait, ce qui m’a portée… Jusqu’à présent ! Mais pour être artiste, il faut être un peu barge ! C’est un mélange de rêve et d’assurance et en même temps de peur. Quand j’étais dans la file d’attente de la Nouvelle star, je me disais : mais tu crois pas que tu vas chanter et être une star… Et finalement, je ne sais pas si je suis une star, mais j’évolue dans le milieu !
Vous revenez avec cet album, complètement métamorphosée, puisque vous avez perdu 50 kilos. Que s’est-il passé ?
Je ne suis pas en extase devant mon apparence, pas aussi bouleversée que sont les gens en me rencontrant ! J’ai été mince, j’ai été ronde… L’essentiel est de s’assumer. D’ailleurs j’ai fait une chanson qui s’appelle Le poids de ma différence où j’aborde ce sujet. Cette chanson-là, je l’ai écrite plus pour les autres. Dans cette chanson, je fais le tour de tous les aspects : il y en a qui mangent parce qu’ils souffrent, d’autres pour combler le vide, d’autres parce qu’ils sont seuls… Il y en a qui mangent parce qu’ils aiment bien manger, d’autres pour s’entourer d’une tour d’ivoire… J’ai fait le tour et, à la fin, je pousse mon coup de gueule et je dis que le plus lourd à porter, c’est le poids du regard et du jugement des gens. Si ce poids-là pouvait peser moins lourd déjà, je pense que ça aiderait beaucoup de gens.Dans une interview accordée à Gala, vous avouez que votre seul doudou, c’est votre shitzu…
Et oui ! C’est malheureux (rires) ! Non mais il est bien ! Quand je lui dis de venir, il vient, de partir, il part ! (rires) Quand je rentre chez moi, il m’attend. Le plus souvent, il ne m’attend pas car il vient avec moi partout… J’avais besoin d’avoir une présence, un être qui soit tout le temps avec moi ! J’ai besoin de partager ma vie avec quelqu’un qui soit tout le temps là. Il est avec moi pour toutes mes télés, les interviews, sur scène.

Miss Dominique se met à nue
Repérée en 2006 pour son coffre et son timbre de voix dans le télé-crochet de M6, la nouvelle star, Dominique Michalon, allias Miss Dominique sort le 8 juin son deuxième album chez Sony Music, Si je n’étais pas moi. « En fait mon premier », nuance la chanteuse qui précise qu’elle a composé elle-même les textes. Photographiée par Alain Herman, elle figure nue sur la pochette, chaussée de talons aiguilles. Elle pose sur la scène de l’Européen, une salle de concert parisienne dont elle apprécie le côté intimiste. Dans ses chansons, elle se dévoile, s’affirme. Elle revendique « son petit bout d’étoile, réalise son rêve seule sous les projecteurs ! Elle dit merci à son public et chante « le poids de sa différence ». Un poids qu’elle a fait fondre. 50 kilos envolés et elle retrouve la silhouette du temps où elle chantait encore du zouk, Betsheeba, quand elle avait 18 ans ! Miss Dominique sera à l’Alhambra à Paris, le 25 juin. Pour les Antilles, il faudra attendre la saison 2009-2010.

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 20:41
Chantal Néret coordonnatrice marketing et communication à France Télévision
La Martiniquaise Chantal Néret – directrice du marketing et de la communication du pôle RFO – a été désignée coordonnatrice du secteur marketing et communication des réseaux de France Télévision. Elle sera sous la direction de Claude-Yves Robin, directeur de projet du domaine marketing et communication, Chantal Néret aura pour rôle de préparer un projet de schéma d’organisation et de fonctionnement dans le secteur marketing et communication. Chantal Neret travaillera également en étroite collaboration avec l’équipe projet du domaine des réseaux régionaux pilotée par Geneviève Giard, pour tenir compte des besoins spécifiques de marketing et de communication interne comme externe des réseaux. A ce titre, son groupe de travail réunira des collaborateurs issus de la communication décentralisée des pôles France 3 et RFO. Chantal Neret avait été écartée lors de la première nomination de cadres dans le nouvel organigramme de restructuration de France Télévision.
CV vite fait
Diplômée de l’Ecole française des attachée de presse (promotion Olivier Dassault), et titulaire d’un Mastère Marketing et Développement Commercial de HEC,  Chantal Néret  débute sa carrière à la Régie française de Publicité en 1984 où elle fut en charge des relations publiques, puis à Radio France Internationale  (RFI) en 1985 comme attachée de presse. Elle intègre le service de presse de RFO en 1986. Elle crée la première cellule de communication déconcentrée de RFO, à la Martinique, en 1992. Puis elle est nommée successivement responsable du service de presse de RFO  en 1997 et directeur de la communication de RFO en 1998. En 2008, elle  crée le département marketing au sein de RFO. Elle est depuis cette date directeur de la communication et du markéting de RFO.
Sa mission s’inscrit, comme celle des autres coordonnateurs, dans un cadre prospectif et transitoire.

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 19:21
L’Outre-mer aura un stand à Shanghai
« Les Chinois ne savent pas que l’outre-mer existe. Quand il découvriront cette perle… » José Frèches, président de la Compagnie française pour l’exposition de Shanghaï (COFRES)

José Frèches, président du Pavillon France à Shanghaï réserve 200 m2 à l’outre-mer.
et Yves Jégo ont présenté à un parterre représentatif de collectivités d’outre-mer leur projet de partenariat pour l’exposition internationale de Shanghaï 2010. L’accord prévoit que l’espace Focus du pavillon France (soit 200 m2) sera « exclusivement consacré à l’outre-mer durant tout le mois de mai 2010 ». Le secrétaire d’Etat a annoncé la réunion en juillet d’un comité de pilotage avec les collectivités et les chambres consulaires locales pour mettre au point cette présence. « Les entreprises désireuses de participer contactent la COFRES ou moi-même, tous les biais sont les bienvenus. Mais, a nuancé M. Jégo, il y a plus de demandes et d’envies que de possibilités d’accueil ! » La sélection sera faite en fonction de la thématique générale du pavillon France : les 5 sens ; et du label que promeut le ministre : France saveur d’outre-mer. Les produits issus de l’agroalimentaire devraient donc être privilégiés. « On n’imagine pas que le rhum des Antilles ou les ananas de la Réunion soient absents, mais il faut organiser les choses pour accueillir 60 000 personnes par jour. » Les entreprises concernées devraient partir en repérage en septembre prochain.Le coût du Pavillon dessiné par Jacques Ferrier et de la présence française à l’exposition sont estimés à 50 millions d’euros. La France attend 20 millions de visiteurs.

Le thème de l’expo, Meilleure ville, meilleure vie, sera décliné par une mise en scène des architectures urbaines d’outre-mer. La programmation artistique et culturelle sera définie avec les territoires. Le 21 juin 2010, lors de la journée de la France, des artistes sélectionnés avec RFO (ceux de Dom Tom Folies ?) seront projetés sur le devant de la scène.


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