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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 16:32
Un ouvrage sur l'histoire de l'esclavageIl était présenté par Jean-Michel Martial et Nathalie Coualy, en marge du concert de Kassav, au "Colysée de Saint-Denis", le 16 mai dernier... Le voici en visuel : Les traites négrières coloniales, histoire d'un crime de Marcel Dorigny, ancien membre du comité pour la mémoire de l'esclavage, et Max-Jean Zins., publé par Cercle d'art. Il est recomandé par Joseph Dunoyer, allias Dundjoe !

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 15:55
La fréquentation du site officiel des EGOMOuvert depuis le 22 avril, le site officiel des états généraux de l’outre-mer n’a pas attiré foule puisque, en métropole comme dans les DOM, le nombre de visiteurs uniques dépasse à peine les 35 000 personnes avec 212 470 pages vues et moins de 11 minutes en moyenne pour la durée de la visite, selon un communiqué du secrétariat d'Etat à l'Outre-mer. A l’intérieur du site, les pages interactives n’ont pas beaucoup attiré les internautes puisque seuls 11,3 % se sont rendus sur la page « participer au débat », 3 % sur la page « témoignage » et seulement 1,8 % sur la page « participer à la consultation ». 1277 internautes se sont inscrits pour laisser 1095 contributions et 1724 commentaires. Les principaux visiteurs viennent de l’Ile de France (25,6 %) suivis par ceux de Guadeloupe (23,9%). La Martinique (12,3%), la Réunion (9,4 %) et la Guyane (3,3 %) sont loin derrière. En nombre, cela fait 5225 visiteurs d’Ile de France, 4073, de Guadeloupe, 2517 de Martinique, 1914 de la Réunion et 656 de Guyane. Quelques centaines d’internautes viennent des régions de métropole (Rone-Alpes, Aquitaine, Provence Alpes Côte-d’Azur, Pays de Loire et Haute-Normandie). Les thèmes les plus attractifs sont la baisse des prix, les projets structurants, l’insertion des jeunes et la gouvernance.

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 17:24
Journée de l’Outre-mer au 62e festival de Cannes
Avec Serge Siritsky, directeur de la publication de la revue professionnelle Ecran total, RFO organisait pour la deuxième année une journée consacrée au cinéma et à l’outre-mer, sur la Croisette, mardi dernier, au festival de Cannes. Une question au programme : peut-on faire du cinéma en outre-mer ?
« Le facteur crédit d’impôt en outre-mer est très attractif pour les producteurs », indiquait, mardi à Cannes, Franck Priot, responsable de Film France, tête de ligne du réseau des bureaux d’accueil des tournages en France et outre-mer. Les autres facteurs sont souvent simplement géographiques, de proximité. Si la Nouvelle-Calédonie ne souffre pas vraiment de concurrence, Tahiti qui reste un vocable fascinant, est 40 % plus chère que les Fidji par exemple. Pariant sur un avantage « porteur de mythologie », Film France et les autorités polynésiennes préparent un voyage de découverte à l’adresse des professionnels américains du cinéma. « Il s’agira de leur montrer nos atouts, nos décors et leur faire rencontrer des responsables pour créer de la relation humaine. » Mais les territoires du Pacifique sont des sites nettement moins concurrentiels que les Caraïbes. Et si la Guadeloupe dispose depuis une année d’un bureau d’accueil des tournages, la Guyane n’en a plus (Film France l’a radiée de son réseau, il y a quelques années) et la Martinique n’en est qu’à l’état de projet. Pourtant, l’outre-mer français est désormais favorisé par un crédit d’impôt au bénéfice des producteurs et la loi d’orientation pour l’outre-mer, depuis 2000, et maintenant la Lodeom permet des remises de charges sociales. Reste que tout cela est encore fragile. Le CNC outre-mer a vu son fonds réduire de 762 000 euros à 300 000 et les télévisions qui jouent un rôle indispensable dans les processus de productions sont encore timorées dès qu’il s’agit d’outre-mer. Ainsi Aliker, le 4e film de Guy Deslauriers, n’a pas bénéficié du soutien des filiales cinéma de France-Télévision tandis qu’Orpailleur, de Marc Barrat (dont la sortie est imminente) a été soutenu par France 3 Cinéma. Son responsable, Daniel Gobineau, s’en explique : « On a eu le scénario d’Aliker… Sur 350 scénarii, il se fait 22 films. Je dis non une fois par jour et oui deux fois par mois. Orpailleur est un film qui, comme la Première étoile, vise au-delà de la communauté. » Pourtant Daniel Héros, responsable de France 2 Cinéma, reconnaît que « la diversité passe par l’émergence de nouveaux réalisateurs, mais leurs structures économiques sont trop fragiles ».

Nouvelle-Calédonie
En Nouvelle-Calédonie, le bureau d’accueil des tournages de la Province sud dirigé par Aline Marteaud, fonctionne depuis 2005. « Le Caillou attire les pays voisins même s’il y a pas mal de productions françaises chaque année. En quatre ans, le nombre de tournages a été multiplié par 5 et la demande est exponentielle. » Mais le point faible reste l’éloignement et le coût même s’il est compensé par un fonds de soutien de 600 000 euros par an. Des négociations ont été ouvertes à ce sujet avec le Centre national du cinéma (CNC). Le territoire commence à disposer d’un parc de matériel conséquent, mais les problèmes de maintenance imposent un soutien de la Nouvelle-Zélande ou de l’Australie. S’il y a encore peu de techniciens, un noyau dur s’est toutefois constitué, facilitant le retour de sociétés de production. « Les productions viennent essentiellement de l’extérieur et ce sont elles qui contribuent à former les techniciens locaux », poursuit Aline Marteaud qui regrette que le statut d’intermittent du spectacle n’existe pas en Nouvelle-Calédonie.

La Réunion
Depuis 14 ans, la Réunion a signé un accord avec le CNC. Au début, c’était un simple dispositif d’aide à la diffusion et la distribution. Depuis 2000, il a évolué et permet de soutenir les productions. Selon, la déléguée générale de l’association pour le développement du cinéma (ADCAM), Françoise Kersebet, 1 million d’euros sont budgétisés chaque année. « Depuis le début, ce sont 40 millions d’euros qui ont permis de soutenir 280 projets terminés. » L’aide est soumise à une obligation, celle de dépenser localement 25 %  mais l’ADCAM souhaiterait pouvoir desserrer cet étau pour attirer plus de fictions lourdes, de téléfilms, de séries et d’animation. L’enjeu est aussi d’aider plus en amont les projets pour favoriser la production locale. Ainsi dès cette année, les auteurs peuvent bénéficier de coaching et l’aide au développement est plus importante. Sur 110 projets présentés aux sept commissions dédiées, 58 sont soutenus ! De même l’aide aux courts-métrages a été renforcée. Le bilan existe : William Cali a vu son premier court-métrage sélectionné au festival de Brest et à Groix ; Alexandre Boutier a vu son film La boutique chinoise retenu pour le festival de Durban et primé à Paris. Alain Dufaut est venu tourner Cap noir et le producteur local Rémi Tézier a connu un bon succès en métropole avec Catherine Destivel distribué par Pathé. Depuis 2001, l’ADCAM appartient au réseau Film France.

La Guadeloupe
La Région Guadeloupe est la dernière région à avoir signé un accord avec le CNC et son bureau d’accueil des tournages a été ouvert en 2008. Depuis 2005, elle dispose d’un fonds d’aide pour le financement de films, séries ou téléfilms. Tony Coco-Viloin a eu des entretiens avec 79 techniciens pour leur expliquer la commission régionale du film « dans sa dimension d’apprentissage collectif ». 50 projets ont été soutenus, entre l’écriture, le développement ou la production. La Guadeloupe est la seule région à proposer une aide au développement pour le court-métrage, d’après le Groupe de recherche et d’essais cinématographiques (GREC). Il y a 153 structures en lien avec l’audiovisuel ce qui fait dire à Tony Coco-Viloin que c’est un secteur qui pèse plus lourd que le secteur automobile ! Les aides octroyées doivent être dépensées localement à hauteur de 25 %. Les producteurs savent aussi qu’il existe des mesures incitatives pour les charges sociales, un soutien réel des compagnies aériennes ou du comité du tourisme qui offre des puces de portable ! Seul l’octoi de mer échappe aux dérogations demandées… L’an passé, deux longs-métrages ont été soutenus (Le bonheur d’Elsa et Retour au pays), une dizaine de courts-métrages. En 2009, ces aides touchent vingt productions dont trois ou quatre longs-métrages.

Guyane : Le coup de gueule d’Alain Maline
Il y a une dizaine d’année, Alain Maline et la société Transpalux recevaient les éloges du délégué de Film France, Franck Priot, pour leur projet de construction de studios de cinéma et la création de Tainos productions. Il n’y avait pourtant pas (et toujours pas) de commission régionale du film. « Ce n’est pas une priorité, tonne Alain Maline, il y a des problèmes politiques en Guyane ! » L’homme estime être arrivé « au milieu d’un conflit politique entre Léon Bertrand et Antoine Karam ». « J’ai perdu beaucoup d’agent ! C’est un échec personnel mais aussi pour les amis de la Guyane… » Il pense aux techniciens, décorateurs, machinistes avec lesquels il a formé « de vraies équipes » Pourtant il assure que le cinéma existe en Guyane. « Depuis 1987, une génération s’est formée et aujourd’hui, les studios sont en vente. La Région ne m’a pas aidé et seul le spatial, l’Europe et EDF ont financé ces studios. Si j’avais été Guyanais… Mais je viens de partout et je n’habite nulle part ! » Le producteur de La môme (Oscar 2008) voudrait venir en Guyane, selon M. Maline, mais l’octroi de mer entre les DFA est trop lourd. « C’est moins cher de faire venir un groupe électrogène de Paris que de Guadeloupe ! » Deux films se sont pourtant faits… Une gageure ! Alain Maline pense que la solution peut venir des téléfilms, comme ça s’était fait naguère avec deux épisodes de L’Instit, mais il soupçonne un blocage de France Télévision : « Il y a 250 téléfilms qui se tournent par an et aucun en outre-mer ! Il ne peut ainsi y avoir d’industrie cinématographique, ni de techniciens. » La solution passe pour lui par l’établissement de quotas. « On pourrait tourner des séries récurrentes, imposons-les ! »

L’expérience ultramarine de Tita productions
Le Marseillais Fred Premel a participé l’an passé à la première table ronde organisée à Cannes par RFO sur les tournages en outre-mer et il a osé l’aventure « One short, one movie » en Guadeloupe avant de lancer une deuxième collection de courts-métrages en Nouvelle-Calédonie qu’il produira en 2010. Il a emmené en Guadeloupe, en plein dans la crise LKP, deux réalisateurs de Marseille, deux de Nouméa, deux de la Réunion et deux de Guadeloupe. Sur place, il s’est associé avec les sociétés locales Kkyprod et Kontras et en un mois, ils ont tourné huit films. Auparavant, il avait eu de nombreux échanges avec Tony Coco-Viloin, en charge du bureau d’accueil des tournages. « Je n’y étais jamais allé », confie le producteur marseillais qui s’est enquis de connaître quel matériel, quels techniciens, quels comédiens il pourrait trouver en Guadeloupe.
« Quand il y a le désir, ça devient simple mais la Guadeloupe a fait son coming out trois semaines après notre arrivée et on a dû passer en les gouttes ! » Les films existent désormais et ils sont diffusés pendant cette semaine cannoise tous les soirs à 20 h 35 sur le réseau de RFO. Désormais, Fred Premel ne lâche plus Aline Marteaud du bureau d’accueil des tournages de la Province sud de Nouvelle-Calédonie qui a déjà participé au financement, avec les Régions Guadeloupe et Provence Alpes Côte-d’Azur de la première collection.

Le miracle de La première étoile
Marie-Castille Mention-Schaar est la coscénariste, avec le Martiniquais Lucien Jean-Baptiste, et la productrice de La Première étoile. Elle est venue témoigner de ce qu’elle appelle « le petit miracle » puisque le film sorti fin mars a déjà fait 1,7 millions d’entrées. Avec un coût de 3,8 millions d’euros, ça en fait un des films les plus rentables de l’année. « Histoire oblige, on ne pouvait tourner en outre-mer, relate la productrice, mais on nous sollicite beaucoup pour écrire la suite ! La fin du film est ouverte puisque les Morgeot (Bernadette Lafont et Jean Jonasz) se disent prêts à échanger leur chalet contre la maison de famille en Martinique… Peut-être la suite sera-t-elle tournée là-bas. » La Première étoile a bénéficié du soutien de la commission outre-mer du CNC, « significativement », selon Mme Mention-Schaaar qui parle d’une commission « très sollicitée mais qui se réunit peu ». L’ACCE aussi a financé le projet. « C’est un processus compliqué et lent. On a mis plus d’un an à savoir si on serait aidé par la diversité… Naïvement, j’avais sollicité les collectivités locales car je pensais qu’un premier film d’un comédien Martiniquais allait avoir son importance. Aucune ne m’ont suivi, voire répondu tout court. » Faire un premier film est difficile et malgré un bon casting et la notoriété de Firmine Richard, les interlocuteurs craignent au moement de la sortie du film sa faible exposition même s’ils croient au scénario. Ce film ouvre des portes et remet en cause une démarche : quand il y a une histoire que les gens ont envie de voir, ça marche ! France 2 Cinéma a dit oui avec Canal + et deux SOFICA, mais nous n’avons pas eu l’avance sur recette car c’est un film trop commercial. » Marie-Castille Mention-Schaar a beaucoup plaidé l’ouverture sur des acteurs noirs, mais elle considère que ce n’est pas un film communautaire. « Il n’y a pas eu l’effet Ch’tis qui se sont emparés du sujet, les Antillais ont été les derniers à venir ! »

Une Polynésienne et un Guyanais lauréats du 7e Hohoa, concours de scénario d’outre-merDe gauche à droite, en haut : Yves Garnier (DG de RFO), Jacques Martial (président du jury Hohoa), Olivier Sagne (1er prix 2009), Osange Silou (Co-organisatrice), Solange Maréva Sidolle(2e prix 2009), Olivier Beaudot Montézume (prix 2003), Gary Pierre-Victor (prix 2007), Marie-Noëlle euzèbe (jurée). En bas : Luc Laventure (directeur des Antennes télé e RFO), Imanou Petit (prix 2006) et Marie-Josée Allie (co-organisatrice).
Accroitre la visibilité de l’outre-mer à Cannes et au cinéma… Depuis six ans, c’est l’objectif du prix Hohoa, créé en 2003 par Osange Silou d’Invariance noire et Marie-Josée Allie, de RFO. Pour cette septième édition, le jury présidé par le comédien Jacques Martial, a récompensé une Polynésienne et un Guyanais. Mardi soir, sur la scène du Miramar où a lieu la Semaine internationale de la critique qui accueille les Hohoa depuis le début, la comédienne Marie-Noëlle Euzèbe et Luc Laventure, de RFO, ont d’abord récompensé du 2e prix Solange Maréva Sidolle pour son scénario intitulé « D’un monde à l’autre ». « C’est un cadeau fait à la Polynésie », a indiqué la jeune femme. Son scénario veut « exprimer à travers le cinéma ce que la perte d’identité peut avoir de fracassant dans une vie »… Jacques Martial a ensuite remis le trophée au premier prix, le Guyanais, Olivier Sagne. Celui-ci s’est penché, à travers le scénario « Sweet Micky », sur « l’identité ou la diversité culturelle vue de la Guyane ». Olivier Sagne a dédié ce prix à la Guyane qui lui a offert ses premières expériences  professionnelles à l’âge de 17 ans, et à Haïti, sa « muse ». Il sait que l’expérience demandera du temps, mais qu’elle sera « excitante » par son caractère créatif : « On pénètre dans un cinéma naissant, peu connu, peu valorisé et qui doit prendre ses marques dans le cinéma français. » La soirée s’est poursuivie avec la projection de trois films issus des scénarios primés en 2003, 2006 et 2007 : Au nom du père (28’ avec Joby Bernabé, Max Cadenet, Jeanne Allaguy…), du Martiniquais Olivier Beaudot-Montezume, Guyane (12’50 avec Xavier Lau…) du Martniquais Imanou Petit, et Négropolitain (17’22 avec Alex Descas et Julien Béramis) du Guadeloupéen Gary Pierre-Victor.

Trois questions à Osange Silou, co-organisatrice du prix Hohoa
« 14 films à la fin de l’année »
En sept ans, qu’est-ce qui a changé ?

On a de plus en plus de jeunes qui ont fait des écoles de cinéma, des techniciens, des scénaristes aboutis et les films se montent de plus en plus facilement. Cette année, des lauréats d’il y a deux ans viennent montrer leur film.
Combien de films au catalogue ?
On aura à la fin de l’année quatorze films. On a créé ce concours pour identifier une nouvelle génération de scénaristes et on a été au-delà, car un concours de scénarios s’arrête à la remise des prix. Nous on a voulu les accompagner pour qu’il puisse faire leur film, les aider à trouver des producteurs, appuyer les demandes pour qu’ils obtiennent les aides…
Il y avait déjà un cinéma antillais, mais vous avez contribué à faire émerger un cinéma ultramarin…
S on veut vraiment avoir un cinéma ultramarin qui mérite ce label, il faut que toutes les composantes de la population ultramarine s’expriment.

Interview Solange Maréva Sidolle, 2e prix Hohoa 2009
« Participer à l’émergence d’un cinéma polynésien »
Comment êtes-vous entrée dans cette aventure des Hohoa ?

C’est une belle histoire ! J’écris depuis longtemps, des nouvelles, des romans, des poèmes… Là, un ami scénariste qui s’appelle Airbone, me suggère de m’essayer à ce genre. Et en même temps, j’apprends l’existence de ce concours. Je me suis mis à travailler sur l’histoire de Tané. Une déchirure, l’histoire d’un bouleversement. Un cultivateur est expulsé de sa terre, sa source alimentaire mais aussi identitaire. Il ne s’est jamais préoccupé de ses titres de propriété, du droit écrit, du droit français et il ne comprend pas ce qui lui arrive. Contrairement à sa famille, il n’arrive pas à s’adapter à la nouvelle réalité d’un monde qu’il n’a jamais adopté. Il passe par toutes les phases de la déchirure : la colère, rentrée, le silence, sa manière de dire sa douleur… Il rencontre dans cette errance un personnage symbole de son identité mahori, symbole de la terre qui lui a été arrachée… C’est un personnage énigmatique qu’il est le seul à voir. De mal en pis, ça aboutit à un dénouement dont je ne veux pas parler !
Avez-vous envie de le réaliser vous-même ?
J’ai complètement envie ! Ce qu’il y a d’intéressant dans l’écriture d’un scénario, c’est que c’est toujours visuel. Ca rejoint l’esprit d’Hohoa qui veut dire image en tahitien. J’aimerai beaucoup que ce soit un film et je vais tout faire pour que c’en devienne un ! J’espère que c’est le début d’une belle histoire.
Vous deviendriez une des premières cinéastes polynésiennes ?
Ce n’est pas tout de devenir la première… Ce qui compte, c’est de participer à l’émergence d’un cinéma polynésien avec tout ce dont c’est porteur, c’est-à-dire véhiculer des idées, des sensations, des émotions et dire par là qu’en Polynésie, on a une certaine richesse qui peut se traduire par un projet cinématographique.
Quand revient-on à Cannes pour le voir ?
C’est une bonne question ! (rires)

Interview Olivier Sagne, lauréat 2009
« Le cinéma, ce n’est pas que le côté pipol, Croisette et compagnie »
C’est votre premier festival de Cannes ?

Non, j’ai eu la chance de pouvoir venir en 2002 pour participer à un concours. J’étais déjà le lauréat guyanais du concours 40 à Cannes. Sept ans plus tard, Hohoa, c’était inattendu même si j’avais beaucoup d’espoir.
Comment a commencé cette aventure Hohoa ?
J’ai rencontré des lauréats Hohoa au festival Cinamazonia et j’ai pu voir ce que ce concours pouvait apporter en termes de perspectives pour faire émerger un cinéma naissant, de nouveaux talents.
Que raconte votre scénario, Sweet Micky ?
Je raconte l’histoire d’une collégienne d’origine haïtienne, issu d’un quartier populaire de Cayenne, très dégourdie, énergique et bourrée de talent. Par un concours de circonstances, après une petite bagarre avec une autre collégienne, elle est collée en salle de permanence. Au cours de cette permanence, elle rencontre un professeur qui va détecter chez elle un don pour les échecs. Donc, on va l ‘inscrire pour un concours régional où elle va défendre dignement les couleurs de la Guyane. Ce court-métrage est la petite épopée de ce personnage haut en couleur, Billie Francilus  alias Sweet Micky.
Hohoa accompagne ses lauréats pour la réalisation, comment appréhendez-vous la chose ?
Je ne me suis pas encore projeté… Pour moi, l’objectif était de ficeler un scénario qui tienne la route, qui fasse rêver, qui est une dimension à la fois locale, que le Guyanais puisse s’y retrouver, et à la fois universelle parce que quand on fait du cinéma, on s’adresse à tout le monde. Mais oui, je souhaite bien sûr le réaliser et me mettre au travail dès 2010, ce serait génial. Mais pour l’instant on n’est pas encore là.
Qu’y a-t-il à faire en attendant ?
Il faut trouver un producteur en qui on puisse reposer toute sa confiance, des moyens, ça prend du temps, puis entrer en phase de développement, de préparation…
Vous savez déjà tout ce qu’il y a à faire…
Oui… J’ai déjà eu la chance d’exercer en tant qu’assistant réalisateur sur plusieurs types de projet, notamment, sur le film de Marc Barrat, Orpailleur, où j’ai été stagiaire mise en scène. Pendant huit semaines entières, j’ai pu toucher de très près tous les aspects du métiers.
Le long-métrage, vous y pensez ?
Ce serait vraiment brûler les étapes ! Ce serait vraiment un rêve et pourquoi pas se donner rendez-vous à Cannes dans… Sept ans si j’ai assez de chances. Le cinéma dépend beaucoup des rencontres… Mais pour l’instant, je suis très chanceux, très heureux d’être là, mais je garde les pieds sur terre. Sinon, on se détourne de l’objectif premier qui est de raconter des histoires. Le cinéma, ce n’est pas que le côté pipol, croisette et compagnie, c’est vraiment un métier de terrain.

Interview Olivier Beaudot-Montezume, réalisateur de Au nom du père, prix Hohoa 2003
« J’essaie d’apprendre le cinéma »
Prix Hohoa en 2003, vous projetez votre film cette année à Cannes. Parlez-nous de votre idée…

C’est une allégorie qui part de l’idée un peu surréaliste d’un homme qui, au moment de sa mort, décide de ne pas mourir avant son pire ennemi. C’est la troisième partie d’un triptyque composé de trois courts-métrages qui parle d’un sujet important chez nous, la filiation naturelle. Parce que son fameux pire ennemi est son père. C’est un des drames de la société martiniquaise, une des conséquences de notre histoire… Dans le parcours de cet homme,  dans sa folie, une sorte de quête sans retenue, de grande drive carnavalesque par moment, on va voir des aspects de notre société : le carnaval avec un grand vidé qui peut ressembler à un défilé mortuaire, le domino, un espace de parole, et le conte. Le héros devient aussi le propre conteur de son histoire. Ce sont mes intentions… Le reste ne m’appartient plus. Mais j’ai voulu effleurer certains aspects qui me dérangent chez moi mais que j’aime aussi… C’est un tableau.
Ce film qui vient aboutir ce scénario représente quoi pour vous ? Un début de carrière ?
Pour parler de cinéma, je ne sais pas si je pourrais vivre sans, mais je pense que j’essaye d’apprendre le cinéma. Ca a l’air simple, mais c’est quelque chose qu’il faut maîtriser parce que très vite, on peut basculer dans quelque chose qui peut être un échec. Au point de vue du rythme, de la narration… Ce prix fait partie de mon parcours. Je ne suis pas peintre, j’aime la musique mais le cinéma semble me correspondre le plus. J’avance très tranquillement et très sereinement. Peut-être que je serai un cinéaste un jour, peut-être pas, je n’en mourrais pas.
Vous pensez tout de même au long-métrage ?
J’en écris trois ! Ce prix Hohoa est devenu un prix important. J’avais beaucoup de mal à trouver une production et à faire comme les autres, tourner en 35 mm. Il y a même un jeu politique fort derrière. J’en ai voulu beaucoup à mes élus de ne pas jouer le jeu du cinéma qui pour moi participe à la construction de l’identité de tous les pays, de toutes les civilisations. Et je me suis accroché à cette idée de me dire que je ne serai pas le seul Hohoa à ne pas tourner en 35 mm ! Donc on a monté une production et on a fait ce film avec 70 000 euros pour 26 minutes. Chapeau pour toute l’équipe ! C’est une étape importante de ma vie, mais ça n’est qu’une étape.
En tout cas vous êtes à Cannes…
Et je vais revenir… Avec un long ! (rires)

Interview Imanou Petit, réalisateur de Guyane, prix Hoha 2006
« Je suis content d’avoir ce regard d’Antillais »
Comment êtes-vous entré dans l’aventure du cinéma ?

J’ai commencé le cinéma en tant que chargé de production. On a fait un tournage en Martinique… Ca m’a tellement donné envie d’écrire que l’année d’après j’ai présenté un scénario. Je n’étais jamais allé en Guyane et j’ai écrit cette histoire sur un petit garçon qui va chercher des médicaments pour sa grand-mère à Cayenne et qui rentre tard la nuit parce qu’il a traîné…
N’est-ce pas un conte ?
C’est un peu un conte, le passage de l’enfance à l’âge adulte et la découverte d’un espace incroyable, la Guyane… Et puis, j’ai dû me confronter à la réalité après avoir écrit le scénario. C’est un espace encore plus incroyable que je ne l’avais imaginé.
Votre film illustre bien cette maxime sur la Guyane : les pieds dans la marigot et la tête dans les étoiles…
C’est exactement cela. Aller tourner dans la communauté Hmong, ça avait aussi tout son sens pour moi, c’est une part de la Guyane qui, en même temps, donne une image poétique de ce pays.
Comment avez-vous monté la production ? Est-ce facile de faire du cinéma en outre-mer ?
Deux ans de genèse par ce que c’est un premier film… Il faut trouver les financements et puis, mieux vaut aller patiemment pour que le résultat soit le plus soigné possible. Je n’ étais pas pressé et, au final, je vois le résultat et je suis assez content d’avoir été si patient.
Avez-vous envie de continuer ? Des projets ?
Je crois que j’ai pris le virus de l’écriture, j’ai définitivement l’envie de réaliser. Donc avec la production, on va enchaîner sur de nouveaux projets. Toujours du court. Je vais encore faire quelques courts-métrages avant d’éventuellement penser à faire du long !
Ce sera où ?
J’ai un faible pour la Guyane, mais je ne m’interdis pas d’aller tourner dans d’autres DOM ou ailleurs. Le monde est un espace assez vaste pour placer de petites idées de ci delà. Je ne retournerai pas tout de suite en Guyane, mais c’est un espace qui nourrit pas mal mon imagination. Le prochain projet sera sans doute une partie de foot entre copains.
En Martinique ?
Je pensais plus à la communauté Rom d’Europe. J’essaie d’utiliser cette vision d’Antillais sur le monde, c’est comme un prisme que j’ai sur le monde. Je suis content d’avoir ce regard d’Antillais.

Interview Gary Pierre-Victor, réalisateur de Négropolitain, prix hohoa 2007
« Ca n’a pas été évident pour Alex Descas de dire Négro dans le film »
Poser une ambiance, installer les personnages dedans et convaincre les spectateurs, c’est ça un bon film. Avez-vous conscience d’y être parvenu avec ce court-métrage ?
J’en ai conscience par ce que c’est ce que je voulais vraiment. 18 minutes, on n’a pas de temps à perdre pour raconter l’histoire et on doit installer les choses de façon forte. C’est ce qu’on a fait avec Alex Descas et Julien Beramis, même dès les répétitions. On a bossé à mort pour que les gens ne s’ennuient pas et avoir ce côté un peu rèche et sec. Ce film a fait pas mal de festival, à Montréal, à Beaune où il y avait Tavernier, Chabrol, il a été acheté par France 2… et les retours qu’on a, c’est que les gens sont très contents par rapport à ça. Ils ont envie de voir la suite.
La suite ?
J’ai fini d’écrire un long-métrage, Daron. Ca se passe en Guadeloupe et j’espère le faire avec Alex. Un film noir qui se passe en Guadeloupe ! Pour Négropolitain, j’ai envie de faire une extension du film dans le milieu des CRS, mais tout de suite après le long. On va prendre ces personnages et les mettre dans un autre contexte. Les CRS sont un milieu qu’on ne connaît pas vraiment… Moi, j’ai envie de coller au film noir, au film policier dans la France des années 2000, avec les changements qui se passent en France en ce moment. Ca peut être une belle histoire et un vrai contexte. Mais là, ce qui m’intéresse, c’est de raconter une histoire en Guadeloupe.
Pour revenir à Négropolitain, c’est vous aussi, un regard sur vous-même, vos parents ?
Forcément ! Je vous rassure, mon père n’est pas aussi énervé qu’Alex ! (rires) Un peu moins aigri. Pour cette génération, c’est important de le faire. Je ne me suis jamais disputé avec mon père comme on peut le voir entre Julien et Alex, mais ce sont des sujets qui reviennent souvent, dont les gens ont envie de parler. Mais pour autant, ce qui est intéressant, c’est qu’il y a deux réactions. La première, ce sont les gens qui ne connaissent pas vraiment le problème mais qui sont touchés parce que c’est une histoire de générations et de famille. L’autre, c’est celle de la deuxième génération, ma génération, qui est extrêmement touchée. C’est une histoire qui n’a pas été vraiment racontée, sans dire que ça n’a jamais été fait. On a tendance à avoir une image beaucoup plus folklorique du cinéma antillais et je pense qu’il faut être frontal et oser dire les choses. Ca n’a pas été évident pour Alex Descas de dire Négro dans le film. Je n’ai pas hésité pour ça et pendant les répétitions, je lui disais que c’était nécessaire pour la noirceur du personnage. Il faut aller jusqu’au bout et montrer que cet homme souffre. Alex l’a compris et la séquence a pris beaucoup de temps ! J’ai tout blindé au niveau des répétitions. Le jeu d’acteur est super important. Je viens du documentaire et je suis à l’aise avec l’image, la lumière… Les acteurs, c’était la découverte et le plaisir du cinéma. Alex m’a donné tout dans ce film.
A la fin du film, le drame qui survient vient comme une façon de parler d’une génération gâchée…
Je ne suis pas Spike Lee, je veux montrer une image de la France un peu diversifiée et je veux montrer que parmi les gens qui souffrent en France, il n’y a pas que des Noirs. Le brigadier Meunier (Gilles Treton) est le personnage typique…En banlieue parisienne, il y a des gens q’une quarantaine d’années qui ont tout perdu… C’était très important pour moi de faire une fenêtre, d’ouvrir sur ces seconds rôles. On n’a pas fait un film belliqueux, mais un film sur les gens qui souffrent, sur la France des années 2000. Là, c’est fait. Mais là, mon envie c’est de tourner en Guadeloupe. J’y ai fait un documentaire l’an passé, Cases créoles, et là je veux tourner là-bas. Avec ce qui s’est passé, il y a trop de choses à dire et j’ai envie de montrer l’envers du décor.

Studio M à CannesGérard Lemoal à la caméra devant le palais du festival et Marie-Josée Alie et Jacques Martial, président du jury Hohoa (Photos : RDG)
Marie-Josée Allie présente ce week-end sur les antennes de RFO une édition spéciale Cannes. Au sommaire de cette édition, on retrouveraOsange Silou et Jacques Martial pour parler des prix Hohoa mais aussi Juliette Binoche, Abderramane Sissako et Jacky Ido, acteur dans le dernier Tarentino.

Vus à Cannes
Sotigui KouyatéA côté de Sandra Bisson, l'ancienne miss Guadeloupe et ambassadrice d'Activilong, Sotigui Kouyaté (Photo Activilong), acteur de théâtre et de cinéma malien et burkinabè, né en 1936 à Bamako. Il a commence par être griot dans le pays mandingue avant de devenir joueur international de football (joueur professionnel jusqu'en 1966 et capitaine de l'équipe du Burkina Faso), enseignant puis acteur. En 1966, il accepte de jouer une pièce de théâtre à la demande de son ami Boubacar Dicko. Il est connu pour sa collaboration avec Peter Brook dans l'adaptation du Mahabharata en 1989. Ses rôles dans les films La Genèse de Cheick Oumar Sissoko et Little Senegal de Rachid Bouchareb le font connaître au grand public. En 1997, il s’associe à Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Alioune Ifra Ndiaye et Habib Dembélé pour fonder une structure de promotion et de création littéraire et artistique, le Mandeka Théâtre. En 1998, il met en scène avec lcette compagnie une adaptation d’Antigone. Il est le père du réalisateur Dani Kouyaté et du conteur Hassane Kassi Kouyaté. En 2009, il est sacré meilleur acteur pour son rôle dans le film London River, au Festival de Berlin.
Euzhan PalcyPhoto Activilong
Auriana Annonay
Ancienne miss météo sur Télé Guadeloupe, Auriana Annonay interprête le rôle de Christine Désirée dans Le Retour d'Elsa de Mariette Monpierre.
Du gros !
Les éternels pipols, PPDA et Jack Lang... (Photo Activilong)
Jean-Marie Gigon
Il prépare avec Sanosi prod une collection de dix films sur des artistes contemporains du Pacifique (Australie, Nouvelle-Zélande, Papouasie, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Fidji, Vanuatu...). C'est sa rencontre en 2007 avec Henri Gama qui créait alors le fonds Jean-Marie Tjibaou qui l'a convaincu de la nécessité de ce travail. Parmi les artistes sélectionnés, les Kanaks Jean-Michel Boéné et Teddy Diaiké, et le Plynésien André Detloff. Après il s'attaquera à l'Amérique du Sud et à l'Afrique, là où l'art s'émancipe des traditions.
Alix VernezeAlix Verneze, originaire de Guadeloupe, présentait au Sort film corner Les retrouvailles, pilote de son futur long-métrage qui s'intitulera Sentiment inconnu. Installé à Paris XXe, il est entré dans le cinéma par le clip chez le rapmeurs de 113 et a été élu Afro-talent de l'année en Grande-Bretagne chez Vox Africa, une webtélé.
Les filles de la com' de RFOLaurence Zaksas, Chantal Néret, Sally Cissé et Christelle Lefrançois ou les filles qui organisent et communiquent. Les drôles de dames de RFO, désormais orphelines de Charly, parti (retourné) sur France 5.

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 14:42
Tous créoles ! prolonge à Paris l’action de Roger de Jaham en MartiniqueLe 19 mai dernier, à la mairie du 1er arrondissement, Roger de Jaham, fondateur, en Martinique, de l’association Tous créoles !, est venu donner l’impulsion de l’antenne parisienne de cette association née en 2001 du manifeste « Nous nous souvenons », publié par la communauté béké en 1998. Il s’agissait alors d’œuvrer à « l’édification de communautés domiennes apaisées ». « Nous avons tous un ancêtre qui nous a vendu et un ancêtre qui nous a acheté ! » Rappelant qu’une population est plus solidaire et plus forte lorsqu’elle est unie dans un passé et un destin commun, Roger de Jaham a cité Patrick Chamoiseau : « Le maître et l’esclave se sont côtoyés dans l’habitation et se sont ainsi créolisés », puis il a présenté la présidente de Tous créoles ! Paris, Nathalie Fanfant. « Les événements qui se sont déroulés en outre mer ces derniers mois ont, pour une grande part, un fondement identitaire.  L’histoire de la Caraïbe, d’autant plus douloureuse que partiellement digérée, a notamment laissé comme stigmates des incompréhensions entre les diverses composantes (amérindiennes, africaines, européennes, indiennes, sino-vietnamiennes, libanaises, syriennes…) de ces populations. Tous créoles !, décidée à accepter l’héritage légué par le passé, se donne pour ambition de contribuer à l’édification d’une créolité acceptée, apaisée et affranchie de tout sectarisme. » A travers des rencontres, des débats, des événements culturels (dont le calendrier est en cours d’élaboration). Dominique Louveau de la Guigneraye est vice-président avec Grégory Kromwel. Le premier est un béké, le second aussi Martiniquais avec des origines irlandaises et chinoises. Jim Michel-Gabriel, le porte-parole, est Guadeloupéen avec des origines béké, noire et libanaise. Secrétaires de l’association, chargés des relations presse, Béatris Compère et Toualy Montredon, Martiniquais tous deux. La première revendique un arrière-grand-père béké, un arrière-grand-père noir et une arrière-grand-mère amérindienne. « Nous serons rejoints par des Haïtiens, des Mauriciens… Je n’ai pas envie de laisser à mes enfants un monde de populations incapables de vivre ensemble », a déclaré Mme Compère. Le Trésorier est un Réunionnais, Laurent Montjole, et le président du comité de parrainage (où l’on retrouve Marie-Josée Perec et Jacob Desvarieux) n’est autre que le chanteur Philippe Lavil. Parmi les premiers adhérents, on compte Dédé Saint-Prix, Jude Sahaï (de RCI Guadeloupe, d’origine indienne), David Auerbach Chiffrin (de Tjenbé red), Manuella Marie de Guadeloupe (descendante d’un petit blanc, un 36 mois), le comédien Jean-Michel Martial, le syndicaliste Claude Beuzelin (qui se revendique « béké lambda ») et encore Thierry Fanfant.

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 13:42
Hommage à Césaire au lycée Louis-Le-Grand
Près de 200 personnes ont assisté, lundi 18 mai,  à la cérémonie de dévoilement de la plaque à la mémoire d'Aimé Césaire au lycée Louis le Grand. Parmi elles, Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la ville, Joël Vallat, proviseur du lycée, Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, Patrick Karam, délégué à l'Egalité des chances des Français d'outre-mer (à l'origine avec Daniel Dalin du Collectifdom de cett hommage) et des membres de la famille d'Aimé Césaire venus anonymenent. L'assemblée était composé d'intellectuels, responsables associatifs, élèves du lycée Louis le Grand...
Trois élèves d'hypokhâgne ont lu un poème d'Aimé Césaire juste avant le dévoilement de la plaque d'Aimé Césaire dans la classe où il fit ses études. Cette plaque a été placée aux côtés de celle de l'écrivain et homme politique sénagalais Lépold Sédar Senghor, dans les lieux où ils se sont rencontrés pour la première fois dans les années 1930.

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 14:55
Paul Vergès adoube Madeleine de Grandmaison
La députée européenne sortante, Madeleine de Grandmaison a été investie tête de la sous-section atlantique pour la liste Alliance des Outremers qui se présente aux élections européennes des 6 et 7 juin prochains. Depuis 18 mois, Mme de Grandmaison avait repris le siège de député qui avait échu à Paul Vergès en 2004. Elie Hoareau sera en tête de liste : « Paul Vergès nous a passé le flambeau. » Avec Georges Brédent (Guadeloupe, RNDG), Sergine Kokasson (PSG), Hirohiti Taafere, vice président de l’assemblée de Polynésie et ex secrétaire général du syndicat Debout et en avant, Caroline Machoro du FLNKS (la sœur d’Eloi), ils se sont réunis entre partis locaux, de la gauche autonomiste tendance article 74 et au fait des problèmes de l’outre-mer. « Il s’agit de vivre et de mettre en place la fin du mode de développement occidental », a plaidé Paul Vergès. Il considère que « ce rendez-vous européenne est grave car il y a une alarme qui sonne partout ; le système actuel ne peut plus fonctionner ». Cette fois, Madeleine de Grandmaison espère qu’ils décrocheront deux sièges à Strasbourg !

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 17:07
Anniversaire géant pour Kassav
Kassav a gagné son défi au stade de France, dimanche dernier, pour ses trente ans de carrière.L'entrée en piste du char de Kassav avec Akiyo (photos : RDG)
La nuit créole a marché du feu de Dieu ! 65 000 spectateurs ont rempli peu à peu le stade France entre 17 et 20 heures. L’Angolais Costuleta est venu faire un premier tour de chauffe avec du kuduro. Electro zouk, mélange de house et de samba ! Deux danseuses pour accompagner le chanteur unijambiste, étonnant d’acobatie, qui scande : « I’m zouker. » Puis, c’est Admiral T annoncé par quatre danseurs vêtus de tee-shirts et casquettes marqués Wok, la marque d’Admiral. Entrée fracassanter sur scène, puis une sonnerie, longue… Le chanteur décroche son portable : « An pé pa palé là, mwen sé adan stade de France… » La foule hurle, c’est reparti pour une heure d’échauffement. Diams vient taper le duo avec lui puis s’en va. C’est lancé pour une petite heure de dance hall ! A l’extérieur les derniers spectateurs arrivent. Olivier Biancarelli et son épouse viennent retrouver Yves et Catherine Jégo. Jack Lang apparaît à son tour. Ils se retrouveront tous dès le début du concert dans la tribune présidentielle, où malheureusement nous n’avons pas les bonnes accréditations (tant pis pour les photos) ! Il y a Chantal Berthelot et Christiane Taubira de Guyane, Ary Chalus, le maire de Baie-Mahault et Marc Vizy, directeur général de la Région Guadeloupe. Babette de Rozière est entre le conseiller spécial du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer et Jean-Claude Cadenet, délégué général à l’outre-mer de la mairie de Paris. Philippe Lavil est avec Nathalie Fanfant et. Non loin d’eux, Harry Roselmack, Thierry Desroses et Jacques Martial. Le rappeur Kerry James et Benji des Neg maron sont aussi des happy fews. Jean-Michel Martial est par là aussi. Il a présenté auparavant, tout à côté, au salon des Trophées, avec Nathalie Coualy, l’ouvrage de Marcel Dorigny et et Max-Jean Zins, L’histoire de la traite négrière. Il n’y a pas que les marchands de Bokits et les animations qui ramènent aux Antilles !
Ayen pa mol pour commencer
A l’extérieur, Le commissaire chargé du record du monde des danseurs de zouk s’époumone au micro pour annoncer que le record de 1600 couples de zoukeurs établi en Pologne est battu avec 2500 couples ! 20 h 10, le stade s’enflamme. Côté Jardin, le char transportant les artistes de Kassav pénètre la pelouse du stade de France Jean-Claude Naimro, Jocelyne Béroard, Jean-Philippe Marthély, Georges Décimus et Jacob Desvarieux, même Pierre-Edouard qui préfère l’ombre, a pris place à bord. Précédé des danseurs et musiciens d’Akiyo, le char fait un grand tour de la piste et c’est l’entrée en scène, le délire… En tribune, Catherine Jégo se laisse entraînée par la cadence tandis Christiane Taubira, immobile, le regard figé sur la scène, est fascinée.
Ayen pa mol fait vibrer la foule. Saisie de vagues de mouvements de bras, elle offre un spectacle de toute beauté, celui d’un ensemble uni par la musique. Kassav joue Sé dam bonjou, Wondef… Puis c’est Oulé. Daly surgit et remporte un beau succès. Les guests vont parsemer le show. Ralph Tamar et Fanny J s’élancent dans un collé-sérré frénétique qui fait pâlir d’envie Philippe Lavil… Puis ce sera au tour de Tony Chasseur, Fally Ipoupa, Jean-Luc Guanel, Jocelyne Labylle, Catherine Laupa, Princess Lover et Tanya Saint-Val de chanter avec Kassav. Mais impossible d’en montrer davantage… A 21 h 15, les photographes sont priés de ranger leur matériel… Après le spectacle, Kassav avait donné rendez-vous à ses amis pour un after dans un club des Champs-Elysées. A 4 heures, dimanche, le World place était encore bondé !

En images
Fanny J et Ralph Tamar en duo sur le proscenium.Admiral T... admiratifJocelyne Béroard et Daly chantent Oulé.Costuleta, le roi du Kuduro angolais !DalyDanseuse de KuduroKassav... La fouleJocelyne et JacobAdmiral T and the Wok boy'sJocelyne Beroard, Jean-Philippe Marthély et Georges Décimus.Jean-Claude Naimro.65 000 personnes dont 27 000 sur la pelouse...Jean-Philippe Marthély.Jocelyne Béroard et Jacob Desvarieux.Jean-Philippe Marthély sur le proscenium.Chayé Yo à la gare RER  du Stade de France-Saint-DenisAdmiral T
Jocelyne Beroard, impériale au milieu de la foule...A star is born... Behind.Jack Lang, fidèle à tous les grands concerts de Kassav.Jacob.Jocelyne.


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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 19:20
ITW Pierre-Edouard Décimus
« J’ai pensé à Goldorak »
Vous avez eu l’idée du nom du groupe, Kassav. Comment cela est venu ?

Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est une quête, une affirmation identitaire. Je jouais dans un groupe qui s’appelait les Vikings… Je sais pas si vous voyez le rapport : Viking et… Quand on prend conscience, il faut se recaler. J’ai voulu trouver un autre nom. J’ai pensé à Goldorak. J’avais lu que le nom avait trouvé par un ordinateur. Je croyais que c’était Américain, et en fait c’étaient les Japonais qui avaient entré dans un ordinateur tous les ingrédients qui font un nom à succès. Il fallait des V, des S… Et l ‘ordinateur a donné Goldorak. Ils ont fait confiance à ce nom et ça m’a passionné ! Je me suis en tête de la même démarche pour contrebalancer ce Viking qui me pesait… Mais après on se disait qu’il fallait avoir vécu une histoire pathétique à côté. Et je me suis souvenu, quand j’étais petit, de ma voisine qui faisait, des kassaves, la farine de manioc… J’allais jouer avec l’eau et elle s’affolait, me disait de ne pas jouer avec l’eau, que c’est dangereux, ça tue ! L’enfant que j’étais ne pouvait pas comprendre comment on peut manger le manioc et que leur eau peut tuer. C’est resté très longtemps très mystérieux. Ca me tracassait l’esprit. Bien après, vers 17 ans, j’ai appris que c’était de l’arsenic et que ça s’en allait à la cuisson. Avec Freddy Marshall, on a mis plein de mots. Freddy voulait faire quelque chose avec moi. Il aimait ma musique, ma façon de composer. J’étais le bassiste d’Ophélia et lui, il distribuait ses disques. Il me disait souvent : « Si tu fais quelque chose, je suis là. » Je vais pas tout dire, parce que tout ce que je dis là, c’est dans mon livre ! Je revenais de Guadeloupe, puisque j’avais fait avec Jacob et les Vikings un album pour changer le nom. Viking était devenu Kazo, pour Camille Soprane. On avait pas assez d’argent pour le terminer. Il y avait Véoka, Vélo,un certain nombre de morceaux qu’on ne pouvait mettre sur le disque Kazo, faute d’argent. Freddy Marshall m’a alors dit : « Est-ce que ça te dirait que je distribue un album que tu coproduis… » Et on a sorti Kassav. C’est fortuit...
Mais ça dure !
Ca dure parce que l’ordinateur avait raison, les Japonais avaient raison !
Pourquoi restez-vous dans l’ombre, vous le cerveau de Kassav ?
Depuis toujours, je ne me vois pas artiste. Je compose. Mais pour moi, il y une différence entre composer et être artiste sur scène. Je ne me reconnais pas comme un artiste, mais pas celui de musique. J’ai mis deux ans à convaincre Camille et Guy Jacquet qu’il fallait changer de nom et autant pour leur dire qu’on devait tous se mettre derrière l’artiste qui était alors  Soprane.

Son des silences du café créole bluesPierre-Edouard Décimus prépare un livre à paraître en octobre chez Actes Sud. Le titre est évocateur : « Son des silences au café créole blues ». « C’est, confie l’auteur, le témoignage d’un fils de la classe ouvrière, populaire, rurale, créolophone afro-guadeloupéenne » sur l’histoire du quartier de l’Assainissement, à Pointe-à-Pitre. C’est là  qu’il est né, rue Anatole Léger en 1947. Puis, en 1950, ses parents ont déménagé, non loin... Témoin de l’assainissement et l’urbanisation de la ville dans les années 1960, de l’évolution de ce quartier, il essaie de « prendre à parti les paradoxes pour comprendre et résoudre des problèmes récurrents, démythifier les mots… Ce n’est pas un problème d’esclavage, mais un problème d’homme ». Il raconte aussi cette histoire de musique, le zouk.

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 19:15
ITW Jacob Desvarieux
« Je ne suis pas encore hystérique ! »
65 000 personnes pour vous au Stade de France. Quelles sont vos impressions ?

Je ne suis pas encore hystérique ! C’était un challenge au départ. Pas grand monde n’y croyait… Moi, j ‘avais émis l’idée en me disant pourquoi pas, on a fait toutes les salles de Paris et c’est la plus grande et la plus respectée parce que c’est elle qui prend le plus de monde. Finalement on a essayé et comme on a rempli, ben maintenant, on peut se la péter ! (rires)
Trente ans de Kassav. Avez-vous eu conscience d’apporter aux Antillais une musique qui leur appartienne ?
Oui parce que c’était l’époque où il y avait une recherche identitaire, les mouvements indépendantistes, où tout le monde cherchait à avoir une identité propre. Il se trouve que nous nous sommes arrivés à ce moment-là. Le dollar a monté. On a pris une part de marché et ça a été la fierté des Antillais. Ca s’est exporté, en Afrique, aux Etats-Unis, partout. Et c’est une fierté parce qu’il faut voir qu’on est des tout petit pays, 450 000 habitants ! On n’est même pas assez fier pour ça par rapport aux autres îles de la Caraïbe, Haïti ou Trinidad. Quand je vois comment ils traitent leurs champions ; ils en font des dieux !Que pensez-vous d’être comparés aux Rolling stones ?…
Quand j’ai commencé à écouter de la musique, les Rolling stones étaient des gens qu’on admirait. Savoir qu’on va jouer dans les mêmes endroits qu’eux, c’est sûr que ça fait une certaine fierté. Pour un musicien, c’est toujours mieux de pouvoir être reconnu de son vivant ! Nous on a en tête quand on commence tous les musiciens qui ont fait des plus grandes choses de la musique, qui sont morts dans ma misère et qui ont été reconnus bien après leur mort.
Qui a eu l’idée du groupe ?
Pierre-Edouard Décimus jouait avec les Vikings et il a eu une idée mégalo : « Tiens, je vais essayer de monter un groupe qui va faire de la musique antillaise qui s’adresse aux Antillais mais qui puisse aussi s’adresser au monde entier. »
Pensez-vous avoir contribué à un rapprochement entre l’Afrique et les Antilles ?
C’est ce qui nous a été dit. Nous allions jouer là-bas à une époque où il y avait certains antagonismes entre Africains et Antillais… Les Africains se sont reconnus dans notre musique, du coup ça a créé un certain rapprochement. De même qu’en France, ça fait reculer un peu le racisme. C’est comme quand une équipe de footballeurs gagne la coupe du monde et dont les trois quarts sont noirs, même si on est raciste, on est quand même obligé de changer de point de vue ! Maintenant en Afrique, on considère que les deux points d’Ancrage avec les Antilles sont Aimé Césaire et Kassav.
Avez-vous contribué à renforcer le courant identitaire antillais ?
On a été une des expressions. C’est vrai qu’on a travaillé là-dessus, sur la musique mais aussi sur les textes. Le fait de chanter en créole, on a toujours insisté là-dessus. De choisir même des mots que nous ne connaissions pas encore. On est allé voir des gens plus âgés pour leur demander le vocabulaire. Notre mouvement a aidé aussi à créer ce sentiment.
Comment avez-vous vécu la crise des Antilles ?
On y était. On a participé. Nous on est solidaire parce qu’il se passe des choses là-bas qui ne sont pas normales. Nous, on les vit. Il y a plein de gens qui ont découvert ça à la télé cet hiver, nous on a rien découvert. On sait ça depuis longtemps. Ca a débordé et on était là. On n’a pas mis une grande pancarte avec marqué Kassav pour dire qu’on participe, mais on était dans la rue, dans les manifestations. On a participé.
Ferez-vous un clin d’œil musical au LKP, ce soir ?
Non, parce que là, c’est de la politique. Parce  là aussi, on pourrait le faire pour le parti pour lequel on a voté, pour le maire… Ce n’est pas le but du jeu. Il y a quelque chose qui se passe. On est des citoyens, on participe. Se servir de notre notoriété pour faire passer des idées… On n’est jamais sûr que ses idées sont les bonnes !

L’album La Saga Kassav, selon Jacob
« On a réuni une cinquantaine de titres qui retracent les 30 ans de Kassav. On a fait un triple album qui est sorti le 11 mai (et vendu au prix d’un simple !). Il y a quatre titres, parmi quelques-uns des premiers, qui ont été complètement refaits, au goût du jour. »



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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 19:00
65 000 personnes pour Kassav au Stade de FranceIls seront 27 000, samedi 16 mai, sur la pelouse du stade France, et 65 000 en tout, dans l’arène, face à une centaine d’artistes. Après la nuit celte, la nuit techno, la nuit rap, la nuit opéra, voilà pour les 30 ans du groupe Kassav, la nuit créole du Stade France. A lui la billeterie, le marketing, l’organisation, la sécurité, la communication, à Loos production (le producteur et tourneur François Pinard) la partie artistique. Aldo aux lumières, Jagnot au son ! Admiral T en chaffeur de salle avant une entrée en char par Kassav, escorté par une quarantaine de danseurs et musiciens d’Akiyo. Andie Narell et un steel band, une chorale de soixante personnes et des guests : Ralph Tamar, Tanya Saint-Val, Dali, Jocelyne Labille… Le stade ouvre ses portes à 17 heures. Ca laisse du temps à l'organisateur pour tenter de créer un record du monde de danseurs de zouk. Danse en couple et homologation au Guiness book ! En cas de succès. Dès les portes du RER ou du métro, des musiciens accueilleront la foule attendue. Aux abords du stade, des villages créoles, l'un dédié au zouk, un autre à la salsa et le troisème offert aux DJ's. A 20 h 15, Kassav sera sur scène. Un set de trois heures ! Pour un tel événement, le Stade France a marqué les empreintes des mains des cinq membres de Kassav, sur le macadam du "Stade de France boulevard" qui, à l’instar du Hollywood boulevard à Los Angeles, consacre 22 étoiles avec les empreintes de pieds des champions de foot de 1998. Kassav est la 23e étoile, « avant même Johnny ou Mylène farmer », a précisé un responsable du Stade.

Jocelyne Beroard, impression d’avant concert
« Les gens ont répondu présent, on a une belle scène, le répertoire est sympa. Un peu frustrée parce qu ‘on ne peut pas mettre tout ce qu’on veut… On est obligés de limiter en timing, mais je suis heureuse ! J’espère avoir le temps de m’occuper de mes vêtements, de ce que je vais me mettre, comment je me change… C’est mon seul souci, sinon tout va bien. »"Ca, c'est la photo pour Nina !"

En imagesAkiyo escorte le char conduisant Kassav de la pelouse du stade à la scène.Jocelyne Bérouard et Jean-Philippe Marthély en répétition.L'étoile de Kassav, sur le Stade de France boulevard ; elle rejoint les 22 autres portant les empreintes de 22 champions du monde de foiotball de 1998.Les empreintes et les modèles.Jean-Claude Naimro et François Pinard, le producteur de Kassav, Loos productions.Ralph Tamar, un des nombreux guest, arrivant au stade...Séquence à la balance 1Séquence à la balance 2Séquence balance 3Séquence balance 4Séquence balance 5Séquence balance 6

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