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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 19:24
800 personnes aux états généraux en métropoleAu premier rang, les rapporteurs des ateliers (photo : RDG)

Plus d'un mois après le lancement des états généraux de l’outre-mer en métropole, le délégué interministériel en charge de l’opération, Patrick Karam, a voulu, à mi-parcours, ouvrir le débat à l’ensemble de la société civile ultramarine de l’Hexagone. Mardi soir, à l’Ecole militaire de Paris, quelque 800 personnes se sont réunies pour écouter les premières propositions sorties des ateliers thématiques et apporter leur grain de sel. Greg Germain (culture et visibilité) est venu dire que pour valoriser les cultures et l’imaginaire d’outre-mer et les inscrire dans cette « fameuse exception culturelle française », il fallait que RFO devienne un vrai pôle de production avec une filiale cinéma, que des représentants de l’outre-mer siègent dans les commissions de financement. Il a réclamé des lieux de création et d’échange à Paris pour nos théâtres, des quotas pour la littérature et la musique et le renforcement du rôle du CSA… Pierre Pastel (mémoire et identité) a plaidé pour que le fonds d’archives de RFO sur nos histoires nourrisse les programmes nationaux de France Télévision, que les lieux de mémoire en métropole soient valorisés. David Auerbach-Chifrin (égalité des chances et lutte contre les discriminations) a souhaité que l’on croise les outils de mesure des discriminations : « Sommes nous parqués dans des ghettos ? » Il a proposé la création d’un tutorat pour intégrer la jeunesse dans des réseaux ; la nomination privilégiée des fonctionnaires dans leurs territoires, à compétences égales ; la ventilation géographique des inscriptions à l’ENA ; la réaffirmation du droit aux congés bonifiés et une maison des outre-mers pour les étudiants. Gérard Ginac, maire adjoint de Montfermeil (citoyenneté) a proposé la création d’un observatoire de la citoyenneté. Bernard Solitude (sport) a rappelé les difficultés de reconversion de nos sportifs et la nécessité de leur ouvrir les portes des instances fédérales nationales. Enfin Patrick Théophile (thématique de l’éloignement) a réclamé l’application stricte du principe de continuité territoriale, l’uniformisation des tarifs bancaires, le règlement de la question des chèques hors place et des cautions hors hexagone et l’homogénéisation des règles de mutation chez les fonctionnaires.
Débat participatif
Après cette présentation sommaire, un débat participatif s’est ouvert avec la salle. « Et le créole ? », s’est enflammée Sourya Adèle à l’adresse de M. Pastel. « L’extension de la taxe sur les tickets de cinéma n’est-elle pas préjudiciable ? », a demandé un Réunionnais. « Pourquoi l’article 3 de la loi Taubira n’est-il pas appliqué ? », s’est enquis un militant de la mémoire Et voilà le débat sorti de la confidentialité des ateliers. Patrick Karam, fort d’avoir rassemblé une telle foule et d’avoir suscité tant d’intérêt, a rappelé que les travaux reprendraient, pour six semaines encore, mais enrichis des remarques du public. « Certains ateliers ont commencé pat consulter des experts, d’autres ont commencé par sonder le ressenti dans la population. » Façon de rappeler à tous qu’il n’était pas trop tard pour intervenir, amender, proposer. La réunion a duré 4 heures ! La journaliste de France Télévision Memona Hitermann et le sous-préfet détaché à la mairie de Paris, Thierry Lelay, rapporteurs coordinateurs de ces états généraux, ont résumé les débats avant l’arrivée d’Yves Jégo. Celui-ci a fait un bon discours pendant cinq minutes et aurait pu dispenser la salle des quinze suivantes… Avant de partir, le ministre a eu un petit échange vif avec Théo Lubin du Mouvement pour les réparations… Mais au final, Karam a réussi à faire l’unanimité autour de ce versant hexagonal des états généraux de l’outre-mer.

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 17:57
Montalvo-Hervieu fait danser la diversitéPhotos : Laurent Philippe du CCN de Créteil

Le couple de chorégraphes, Dominique Hervieu et José Montalvo, s’intéresse au mélange des danses (baroque et hip-hop, traditionnel et urbain…) et l’assortit d’un mélanges des gens. Une forme de créolisation (au sens d’Edouard Glissant), un Tout-monde se dessine sur les scènes que leur compagnie habite autour du monde depuis plus de vingt ans. Emeline Colonna, la danseuse classique vêtue d’une robe du XXIe siècle qui suggère l’énergie du music hall se met au hip hop debout de Karla Pollux, la Guyanaise et de Christelle Thima Nazarin, la Guadeloupéenne... Elles sont les girls dansantes du cabaret ! Franz Cadiche, fils de réfugié politique haïtien dans le privé, danseur hip hop breaker sur les planches, troque sa danse avec celle de Blaise Kouakou, l’Africain… Ou l’inverse, c’est une fièvre où tous les danseurs s’emportent et nous transportent dans un medley musical de standards ! Les univers et les pratiques s’échangent, s’interconnectent. Avec Good Morning, Mister Gershwin, Montalvo-Hervieu récidive avec la diversité pour servir l’œuvre, la vie de Gerschwin : 20 ans, New York, Broadway ; la danse fantasme le vocable magique du brillant auteur de la Rapsody in blue… S’ensuivent dix ans plus tard, Les Préludes, prétexte d’une chorégraphie de pur mouvement. Et puis, c’est l’hommage à Porgy and Bess, sans les chanteurs, mais avec l’Europe, le jazz, les spirituals et la musique populaire américaine. Aveu des chorégraphes : « C’est une danse jubilatoire et iconoclaste, aux images foisonnantes, qui dit le plaisir des corps en mouvement et l’éclat de leur mélange. » Vu au théâtre des Gémeaux, scène nationale de Seaux. A voir en France, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande entre septembre et decembre 2009. En attendant la nouvelle création, Orphée et Eurydice, sans doute fin 2010.

Karla Pollux, danseuse de hip hop
Photos : B. Jr. Thouzellier

« Ma grand-mère me disait que toute petite, à Cayenne, je dansais déjà sur du Claude François ! » Aujourd’hui, Karla Pollux, 33 ans, danse dans Good Morning Mister Gerschwin, le dernier spectacle de la compagnie Montalvo. Originaire de Cayenne, Saint-Georges et Mana et fille d’institutrice émigrée en métropole, Karla a été à l’école de la danse de 4 à 17 ans, avec le modern jazz, puis est venu le hip hop avec les influences de Mickaël Jackson, la funk musique… Persuadée qu’elle ne serait jamais danseuse professionnelle, elle fait des études de commerce international, apprend l’anglais et l’allemand. Mais la danse la rattrape. Elle passe une audition à Suresnes Cité danse et depuis, la danse ne l’a plus quittée. Spécialise de la street dance, la danse hip hop debout, elle s’illustre dans le « popin » et les effets, de ralenti ou de reverbe, corporels (parmi une riche palette que permet la fluidité du hip hop !). Une virtuose.

3 questions à Karla Pollux
« J’ai voulu donner de ma personne à George Gerschwin »
Comment avez-vous rencontré la compagnie Montalvo ?

J’ai passé l’audition chez Montalvo-Hervieu parce que ce qui m’intéressait justement chez eux, c’était le métissage des différentes disciplines… Tant de personnes de styles différents ! Ca m’a beaucoup apporté et aujourd’hui, je peux dire que je suis une danseuse hip hop. Avec tous les danseurs, africains, contemporains, classiques, les comédiens, les capoeiristes, on se nourrit un peu de leur gestuelle, on savoure ! Ca ouvre des portes.
Qu’est-ce qui vous a attiré dans Good Morning Mister Gerschwin ?
Ca a démarré avec Porgy and Bess qu’on a joué à Lyon, l’année dernière. Une pièce que Gerschwin a voulu exclusivement jouée et interprétée par des Noirs. C’est un drame de la misère… Ca n’a pas d’odeur, ça n’a pas de couleur, ça touche tout le monde. J’ai voulu donner de ma personne et je l’ai fait pour rendre hommage à George Gerschwin.
Et la Guyane ?
J’ai toujours voulu m’intéresser à la danse traditionnelle guyanaise. Cet été, je m’y rends d’ailleurs pour ça ! J’aimerais représenter un petit peu plus ma culture, la danse de gwoka, avec le hip hop. Comment pourrai-je les faire vivre ensemble ? Elles sont diamétralement opposées mais finalement c’est toujours la même racine, c’est la danse, le mouvement, le rythme. J’ai en projet un solo de mariage de ces danses.

Franz Cadiche, Coup de foudre avec la breakdance
« Ma rencontre avec la danse s’est faite dans mon quartier, à Chelles, j’étais tout petit. Je me cherchais, je faisais plein de sport, je ne voyais pas trop ce qui me correspondait et quand, dans le quartier, on m’a montré le breakdance, ça a été le coup de foudre. Ca fait dix ans que je danse, j’ai pas lâché. Vers 20 ans, j’ai commencé à travailler avec Black bomber et j’ai passé le casting, j’ai été pris. J’avais entendu parler de la compagnie Montalvo-Hervieu comme une grande compagnie contemporaine mais je n’avais vu aucun spectacle. J’y ai rencontré de bons artistes et ça m’a ouvert l’esprit par rapport à Gerschwin. C’est une musique que je n’aurais pas eu l’idée d’écouter… »

Christelle Thima Nazarin, originaire de Sainte-Anne et Marie-Galante, née à Versailles.
« Je suis Antillaise et ça se ressent »
« Chez nous, en Guadeloupe, il y a beaucoup de baptêmes, de mariages… Je me défoulais jusqu’au jour où j’ai voulu pratiquer la danse, aller à l’école. Je suis passée par le classique, le modern jazz, les claquettes et ensuite, j’ai rencontré la danse hip hop. Je me suis fait repérer à 13 ans. Pour Montalvo, j’y étais allée pour me défouler avant tout et j’ai été prise ! Ce jour là, j’ai dansé toutes les disciplines que je connaissais et j’ai des alliances de hip hop avec de la danse africaine, du gwoka. Dans cette compagnie, j’ai appris qu’on peut être soi-même ! Il y a des compagnies où les mélanges ne sont pas appréciés. Je suis Antillaise et ça se ressent. Quand je danse il y a toute la chaleur du pays. Je viens souvent me ressourcer en Guadeloupe et j’espère y monter quelque projet pour faire connaître la danse hip hop. »

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 23:04
L’outre-mer se penche sur sa merYves Jégo et Albert II de Monaco, devant l'Institut océanographique de Paris, hier (photo : DM)
Réseau. Tel était le mot clé motivant l’organisation de la Journée Mer et Outre-mer organisée à l’initiative du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer à l’Institut océanographique de Paris, hier. Cette manifestation a été ouverte par le prince Albert II de Monaco. Représentants de l’outre-mer, entrepreneurs, scientifiques ont échangé lors de quatre tables rondes : Mer et biodiversité ; Mer et ressources de vie ; Mer et désenclavement ; Mer et énergies.
Le grand absent aura été Jean-Louis Borloo. Le ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire a déclaré forfait alors qu’il devait initialement être présent. La ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales Michèle Alliot-Marie a prononcé un discours où la préservation de l’environnement a étonnamment occupé une place très mineure. Il faut dire que cette journée a traité aussi de l’exploitation de la mer. Yves Jégo a souligné que « la mer est un facteur de croissance et d’avenir ». La mer a été abordée sous les aspects économiques, de la recherche, de la production d’énergie et de la préservation de l’environnement.
DM

Ils ont dit
Nassimah Dindar, présidente du Conseil général de La Réunion

« Je suis venu chercher la prise en compte dans le Grenelle de la Mer de la dimension ultramarine. La Réunion a à apporter mais aussi à apprendre. L’idée est de parler de nos problématiques mais aussi de proposer des solutions. La Réunion a beaucoup avancé sur la préservation de la biodiversité terrestre. Mais nous n’avons pas encore réussi notre challenge par rapport à la biodiversité marine. La prise de conscience du citoyen est encore perfectible. La Réunion veut créer avec Mayotte un institut de la Mer »
Georges Patient, sénateur PS de Guyane
« Il était important que la Guyane soit présente, qu’elle montre ses atouts et qu’elle fasse comprendre qu’elle ne tient pas à être exclue de l’exploitation de son plateau continental. Oui à l’utilisation de nos mers à condition qu’il y ait une répartition équitable des retombées. Au niveau de la pêche nous avons énormément de potentialité. Malheureusement, il y a des restrictions européennes qui visent en fait les mers européennes. Mais elles nous touchent. Nous avons des problèmes en termes d’armement. Il n’y a plus de licences distribuées aux pêcheurs locaux alors que les navires brésiliens et surinamais pêchent en toute impunité. Mme Alliot-Marie avait beau dire que tout est fait mais il n’y a qu’un seul bateau pour surveiller. »
Victorin Lurel, député et président du conseil régional de Guadeloupe
« J’attends tout de ce colloque, que désormais, après cette excellente initiative prise par le secrétariat d’Etat à l’Outre-mer, que cette dimension soit mieux prise en compte et se transforme en texte législatif ou réglementaire. J’attends que Bercy débloque le dossier sur les portiques du port autonome de la Guadeloupe, que l’Europe et Paris acceptent de faire du projet de port de Point-à-Pitre un projet prioritaire européen, j’attends qu’il y ait une adaptation de la notion de cabotage à courte distance, j’attends que le livre vert devienne une réalité. J’attends aussi que le désenclavement soit encore plus effectif en matière de développement numérique avec le câble sous-marin. J’attends beaucoup. Il faut passer aux actes. Qu’il n’y ait pas de grand écart entre ce qui se dit et ce qui se proclame et ce qui se fait effectivement. »

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 16:08
Les kinés veulent nous toucher
« Il s’appelle Alexis et ses mains font des merveilles… Je vois Céline une fois tous les quinze jours et ça me fait un bien fou… » On pourrait croire à une pub pour des activités d’ordre très privé, mais il s’agit de santé, et même de « santé durable » !  L’ordre des masseurs kinésithérapeutes lance à compter du 10 juin une campagne de communication d’une semaine dans 39 villes de l’hexagone et dans les 4 départements d’outre-mer (à compter du 17 juin) pour mettre en valeur « les liens qui unissent les kinés à leurs patients et sur l’aspect durable des soins qu’ils dispensent ». Il est vrai que cette profession avait bien besoin d’un coup de jeune pour sortir du cliché du costaud baraqué en tee-shirt dans une salle de pouliethérapie plus comparable à un lieu de torture qu’à un endroit dédié au bien être corporel ! Experts du corps, du geste et du mouvement, les kinés revendiquent le fait d’être les partenaires de « notre santé durable ». Leur campagne de communication se décline par voie d’affichage sur les panneaux 4X3 et par radio sur le réseau de France bleu et de RFO Radio. « C’est un message qui s’adresse aussi bien à nos concitoyens qu’aux professionnels de la santé », explique Didier Evenou, secrétaire général de l’ordre des kinés (fondé en 2004) qui veut opposer l’acte du kiné à la pharmacopée : « Le réentraînement à l’effort est la solution pour beaucoup de pathologies, notamment respiratoires et cardiaques, les bronchites chroniques, les hémiplégies, les BPCO… » « 80 % des gens qui consultent un cardiologue pourraient être soignés par un traitement kiné », complète le président de l’ordre, René Couratier. C’est là qu’intervient leur concept de « santé durable ». « Nous avons une relation durable dans le temps avec une certaine intimité », précise M. Evenou qui aime à utiliser le concept du « colloque singulier » en guise de séance. « Mon kiné, partenaire de ma santé durable », le slogan de la campagne s’affiche comme un message générique avec une vision joyeuse et généreuse. Bref, il faut tâcher d’oublier ces décomptes un peu militaires qui s’achèvent non pas par un « repos », mais par « soufflez, relâchez… »

Le président de l’ordre, René Couratier, et son secrétaire général, Didier Evenou, ont annoncé le lancement de la campagne nationale, hier à Paris.

Les kinés en chiffre
Ils sont 67 161 en France dont 54 984 libéraux et 13 177 salariés. Ils sont environ 2000 dans les départements d’outre-mer : 986 à la Réunion, 352 en Guadeloupe, 313 en Martinique et 59 en Guyane. Insuffisamment nombreux, les kinés formés par les instituts de formation français sont concurrencés notamment par les centres de formation belges. La prochaine promotion des élèves kinés a d’ailleurs été augmentée de 10 %. 47 % des kinés sont des femmes, leur moyenne d’âge est de 42 ans. En 2008, les dépenses de masso-kinésithérapie remboursée par la Sécurité sociale se sont élevés à 2,24 milliards d’euros.

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 15:06
Une journée de la mer spéciale outre-mer
De la mer dépend en partie l’avenir de l’outre-mer. 97% des 11 millions de kilomètres carrés du domaine maritime français se trouvent outre-mer. La France occupe le deuxième rang mondial des nations maritimes, derrière les Etats-Unis. Pourtant, l’exploitation et la préservation de ce potentiel sont loin d’être suffisants. Dans le cadre de la semaine des « Journées de la mer », qui se déroule du 8 au 14 juin, le secrétariat d’Etat à l’Outre-mer organise ce mardi à l’institut océanographique de Paris une journée outre-mer. Quatre table-rondes sont au programme : Mer et biodiversité ; Mer et ressources de vie ; Mer et désenclavement ; Mer et énergies. Des experts du monde maritime, économique, politique et scientifique devront donc donner des pistes sur l’indépendance énergétique, le développement économique et la préservation de la biodiversité.
Yves Jégo doit ouvrir cette journée avec le Prince Albert II de Monaco. Le ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire Jean-Louis Borloo sera également présent.
De nombreuses personnalités ont été invitées. Parmi elles, citons Maud Fontenoy, Patrick Poivre d’Arvor, Michel Rocard et Jacqueline Tabarly. Représenteront l’outre-mer : Nassimah Dindar, présidente du Conseil général de La Réunion, le perliculteur polynésien Robert Wan, Serge Letchimy, député-maire de Fort-de-France, Eric Magamootoo, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Réunion, Téva Rohfritsch, ministre des ressources de la mer de Polynésie française, le président du conseil régional de Guadeloupe ou encore le sénateur Guyanais, Georges Patient.
DM, à Paris

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 15:04
Les radicaux de gauche d’Ile-de-France à la défense de la continuité territoriale
Le 28 mai 2009, la Région Ile-de-France a voté à l’unanimité un projet initié par Jean Levain et Janine Maurice-Bellay (groupe radicaux de gauche et apparentés - RAGEAP) : une étude sur la mise en place d’un dispositif de soutien social au transport des Franciliens ultramarins.
Près de 1 million d’Ultramarins vivent en Ile-de-France et c’est sur cette base que la Région souhaite proposer une action en concertation avec l’Etat et les régions d’Outre-mer.
Pour ce faire, une consultation auprès de ces populations va permettre de mesurer leurs besoins spécifiques de mobilité, et de déterminer les modalités pour lutter contre les difficultés liées à l’éloignement géographique et familial. La possibilité d’octroyer une aide au transport aérien des personnes vivant en Ile-de-France et qui seraient dans l’obligation de se  rendre en outre-mer serait à cet égard une avancée significative pour le groupe RAGEAP.

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 22:37
Les résultats du scrutin 
        Mayotte -
Taux de participation : 32,2 %

-          UMP : 42, 36 %

-          Alliance : 19,95 %

-          PS : 15, 08%

        Nouvelle Calédonie - Taux de participation : 21,8
            -    UMP : 59,29 %
            -    Alliance outre-mers : 12,21 %
            -    MODEM : 9,42 %
        Wallis-et-Futuna - taux de participation : 40 %

-          PS  42,6 %

-          UMP 38,1 %

-          MODEM 10,1 %
Martinique - taux de participation : 13,8 %

-          Alliance 39,47 %

-          UMP 24,11 %

-          PS 14,46 %

Guadeloupe - Taux de participation : 14,6%

-          Europe Ecologie 51,38 %

-          UMP 23,2 %

-          PS 16,8 %

Guyane

-          UMP 30,49 %

-          Europe Ecologie 24,77 %

-          Alliance 15,91 %

Saint Pierre et Miquelon - taux de participation 20 %

-          UMP 33,78 %

-          PS 28,85 %

-          Europe Ecologie 21,36 %

Réunion -Taux de participation : 29,99 %

-          Alliance : 28,08 %

-          UMP : 23,74 %

-          PS : : 22,99 %


Les trois eurodéputés

Dans l'ensemble de la criconscription de l'outre-mer, l’UMP est en tête, suivi de l’Alliance pour l’Outre-mer puis du PS dans la circonscription de l’Outre-mer. Sont donc élus eurodéputés : Maurice Ponga (UMP) pour le Pacifique, Elie Hoareau (PCR) pour l’océan Indien et Patrice Tirolien (PS) pour l’Atlantique.


Interview d'Yves Jégo, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer
« Nous sommes en tête »
Votre analyse sur ce scrutin ?

C’est un scrutin tout à fait positif pour l’UMP et la majorité présidentielle puisque nous sommes en tête en outre-mer avec 2 % de plus qu’en métropole. Ce n’était pas le cas il y a cinq ans puisque l’UMP était arrivée en 2e position. Après les semaines que nous avons connues et la plus grave crise qu’ait traversé l’outre-mer depuis les dix dernières années, ce scrutin témoigne que le travail engagé par la majorité présidentielle n’est pas rejeté, au contraire puisque nous sommes en tête. C’est un encouragement à poursuivre, à aller de l’avant, notamment le processus des états généraux qui doit aboutir à un nouveau modèle. J’ai le sentiment que les ultramarins ont quelque part aussi conforté ce choix du président de la République.
En Guadeloupe, les dissensions au sein de l’UMPentre Mme Carabin et Mme Penchard ont favorisé l’avance de M. Durimel (Europe Ecologie) et finalement l’élection de M. Tirolien (PS). Qu’en pensez-vous ?
Il faudra que l’UMP tire les leçons de tout ça. Ce qu’on constate c’est qu’en Guadeloupe, M. Durimel fait un score exceptionnel, mais je constate aussi que Marie-Luce Penchard fait un meilleur score que celui de 2004 et qu’elle a mené une campagne très dynamique. On aurait pu, à quelques voix près entre le PS et l’UMP, faire entrer Marie-Luce Penchard au Parlement européen. Je regrette qu’on n’ait pas été jusque-là parce qu’il faut saluer sa campagne.
Il y aura prochainement un remaniement ministériel, souhaitez-vous poursuivre votre tâche à l’Outre-mer ?
Sur ce sujet, c’est la décision du président de la République et du Premier ministre. Moi, je me sens très bien ici. J’ai engagé une tâche tout à fait importante. On voit avec le vote de la Lodeom qui s’est fait dans une quasi unanimité, avec nos résultats électoraux que nous sommes sur une voie dynamique. Si me président de la République me maintient sa confiance, je suis passionné par l’outre-mer. Je suis prêt à rester passionné par l’outre-mer aussi longtemps qu’il le voudra.



 

 


 


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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 16:04
Un plan d’action national pour combattre la drépanocytose
En attendant le plan drépanocytose du gouvernement, Patrick Karam lance le Drépaction, une sorte de Téléthon dédié à ce mal qui est la première maladie génétique de France.
Dominique Guihot, pdg d’Africa n°1, Claudy Siar, directeur de Tropic FM, James Labbé (RFO), Patrick Karam, Jenny Hippocrate, présidente de Ensemble contre la drépanocytose, le Pr Frédéric Galacteros et Nasser Ketane, pdg de Beur FM et Beur TV (Photos : RDG).

« Tout le monde connaît la mucoviscidose, personne ne connaît la drépanocytose… » Patrick Karam, délégué interministériel à l’Egalités des chances des Français d’outre-mer a annoncé, jeudi, le lancement du Drépaction. Et pour bien faire comprendre l’enjeu, il a rappelé deux chiffres : 12 000 drépanocytaires pour 6 000 malades de mucoviscidose en France… Selon le Pr Galacteros de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (94), il naît chaque année en France  400 malades dont 90 en outre-mer et 250 en Ile de France. Pour sensibiliser les Français à cette maladie génétique rare, M. Karam a décidé d’organiser le Drépaction. Une semaine de mobilisation, d’appel aux dons, encadrée par un concert de solidarité au Zenith de Paris, le 13 juin, et la journée mondiale de la drépanocytose le 19 juin (une première décidée par l’ONU) avec la diffusion du concert du Zénith sur les antennes de RFO. Le délégué a rassemblé les bonnes volontés pour assurer le succès de cette opération : RFO, Tropic FM, Beur TV et Beur FM et Africa n°1, mais aussi TF1, Trace TV et France télévision vont relayer l’information ; les artistes et la production OMC music offrent leur concours gracieux, le groupe Bernard Hayot finance une grande partie de l’opération…
Une recherche sous-développée en France
Un comité de parrainage regroupe des personnalités politiques (les ministres MAM, Albanel, Jégo, Karoutchi, l’ancien Premier ministre Alain Juppé, Robert Badinter…), médicales (24 médecins), artistiques (Jacob Desvarieux, Sylviane Cédia, Passi, Davy Sicart…), intellectuelles (Daniel Maximin, Calixte Beyala) et associatives… Pendant toute la semaine, une série de manifestations se dérouleront un peu partout dans l’Hexagone. Mais les organisateurs espèrent surtout remplir le Zénith. « A 1200 personnes, on finance le Zénith, indique M. Karam, au-delà c’est tout bénéfice. » Les fonds levés seront gérés par l’association Ensemble contre la drépanocytose, collectif présidé par Jenny Hippocrate qui fédère depuis avril dernier une soixantaine d’associations. Les dons seront gérés par le conseil scientifique et le comité d’éthique du collectif. Ils seront répartis entre les associations de soutien aux malades et la recherche. Le Pr Galacteros a rappelé qu’en 1975, l’espérance de vie d’un malade était de dix ans et qu’aujourd’hui, il espère pouvoir fonder « la gérontologie drépanocytaire ». Si cette maladie a bénéficié des recherches sur les autres maladies génétiques (comme la myopathie), elle a besoin de recherche spécifique, « sous-développée en France ».


Taylor Fixy qui lutte depuis 17 ans contre la maladie et se fait renouveler le sang une fois par mois, est venu témoigner de son expérience douloureuse de drépanocytaire.

Pour donner, un site : www.drepaction.orglink ; une adresse : Drépaction, boîte postale 10 000 75 326 Paris cedex 7. Et des places en vente (20 euros) dans le réseau FNAC et les points de vente officiels pour la soirée du 13 juin au Zénith.

Un plan drépanocytose sur le bureau du Premier ministre
En juillet 2008, Patrick Karam a proposé au ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, de créer un groupe de travail sous la direction du Pr Galacteros. Il en est sorti un plan en 9 points pour améliorer la prise en charge de cette maladie avec des moyens humains et financiers, et « une autre approche du mal ». Le ministre de la Santé est chargé, selon Matignon, d’examiner ce projet « pour lui donner, dans le cadre du plan maladies rares en préparation, une suite adaptée à l’enjeu de santé public ». Dans un courrier à M. Karam daté du 26 mai dernier, François Fillon indique qu’une réunion interministérielle sera organisée début juin « pour en valider le contenu précis ». Traduction, le Premier ministre va devoir arbitrer entre les exigences médico-sociales de Patrick Karam et les contraintes financières de Roselyne Bachelot. Pour le moment, François Fillon s’est contenté de féliciter M. Karam pour « son engagement déterminé ». Réponse attendue en juillet.

La drépanocytose
50 millions de personnes malades dans le monde, 12 000 en France où 150 000 personnes sont porteuses du tgèbne drépanocytaires, c’est-à-dire, en mesure de transmettre la     drépanocytose. Elle touche principalement les Antillais, les originaires d’Afrique subsaharienne, mais aussi de l’Inde ou du bassin méditerranéen, en fait toutes les personnes qui sont originaires de régions impaludées. 300 millions de personnes sont porteurs du gène dans le monde. Le 22 décembre 2008, l’Assemblée générale des Nations Unies en a fait une « priorité de santé publique ».

Le programme du Zenith de Paris
SAMEDI 13 JUIN 2009 A 20 HEURES

Jacob DESVARIEUX, Jean Philippe MARTHELY, PASSY et le groupe bisso na bisso, Medhy CUSTOS, SOFT, NEG’MARRONS, SHOUBOU, Jocelyne LABYLLE, Tabou COMBO, ADMIRAL T. Et aussi bien d’autres...  

JOBY SMITH présentera en avant première le CD dédié à la maladie entourée de Mathieu (star ac), Lary (nouvelle star 2009), GEA (rappeur)




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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 15:45
Harry Roselmack sur RTL en septembre
Le journaliste de TF1, Harry Roselmack, fera sa rentrée 2009/2010 sur RTL pour présenter une émission emblématique de la station : le « Journal Inattendu ». Chaque samedi à partir du 29 août, de 12h30 à 13h30, il confiera la direction du « Journal Inattendu » à une personnalité désignée rédacteur en chef d’un jour, qui commentera l’actualité en s’entourant de ses propres invités.
Déjà apprécié des téléspectateurs, les auditeurs le découvriront à partir de la rentrée prochaine derrière un micro de radio comme il en a longtemps été familier sur Médiatropical ou France Info.

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 09:15
ITW Victor O
"Chronique de mon retour"
Avec Revolucion caribeana, qu’est-ce que vous avez voulu montrer ?
Je fais un parcours de retour au pays parce que j’ai vécu longtemps en banlieue parisienne ; je suis rentré, il y a cinq ans, en Martinique. Cet album Revolucion caribeana est la chronique de mon retour avec mon puzzle personnel et artistique que j’ai recollé à cette occasion. Avec toutes mes influences, tout ce que j’ai récolté comme nouvelles vibes, nouvelles sensations musicales… Cet album, c’est la réunion de tout ça !
Vous mélangez les langues, les styles musicaux, c’est votre créolité ?

C’est simplement l’expression de ce que je suis, de mon ouverture musicale. Pour moi la Caraïbe ne se résume pas à un style. On a la chance d’avoir plusieurs styles de musiques dont on peut s’inspirer. Le créole qui est une langue neuve, a aussi la particularité qu’on peut le mêler, lui intégrer des sons espagnols, anglais. Ce que je fais est une musique très libre, une musique de chansons, de la pop caraïbe avec toutes les influences que la pop peut avoir avec du reggae et même du punky reggae ou du rock.
A travers cette musique, quel est ton message ?
Je n’ai pas un positionnement revendicatif. Tout ce que j’ai à dire est dans ma musique. A partir du moment où les gens font l’effort d’écouter ce que j’écris, ils entrent en contact avec mes opinions, mes humeurs. C’est un album sur mes humeurs. Mais au-delà, j’ai l’ambition d’amener ma musique ailleurs que chez nous. On a l’obligation de rayonner et d’aller vers les autres, pas seulement en France. Il y a le bassin caraïbe, l’Amérique du sud où j’aimerai bien aller tourner. N a une voie à prendre… On a souffert beaucoup de ne pas être dans les circuits world music. Beaucoup de musiciens antillais ont refusé cette étiquette, mais en même temps, ce n’est pas une étiquette dégradante. En tout cas, dans le cadre des tournées, c’est le bon circuit !
Tu as participé à l’album d’Orlane. Qu’as-tu fait pour elle ?
Je lui ai écrit une chanson avec mon style avec un texte autour de certaines images de la Réunion. Une expérience intéressante, car elle chante en créole réunionnais, et j’espère un jour faire une collaboration plus longue parce que j’ai pris beaucoup de plaisir à faire ça.

Victor O sera le 6 juin à la Scène Bastille avaec les deux guitaristes Alain Agbo et Julien Belloir, le bassiste (à cinq cordes) Rémi Rascar, Cédric Cléry à la batterie et Joël Jacoult aux claviers. Victor O sera encore le 20 juin à la Martinique, sur la plage du Marin avec un collectif de deux D’J (sous le ground) et un autre qui fait du slam. Présent aussi Didier Walter Wallace, un acolyte de son ancien groupe, qui vient ,exprès de Paris. Et des dates en Guadeloupe en juillet.

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