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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 17:07
Anniversaire géant pour Kassav
Kassav a gagné son défi au stade de France, dimanche dernier, pour ses trente ans de carrière.L'entrée en piste du char de Kassav avec Akiyo (photos : RDG)
La nuit créole a marché du feu de Dieu ! 65 000 spectateurs ont rempli peu à peu le stade France entre 17 et 20 heures. L’Angolais Costuleta est venu faire un premier tour de chauffe avec du kuduro. Electro zouk, mélange de house et de samba ! Deux danseuses pour accompagner le chanteur unijambiste, étonnant d’acobatie, qui scande : « I’m zouker. » Puis, c’est Admiral T annoncé par quatre danseurs vêtus de tee-shirts et casquettes marqués Wok, la marque d’Admiral. Entrée fracassanter sur scène, puis une sonnerie, longue… Le chanteur décroche son portable : « An pé pa palé là, mwen sé adan stade de France… » La foule hurle, c’est reparti pour une heure d’échauffement. Diams vient taper le duo avec lui puis s’en va. C’est lancé pour une petite heure de dance hall ! A l’extérieur les derniers spectateurs arrivent. Olivier Biancarelli et son épouse viennent retrouver Yves et Catherine Jégo. Jack Lang apparaît à son tour. Ils se retrouveront tous dès le début du concert dans la tribune présidentielle, où malheureusement nous n’avons pas les bonnes accréditations (tant pis pour les photos) ! Il y a Chantal Berthelot et Christiane Taubira de Guyane, Ary Chalus, le maire de Baie-Mahault et Marc Vizy, directeur général de la Région Guadeloupe. Babette de Rozière est entre le conseiller spécial du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer et Jean-Claude Cadenet, délégué général à l’outre-mer de la mairie de Paris. Philippe Lavil est avec Nathalie Fanfant et. Non loin d’eux, Harry Roselmack, Thierry Desroses et Jacques Martial. Le rappeur Kerry James et Benji des Neg maron sont aussi des happy fews. Jean-Michel Martial est par là aussi. Il a présenté auparavant, tout à côté, au salon des Trophées, avec Nathalie Coualy, l’ouvrage de Marcel Dorigny et et Max-Jean Zins, L’histoire de la traite négrière. Il n’y a pas que les marchands de Bokits et les animations qui ramènent aux Antilles !
Ayen pa mol pour commencer
A l’extérieur, Le commissaire chargé du record du monde des danseurs de zouk s’époumone au micro pour annoncer que le record de 1600 couples de zoukeurs établi en Pologne est battu avec 2500 couples ! 20 h 10, le stade s’enflamme. Côté Jardin, le char transportant les artistes de Kassav pénètre la pelouse du stade de France Jean-Claude Naimro, Jocelyne Béroard, Jean-Philippe Marthély, Georges Décimus et Jacob Desvarieux, même Pierre-Edouard qui préfère l’ombre, a pris place à bord. Précédé des danseurs et musiciens d’Akiyo, le char fait un grand tour de la piste et c’est l’entrée en scène, le délire… En tribune, Catherine Jégo se laisse entraînée par la cadence tandis Christiane Taubira, immobile, le regard figé sur la scène, est fascinée.
Ayen pa mol fait vibrer la foule. Saisie de vagues de mouvements de bras, elle offre un spectacle de toute beauté, celui d’un ensemble uni par la musique. Kassav joue Sé dam bonjou, Wondef… Puis c’est Oulé. Daly surgit et remporte un beau succès. Les guests vont parsemer le show. Ralph Tamar et Fanny J s’élancent dans un collé-sérré frénétique qui fait pâlir d’envie Philippe Lavil… Puis ce sera au tour de Tony Chasseur, Fally Ipoupa, Jean-Luc Guanel, Jocelyne Labylle, Catherine Laupa, Princess Lover et Tanya Saint-Val de chanter avec Kassav. Mais impossible d’en montrer davantage… A 21 h 15, les photographes sont priés de ranger leur matériel… Après le spectacle, Kassav avait donné rendez-vous à ses amis pour un after dans un club des Champs-Elysées. A 4 heures, dimanche, le World place était encore bondé !

En images
Fanny J et Ralph Tamar en duo sur le proscenium.Admiral T... admiratifJocelyne Béroard et Daly chantent Oulé.Costuleta, le roi du Kuduro angolais !DalyDanseuse de KuduroKassav... La fouleJocelyne et JacobAdmiral T and the Wok boy'sJocelyne Beroard, Jean-Philippe Marthély et Georges Décimus.Jean-Claude Naimro.65 000 personnes dont 27 000 sur la pelouse...Jean-Philippe Marthély.Jocelyne Béroard et Jacob Desvarieux.Jean-Philippe Marthély sur le proscenium.Chayé Yo à la gare RER  du Stade de France-Saint-DenisAdmiral T
Jocelyne Beroard, impériale au milieu de la foule...A star is born... Behind.Jack Lang, fidèle à tous les grands concerts de Kassav.Jacob.Jocelyne.


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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 19:20
ITW Pierre-Edouard Décimus
« J’ai pensé à Goldorak »
Vous avez eu l’idée du nom du groupe, Kassav. Comment cela est venu ?

Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est une quête, une affirmation identitaire. Je jouais dans un groupe qui s’appelait les Vikings… Je sais pas si vous voyez le rapport : Viking et… Quand on prend conscience, il faut se recaler. J’ai voulu trouver un autre nom. J’ai pensé à Goldorak. J’avais lu que le nom avait trouvé par un ordinateur. Je croyais que c’était Américain, et en fait c’étaient les Japonais qui avaient entré dans un ordinateur tous les ingrédients qui font un nom à succès. Il fallait des V, des S… Et l ‘ordinateur a donné Goldorak. Ils ont fait confiance à ce nom et ça m’a passionné ! Je me suis en tête de la même démarche pour contrebalancer ce Viking qui me pesait… Mais après on se disait qu’il fallait avoir vécu une histoire pathétique à côté. Et je me suis souvenu, quand j’étais petit, de ma voisine qui faisait, des kassaves, la farine de manioc… J’allais jouer avec l’eau et elle s’affolait, me disait de ne pas jouer avec l’eau, que c’est dangereux, ça tue ! L’enfant que j’étais ne pouvait pas comprendre comment on peut manger le manioc et que leur eau peut tuer. C’est resté très longtemps très mystérieux. Ca me tracassait l’esprit. Bien après, vers 17 ans, j’ai appris que c’était de l’arsenic et que ça s’en allait à la cuisson. Avec Freddy Marshall, on a mis plein de mots. Freddy voulait faire quelque chose avec moi. Il aimait ma musique, ma façon de composer. J’étais le bassiste d’Ophélia et lui, il distribuait ses disques. Il me disait souvent : « Si tu fais quelque chose, je suis là. » Je vais pas tout dire, parce que tout ce que je dis là, c’est dans mon livre ! Je revenais de Guadeloupe, puisque j’avais fait avec Jacob et les Vikings un album pour changer le nom. Viking était devenu Kazo, pour Camille Soprane. On avait pas assez d’argent pour le terminer. Il y avait Véoka, Vélo,un certain nombre de morceaux qu’on ne pouvait mettre sur le disque Kazo, faute d’argent. Freddy Marshall m’a alors dit : « Est-ce que ça te dirait que je distribue un album que tu coproduis… » Et on a sorti Kassav. C’est fortuit...
Mais ça dure !
Ca dure parce que l’ordinateur avait raison, les Japonais avaient raison !
Pourquoi restez-vous dans l’ombre, vous le cerveau de Kassav ?
Depuis toujours, je ne me vois pas artiste. Je compose. Mais pour moi, il y une différence entre composer et être artiste sur scène. Je ne me reconnais pas comme un artiste, mais pas celui de musique. J’ai mis deux ans à convaincre Camille et Guy Jacquet qu’il fallait changer de nom et autant pour leur dire qu’on devait tous se mettre derrière l’artiste qui était alors  Soprane.

Son des silences du café créole bluesPierre-Edouard Décimus prépare un livre à paraître en octobre chez Actes Sud. Le titre est évocateur : « Son des silences au café créole blues ». « C’est, confie l’auteur, le témoignage d’un fils de la classe ouvrière, populaire, rurale, créolophone afro-guadeloupéenne » sur l’histoire du quartier de l’Assainissement, à Pointe-à-Pitre. C’est là  qu’il est né, rue Anatole Léger en 1947. Puis, en 1950, ses parents ont déménagé, non loin... Témoin de l’assainissement et l’urbanisation de la ville dans les années 1960, de l’évolution de ce quartier, il essaie de « prendre à parti les paradoxes pour comprendre et résoudre des problèmes récurrents, démythifier les mots… Ce n’est pas un problème d’esclavage, mais un problème d’homme ». Il raconte aussi cette histoire de musique, le zouk.

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 19:15
ITW Jacob Desvarieux
« Je ne suis pas encore hystérique ! »
65 000 personnes pour vous au Stade de France. Quelles sont vos impressions ?

Je ne suis pas encore hystérique ! C’était un challenge au départ. Pas grand monde n’y croyait… Moi, j ‘avais émis l’idée en me disant pourquoi pas, on a fait toutes les salles de Paris et c’est la plus grande et la plus respectée parce que c’est elle qui prend le plus de monde. Finalement on a essayé et comme on a rempli, ben maintenant, on peut se la péter ! (rires)
Trente ans de Kassav. Avez-vous eu conscience d’apporter aux Antillais une musique qui leur appartienne ?
Oui parce que c’était l’époque où il y avait une recherche identitaire, les mouvements indépendantistes, où tout le monde cherchait à avoir une identité propre. Il se trouve que nous nous sommes arrivés à ce moment-là. Le dollar a monté. On a pris une part de marché et ça a été la fierté des Antillais. Ca s’est exporté, en Afrique, aux Etats-Unis, partout. Et c’est une fierté parce qu’il faut voir qu’on est des tout petit pays, 450 000 habitants ! On n’est même pas assez fier pour ça par rapport aux autres îles de la Caraïbe, Haïti ou Trinidad. Quand je vois comment ils traitent leurs champions ; ils en font des dieux !Que pensez-vous d’être comparés aux Rolling stones ?…
Quand j’ai commencé à écouter de la musique, les Rolling stones étaient des gens qu’on admirait. Savoir qu’on va jouer dans les mêmes endroits qu’eux, c’est sûr que ça fait une certaine fierté. Pour un musicien, c’est toujours mieux de pouvoir être reconnu de son vivant ! Nous on a en tête quand on commence tous les musiciens qui ont fait des plus grandes choses de la musique, qui sont morts dans ma misère et qui ont été reconnus bien après leur mort.
Qui a eu l’idée du groupe ?
Pierre-Edouard Décimus jouait avec les Vikings et il a eu une idée mégalo : « Tiens, je vais essayer de monter un groupe qui va faire de la musique antillaise qui s’adresse aux Antillais mais qui puisse aussi s’adresser au monde entier. »
Pensez-vous avoir contribué à un rapprochement entre l’Afrique et les Antilles ?
C’est ce qui nous a été dit. Nous allions jouer là-bas à une époque où il y avait certains antagonismes entre Africains et Antillais… Les Africains se sont reconnus dans notre musique, du coup ça a créé un certain rapprochement. De même qu’en France, ça fait reculer un peu le racisme. C’est comme quand une équipe de footballeurs gagne la coupe du monde et dont les trois quarts sont noirs, même si on est raciste, on est quand même obligé de changer de point de vue ! Maintenant en Afrique, on considère que les deux points d’Ancrage avec les Antilles sont Aimé Césaire et Kassav.
Avez-vous contribué à renforcer le courant identitaire antillais ?
On a été une des expressions. C’est vrai qu’on a travaillé là-dessus, sur la musique mais aussi sur les textes. Le fait de chanter en créole, on a toujours insisté là-dessus. De choisir même des mots que nous ne connaissions pas encore. On est allé voir des gens plus âgés pour leur demander le vocabulaire. Notre mouvement a aidé aussi à créer ce sentiment.
Comment avez-vous vécu la crise des Antilles ?
On y était. On a participé. Nous on est solidaire parce qu’il se passe des choses là-bas qui ne sont pas normales. Nous, on les vit. Il y a plein de gens qui ont découvert ça à la télé cet hiver, nous on a rien découvert. On sait ça depuis longtemps. Ca a débordé et on était là. On n’a pas mis une grande pancarte avec marqué Kassav pour dire qu’on participe, mais on était dans la rue, dans les manifestations. On a participé.
Ferez-vous un clin d’œil musical au LKP, ce soir ?
Non, parce que là, c’est de la politique. Parce  là aussi, on pourrait le faire pour le parti pour lequel on a voté, pour le maire… Ce n’est pas le but du jeu. Il y a quelque chose qui se passe. On est des citoyens, on participe. Se servir de notre notoriété pour faire passer des idées… On n’est jamais sûr que ses idées sont les bonnes !

L’album La Saga Kassav, selon Jacob
« On a réuni une cinquantaine de titres qui retracent les 30 ans de Kassav. On a fait un triple album qui est sorti le 11 mai (et vendu au prix d’un simple !). Il y a quatre titres, parmi quelques-uns des premiers, qui ont été complètement refaits, au goût du jour. »



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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 19:00
65 000 personnes pour Kassav au Stade de FranceIls seront 27 000, samedi 16 mai, sur la pelouse du stade France, et 65 000 en tout, dans l’arène, face à une centaine d’artistes. Après la nuit celte, la nuit techno, la nuit rap, la nuit opéra, voilà pour les 30 ans du groupe Kassav, la nuit créole du Stade France. A lui la billeterie, le marketing, l’organisation, la sécurité, la communication, à Loos production (le producteur et tourneur François Pinard) la partie artistique. Aldo aux lumières, Jagnot au son ! Admiral T en chaffeur de salle avant une entrée en char par Kassav, escorté par une quarantaine de danseurs et musiciens d’Akiyo. Andie Narell et un steel band, une chorale de soixante personnes et des guests : Ralph Tamar, Tanya Saint-Val, Dali, Jocelyne Labille… Le stade ouvre ses portes à 17 heures. Ca laisse du temps à l'organisateur pour tenter de créer un record du monde de danseurs de zouk. Danse en couple et homologation au Guiness book ! En cas de succès. Dès les portes du RER ou du métro, des musiciens accueilleront la foule attendue. Aux abords du stade, des villages créoles, l'un dédié au zouk, un autre à la salsa et le troisème offert aux DJ's. A 20 h 15, Kassav sera sur scène. Un set de trois heures ! Pour un tel événement, le Stade France a marqué les empreintes des mains des cinq membres de Kassav, sur le macadam du "Stade de France boulevard" qui, à l’instar du Hollywood boulevard à Los Angeles, consacre 22 étoiles avec les empreintes de pieds des champions de foot de 1998. Kassav est la 23e étoile, « avant même Johnny ou Mylène farmer », a précisé un responsable du Stade.

Jocelyne Beroard, impression d’avant concert
« Les gens ont répondu présent, on a une belle scène, le répertoire est sympa. Un peu frustrée parce qu ‘on ne peut pas mettre tout ce qu’on veut… On est obligés de limiter en timing, mais je suis heureuse ! J’espère avoir le temps de m’occuper de mes vêtements, de ce que je vais me mettre, comment je me change… C’est mon seul souci, sinon tout va bien. »"Ca, c'est la photo pour Nina !"

En imagesAkiyo escorte le char conduisant Kassav de la pelouse du stade à la scène.Jocelyne Bérouard et Jean-Philippe Marthély en répétition.L'étoile de Kassav, sur le Stade de France boulevard ; elle rejoint les 22 autres portant les empreintes de 22 champions du monde de foiotball de 1998.Les empreintes et les modèles.Jean-Claude Naimro et François Pinard, le producteur de Kassav, Loos productions.Ralph Tamar, un des nombreux guest, arrivant au stade...Séquence à la balance 1Séquence à la balance 2Séquence balance 3Séquence balance 4Séquence balance 5Séquence balance 6

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 10:55
La grande escroquerie du RSTA
En juillet prochain, 2 millions de salariés en métropole vont bénéficier du RSA qui leur permettra de gagner jusqu’à 400 euros de plus par mois selon leur situation de famille. Dans les DOM, les salariés devront se contenter du RSTA, nettement moins avantageux.
En débarquant en Guadeloupe, dix jours après le début du conflit lancé par LKP, Yves Jégo annonçait d’emblée l’application du RSA dès 2009, comme en métropole. Une mesure réclamée par nos parlementaires, en vain, lors de l’adoption du projet de loi défendu par Martin Hirsch, le 1er décembre dernier. Concrètement, cette avancée proposée par le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer et arrachée par le LKP et le Collectif du 5 février devait permettre à 25 000 familles de bénéficier de 66 millions de pouvoir d’achat supplémentaire. Après les séances de négociation des 5 et 8 février derniers en Guadeloupe, le LKP faisait savoir au point 59 de la synthèse rédigée juste avant le départ précipité d’Yves Jégo, dans la partie intitulée « point n’ayant pas fait apparaître de désaccord » qu’il souscrivait à  cette application immédiate du RSA. Mais au point 132, dans la partie intitulée « point nécessitant la poursuite des négociations », le LKP faisait savoir son souhait de voir les organisations patronales formuler de nouvelles propositions salariales en rappelant sa revendication de 200 euros de salaire en plus. C’est ce point de désaccord qui a conduit le secrétaire d’Etat et le Premier ministre à bâtir le RSTA qui allait se substituer au RSA. En conséquence, le 1er juillet, lorsque le RSA entrera en vigueur, tandis que plus de 2 millions de salariés métropolitains toucheront 2, 3, voire 400 euros de plus par mois, selon leur situation familiale, les travailleurs de Guadeloupe (et des autres DOM, puisque ce qui était obtenu en Guadeloupe devait être étendu aux autres DOM) ne bénéficieront que du RSTA, bien moins avantageux.
750 euros par mois pour être éligible au RSA
Pour ceux qui ne travaillent pas, le RSA remplacera le RMI et pour ceux qui travaillent mais gagnent peu, le RSA constituera un supplément de salaire. Combien de DOMiens seront lésés par la non application du RSA ? Tous ceux qui déclarent moins de 9 000 euros par an, soit 750 euros par mois. Auxquels s’ajoutent tous ceux qui s’ils sont mariés et/ou ont des enfants auraient pu prétendre au RSA, même s’ils gagnent plus que le SMIC et travaillent à temps plein. Ainsi que le révèle Le Quotidien de la Réunion dans son édition du 6 mai, un salarié de métropole qui a deux enfants et dont le conjoint ne travaille pas, touchera à partir du 1er juillet, 301 euros d’allocation en sus de son SMIC. S’il a trois enfants, ce montant sera de 325 euros. Selon des chiffres indiqués par le sénateur Jacques Gillot, 60 % des travailleurs auraient pu en bénéficier à la Guadeloupe (à la Réunion, 52 % de la population vit avec 800 euros par mois). Quand un salarié des DOM touche 74 euros de RSTA pour 26 heures d’activité, en métropole, à revenu équivalent, le bonus est de 107 euros s’il est célibataire, 390 s’il est marié avec un enfant, et 403 euros s’il a deux enfants. Un travailleur à temps plein au SMIC touchera 100 euros de RSTA (avec ou sans enfant), le même en métropole aura 289 euros avec un enfant, 301 avec deux enfants. On est loin des 200 euros demandés par le LKP ! D’autant que l’Etat avec le RSTA n’en fournit que 100, les collectivités 50 et les entreprises (les seules signataires de l’accord Bino), 50. Heureusement le RSTA n’est prévu que pour trois ans, mais Yves Jégo a d’ores et déjà proposé de le proroger si les entreprises s’estiment encore dans l’incapacité d’apporter seules ces 200 euros d’augmentation. C’est ce qu’on peut appeler la grande escroquerie du RSTA !


Le RSTA favorise les seuls célibataires sans enfant et pénalise les familles puisque seul le RSA tient compte de la composition des familles.
Par ailleurs le RSA augmente davantage avec le temps partiel qu’avec le temps plein, alors qu’avec le RSTA, moins on travaille, moins on touche.

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 23:44
Doc Gynéco fait un retour à la scène… théâtrale. Il interprète le rôle de François, marié à une dentiste sexy dans « Le siècle sera féminin ou ne sera pas », une comédie de boulevard très amusante, à voir au théâtre du Gymnase à Paris jusqu’à la fin de l’année. Après la représentation, le Mornalien Bruno Beausire dit Doc Gynéco, évoque théâtre, la musique, la loi Hadopi, les Antilles et ses relations avec le président de la République.
« Que Domota arrête de rêver, on n’et pas une colonie »
On vous connaissait chanteur et on vous découvre au théâtre, sur les grands boulevards à Paris,  avec Charlotte Valandrey, Vincent Moscato… à faire hurler de rire le public. Est-ce un tournant artistique dans votre carrière ?
L’humour a toujours fait partie dans ma carrière de ce que je suis aussi dans la vie privée. C’est important pour moi de faire savoir que j’aime l’humour. J’aime rire et j’aime aussi…
Comment ça a commencé le théâtre ?
Le metteur en scène, Dominique Coubes, est un ami de longue date et il m’a proposé de faire un film. Il a pris du recul et du temps pour s’orienter vers le théâtre — il est directeur de ce théâtre maintenant. C’est un beau challenge qui m’a été proposé. Au début, j’ai eu quelques doutes parce que je n’avais jamais mis les pieds sur des planches. Il m’a filé un peu de pognon pour prendre des cours. Il pensait que je ne reviendrais pas et je suis revenu avec le scénario appris en un temps record. Ca m’a fait plaisir de montrer aux comédiens de métier qu’un chanteur pouvait aussi le faire.
Il y a des facettes du vrai Doc dans le personnage de la pièce : le sexe, la rigolade, la nonchalanche et en plus vous partagez la loge de Fabienne Barbier qui joue la présidente de la République… C'est un gaga ! La politique vous rattraperait-elle même au théâtre ?
La politique est depuis Bill Clinton devenue un milieu de pouvoir, de séparation entre les races, les classes sociales et aussi entre les hommes et les femmes depuis que la Ségolène s’est présentée… Je crois à la personne, à l’individu plus qu’à des idées arrêtées sur la couleur, le sexe, la nationalité — Nicolas Sarkozy est Hongrois — ou les choses un peu bateau qui régissent le monde.
Et donc ?
Donc moi, à la frontière du sexe et du pouvoir ? Oui.
Musicalement, vous en êtes où ?   
J’essaie de rechanter des choses parce qu’il n’y a que la musique qui soit un excellent remède aux maux. J’aime les écrire, les mots, dans tous les sens. J’espère qu’ils seront des balles… En tout cas, les miens, lors de mon prochain single ou album, je les veux acérés. J’aime les mots qui atteignent leur cible. Et voilà ! Il ne faut non plus se vexer pour rien…
Qu’est-ce qui vous retient ?
Ca veut dire que la loi HADOPI est nécessaire et indispensable à la survie d’une discipline qu’est la chanson. Rien n’est gratuit dans la vie, la musique non plus malheureusement. Ce n’est pas de notre faute, c’est un business ! Je suis contre cette idée, mais les choses sont comme ça.
Y a-t-il un single ou un album à venir ?
Oui, maintenant que cette loi est votée oui. Je ne voyais pas l’intérêt de sortir un album si je ne pouvais pas faire manger mon attaché de presse, les gens qui bossent avec moi, mes musicos… Je n’avais rien à leur offrir. Rien, tant que cette loi n’était pas votée. Maintenant faut pas que ça interfère avec la pièce, j’ai mon studio et ça arrivera dès que la pièce sera sur de bons rails, que l’Orient express sera en route. J’arriverai forcément avec de la musique, un moment, et des beaux clips réalisés par des gens du métier…
Et les Antilles ?
Vwey ! Mwen la, Gyneco bien la !  pani pwobleme… J’y retourne en pensée, en vie ! Ma vie, c’est aussi ça, ma culture west indies, la Caraïbe ! Il faut rendre à César ce qui lui appartient. Je ne suis pas slave, pas du moyen-Orient, je suis Antillais. Bien sûr que j’y retourne et que j’y retournerais, à vie ! On a le caveau familial au cimetière de Morne-à-l’Eau !
Que pensez-vous du mouvement de protestation qui a soulevé les Antilles en début d’année ?
J’attendais d’en savoir plus sur Domota, parce que quand un leader se révèle, selon la manière dont il s’est révélé, on peut avoir à faire à un Gandhi, voire un Nelson Mandela, et j’attends encore…. Je suis impatient de savoir s’il est orienté politiquement, s’il est un élu du peuple sans vote, s’il est là par la voie du saint Esprit ou si c’est encore quelqu’un qui est manipulé. J’attends de voir s’il a une idéologie ou s’il est naturellement arrivé là où il en est ?
Avez-vous eu l’occasion de parler de cette crise avec le président ?
J’en ai parlé avec Yves Jégo qui a réussi, je ne sais pas comment, à faire face à cette crise. Quand on connaît le caractère des Antillais… Qu’il ait réussi à leur faire signer quelques accords, c’est quand même pas mal pour un ministre de droite d’y être arrivé ! Mai j’ai un léger soupçon sur M. Domota… Je le soupçonne d’être un peu marxiste-léniniste…
Indépendantiste, peut-être ?
Aïe aïe aïe ! Je n’ai pas osé le dire.
Il y a peu, vous étiez avec Yves Jéo pour une opératon de relance du tourisme aux Antilles. C’est un engagement ?
La question des Antilles est devenue quelque chose de crucial. Il y a un intérêt médiatique, certes. Comment une culture aussi grande et belle que peuvent nous offrir nos départements d’outre-mer, vienne au premier plan de cette manière là… et que ça puisse aboutir à la paix, à un métissage culturel entre les France et les Antilles, il était temps ! Avant tout, que les Français sachent que leur pays va au-delà de la carte de la France et qu’il y a de petits départements qui leur appartiennent et auxquels ils appartienent aussi les uns et les autres.
Vous intéressez-vous aux états généraux de l’outre-mer ?
J’ai regardé d’abord avec un recul antillais, un peu « vwey bon ! Laissons couler… », mais vu de France, j’ai quand même senti le petit truc sérieux. On ne pose pas des bombes ! On n’est pas corses, algériens… On n’est pas une colonie. C’est pas une idée… Que Domota arrête de rêver, on n’est pas une colonie ! Les Antilles ne sont pas une colonie, elles sont vraiment attaché à la France. Les Antillais sont Français à part entière ! Il faudrait surtout que les Français se rendent compte que les Antilles sont des départements comme tous les départements, avec un décalage de temps et géographique que peuvent ressentir nos amis alsaciens, un décalage culturel aussi… C’est vrai qu’on n’a pas besoin de chasse-neige. (rires)
Ressentez-vous le poids de la différence en métropole ?
Pas du tout. Je ne crois pas au racisme parce que l’histoire de la France l’a prouvé. Je ne mélange pas les guerres politiques qu(il y a eu au Vietnam en Algérie avec l’idée qu’il y a eu une espèce d’abandon d’un enfant dont on n’a pas pris soin, un super bel enfant ! C’est notre enfant, il est à nous, c’est la Caraïbe ! Mais, il ne nous vient pas tout de suite à l’esprit. Quand vous êtes à Paris ou à Marseille, je comprends que dans sa tête, on ne pense pas tout de suite aux Antilles… Un oubli des métropolitains qui est regrettable... Ils ont oublié de super grandes personnalités, de super grands événements. Les Français ont la mémoire, parfois, qui flanche.
Entretenez-vous toujours de bonnes relations avec le président de la République ?
Oui… J’ai de très bonnes relations avec Nicolas. C’est un ami et dans dix ans quand il arrête la politique, j’arrête aussi.
La politique ou la chanson ?
La politique.
De quoi parlez-vous ?
On parle en pote et on ne parle pas du tout de politique. Je suis pour lui un soutien artistique.

Fabienne Barbier (comédienne)
« Quelqu’un de très animal »
« Quand on a partagé les loges, tout le monde s’est retrouvé dans une loge, sauf Doc et moi j’étais seule dans ma loge. Je descends les escaliers et je croise Doc qui se change en coulisse. Je lui ai proposé de partager ma loge et comme je joue la présidente, il partage la loge présidentielle ! J’ai amené un poste cassette et il me fait écouter beaucoup de hip hop et du reggae. C’est quelqu’un qui a du talent pour amener le public à lui, alors que nous acteurs, on force parfois le jeu pour amener le public à nous. Le public vient très facilement vers lui, c’est quelqu’un de très animal. »

La pièce
Le siècle sera féminin ou ne sera pas
écrit et mise en scène par Dominique Coubes et Nathalie Verne. A 20 heures du mardi au samedi et en matinée le week-end à 16 h 30. Au théâtre du Gymnase Marie Bell, 38 bd Bonne Nouvelle, Paris 10e.
En 2022, le président de la République est une femme (Fabienne Barbier, avec Doc sur la photo). Son chef de cabinet (Sylvain Clama) lui raconte la campagne présidentielle opposant pour la première fois au second tour, un homme et une femme, vécue par les habitants de son immeuble, quand il était ado (Solal Forte). Il y a ses parents (son père, prolo de droite, est joué par le rugbyman Vincent Moscato, sa mère (Isabelle Ferron) est la bonne des proprios, un couple de bobos parisiens (Charlotte Valandrey et Philippe Lellouche). Un couple de banquiers (Maxime et Lucie Jeanne), un homme au foyer (Doc) et sa femme dentiste, les Croisé, une jeune artiste au chômage et délurée (Ingrid Mareski), et une vielle femme indigne (Colette Teissedre) sont les autres occupants de l'immeuble. L’entre-deux tours de ce duel opposant un homme politique de droite à Marie-Sologne, devient une parenthèse cocasse où intimité et choix politique se mêlent et se heurtent dans une guerre des sexes sans merci. Tous les ressorts du boulevard sont activés, tendus… Cascade de rire assurée !


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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 19:33
La Loi de MAM et JégoMichèle Alliot-Marie et Yves Jégo, les ministres de tutelle de l ‘outre-mer ont présenté ensemble la loi de développement économique des outre-mers (Lodeom) votée hier par le Parlement. Elle remplace la loi Girardin à compter du 1er janvier ou 1er mars dernier pour les charges fiscales, le 1er juillet pour les charges sociales. 1, 522 milliard d’euros de cette loi vient se substituer au 1,357 milliard de la loi Girardin. Visiblement heureux d’en avoir fini, MAM et Jégo sont tour à tour intervenus devant la presse, hier, place Beauvau pour apporter la démonstration que la promesse du candidat Sarkozy en campagne, en mars 2006, au WTC en Guadeloupe ou au Club med en Martinique, avait été tenue. «  Il y a eu des améliorations importantes depuis juilllet 2008, a indiqué MAM, il a été adapté au contexte de la crise mondiale actuelle et il y a eu la décision du président de l’abonder de 150 millions d ‘euros supplémentaires le 19 février dernier pour accélérer le processus de relance des outre-mers. » Une vaste campagne d’information est annoncée, des formations pour les experts-comptables par exemple. En matière de construction ou de rénovation de logements sociaux, Yves Jégo a indiqué qu’un objectif quantifié serait établi après la réunion du 3 juin avec les acteurs de la filière et que les effets de la loi Girardin serait prolongés pour une période d’adaptation pour le logement intermédiaire. Restent aux différents ministres impliqués par lette loi de signer chacun les différents décrets d’application. « Une question de jours », selon le ministre de l’Intérieur.

Exemples d’amélioration financière pour les entreprises des ZFGA
Une menuiserie en Guyane paye actuellement 25 000 euros d’imposition et des taxes fiscales, selon Yves Jégo, avec la Lodeom, la même entreprise n’en paiera plus que 3 200 euros.
Une entreprise de tourisme avec 40 salariés paie en métropole 227 000 euros de charges, si elle se délocalisait à Fort-de-France, le coût des charges sociales ne serait plus que de 84 000 euros.

MAM réaffirme ses priorités contre l’orpaillage clandestin
De nouveaux outils procéduraux vont être mis à la disposition des services pour aider l’action de l’Etat contre l’orpaillage clandestin, a indiqué Michèle Alliot-Marie, hier. « Il faut montrer que l’intensité ne se relâche pas. » Rappelant que les opérations harpie avaient repris depuis le 15 avril, elle a insisté sur l’expérience acquise lors des précédentes opérations. « Nous allons affaiblir durablement les orpailleurs clandestins en tarissant les flux d’approvisionnement des camps d’orpaillage, en détruisant ces camps, en démantelant les filières… » MAM a justifié la violence de son propos en rappelant que « le mercure représente une mise en danger permanente et déterminée ».

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 19:24

AFD

L’AFD finance 5,5 milliards pour le développement des pays pauvres et d’outre-mer
« 2009, année de relance verte et solidaire » est le slogan qu’a choisi l’agence française de développement ainsi que l’a rappelé Jean-Michel Sévérino, son directeur général, lors de la présentation de son rapport 2008. L’AFD qui fournit les outils financiers pour le développement dans le cadre de la coopération internationale et celui de la solidarité nationale avec les outre-mers, a abondé 4,5 milliards d’euros en 2008 et 5,5 cette année. 1,3 sont consacrés à l’outre-mer. « Ce paquet économique et social, a expliqué M. Sévérino doit permettre la gestion du plan de relance pour le secteur privé et la reprise de la gestion du fonds DOM. » Le plus gros bénéficiaire de l’AFD en 2008 a été la Polynésie, (171,4 millions d’euros) puis la Réunion (99,5) et la Guyane (94,1). « La Guyane a été boostée par le financement des collectivités locales », selon M. Sévérino. La Nouvelle-Calédonie a connu une baisse (73,8), mais on assure déjà qu’il y aura « une grosse remontée en 2009 ». La Martinique a perçu 69,5 millions et la Guadeloupe, 60. « L’année sera municipale outre-mer », a poursuivi de le directeur de l’AFD, avec 200 millions d’euros au bénéfices des collectivités locales. Mais le principal sera l’aide aux entrepreneurs privés sous forme de prêts avantageux. L’AFD est aussi prête pour accompagner financièrement les choix qu’auront fait ressortir les états généraux.

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 14:10
Alfred Almont et l’élasticité d’un texte, pas d’un ministre !
A la suite d'un écho paru dans le France-Antilles du 14 mai, Alfred Almont vous prie de bien vouloir revoir les propos qui lui ont été attribués. En parlant "d’élasticité", il s’agissait de celle du texte de la Lodeom. " En effet, le Ministre, a jugé utile de rapppler le député UMP de la Martinique, n’a pas la possibilité d’y faire rentrer tout ce que les parlementaires auraient voulu y intégrer. C'était un texte préparé de longue date, à portée économique et qui a fait l'objet de nombreuses avancées au terme des concertations menées par le Ministre. Les États Généraux apporteront d'autres réponses sur les questions sociétales, institutionnelles et sociales."
Il tient à souligner les bonnes relations qu’il a entretenues avec Yves Jégo tout au long de la discussion de la LODEOM, au ministère, à l’Assemblée et en commission. De plus M Almont souhaite rappeler que c’est "Nicolas Sarkozy qui nomme ses ministres en liaison avec le Premier Ministre et souligne les qualités remarquables qui sont jusqu'à présent mises en oeuvre par Yves Jégo à la tête du Secrétariat d'État à l'OUtre-mer.
" Il y avait du brouhaha, hier dans la salle des quatre colonnes à l'Assemblée nationale.

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 00:46
La Lodeom définitivement adoptée
Les députés ont mis un terme hier à l’examen du projet de loi de développement économique des outre-mers après une ultime discussion en séance, faisant suite à la dernière commission mixte paritaire (7 députés et 7 sénateurs). Sans surprise, le groupe socialiste s’est abstenu et seuls les trois députés PRG (Chrisitane Taubira, Chantal Berthelot et Jeany Marc) ont voté contre. Cet après-midi (jeudi), Michèle Alliot-Marie et Yves Jégo tiendront une conférence de presse, place Beauvau, pour présenter officiellement le bébé, né après près de deux ans de gestation. Restera au président de la République à la promulguer, ce qui ne devrait tarder dans la mesure où le gouvernement avait décréter l’urgence pour la discussion du texte.

Ils ont dit
Victorin Lurel, PS Guadeloupe : « La CMP n’a pas bousculé l’économie générale du texte. L’habilitation faite au conseil régional est une avancée considérable, historique puisque c’est une première dans l’histoire de la République. C’est une habilitation fixation de règle. On va pouvoir fixer la règle en matière de formation professionnelle et de maîtrise de l’énergie, de développement des énergies renouvelables, de réglementation thermique des constructions. Nous sommes libres pendant deux ans de fixer la norme, de modifier, voire de prendre des décrets nouveaux. »
Alfred Almont, UMP Martinique : « Le texte nous paraît plus équilibré que ce qu’il n’était au début. Je pense notamment au logement social et intermédiaire aussi qui est pris en compte jusqu’en 2012. Des zones déshéritées de moins de 10 000 habitants sont appelées à susciter l’attractivité avec des mesures fiscales fortes. 14 communes sont concernées en Martinique. Nous avons fait en sorte de sacraliser la LBU comme le financement public du logement social et son financement est garanti pour les 3 ans qui viennent. »

Jean-Claude Fruteau, PS Réunion
: « Ce texte ne répond pas aux attentes de la population, d’où mon abstention, mais je salue la reconnaissance de la bagasse dans la filière canne sucre rhum bagasse, la sacralisation de la LBU comme socle du financement du logement social, les dispositifs concernant la téléphonie mobile, fixe et les NTIC qui ouvrent la porte au rétablissement de la justice sociale et encore la reconnaissance de la pharmacopée ultramarine et des langues créoles. J’ai des doutes sur la reconversion de la défiscalisation vers le logement social et des regrets concernant la régulation des prix qui étaient impérative. L’occasion est manquée. »
Didier Robert, UMP Réunion : « C’est un texte fondateur pour le développement économique de la Réunion avec la création de secteurs d’activités qui seront des locomotives. L’ensemble des partenaires économiques doivent maintenant s’appuyer sur ces nouvelles dispositions et s’engager dans la voie ouverte. Par ailleurs, les états généraux qui nous sont proposés sont une occasion forte de faire peser la base sur les décisions prises au niveau national. Il y a maintenant la question de la cohésion sociale. Il faut faire un effort sur les retraites, pour les handicapés, pour l’économie solidaire et l’école qui est un pivot prioritaire. Nous avons les gages pour demain d’une réussite de l’outre-mer. »
René-Paul Victoria, UMP Réunion : « Ce texte ouvre des perspectives pour le développement. Nous attendons également qu’à l’issue de ce vote, bous puissions proposer d’autres processus de développement durable dans une politique nationale et européenne. Cette Europe humaine et sociale sera au cœur du deuxième dispositif. »

ECHOS
Le rapport Victoria sur le RSA retardé
René-Paul Victoria rendra son rapport sur le RSA le 25 mai au Premier ministre, au lieu du 18, moment où Yves Jégo sera à la Réunion.
Alfred Almont voit Jégo changer de ministère
Alfred Almont estimait hier qu’Yves Jégo pourrait changer de portefeuille ministériel à l’issue du remaniement attendu après les élections européennes. Il a jugé que le secrétaire d’Etat était « usé » et n’avait « plus d’élasticité ».
Catastrophe naturelle en Martinique
Louis-Joseph Manscour et Yves Jégo. Entre les deux, un des témoins de la scène survenue entre le ministre et le député, William Kromwel, journaliste politique de Radio France Outre-mer.
Louis-Jospeh Manscour, député PS de la Martinique, n’a pas obtenu de réponse précise d’Yves Jégo, lors de la séance de question au gouvernement, concernant une éventuelle date pour arrêter l’état de catastrophe naturelle pour le nord de la Martinique. En revanche, dans les couloirs de l’Assemblée, il a lâché la date du 25 juin. « Nous aurions préféré que ce soit beaucoup plus tôt, a indiqué le député de Trinité, puisque nous sommes encore mi-mai ! Maintenant, ce qui est important c’est de savoir que toutes les communes concernées, notamment celles du Nord Atlantique les plus touchées seront reconnues en état de catastrophe naturelle. Ca permettra de pouvoir être indemnisés, mais surtout les familles et les collectivités pourront bénéficier des assurances. » Bien sûr M. Manscour aurait préféré que la date soit annoncée dans l’hémicycle « pour que des millions de Français puissent l’entendre ! » Il le regrette.
Question sans réponse de Dosière
René Dosière, député PS de l’Aisne, a posé, il y a quelque neuf mois une question à Yves Jégo concernant le train de vie du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer. Question sur le logement du ministre, sur le nombre de ses collaborateurs, leur coût, etc… Hier, le député indiquait n’avoir toujours pas eu de réponse et qu’il songeait à reposer sa question. Tout en considérant évident que la part de voyage grévasse forcément ce budget, mais sans préjuger de la réponse d’Yves Jégo, il a confié, ironique : « Mais ce sera difficile de battre Rachida Dati ! »
Soupçon de lobbying dans le dossier bagasse à la Réunion
L'aticle 27 de la LODEOM rassure la filière canne sucre rhum bagasse à la Réunion en précisant que l'électricité produite par la bagasse devrait être rachetée par EDF au même tarif que l'éolien. Le député Fruteau a indiqué qu'il serait vigilant sur les suites qu'y donnerait le gouvernement. On ne dit pas que Jean-Louis Borloo, mais son directeur de cabinet, l'ancien préfet de Guadeloupe Jean-François Carenco, aurait été sensible au lobbying d'EDF pour alanguir le processus...


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