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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 16:18

Sarko reçoit ses comités de soutien originaires d’outre-mer

Heure gloire, hier au QG de campagne de Nicolas Sarkozy, rue d’Enghien à Paris pour Patrick Karam et Marie-Dominique Aeschlimann qui « font un travail remarquable » ! Le candidat de l’UMP a accepté de recevoir les représentants de ses comités de soutien originaires des territoires ultra-marins. La délégation comprenait Charles Dagnet, Fred Bulver, Franck Anretar, Siti Bintimoussa, Gilbert Paris, Pierre Pluton, Marie-Thérèse Junot, Xavier Laurent, Eddie Josepho et Alice Catoire qui représentait Daniel Valminos de Média Tropical. Ils ont remis au candidat leur 18 propositions pour l’Outre-mer. A la sortie Nicolas Sarkozy a déclaré : « L’Outre-mer français est pour moi une priorité et la métropole doit être reconnaissante à l’outre-mer de lui permettre d’être présente partout dans le monde. »

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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 18:43

Ségolène Royal offre une tribune à l’outre-mer

Dimanche matin, Ségolène Royal est venue clôturer par un discours d’une heure le rassemblement des élus socialistes (et alliés) au parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris.

Dans la salle, Félix Desplans, le maire PS de Pointe-Noire, Alix Labbé, le premier fédéral de Guyane et Marlène Lanoix, première fédérale de Martinique. Assis au premier rang sur la tribune, Victorin Lurel, secrétaire national du PS à l’outre-mer, le maire de Sarcelles et divers élus de France dont la Guadeloupéenne Hélène Geoffroy, élue en Rhône-Alpes. Devant eux, un aéropage d’éléphants socialistes et les patrons du MRC et du PRG, Chevènement et Baylet. Christiane Taubira a sa chaise, mais elle n’arrivera que cinq minutes avant la fin du discours de Ségolène. Après Pierre Mauroy et Jean-Michel Baylet, Marylise Lebranchu, ordonnatrice des prises de paroles, invite Victorin Lurel à parler : « Je viens de loin, je viens des outre-mers français. Je viens de loin, mais je viens de France ! » Un tonnerre d’applaudissements retentit… La mise en scène est parfaite.

Démocratie territoriale

« Nous venons de pays qui ont participé à confectionner l’identité de la France. » Lurel rappelle que dès 1794, les Haïtiens et les Guadeloupéens se sont battus pour être « libres et égaux en droit » Et il vient tacler Sarkozy et son ministère de l’immigration et de l’identité nationale : « Le socle de la nationalité, c’est la laïcité, la liberté, l’égalité. » Après avoir rappelé la baisse du budget de l’Outre-mer et la dette de l’Etat de 800 millions d’euros (ça, c’est pour Baroin), il achève son ode à Ségolène : « N’ayons pas peur ! Nous avons besoin de cette femme là, de Ségolène Royal, et singulièrement l’outre-mer. » François Hollande (très en verve contre Bayrou et Sarkozy) a pris la parole juste avant la candidate. Rendant honneur aux 5 000 élus présents (3 000 selon la presse), Ségolène Royal a plaidé pour une « VIe République reposant sur quatre piliers : la démocratie parlementaire revivifiée, la démocratie sociale, la démocratie participative et la démocratie territoriale ». Elle a assuré qu’elle mettrait fin aux doublons ou superpositions administratives (on songe à la situation monodépartementale de nos Régions) : « Je ne supprimerai pas l’échelon du département, mais chaque collectivité aura les moyens justes d’exercer ses responsabilités sans fuite en avant dans les hausses fiscales. » Elle en appelle à Charles Peguy pour appeler les militants socialistes à être les « hussards de la République ». Et sur l’outre-mer, elle a salué « cette France diverse et colorée qui oppose les uns aux autres. C’est la diversité qui nous rend forts, qui fait notre unité ! »

(Photos : Régis Durand de Girard)

 

Ils ont dit

Marlène Lanoix

"La diversité qu’elle réclame et qu’elle assumera"

"Elle a fait un discours plus ferme et montré un engagement plus à gauche plus prononcé, plus accroché… Un ancrage à gauche. J’ai la conviction qu’elle va gagner ! Sur l’outre-mer, elle a intégré toutes les régions et particulièrement les nôtres. Elle s’est prononcée pour la diversité qu’elle réclame et qu’elle assumera. »

 

Alix Labbé

"Des réponses pour l"ensemble des Français"

"Le pacte présidentiel de Ségolène Royal est porteur de réponses pour l’ensemble des Français. Nous allons aller sur le terrain et décliner tout ce que nous pouvons apporter pour en finir avec cinq de dictature d’une droite revancharde. L’outre-mer, c’est la France, elle l’a dit. Tout est possible avec le pacte dans le respect de la Constitution."

 

Félix Desplans

"C'est son coeur qui parlait"

Elle a eu un discours profond qui démontre le dynamisme de la campagne et la forte personnalité de Ségolène Royal. On sent tout ce que sera son action pour la France et pour le monde. Elle a développé un esprit de solidarité lorsqu’elle a parlé de jumelage entre nos communes et celles de pays du tiers-monde. Cela lui donne de la dimension. Lorsqu’elle a parlé de diversité, elle ne lisait plus ses notes. A ce moment là, c’est son cœur qui parlait. »

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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 15:28

Confiant et Boutrin dénoncent la scandale du chlordécone

Une invitation du Collectifdom, une salle mise à disposition par le député Marie-Jeanne (son attaché parlementaire rappelle qu'il ne s'agit que de la présentation d'un livre), et beaucoup de monde pour écouter l’exposé du « scandale du chlordécone aux Antilles françaises », Corine Lepage, Alain Lipietz, Joby Valente, Igo Drané, Marie-Dominique Aeschlimann, Claude Ribbe et même Libération sont là. Joël Beaugendre est représenté (son attachée parlementaire distribue son rapport de mission parlementaire) et Victorin Lurel excusé (il a publié un communiqué de presse dans lequel il rappelle que la Région Guadeloupe interpelle l'Etat, loue les services d'en avocat et commande une expertise à l'IRD).

Raphaël Confiant et Louis Boutrin ont présenté, vendredi, à l’Assemblée nationale, leur livre d’investigation : Chronique d’un empoisonnement annoncé, le scandale du chlordécone aux Antilles françaises 1972-2002. C’est un brûlot qui veut faire la démonstration que la pollution des sols, de l’eau, des poissons et des légumes, par le chlordécone s’est faite avec la participation de l’Etat et de ses services déconcentrés, des importateurs et vendeurs de pesticides, et des « latifundistes békés », les grands planteurs. Confiant et Boutrin estiment que la parade de l’Etat a été de faire mine de découvrir le danger en 1999 alors qu’ils ont retrouvé les rapports Stégaroff de 1977 et Kermarec de 1979 qui préviennent les autorités des dangers pour l’homme de l’utilisation du chlordécone. Ils dressent la liste de tous ministres de l’Agriculture ayant autorisé ce produit aux Antilles malgré son retrait du marché américain dès 1976 : Jacques Chirac qui autorise en 1972 le pesticide, Edith Cresson qui renouvelle cette autorisation en 1981, Henri Nallet, en 1990, Louis Mermaz, en 1992, et Jean-Pierre Soissons, en 1993, qui prorogent les dérogations avant de prononcer l’interdiction. Les deux auteurs attendent beaucoup de l’action en justice menée en Guadeloupe par Harry Durimel et 21 avocats contre l’Etat pour mise en danger de la vie d’autrui, le 5 avril à Basse-Terre. Ils annoncent d’ailleurs une action équivalente en Martinique. Ils ont la certitude qu’il existe une contrebande de chlordécone et n’hésitent pas à cibler leurs accusations. « Il faut établir les responsabilités et ordonner une enquête épidémiologiques indépendante internationale », avance Louis Boutrin. L’ancien conseiller régional réclame encore la décontamination des sols, l’indemnisation des agriculteurs.
Raphaël Confiant et Louis Boutrin assurent que cette affaire est comme le scandale de l’amiante ou du sang contaminé.

Chronique d’un empoisonnement annoncé, le scandale du chlordécone aux Antilles françaises 1972-2002, Raphaël Confiant et Louis Boutrin, Lharmattan, mars 2007.

 

Ils ont dit

Corinne Lepage (ancienne candidate à la présidentielle, ralliée à Bayrou)

"Avec Cap 21 Antilles, nous avons saisi, il y a environ un an, le Conseil d’Etat sur la question du chlordécone aux Antilles françaises. Je suis venue apporter mon témoignage de soutien aux auteurs."

 









Alain Lipietz, député européen Vert

"J’ai une très grande honte… Ce qui se passe est monstrueux ! A Bruxelles, je me bats pour défendre notre banane et pourtant, la banane antillaise est produite de façon aussi dégueulasse que les autres."

 









Claude Ribbe, président Collectifdom

"Des Français ont été empoisonnés. On a cassé l’omerta qui pèse sur nous dès lors qu’il s’agit de faire connaître nos problèmes."

 










Marie-Dominique Aeschlimann, secrétaire nationale UMP

"Je ressens un malaise et de l’indignation en découvrant le diagnostic de M. Boutrin. Il faut établir les responsabilités, l’outre-mer ne doit pas bénéficier d’un traitement à part !"

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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 12:58

A propos du concours de scenario d'Outre-mer, Hohohas
3 questions à
Marie-Josée Alie, RFO

« Ho-Ho-Ha, c’est l’image en tahitien »

Comment est né le prix du scénario Hohohas ?

L’histoire a commencé il y a cinq ans au festival Cinamazonia à Cayenne. Des réalisateurs et des comédiens se sont engueulés avec les représentants du Centre national du cinéma et de France Télévisions parce que les grandes oeuvres ultra-marines n’étaient pas souvent montrées en métropole. Finalement, on a créé ce prix ! Celui du meilleur scénario de court-métrage de fiction d’outre-mer. Hohohas, Ho-Ho-Ha, c’est l’image en tahitien.

Qui concourre et qui juge ?

Il s’adresse aux gens de moins de quarante ans qui ont des histoires identifiées outre-mer mais à valeur universelle. Dix scénarios, présélectionnés par Osange Silou-Kieffer d’Invariance noire, seront remis à des jurés. Le premier jury (en 2003) était présidé par Greg Germain, puis il y a eu Elie Chouraqui, un rapper du secteur A, Firmine Richard et, cette année, c’est Alex Descasse, en attendant Michel Blanc… Autour du président, Osange Silou, un représentant du CNC, de France Télévisions et de la Semaine de la critique du festival de Cannes.

Qu’advient-il au lauréat ?

Il est récompensé dans le cadre de la Semaine de la critique à Cannes, à l’issue d’une projection de films issus des précédents concours. Les scénarios primés sont tournés. Grâce à Médétom, nous produisons les courts-métrage. C’est complexe mais en synergie avec Invariance noire, on y arrive ! Pour l’instant, on a tourné M. Etienne, du Martiniquais Yan Chayat qui sera projeté lors de la Semaine de la critique. On a lancé la production de 24 heures dans la vie d’un mort, en Nouvelle-Calédonie, et Sacha et Désiré, un film dans les années trente. Les deuxième et troisième prix sont invités à Cannes.

Les scénarios sont reçus jusqu’au 31 mars. Marie-Jeanne Chaumette, Prix Hohohas, RFO, 35/37 rue Danton, 92 240 Malakoff.

 « M. Etienne, du Martiniquais Yan Chayat, sera projeté à Cannes »

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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 17:33
Le Guadeloupéen convaincu de terrorisme

Hier, la 14e chambre correctionnelle du tribunal de Paris a prononcé son délébéré dans l’affaire Willy Brigitte. Le Guadeloupéen a été reconnu coupable de participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes au Yémen, au Pakistant, en Australie et en France entre 1999 et 2003. En répression, il a été condamné à une peine d’emprisonnement de neuf ans, dont les deux tiers, soit six ans, incompressibles. Poursuivi dans le même dossier, mais jugé par défaut, Sajid Mir a été reconnu coupable des mêmes faits et condamné à dix ans de prison dont une période de sûreté de six ans et huit mois. A la sortie de l’audience, Jean-Claude Durimel, avocat de M. Brigitte a déclaré : « Il a eu la peine quasi maximale, c’est dire que nos arguments n’ont pas été entendus. » « L’appel s’impose, a déclaré Me Harry Durimel. Il n’y a aucune preuve formelle. » La décision d’interjeter appel appartient à Willy Brigitte.

Willy Brigitte, sous un drap blanc, lors de son extraction de la salle d’audience, hier, après qu’il a appris sa condamnation à neuf ans de prison. (Photo : RDG)

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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 17:32

Victorin Lurel aux côtés de Ségolène à la porte de Versailles

Victorin Lurel sera à Paris samedi. Ségolène Royal rassemblera à la porte de Versailles une grande partie des élus de gauche qui la soutiennent. La candidate socialiste a demandé à Victorin Lurel d’être à ses côtés, sur l’estrade, avec une dizaine d’autres élus. Le président de la Région Guadeloupe devrait prendre la parole. En revanche, le meeting que devait tenir Ségolène Royal, le 24 mars, avec les ultra-marins de métropole et Victorin Lurel, semble avoir été annulée pour raisons budgétaires. Ca n’empêchera pas M. Lurel de tchatter avec les internautes sur desirdoutremer.com le 21 mars à 13 heures (heure antillaise) et d’être à Saint-Denis, le 22 mars, pour soutenir Christophe Borgel, bras droit de Dominique Strauss-Kahn, candidat à la législative dans la Seine-Saint-Denis.

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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 17:31

L’UNOM fait ses propositions mais ne s’engage pas

Roger Anglo, président de l’Union nationale pour l’outre-mer (UNOM), et Rémi Mparcin, secrétaire général, ont présenté jeudi matin à Paris les propositions qui ont émergé de leur colloque sur l’outre-mer à l’horizon 2012 tenu en septembre dernier. Ils ont donc présenté « une plate-forme de propositions pour une France citoyenne, diverse et solidaire ». Cette plateforme doit être présentée aux candidats à la magistrature suprême avant une rencontre avec chacun d’entre eux (qui voudront les recevoir) et éventuellement une signature marquant l’engagement des candidats. Les propositions de l’UNOM, au nombre de six, prévoient la création d’une charte de la citoyenneté et de la diversité des identités des populations d ‘outre-mer au sein du peuple français, la création d’un forum des organisations associatives de l’outre-mer comme instance de dialogue avec le ministre de l’Outre-mer, la garantie de l’égalité entre les territoires en alignant les dépenses, l’illégalité du refus par les bailleurs de prendre en compte des cautions venues d’outre-mer, la mise en place d’un projet de développement équilibré et renforcer le ministère de l’Outre-mer en le dotant d’une organisation plus performante.

Sur le fond, ni Roger Anglo, ni Rémi Marcin n’ont voulu préciser si une candidature leur semblait déjà à l’écoute de leur plate-forme. L’UNOM ayant pour président d’honneur Léon Bertrand, on attendait un penchant naturellement sarkozyste… Mais même si Marie-Dominique Aeschlimann de l’UMP assistait à cette réunion, il y avait aussi la conseillère UDF d’Ile de France, la Martiniquaise Sophie Jacquet, qui confirme que l’UNOM est transpolitique. Ca n’a pas empêché la distribution de tracts, à l’entrée de la réunion, appelant à venir soutenir Sarkozy et l’outre-mer, le 31 mars prochain…

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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 20:22

Le conseil supérieur de la météorologie se tourne sur l’expérience acquise outre-mer

L’assemblée plénière du conseil supérieur de la météorologie a consacré un colloque, hier à Paris, à la météorologie, l’outre-mer et l’expertise ultra-marine.

Plusieurs interventions ont été remarquées, hier à l'ancienne école polytechnique à Paris : celle du directeur de l’outre-mer à Météo France, Jean-Pierre Mac Veigh, sur « les spécificités scientifiques et opérationnelles », celle de Franck Roux de l’observatoire du CNRS Midi-Pyrénées, sur les cyclones et celle de Paule Delecluse, directrice adjointe de recherche à Météo France sur « les changements climatiques et les DOM TOM. Une table ronde s’en est suivie sur le thème de « la culture du risque outre-mer, enseignement pour la métropole ». Le préfet Henri Masse, directeur de la Défense et de la Sécurité civile, Aymeric Jaud, le chef de mission sécurité civile à l’Outre-mer et Jean-Marc Bonnet, directeur de Météo France Antilles Guyane ont eu largement l’occasion d’expliquer combien la culture du risque était omniprésente aux Antilles.

Jean-Marc Bonnet a rappelé combien les systèmes d’alerte en place chez nous auraient été utiles pour éviter les dégâts de la tempête de 1999 en métropole… « Les Domiens sont très conscients de ces risques et, chaque année, la presse et la radio donnent des piqûres de rappel », explique le patron de la météo aux Antilles-Guyane. Les préfets trouvent toutefois le système encore perfectible, notamment pour prévenir les fortes précipitations, souvent dévastatrices. Face à cette acuité devant le risque, les membres du conseil supérieur de la météorologie se sont rendus compte que la culture du risque était une donnée absente en métropole. « On peut transposer nos expériences ultra-marine par l’éducation, l’information et la responsabilisation des élus et des administrations. » La gestion de crise se vit au quotidien en outre-mer, selon Aymeric Jaud qui a conclu son intervention en rappelant que vingt exercices étaient programmés en outre-mer pour 2007.

Le scénario climatique à l’horizon 2080

La chercheuse de Météo France, Paule Delecluse, a présenté son travail de recherche climatologique. « On a eu de nouvelles projections et on peut conforter les chiffres à grande échelle. On sait ce qui va se passer dans la zone Antilles-Guyane, mais il nous faire maintenant des études plus complètes de régionalisation. » Les effets du réchauffement climatique ne seraient pas égaux partout à cause de l’effet topographique. « Le chiffre d’une température en hausse de 2 ° devient robuste, annonce la chercheuse, c’est la pluviométrie qui va davantage être modifiée. » Une première estimation aux Antilles prévoit un assèchement du climat. Quant à la Guyane, le résultats des modèles exploités laisse apparaître là aussi une tendance à l’assèchement. « Sur la zone équatoriale, on s’attend à un déplacements des frontières des zones de convergence. Il faut le confirmer.. »

Côté montée des eaux, le niveau devrait monter globalement de 30 à 50 mm d’ici 2070-2080, mais rappelle Mme Delecluse, une tempête relève le niveau de 6 mètres et un Nino plus fréquent provoque une remontée de 30 à 40 cm… » La montée des eaux sera due pour 50 % à la dilatation, pour 30 % à la fonte des glaciers et des calottes glacières et le reste proviendra des précipitations.

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 18:24

Les sur-rémunérations outre-mer profiteraient aux importateurs

Un rapport parlementaire plaide pour la transparence

Jean-Pierrre Brard, député maire de Montreuil (PCF) a rendu public, hier, un rapport sur « l’amélioration de la transparence des règles applicables aux pensions de retraite et aux sur-rémunarations en outre-mer ». C’est une commande de la commission des finances présidée par Pierre Méhaignerie (UDF), l’homme très anti-défisc ! Jean-Pierre Bard s’est rendu en Guadeloupe, à Saint-Martin, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie où il a auditionné 250 personnes. C’est en Guadeloupe que l’appréhension à son égard a été la plus forte. Son nom associé à celui de Méhaignerie n’a pas été du meilleur effet… Les leçons retenues par le parlementaires sont que les prix sont formés de façon factice : « Les prix de vente des produits – même locaux – ne résultent pas des coûts de production, mais sont calés sur les coûts d’importation. » Il ajoute que les circuits d’importation sont contrôlés par une poignée de grossistes et importateurs qui organisent une pénurie artificielle ! Et c’est ainsi qu’il conclut que le montant des sur-rémunérations accordées aux fonctionnaires ne font que transiter dans leurs poches pour aboutir dans celles des importateurs et distributeurs… Il propose donc de créer un observatoire des prix avec des pouvoirs d’investigation pour dépouiller le processus de fixation des prix et procéder tous les cinq ans à une réévaluation de l’indexation des sur-rémunérations, « avec la garantie de maintenir le pouvoir d’achat des fonctionnaires », s’empresse de préciser le député. Reste que la législature touche à sa fin et la commission des finances si elle publie ce rapport n’a retenu qu’une seule de ses propositions : envoyer une mission de députés et de sénateurs refaire son parcours en outre-mer…

Un député UMP déplore la gestion du passeport mobilité

Michel Bouvard, député UMP et membre de la commission des finances, a publié un rapport dans lequel il plaide pour « une réforme impérative du dispositif » du passeport mobilité. « Le dispositif a explosé, selon M. Bouvard. 10 000 demandes en 2002, 21 000 en 2006 ! Mais il n’y a aucun contrôle sur ces voyages, aucun contrôle sur l’efficacité du dispositif et aucun pilotage de la part du ministère de l’Outre-mer. » Par ailleurs, le député reproche au ministère de n’avoir prévu que 16 millions d’euros pour 2007 alors qu’un tiers des demandes de 2006 n’ont pu être traitées au 31 décembre… Parmi les propositions dégagées, il suggère de confier la gestion de ce fonds au ministère de l’Enseignement supérieur et d’inciter les étudiant ultra-marins, lorsque la filière existe, de rester étudier chez eux et renforcer ainsi leur université…
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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 18:23

L’Office français de protection des réfugiés et apatrides fait son bilan

Francis Girault, président, et Jean-Louis Kuhn-Delforge, directeur de l’OFPRA, ont présenté, hier à Paris, le bilan de l’activité de leur office pour 2006. L’évolution de la demande d’asile a été marquée par l’effondrement de la demande d’asile haïtienne. Alors qu’elle avait augmenté de plus de 60 % en 2005, elle ne représente plus que 6,9 % contre 11,6 % en 2005. L’outre-mer représente la cinquième région française (3,8 %) derrière l’Ile de France (47,3 %), Rhône-Alpes (8,9 %), Provence (5,1 %) et Alsace (3,9 %). Le nombre de dossiers enregistrés outre-mer passe de 4 292 en 2005 à 1 335 demandes d’asiles en 2006.

La baisse affecte d’abord la Guadeloupe (-87 %) dont le nombre de dossiers passe en un an de 3 491 à 461 ! En revanche, au cours du deuxième semestre 1006, la demande d’asile connaît un rebond en Guyane passant en un an de 280 dossiers à 368. Depuis juin 2006, la Guyane est le devenu le premier département d’outre-mer en terme de dépôt de demande d’asile.

En Guadeloupe, la demande concerne les Haïtiens à 86 % et les Dominicains. En Martinique, la totalité des demandes émanent d’Haïtiens. En Guyane, les Haïtiens représentent 54 % de la demande, les Péruviens 14 %, les Bissao-Guinéens 9 %, les Sénégalais 5 % et les Colombiens 4 %. Le taux d’admission au statut de réfugié est de 6 % contre 2,7 % en 2005.

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