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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 18:53

Dédé Saint-Prix, Mélanj et résidence

A compter du 9 mars et jusqu’au 1er avril, Dédé Saint-Prix est en résidence au théâtre Antoine Vitez d’Ivry (94). De ce spectacle, Dédé en a sorti un nouvel opus : Mélanj

Le mélanj est fin prêt ! Un mélanj de cultures, de personnalités et de voix. Réunis en résidence au théâtre d’Ivry, autour de Dédé Saint-Prix, Marie-Céline Chroné, Sylviane Lorté et Ismaël Wonder l’ont aidé à accoucher Mélanj. « J’ai failli appeler cet album Rencontre, car en musique, on n’est jamais seul. Il faut avancer avec les autres, sans penser à leur nation ou à la couleur de leur peau… On ne parle que de l’humain et la musique n’est qu’un alibi pour rassembler les gens… » Les rencontres ont transformé sa musique au gré de son parcours géographique et musical.

Dans cet album, on peut lire ce parcours. « Cet album vient de mes fonds de tiroir », aime à dire celui  qui affirme n’être jamais pris au dépourvu, côté création, « car je crée beaucoup et j’entasse. Après, j’ai le choix… » Pour autant, il ne s’agit pas d’un patchwork, l’homme est fidèle en amitié, mais aussi authentique. Il s’est souvenu des rythmes Maloya de Daniel Waro (Réunion), des congas d’Orlando Poléo (Vénézuéla) avec qui il a joué deux fois en Martinique. Et ils ont poursuivi cette route sur l’album. Il y a aussi Manu Dibango avec qui il a joué en Espagne et en Martinique et qui est venu, cette fois, souffler dans son saxo alto dans le couloir de sa maison studio en région parisienne ! On retrouve évidemment le clavier de Jean-Claude Naimro, celui qui a su le rendre fier de ce que peut donner la Martinique quand il l’a vu, en Italie, jouer avec Peter Gabriel… « Je l’ai connu en 1984, en studio. Jojo Debs avait donné à Jacob Desvarieux la direction artistique de l’album Avan-Van tombé d’amour… »

Max Télèphe et son frère Micky ont apporté leur flûte et tambou bélè. Edgard Lareney et Michel Réman se sont donné à cœur joie sur le djembé.

Thierry Fanfant, Guy N’Sangué, Noël Ekwabi, Denis Kiayilouca et Rody Céréyon ont mis leur touche de basse. Que des amis, des compagnons de route. « Les gens avec qui j’ai déjà fait la route sont ma meilleure garantie musicale… » Yvon Rosillette a assuré toutes les parties de guitare. Georges Granville a aussi prêté son talent de pianiste dans le titre « La pé ». Il n’y a pas de paliers avec les gens chez Dédé Saint-Prix : « Il n’y a que ceux qui tournent le dos aux gens qui peuvent être surpris ! Moi, j’ai toujours mes antennes dehors ! »

 
Tambou toujou

Le tambour, toujours élégant, se promène dans le bèlè, le ladja et la haute taille martiniquais et le toumblak guadeloupéen. Le maloya de la l’île de la Réunion ralentit la course effrénée d’un chouval bwa rescapé du passé, puis les percus se risquent avec bonheur dans une rythmique où fusionnent Martinique et Jamaïque, tendance bèlè-ragga dance hall.

Depuis son premier album en 1968 avec la chorale du François, Missa Antilla dans lequel il jouait des congas, Dédé n’a cessé d’enrichir sa musique et ses talents. Dady Pulval (premier conguiste de La Perfecta ) lui a fait découvrir ses premières vraies scènes, mais il n’a jamais oublié d’où il venait, des fêtes de quartier et de la cour de sa grand-mère Man Dèdène… « Même en ville, on doit retrouver le village. Sinon, c’est fini… Le village ne doit pas se faire envahir par la ville. Le village, c’est la solidarité, la proximité, la famille et l’hospitalité, c’est la cour… »

Les égéries de Saint-Prix

Leila Cuickerman, la directrice du théâtre Antoine Vitez d’Ivry, a rencontré une fidèle amie de Dédé, Laurence Brisard, avec laquelle il a fait beaucoup de résidences et actions culturelles, pour le convaincre d’accepter la résidence. « Elle en a été le véritable manager. »

Pour Dédé, cet album est le prolongement de cette résidence.

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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 18:11

Willy Brigitte est-il un terroriste islamiste ?

Hier et aujourd’hui, la 14e chambre correctionnelle du tribunal de Paris juge Willy Brigitte, soupçonné d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

L’affaire avait fait grand bruit, quand en octobre 2003, la Guadeloupe apprenait l’arrestation en Australie, d’un enfant du pays, soupçonné d’être un lieutenant d’Ousama Ben Laden. Interpellé pour défaut de titre de séjour et parce qu’on jugeait ses relations là-bas dangereuses, il avait été relâché par la justice australienne mais, à la demande du juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière, il était expulsé et aussitôt mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Il risque dix ans de prison.

Debout dans le box, portant barbe et courtes locks, Willy Brigitte a écouté, hier matin, la présidente du tribunal, Jacqueline Rebeyrotte, faire l’instruction de son dossier dans une salle où la presse australienne était nombreuse. D’entrée de jeu, Willy Brigitte a déclaré : « Cela fait trois ans et quatre mois que je suis dans les prisons françaises. Je n’ai aucune confiance en la justice de mon pays et j’ai perdu tout espoir d’être compris. J’ai voyagé partout sans être inquiété par les douanes ou la DST… Une instruction impartiale aurait démontré que je ne suis pas un terroriste. J’ai choisi de me taire et de laisser mes avocats, Harry Jawad et Jean-Claude Durimel, le soin de me défendre. »
Pour ses avocats qui doivent plaider cet après-midi, après le réquisitoire du procureur, cette instruction du juge Bruguière n’est qu’un récit plein de contre-vérités, d’inexactitudes et d’approximations. « Tous les gens qui vont au Pakistan ne sont pas des terroristes ! » a déclaré Me Harry Jawad Durimel. « Cette infaction a été créée de toute pièce pour répondre à la peur engendrée par les attentats du 11 septembre 2001. Nous plaidons la relaxe. »

Itinéraire d’un Guadeloupéen en terre d’Islam

Des compagnons en Afghanistan et à Guantanamo

Willy Brigitte s’est converti à l’islam fin 1998. très vite il va rencontrer « les randonneurs », des gens qu’il aurait connus à la mosquée de Villiers-sur-Marne et à celle d’Omar, au métro Couronne, comme Djamel Loiseau, retrouvé mort en Afghanistan en 2003 ou d’autres, comme Feraga, qui ont été incarcérés à Gantanamo… Ensemble, ils font des marches d’rentraînement au Djihad. A la fin 1998, Willy part au Yémen. C’était un voyage de formation religieuse et linguistique où il aurait fréquenté un proche de Ben Laden, Cheikh Al Zantani. Il passera un mois et demi dans le geôles de Sanaa, soupçonné d’islamisme radical… Son ex-femme qui a perçu avant ce voyage « une évolution sectaire et un bourrage de crâne », raconte qu’il était « en quête de religion et en rupture avec la culture blanche ». « Le christianisme est la religion des esclavagistes », a-t-il déclaré au juge Bruguière, durant l’enquête.

« Servir Allah jusqu’à la mort »

De retour du Yémen, en avril 1999, il se remarie avec une musulmane. Quand les Twin towers tombent, le 11 septembre 2001, il déclare à son épouse : « Tu as un mari qui veut servir Allah jusqu’à la mort. » Et même s’il assure, comme il l’a dit, mercredi matin que « le terrorisme, c'est contraire à ma conception de la vie, contraire à l'islam qui prône le respect de la vie humaine », il veut partager la vie des Talibans et part au Pakistan. Il y retrouve Loiseau et Feraga dans un camp militaire où l’on forme « l’armée des purs ». Ce camp d’où sont partis les premières brigades musulmanes pour la Bosnie, est tenu par le mouvement radical pakistanais Lashkar-e-Toiba (LET). Il y rencontre des Tchétchènes et des étrangers prêts à se battre. Il y apprend le maniement des armes, des explosifs, les techniques du corps à corps et de l’embuscade.

L’opéra de Sidney

Willy Brigitte qui se faisait appeler Abderamane l’Antillais à Paris, Abou Maïmouna au Yémen, prend le nom de Salah Udine au Pakistan. Faute de pouvoir aller se battre en Afghanistan, on lui propose d’aller au Cachemire. Il refuse et, en février 2002, décide de rentrer. Sa tante, Juliette Marinette, l’héberge un temps avant qu’il n’aille partager une chambre avec un ancien « randonneur », Ketar qui le forme à l’informatique et à la technique du scan. En mai 2003, laissant entendre qu’il a compris avoir été manipulé, conditionné, il part en Australie où il pense pouvoir échapper à l’influence de Sajid Mir, le chef du LET, laissant entendre qu’il part au Liban. Mais on le soupçonne d’avoir été financé pour ce voyage et d’avoir eu beaucoup de contacts téléphoniques avec ce Sajid. En Australie, il se marie une troisième fois devant un imam lié au chef supposé de la cellule espagnole d'al-Qaïda, le Syrien Imad Eddin Barakat Yarkas, alias "Abou Dahdah", condamné à Madrid à 27 ans de prison fin 2005 pour sa participation à l’attentat du 11 mars 2004. Selon les investigations du juge Bruguière, il aurait monté une cellule terroriste qui aurait dû s’en prendre à un centre d’espionnage américain, une centrale nucléaire, voire à l’opéra de Sidney.

Harry Jawad Durimel : « C’est le procès de son âme »

« Ce procès est le procès de la peur et de l’islam et c’est le procès de son âme. Le jugement australien l’a mis hors de cause ! On juge un homme sur son parcours, sa trajectoire, ses voyages alors qu’ils ne montrent que sa quête identitaire. Tout autre regard est faux, à moins d’être un regard où l’on amalgame le Noir, l’islam et le terrorisme. C’est un gars qui n’aurait jamais mis de bombes ! Il était simplement prêt à soutenir une lutte contre les Américains. »

 

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 16:58

Une table ronde proposée pour le 20 février

Lors de la discussion parlementaire sur les lois organique et ordinaire relatives à l’outre-mer, François Baroin s’était engagé à organiser une table ronde afin d’évoquer la question du financement des villes centre (Cayenne, Fort-de-France, Basse-Terre et Pointe-à-Pitre) avec les parlementaires, les présidents de Région et Département et les maires concernés. A ces conditions, le projet d’un droit additionnel à l’octroi de mer (qui a fait hurler Victorin Lurel, bouillir Philippe Edmond-Mariette, mais auquel tenait le ministère tout comme Christiane Taubira, Alfred Almont et Lucette Michaux-Chevry) a été retiré du texte de la loi.

L’idée retenue est de profiter de la tenue du Congrès réuni à Versailles, en principe le 19 février, pour organiser cette table ronde le lendemain, soit le 20. En ce sens, le ministère de l’Outre-mer a demandé aux préfets des DFA de contacter les maires et président des collectivités territoriales pour leur soumettre cette proposition. Selon l’entourage du ministre, il semble que certains maires fassent preuve de réticences…

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 16:16

LE CSA envisage de saisir le procureur de la République

Selon La Correspondance de la France du 6 février, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) devait se pencher hier sur le cas de Zouk Télévision, cette chaîne généraliste locale diffusée sur le câble de la Martinique, mais qui émet illégalement depuis le 26 janvier dernier sur le réseau hertzien (canal 50 dans la zone de Fort-de-France), sans autorisation du CSA.
Le CSA (le groupe de travail de l’utre-mer est présidé par Christian Dutoit, suupléant Alain Mear) a envoyé la semaine dernière un courrier au Comité technique radiophonique des Antilles-Guyane pour un rappel à l'ordre. Mais la chaîne n'a pas cessé ses émissions sur le réseau hertzien. Le CSA envisage de saisir le parquet de Fort-de-France.
Emmanuel Granier, le directeur de Zouk TV, tente depuis plusieurs jours de mobiliser la population, ainsi que les élus locaux pour défendre sa cause. Il s'est rendu à Paris le 31 janvier dernier où il a rencontré Michel Blangy, préfet, directeur du cabinet de Jacques CHIRAC, en compagnie du député (UMP) Alfred Almont. M. Granier estime par ailleurs qu'il existe une disparité entre la Guadeloupe, où
quatre chaînes de télévision sont diffusées en hertzien, et la Martinique, où il n'y en a que deux.

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 15:49

TELEVISION

France Ô : Claude Sérillon remplace Rachid Arhab

Claude Sérillon remplace, depuis mardi, Rachid Arhab parti au CSA, aux côtés de Dominique Roederer, à la présentation de l’émission politique hebdomadaire de France Ô, Ôtrement dit. Quant à Marie-Josée Alie, directrice chargée de la culture et de la coopération, elle a intégrée le conseil d’administration de la Fondation France-Télévisions portée sur les fonds baptismaux, mardi soir au musée du quai Branly.
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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 14:48
INTERVIEW. Léon Bertrand, ministre délégué au tourisme et maire de Saint-Laurent-du-Maroni
« J’ai une expérience au sein du gouvernement à valoriser »
Votre séjour au ministère du Tourisme, et cinq ans
éloigné des réalités guyanaises, n'ont-elles pas altéré
votre popularité ?
Bien au contraire… Tout d’abord, j’ai obtenu du
président de la République, lorsqu’il m’a proposé
de me nommer secrétaire d’Etat au Tourisme
puis Ministre délégué au Tourisme, de rester Maire
de Saint-Laurent du Maroni et Président de la
CCOG. C’était une condition incontournable pour
moi. Je suis en contact quotidiennement avec ma
circonscription, grâce aux nouvelles technologies.
Tous les jours, avant et après ma journée de
ministre, je travaille les dossiers qui sont au cœur
des préoccupations des Saint-laurentais et je m’entretiens
avec mes collaborateurs de la mairie. J’ai la chance de
n’avoir besoin que de très peu d’heures de sommeil ! Cet
ancrage local me permet d’avoir une « autre vision » lorsque
je travaille sur un dossier en tant que ministre. C’est
important de garder un sens pratique et d’être avant tout un
homme de terrain. Par ailleurs, tout au long de ces cinq
années et comme je le faisais déjà en tant que
parlementaire, j’ai pu valoriser l’outre-mer et la Guyane. Nombreux sont les ministres
que j’ai fait venir sur place, en Guyane, et qui appréhendent ainsi mieux les
particularités et les difficultés de la Guyane et plus largement de l’outre-mer.
Vous avez indiqué que vous revendiquiez un rôle de
porte-parole en direction de l’outre-mer dans le cadre
de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Comment
comptez-vous exercer ce rôle ? Est-il officialisé dans
l’équipe de campagne du candidat de l’UMP ?
Je suis naturellement un interlocuteur privilégié sur les questions de l’outre-mer. J’ai
toujours eu cette fonction d’interface avec les élus et les populations de l’outre-mer. A mon cabinet, j’ai mis en place une cellule dédiée pour traiter ces dossiers. Dans
l’article du Nouvel économiste, paru le 1er février, le journaliste dit que je suis
« officieusement ministre de l’Outre-mer », sans aller jusque là il explique comment,
« avec diplomatie, j’ai la capacité à faire avancer les dossiers ».
C’est donc, tout
naturellement, que j’ai vocation à mettre ma sensibilité d’ultramarin et mon expérience
tant locale que nationale au service de Nicolas Sarkozy.
En cas de victoire de Nicolas Sarkozy, espérez-vous
obtenir un nouveau portefeuille ministériel et lequel ?
La première priorité est déjà de faire gagner notre candidat Nicolas Sarkozy, et ensuite 
nous verrons. En tout état de cause, ma préoccupation est de servir la Guyane et
l’outre-mer. J’ai aussi une expérience au sein du gouvernement à valoriser.
On vous a quelque fois reproché de trop vous occuper de
l’outre-mer. Cela se justifiait-il ?
Je ne pense pas que l’on m’ait reproché de trop m’investir en faveur des populations de
l’outre-mer. C’était naturel car nous le savons tous, ce que certains interprètent
comme du mépris à l’égard des ultramarins correspond le plus souvent à une sorte
d’ignorance de la réalité de l’outre-mer et de ses populations. Dès lors, j’ai toujours considéré comme étant de mon devoir de faire entendre « la
petite musique » de l’outre-mer. J’ai, par ailleurs, accompli la mission de ministre délégué au Tourisme et contribué à
permettre à la France de rester la première destination mondiale dans un contexte
concurrentiel accru. J’ai eu la chance de rester près de cinq ans en poste et de pouvoir
mettre en œuvre les réformes qui s’imposaient : réunir deux Comités Interministériels
du Tourisme, mettre en œuvre une nouvelle stratégie marketing, un plan Qualité
Tourisme, un code du Tourisme… J’ai travaillé au changement d’image de ce secteur,
mis en place des outils. Je communique sur les chiffres 2006 du tourisme ce mercredi.
La politique mise en œuvre a porté ses fruits.
Vous avez commencé votre action au ministère du Tourisme
avec la crise Accor aux Antilles, vous l’achevez avec la
crise du Chikungunya à la Réunion. Etes-vous satisfait
de votre bilan dans ce ministère ?
Quand je suis arrivé en poste en 2002. j’avais le sentiment qu’on ne se remettait pas
assez en question. La France ne peut pas rester première destination sans rien faire,
seulement grâce à son patrimoine culturel ou sa gastronomie. Il faut s’organiser face à
une concurrence accrue. Nous avons beaucoup travaillé dans ce sens. En ce qui
concerne l’outre-mer, là aussi, j’ai rapidement mis en place un plan d’actions pour re-
dynamiser l’attrait de ces territoires face aux nouvelles destinations à succès comme
Saint-Domingue ou Cuba. Aujourd’hui, les chiffres parlent d’eux mêmes. Le tourisme
est un secteur « sensible ». Les touristes sont de plus en plus volatiles et réagissent
face aux crises, demandant toujours plus de sécurité. J’ai mis en place une structure
dédiée à la Direction du tourisme pour gérer les crises. Mon action a donc consisté,
notamment, à ce que nous disposions d’indicateurs pour mieux anticiper les crises et
mieux y porter remède.

En ce qui concerne la crise relative à l’épidémie de Chikungunya, nous avons pris soin
d’informer au jour le jour dans la plus grande transparence. Nous avons mis en place
un plan d’actions visant d’une part à mettre en place une campagne de relance de la
destination et d’autre part à prendre les mesures nécessaires à une amélioration de
l’offre. J’ai d’ailleurs décidé, après mon déplacement, en février dernier, de me rendre
prochainement sur place comme je m’y étais engagé.
Avez-vous eu la sensation que la Guyane était un peu
mieux au cœur des préoccupations du gouvernement ?
Au titre de mon département ministériel, à coup sûr puisque aujourd’hui la Guyane est 
considérée comme une destination touristique à part entière. Plus largement, je peux
dire que je me suis employé avec toute mon énergie à faire que la Guyane demeure au
cœur des préoccupations du gouvernement et de mes collègues.
Indépendamment du
 fait que la Guyane n’aura jamais connu autant de visites ministérielles qu’au cours de
ces cinq dernières années, je pense effectivement que
l’impulsion et l’éclairage que j’ai
pu donner sur tous les dossiers importants pour l’avenir de la Guyane auront complété
utilement l’action de mes collègues guyanais, parlementaires, présidents de
collectivités ou d’établissements publics, maires... Le plan Guyane et les crédits qui s’y
rapportent en témoignent.
Concernant le dossier Cambior, vous vous y êtes dit
personnellement favorable, même quand votre propre parti
s’y est opposé. Comment expliquer cette contradiction ?
La contradiction n’est qu’apparente mais elle a été largement exploitée. Les
opposants disaient « non, sauf si » quand je disais « oui, mais à condition que ».
Moi aussi, je suis Guyanais, j’ai toujours vécu en Guyane et j’ai bien l’intention de
continuer, alors pour moi aussi, bien-sûr ne pas porter atteinte à la nature et à la
biodiversité, c’est une priorité. Mais pour moi une autre priorité est de donner du
travail à toute la jeunesse de Guyane et, pour ça, il faut bien que nous
développions des activités industrielles, pas à n’importe quel prix, en prenant
toutes les précautions qui s’imposent, c’est-à-dire, tout simplement, en respectant
 les législations françaises et européennes qui sont particulièrement exigeantes.
Je suis très sensible à la notion de développement durable, notion que j’ai eu à
cœur de valoriser également au sein de mon ministère.
Le projet Cambior suscite une vaste polémique et même
des tentatives de déstabilisation, puisqu’un document
qui a largement circulé en Guyane, laisse entendre qu’on
a voulu suborner un magistrat qui aurait pu favoriser ou
bloquer le dossier. Ces méthodes ne vous choquent pas ?
Je n’ai aucun élément à propos de pressions qui auraient pu être exercées à l’égard de
tel ou tel. Ce qui me choque le plus à propos de ce dossier « Cambior », « Iamgold »
maintenant, c’est justement que certains font des thèmes du développement
économique et de la préservation de la biodiversité guyanaise des sujets de polémique
politicienne.
Pour ma part je suis un pragmatique et je m’intéresse plus à la résolution
des problèmes des Guyanaises et des Guyanais qu’aux pétitions de principe plus ou
moins idéologiques.
Le conseil économique et social a adopté le rapport
Felzines qui épingle la politique touristique en Guyane
lorsqu’elle dit qu’on a dépensé plus de 3 millions
d’euros en promotion alors qu’il n’y a encore rien à
vendre. Vous partagez ce point de vue ?
Communiquer sur une destination touristique est une bonne chose mais il faut
également travailler sur l’offre… Dans ce cadre, le plan Guyane prévoit une série
d’actions. ODIT France est venu travailler, sur place, une structure a été montée. Tout
cela va mieux s’organiser maintenant avec la réactivation ou l’implantation de services
de l’Etat dédiés au tourisme, en accompagnement de l’action du CTG. La délégation au
tourisme, au commerce et à L’artisanat aide les porteurs de projets. L’antenne Antilles-
Guyane d’ODIT France au titre de l’ingénierie touristique est désormais, sous mon
impulsion, installée à Cayenne.
Que pensez-vous du travail effectué par Juliana Rimane ?
Juliana RIMANE a fait du très bon travail tout au long de la législature au service des
Guyanaises et des Guyanais et c’est la raison pour laquelle nous repartirons ensemble
à la prochaine bataille législative. L’augmentation de la Dotation Globale de
Fonctionnement (DGF) est une des réponses concrètes de son action, qui permet de
tenir compte en Guyane de la superficie des communes. Désormais les maires de
notre département ont des moyens financiers plus importants pour réaliser les
équipements nécessaires avec leurs populations.
Le découpage cantonal proposé vous satisfait-il ?
Le nouveau découpage cantonal proposé vient avant tout et avec beaucoup de retard
réparer une inégalité de traitement à l’égard de nos concitoyens de l’Ouest. Je le
rappelle, toute la population de l’actuel canton de Maripasoula, soit à peu de chose prés
le tiers du territoire de la Guyane, n’est actuellement représenté que par un seul
conseiller général. Peut-on appeler cela de la démocratie locale ? C’est pour cela que
ce nouveau découpage est pour moi une priorité et me satisfait même si d’autres
ajustements notamment sur l’Est auraient pu être aussi pertinents.
A cet égard, je
pense, en particulier, à la commune de Camopi.
Etes-vous toujours favorable à la bi-départementalisa-
-tion et le projet avance-t-il ?
Bien-sûr, car je considère qu’avec une région grande comme l’équivalent de cinq 
départements dans l’hexagone, l’alternative à la région monodépartementale c’est la bi-
départementalisation. Avec deux départements, nous aurons une véritable région et les
règles de la décentralisation pourront s’appliquer de façon plus efficace.
Quel rôle allez-vous jouer dans la campagne de la
première circonscription ?
J’apporterai bien évidemment mon soutien au candidat que nous avons investi, Rémy-
Louis Budoc, suppléé par Christiane Préveauteau.
La CCOG (communauté de communes de l'ouest guyanais)
a-t-elle retrouvé sa vitesse de croisière et une
situation financière saine ?
Tous les élus de la CCOG et moi-même en tant que président mettons toute notre
énergie à faire fonctionner cette collectivité au service des habitants de l’Ouest. Nous
avons certes vécu un moment difficile mais aujourd’hui la page est en train de se
tourner. Ce n’est pas en tout état de cause aisé de développer des solidarités ou de
mutualiser des moyens quand on est presque tous aussi pauvres. Je crois cependant
que la CCOG, dans sa fonction d’ingénierie de projets, a plus que jamais un rôle
déterminant à jouer pour le développement de l’Ouest.
Où en est le projet de casino à Saint-Laurent ? Et de 
l'hôpital international ?
Pour ce qui concerne l’hôtel, l’instruction se poursuit normalement et le dossier avance
bien. C’est un projet très important pour faire de la Guyane une véritable destination
touristique. Il ne doit pas être dissocié des autres projets ou des autres produits qui
pourront être proposés par ailleurs. Avant de parler de casino, il faut bien voir que nous portons un projet hôtelier aux
normes internationales s’adressant à une clientèle touristique bien identifiée. Et je
m’interroge sur la question de savoir pourquoi dès que l’on évoque la création d’un hôtel
quatre étoiles à Saint-Laurent du Maroni cela paraît incongru ? Pourquoi ce qui marche
ailleurs, parfois dans des régions du monde beaucoup plus en difficulté sur le plan
social ou sanitaire, ne pourrait pas être pertinent chez nous, en Guyane ? Car cet hôtel,
c’est bien sûr un projet qui cible le secteur du tourisme mais on semble oublier que
c’est aussi un maillon déterminant pour le développement économique de l’Ouest.
C’est un investissement de l’ordre de 35 millions d’euros avec, à la clef, la création de
250 emplois directs et de 150 emplois indirects. Beaucoup de nos jeunes ont besoin de
cet outil pour, en plus d’un travail, être en mesure d’apprendre un métier et de
s’épanouir.

Pour ce qui concerne l’hôpital international, c’est un des aspects de la politique de
coopération que la France a intensifié ces dernières années avec le Surinam et pour
laquelle j’ai plaidé sans relâche. J’ai bon espoir que, sous cette forme d’hôpital
international ou sous une autre, les problèmes que nous connaissons trouveront
rapidement des solutions adaptées
dans le cadre de cette coopération plus active :
*il s’agit en fait de faire en sorte que les ressortissants surinamais puissent recevoir
les soins dont ils ont besoin mais que nous n’ayons pas à supporter seuls cette charge,
d’une part et que l’on ne vienne plus accoucher à Saint-Laurent du Maroni simplement
pour capter les droits sociaux et plus tard, pour les enfants la nationalité française,
d’autre part.
Est-ce que la route de Maripasoula a été retenue comme 
projet prioritaire par le gouvernement comme l'avait
annoncé Christian Estrosi lors de sa venue en Guyane ?
Je peux simplement vous dire que les discussions sont en cours sur le sujet et que
Christian Estrosi m’a confirmé que l’engagement serait tenu.
Qui craignez-vous parmi les autres candidats guyanais
aux législatives ?
Une campagne électorale ce n’est pas seulement une bataille entre candidats mais
 c’est surtout un dialogue entre un candidat et la population, les électrices et les élec-
-teurs. A ce titre je n’ai pas lieu de craindre qui que ce soit.
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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 18:30

PORTRAIT

Apourou, artiste-peintre, Guadeloupéen et Parisien

« Une place insolente pour l’être humain »

 

 Apourou, jeune peintre guadeloupéen exilé à Paris depuis dix ans, a été sélectionné pour participer à la biennale de Florence, fin 2007. (Les photos sont Régis Durand de Girard)

« La figure humaine, c’est là qu’il y a le drame. » Non, Apourou ne peint pas ses angoisses ! Non, Apourou n’est pas un pessimiste né ! « Je porte un regard lucide, dévoilé et je vois la cruauté, la violence qui est en chaque chose. La violence préside à toute existence. » Si l’art est désir, Apourou a soif de tragique. La tragédie au sens grec antique : «  La lutte génère la vie » et c’est ce que ce jeune plasticien guadeloupéen, installé à Paris depuis une dizaine d’années, explore dans son travail.

Son petit atelier installé dans une échoppe de la rue Sainte-Marthe, dans le 10e arrondissement, est à son image : un capharnaüm d’objets hétéroclites, beaux ou laids, mais chargés de leur histoire, forcément tragique. A l’exception peut-être de ses pipes et de ses chapeaux dont il ne se sépare jamais. Une coquetterie qui donne à ce « bohème », une élégance très british.

Apourou est de Saint-François et de Petit-Bourg, mais son éclosion artistique s’est faite à Paris, dans la solitude, l’isolement de l’insulaire exilé. L’absence du regard d’autrui lui a permis de faire naître son art. « Au pays, j’écrivais des poèmes… » Aujourd’hui encore il écrit et quand il peint, il écrit encore. « J’ai transféré mon expérience poétique sur la toile. » Il définit son travail comme une exploration de ce qu’il y a derrière. Derrière les choses, derrière les visages, derrière les mouvements des corps, « cet élément de terrestre finitude censé marqué la fin du voyage".

« Bitin la sa ka troublé nou mé sé sa ki ka révélé nou ! »

Qu’il peigne un portrait, un corps, il cherche à montrer l’obscurité, mais une obscurité qui monte vers la lumière. « L’effondrement a déjà eu lieu », pour reprendre le psychanalyste canadien Penny Cot et sa « primitive agonie »... Apourou montre cet effondrement pour mieux signifier que la lumière est montante, à venir. Ne cherchez pas la joie dans son travail car « la joie se vit et ne se peint pas ». Ce qui se peint chez Apourou, c’est ce qui dérange. « Bitin la sa ka troublé nou mé sé sa ki ka révélé nou ! » Il y a dans ses toiles des autoportraits, partout, même quand il peint une femme nue. « Je crois que ma peinture est très littéraire, ce sont des poèmes… » Les mots sont là, tapis sous les couches de peintures, de café et des matériaux qu’il expérimente. «  Le spectateur doit pouvoir enlever les mots de

mes toiles et lire ma poésie… » Une poésie qui donne « une place insolente à l’humain ». Et quand on lui demande de se dire, il rétorque un rien goguenard : "Apourou : branleur suprême !"

 

Apourou, branleur suprême    

Apourou, c’est l’artiste. Jimmy, c’est l’individu. Jimmy est né en 1971 à Pointe-à-Pitre. Collégien à Petit-Bourg, puis lycéen à Baimbridge, il décroche un bac littéraire avant de faire du droit à Fouillole, à défaut de pouvoir y étudier la littérature et la philosophie. « Finalement, j’ai aimé. Avec le droit, on était au cœur de l’humain. » Il s’est fait sa propre « philosophie politico-juridique », sa poésie et sa peinture s’y sont retrouvées. Il cite ses prédécesseurs artistes et juristes : Paul Valéry, Cézanne et Saint-John-Perse. Saint-John-Perse, un maître dont il refuse d’afficher le portrait dans son atelier car il lui reproche d’avoir voulu taire un temps son antillanité… Mais il le place juste après Césaire.

Apourou a été sélectionné pour exposer à la biennale de Florence et il est en tractation pour exposer chez JMArt, la galerie parisienne de la Martiniquaise Johana Auguiac.

 

 

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 16:38

La fédération martiniquaise du PS nominée pour l’Anti-Prix 2007

 

Samedi 27 et dimanche 28 janvier, se tenaient à Reims les XVe Rencontres de la Fédération française des Centres LGBT (lesbiens, gais, bi & trans). Il était notamment question de retenir une liste de candidats au Prix et à l'Anti-Prix 2007 de la Fédération.
An Nou Allé a proposé d'attribuer cet Anti-Prix à la FSM, fédération martiniquaise du Parti socialiste, en raison de « la croisade homophobe menée depuis 2004 par Marlène Lanoix, première secrétaire fédérale du PS en Martinique, et Raymond Occolier, délégué national du PS et candidat aux
législatives dans la quatrième circonscription de l'île. An nou allé a proposé de nominer aussi le Zenith de Paris pour avoir accueilli Admiral T et pour avoir programmé Krys (même si ce concert a été reporté faute de ventes suffisantes.

 

An Nou Allé a ensuite proposé d'attribuer le Prix 2007 de la Fédération au SERMAC, Service municipal d'action culturelle de Fort-de-France, après que ce dernier a pris l'engagement, le 3 octobre dernier, d'insérer une clause interdisant tout propos discriminatoire dans les contrats le liant aux artistes à l'occasion des concerts organisés par la ville de Fort-de-France. Cet engagement faisait suite aux débordements constatés le 12 juillet dernier lors du XXXVe Festival culturel de Fort-de-France, où des artistes comme D. Pleen, Straika et Lieutenant avaient interprété des chansons au contenu explicitement homophobe.

 

Le Prix et l'Anti-Prix 2007 de la Fédération des Centres LGBT seront attribués lors de ses prochaines Rencontres d'été, en juillet.

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3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 00:59

COMMISSION PERMANENTE DU 2 FEVRIER 2007

La Région Guadeloupe poursuit sa promotion du nautisme avec la transat Belle-Ile-en-Mer / Marie-Galante

Basse-terre, le 2 février 2007 – La commission permanente, réunie ce jour pour la première fois en 2007 à l’Hôtel de région de Basse-Terre, sous la présidence de Victorin LUREL, a examiné plusieurs dossiers parmi lesquels :
La Guadeloupe, grâce aux actions de promotion de la Région et du Comité du tourisme des îles de Guadeloupe, sera l’hôte de l’ancienne course transatlantique Saint-Nazaire/Cuba qui adoptera désormais le parcours Belle-Ile-en-Mer/Marie-Galante. Cette course, intitulée Trophée Banque privée européenne (BPE), sera parrainée par le chanteur Laurent Voulzy dont la chanson a servi de support à ce projet.

La course partira de Belle-Ile au sud de la Bretagne le 25 mars prochain. Quelque 25 concurrents sont attendus pour un parcours en solitaire sur des bateaux identiques de la classe Figaro Beneteau 2 (10,20 mètres de long). C’est l’occasion de promouvoir Marie-Galante sur le plan touristique. La Communauté des communes ainsi que l’Office du tourisme de Marie-Galante sont fortement impliqués aux côtés de la Région et du CTIG.

 La Région apporte pour sa part un financement de 677.750 euros pour cette première édition en Guadeloupe.

Un appel à projets a par ailleurs été lancé par le Conseil régional dans le but de sélectionner les bateaux qui bénéficieront du soutien de la collectivité pour cette course.

Il sera clos le 14 février 2007.

 

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 21:02

La Transat Lorient - Les Bermudes - Lorient n'aura pas lieu

 

 

La course transatlantique Lorient - Les Bermudes - Lorient, prévue au départ de la presqu’île de Keroman à Lorient le 13 mai prochain et ouverte aux voiliers de 40 à 60 pieds Open menés en équipage, est annulée. Ce devait être la première course océanique au départ de ce site, lieu d’implantation de la future Cité de la Voile Eric Tabarly réalisée par Cap l’Orient. L’organisateur Pen Duick avait pour objectif de relancer une épreuve open, dans la grande tradition des courses transatlantiques lorientaises. En revanche, la BPE Belle-Ile en mer Marie Galante en Figaro II a déjà 15 inscrits et part le 27 mars. On ne connaît pas encore Guadelouypéens inscrits, mlais il semble que le skipper de Maudette/SDainte-Anne, Philippe Quéré soit en cours de finalisation de son dossier.

 

Cette épreuve ne connaîtra finalement pas de renaissance en 2007. Le calendrier des différentes classes et le nombre insuffisant de multicoques ORMA armés en ce début d’année ne permettra pas de donner à la course la dimension sportive et médiatique attendue. Dans un premier temps, à la demande des skippers, il avait été envisagé de réduire le parcours dans le but d’attirer davantage de bateaux. Cette modification n’ayant pas suffit à mobiliser une flotte suffisante, les organisateurs ont préféré annuler la course qui, avec un parcours réduit et l’absence d’un plateau significatif ne correspondait plus à leur objectif et n’était pas à la hauteur de ce qu’ils avaient envisagé à l’origine. Pen Duick confirme sa volonté de se positionner avec l’ensemble des acteurs concernés dans le projet d’origine d’une grande course océanique lorientaise, à échéance 2009.

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