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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 15:28
INTERVIEW. Philippe Quéré, skipper d'Îles de la Région Guadeloupe, arrivé lundi 23 avril à 5 heures.
« Un goût de trop peu »
Pourquoi avoir fait ce choix de route orthodromique ?
C’était la route directe et les conditions s’y prêtaient. Ces bateaux ne vont pas suffisamment vite pour devoir rallonger la route… Dans le groupe des nordistes, je connaissais Armel Tripon et Eric Defert. Je savais qu’ils avaient autant de potentiel que moi. On a été opportuniste ! Par rapport à Morvan et aux figaristes qui suivaient, on a essayé. Le groupe me plaisait et la météo s’y prêtait.

Quand est-ce qu’il s’est agi de changer le cap ?
n a fait de l’ouest et on ne s’est pas rendu compte que plus on faisait de l’ouest, plus ça serait difficile de faire du sud. J’ai viré le premier au sud parce qu’il y avait une dépression à l’ouest des Açores. Je ne voulais pas trop jouer là-dedans. On était devant et on n’avait pas de solution. Il fallait choquer. Armel Tripon et Eric Defert sont rentrés dedans, Daniel Dupont et Thierry Duprey y sont entrés plus modérément. Je me suis dit que ça ne passerait pas et j’ai pris sud plus tôt qu’eux. A un moment donné, j’ai envoyé le spi pour tenter la route directe, ça refusait… Cette nuit-là, j’ai perdu sur Dupont qui me précédait, mais j’étais sud. Je suis parti au près tandis que les autres ont continué la route directe. Je me suis demandé si je n’avais pas fait une connerie, mais après 24 heures de près, j’ai repris 70 milles sur Armel qui tirait des bords. J’étais gagnant et c’est le matin où j’ai cassé.

La rupture du hauban s’est passée comment ?
Ca s’est passé de nuit, il y avait de l’air et je plantais des pieux dans une mer courte. Le bazar a pété. Je n’avais déjà plus de génois. C’était un génois d’occaz', une couture a lâché… Je suis monté au mât. Il y avait 25 nœuds de vent. Je savais que je pouvais réparer mais je redoutais le mauvais temps à venir. Je n’ai pas voulu courir le risque de démâter. Et puis, je n’avais plus de feux et beaucoup de petits ennuis. J’ai fait demi-tour aux Açores pour réparer. J’ai calculé que ça me prendrait cinq jours, mais je n’ai pas hésité. J’ai déplombé le moteur. Je savais que la régate était terminée pour moi mais j’avais de l’air et j’en ai profité pour remettre le bateau en ordre.

L’escale a été longue ?
Je suis resté dix-huit heures aux Açores et je suis reparti avec l’idée de simplement ramener le bateau. J’avais 700 milles de retard sur Tripon le leader. Je savais que ça serait long, mais je ne voulais pas faire demi-tour. L’anticyclone n’était pas trop étendu et me donnait du portant. J’étais optimiste et j’avais la patate même si je savais que j’arriverai dans les choux !

À la fin, vous n’êtes plus que deux en mer…
Eric Defert m’a appelé. Il déprimait un peu et me demande ce que je fais. Sud ? Sud ! Il a mis dix jours à faire ce que j’ai fait en cinq jours. Il est arrivé vendredi et j’étais 700 milles derrière. Mais d’aller au sud, même doucement, m’a sorti du pétrin sinon, aujourd’hui, je serais dans le nord des grandes Antilles !                                       

                                                                                Philippe Quéré, Victor Jean-Noël et Jean-Claude Malo

C’est dur d’être la lanterne rouge ?
Ca ne fait rien car j’ai fait ce que j’avais à faire, réparer aux Açores. Je suis reparti et ça a pris le temps que ça a pris. Pendant deux ou trois jours, j’ai eu le moral à zéro, je comptais mon eau. J’étais content de voir les copains à l’arrivée.

Quelle leçon tirer de cette transat ?
Je suis parti dans l’esprit d’une régate à la journée ! J’ai eu mon budget dix jours avant le départ. C’est n’importe quoi pour bien se préparer. Tout était en devis, mais rien n’était commandé. J’ai reçu mes commandes entre le 13 et le 25 mars… La veille du départ, on était encore à travailler sur le bateau. C’est quand même une super expérience. Sur le plan humain, c’est éprouvant et raide pour le moral. mais j’ai un goût de trop peu. Je n’ai régaté que dix jours, j’étais dixième… C’est un peu court !

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 15:25
Le dernier des figaristes
Belle-Ile-en-mer/Marie-Galante, la chanson est courte, la course de Quéré a été bien longue... Parvenu au large de Capesterre vers 1 heure, il a fallu 4 heures au skipper de Iles de la Région Guadeloupe pour passer une ligne d'arrivée imaginaire entre les deux tonnes de la baie de Saint-Louis, lundi vers 5 heures. Avec une semaine et 13 heures (sans compter les pénalités) de retard sur son copain de collège, Nicolas Troussel, Philippe Quéré a fini par arriver, non classé, hors délais. Dès 3 heures, deux saintoises appareillaient de Grand-Bourg pour se porter à la rencontre d'iles de la Région Guadeloupe. Dans l'une, Victor Jean-Noël, venu expressément accueiller son camarade de course, Camille Pelage, directeur de l'office du tourisme de Marie-Galante, Harry Selbonne, président de la communauté de communes de Marie-Galante, Jean-Claude Malo, vice président de la Région, et encore Florence Dubrulle, la compagne, délaissée quatre longues semaines, du skipper. Sur l'autre saintoise, les amis, un brin émêchés après de longues heures d'attente chez Henri, le bar restaurant saint-louisien devenu le dernier PC course de cette transat magique.

Le skipper de Maudette/Sainte-Anne
Au fur et à mesure de l'arrivée du dernier des figaristes, le soleil se levait, laissant apparaître dans la lumière montante du matin Iles de la Région Guadeloupe. Une bière pour le skipper qui avait réussi à gérer son stock de cigarettes ! Peu avant 6 heures, le marin posait le pied sur le ponton sous les applaudissements d'une petite foule venue l'accueillir. Après avoir embrassé sa doudou, salué ses amis et reçu ses cadeaux de bienvenue, le skipper de Maudette se jetait sur une omelette avant d'aller, enfin, se coucher dans un vrai lit !

Victor Jean-Noël, arrivé 18e de la course sous les cou-
leurs de Pays Marie-Galante, est à l'amarage de Îles de
Région Guadeloupe, à Saint-Louis (photo : fxg)
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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 12:10
Service minimum sur ce blog, jusqu'au 21 avril. Vacances obligent...
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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 14:56

Les Césaire de la musique 2007 sur les rails

Distinction, valorisation, célébration, consécration sont les quatre valeurs liées aux Césaire de la musique. La 2e édition des Césaire de la musique devrait avoir lieu en octobre prochain au casino de Paris. Après une première édition qui n’a pas été conduite sans difficulté, Franck Anretar, l’organisateur a décidé de s’entourer de professionnels. C’est ainsi qu’il a demandé à Charly Nestor d’être le directeur artistique de cette cérémonie, à Thierry fanfant, d’en être le directeur musical et aux sœurs Adèle de M6 de s’occuper du format télévisuel de la soirée. Par ailleurs, son équipe s’enrichira d’un responsable du protocole pour gérer les artistes et les personnalités présents lors de la soirée. La liste des nominés (quatre par catégorie au lieu de six, l’an passé) devaient être connues fin mai. Pour l’heure, on sait seulement que le rap et la R’n’B entrent dans la danse et que les Césaire de légende disparaissent. Il y aura ainsi dix catégories de Césaire. Le budget s’élèvera à 309 000 euros contre 150 000 en 2006. « Nous avons restructuré l’équipe et pris en compte les points faibles révélés lors de la première édition. » Franck Anretar sait que les cafouillages de l’an passé n’ont pas été appréciés mais il plaide la première fois.

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 13:32

Ségolène à la rencontre du 5e DOM

Après Sarko au Méridien-Montparnasse, le 31 mars dernier, Ségolène Royal vient à son tour à la rencontre du 5e DOM. D’abord prévu le 24 mars, le meeting avait été annulé pour raisons budgétaires avant d’être repoussé au 14 avril. Depuis jeudi, c’est confirmé : le meeting aura lieu au gymnase Jean-Jaurès, dans le 19e arrondissement, le 14 avril à 18 heures. Outre Ségolène Royal, on devrait y entendre Victorin Lurel, Christiane Taubira, Harlem Désir, Octave Sestor et George Pau-Langevin. Des personnalités du monde des arts et de la culture devraient aussi venir porter leur témoignage. Sont annoncés Firmine Richard, Jacob Desvarieux, Jean-Michel Martial, Ernest Pépin. La partie musicale du meeting sera assurée par des artistes antillais avec Soft, Eric Virgal ou encore Classe Affaire (Sé, sé, sé Ségolèèèène !). Côté PS, on table sur une participation de 1 500 à 2 000 personnes. Au même moment DSK sera en campagne dans les DFA.
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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 11:56

Le Carnaval de Clémenceau Bwabwa

Après Edith Lefel, aux éditions Jasor, Marie-Line Ampigny sort un livre pour la jeunesse, Le carnaval de Clémenceau Bwabwa chez Desnel éditions. Ce conte pour enfants est doublement illustré par Nicolas Saint-Aimé pour les dessins et par Dédé Saint-Prix qui a composé deux chansons pour l’occasion. « Carnaval rime avec bacchanale, infernal, phénoménal, bal, fringale, marginal et total... Dans ce conte carnavalesque, Marie-Line Ampigny narre avec humour les avatars de Clémenceau Forceps devenu Clémenceau Bwabwa, le vaval de la commune de Saint-Vinvin. »
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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 17:33

Jean-Claude Beaujour, avocat et candidat UMP aux législatives à Paris

S’il avait déjà tâté des municipales sur la liste de Jacques Toubon, à Paris, en 2001, c’est la première fois que Jean-Claude Beaujour, avocat de 43 ans, va au feu des législatives. Son parcours au RPR, dès 1997, l’a conduit du militantisme à cette investiture, mais il sait aussi ce qu’il doit aux pressions du Collectifdom auquel il appartient. La circonscription qu’il veut prendre à la gauche va de République à Belleville, à cheval sur les 11e et 20e arrondissements parisiens. Une circonscription « sinistrée socialement », selon Jean-Claude Beaujour et qui a voté UMP à 35 % en 2002. Me Beaujour, le spécialiste des discriminations au Collectifdom, n’est pas pour autant le candidat de la diversité, il appartient à la diversité, mais sa candidature n’a pas été choisie pour fédérer un vote antillais dans un arrondissement où la communauté antillaise n’est pas plus importante qu’une autre, voire moins.

Enseignant à l'ENA

Parti avec ses parents fonctionnaires de la Guadeloupe à l’âge de 3 ans, il s’est formé à l’international et est diplômé des Langues-O (il maîtrise le chinois et le japonais !). Il a été coopérant en Côte d’Ivoire, à la Cour suprême, puis juriste d’entreprise chez Pressinvest. Depuis 1993, il travaille pour un cabinet d’avocats parisiens et, depuis 2002, il est maître de conférence à l’ENA où il enseigne le contentieux international. « J’ai un profil grandes capitales ! », se plaît-il à dire. Et pour cette campagne, il a choisi un slogan : « Ensemble, faisons gagner la France. » Sa candidature est un message pour « ceux qui ont le sentiment qu’ils ne sont pas reconnus, pas acceptés, même pas regardés ». Ses bonnes fées en politique se nomment Léon Bertrand, Dominique Perben, Xavier Darcos ou Christine Lagarde, tous ministres de ce dernier gouvernement de Jacques Chirac. Dans la circonscription mitoyenne, une autre Antillaise  fait campagne, la socialiste George Pau-Langevin. « Je suis heureux que les socialistes aient attendu que l’UMP annonce ma candidature pour se décider à investir cette consoeur qui travaille depuis des années pour un parti qui n’est pas vif dans l’action. »

Le candidat a un site : www.jcbeaujour.fr
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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 15:20

Du lewoz à la Comédie française

Sur la scène du Français, les 4 de K'Koustiik ont invité le flutiste des mornes, Max Cilla, à venir improviser avec eux (Photos : Régis Durand de Girard)

K’Koustic sur la scène du  Français, mais aussi des montages de textes de Frankito ou Bernard Lagier ! José Pliya, de l’Artchipel en Guadeloupe, et Danielle Vendé, des Ecritures théâtrales contemporaines en Martinique, ont offert, la dernière semaine de mars, une des plus belles vitrines qui soit à la création contemporaine caribéenne. Pour cette deuxième édition d’une semaine caribéenne à la Comédie française, nos créateurs ont eu à leur disposition la salle Jean-Pierre Miquel du studio théâtre (sous la pyramide du Louvre) et des comédiens du Français. « Il y a deux ans, nous avions mis en avant Derek Walcott, raconte Danielle Vendé. Cette édition est plus audacieuse dans ses choix. Les auteurs sont moins connus… » Mais la méthode marche. Avant Paris, il y a eu Toulouse. Didier Carette, le patron de la scène nationale, a montré un intérêt pour Bodlanmou pa lwen de Frankito. Moi, chien créole, la pièce de Bernard Lagier a trouvé à Montréal un metteur en scène, Sylvain Bellanger, qui souhaite la monter. Et Bokit nature, de Patrick Cheval, a su intéresser Daniel mesguich !
Au Français, pour la dernière journée de la semaine caribéenne à Paris, la directrice du festival de Limoges, Marie-Agnès Sevestre, a signé K’Koustik (et Christian Laviso). Une tournée de quinze jours fin septembre, début octobre ! Et comme un bienfait ne vient jamais seul, le directeur du théâtre de Ris-Orangis, Guy Magen, leur propose de poursuivre cette séquence en métropole par un passage chez lui, pour le festival Fetkan.
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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 01:12

DSK fait sa tournée des DFA

Dominique Strauss-Kahn vient faire campagne pour Ségolène Royal aux Antilles-Guyane, du 14 au 17 avril. Son périple commence à la Martinique où il tiendra un meeting à Fort-de-France, le 14 au soir. Le lendemain, il s’envole pour la Guadeloupe où il devrait animer un meeting à Morne-à-l’Eau. Le 16, il part pour la Guyane. Un meeting est prévu à Cayenne. Le 17, il rentre à Paris. Le détail de son programme est en cours d’élaboration, tout comme sa délégation.

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 17:11

Monseigneur Ernest Cabo prend sa retraite en 2007

L’assemblée plénière des évêques de France s’est tenue cette semaine à Lourdes, réunissant 105 prélats français. A cette occasion, Monseigneur Cabo, év^que de Guadeloupe, atteint par la limite d’âge (75 ans) a été informé qu’il devrait mettre fin à ses fonctions cette année.
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