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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 13:56

L’animateur guadeloupéen Claudy Siar s’est récemment illustré en prenant une position très ferme contre Pascal Sevran et ses propos sur le sexe des Noirs et la famine en Afrique. L’animateur témoigne de sa propre expérience avec Pascal Sevran et fait le point avec France-Antilles sur son actualité médiatique.

« Les noirs, il sont gentils les noirs, je les aime bien, mais on les traite comme des adultes alors que se sont des enfants, il faut d’abord les éduquer… », dit Claudy Siar en citant Charles Trenet. « C’est l’ignorance, le mépris et le fond de racisme qui expliquent les propos de Pascal Sevran. Je ne suis malheureusement pas étonné par ses propos au sujet des noirs. Ils me rappellent ceux de Charles Trenet. » Chat échaudé craint l’eau froide et Claudy Siar a eu à côtoyer l’animateur de France 2, dans des conditions pas toujours élégantes. « En 1984, alors que j’étais danseur figurant pour la SFP , je n’ai pu participer qu’à une seule émission de Pascal Sevran (La croisée des chansons).L’assistante qui a mis un terme à ma collaboration et à celle d’un autre danseur noir, nous a dit que Pascal Sevran ne souhaitait pas avoir de Noirs sur son plateau. » Cette première expérience serait sans doute restée enfouie dans sa mémoire s’il n’y avait pas eu l’Eurovision. « En mars dernier, dans le cadre de l’Eurovision, j’ai animé six quotidiennes sur France 3, dans lesquelles étaient notamment présentés les candidats issus de la sélection de Pascal Sevran. Le 14 mars, j’ai co-présenté avec Michel Drucker, la finale française de l’Eurovision. Et le 20 mai, toujours aux côtés de Michel Drucker, j’ai commenté depuis Athènes l’Eurovision 2006. Avant et après le 14 mars et jusqu’au 20 mai, Pascal Sevran s’est évertué à dire que ces programmes étaient présentés par…Michel Drucker ! Il n’a jamais mentionné mon nom et lorsque des images de la finale du 14 mars étaient diffusées dans son émission, il s’est arrangé pour que l’on me voit le moins possible et que surtout on n’entende jamais ma voix. » Claudy Siar évoque sans détour « un combat à mener pour les personnes de bonne volonté contre cette bête immonde qu’on appelle le racisme ou le rejet de l’autre ». Non sans un peu d’acrimonie, il montre un texto sur son portable. Il est de Marc-Olivier Fogiel qui lui rappelle que le livre de Pascal Sevran est sorti en janvier 2006 et conclut par un perfide : « Il était temps. » « Marco est un copain, mais il a été condamné… »

Génération consciente

Claudy Siar n’est pas pour autant qu’un procureur, il insiste sur son action en Afrique. Animateur depuis 12 ans de l’émission Couleur tropicale sur RFI, et depuis deux ans de l’émission Couleur horizon sur Canal Horizon, il est fier des 42 mouvements de génération consciente qui ont essaimé grâce au flux des ondes radio et télé en Afrique. « Dans les villes et les capitales africaines, des gamins des quartiers se battent pour une jeunesse qui veut se prendre en main, dégagée du complexe du colonisé. Mon émission est leur cri de ralliement. » Alors, celui qui est une véritable star en Afrique, celui que la sécurité exfiltre à la sortie d’un podium au Bénin ou au Gabon, n’hésite pas à y aller pour un événement, un concert… Samuel Marie_Louise de France Ô veut d’ailleurs tourner un documentaire sur Claudy. « Il a été estomaqué de voir un Antillais aussi investi que moi en Afrique. » Claudy Siar prépare un télécrochet africain. Une Star Ac africaine ? Non, il ne souhaite pas qu’il y ait élimination des concurrents. Il veut des notations et un apprentissage pour que « l’humanité africaine ne soit plus écorchée, mais partagée ». « Africa Star rassemblera huit pays et durera quatre mois à compter de février ou mars. Il en est le concepteur producteur avec Charlotte de Lachaux. Claudy devrait participer à la présentation des quatre prime mensuels, mais les émissions hebdomadaires le seront par les animateurs locaux.

Un Africain de la Caraïbe

«  Je suis un Africain de la Caraïbe ; je suis attaché à ce continent. C’est un choix que j’ai fait indépendamment de ma couleur de peau. » Et qu’importe si l’Afrique est misérable, corrompue, « c’est mon continent. On ne rejette pas sa famille même si on est en délicatesse avec certains de ses membres… » Fils d’un père de Capesterre-Belle-Eau et d’une mère Saintannaise, Claudy, natif de Paris, refuse de rejeter ce qu’il ressent. « En Afrique, je n’ai pas besoin de jouer les touristes. Comme en France, j’y suis chez moi. » Claudy regrette de ne pas venir assez souvent aux Antilles où il a de la famille et des terres. « J’ai failli venir y travailler quand j’étais à RFO. J’ai refusé une offre car je ne voulais pas lâcher mes ambitions d’avoir un vrai lien avec l’Afrique, parler à l’Afrique ! » Aujourd’hui encore Claudy Siar préfère développer ses projets de télé au Gabon et ailleurs et d’y amener son expertise plutôt que de participer à de grosses émissions sur une télé française. S’il a accepté de participer à l’Eurovision, c’est bien sûr parce que cela lui était profitable, mais c’est surtout la proximité de Michel Drucker qui l’a attirée. «  Drucker m’a téléphoné à minuit pour me proposer de travailler avec lui. Tu as du mal à dire non ou que tu vas réfléchir ! Sachant qu’il y avait des artistes d’outre-mer sur le plateau, je me suis aussi dit que j’avais un rôle à jouer en les présentant correctement. » Pour autant, Claudy a refusé, dans la foulée de l’Eurovision, de présenter une émission de jeu sur France Télévisions. « Faire de la télé n’est pas une finalité, mais un moyen de faire avancer la société. »
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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 17:40

Le conseil général des Hauts-de-Seine vote une subvention de 870 000 euros pour liquider la maison de l’outre-mer.

Le 22 décembre dernier, les élus UDF-UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, présidé par Nicolas Sarkozy, ont adopté une délibération visant à attribuer une subvention de 870 000 euros dans le cadre de la liquidation de la maison de l’outre-mer des Hauts-de-Seine.

Cette décision intervient après qu’un audit interne ait été réalisé. En séance plénière, le 16 décembre 2005, Sarkozy s’était engagé « à la remise en ordre de la gestion de cette maison départementale »

Gérard La Viny a été longtemps le président de l’association, La maison départementale d’outre-mer des Hauts-de-Seine. Son objet était de venir en aide aux originaires de l’outre-mer dans les Hauts-de-Seine. Très vite, elle a fait partie des réseaux politiques de ce département. Malade, Gérard La Viny a été remplacé à la présidence par un futur ex-proche de Lucette Michaux-Chevry, José Vatin. A la direction de la maison de l’outre-mer, on trouvait Freddy Loyson, un chiraquien d’abord, pasquaïen ensuite (il fut membre du RPF) et aujourd’hui conseiller d’arrondissement UMP dans le XXe.

En janvier 2006, Freddy Loyson était très inquiet. Il se plaignait alors d’avoir dû renvoyer du personnel, rendre sa voiture de fonction et très vite prendre conscience que c’en était fini de sa sinécure. Un article du Parisien en février était venu faire trembler ses certitudes. Au mois de mai, la décision de tirer un trait sur la maison de l’outre-mer était prise, avec les fonds nécessaires pour apurer le passif. Le Département a lâché en 2006 plus de 1 million d’euros dans cette affaire.

Les verts et la gauche ont refusé de voter ces fonds. Patrick Leclerc, du groupe communiste s’étonnait que l’on subventionne encore une association « qui prend ses décisions sans concertation avec son conseil d’administration ». Le conseiller général vert, Vincent Gazeille, se plaignait auprès du président, dès le mois de février 2006 :  « J'ai systématiquement refusé de voter toute subvention en faveur de cette association, compte tenu de l'absence de définition précise de ses missions et, paradoxalement, des montants considérables des subventions proposées. » Alors qu’il s’envolait pour les Antilles, le 8 mars, Nicolas Sarkozy faisait répondre à l’élu vert :  « Concernant la maison de l’outre-mer, ce travail d'analyse m'a permis de donner des orientations précises à l'association qui vous ont été communiquées lors du vote sur l'attribution d'une subvention complémentaire. L'Assemblée départementale sera bien évidemment tenue informée des suites opérationnelles données à ce dossier. » En avril, la Guyane fait voter une subvention de 3 000 euros à la maison de l’outre-mer des Hauts de Seine pour « son action de mise à disposition de logements pour les malades originaires de l’outre-mer »….

En mai, Sarkozy fait adopter la liquidation de la maison de l’outre-mer et fait voter à cet effet une subvention de 257 348 euros. « La liquidation de cette association issue de l'héritage pasquaïen, est une bonne nouvelle. » ; commente Vincent Gazeille. Pour achever le nettoyage des écuries de Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy vient de lâcher encore 870 000 euros et Freddy Loyson vient d’être nommé, en novembre dernier, représentant de la fédération Aide à l’ONU à New York et à Genève.

Photo Régis Durand de Girard

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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 12:48

De Direct 8 à Canal +

ELE ASU

Franco-Nigériane de 29 ans, Ele Asu présente les infos le matin sur Canal +. Parcours d’une enfant de la diversité.

 

Tous les matins, au pipirit chantant,Ele Asu (prononcez Azou) assure quatre journaux de huit minutes pendant la matinale animée par Bruce Toussaint. Venue en septembre dernier de la petite chaîne de la TNT, Direct 8, Ele Asu n’avait rien d’une professionnelle, ni un parcours prédestiné. « Ca commence à décoller. Les trois premiers mois ont été excitants mais difficiles parce que je n’aime pas le boulot mal fait. » Cette jeune fille, née à Calabar d’une mère nigériane et d’un père diplomate et qui a fait une hypokhâgne à Paris, se définit comme une « workoholic », dépendante au travail ! « Je n’ai pas encore trouvé la vitesse de croisière, mais ça devient un vrai plaisir et moins une douleur quotidienne. » Passée d’une chaîne encore confidentielle à une émission bien lancée qui marche très bien  et qui brasse 300 000 téléspectateurs, elle prend sa mission très à cœur. « Je me lève à 2 heures et demi, j’arrive au bureau une heure plus tard. Mon chef d’édition est déjà là et nous préparons le premier journal en trois heures. » Beaucoup de politique au menu, campagne présidentielle oblige, et beaucoup de sujets France. « J’essaie de ne pas trop donner dans le fait-divers sauf si ça rapproche d’un phénomène sociétal plus large. Malheureusement, je n’aborde pas la culture car c’est le rôle de la chroniqueuse Marie Colmant. »

C’est Alain, le réalisateur de l’émission, qui l’a repérée en avril dernier alors qu’elle présentait les matinales de Direct 8 avec Mikael Guedj. « Je suis entrée à Direct 8 grâce à la comédienne Delphine Devost en charge d’une émission pour la jeunesse. C’était parti pour être éphémère et j’ai aimé la télé, c’est devenu une aventure rigolote. » Elle voulait mettre en place un JT enfant, en vain, mais on lui a demandé de faire un essai à la rédaction qu’elle n’a plus quittée. « Formidable, j’avais trouvé ce que je voulais faire ! » Personnalité réservée au premier abord, Ele a pris un peu de bouteille au contact de poids-lourds de la politique comme Balkany ou Devedjan. «  La réserve et la courtoisie, ça ne marche pas avec tout le monde», avance celle qui pratique depuis le rentre dedans et l’insolence.

Ele pensait devenir fonctionnaire européen et, marchant sur les traces de son père, se voyait évoluer dans l’image et la culture. « Je ne me voyais pas devant la caméra ! » Elle débute par un stage chez Film Distribution, puis rentre au ministère de la Culture où elle s’occupe des arts de la rue et du cirque. C’est comme ça qu’elle a rencontré Delphine Devost et commencé une carrière télévisuelle qui ne semble pas prêt de finir !

Photos DR/canal +

 

Interview

« J’ai eu accès à l’arme fatale, la culture »

Avez-vous eu à souffrir du racisme en France ?

Je suis un cas atypique. J’ai été élevée dans un milieu mixte avec une mère nigériane et un père français. Je n’ai pas été élevée, ni focalisée sur la couleur de la peau des gens. J’ai eu comme tout le monde des problèmes personnels mais je n’ai pas souffert du racisme, pas que je sache.

 

Comment avez-vous ressenti le débat sur la visibilité des minorités visibles à la télévision et le battage médiatique et politique autour de la nomination d’Harry Roselmack au 20 heures de TF1, l’été dernier ?

C’est artificiel même si dans l’absolu, ce n’est pas une mauvaise chose. Ce débat n’est pas une mauvaise chose. Harry Roselmack à cette place, ça donne à voir que c’est une possibilité réelle. Ca ouvre des possibles auxquels nous, Antillais, Africains ou Maghrébins, nous nous disions : « Ce n’est pas pour nous. » Donc, c’est positif. J’ai regardé le premier JT d’Harry. Il est super et il est comme nous. Le seul que j’avais vu avant à la télé, c’était Charly Nestor. Auparavant, appartenant à une minorité, on était obligé de réussir dans la musique ou le sport. Maintenant, il y a une autre option et c’est bien que les gens le sachent. Maintenant suis-je très représentative ? Je considère que j’ai eu accès à l’arme fatale, la culture.

 

Votre visibilité à l’antenne a-t-elle changé votre vie ?

Il y a un mois, j’aurais dit non. En fait, oui. Pour mes proches, ça ne change rien, mais poiur le reste… Je continue à ne pas connaître les gens que je rencontre et qui me connaissent déjà, croient-ils… C’est assez flippant. Je commence à peine à réaliser que je travaille pour une grosse chaîne. Quand j’entends dans un restaurant des gens dire : « C’est la fille de Canal », je me retourne, je crois encore qu’ils parlent de quelqu’un d’autre. Je ne voulais pas faire d’antenne à Direct 8, je voulais travailler sur les contenus et ne pas m’exposer. Mais je n’ai pas de regret. C’est un métier ludique et j’ai eu beaucoup de chance car je me suis retrouvée avec des gens super. Les requins dont on m’avait parlés, je ne les ai pas rencontrés et on ne m’a pas demandé d’être autrement que ce que je suis.

 

Connaissez-vous les Antilles ?

A l’âge de dix ans, j’ai suivi mon père qui était conseiller culturel à Trinidad où j’ai vécu six ans. A cette époque-là, nous sommes venus passer trois mois en Martinique. Mon père s’occupait de la réorganisation des centres culturels et alliances françaises. Je devais avoir 12 ou 13 ans. J’en garde un souvenir agréable qui ne doit pas dire grand chose, juste des souvenirs d’enfance. Après nous sommes partis en Ethiopie.

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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 22:08

DIRECT LIVE A LA PLAINE-SAINT-DENIS

Cyril, finaliste de la Star Ac 6 : soutien sans faille de l’outre-mer et de Noisy-le-Sec

Une foule pour Dominique, la sparring partner, une foule pour Cédric, le favori des Antillais. C’est simple, Cédric a réussi à mobiliser la ville de Noisy-le-Sec, dont il est résident.

Madame le maire, Nicole Rivoire, a fait affréter un bus de 75 personnes toutes affublées d’une pancarte affichant un flamboyant « votez Cédric ». « La commune ne vit plus que pour Cédric depuis quinze jours ! » la mairesse est aux anges. La rue  principale de Noisy-le-Sec est traversée d’une immense banderolle à la gloire de Cédric, il y a des affiches partout, jusque dans sa mairie ! « Quelques Drancéens sont avec nous et beaucoup d’employés municipaux… » Les agents de sécurité veillent à la bonne tenue de la file. Dans celle-ci, des petits groupes d’Antillais, nombreux groupes. Il y a Loïc, le Guyanais du 18e. il a amené avec lui Audrey, la Lamentinoise du 9-4 et Steve, le Guyanais de Limoges (« monté exprès ! », mais aussi pour les fêtes…) « Son plus, c’est sa voix et son charisme », avance Audrey. « Mais il manque de dynamisme à côté de Dominique », reprend Loïc. C’est lui qui a trouvé la place pour ses copains. Il était la pour la demi-finale et il a voulu partager cette finale cyrillienne. « On l’a vu à la télé, mais on ne le connaît pas. » Pourtant, ce soir, ils l’aiment Cyril ! Plus loin, ils ne sont même pas encore dans la file d’attente, un groupe important. Ils sont 64 invités de RCI, encadré par Jean-Michel Rosalie qui distribue les feuilles à signer, autorisant TF1 et la production à diffuser leur image pendant la captation du prime. Soixante d’entre eux sont des amis ou parents hexagonaux d’auditeurs, les quatre autres sont venus de Martinique, dont Jocelyn, un Lamentinois, conducteur d’engins à la Colas, et Solange, personnel de service au collège Julia-Nicolas de Fort-de-France.

Ils sont les vainqueurs d’un jeu radiodiffusé. « On le sentait depuis le début. On va se mobiliser et on va fêter ! » assure Solange. « On emmène un beau soleil, signe de victoire », reprend Jocelyn. Solange est aux anges, elle est de Dillon comme la maman de Cyril. Mylène Pounin, une jeune fille du Lamentin, est elle aussi du voyage. Les Martiniquais sont arrivés le matin même. « Je suis venue en vacances jusqu’au 7 et je profite de l’occasion de pouvoir soutenir Cyril ! » Les Foyalais Jimmy Broche et Valérie César, venus aussi grâce à RCI, ont invité leur copine Bénino-ivoirienne Diane. « L’espoir fait vivre », avance-t-elle, inquiète pour son champion. Ils sont devant la porte et bientôt, ils vont prendre place sur les gradins blancs du studio. Grégory, martiniquais de Bondy, brieffe ses amis. C’est un pro de la télé. Il a fait partie du public dans pas mal d’émission (L’arène de France, Sans aucun doute, Qui veut gagner des millions, Ca se discute…)
« J’ai eu les places parce que pas mal d’agents me connaissent. » Avec lui, une Cindy martinico-guadeloupéenne de Villepinte, une Cindy guyanaise de Villepinte et Cécilia, guadeloupéo-martiniquaise de Bondy. « On le suit depuis qu’il est château », assure la Guyanaise. « On le soutient en famille, ma mère est à fond avec lui ! » raconte Cindy l’Antillaise. Voilà, l’émission va commencer. Les derniers spectateurs rentrent. Cécilia donne un dernier avis : « Sa force, c’est voix, sa faiblesse, c’est sa sensibilité… » Sûr, vendredi soir, il y avait de la presion aux studios de la Plaine-Saint-Denis.



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21 décembre 2006 4 21 /12 /décembre /2006 22:55

Scènes et Compagnies, le théâtre ultramarin à la télé

 

Greg Germain avec François Guilbeau et son épouse, en  juillet au festival d'Avignon (Photo : FXG)

A compter du 23 décembre, Tempo et France Ô diffusent sept pièces de théâtres jouées l’été dernier en Avignon, chez Greg Germain, patron de la Chapelle du verbe incarné.

Greg Germain et sa société de production Axe sud s’est associé à la Compagnie des taxi-brousse et RFO pour faire éclore de cette dernière saison théâtrale avignonnaise une série pour la télé, Scènes et compagnies. Lors de l’avant-première qui s’est déroulée le 29 novembre à France-Télévision, Greg Germain a rappelé « le problème politique du monocolorisme des écrans » et la situation particulière de RFO qui « permet aux imaginaires de s’exprimer ailleurs ». D’un point de vue artistique, il a défendu une nouvelle conception de filmer le théâtre : « Nous inventons un art nouveau, les captations ne sont plus celle de Au théâtre ce soir. » Son idée est de fusionner la scène et l’écran. « Ce genre va faire florès sur les autres chaînes de TV ! »

La démarche des quatre réalisateurs (Greg Germain, Laurent Mini, Karim Samaï et François Dubreuil) permet une nouvelle approche théâtrale à la télévision. Dans Carnet de bord, François Dubreuil s’essaie heureusement à la technique du split screen (partage d’écran). «  C’est un petite révolution en soi chez Greg Germain », sourit François Dubreuil. « Cela permet une appropriation, une mise en image du spectacle et non pas une simple captation. » Le split screen autorise des montages champs contrechamps sur un même plan qui accompagne l'échange dialogué. Cela participe à « fictionner » le spectacle qui retrouve de sa vie propre.

Les équipes techniques et les troupes de théâtre ont passé trois semaines ensemble avec une semaine de tournage en multicaméra. L’ensemble de la série a coûté 300 000 euros.

 




 


                                                                                                 Le réalisateur François Dubreuil (photo FXG)


A voir sur Termpo et France Ô

Les soldats inconnus (compagnie Graine de soleil), jeudi 21 décembre à 20 heures sur Tempo

       Photo RFO

Une pièce qui revisite l’histoire des tirailleurs sénégalais, qui rend hommage à ces hommes qui ont combattus et sont morts pour une patrie qui n’était pas et n’est pas la leur.

Des histoires d’amour très très tristes (théâtre Si), jeudi 28 décembre à 20 heures sur Tempo

       Photo RFO
L’impossible union, des amants et l’irrémédiable solitude face à la mort… On voit défiler le cheval de Troie, Job, les danseuses grotesques du temple d’Artémis. La compagnie est martiniquaise, l’auteur est cubain, bref, c’est du baroque !

 

Dimanche avec un Dorliss (compagnie du Tout-monde), jeudi 4 janvier à 20 heures sur Tempo


       Photo RFO

Greg Germain a mis en scène ce texte de Patrick Chamoiseau qui met en scène une femme réveillée par un Dorliss, l’incube créole ! Esprit maléfique ou manifestation de l’inconscient féminin, le Dorliss jouit d’une mauvaise réputation. Face à lui, les femmes tremblent ou frémissent, c’est selon !

Elles (Compagnie l’instant présent), jeudi 11 janvier à 20 heures sur Tempo

       Photo FXG

Un spectacle en musique où un homme et une femme se laissent traverser par des mères et des filles qui s’incarnent en eux. Une rêverie en écritures croisées sur la relation mère-fille.

 

Les champs de la terre (compagnie Calédofolies – les incompressibles), jeudi 18 janvier à 20 heures sur Tempo

       Photo RFO


Une fable politique où le rat, éternelle incarnation de la tyrannie grotesque, joue la farce du pouvoir, entouré d’êtres serviles ou d’esclaves. Mais le chien doute…

Carnet de bord (Eric Languet, compagnie danse en l’R), jeudi 25 janvier à 20 heures sur Tempo

      

Trois hommes, puis trois femmes. Deux trios qui partagent la même thématique, celle de l’intimité. La vie intérieure d’une personne, généralement secrète, les liens qui unissent deux personnes… Une chorégraphie accompagnée par la musique de Fabrice Planquette et de Pascal Raymond.

Blue-S-Cat (ID production), jeudi 1er février à 20 heures sur Tempo

                                  Photo RFO

Un immeuble haut, un ascenceur, un homme et une femme à l’intérieur et c’est la panne… Incapable d’assumer son désir face à  cet homme avec lequel elle partage soudain une certaine intimité, elle préfère se replier dans la peur de l’autre. Une peur qui, peut-être, va faire déraper les choses…

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 14:56

Crise et mini-crise à Medétom

Dans l’entourage du ministre de l’Outre-mer, on se préoccupe essentiellement ces temps-ci de la chute d’Oscar Temaru en Polynésie. Quant à la mini-crise people qui a défrayé la chronique mondaine après les révélations d’un magazine à scandale, Bon week, sur les affaires de cœur du ministre, un conseiller a glissé à France-Antilles : « Si nous n’avions que ça à gérer… »

 

Commentaire

Le bloger considère toutefois que même si Bon week est un torchon, il a eu raison de révéler cette proximité entre le ministre François Baroin et la journaliste Marie Drucker en charge du JT de France 3, dans la mesure où nous sommes déjà en campagne électorale. Le couple n’avait qu’à prendre les devants pour éviter de se faire ainsi piéger par un paparazzi !

Notons que le site du ministère donne une indication sur les circonstances de la rencontre entre les deux tourtereaux en rappelant l’interview, en mars dernier du ministre par Marie Drucker. Une ITW sans complaisance, on en est sûr…

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 14:49

Victorin Lurel, responsable du pôle outre-mer dans l’équipe de Ségolène

Le député et président de la Région Guadeloupe a été nommé, le 6 décembre dernier, membre de l’équipe de campagne de la candidate du parti socialiste, Ségolène Royal. Il est le responsable du pôle outre-mer. A ses côtés, on retrouve des personnalités en vue du parti tels Marylise Le Branchu, Pierre Moscovici, Harlem Désir, Julien Dray ou encore Claude Bartolone.

Alors Toto, un éléphant ?

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 14:45

"Le temps de l'affection est fini, voici venu le temps des comptables !"

Lundi soir à l’hôtel Royal Monceau, à Paris, s’est tenu l’assemblée générale de la fédération des entreprises d’outre-mer. Léon Bertrand et François Baroin sont venus conclure les travaux.


« Le temps de l’affection est passée, voici venu le temps des comptables. » Guy Dupont, président de la FEDOM a donné un ton nouveau quant aux relations entre l’Etat et l’outre-mer. Dans son discours de clôture des travaux de l’assemblée générale de sa fédération, il a plaidé pour une nouvelle donne en outre-mer et appelé à un engagement du monde de l’entreprise dans « le destin des DOM ». Il s’est donné pour objectif de faire baisser le chômage de 1 point par an. Sacrée ambition ! Il a aussi appelé le gouvernement à participer à la création d’un groupement d’intérêt scientifique. Les deux ministres invités, Léon Bertrand, le régional de l’étape, et François Baroin, le titulaire du portefeuille de l’outre-mer, ont prononc é chacun un discours aux allures de bilan du gouvernement Villepin.

Léon Bertrand a décliné le sien sur le tourisme en rappelant que la croissance du tourisme (4 à 5 %) dans les dix ans à venir est une des clés du développement des DOM. En Guadeloupe, le tourisme représente un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros, soit 10 % du PI B et 20 000 emplois. En Guyane, il a annoncé qu’on attendait d’ici dix ans 200 000 visiteurs contre 100 000 actuellement. Après avoir rappelé la crise Accor en 2002, la crise du Chik en 2006, il a souligné l’ampleur de son plan Marshall : réorganisation des comité du tourisme, la défiscalisation et l’ingénierie touristique portée par Audit France. « Il faut maintenant s’emparer de ces outils ! » Il a aussi épinglé l’UGTG qui, en Guadeloupe, a eu sa part selon lui à la désaffection des touristes : « Il ne faut pas que l’UGTG vienne couper l’essence, l’eau ou l’électricité quand les touristes sont là. » En conclusion, il a dit : « Le tourisme est la vraie alternative pour l’outre-mer et son authenticité. »

François Baroin, « à quelques encablures de la fin de ce gouvernement » a rappelé le chemin parcouru depuis 2002, insistant sur le fait que les engagements du président ont été tenus. Epinglant au passage les anti défisc, il a dit : « Si on veut aimer l’outre-mer, il faut le connaître. » Baroin considère que les problématiques en outre-mer sont les mêmes qu’en métropole, « mais multipliées par 2, 3 ou 4 ». En opposition avec les velléités indépendantistes ou autonomistes, il a insisté sur le « besoin d’Etat » qui permet aux collectivités locales de mener à bien leurs politiques. Et revenant en core sur le respect de la parole donnée, il a réaffirmé que la loi Girardin devait être maintenue : «  La défiscalisaqtion et l’exonération des charges sociales ne sont ni de droite, ni de gauche. »

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 14:31

Manifestation des socialistes antillais devant le siège du PS


Pascal Popelin, premier fédéral de Seine-Saint-Denis, entouré de James Balogog, Jeanine Maurice-Bellay et Pierre Milia et un militant non identifié par le bloger (Photos : FXG)

Mardi soir, une vingtaine de militants socialistes, issus pour la plupart de la communauté antillaise, sont venus manifester devant le siège du parti socialiste, rue de Solférino, alors que se réunissait un bureau national. Jeanine Maurice-Bellay, conseillère régionale d’Ile de France (qui, pour d'autres raisons boycotte l'hémicycle régional), Philippe Milia, enfant de Fonds-Batelière (Schoelcher), de la section PS d’Aubervilliers et délégué fédéral à l’outre-mer, le Guadeloupéen José Altey, de la section de Neuilly sur Marne, Jean-Pierre Passecoutrain, de la section de Sarcelles, Anita Gaza, du CMAI de la mairie de Paris, et d’autres militants parmi lesquels un Harki venu de Narbonne, ont distribué aux huiles du parti un tract par lequel ils leur demandait de se prononcer sur l’exclusion de Georges Frêche, le président socialiste de la Région Languedoc-Roussillon qui a eu des mots condamnables à l’encontre des Noirs de l’équipe de France de football. « Je ne peux pas être dans le même parti qu’un homme capable de proférer de telles paroles», a déclaré la martiniquaise Jeanine Maurice-Bellay. Celle-ci s’est sentie trahie lorsque François Hollande, premier secrétaire du parti, a repoussé au 26 janvier prochain la réunion de la commission des conflits prévue au départ à la mi-décembre. Le premier à avoir reçu son tract, c’est l’ancien Premier-ministre Pierre Mauroy, suivi de Jean Glavany. Pascal Popelin, premier secrétaire fédéral de Seine Saint-Denis a pris le temps de discuter avec les manifestants pour appuyer leur démarche : « Je suis pour qu’on exclut Georges Frêche du PS », a-t-il déclaré sans embage. Philippe Milia a indiqué qu’ils attendaient un engagement individuel des membres de la direction du PS d’ici le 9 janvier. « Après, nous publierons la liste de ceux qui ne nous auront pas suivi. » L’arrivée, pour la première fois depuis le 27 avril 2002, de Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du MRC, rue de Solferino, a permis une couverture inédite de cette manifestation puisqu’un photographe du Monde était là ainsi qu’une journaliste allemande et une équipe de Canal +. Elisabeth Guigou, Bertrand Delanoë ont pris leur tract.


Le maire de Paris a déclaré qu’il répondrait par écrit à cette demande, précisant : « J’ai été le premier à être clair sur ce sujet. » « Pas comme pour Pascal Sevran », a rétorqué la conseillère régionale d’Ile de France. Jean-Luc Mélanchon a donné lui aussi son aval en déclarant : « On ne mesure pas la valeur d’un homme à la couleur de sa peau. » Henri Emmanuelli a été direct : « Il vieillit mal. La vérité c’est que Georges Frêche est un peu barjot ! » Moscovici a donné lui aussi son accord de principe, tout en nuançant au nom de la présomption d’innocence : « Si ses propos sont avérés, il sera exclu du PS. »


Les manifestants anti-Frêche se sont donnés rendez-vous devant le parti socialiste, le 9 janvier prochain.

Ils étaient là aussi...


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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 01:37

Simon Jean-Joseph présente sa « sauterelle » au club de l’Etoile, à Paris

                                        Photos R. D.-G.

Lundi 18 octobre, au très people club de l’Etoile, à Paris, le pilote Simon Jean-Joseph et son team ont présenté le buggy à bord duquel il s’élancera le 6 janvier sur la route du Dakar. Beaucoup de stars et de people pour accompagner « le seul pilote des Dom à avoir atteint un tel niveau », dixit Harry Roselmack.

Un copilote expérimenté


A gauche de Sylviane Adésir d’Air Caraïbes, le copilote de Simon, Jacques Boyère. Depuis 1992, ce pro de la course automobile connaît le pilote martiniquais. Jacques Boyère a déjà fait ses preuves auprès de Serge Jourdain, Didier Auriol et encore François Delecourt. C’est en 2000 que Simon a fait appel à lui. « Il n’a rien à envier à Auriol, c’est un excellent pilote ! »

Des stars très fan !


Lord Kossity, le seul Antillais titulaire d’une Victoire de la musique (et qui vend plus de disque qu’Admiral T !), est venu apporter son soutien à Simon Jean-Joseph, tout comme le talentueux bassiste Thierry Fanfant, accompagné de son épouse Nathalie, employée au comité martiniquais du tourisme à Paris.

La grande presse était là


Harry Roselmack, l’enfant prodige de la télévision, le suppléant officiel de notre PPDA national est venu soutenir le pilote martiniquais tout comme le correspondant permanent de France-Antilles à Paris, François-Xavier Guillerm (France-Antilles est partenaire de Simon Jean-Joseph !).

Un gâteau pour Jean-Joseph


C’est le rituel du club de l’Etoile (Johnny et Luchini ont eu droit au même pour la sortie du film Jean-Philippe !), un gâteau à l’américaine ! Avant même qu’il ne soit question de victoire (et Simon est potentiellement dans le top ten !), ce gâteau en donnait déjà un avant goût savoureux…

Miss Martinique debout sur « la sauterelle »


Vanessa Aimée, alias miss Martinique, coqueluche de cette soirée, s’est prêtée de bonne grâce à toutes les demandes des photographes pour offrir sa grâce et sa beauté. Marraine de la soirée, elle était dans le ton des couleurs fuschia de « la sauterelle » vedette du Dakar.

Les copains d’abord


Ils n’ont pas attendu Sam Alpha pour vivre les couplets célèbres de Georges Brassens… Les trois potes, Franck Anretar, organisateur des Césaire de la musique, Djoe Joseph Dunoyer, producteur d’humoristes sur la scène du Réservoir (Paris 11e) et Harry Roselmack que l’on ne présente plus…

Les partenaires de la soirée


Pascal René-Adélaïde, directeur de l’antenne parisienne du comité martiniquais du tourisme, Sylviane Adésir et Tara Phemius, d’Air Caraïbes, sont les partenaires sans qui la soirée à l’Etoile, n’aurait pas eu le faste suffisant pour se monter à la hauteur de l’événement !

Deux stars et un volant


Passionné de belles mécaniques, Lord Kossity – dont le nouvel album Danger Zone est disponible dans les bacs – n’a pas résisté au plaisir de s’installer derrière le volant : « Je connais Simon depuis notre adolescence et j’ai suivi sa carrière en rallye. Cette voiture est aussi incroyable que les grosses américaines qui me passionnent plus particulièrement. » Le monde de la musique était particulièrement bien représenté, puisque Ronald Rubinel et Perle Lama étaient également de la fête.

Les amis de la presse


Jean-Jacques Seymour, grande figure de la presse martiniquaise, aujourd’hui grand reporter chez Amina, est aux côté de notre confrère Olivier Damone, journaliste à RFO Radio, en Guyane. Comme quoi il n’y a pas que l’avion qui rapproche les DOM entre eux !

Sylvain Wiltord adooooore

L’attaquant de l’Olympique Lyonnais est « venu encourager un sportif qui porte haut les couleurs des Antilles ! Je ne suis pas spécialiste du sport automobile, mais je suis impressionné par le buggy de Simon. Je vais suivre sa progression sur le Dakar… »

Avant le départ du Dakar 2007, le 6 janvier prochain, Simon Jean-Joseph et son copilote Jack Boyère finalisent leur préparation pour cette grande course qui les emmènera du Portugal au Sénégal en passant par le Maroc, la Mauritanie et le Mali. Un périple de plus de 10 000 kilomètres à travers quelques-uns des plus beaux paysages de la planète. Devant le buggy que tous ont surnommé « la sauterelle », miss Martinique, pour lui donner la baraka !


Ils étaient là aussi...


 

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