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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 15:27

Un nouvel ambassadeur à la Coopération régionale

Jean-Paul Dumont, conseiller des Affaires étrangères a été nommé, hier, en conseil des ministres, ambassadeur, délégué à la coopération régionale dans la zone Antilles-Guyane.

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 19:53

PRESIDENTIELLE

Karam s’affiche à la tête des comités de soutien

du 5e DOM à Sarkozy

Eric Raoult, député UMP de Seine-Saint-Denis, Emmanuel Aeschlimann, député UMP des Hauts-de-Seine, Marie-Dominique Aeschlimann, secrétaire nationale à l’UMP, chargée de la présence ultramarine en métropole, José Vatin, conseiller économique et social national sont venus, hier matin autour de Patrick Karam, nommé porte-parole de la coordination des comités de soutien au candidat Sarkozy des ultramarins de métropole, et de Franck Anretar du comité des jeunes originaires d’outre-mer. Léon Bertrand a fait lire une lettre de soutien à leur démarche, tout en rappelant qu’il avait pris la tête du comité de soutien des parlementaires d’outre-mer. Miguel Laventure des Forces martiniquaises de progrès qui écoutait la veille Sarko à la Mutu, était là aussi. Ces comités, au nombre d’une centaine, selon Patrick Karam, travailleront lors des assises de samedi prochain à enrichir les propositions du candidat pour l’Outre-mer. Sarkozy devrait prendre la parole au meeting qu’ils organisent le 31 mars au Caroussel du Louvre. La musique du meeting est déjà prête. Ronald Rubinel (l’un des compositeurs d’Edith Lefel) a remis sa chanson en propre au ministre de l’Intérieur qui, dit-on, a apprécié le zouk «, « Sarko à l’Elysée ». Le 31 mars, le candidat de la droite leur dira quelles sont les propositions qu’il aura reprises et lèvera sans doute toute ambiguïté sur ce qu’il compte faire avec la loi Girardin. Car même parmi ses soutiens traditionnels, certains se demandent si le principe des zones franches globales n’amènera pas son abrogation.
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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 21:13

« Moins de portes fermées et plus de mains qui se tendent »

Ségolène Royal a prononcé pendant plus de deux heures, hier après-midi à Villepinte (93), un discours qui résumait un programme politique très attendu.

 « L’histoire des outre-mers n’est pas périphérique : c’est notre histoire commune. L’esclavage et la colonisation en font partie et doivent trouver toute leur place dans nos programmes scolaires ainsi que les grandes œuvres littéraires et historiques, Louis Delgres, Frantz Fanon, la Mulâtresse Solitude, Aimé Césaire. » A peine a-t-elle achevé de prononcé ces mots qu’une clameur immense envahit le grand hall du parc des expositions de Villepinte où se msont massés plus de 15 000 personnes.

On attendait Ségolène Royal sur son programme, on l’attendait aussi pour l’outre-mer : « Je me suis rendue à la Réunion, en Martinique, en Guadeloupe et je n’oublie pas les autres outre-mers dont la culture, me le rappelait Aimé Césaire, est aussi la nôtre. » Dans la salle, Philippe Edmond-Mariette et Louis-Joseph Manscour qui ont affiché une « unité réelle », des Martiniquais de métropole, Philippe Milia ou Lucien Jolet, Christiane Taubira, largement ovationnée, et Alix Labbé, le premier fédéral de Guyane, Victorin Lurel, mais aussi Felix Desplans, Georges Hermin, Jules Otto ou Emmanuel Velin, et des Guadeloupéens de métropole, Georges Pau-Langevin et Angèle Louvier. Ils sont suspendus à ses mots. Elle n’en a pas fini : « Je veux une République de la reconnaissance et de la responsabilité. Et des politiques publiques qui tiennent compte de leur identité, de leur diversité et des problèmes de la continuité territoriale. » Nouvelle salve d’applaudissements.

100 propositions

Le discours programme de la candidate socialiste est issu d’une liste de 100 propositions allant du relèvement du SMIC à 1 500 euros à une politique active du logement, la lutte contre l’échec scolaire et les violences, le réchauffement climatique, à une Europe plus protectrice et une France plus active pour la paix dans le monde. Trois points concernent plus précisément l’outre-mer : « La garantie de la continuité territoriale, en imposant aux compagnies aériennes des obligations renforcées de service public ; l’introduction d’un enseignement sur l’outre-mer notamment sur l’histoire de l’esclavage dans les programmes scolaires ; l’application aux outre-mers de l’excellence environnementale et notamment de la protection de la biodiversité. »
A cela la candidate rajoute la lutte contre les discriminations en faisant respecter l’égalité hommes-femmes, le renforcement des moyens de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et la garantie de l’égalité des droits pour les couples de même sexe.
Ségolène Royal a clos son intervention en évoquant la République qu’elle propose aux Français : « Cette République là où l’on sera implacable avec les purifications ethniques, les génocides, cette honte pour le genre humain. Je rêve d’un France qui, encore une fois, retrouvera sa vocation qui est de parler à tous et de le faire au nom de l’Universel et de ses valeurs… »

Ils ont dit

Louis-Joseph Manscour : « Ceux qui attendaient Ségolène Royal sur son programme ont été servi. Elle a proposé du concret et montré sa dimension internationale. Elle a parlé de l’outre-mer et de sa volonté de prendre en compte les outre-mers. Plus que jamais nous sommes en ordre de bataille. »

Philippe Milia de la section PS d'Aubervilliers et le député Manscour (Photos : Régis Durand de Girard)




Philippe Edmond-Mariette : « Nous rêvons de davantage de responsabilité et son discours est la hauteur de nos désirs. L’égalité des territoires qu’elle propose signifie qu’il puisse y avoir des traitements différents pour chacun, pour permettre de rattraper les écarts. Son discours est juste. Son programme est cohérent et répond sur les choses essentielles qui correspondent aux besoins du quotidien. »


 





Christiane Taubira 
: « Elle a eu un discours très revigorant, d’une grande sensibilité et d’une grande maturité. Elle a montré sa capacité à répondre aux besoins et aux attentes et elle a su montrer sa dimension internationale. Il y a de la substance ! »








Alix Labbé : « A ceux qui disaient qu’elle n’avait pas de programme, ils en ont pris pour leur grade ! Elle a fait le tour de la situation. Autour de l’éducation, de la formation, du codéveloppement, elle a bâti un discours de campagne. Et si l’outre-mer a des attentes spécifiques, mais elle a un programme pour la France et les outre-mer appartiennent à la France. »


 

Alix Labbé, le premier fédéral de Guyane, à la sortie du meeting.



 





Victorin Lurel : « Elle a développé un véritable programme où il y en a beaucoup pour la jeunesse. Elle a cité tous les continents et l’Afrique a eu la part belle. La lutte contre les inégalités s’est retrouvée dans la République métissée dans laquelle l’outre-mer trouve sa place. Elle a cité nos héros. On ne peut pas ne pas être contents quand elle cite deux Martiniquais et deux Guadeloupéens ! Elle a abordé l’épanouissement de nos territoires dans ce discours programme. La campagne est organisée pour l’outre-mer et nous sommes habitués des débats participatifs, une tradition chez nous. »

 




Jules Otto
 : « Elle a fait une excellente synthèse et, en Guadeloupe, nous sommes prêts depuis longtemps ! »


 



Jules Otto est en compagnie d'Angèle Louvier, militante de la communauté parisienne.

 

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 21:11
Léon Bertrand et Marie-Dominique Aeschliman en vedettes ultramrines

Nicolas Sarkozy a réuni hier ses comités de soutiens à la salle de la Mutualité, à Paris, un lieu plutôt marqué à gauche, signe de l’ouverture que le président de l’UMP veut donner à sa campagne. On y a vu Joël Beaugendre ou Amédée Adélaïde. Yann Monplaisir qui avait annoncé sa présence n’a pas été aperçu. Marie-Dominique Aeshliman, responsable à l’UMP de la présence ultramarine en métropole a salué le travail du ministre pour la continuité territoriale aérienne : « La fin des obligations de service public pour les compagnies doit être signé en mars pour être opérationnel en août. Ca, c’est acquis. » Léon Bertrand, qui a pris la tête des comités de soutien des ultramarins, a annoncé le ralliement à son comité de Lucette Michaux-Chevry et de Margie Sudre. «  Nous avons besoin de faire peser l’outre-mer pour que nos aspirations soient prises en compte », a déclaré le ministre délégué au Tourisme. Sur la volonté d’ouverture affichée par Nicolas Sarkozy, Léon Bertrand a signalé que les problèmes de l’outre-mer n’étaient « ni de droite, ni de gauche ». « Nous avons besoin de la vision d’un homme qui considère que l’outre-mer fait partie intégrante de la France et c’est suffisant pour rassembler les populations quelles que soient leur origine politique. » Le candidat aux législatives sait aussi, et il le dit, que parmi ses électeurs, il n’y aura pas que des militants UMP.

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 21:08

George Pau-Langevin soutenue par Anne Hidalgo

George Pau-Langevin (GPL), candidate socialiste aux élections législatives dans la 21e circonscription de Paris, a démarré sa campagne samedi avec Anne Hidalgo, 1re adjointe au maire de Paris. Celle-ci est venue dans le fief de GPL pour une séance de signature à l’occasion de la sortie de son livre « Une femme dans l’arène ». Anne Hidalgo est entrée dans l’arène, GPL s’y prépare. Le XXe arrondissement est ancré à gauche et GPL a de grande chance de devenir la première femme antillaise députée de Paris.

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 20:23

Dix ans contre une relaxe

Après trois demi-journées d’audience, le procès de Willy Brigitte, soupçonné d’être un islamiste radical dans la mouvance de Ben Laden, s’est achevé hier soir. Le parquet a requis le maximum. La défense a plaidé la relaxe.

Il faudra attendre le 15 mars pour connaître le sort que la justice réserve au Guadeloupéen Willy Brigitte. Poursuivi pour association de malfaiteurs en liaison avec une entreprise terroriste, Willy Brigitte a déjà purgé 3 ans et 4 mois de prison. Hier après-midi, dernier jour de son procès entamé mercredi devant la 14e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, l’audience a démarré avec le réquisitoire de la procureure Perrée. Celle-ci a d’abord rappelé que Willy Brigitte était le fils d’un ingénieur, le frère d’un professeur de philosophie et, lui-même, éducateur. Son réquisitoire, appuyé sur l’instruction du juge Bruguière, a réaffirmé l’intention du prévenu de fomenter un attentat en Australie en liaison avec les cellules pakistanaises, anglaises et australiennes du Lashkar-e-Toiba. Revenant sur son parcours, du Yemen à l’Australie en passant par le Pakistan, elle s’évertuée à démontrer la preuve de son implication forte dans l’islam radical.

La terreur pour installer un khalifat panislamique

Pour elle, l’infraction d’association de malfaiteurs est constituée et si l’attentat n’a pas eu lieu c’est que ses préparatifs ont été stoppés par l’arrestation de Willy Brigitte. Estimant qu’il y avait un « préjudice immense, celui de la terreur pour installer un khalifat panislamique », elle a requis une peine de dix ans assortie d’une période de sûreté des deux tiers et l’interdiction de ses droits civiques.
En défense, Jean-Claude Durimel s’est efforcé de mettre au jour les failles du dossier. Le témoignage de son épouse australienne qui disait que Willy Brigitte ne s’intéressait qu’à son passé militaire ? Me Durimel a lu une lettre de la même épouse racontant comment la DST lui avait fait croire qu’elle pourrait rester enfermer quatre mois si elle ne coopérait pas. Son voyage au Yemen ? Un voyage d’études linguistiques et religieuses. Démonstration pas toujours évidente pour le défenseur qui a, toutefois, pu s’appuyer solidement sur la justice australienne qui n’a pas poursuivi Willy Brigitte alors qu’elle a condamné à vingt ans de prison ses présumés complices australiens. Un argument qui a pesé.

 « Un colonisé converti à l’islam par nécessité historique »

Me Harry Jawad Durimel s’est attaché à la personnalité de son client : « Un colonisé converti à l’islam par nécessité historique ». Il a tenté de faire comprendre au tribunal quelle est la réalité de la société guadeloupéenne, post-coloniale et post-esclavagiste. Puisant ses références chez Frantz Fanon, il a parlé de la lutte du Noir pour être reconnu comme un homme. « Aux Antilles, nous sommes les premiers à discriminer en raison de la couleur ! Cela fait partie aussi de sa personnalité. » L’islam a été l’exutoire de Brigitte, selon son avocat qui a narré sa propre conversion et son engagement politique. « Sa conversion est intervenue au moment du déclin du mouvement indépendantiste, du déclin du mouvement rasta, du déclin du marxisme… » Pour Me Durimel, cette conversion correspond à l’émergence du religieux dans le politique. Mais l’islam ne fait pas le monstre et « ce procès ne doit pas être celui de l’islamophobie. » Rappelant le jeune basketteur pointois, le marin décoré deux fois, l’éducateur des banlieues, Me Durimel considère que Willy Brigitte n’est pas perdu, mais qu’ « il a été envahi par ses souffrances profondes de colonisé qui cherche à savoir quel est son vrai moi ». S’appuyant sur les doutes que laissait entrevoir le dossier, il a plaidé la relaxe.
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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 12:08
Le ministre souhaite un règlement rapide
Le ministre délégué au Tourisme, Léon Bertrand, a présenté mercredi son bilan de l’année touristique 2006. A cette occasion il a eu un mot sur la situation au Club med les Boucanniers, souhaitant un règlement rapide de ce conflit social. Hier, il a enfoncé le clou en se fendant d’un communiqué de presse dans le quel il réitère son vœu. « Non seulement, cette grève de près de trois semaines place cet établissement, rénové récemment, dans une situation financière problématique, mais elle porte aussi un coup sévère à cette destination. » Le ministre en appelle à la responsabilité de chacun, mais contrairement à ses déclarations lors de l’assemblée générale de la fédération des entreprises d’Outre-mer, en décembre dernier, où il avait nommément cité le syndicat guadeloupéen UGTG, il s’est abstenu de citer la CGTM/FSM et la CSTM.
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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 12:06

Léon au pays pour les vacances

Le ministre délégué au Tourisme, Léon Bertrand, sera en Guyane du jeudi 15 au mardi 27 février. Auparavant, il aura reçu la veille de ce départ, Jean-Louis Pineau-Marescal, directeur des relations extérieures Corsair/TUI/Nouvelles frontières en charge de la mission Antilles-Guyane.

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 12:03
Trois questions à Maël Vainqueur, président d'Horidom

Un boeuf final sur un rythme chiré

Comment va se dérouler le Horidom ka’ribean festival ?
Les quatre danseurs et les trois tambouyés (un marqueur et deux boula) de Ka’fraternité vont ouvrir le show avec une chorégraphie qui raconte la vie au pays. Ca s’enchaîne avec du ka. Straïka, Saël, Saïk, Dominik Coco, V-Ro et Admiral T vont chacun jouer sur un rythme de ka. Un rythme différent. Ils reviendront ensemble en fin de spectacle pour jouer ensemble sur le 7e rythme, probablement du toumblak.

Après cette mise en bouche, y aura-t-il des duos inédits ?
La troisième partie, c’est le vrai show live où chaque artiste va interpréter plusieurs morceaux de son répertoire avec le Majestic gang d’Edwin Marie. V-Ro viendra chanter ses titres phares puis elle enchaînera un duo avec Coco, Vibe Tambou. Ka Fraternité reviendra mettre une ambiance carnavalesque avant de laisser la place à Saël et Admiral. Admiral fera un medley de ses meilleurs morceaux et fera des duos avec Coco, Saïk et Saël. Puis il reviendront tous sur scène pour un gros bœuf sur un rythme chiré.

C’est une belle affiche, et pourtant vous l’auriez souhaitée encore plus étoffée. Qui manque-t-il ?
A l’occasion des deux ans d’Horidom, nous voulions inviter tous les artistes qui ont assuré le succès de nos soirées. Il manque Ti René, Féfé Typical, Big Jay, Dali, Sam X ou Mighty Kalimba.. Mais si la première édition marche, on remet ça et on essaiera de le faire tourner aux Antilles. Mais ce festival coûte déjà 37 000 euros !

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 18:30

Willy Brigitte était-il le « Tchétchène » chargé d’activer les charges ?

Avant le réquisitoire et les plaidoiries qui auront lieu aujourd’hui, le tribunal a évoqué les six mois de Willy Brigitte en Australie.

La deuxième journée du procès de Willy Brigitte s’est poursuivie hier après-midi avec une longue évocation de son séjour en Australie, de mai à octobre 2003. La présidente Ribeyrolles s’est une fois de plus heurtée au silence du prévenu qui a renouvelé sa méfiance de la justice et ses convictions religieuses, antinomiques du terrorisme. Reste que la présidente a longuement expliqué comment Willy Brigitte a fait financer par le chef du Lashkar-e-Toiba, Sajid Mir et ses réseaux britanniques les 2 000 euros nécessaires à ce voyage, et comment il a été accueilli et logé par le responsable du LET en Australie, le dénommé Lohdi. Celui-ci lui avait remis un téléphone portable au nom de John Buck. C’est ce Lohdi qui aurait orienté le prévenu vers la mosquée salafiste de Sydney dans laquelle il s’est marié en septembre 2003, soit un mois à peine après avoir rencontré Melany Jocksbrown, une ancienne militaire juive convertie à l’islam.

Une épouse manipulée ?

La lecture des dépositions de cette dernière a donné un autre ton à l’audience : « Il ne s’intéressait qu’à mon passé militaire… » Comme elle avait détruit des documents photographiques d’installations militaires lui appartenant, il s’était mis en colère. « J’ai eu le sentiment d’être manipulée », a-t-elle déclarée aux enquêteurs de la DST. Pourtant, les déclarations de Willy Brigitte laissent entendre que ce mariage aurait dérangé les plans de Lohdi et de Sajid Mir qui souhaitaient qu’il héberge un Tchétchène, spécialiste en explosifs, qui devaient venir à Sydney avec des supporters géorgiens à l’occasion de la coupe du monde Rugby. C’était le spécialiste en explosif chargé de préparer l’attentat contre une installation militaire, un centre d’enfouissement de déchets nucléaires ou le réseau électrique. Mais pour les enquêteurs et le juge Bruguière, « les connexions croisées entre l’Australie et le Pakistan sont parfaitement établies et le rôle de Willy Brigitte dans ces projets d’attentat était prépondérant ». Ils vont même jusqu’à penser que le Tchétchène n’était autre que Willy Brigitte lui-même. Un sentiment renforcé par sa capacité à dessiner un déclencheur lors de sa garde à vue… « Voilà l’ensemble des éléments qui semblent rattacher Willy Brigitte à la cellule terroriste du LET en Australie », a conclu la présidente qui a invité le procureur et la défense à s’exprimer aujourd’hui, à partir de 13 h 30.

Une mise en scène, selon la défense

« C’était une mise en scène avant la mise à mort qu’on nous promet, a déclaré Harry Jawad Durimel, à la sortie de l’audience. La présidente fait parler M. Bruguière sans apporter sa touche personnelle. » Selon les avocats, le témoignage de l’épouse australienne de Willy Brigitte est partiel, hors contexte et relaté dans des conditions de garde à vue. Quant aux accusations visant à faire de cemariage un mariage d’intérêt, Harry Durimel a retourné l’argument, déclarant : « J’ai bien envie d’y voir une opération de la DST. »

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