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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 21:52
Alex Urgin nommé secrétaire national au PS
Le socialiste guadeloupéen, Axel Urgin, élu de Créteil et ancien secrétaire national à l’outre-mer du partiu socialiste, a été nommé, mardi dernier, par le bureau politique du parti socialiste secrétaire national à la diversité et la laïcité. Le poste de secrétaire national à l’outre-mer reste vacant depuis la mise en parenthèse de la nomination non officialisée de Christophe Caresche. Par ailleurs, Christian Paul et Jean-François Merle dirigent un comité en charge des européennes outre-mer.

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 18:54

Six rameurs remorqués

Après une première nuit en mer, les 22 rameurs de la Bouvet Rames Guyane se calent doucement.  Les vents de nord nord-ouest qui ont soufflé à 10 à 12 noeuds hier après-midi et la nuit dernière au large de Saint-Louis du Sénégal n'ont pas permis à certains concurrents de faire suffisamment de cap à l'est. Or, ils doivent impérativement s'éloigner des côtes.

Ces vents ont rabattu les concurrents sur la côte africaine. Les plus aguerris ont réussi à se maintenir quand les autres moins expérimentés, et pour la plupart souffrant du mal de mer des premiers jours, se sont retrouvés plaqués à la côte" explique l'organisateur Michel Horeau. "Dès hier soir, on a demandé aux bateaux accompagnateurs d'aller sur zone et ils ont remorqué Patricia Lemoine, Henri-Georges Hidair et Pierre Katz. Ce matin le Melody a remorqué Henri Deboulogne et Didier Lemoine et le catamaran de production s'est occupé de Karl Barranco, Christophe Lemur, Jean-Pierre Habold et Patrick Deixonne afin de les larguer à 17°15Mn ouest".
Zone de sécurité
Les deux bateaux accompagnateurs devaient ensuite se rendre auprès de Rémi Alnet et de Patrick Hoyau afin de suivre leur progression sachant que la zone de sécurité est de cinq milles au large de côtes.
Concernant les pénalités, elles seront données à l'appréciation du jury en fonction des enregistrements Argos ainsi que des informations enregistrées par les bateaux qui ont pris les rameurs en remorque. Elles seront comptabilisées à la fin de la course.
Communiqué 54 West
Photos du jour du départ

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 17:32
L’UMP se dote d’une mission pour les états généraux de l’outre-mer
Tandis que le ton monte et en Guadeloupe après l’affrontement entre grévistes et patrons békés
en Martinique et les poursuites intentées par le parquet de Pointe-à-Pitre contre Elie Domota, le Premier,ministre François Fillon doit remettre aujourd’hui sa lettre de mission à Richard Samuel, nommé la semaine dernière chef de projet pour les états généraux de l’outre-mer. Le préfet Samuel dépendra donc directement de Matignon et non de l’Outre-mer. Pas très bon signal pour la rue Oudinot. De son côté, l’UMP a décidé de constituer une mission outre-mer, d’ordre économique et institutionnelle. Marc-Philippe Daubresse, son président a invité pour mercredi au siège de l’UMP, les parlementaires Didier Quentin, Eric Raoult et Michel Diefenbacher. Ils sont déjà chargés, depuis janvier, d’une mission outre-mer créée par leur président de groupe, Jean-François Coppé à l’Assemblée nationale. Le conseiller du président de la République Olivier Biancarelli est  sur la liste de M. Daubresse, tout comme Patrick Karam, le délégué interministériel. La composition de la mission sera un des enjeux de  l’ordre du jour de cette première réunion. On s’attend à y voir Marie-Dominique Aeschlimann et Marie-Luce Penchard. La première a été nommée par le chef de l’UMP Xavier Bertrand secrétaire nationale chargée des liberté individuelles, des droits de l’homme et de l’action humanitaires, la seconde n’est plus secrétaire national à l’outre-mer dans le nouvel organigramme du parti mais conseiller politique chargé de l’outre mer. Elle s’apprête d’ailleurs à partir en campagne pour les Européennes de juin. La mission Daubresse est amenée à se réunir chaque semaine durant tout le temps des états généraux.

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 21:41
22 v'la les rameurs !Le premier Guyanais a passé la barre en 9e position, loin derrière Jean-Jacques Gauthier
Cinq minutes de retard pour lancer le départ de la 2e Bouvet Rames Guyane… Pour attendre Jean-Pierre Lacroix qui a détecté une fuite de gaz à bord d’Ibis rouge. A 9 heures 05, la flotte a quitté la ligne située sous le pont Faidherbe et déjà Jean-Jacques Gauthier prenait la tête. Jean-Pierre Lacroix est parti le dernier. Karl Barranco qu’on n’avait pas vu la veille à la réunion des skippers (il mettait son bateau à l’eau…) a passé la nuit en fête avec une doudou mais il était bien au départ, hier matin ! C’est Chantal Berthelot, la marraine, qui a donné le signal. Et voilà les 22 canots Viant escorté de très nombreuses pirogues au son des tambours. La météo était excellente et la mer belle. Arrivé à la passe, peu de houle, la barre n’excède le mètre de hauteur… Un mythe s’écroule et les rameurs sont passés sans difficulté. Jean-Jacques Gauthier l’a atteinte le premier, après 1 heure 20, devant l’ancien commando Hubert Jean-Pierre Vennat et Mathieu Bonnier. Plus haut, encore dans l’estuaire du Sénégal, Pierre Katz sur Le Quinze s’est échoué et a dû demander assistance. Il y aura une pénalité à la clé. Karl Barranco aussi a connu des difficultés avec son safran et son pilote automatique. « Je ne suis pas arrivé ! », a-t-il annoncé de bonne humeur. Charles Bergère a traversé la passe en 9e position. En 11e, arrivait Patrick Hoyau, blessé au bras la veille, lors de la mise à l’eau de son bateau, suivi de ses compatriotes Patrick Deixonne, sur Matoury la Dynamique, 12e et Pascal Vaudé, sur Marine & Loisirs (au couleur aussi de France-Guyane !), 13e. Jean-Pierre Lacroix a pu remonter sur son retard au démarrage et a passé la barre en 18e position. Henri-Georges Hidair qui laissait son fils et son père sur les quais a passé en 20e position. « J’y vais tranquille, la route est longue »’, nous a t’il confié. Et puis pour finir la marche, Patricia Lemoine, seule femme de la flotte, et mascotte et lanterne rouge, celui qui a fait son lycée à Tour avec Harry Roselmack, Karl Barranco.

Classement au passage de la barre
1
Jean-Jacques Gauthier
2 Jean-Pierre Vennat
3 Mathieu Bonnier
4 Eric Lainé
5 Rémy Alnet
6 Bertrand de Gaullier
7 Patrick Favre
8 Jean-Luc Torre
9 Charles Bergère
10 Gilles Ponthieux
11 Patrick Hoyau
12 Patrick Deixonne
13 Pascal Vaudé
14 Christophe Lemur
15 Jean-Pierre Habold
16 Henri Deboulogne
17 Pierre Katz (sous réserve d’une décision du jury en attente)
18 Jean-Pierre Lacroix
19 Didier Lemoine
20 Henri-Georges Hidair
21 Patricia Lemoine
22 Karl Barranco


Pour suivre la course en direct
www.bouvet-ramesguyane.com

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 21:33
Yves Jégo : "le plan le plus massif de soutien à l’économie de l’Outre-mer jamais mis en oeuvre"
Il y a eu de sérieux affrontements en Martinique. Etait-il raisonnable d'autoriser la contre-manifestation des socioprofessionnels ?
Le droit de manifester est un droit républicain. Mais il est vrai que ces évènements ont révélé la tension extrême qui règne en Martinique. Cette situation de déchirement nous oblige tous à mesurer encore mieux l’ampleur de cette crise.
En Martinique, les négociations avancent doucement (accord salarial et baisse de certains prix). Croyez-vous pour autant à une issue proche du conflit ?
Je l’espère vraiment. Des acquis sociaux très importants ont été validés. Il me semble qu’aujourd’hui plus rien de sérieux ne justifie qu’un accord de sortie de crise ne soit pas trouvé vite.
Le LKP en Guadeloupe a appelé à la reprise du travail, mais il y a encore des tensions, notamment dans l'hôtellerie avec l'UGTG et Charly Lendo, et dans une société de Jarry avec la CTU d'Alex Lollia. Considérez- vous que ce ne sont que des soubresauts, que la crise est bel et bien derrière nous ?
Après une si longue crise il n’est pas surprenant que de tels évènements se produisent. Mais il faut faire confiance dans l’esprit de responsabilités des principaux acteurs pour que l’on sorte enfin et totalement des affrontements pour rentrer dans la période de reconstruction. Reconstruction de l’économie qui va subir de plein fouet les effets de cette crise et reconstruction du modèle de société grâce aux états généraux.
Après la crise, l'économie locale va devoir faire ses comptes. Au-delà des mesures prévues dans la future loi de développement économique, quelles mesures immédiates de soutien, de relance, sont envisagées pour éviter un trop grand nombre de faillites avec son lot de licenciements ? 
L’Etat se mobilise à court terme pour soutenir toutes les entreprises fragilisées par ce conflit et le Préfet est chargé d’installer les outils qui permettront  passer au mieux cette mauvaise période. Nous avons mis en place deux numéros verts pour les entreprises de Martinique et de Guadeloupe. Cette cellule d'accueil et d'aide a dejà recueilli une trentaine d'appel vendredi en Guadeloupe. Ce plan de soutien se bâti en liaison avec les banques et les chambres consulaires. Avec Hervé Novelli, le Secrétaire d’Etat en charge du Tourisme, nous travaillons aussi a un plan de relance de tourisme qui devraient s’appliquer dans les semaines qui viennent.
Mardi, l'examen de votre projet de loi de programme pour le développement économique de l'outre-mer débute au Sénat. Sans être exhaustif, quelles sont les principales améliorations que le gouvernement compte apporter par ses amendements ?
Nous allons aussi apporter 150 millions d’€ de baisse supplémentaire de charges pour les entreprises dans le cadre de la loi pour le développement économique de l’Outre-mer (LODEOM) qui sera discutée cette semaine au Sénat. Permettez moi de vous donner quelques exemples. Les entreprises de moins de 11 salariés vont bénéficier de 75 millions d’€ de baisses de charge dans ce cadre. Nous allons supprimer la majeure partie de la taxe sur le foncier non bâti pour les agriculteurs, créer un plan de soutien au petit commerce doté de 8 millions d’€, exonérer jusqu'à 100% de taxe professionnelle certaines entreprises comme celles du tourisme dés cette année… La loi Girardin qui s’appliquait jusqu'à présent représentait un effort total de l’Etat d’1 milliard 300 millions d’€ pour les entreprises. Nous allons atteindre avec la LODEOM dés cette année 1 milliard 500 millions d’€. C’est le plan le plus massif de soutien à l’économie de l’Outre-mer jamais mis en oeuvre.
Par rapport au projet initial, il y a eu un gros effort financier de l'Etat. Mais n'avez-vous pas l'impression, notamment pour les exonérations des charges, que l'on soit revenu à la situation antérieure ? Celles que la FEDOM et tous les lobbyistes défendaient becs et ongles et que la rue a fini par gagner ? 
Le plan proposé par le Gouvernement cible les entreprises les plus fragiles aujourd’hui mais il jette aussi les bases du nouveau modèle économique souhaité pour les DOM. En créant des Zones Franches qui privilégient des secteurs porteurs d’emploi et d’activité comme l’agro-industrie ou les nouvelles énergies, cette loi répond non seulement à la conjoncture du moment mais  s’appuie sur une nouvelle logique d’aides destinées avant tout à renforcer  la production locale plutôt que l’importation. Ce débat sur le nouveau modèle économique, je l’ai entendu dans la rue, il sera au coeur des états généraux de l’Outre-mer mais il était déjà contenu dans cette loi voulue par le Président de la République dès 2007 !
On a beaucoup critiqué votre gestion de la crise aux Antilles, le décalage entre votre lecture des faits et celle du Premier ministre. Quelles leçons en avez-vous tiré ? 
Quand on assume, comme je le fais, une responsabilité importante on doit, dans les moments de crise, se concentrer sur l’essentiel. Pendant toute cette période j’ai mis toute mon énergie pour trouver les meilleures réponses afin de dénouer une situation tout à fait exceptionnelle et d’apaiser les tensions. Il sera temps, quand tout sera redevenu normal, d’en tirer toutes les conclusions. 
On vous dit fragilisé comme Secrétaire d'Etat à l'Outre-mer. Pensez-vous pouvoir porter vos projets jusqu'au bout ?
Quand on à l’honneur d’exercer des fonctions gouvernementales et que l’on se trouve en situation pour répondre à ceux qui souffrent et s’angoissent pour leur avenir je pense vraiment qu’il serait parfaitement indécent de s’appesantir sur son sort.

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 18:43
22 rameurs sur la ligne de départ
Dimanche matin, les 22 skippers de la Bouvet Rames Guyane s’élanceront à l’assaut de l’Atlantique à bord de leurs Viant, un canot à rames transatlantique. Les 22 Viant seront alignés sous le très célèbre et non moins rouillé pont Faidherbe qui relie l’île de Saint-Louis à Sor par dessus le fleuve Sénégal. Direction plein sud, là où l’immense fleuve se jette dans l’océan, là où attend la première épreuve des coureurs, la barre. Rodolphe Alexandre, Chantal Berthelot, Jean-Paul Roumillac et Jean-Elie Panel sont là ou attendus incessamment pour accompagner les sept skippers guyanais engagés dans cette folle aventure humaine. Vendredi soir, une cérémonie de présentation des skippers à bord du paquebot fluvial Bou el Mogdad, devait mettre un terme à cette intense période de préparatifs entamés sur la langue de Barbarie au sud de Saint-Louis, depuis fin janvier pour certains (qui ont pu tout ignorer de la grogne dont les DOM ont été témoins…). Dans les faits, nombreux sont ceux qui ne devaient mettre leur bateau à l’eau que ce samedi… Mais, bon gré mal gré, tous semblent parés. Le contrôle des jauges a été fait, celui de l’électronique aussi, et le chargement de l’eau et de la nourriture est achevé. Y a plus qu’à ! Et tous sont obnubilés par la barre. Après, comme disent les plus audacieux, c’est « un taxi pour Cayenne » !

Patrick Deixonne : « C’est encore les vacances ! »
Vendredi matin, Patrick Deixonne, dit Deix est allé voir la barre. 1,5 m et il n’a pas pu s’en approcher trop. « La veille, c’était du 3 mètres, raconte-t-il, mais ça ira mieux dimanche ! »  La barre, cette grande histoire qu’il veut réduire à un phénomène mécanique spécifique à tous les estuaires du monde. « Selon la marée, il y a des moments de calme pour la passer… » Il conseille à ce sujet les autres skippers. « La compétition sera belle si on reste les 22 sur l’eau ! » Mais il voit déjà au-delà… « On a tous un route théorique, mais après ce sont les ajustements selon la météo et la stratégie selon la position des autres concurrents… » Qui est le plus à surveiller ? «  La mauvaise vague ! » Son bateau est « rustique », concède-t-il, mais « très opérationnel », « J’en suis fier ! » Son bateau est plus léger que lors de la première édition. « Je m’étais encombré d’un tas de trucs et je me suis rendu compte que beaucoup de choses étaient inutiles… » Il a tout de même embarqué de la musique et quelques films à regarder sur l’ordinateur. « Un bon film de montagne, ça peut avoir du bon ! » Au menu, il a prévu de manger moitié lyophilisé, moitié plats préparés. Il a aussi pris une ligne pour pêcher. Deix s’est moins préparé physiquement qu’il y a deux ans, mais il a mis le paquet sur le psychologique. Avec son échec au départ en 2006, il a eu un sentiment de frustration. Cette fois, il se fait discret. « Si je suis dernier, je n’aurai rien à me reprocher, si je gagne… Sait-on jamais… » A la veille du départ, il a une grande fierté, c’est d’avoir le seul bateau de la flotte qui porte le nom d’une commune de Guyane, Ville de Matoury.

Jean-Pierre Lacroix : « J’ai fait un truc fabuleux que je n’ai pas vécu à la hauteur de l’événement. »
Jean-Pierre était bien parti en 2006, mais il n’a jamais pu passer la ligne d’arrivée. « Ca fait partie de l’envie de revenir, mais pas la seule ! C’était dur, je n’ai pas pris la bonne route et je me suis détruit les mains dans les quatre derniers jours. » Alors, il y a ce goût d’inachevé, mais aussi le sentiment de n’avoir pu tenir ses objectifs. Alors, il repart et il sait qu’il doit repasser cette barre. « Elle change tout le temps ! Il faut s’en méfier. Si ça ne va pas, je jetterai mon ancre… Mais ça m’étonnerait que je la balance ! » Il sait que pendant la première semaine de course, il faut « s’arracher un peu ». Puis, il fera le point avec son routeur. Il a récupéré celui qui avait routé Jean-Pierre Lasalarié, Ronan Cointo. Il ne se considère pas mieux placé que les autres, même si une traversée dans les bras, « c’est mieux que zéro ». Il a vu Le Guen  et Coindre se planter et ne l’oublie pas. « Je suis chanceux de revenir… Mon budget n’est pas bouclé, mais je suis moins mal que la dernière fois car j’ai déjà le bateau ! » Son objectif, c’est, au-delà de finir, de faire la course devant. « J’ai toujours annoncé que je voulais être le premier Guyanais à casser la ligne d’arrivée ! » En 2006, il a eu faim, il a chaviré alors, cette fois, il pense à lui : Un autoradio MP3 pour la musique et plus de nourriture ! « Je vais revivre certains stress mais je veux apprécier davantage la course. Je l’avais plus subie la dernière fois. « J’ai fait un truc fabuleux que je n’ai pas vécu à la hauteur de l’événement. » Même s’il sait que pour être devant, il va falloir souffrir !

Nouvel artisanat saint-louisien
Pascal Vaudé, Pierre Katz et d’autres skippers ont fait évoluer l’artisanat des Saint-Louisiens. Adieu les pirogues aux couleurs bigarrées, voici que les canots dessinés par l’architecte Viant sont désormais reproduits en modèle réduit. Prix 20 000 CFA, soit 35 euros.

Les balises Argos dans la course et sur les pirogues
Tous les bateaux sont équipés de balises Argos. Elles donnent en permanence la position des bateaux sur l’océan et permettent de faire le classement des concurrents. C’est Philippe Combes de CLS (Collecte localisation satellite), une filiale du CNES qui les installe et les met en route. Ces mêmes balises sont en phase de test pour équiper à des fins de sécurisation les pirogues de pêche en haute mer, soit une flotte de 5 000 sur les 15 à 20 000 pirogues de pêche du Sénégal.

Virtual régata
Comme pour le Vendée globe challenge, les amateurs peuvent jouer à Rames Guyane sur ordinateur ! ils sont déjà quelque 10 680 régatiers virtuels qui se sont inscrits sur le site internet de la Bouvet Rames Guyane.

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 19:26
Ambiance sur les quais à Saint-Louis du Sénégal
A deux jours du départ de la 2e Bouvet Rames Guyane, qui relie Saint-Louis du Sénégal à Cayenne, rencontre avec les sept skippers guyanais en lice sur les 22 qui composent la flotte.
Il y a peu d’indices, à Saint-Louis, pour rappeler qu’aura lieu, dimanche, le départ de la 2e Bouvet-Rames-Guyane. Un calicot à la sortie du fameux pont Faidherbe, devant l’hôtel de l’aéropostale, un pancarte vantant le tourisme en Guyane sur la devanture du PC course, sur le quai de l’embarcadère du Bou el Mogdad. Mais tous les skippers sont plus loin, sur la pointe de Barbarie, à l’hydrobase, après le quartier des pêcheurs où stationnent en permanence une quarantaine de camions frigorifiques et où flotte une odeur tenace de poissons. Plus loin, au bout de la langue de terre qui sépare le fleuve Sénégal de l’océan, l’hôtel Mermoz, véritable PC technique de la course. C’est là qu’ont pris leurs quartiers les 22 skippers et leurs accompagnateurs. La plupart des bateaux étaient encore à terre, hier. Seuls, parmi les Guyanais en course, Jean-Pierre Lacroix, Pascal Vaudé et Charles Bergère ont mis à l’eau et seul Charles Bergère s’est essayé sur l’eau. « Le vent a molli, je vais ramer vers la ville pour rester en sécurité. » De l’autre côté, c’est la fameuse barre et personne n’est trop pressé d’avoir à l’affronter… Face à 18 nœuds de vent, Charles Bergère, sans doute un des skippers les mieux préparés, maintient une vitesse de « nœuds… Une gageure, selon les connaisseurs ! Il dit que ça va pas trop mal mais que ça l’embête juste de quitter sa femme, « c’est comme un décollage ! » Alors, il a prévu sa botte secrète, des bouillons cube ! Son épouse est là, avec son beau-frère devenu son routeur. Il dit attendre pour dimanche le maire de Sinamary. A terre, Henri-Georges Hidair est à l’ouvrage. Il annonce donner des derniers coups de ponçage, installer son désalinisateur… « Tout va bien », dit-il tranquillement. L’organisation regarde un peu différemment les choses. Henri-Georges est un bon marin, mais son bateau n’est pas prêt. « Une chaîne de solidarité s’est organisée autour de lui », raconte Michel Horeau, organisateur qui s’inquiète un peu : « A 48 heures du départ, il n’a pas encore commencé à être prêt… » Il n’est pas le seul : Karl Baranco, sans doute la mascotte de cette édition.
Le cauchemar de la barre
Depuis le prologue en septembre, Karl a fini par apprendre à faire un nœud de chaise mais il y a des outils étalés sur le pont, dans l’habitacle et autour de son canot. Une dame se moque gentiment : « Il va se faire remarquer car derrière lui, il y aura des bancs de poissons bourrés au pastis ! » Karl n’en a cure, il sait qu’il y a une part d’improvisation. Il a installé un pilote automatique, leçon du prologue. « J’étais à la ramasse et j’ai perdu mes mains en une heure… » Cette fois, le bateau est prêt, mais il n’a pas encore eu l’occasion de le tester. Il le met à l’eau samedi. « Je suis l’extraverti de la flotte mais tous les kippers viennent me rasséréner. Même Jean-Jacques Gautier est venu me donner des conseils. » Six amis de Guyane, dont Fred de Guyavoile sont venus l’aider. Henri-Georges attend, entre aujourd’hui et samedi, une trentaine d’amis et membres de sa famille. Il est allé voir la barre… « Mais pour la passer, je ne sais pas si ça apprend… » Patrick Hoyau se dit « total prêt ». Il a chargé la nourriture et la mise à l’eau est pour ce vendredi. Sa femme, son beau-frère, ses amis, son fils qui a fêté ses cinq ans, hier, sont là. Lui aussi est allé voir la barre, d’un coup de zodiac… « S’il y a du vent comme mercredi, seul un quart passera… Les marins de Saint-Louis nous ont dit qu’ils allaient prier pour nous ! » Le bateau est peu manoeuvrant et les déferlantes se succèdent, pouvant atteindre les 2 mètres de haut. Mme Hoyau assure ne pas être inquiète : « Je n’ai pas le choix ! » Elle souhaite que tous passent la barre. « C’est un investissement personnel, familial et financier depuis dix-huit mois… » Pascal Vaudé, accompagné de Fanny son épouse, assure être prêt même s’il concède ne pas avoir décroché « son brevet de passage de barre » ! Il est allé la voir. « Oulala », a été son unique commentaire. Sa maman arrive aujourd’hui… « Je flippe mais je suis content. »
Les anciens
Patrick Deixonne et Jean-Pierre Lacroix était invisibles hier après-midi De Deixonne, les autres équipages parlent de lui comme un philosophe. Sans doute la claque qu’il a prise lors de la première édition. Fort en gueule, il avait tendance à se moquer des deux autres Guyanais venus le rejoindre sur cette aventure. Mais au départ, la barre l’a humilié et il est rentré à Cayenne en avion, « la queue basse », selon certains. « Il est venu avec beaucoup d’humilité, cette fois, note Michel Horeau. D’où le fait qu’on dise désormais de lui qu’il est devenu philosophe. Jean-Pierre Lacroix est le seul à avoir une traversée dans les bras ! « C’est un bon cheval, dit Michel Horeau, sec comme un coup de trique, un marathonien. » Il a appris depuis que la mer était aussi un art de vivre, « un truc mystique » qu’il a découvert. S’il n’avait pas raté la ligne d’arrivée la première fois, il ne serait sans doute pas revenu. Pour lui, il s’agit d’abord de finir une aventure entamée il y a maintenant plus de trois ans.

Echos
Un Guyanais assure la couverture pour le quotidien gratuit Métro
Il est originaire de Grand-Bourg à Marie-Galante, mais c’est à Matoury qu’il a été élevé, Laurent Falla couvre le départ de la course Bouvet Rames Guyane pour Métro, le quotidien gratuit des grandes villes de France métropolitaine.
Lacroix distrait
Jean-Pierre Lacroix qui en est à sa deuxième transat en solitaire à la rame n’a plus toute sa tête à quelques jours du départ. Il a oublié au chantier naval de Marans, près de La Rochelle, où il avait laissé son canot après le prologue en septembre, sa combinaison de survie. Il s’en est aperçu à temps et elle est arrivée jeudi avec l’avion des journalistes !
Un premier Guyanais inscrit pour l’édition 2011
Jean-François Taddéi, dentiste à Rémire, a fait le déplacement à Saint-Louis. Il est venu soutenir son ami Pascal Vaudé à qui il escompte bien racheter son bateau. Il est le premier Guyanais inscrit pour l’édition 2011 sur 12 concurrents déjà déclarés.
Galères en prévision pour la rame
La crise mondiale rend les choses difficiles pour les aventuriers et Michel Hoareau ne cache pas son inquiétude pour l’avenir. Ca sera plus dur de trouver des sponsors. Même Bouvet, l’actuel sponsor principal, risque de connaître des difficultés qui, sans remettre encore en cause la prochaine édition, la rendent plus compliquée à monter.
Un long périple pour l’AFP
E
nchaîner un Paris Dakar à bord d’un 777 et un Dakar Saint-Louis de nuit à bord d’un autobus sans climatisation, n’a pas été au goût de tous. Notre confrère de l’AFP, spécialiste des aventures humaines, en était si marri qu’il a menacé de ne rien écrire du tout sur la course. Le lendemain, la grâce de Saint-Louis, la vieille capitale endormie, l’avait réconcilié avec la rame !

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 19:47
Jégo fait ses comptes
Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer a présenté, hier, « les réponses de l’Etat à la crise et les réponses sociales aux difficultés exprimées aux Antilles et dans les autres DOM ». Aux 1,375 milliard d’euros de la loi Girardin en 2008, il présente 1,687 milliards avec la LODEOM pour 2009 et vante la naissance d’un modèle de développement partagé.

Yves Jégo, souriant et visiblement en forme, a salué hier, au ministère de l’Outre-mer, l’accord signé la veille en Martinique et dit qu’il était « heureux que le Medef Guadeloupe et la CGPME se soient engagés à faire des propositions pour apporter des solutions au conflit »… Puis, il a abordé l’après crise. Il a évoqué le plan de relance pour le tourisme qu’il travaille avec son collègue du Tourisme, Hervé Novelli Les mesures seront annoncées la semaine prochaine. Eric Woerth, ministre du Budget, de son côté, a décidé, selon Yves Jégo, de « muscler les dispositifs de soutien aux entreprises et le plan de sauvetage de l’économie antillaise. Ainsi, il a d’ores et déjà accepté un report des paiements des droits de douane, des taxes d’apprentissage comme de faciliter le recours au chômage partiel ou technique. De même, les comités départementaux d’examen des difficultés des entreprises se réuniront hebdomadairement et devraient être renforcés par une cellule opérationnelle dans les préfecture avec un numéro vert. Objectif : la médiation bancaire renforcée.
LODEOM et états généraux
La nouvelle mouture de la LODEOM devra être la traduction de cet engagement de l’Etat (le président de la République a accordé 150 millions de plus). Ainsi 75 millions d’euros seront consacrés à la dégressivité des exonérations de charges sociales. 17 millions seront apportés pour « l’harmonisation des zones franches globales ». 10 millions seront consacrés à l’exonération totale de la taxe sur le foncier bâti et 15 autres pour améliorer les taux d’exonération de la taxe professionnelle dans les zones franches (80 % pour tous, 100 % dans les secteurs prioritaires). 8 millions d’euros viendront soutenir le petit commerce avec la création d’un fonds pour le commerce et l’artisanat. 4 millions seront consacrés à la rénovation des hôtels et 1 autre permettront de placer en zone franche globale les zones rurales comme les îles du Sud de Guadeloupe, le Nord de la Martinique, la Guyane dans son ensemble ou les hauts de la Réunion. Une dernière mesure devrait permettre la baisse des charges pour les activités de tournage de films outre-mer.
Yves Jégo a, par ailleurs, confirmé la nomination par le chef de l’Etat, « sous l’autorité de François Fillon et à (ses) côtés » du préfet guadeloupéen Richard Samuel comme coordonateur des états généraux de l’Outre-mer qui doivent se dérouler entre mars et mai. Un haut fonctionnaire dans chaque DOM sera nommé pour être chargé de mission auprès de M. Samuel. Dans les collectivités d’outre-mer, ce rôle sera dévolu aux préfets. « Il s’agira de prendre des décisions politiques, a conclu Yves Jégo, pour transformer cette crise en une chance pour l’outre-mer. »

847 millions d’euros
Dans le détail, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer a rappelé les mesures financières concédées par l’Etat. 50 euros de baisse de loyer pour 175 000 bénéficiaires, soit 34 millions d’euros. Une prime de 200 euros en avril pour 242 000 familles, soit 48,4 millions. 280 millions au titre du revenu temporaire de solidarité active, en attendant, d’ici trois ans, le RSA. Une augmentation de 20 % de la prestation de restauration scolaire, soit 11 millions. Un soutien aux personnes âgées et aux handicapés pour 12 millions d’euros. Le nombre de stagiaires du SMA passerait de 2900 à 6000 en trois ans, soit 40 millions d’euros. Revalorisation des actions pour les entreprises et l’emploi dans la LODEOM : 150 millions d’euros en supplément. Un fonds exceptionnel d’investissement renforcé de 50 millions qui s’ajoutent au 115 déjà inscrits. Toutes ces mesures s’ajoutent aux 580 millions d’euros annoncés par François Fillon, soit 847 millions d’euros qui abonderont le budget en faveur de l’outre-mer. « Il n’y a pas de précédent sous la Ve République », a souligné Yves Jégo

Les chantiers de la relance
En Guadeloupe, 30 millions sont investis pour seize projets. Le fonds exceptionnel d’investissement financera les opérations communales pour l’eau, l’assainissement et les déchets, la restructuration de l’ancien hôpital du camp Jacob en campus universitaire, la reconstruction du centre de secours et d’incendie de Basse-Terre et la mise aux normes parasismiques des écoles. Pour le logement, on note un « accroissement des moyens », pour l’agriculture, la dotation d’un banc d’essai pour les tracteurs. En matière de santé, ce sera la sécurisation des hôpitaux psychiatrique, pour l’enseignement, l’achèvement du bâtiment de recherche à Saint-Claude, pour la justice, des travaux et aménagements aux prisons de Basse-Terre et Baie-Mahault et l’achat d’un terrain pour la construction de l’établissement pénitentiaire de Gourbeyre, pour la culture, le financement des travaux de la cathédrale de Basse-Terre, ma rénovation du Centre des arts, l’aménagement du centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine et un scénobus. Côté défense, ce sera la réparation des bâtiments de la Jaille.
A Saint-Martin, 10,3 millions seront consacrés à quatre projets dont la construction d’un restaurant scolaire et d’une cuisine centrale, la reconstruction du réservoir de Galisbay et la construction d’un réservoir à Concordia. Le logement verra ses moyens acrus pour ses programmes de construction, réhabilitaton et aménagement.
A Saint-Barth, l’Etat consacrera 2,1 millions pour la construction d’un établissement pour personnes âgées et dépendantes.

En Martinique, 27 millions seront débloqués pour treize projets. Le fonds exceptionnel d’investissement financera le centre de secours de Fort-de-France, la mise aux normes parasismiques des bâtiments scolaires, le dragage de la baie du Marin et les opérations communales pour l’eau, l’assainissement et les déchets. Pour le logement, ce sera l’accroissement des moyens pour les programmes, pour l’agriculture, ce sera un banc d’essai pour les tracteurs, pour la santé, la sécurisation des hôpitaux psychiatriques, pour l’enseignement, l’extension de la bibliothèque,universitaire, pour la justice, la rénovation du centre pénitentiaire de Ducos, pour la culture, entretien et restauration des monuments historiques dont la création d’une banque numérique du patrimoine, la restauration des églises de Ducos, du Marin et des Anses d’Arlet et des projets en faveur de grands monuments comme l’habitation le Galion à Trinité. Enfin, la Défense pourra réparer ses immeubles à Fort-de-France.

En Guyane, 40,3 millions d’euros seront consacrés à quinze projets. Le fonds exceptionnel d’investissement financera le renforcement de la route de Cacao, le centre de traitement des déchets de Kourou, la construction et l’extension de groupes scolaires, des opérations d’aménagement urbain et la réhabilitation de la route départementale 9. Pour le logement, on note un « accroissement des moyens pour les programmes », pour le transport, la réhabilitation de la RN 2 sur 6 km, pour l’agriculture, la création d’un banc d’essai pour les tracteurs, pour la santé, la sécurisation des hôpitaux psychiatriques et l’aménagement de chambres d’isolement, pour l’enseignement, des moyens pour le pôle d’enseignement supérieur et de recherche, pour la justice, des travaux au centre pénitentiaire de Rémire, pour la culture, l’aménagement du centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine de Saint-Laurent du Maroni et divers projets en faveur des monuments dans les petites communes. Enfin, pour la Défense, ce sera la première phase du redéploiement du 9e RIMa

A la Réunion, 25,9 millions seront investis pour douze projets. Le fonds exceptionnel d’investissement financera la couverture en panneaux photovoltaïques de la route des Tamarins, la reconstruction du pont de bois rouge à Saint-André et des opérations d’amélioration des process de traitement des déchets. Pour le logement, ce sera l’accroissement des moyens pour les programmes, pour l’agriculture, ce sera un banc d’essai pour les tracteurs, pour les transports, des investissements portuaires permettront la réfection de quais et le confortement des digues à Port-Réunion, pour la santé, la sécurisation des hôpitaux psychiatriques, pour l’enseignement supérieur, la construction de nouveaux logements étudiants et la mise en sécurité des établissements, pour la justice, des travaux et des aménagements aux centres pénitentiaires du Port et de Saint-Denis. Enfin, pour la culture, les efforts seront portés sur les grands monuments comme le jardin de l’Etat à Saint-Denis.

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 15:43
Le Collectifdom réussit son retour place de la Nation à Paris
A l’appel du Collectifdom, quelque 5000 personnes se sont rassemblées samedi dernier place de la Nation à Paris. Si Lutte ouvrière et le NPA de Besancenot sont venus apporter leur soutien en début d’après-midi, cette fois, ce sont d’abord les Antillais, Guyanais et Réunionnais, dont quelques personnalités, qui étaient là pour soutenir leurs compatriotes de Guadeloupe et Martinique.


Après le défilé du 21 février entre République et Nation, la manifestation de ce samedi avait plus des allures de meeting, avec une scène, des prises de parole et des interventions artistiques.

Sous les couleurs de Continuité lyannaj kont pwofitasyon, l’extrême gauche qui soutient Elie Domota à fond, est venue réaffirmer tout son soutien aux grévistes antillais, en marge du rassemblement appelé par le Collectifdom, plus modéré.

Dans la foule de nombreux anonymes ont tenu à porter leur message…

Dédé Saint-Prix, accompagnée de la directrice du Théâtre de Vitry, Leïla Cuikermann, est monté sur scène pour une petite performance qui a eu son succès.

Le comédien guadeloupéen Geg Germain et le chanteur martiniquais Philippe Lavil sont apparus ensemble sur la scène comme pour mieux affirmer l’unité des Antillais.

Autour de la chanteuse guyanaise Sylviane Cédia, le secrétaire du Collectifdom, Jocelyn Minatchy, et une militante, Mona Eraville.

A l’instar de Greg Germain et Philippe Lavil, l’UMP Jean-Claude Beaujour et la radicale de gauche, Janine Maurice-Bellay se sont affichés ensemble.

Les producteurs Jimmy Blanche et Joseph Dunoyer et le fils de ce dernier, Erwan Carlos.

Orateur du Collectifdom, Jocelyn Minatchy est peu à peu en train de devenir la valeur montante de cette association qui, depuis une paire d’années, connaissait une légère extinction de voix.

Il habite à Rouen, il est venu manifester à Paris avec son tee shirt aux couleurs de l’UGTG. Michel Jockson est natif de Bas-du-Bourg à Basse-Terre, comme son nouveau héraut, Elie Domota.

Misha Périchon, communicante pour les Caribean awards music, pose avec le chanteur styliste Jacques de Kerra.

La chanteuse Perle Lama a récolté un joli succès en chantant, entre autres, une ode à Toussaint Louverture.

Et tandis qu’aux Antilles, LKP et collectif du 5 février demandent une amélioration de la vie quotidienne, certains sont là pour rappeler le montant des arriérés !

Bernard Solitude, avocat guadeloupéen, au micro de France-Info

Il est l’homme de toutes les marches des Antillais à Paris depuis 1993. Théo Lubin, disciple de Garsin Malsa et du comité pour la réparation, était aussi le sonorisateur de l’événement.
Sur la tribune, les organisateur de ce Van lèvè, Daniel Dalin, le président du Collectifdom, Régine Privat, Olivier Ozier-Lafontaine et Jocelyn Minatchy

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 02:51
Ségolène avec LKP
Ségolène Royal occupe les premières loges de la lutte de LKP en Guadeloupe depuis qu'elle a été invitée par le maire de Pointe-à-Pitre, Jacques Bangou du Parti progressiste démocratique guadeloupéen. Depuis, on dit que Victorin Lurel, son meilleur soutien au moment de la campagne présidentiel, a été snobé par la présidente de la Région Poitou-Charente qui a su utiliser les bons offices du président du conseil général, Jacques Gillot, pour se faire recevoir par Elie Domota. "Je l'ai éconduite", confie l'ancien secrétaire national à l'outre-mer du PS qui reproche à l'ancienne candidate à la présidentielle de courir après Besancenot. "Elle veut être présidente mais elle cantonne sa parole à la protestation. Elle ne parle pas de rassemblement, elle souffle sur les braises". Ils se sont croisés aux obsèques de Jacques Bino et Victorin Lurel s'est contenté de lui dire vitement et sobrement : " Bonjour Ségolène, ça va ?..." Victorin aura eu du mal à devenir Aubryiste, Ségolène l'y aura aidé !

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