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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 09:42
Richard Samuel au Sénat
Le préfet, délégué général à l’Outre-mer et coordonnateur des états généraux de l’outre-mer, Richard Samuel, a été auditionné, jeudi après-midi, par la mission outre-mer du Sénat. Une heure environ pour présenter la méthode et les objectifs des états généraux voulus par le président de la République. M. Samuel a d’abord rappelé le calendrier (15 avril-15 mai pour les ateliers locaux, une pause jusqu’aux élections européennes du 7 juin, puis une période pour la synthèse avant le conseil interministériel de l’outre-mer, début juillet) et les huit thèmes qui seront débattus (rénovation du dialogue social et modernisation de la formation professionnelle, étude de la formation des prix et organisation de la distribution, le développement de la production locale, projet structurel et développement durable, l’évolution institutionnelle locale — et non statutaire, a précisé le préfet —, l’insertion des DOM dans leur environnement, l’égalité des chances et enfin identité, culture et mémoire). Il s’agit de répondre à une question essentielle : « Que voulons-nous pour nous sentir à l’aise dans l’espace républicain ? » Gélita Hoareau et Jean-Paul Virapoullé (Réunion), Georges Patient et Jean-Etienne Antoinette (Guyane) et Jacques Gillot (Guadeloupe) faisaient face au préfet et au président de la mission, Serge Larcher (Martinique). « Nous avons ouvert le débat statutaire en Guyane et Martinique et vous nous parlez d’évolution institutionnelle, n’est-ce pas pernicieux ? », a demandé M. Patient. « Quelle est la stratégie de l’Etat ? », a relancé son collègue Antoinette. Jacques Gillot a souhaité que la mission acte leur volonté d’un «  abondement plus important de la dotation globale de fonctionnement ». Réponse du préfet Samuel : « Nous recherchons des solutions à long terme. Ma mission est de faire émerger dans la société civile ce que souhaitent les territoires. » Si le président de la République, comme il l’indiquait lors de ses vœux à la presse en 2008, « a droit au bonheur », l’outre-mer aussi ! C’est l’enjeu de ces états généraux.

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 09:37
La Guadeloupe olympique s’expose à Paris
Jusqu’au 10 avril, à la Résidence universitaire Lila, au bord du canal de l’Ourcq, 6 avenue Fonck dans le 19e arrondissement, l’exposition organisée par la Région Guadeloupe, « Guadeloupe olympique » est à voir. Inaugurée jeudi 2 avril, dans le hall d’accueil de la cité internationale universitaire de Paris, par le président Lurel et Harry Méphon, auteur des textes, l’exposition a su attirer nombre d’étudiants, le président de la ligue de foot de Guadeloupe, Guy Roch, l’organisateur de la Karujet, Eric Paulin, et encore un sportif d’un autre genre, le comédien Jacques Martial. En revanche, ni Lilian Thuram, ni Marie-Josée Perec, ni Jean-Marc Mormeck, annoncés sous réserve, ne sont venus. Dommage ! Les jeunes les attendaient. L’exposition qui retrace les grands sportifs de l’archipel jusqu’aux jeux d’Athènes (le premier, Maurice Carlton, a couru devant Hitler en 1936 !), poursuivra son périple en métropole après le 11 avril. Selon Sylvie Tersen, conservatrice régionale de l’inventaire, elle devrait être accueillie à l’antenne de la Région, boulevard Saint-Germain avant de partir dans les régions.

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 12:06
A la veille de son arrivée en Guyane, Yves Jégo revient sur les semaines qui ont ébranlé les Antilles et le gouvernement.
"
Le LKP n'avait pas tort sur tout.... et le patronat n'avait pas raison sur tout !"
Que venez-vous faire en Guyane ?
Comme vous le savez, la discussion de la Loi pour le développement économique des Outre-mer débutera lundi à l'Assemblée nationale, aussi c'est un court déplacement que je vais effectuer mais qui va me permettre, à la fois de travailler avec les élus sur tous les sujets, notamment ceux évoqués lors du conflit de fin 2008, et de lancer les Etat généraux de l'Outre-mer. Je serai d'ailleurs accompagné du préfet Richard Samuel chargé par le gouvernement de mener à bien cette grande concertation.
Si on refait le film de ces événements guadeloupéens, y a-t-il quelque chose que vous ne referiez pas tel que vous l'avez fait ?
C'est impossible à dire. On agit sous la pression des événements qui sont souvent brutaux et imprévisibles. Ce que je referai, c'est garder le cap sur l'essentiel pour éviter les drames. Je savais que ça pouvait dériver à tout moment. Il y a eu, malheureusement, un mort mais la situation aurait pu être encore beaucoup plus tragique.
Alors que vous teniez l'esprit de l'accord au bout de huit jours, le grève a duré 44 jours. Avec votre départ, on vous a tenu responsable...
Quand la mer est forte, il y a de l'écume. Un coup de vent et elle est balayée... Les commentaires me concernant ont été balayés. Il a fallu effectivement tout ce temps pour sortir d'un conflit extrêmement profond. Qui peut dire qu'en faisant ceci ou cela les choses se seraient réglées plus vite ? D’ailleurs regardez comment les donneurs de leçons venus de Paris pour défendre leurs combats politiciens sont tous repartis piteux n'ayant rien à proposer de concret....
Vous n'avez pas reçu beaucoup de soutien de votre ministre de tutelle, Michèle Alliot-Marie, pendant cette période. Comment avez-vous entendu ce silence ?
Sa confiance ne m'a jamais fait défaut. Qu'est-ce qu'on aurait dit si elle était venue à ma place ? Je suis Secrétaire d'Etat en charge de l'Outre-Mer ; j'ai fait mon métier en liaison de confiance avec Michèle Alliot-Marie, en liaison permanente et de confiance avec le Premier Ministre et en liaison de compte-rendu et de confiance avec le président de la République.
On a dit à ce propos que la ligne avait été coupée entre vous et l'Elysée, vous confirmez ?
Si toutes ces rumeurs voir ces ragots étaient vrais je ne serais plus là, comme membre du Gouvernement, pour vous en parler.....
Vous dites avoir pris conscience du caractère sociétale de cette crise et du bien-fondé de la plupart des revendications de LKP. N'avez-vous pas fait peur à votre famille politique ?
Si j'étais immodeste, je reprendrai la phrase de Guy Mollet qui disait « c'est toujours après coup que je comprends combien j' ai été intelligent ! » (Rires) J'ai voulu seulement incarner un Etat neutre c'est pourquoi j'ai dit avec sincérité et parfois même avec force ce qui me semblait juste.
La présidente du Medef, le patron de Total se sont demandés si vous ne mettiez pas le feu, justement, sur les profits, les salaires...
Je ne suis pas l'ennemi des chefs d'entreprises, bien au contraire, je l’ai été moi même ! Mais je ne suis pas non plus le porte-parole du Medef. J'ai essayé de sortir d'une forme de connivence entre les acteurs du monde politique et ceux de l'économie. Le LKP n'avait pas tort sur tout.... et le patronat n'avait pas raison sur tout ! Je l'ai dit ! Ca a peut-être surpris, mais aujourd'hui les gens reconnaissent ces vérités. Certes je suis un militant politique mais quand je suis ministre, je suis le défenseur de l'intérêt général, garant de l'état de droit, y compris du droit à la transparence de l'économie.
Laurence Parisot rejette toujours l'accord salarial signé en Guadeloupe...
L'erreur du Medef de Guadeloupe est de ne pas avoir été autour de la table de négociations au moment ou l'accord a été signé. Je note simplement que le patronat de Martinique a eu, quant à lui une tout autre attitude, et que l'accord passé à Fort de France ne semble pas faire grief !
Les français de métropole pensent majoritairement que l'outre-mer coûte cher... Les états généraux pourront-ils changer cette image hexagonale ?
Je suis très en colère quand j'entends ce type de propos ! Est-ce qu'on dit cela quand on fait un plan pour restructurer l'économie de tel ou tel département métropolitains ? Et pourquoi ne dit-on jamais combien l'Outre-mer nous rapporte ? Changeons de regard sur l'Outre-mer, sortons de la caricature Demandons-nous plutôt quelle nouvelle croissance et quelle nouvelle gouvernance pour porter cette croissance ? Ce sont là les enjeux des états généraux. Bâtir un nouveau modèle économique et social et démontrer combien l'Outre-mer est une chance pour la France !
Et Mayotte fait son entrée dans les Dom...
Mayotte est française depuis 1841! Nos compatriotes ont fait un choix d'évolution statutaire pour rentrer dans un modèle de départementalisation du XXIe siècle, avec une assemblée unique et une feuille de route de progrès économique et sociaux sur vingt ans. Les mahorais savent qu'ils réussiront par leur travail dans une logique de responsabilités et d'effort .
Le LKP n'a-t-il pas finalement exprimé une envie d'un développement local avec moins de France ?
Je crois sincèrement que le résultat de ce conflit sera tout le contraire. Les Antilles réclament, au contraire, plus de République pour garantir l'avenir. A nous de construire une République plus présente, plus efficace et plus neutre qui sache conjuguer sécurité, équité , transparence et responsabilité partagée.

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 19:08
La LODEOM se réécrit en commission avant son examen à l’Assemblée nationale lundi.
Mardi, en commission des affaires économiques et sociales de l’Assemblée nationale et hier, en commission des finances, Michèle Alliot-Marie et Yves Jégo sont venus défendre le projet de loi de développement économique pour l’outre-mer avant son examen en deuxième lecture, dès lundi, à l’Assemblée nationale.

Avec la réforme constitutionnelle de juillet dernier, le texte adopté par le Sénat doit passer par ces commissions et être modifié en conséquence avant son examen public. Tout l’enjeu de cette second lecture se résume à établir quelles sont les marges de manœuvre de l’opposition. « Très étroites », pour Louis-Joseph Manscour. « Je ne peux pas dire qu’il y a encore des marges de manœuvre, a indiqué la député UMP Gabrielle Louis-Carabin, Mme Alliot-Marie nous a fait l’étude du projet de loi en nous demandant de bien jouer le jeu... » Victorin Lurel a cru comprendre que « par rapport au texte adopté au Sénat, le gouvernement s’est réservé une petite enveloppe pour l’Assemblée nationale »… Montant inestimé encore, mais le gouvernement devrait faire adopter quelques amendements importants de l’opposition. Louis-Jospeh Manscour a demandé l’extension du nombre de communes dans la zone franche géographique du nord Atlantique. Victorin Lurel a fait de même, répondant « avec ravissement » à la demande que lui a faite Mme Michaux-Chevry pour faire de la Côte sous le vent et du nord Grande-Terre des zones franches. Plus importants encore, deux amendements du groupe socialiste prévoient une demande de pouvoir légiférer localement en matière de  formation professionnelle et de maîtrise de l’énergie. « Une domiciliation du pouvoir peut être significativement créée dans le cadre de l’article 73. Ca peut se faire dès maintenant », selon M. Lurel.
« L’Etat n’a pas d’argent »
Mme Carabin, a déposé aussi  ses amendements. Elle veut supprimer le besoin de l’agrément dès le premier euro défiscalisé.  « Ca ne peut pas convenir aux très petites entreprises et surtout aux agriculteurs et marins pêcheurs… » Les socialistes plaident pour une réforme de l’article 20 consacré à la défiscalisation. « Il est ésotérique », plaide le député Lurel qui rappelle qu’il faut continuer d’aider les classes moyennes à accéder à la propriété grâce à la défiscalisation sur le logement libre et intermédiaire et que si le logement social doit bénéficier de cette défiscalisation, il « doit s’appuyer sur le socle incontournable et financier qu’est la ligne budgétaire unique, sécurisée pour trois ans, mais très largement en deça des besoins ». Autre point fort que l’on devrait trouver dans les amendements à débattre, « une taxe sur la pwofitasyon, sur les surcoûts et les surprofits de la SARA et de Total, et peut-être de la SRPP à la Réunion, en faveur de l’insertion des jeunes et de la formation professionnelle ». Jégo devrait soutenir. Malgré ces efforts, l’opposition et même Mme Carabin restent dubitatives : « Le gouvernement devra avoir une oreille attentive tout en sachant qu’il y aura des états généraux et que cette loi, peut-être, ne va pas suffire et qu’après les états généraux, il faudra porter des compléments… » Louis-Jospeh Manscour est plus tranchant : « Nous constatons que l’Etat n’a pas d’argent… Franchement, on n’attend pas grand chose à l’arrivée. »

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 11:48
Brune et Grace Jones
Pour ce numéro de mars, avril Brune s'est intéressé au look de Grace Jones, la diva jamaicaine qui fête cette année ses 61 printemps est revenue à Paris où elle a présenté au Grand Rex des extraits de son dernier CD "Huricane". Grace Jones connait bien la France pour avoir fréquenté Jean-Paul Goulde dans les années 1980 après avoir été un pilier important de la vie nocturne dans la célèbre boite de nuit "le Palace". On lui doit aussi le tube "techno" formaté à partir de la chanson " La Vie en Rose" d'Edith Piaf.
Brune propose également un dossier sur les femmes victimes de violences. Enfin, BRUNE vous fait vivre en photos illustrées ce qu'ont été les Lamentins de la Mode à la Martinique à la fin de l'année dernière.
Sur le plan économique, BRUNE s'interroge sur le monde dans lequel nous vivons en se demandant si l'Afrique sera épargnée par la crise...

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 10:58
Un accueil facilité pour les étudiants réunionnais en métropole
Nassimah Dindar, présidente du Conseil général de La Réunion et Jean-François Cervel, le directeur du Centre national des œuvres universitaires et sociales (CNOUS), ont signé, hier, à la délégation de Patrick Karam, une convention pour la mise en place d'un dispositif d'accueil des étudiants réunionnais dans les académies de l'Hexagone. Ainsi, désormais le CNOUS (et les CROUS) accorderont « une priorité particulière à leur problème de logement », selon l’article 4 dela convention.
Celle-ci prévoit encore de mettre en place un réseau d’étudiants boursiers réunionnais référents chargés d'accompagner les primo-arrivants en vue d'une meilleure intégration en leur faisant partager leur expérience. Ce réseau d’étudiants boursiers réunionnais sera financé par le conseil général.
En se faisant le parrain de cette signature, le délégué interministériel à l’Egalité des chances des Français d’outre-mer entned donner corps à cette clause de priorité pour les boursiers ultramarins et qu’il nomme « action positive dans la prise en compte du traitement de la diversité ».

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 22:21
Le Medef ne signera pas l'accord Bino, a déclaré Laurence Parisot.
"Nous ne signerons pas l'accord (...) Nous ne pouvons accepter qu'un accord qui laisse entendre que l'économie guadeloupéenne est encore une économie d'esclavage puisse être ainsi cautionné, y compris cautionné par l'Etat", a déclaré la "patronne des patrons" lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, dimanche 29 mars. L'extension à toutes les entreprises de l'accord interprofessionnel sur les salaires conclu en Guadeloupe le 26 février reste en suspens en raison de l'opposition de la FNSEA et du Medef. Les organisations patronales ont exprimé leur opposition à cette extension lors d'une réunion la semaine dernière au ministère du Travail à Paris. Une nouvelle réunion est prévue vendredi.
Sources Reuter

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 17:53
Jégo pousse le micro-crédit dans les DOM
Maria Nowak, présidente de l’association pour le droit à l’initiative économique (ADIE), a signé, hier après-midi à Paris, une convention avec le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo. L’ADIE est spécialisée dans le micro-crédit aux très petites entreprises et a financé l’an passé 1 500 projets avec un encours de 5 millions d’euros. L’ADIE a déjà ses propres financeurs (banques, organismes…). La convention signée avec le SEOM est valable trois ans et s’applique aux quatre  DOM et à Mayotte, octroie 2 millions d’euros à l’ADIE, non pour financer les crédits, mais pour accompagner les entrepreneurs (formation, suivi et conseil). L’ADIE va employer six nouvelles personnes outre-mer à cet effet et mettre en réseau ses moyens en vue de la sortie du travail informel.  Le but est de parvenir à créer un millier de micro-entreprises et quelque 1 200 emplois. « Il faut jeter le socle de la production locale, l’avenir de l’Outre-mer, a souligné Yves Jégo qui a symboliquement appelé cette opération « Tous patrons ».

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 17:52
Sarko a parlé de l’Outre-mer à Saint-Quentin
Mardi soir, à Saint-Quentin, Nicolas Sarkozy, a estimé que « ce qui s'est passé (aux Antilles) n'était pas acceptable (…) En Guadeloupe, en Martinique, il y a des injustices qui doivent être corrigées. Il y a des formes d'exploitation qui ne sont pas acceptables. Mais en Guadeloupe et en Martinique, comme partout ailleurs, la République doit tenir ses promesses d'égalité et de justice (…) Ces violences, ces menaces, ces intimidations, je ne les tolérerai nulle part.»

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 19:08
1200 billets Karam déjà partis sur Air France
« Les billets Karam prennent vie avec Air France » On attendait le délégué interministériel au tournant quant à la réalité des billets à bas prix qu’il avait négociés avec Air France en janvier dernier… Hier après-midi, à Orly, Patrick Karam est venu voir le directeur d’Air France en charge des Caraïbes et de l’océan Indien, Antoine Pussiau, pour annoncer la mise sur le marché des fameux 15 % de billets au plus bas tarif de la grille entre le 15 juin et le 15 septembre. Daniel Dalin et Frédéric Bulver du Collectifdom avaient tenu à être là pour marquer le rôle de leur association dans ce résultat. Ainsi depuis hier matin, Air France propose des billets à 779 pour Paris Pointe-à-Pitre ou Fort-de-France (dans les deux sens), 879 pour Cayenne ou 979 euros pour la Réunion. Ces offres sont disponibles jusqu’au 11 avril. Pour être certain que les bénéficiaires soient des ultramarins, Air France a ouvert ces tarifs à ceux qui partent 21 jours. « Il y a trois types de flux de passagers, explique Antoine Pussiau, les touristes qui partent en général quinze jours, les Ultramarins qui bénéficient des congés bonifiés et qui partent deux mois, et les autres Ultramarins. » C’est cette dernière catégorie qui a été privilégiée avec ce « minimum stay » de 21 jours (et un maximum de trois mois). On peut même trouver des billets à moins de 500 euros pour les Antilles, 600 pour la Guyane ou 700 pour la Réunion, soit une économie supplémentaire de 300 euros si on choisit bien ses dates. « Il y a des jours basse saison pendant la haute saison », rappelle M. Pussiau. A peine, les billets ont-ils été mis en vente qu’en une demi-journée, 1 200 étaient partis. 15 % des capacités sur la période représentent 60 000 billets (40 000 pour les Antilles, 14 000 pour la Réunion et 7 000 pour la Guyane). Du côté de la concurrence, Air austral qui n’a pas signé de charte d’engagement volontaire a tout de même consenti 12 % de ses places à bas prix sans s’engager pour l’an prochain. Corsair avait anticipé la signature en mettant à disposition un ratio de 15 % sur la Réunion (16 000 places) et environ 10 % sur les Antilles. Quant à Air Caraïbes, Patrick Karam nous promet un point pour bientôt. De même le délégué assure qu’il travaille pour que les Polynésiens et les Calédoniens puissent eux aussi bénéficier d’avantages similaires.

Et les congés bonifiés ?
Air Caraïbe a indiqué qu’elle attendait la réforme des congés bonifiés pour aller plus loin. Air France n’a pas attendu mais compte aussi sur cette réforme qui devrait conduire à abaisser les prix vers les DOM en haute saison, notamment au début juillet et à la fin août. Mais de sources proches du dossier, il semble que cette réforme ne soit plus une priorité pour l’heure du côté du gouvernement qui a les yeux rivés sur les états généraux de l’outre-mer. On ne parle pas encore de gel, mais ça y ressemble.


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