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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 22:22
Larcher président de la mission d'information outre-mer
La conférence des présidents du Sénat a créé, en février dernier, une mission commune d’information sur la situation des départements d’outre-mer. Le sénateur Serge Larcher a été élu, mercredi matin, président de cette mission parlementaire. Une mission qui vient sur les mêmes plates bandes que celle que de Raincourt et Coppé, présidents des groupes parlementaires UMP au parlement ont confié à Marc-Philippe Daubresse.

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 14:51
Le Medef des DOM à Paris contre le « Diktat Bino »
« Le Medef a dénoncé les atteintes à la dignité de l’homme et de la République comme le diktat Bino. » 24 heures pile poil après le point presse hebdomadaire de Laurence Parisot au siège parisien du Medef (elle n’était pas là, toute occupée par la journée de mobilisation nationale à venir), les représentants des Medef des DOM, accueillis par un
membre du bureau du conseil exécutif, l’Auvergnat Hugues-Arnaud Mayer, sont venus à la rencontre de la presse nationale. « 44 jours de crise sociétale et 5 à 15 % de grévistes, ça s’est conclu par un accord minoritaire. Nous partageons pourtant cette problématique de la défense des bas salaires et du pouvoir d’achat », relate le Guadeloupéen Willy Angèle. Patrick Lecurieux-Durival, patron du Medef Martinique, se félicite d’ « un accord signé par tous », il souhaite néanmoins rétablir quelques vérités et dénoncer cette vision de « sociétés imprégnées d’une culture d’économie de plantation avec des monopoles dans la grande distribution ». Et il établit un podium avec Cora (groupe « métro ») en tête, Parfait (groupe « mulâtre ») en deux et Hayot (groupe « béké ») en trois. Hugues-Arnaud Mayer a présenté le patron du Medef Martinique comme un béké, pensant bien faire. « C’est quoi un béké ? », répond l’intéressé. « Tous les patrons des DOM ne sont pas blonds aux yeux bleus… » L’Auvergnat ne sait comment se rattraper... Des questions : Pourquoi Mme Parisot ne s’est pas engagée plus tandis que LKP recevait force soutiens nationaux ? « Ce qui se passe dans les territoires est de la responsabilité des territoires, » Willy Angèle : « C’est une crise hors-cadre, un événement hybride. Il a fallu un temps d’adaptation… C’est une fièvre collective très compliquée à gérer. J’étais en contact téléphonique constant avec Laurence Parisot ou Hélène Molinari, sa directrice. Il y a eu répercussion nationale, nous en avons pris acte. Mais si j’ai été seul exposé, je n’ai pas été seul dans le combat. »
Les 40 % des fonctionnaires
Willy Angèle assure que ce ne sont pas ses échanges avec Laurence Parisot qui ont conduit au rappel de Jégo par Fillon. Il évoque « la longue nuit homérique » de négociations qui avait duré vingt-deux heures. «  Nous avons proposé une caisse de péréquation avec le fonds d’investissement régional pour alimenter une sorte de RSA local et améliorer les bas salaires contre les allègements de charge promis par M. Jégo. Il avait annoncé le lundi 140 millions d’euros. Le samedi, on lui a demandé une confirmation écrite. On devait se revoir à 16 heures et à 15 heures Jégo m’a dit : « je pars ». J’ai pris acte et on n’a pas eu d’écrit. » Estimez-vous normal que dans un pays libéral, l’Etat paie une partie des salaires du privé, comment a-t-on pu en arriver là ?
Willy Angèle prend sa respiration… « Etions-nous encore un département français ? Dans une situation quasi insurrectionnelle… Il s’agit d’un investissement de l’Etat pour traiter un différentiel structurel. Ca existe déjà pour les fonctionnaires qui ont les 40 %. L’Etat est cohérent. » Le bilan économique de ces journées de grève ne sera connu que d’ici six ou sept mois. Le non-paiement des jours de grève sera échelonné. « On craint le pire et on veut atténuer les effets catastrophiques de cette crise », assure M. Angèle qui attend beaucoup des états généraux de l’outre-mer. Le Medef souhaite poser les bases d’un développement économique endogène et pérenne des îles axé sur un repositionnement haut de gamme du tourisme, une agriculture recentrée sur le marché de consommation locale et une industrie locale à série courte et haute valeur ajoutée. « Il faut faire des DOM une task force de l’Europe dans les Amériques », a lancé avec audace Hugues Mayer. Mais pour l’accord Bino, « il y aura extension de l’accord quand il sera vidé de ses incitations à la haine raciale ».

« La Réunion a exprimé sa différence »
François Caillé, Medef Réunion : « Les revendications exprimées par le COSPAR ne sont pas allées au-delà de ce qui a été négocié en Guadeloupe et en Martinique. S’il y a eu 25 000 manifestants le 5 mars, il n’y en avait plus que 6 000 le 10. La Réunion a exprimé sa différence sur le pouvoir d’achet, la baisse des prix, mais pas pour casser le département,  les outils de travail. Les négociations s’enchaînent, avancent lentement mais de façon significative. On peut espérer une issue dans les jours à venir. Sans avoir casser l’économie de l’île. »

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 14:16
Comparpf.fr un site pour ne pas se faire arnaquer quand on perd un proche
Bernard Mazeyrie a créé un site Internet dédié à la comparaison des prestations funéraires : Comparpf.fr. Patrick Karam, le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer lui a demandé de s’intéresser à l’outre-mer et de consacrer une page spéciale intégrant le prix du rapatriement vers l’un des cinq DOM (Mayotte compris) d’un défunt. « Il s’agit d’apporter une plus grande transparence dans les services funéraires et de faire de ce site un outil d’information gratuit pour lutter contre la vie chère », annonce le créateur du site. Ainsi l’on découvre que le prix des obsèques d’un ultra-marin décédé en métropole avec un rapatriement outre-mer peut varier du simple au triple avec un écart allant de 3867 à 9073 euros ! Alors que faire pour ne pas se faire arnaquer alors qu’on est en plein deuil ? Comparpf.fr propose, outre des prix que toutes les entreprises de pompes funèbres ne veulent pas communiquer, des conseils mais pas de prestations ! Il décline surtout des pièges à éviter. Un cercueil destiné à être rapatrié sera plus léger en pin qu’en chêne, donc moins cher en fret aérien. Un cerceuil avec zinc et hublot peut être vendu à 588 euros et peut facilement atteindre 1200 euros. Il faut donc demander des devis et comparer ! Trois porteurs seulement doivent être facturés car le quatrième est le chauffeur du corbillard. Renoncez au cercueil aux six poignées, quatre suffisent ! Le site fourmille d’une série de conseils de ce type destinés à ramener la facture à quelque chose de raisonnable. Le site remarque qu’en région parisienne, les entreprises les plus compétitives sont Roc Eclair et les services funéraires de la mairie de Paris. Le but n’est pas forcément de chercher le prix le plus bas, car des obsèques bas de gamme peuvent être assez éprouvantes, mais de savoir ce que l’on a pour ce que l’on paye ! « Il faut savoir que lors d’un décès à l’hôpital, le corps est préparé par les services hospitaliers, les soins proposés par le prestataire funéraire ne sont donc pas obligatoires. Après, si on veut plus, c’est la pompe », confie Dominic Vernhes, un professionnel. Beaucoup oublient aussi qu’avec leur carte visa premier ou gold, il y a une assurance, des forfaits prévus en cas de décès à plus de vingt kilomètres de chez soi… Le site propose aussi de ne pas laisser les abus impunis et met en lien le site de la direction générale de concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. « Il y aura toujours des  gens pour payer 10 ou 15 000 euros un enterrement, précise Bernard Mazeyrie, mais c’est parce qu’ils le voudront. »

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 13:33
On a retrouvé Aïssa Dermouche
Tout le monde a en mémoire la nomination d’Aïssa Dermouche comme préfet du Jura, le 14 janvier 2004. Un geste politique fort de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur destiné à ouvrir les hautes fonctions publiques à des ressortissants français issus de la diversité. Aïssa Dermouche, victime au milieu de l’année 2005, d’un accident vasculaire cérébral, avait été nommé, à sa demande le 25 octobre 2005, préfet hors cadre. Depuis on ne parlait plus de lui. Pourtant l’ex « premier préfet issu de l’immigration de la Ve République » est toujours en poste. Nous l’avons retrouvé rue Oudinot, au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer où il est depuis environ une année chargé de mission à la délégation générale de l’outre-mer, le nouveau nom de l’administration de l’outre-mer que dirige désormais son collègue, le préfet Samuel.

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 12:08
Gauthier chavire et avandonne
Victime d’un chavirage, le champion d’aviron, Jean-Jacques Gauthier sur Ramencoeur, abandonne la course Bouvet Rames Guyane. Il est 17H30 lorsque Jean-Jacques Gauthier a chaviré. Après une journée aux avirons, il ouvre son panneau et s’apprête à entrer dans son habitacle lorsqu’une vague plus grosse que les autres envahit la cabine. Le bateau chavire. Il met alors sa pompe en action afin de redresser le bateau mais les ballasts n’étant pas actionnées, l’opération est longue. Il tire sa balise de détresse à 19H30. Au terme de quatre heures d’efforts, dans une mer assez froide, le bateau se redresse enfin. Mais pendant ces heures interminables, il se jure, que s’il en réchappe, il jettera l’éponge. Entre temps, les bateaux d’assistance, le « Guyavoile » et le « Mélody » ont été contactés par le CROSS. Le Guyavoile, qui se trouve alors à 50 milles de « Ramencoeur » se met en route et arrive sur zone à 3H30 soit cinq heures plus tard. A 7H30, le CROSS ordonne à l’équipage du Guyavoile d’embarquer sur « Ramencoeur ». Le skipper, très choqué, annonce son abandon. Il est actuellement sur le « Guyavoile ».

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 23:39
Slam et gwo ka à l’honneur chez Aztec music
Ti Malo et Eric Cosaque (tous deux signés chez Aztec) ont partagé, le 12 mars dernier, la scène Bastille à Paris. Le premier a sorti son album de slam, Pawol funk kè, en décembre, le second sort Twa set de ka ce mois-ci.
Interview d’Eric Cosaque
Twa set est l’aboutissement de quel travail ?

Eric Cosaque : Pou… Ca fait quand même longtemps que je fais ça, j’ai connu Vélo, Christen Aigle, des gens dont on entend pas parler et qui sont à la base du lewoz et du graj grammatical. J’ai plus de trente albums et là maintenant ce que je fais, c’est une musique de base ka mais avec une ouverture de la Caraïbe. Je travaille la base rythmique de la Caraïbe comme le vaudoo, le bèlè  de Martinique ou le kasé kod de la Guyane. Je mélange tout ça.
Votre travail s’inscrit dans les nouvelles musiques traditionnelles ?
Ma base restera toujours le gwo ka, mais ce que je veux faire voir, c’est que nous sommes partis du même endroit, de l’Afrique… Il y a une rivière et des petits ruisseaux, ce sont la Guadeloupe, la Martinique…
Quand êtes-vous passé du ka traditionnelle à votre fusion personnelle ?
Comment vos musiciens vous accompagnent ?
Quand on entend parler du gwo ka, on pense seulement aux tambouyés ou au chanteur, mais ça ne veut pas dire que l’instrumentiste, bassiste, guitariste ou pianiste ne fait pas du gwo ka ; il le joue à sa manière avec son instrument !
Le gwo ka c’est quoi ?
C’est l’esprit du peuple guadeloupéen, parce que c ‘est en toi. Et ce n’est pas parce que tu es instrumentiste que tu ne joues pas du ka !
Ce sont plutôt des musiciens de zouk ?
Il faut faire la différence entre le zouk et le gwo ka même si le zouk est un dérivé du ka.
Quelle différence faîtes-vous avec votre musique et la biguine ?
Il y a une biguine dans l’album ! Mais la biguine c’est l’enfant du gwo ka. Quand on entend un graj, une biguine c’est la même chose ! C’est juste joué avec un autre instrument.
Fred Deshayes a réalisé l’album. Comment s’est passée la collaboration ?
On a l’habitude de se rencontrer… Fred respecte énormément le travail de quiconque. Je voulais faire d’autres choses, mais il m’a dit : « Bon, on reste là pour l’instant. On verra après… »
Qu’est-ce que vous écoutez comme musique ?
En ce moment de la musique haïtienne, Wawa, Azo, Barak. Je pas là-bas, je reste un mois dans les campagnes pour bien connaître la musique haïtienne.

Un set de slam
Ti Malo a sorti Pawol Funk kè en décembre dernier, du slam mis en musique par Charly Chovino. De la poésie et du funk qui était animé pour ce concert parisien par Sony Troupé et Laurence Hamlet. Toutes les couleurs du funk sont là, autant le blue funk de Keziah Jones, le métafunk de Living color ou le slow funk à la funkedelik. Avec Ti Malo, on reste plus proche de la tradition du spoke and word que ce qu’on peut entendre du slam aujourd’hui. Ce qui l’intéresse, c’est l’identité guadeloupéenne. « Je veux exhorter les Guadeloupéens à prendre leur place dans le monde, s’approprier eux-même et à proposer ça aux provinces de l’univers. » Pawol funk kè fait partie d’un concept qu’il a nommé : pawol a lom vo lom, pour proposer au Guadeloupéen de jeter un autre regard sur lui-même et de donner envie, de créer du désir. La langue créole s’adapte à merveille à son slam : « Elle a quelque chose de percutif et puis il y a une véritable esthétique du créole avec les images, tout le figuré… » Ti Malo aime palé an pawabol même s’il sent parfois embarrassé des codes esthétiques de la langue française. D’où sa nécessité de retourner à lui-même. « Ce qu’il fait en slam, dit Eric Cosaque, le gwo ka l’a fait avec Chaben et Loyson. »

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 23:36
Jégo de retour aux Antilles
A peine le calme est-il revenu en Guadeloupe et en Martinique, à peine la loi de développement pour l’outre-mer a-t-elle été adoptée par le Sénat, et voilà Yves Jégo, vaillant, de retour aux Antilles. Il devrait arriver d’abord se consacrer aux nouvelles collectivités de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Ce sera, fait-on remarquer dans l’entourage du ministre le « premier déplacement ministériel d’Yves Jégo dans les îles du nord ». Yves Jégo devrait ensuite se rendre, à partir de dimanche à la Guadeloupe et consacrer un déplacement au moins aux îles du Sud (Les Saintes, Marie-Galante et Désirade). Mardi et mercredi, c’est la Martinique qui recevra le ministre qui rentrera à Paris pour assister au conseil des ministres du 25 mars. « Il s’agira de l’actualité de l’outre-mer, explique son conseiller politique, avec la LODEOM, les plans de relance après la crise du tourisme et des entreprises et les très attendus états généraux de l’outre-mer qui doivent débuter en mai.

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 09:53
David Diomandé sort un premier livre chez Desnel, un récit autobiographique
« Je n’avais pas prévu de mourir cliniquement… »
Il était une… foi, est-ce votre vie ?
C’est un récit autobiographique, le témoignage de quelqu’un qui a eu la très grande chance de vivre plutôt royalement, aussi bien en terme d’opportunités professionnelle et de vie matérielle et qui a, un jour, en un instant T, connu le pire.
En l’occurrence quoi ? Qui ?
Une mauvaise rencontre professionnelle qui m’a amené à être encore aujourd’hui sous contrôle judiciaire. C’est cette expérience que j’ai eu envie de faire partager aux lecteurs, histoire de leur dire qu’il n’y a pas de fatalité, ni d’adversité dans la vie et qu’à la rigueur, plus celle-ci vous donne de coups, plus il faut savoir rester debout et conserver une certaine positivité.
C’est la chute et la rédemption d’un dandy ?
Rédemption est un mot qui pourrait presque être le bon s’il n’était pas un peu trop fort, mais j’ai envie dire qu’il s’agit de la prise de conscience et la maturité d’un jeune homme qui constate que finalement la vie n’est pas toujours rose mais que pour autant, elle offre suffisamment d’opportunités pour pouvoir se battre pour elle.
Et la foi ?
Je suis d’autant plus content de pouvoir dire aujourd’hui qu’il y a un chapitre supplémentaire que j’ai appelé : la nuit où j’ai rencontré Dieu. Ce chapitre n’était pas prévu au départ… Pour une raison toute simple, je n’avais pas prévu de mourir cliniquement…
Avez-vous subi une telle expérience ?
Le 5 octobre dernier, j’ai quitté le monde pendant six heures ; j’en suis revenu grâce aux compétences de mon médecin et je suis très heureux de pouvoir le dire aujourd’hui !
C’est un ouvrage très personnel, n’avez-vous pas ressenti de la gêne, de la pudeur pour parler de vous ?
Le besoin d’écrire, au-delà de la maladie, est vraiment parti avant tout du fait qu’une mauvaise rencontre a malheureusement tout fait basculer.
Que s’est-il passé ?
Je suis devenu le gérant de paille d’un homme qui a détourné en mon nom 3  millions d’euros. Je me suis retrouvé à connaître les pires ennuis judiciaires. Mon envie partait du principe qu’il ne faut jamais baisser les bras. Il n’y a pas d’adversité. Et au contraire, plutôt que de lui en vouloir, même à cet homme qui m’a causé les pires ennuis, je continue d’être super positif. La vie vaut vraiment le coup d’être vécue !

Diomandé, dé mo kat pawol
À 36 ans, David Diomandé a déjà derrière lui une fourmillante carrière d’animateur, de présentateur et de journaliste de télévision, radio et presse écrite, commencée alors qu’il avait à peine vingt ans.
Né à Paris de mère martiniquaise et de père ivoirien, le petit « Afro-antillais » ne connaîtra la Martinique qu’à l’âge de sept ans. Passionné de cinéma et d’audiovisuel, le jeune David passe son bac philo au lycée Schoelcher et commence à étudier les Lettres modernes et le Droit à l’université Antilles-Guyane avant de faire ses débuts à la télévision à ATV. Il poursuivra à Paris sa formation de journaliste-rédacteur sous l’égide de Michel Drucker, son mentor. Et c’est ce mentor qui préface son ouvrage.

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 23:19
Une vraie place pour l’outre-mer au salon du livre de Paris
Jégo devait se faire pardonner par les éditeurs d’outre-mer pour avoir annulé en octobre dernier le rituel salon du livre de l’outre-mer qui se tenait rue Oudinot. Alors pour le salon du livre de Paris 2009, le secrétariat d’Etat à l’outre-mer a vu les choses en grand. Plus d’espace avec 250 m2 et plus de moyens avec de nombreuses animations. Déjà, sans même avoir pu montrer le bout de son nez au salon (Yves Jégo était encore au Sénat lors de l’inauguration, jeudi dernier), le secrétaire d’Etat a commandé pour 60 000 euros de livres aux maisons d’édition ultramarines présentes sur le salon. Les achats ont été coordonnés par l’agence Faits et gestes, spécialiste en communication culturelle qui a fait des acquisitions au prorata du catalogue des éditeurs. Ainsi, le plus gros éditeur ultramarin s’avère être le guyanais Ibis rouge. Le ministre lui a fait prendre pour 9265 euros de livres. Les Guadeloupéens PLB et Jasor concèdent respectivement 2000, et 1460, Desnel, 1200. Qui plus est, c’est la première fois depuis treize ans qu’on a fait une place à Ibis Rouge au village de l’outre-mer. « Je n’ai pu amener que moins de la moitié de mon catalogue, mais j’ai 45 auteurs présents ! ». Jean-Louis Malherbe cite Laure Moutoussamy, Arlette Minatchy-Bogat, et surtout, le grand Pedro Perez Sarduy avec les Bonnes de la Havane, prix du livre insulaire d’Ouessant. Il est content Malherbe. Jean-Benoît Desnel sort Il était une… foi, un récit autobiographique de l’animateur  David Diomandé, et un nouveau recueil de poème de Suzanne Dracius, Uninominal. Un autre éditeur martiniquais HC fait un carton médiatique avec Elle et Elle de Marijosée Alie et sa fille, Fred. Ils ont eu droit au canapé rouge de Drucker ! A la librairie du village tenue par Régine Jasor, l’éditrice, ce qui marche bien, ce so nt les livres sur l’histoire sociale des Antilles, comme les essais de Patricia Braflan-Trobo (Société post-esclavagiste et management endogène, chez Jasor), mai 1967 (Copagua) et, toujours, Aimé Césaire, dont de nouvelles éditions jeunesses se sont emparé (Dis mamie, c’est qui Aimé Césaire ? au Monde Global, Le nègre indélébile chez Oskar Jeunesse). La galerie des auteurs venus signer a contribuer à drainer la foule au village de l’outre-mer avec des gens comme Irène Frain, Maud Fontenoy ou encore Gisèle Pineau. Et puis Régine Jasor l’a remarqué : « On n’est moins au fond, cette année ! »

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 19:12
La LODEOM adoptée au Sénat
Le Sénat a adopté la LODEOM (loi de développement économique des outre-mer et non plus de l’outre-mer, un amendement de Georges Patient), dans la nuit de jeudi à vendredi. L’UMP et une partie du groupe radical a voté pour. L’autre moitié, comme le groupe PS, s’est abstenue. Le groupe communiste a voté contre. Pendant trois jours de débats, les sénateurs ont mis le turbo pour modifier un texte prêt depuis juillet 2008 et que d’aucuns trouvaient déjà caduc. Le gouvernement a fait adopter la quasitotalité de ses 33 amendements. L'un d'entre-eux répond à l'engagement de hausse des salaires dans les  accords signés en Guadeloupe : les entreprises pourront verser un bonus exceptionnel de 1.500 euros maximum par an et par salarié, exempté de cotisations sociales. Yves Jégo a assoupli la dégressivité des exonérations de charges sociales dont bénéficient les petites entreprises des DOM. Les élus craignaient que cette dégressivité n'altère le recrutement d'emplois qualifiés. L’opposition est aussi parvenue par faire adopter quelques-uns de ses amendements dont celui de Claude Lise (app. PS Martinique) instituant une taxe de 10% sur les courses et jeux de hasard dans les DOM, ou celui qui propose de maintenir le dispositif de défiscalisation au profit des travaux de réhabilitation et aux travaux réalisés dans les logements de plus de 20 ans, contre 40 ans actuellement. Il a encore fait inscrire dans la loi la publication régulière d’une comparaison des prix métropole DOM par l’observatoire des prix. Georges Patient (app. PS Guyane) a fait voter un amendement qui vise à appliquer l'aide aux intrants et aux extrants aux échanges entre la Guyane et les Antilles.
Serge Larcher (app. PS Martinique) a obtenu un assouplissement de la fin de la défiscalisation pour le logement locatif libre (40 % pour les investissements faits avant le 31 décembre 2010, puis 30 % jusqu’au 31 décembre 2011, puis plus rien). Il a encore fait voter l’élargissement du périmètre de zones franches globales d’activité aux zones rurales. Ainsi outre les îles du Sud de la Guadeloupe, la Guyane dans son ensemble et les hauts de la Réunion, la loi crée des avantages pour les communes martiniquaises du Lorrain, Morne Rouge, Basse-Pointe, Case-Pilote, Le Marigot, Le Carbet, Le Morne Vert, Le Prêcheur, L'Ajoupa-Bouillon, Bellefontaine, Macouba, Fonds-Saint-Denis et Grand'Rivière. En Guadeloupe, certaines communes rurales pourraient être concernées selon le texte de loi. Car la grande affaire ce cette LODEOM sont ces zones franches. Désormais dans les secteurs de l’agro-industrie, de la recherche développement, de l’énergie, du tourisme et des nouvelles technologies de l’information, l’exonération de la taxe professionnelle passe 50 à 80 % et pour les zones majorées à 100 %. L’examen à l’Assemblée nationale doit débuter le 7 avril prochain, en attendant la tenue des états généraux de l’outre-mer.

Ils ont dit
Anne-Marie-Payet (UC)
Je suis heureuse qu'ait été adopté un de mes amendements favorisant l'écoulement des productions agricoles locales dans les cantines scolaires et les administrations. Il est nécessaire de créer un marché pour toutes nos productions locales si l'on veut permettre aux DOM de progresser vers l'autonomie alimentaire.

Georges Patient (app. PS)
Que dire d'un texte qui, rédigé il y a plus d'un an, ne tient compte ni de la crise économique mondiale, ni de ses conséquences outre-mer, ni des événements qui, ayant commencé il y a déjà plusieurs mois, ont lieu, encore en ce moment, dans ces collectivités territoriales si particulières ?

Claude Lise (app PS)
 M. Jégo a compris un certain nombre de choses, il a fait des ouvertures et il ne faut pas donner de signes négatifs. Toutefois il faut un grand plan de développement et pas simplement des mesures de défiscalisation.

Daniel Marsin (RDSE)

Dans la situation de crise actuelle, les attentes particulières allaient au-delà des objectifs et des moyens de ce projet de loi. Un effort a été fait : parti de 1,35 milliard, on en arrive à 1,5, voire 1,6, sinon 1,7 milliard. L'effort est significatif.

Lucette Michaux-Chevry (UMP)
Je n'avais jamais vu un texte sur l'outre-mer débattu avec cette volonté d'échange et d'écoute. Il n'est pas parfait ? Aucun texte ne l'est. Nous attendons des états généraux un complément.

Jean-Paul Virapoulé (UMP)
J'ai 65 ans et depuis quarante ans que je suis élu continûment, j'avais rarement vu un tel débat. Vous n'avez pas hésité à dire : il faut crever cet abcès et si nous ne le crevons pas maintenant, nous le ferons durant les états généraux. C'est ainsi que nous avons abordé l'article premier et la courageuse proposition de la commission de donner des armes offensives à la concurrence et à la vérité des prix.

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