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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 18:30
L’extension des zones rurales aux zones franches globales adopté dans la LODEOM
Hier au Sénat, nos représentants avaient amendé et adoptéen fin d’après-midi les cinq premiers articles de la loi de développement pour l’outre-mer. Le gouvernement comme  les sénateurs Hoareau, Virapoulé, Patient, Marsin, Michaux-Chevry et Larcher ont défendu chacun un amendement visant à élargir le périmètre des zones franches aux îles du Sud en Guadeloupe, la totalité de la Guyane, les hauts de la Réunion et le nord de la Martinique. Lucette Michaux-Chevry voulait y faire rajouter le sud de la Basse-Terre. Ce qui lui a été refusé. Le sénateur Marsin a alors fait rajouter un sous-amendement pour permettre l’étude « pour  certaines communes rurales de Guadeloupe » de bénéficier des avantages des zones franches. Tous ces amendements, y compris, celui du gouvernement ont été substitués à celui de Serge Larcher avant d’être adopté à l’unanimité.
Par ailleurs, l’Assemblée nationale a inscrit l’examen de la LODEOM pour le 7 avril prochain.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 17:03
Richard Samuel prend la tête de l’administration de l’Outre-mer
A peine a-t-il été nommé chef de projet des états généraux de l’outre-mer que Richard Samuel, jusqu’alors préfet de l’Eure, a été nommé, lors du conseil des ministres d’hier, directeur, délégué général à l’outre-mer, c’est-à-dire le patron de l’administration du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer. Il remplace Eric Pilloton qui est nommé préfet de la Mayenne, lui-même remplace Fabienne Buccio, préfète de la Mayenne qui remplace Richard Samuel et devient préfète de l’Eure. Richard Samuel connaît bien la maison Oudinot, puisqu'il a été directeur de cabinet de Fançois Baroin, ministre de l'Outre-mer.

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 22:15
Saint-Louis ou Ndar en Wolof
La vieille capitale de l’AOF est classée depuis l’an 2000 au patrimoine mondial de l’UNESCO.

« On peut affirmer que les premiers habitants qui fréquentèrent cette partie de la côte africaine furent les Français, et, sans doute, les hardis marins dieppois », écrit Jules Verne à propos du Sénégal, dans sa Géographie illustrée de la France et de ses colonies. Il existe peu de documents pour étayer la thèse de l'écrivain, mais elle est appuyée par Léopold Sédar Senghor en personne. Saint-Louis est bâtie en 1659 sur une île au milieu du fleuve Sénégal, Ndar, longue de 2 kilomètres et large de 300 m. Un poste de défense y est édifié, elle devient un comptoir colonial fortifié comprenant esclaveries, magasins, cuisines, prison, chapelle, casernements, cimetière et jardins potagers. On y pratique la traite des esclaves venus de la Faleme et du haut Sénégal.
Sœur Marie Javouhey, mère supérieure de Saint Joseph de Cluny y a créé en 1826 le premier centre s’enseignement féminin. Le 13 septembre 1827, le fort devient l'hôtel du gouvernement. En 1848, l'abolition de l'esclavage conduit la France à douter de l'utilité de conserver ses deux bastions sénégalais : l'île de Gorée et la ville de Saint-Louis. Mais la politique expansionniste de l'Angleterre amène Napoléon III à écarter l'idée d'abandon. Louis Faidherbe, officier du génie sorti de Polytechnique, devient gouverneur de la colonie en 1854. Saint-Louis fut la capitale politique de l'Afrique occidentale française de 1895 à 1902, date à laquelle Dakar prendra définitivement l’ascendant. Entre 1927 et 1936, elle sera l’étape africaine de l’aéropostale. Mermoz y laisse une trace encore présente. Bien que classée au au patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 2000, la ville tombe en ruine. L’ancien président Chirac a débloqué 8 millions d’euros pour la réfection du pont Faidherbe, bâti en 1897, qui relie l’île au quartier continental de Sor.

Le pont Faidherbe
D’abord flottant, puis en bois, le pont Faidherbe fût construit de 1894 à 1897 par Nouguier- Kessler & C° (au détriment des anciens ateliers eiffel de Levallois) pour un coût de 5 millions de francs financés par le conseil colonial. C’est un « pont-tournant » , construit en treillis d’acier, d’un poids total de 1 300 tonnes. Sa longueur totale est de 508,60 mètres. Aujourd’hui, il est très fragilisé et fait l’objet d’un programme de restauration.
L'hôtel de la posteL'aéroport de Saint-Louis était utilisé par l'aviateur français Jean Mermoz, de 1927 jusqu'en 1936, l'année de sa disparition. Il y atterri pour la première fois le 27 mai 1927. Il dormait toujours dans la chambre 219 à l'Hôtel de la Poste, et cette chambre est devenue un lieu mythique pour les nostalgiques de l'aventure de l'Aéropostale.
Architecture coloniale

L'île de Saint-Louis présente un ensemble urbain, architectural, historique et culturel parmi les plus remarquables de l'Afrique de l'Ouest avec ses anciens comptoirs commerciaux comme Grand Bassam en Côte d’Ivoire ou Binger.
Le siège de l’ancienne assemblée territoriale, aujourd’hui en réhabilitation pour devenir le futur hôtel de Région.
Le pont de la geôle
Sur le petit bras du fleuve séparant Saint-Louis de la langue de Barbarie, l’ancien pont de la geôle, effondré en mai 2007.
La rue Blaise DiagneLa rue Blaise Diagne, du nom du premier député sénégalais siégeant au palais Bourbon, en 1914, au centre de la ville.
Le Bou el MogdadLe navire Bou el Mogdad a été construit en 1952. Depuis, il navigue sur le fleuve Sénégal entre Saint-Louis et Podor.
Retour de pêcheTous les jours, des centaines de Saint-Louisiens partent à la pêche : mulets, capitaines ou thiofs foisonne dans les eaux de l’estuaire du Sénégal. Le poisson est exporté dans toute l’Afrique de l’Ouest.
Fièvre jauneCette pierre tombale brisée témoigne de la présence d'un cimetière où furent enterrés les soldats du corps expéditionnaire commandé par Galiéni, tués par la fièvre jaune lors de la conquête du pays Sabouciré contre les Toucouleurs, en 1878. Cette pierre brisée est dans un stade à Sor, non loin du vieux cimetière catholique.

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 21:56
MAM ouvre « une page d’histoire »
Michèle Alliot-Marie, ministre de tutelle d’Yves Jégo, est venue présenter elle-même le projet de loi du gouvernement pour le développement économique de l’outre-mer, hier matin, au Sénat. Dans l’hémicycle, pas un sénateur d’outre-mer ne manque et Yves jégo est là. Le président du Sénat, Gérard Larcher, a pris place sur les bancs de la majorité, à côté de Lucette Michaux-Chevry. MAM a d’abord longuement rendu hommage aux préfets et à leur « attitude de fermeté » avant de saluer « le comportement exemplaire des policiers et des gendarmes qui ont fait preuve d’une autorité sereine pour protéger les personnes… » Elle défend dans ce contexte de crise, la politique du gouvernement et du président de la République : « Notre nouvelle approche se fonde sur une stratégie ambitieuse, qui doit inaugurer un nouveau projet économique et social pour l'outre-mer. » Elle n’hésite pas parfois la grandiloquence : « Cette page d’histoire, nous l’écririons ensemble dans la confiance aux hommes et aux femmes d'outre-mer… » Car la ministre voit déjà au-delà de la LODEOM : « Ce texte est une première étape : les états généraux, annoncés par le président de la République, poursuivront la réflexion sur la fixation des prix, la transparence des circuits économiques et l'ensemble des questions qui se posent outre-mer… »
Concertation et surdité
Le Martiniquais Claude Lise s’est dit soufflé de « l’optimisme » de MAM. « Le texte ne répond pas à ce qui remonte très fort de la crise sociale. Le gouvernement vante la concertation et nous nous heurtons à sa surdité. » Les sénateurs ont commencé à débattre dans l’après-midi et devaient poursuivre en soirée. Jacques Gillot, sénateur apparenté PS de Guadeloupe s’est montré sceptique : « Il y a un certain nombre de choses que nous voulions pour le pouvoir d’achat et les bas salaires et que nous n’avons pas. » Les sénateurs de gauche n’ont pas retrouvé notamment l’extension de la défiscalisation au petit commerce et à la restauration. L’ajout de l’article sur les prix des produits de première nécessité ne satisfait pas non plus. « Il ne va pas assez loin, on veut 300 familles de produits, il y a 100 produits ! » Les deux sénateurs de Guyane, Jean-Etienne Antoinette et Georges Patient ont déposé une quarantaine d’amendements. Ils estiment le texte « obsolète, caduc » et regrettent que le gouvernement n’ait pas voulu reculer l’examen du projet de loi. « Il compte sur les états généraux pour reprendre la main… La LODEOM n’est toujours pas programmée à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. » Serge Larcher, sénateur de la Martinique est goguenard : « Il n’ont rien retenu des avis… »

La LODEOM
Le projet s’appuie essentiellement sur l’exonération de charges en faveur des entreprises ultramarines. Le projet prévoit la mise en place de zones franches d’activités, pour 10 ans, offrant aux PME, selon les secteurs et zones, des exonérations de la taxe professionnelle, de l’impôt sur les bénéfices ou de la taxe foncière sur le bâti. Il réforme le système de défiscalisation et met en place de nouvelles aides pour les importations et exportations ou pour la rénovation d’hôtels. Le texte propose enfin que l’Etat gère directement la dotation de continuité territoriale allouée actuellement aux régions et destinée notamment aux aides pour les billets d’avion. La commission des Finances du Sénat a rajouté un article « soutien au pouvoir d’achat » qui prévoit la fixation par décret en conseil d’Etat du prix de 100 produits de première nécessité. Elle a augmenté le plafond d’aide à la rénovation d’hôtels et donné un regard aux collectivités territoriales sur chaque projet de défisc. Le gouvernement a déposé 26 amendements pour étendre champ des zones franches, soutenir le logement intermédiaire et assouplir la dégressivité des exonérations de charges sociales et soutenir le logement intermédiaire.

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 21:52
Alex Urgin nommé secrétaire national au PS
Le socialiste guadeloupéen, Axel Urgin, élu de Créteil et ancien secrétaire national à l’outre-mer du partiu socialiste, a été nommé, mardi dernier, par le bureau politique du parti socialiste secrétaire national à la diversité et la laïcité. Le poste de secrétaire national à l’outre-mer reste vacant depuis la mise en parenthèse de la nomination non officialisée de Christophe Caresche. Par ailleurs, Christian Paul et Jean-François Merle dirigent un comité en charge des européennes outre-mer.

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 18:54

Six rameurs remorqués

Après une première nuit en mer, les 22 rameurs de la Bouvet Rames Guyane se calent doucement.  Les vents de nord nord-ouest qui ont soufflé à 10 à 12 noeuds hier après-midi et la nuit dernière au large de Saint-Louis du Sénégal n'ont pas permis à certains concurrents de faire suffisamment de cap à l'est. Or, ils doivent impérativement s'éloigner des côtes.

Ces vents ont rabattu les concurrents sur la côte africaine. Les plus aguerris ont réussi à se maintenir quand les autres moins expérimentés, et pour la plupart souffrant du mal de mer des premiers jours, se sont retrouvés plaqués à la côte" explique l'organisateur Michel Horeau. "Dès hier soir, on a demandé aux bateaux accompagnateurs d'aller sur zone et ils ont remorqué Patricia Lemoine, Henri-Georges Hidair et Pierre Katz. Ce matin le Melody a remorqué Henri Deboulogne et Didier Lemoine et le catamaran de production s'est occupé de Karl Barranco, Christophe Lemur, Jean-Pierre Habold et Patrick Deixonne afin de les larguer à 17°15Mn ouest".
Zone de sécurité
Les deux bateaux accompagnateurs devaient ensuite se rendre auprès de Rémi Alnet et de Patrick Hoyau afin de suivre leur progression sachant que la zone de sécurité est de cinq milles au large de côtes.
Concernant les pénalités, elles seront données à l'appréciation du jury en fonction des enregistrements Argos ainsi que des informations enregistrées par les bateaux qui ont pris les rameurs en remorque. Elles seront comptabilisées à la fin de la course.
Communiqué 54 West
Photos du jour du départ

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 17:32
L’UMP se dote d’une mission pour les états généraux de l’outre-mer
Tandis que le ton monte et en Guadeloupe après l’affrontement entre grévistes et patrons békés
en Martinique et les poursuites intentées par le parquet de Pointe-à-Pitre contre Elie Domota, le Premier,ministre François Fillon doit remettre aujourd’hui sa lettre de mission à Richard Samuel, nommé la semaine dernière chef de projet pour les états généraux de l’outre-mer. Le préfet Samuel dépendra donc directement de Matignon et non de l’Outre-mer. Pas très bon signal pour la rue Oudinot. De son côté, l’UMP a décidé de constituer une mission outre-mer, d’ordre économique et institutionnelle. Marc-Philippe Daubresse, son président a invité pour mercredi au siège de l’UMP, les parlementaires Didier Quentin, Eric Raoult et Michel Diefenbacher. Ils sont déjà chargés, depuis janvier, d’une mission outre-mer créée par leur président de groupe, Jean-François Coppé à l’Assemblée nationale. Le conseiller du président de la République Olivier Biancarelli est  sur la liste de M. Daubresse, tout comme Patrick Karam, le délégué interministériel. La composition de la mission sera un des enjeux de  l’ordre du jour de cette première réunion. On s’attend à y voir Marie-Dominique Aeschlimann et Marie-Luce Penchard. La première a été nommée par le chef de l’UMP Xavier Bertrand secrétaire nationale chargée des liberté individuelles, des droits de l’homme et de l’action humanitaires, la seconde n’est plus secrétaire national à l’outre-mer dans le nouvel organigramme du parti mais conseiller politique chargé de l’outre mer. Elle s’apprête d’ailleurs à partir en campagne pour les Européennes de juin. La mission Daubresse est amenée à se réunir chaque semaine durant tout le temps des états généraux.

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 21:41
22 v'la les rameurs !Le premier Guyanais a passé la barre en 9e position, loin derrière Jean-Jacques Gauthier
Cinq minutes de retard pour lancer le départ de la 2e Bouvet Rames Guyane… Pour attendre Jean-Pierre Lacroix qui a détecté une fuite de gaz à bord d’Ibis rouge. A 9 heures 05, la flotte a quitté la ligne située sous le pont Faidherbe et déjà Jean-Jacques Gauthier prenait la tête. Jean-Pierre Lacroix est parti le dernier. Karl Barranco qu’on n’avait pas vu la veille à la réunion des skippers (il mettait son bateau à l’eau…) a passé la nuit en fête avec une doudou mais il était bien au départ, hier matin ! C’est Chantal Berthelot, la marraine, qui a donné le signal. Et voilà les 22 canots Viant escorté de très nombreuses pirogues au son des tambours. La météo était excellente et la mer belle. Arrivé à la passe, peu de houle, la barre n’excède le mètre de hauteur… Un mythe s’écroule et les rameurs sont passés sans difficulté. Jean-Jacques Gauthier l’a atteinte le premier, après 1 heure 20, devant l’ancien commando Hubert Jean-Pierre Vennat et Mathieu Bonnier. Plus haut, encore dans l’estuaire du Sénégal, Pierre Katz sur Le Quinze s’est échoué et a dû demander assistance. Il y aura une pénalité à la clé. Karl Barranco aussi a connu des difficultés avec son safran et son pilote automatique. « Je ne suis pas arrivé ! », a-t-il annoncé de bonne humeur. Charles Bergère a traversé la passe en 9e position. En 11e, arrivait Patrick Hoyau, blessé au bras la veille, lors de la mise à l’eau de son bateau, suivi de ses compatriotes Patrick Deixonne, sur Matoury la Dynamique, 12e et Pascal Vaudé, sur Marine & Loisirs (au couleur aussi de France-Guyane !), 13e. Jean-Pierre Lacroix a pu remonter sur son retard au démarrage et a passé la barre en 18e position. Henri-Georges Hidair qui laissait son fils et son père sur les quais a passé en 20e position. « J’y vais tranquille, la route est longue »’, nous a t’il confié. Et puis pour finir la marche, Patricia Lemoine, seule femme de la flotte, et mascotte et lanterne rouge, celui qui a fait son lycée à Tour avec Harry Roselmack, Karl Barranco.

Classement au passage de la barre
1
Jean-Jacques Gauthier
2 Jean-Pierre Vennat
3 Mathieu Bonnier
4 Eric Lainé
5 Rémy Alnet
6 Bertrand de Gaullier
7 Patrick Favre
8 Jean-Luc Torre
9 Charles Bergère
10 Gilles Ponthieux
11 Patrick Hoyau
12 Patrick Deixonne
13 Pascal Vaudé
14 Christophe Lemur
15 Jean-Pierre Habold
16 Henri Deboulogne
17 Pierre Katz (sous réserve d’une décision du jury en attente)
18 Jean-Pierre Lacroix
19 Didier Lemoine
20 Henri-Georges Hidair
21 Patricia Lemoine
22 Karl Barranco


Pour suivre la course en direct
www.bouvet-ramesguyane.com

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 21:33
Yves Jégo : "le plan le plus massif de soutien à l’économie de l’Outre-mer jamais mis en oeuvre"
Il y a eu de sérieux affrontements en Martinique. Etait-il raisonnable d'autoriser la contre-manifestation des socioprofessionnels ?
Le droit de manifester est un droit républicain. Mais il est vrai que ces évènements ont révélé la tension extrême qui règne en Martinique. Cette situation de déchirement nous oblige tous à mesurer encore mieux l’ampleur de cette crise.
En Martinique, les négociations avancent doucement (accord salarial et baisse de certains prix). Croyez-vous pour autant à une issue proche du conflit ?
Je l’espère vraiment. Des acquis sociaux très importants ont été validés. Il me semble qu’aujourd’hui plus rien de sérieux ne justifie qu’un accord de sortie de crise ne soit pas trouvé vite.
Le LKP en Guadeloupe a appelé à la reprise du travail, mais il y a encore des tensions, notamment dans l'hôtellerie avec l'UGTG et Charly Lendo, et dans une société de Jarry avec la CTU d'Alex Lollia. Considérez- vous que ce ne sont que des soubresauts, que la crise est bel et bien derrière nous ?
Après une si longue crise il n’est pas surprenant que de tels évènements se produisent. Mais il faut faire confiance dans l’esprit de responsabilités des principaux acteurs pour que l’on sorte enfin et totalement des affrontements pour rentrer dans la période de reconstruction. Reconstruction de l’économie qui va subir de plein fouet les effets de cette crise et reconstruction du modèle de société grâce aux états généraux.
Après la crise, l'économie locale va devoir faire ses comptes. Au-delà des mesures prévues dans la future loi de développement économique, quelles mesures immédiates de soutien, de relance, sont envisagées pour éviter un trop grand nombre de faillites avec son lot de licenciements ? 
L’Etat se mobilise à court terme pour soutenir toutes les entreprises fragilisées par ce conflit et le Préfet est chargé d’installer les outils qui permettront  passer au mieux cette mauvaise période. Nous avons mis en place deux numéros verts pour les entreprises de Martinique et de Guadeloupe. Cette cellule d'accueil et d'aide a dejà recueilli une trentaine d'appel vendredi en Guadeloupe. Ce plan de soutien se bâti en liaison avec les banques et les chambres consulaires. Avec Hervé Novelli, le Secrétaire d’Etat en charge du Tourisme, nous travaillons aussi a un plan de relance de tourisme qui devraient s’appliquer dans les semaines qui viennent.
Mardi, l'examen de votre projet de loi de programme pour le développement économique de l'outre-mer débute au Sénat. Sans être exhaustif, quelles sont les principales améliorations que le gouvernement compte apporter par ses amendements ?
Nous allons aussi apporter 150 millions d’€ de baisse supplémentaire de charges pour les entreprises dans le cadre de la loi pour le développement économique de l’Outre-mer (LODEOM) qui sera discutée cette semaine au Sénat. Permettez moi de vous donner quelques exemples. Les entreprises de moins de 11 salariés vont bénéficier de 75 millions d’€ de baisses de charge dans ce cadre. Nous allons supprimer la majeure partie de la taxe sur le foncier non bâti pour les agriculteurs, créer un plan de soutien au petit commerce doté de 8 millions d’€, exonérer jusqu'à 100% de taxe professionnelle certaines entreprises comme celles du tourisme dés cette année… La loi Girardin qui s’appliquait jusqu'à présent représentait un effort total de l’Etat d’1 milliard 300 millions d’€ pour les entreprises. Nous allons atteindre avec la LODEOM dés cette année 1 milliard 500 millions d’€. C’est le plan le plus massif de soutien à l’économie de l’Outre-mer jamais mis en oeuvre.
Par rapport au projet initial, il y a eu un gros effort financier de l'Etat. Mais n'avez-vous pas l'impression, notamment pour les exonérations des charges, que l'on soit revenu à la situation antérieure ? Celles que la FEDOM et tous les lobbyistes défendaient becs et ongles et que la rue a fini par gagner ? 
Le plan proposé par le Gouvernement cible les entreprises les plus fragiles aujourd’hui mais il jette aussi les bases du nouveau modèle économique souhaité pour les DOM. En créant des Zones Franches qui privilégient des secteurs porteurs d’emploi et d’activité comme l’agro-industrie ou les nouvelles énergies, cette loi répond non seulement à la conjoncture du moment mais  s’appuie sur une nouvelle logique d’aides destinées avant tout à renforcer  la production locale plutôt que l’importation. Ce débat sur le nouveau modèle économique, je l’ai entendu dans la rue, il sera au coeur des états généraux de l’Outre-mer mais il était déjà contenu dans cette loi voulue par le Président de la République dès 2007 !
On a beaucoup critiqué votre gestion de la crise aux Antilles, le décalage entre votre lecture des faits et celle du Premier ministre. Quelles leçons en avez-vous tiré ? 
Quand on assume, comme je le fais, une responsabilité importante on doit, dans les moments de crise, se concentrer sur l’essentiel. Pendant toute cette période j’ai mis toute mon énergie pour trouver les meilleures réponses afin de dénouer une situation tout à fait exceptionnelle et d’apaiser les tensions. Il sera temps, quand tout sera redevenu normal, d’en tirer toutes les conclusions. 
On vous dit fragilisé comme Secrétaire d'Etat à l'Outre-mer. Pensez-vous pouvoir porter vos projets jusqu'au bout ?
Quand on à l’honneur d’exercer des fonctions gouvernementales et que l’on se trouve en situation pour répondre à ceux qui souffrent et s’angoissent pour leur avenir je pense vraiment qu’il serait parfaitement indécent de s’appesantir sur son sort.

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 18:43
22 rameurs sur la ligne de départ
Dimanche matin, les 22 skippers de la Bouvet Rames Guyane s’élanceront à l’assaut de l’Atlantique à bord de leurs Viant, un canot à rames transatlantique. Les 22 Viant seront alignés sous le très célèbre et non moins rouillé pont Faidherbe qui relie l’île de Saint-Louis à Sor par dessus le fleuve Sénégal. Direction plein sud, là où l’immense fleuve se jette dans l’océan, là où attend la première épreuve des coureurs, la barre. Rodolphe Alexandre, Chantal Berthelot, Jean-Paul Roumillac et Jean-Elie Panel sont là ou attendus incessamment pour accompagner les sept skippers guyanais engagés dans cette folle aventure humaine. Vendredi soir, une cérémonie de présentation des skippers à bord du paquebot fluvial Bou el Mogdad, devait mettre un terme à cette intense période de préparatifs entamés sur la langue de Barbarie au sud de Saint-Louis, depuis fin janvier pour certains (qui ont pu tout ignorer de la grogne dont les DOM ont été témoins…). Dans les faits, nombreux sont ceux qui ne devaient mettre leur bateau à l’eau que ce samedi… Mais, bon gré mal gré, tous semblent parés. Le contrôle des jauges a été fait, celui de l’électronique aussi, et le chargement de l’eau et de la nourriture est achevé. Y a plus qu’à ! Et tous sont obnubilés par la barre. Après, comme disent les plus audacieux, c’est « un taxi pour Cayenne » !

Patrick Deixonne : « C’est encore les vacances ! »
Vendredi matin, Patrick Deixonne, dit Deix est allé voir la barre. 1,5 m et il n’a pas pu s’en approcher trop. « La veille, c’était du 3 mètres, raconte-t-il, mais ça ira mieux dimanche ! »  La barre, cette grande histoire qu’il veut réduire à un phénomène mécanique spécifique à tous les estuaires du monde. « Selon la marée, il y a des moments de calme pour la passer… » Il conseille à ce sujet les autres skippers. « La compétition sera belle si on reste les 22 sur l’eau ! » Mais il voit déjà au-delà… « On a tous un route théorique, mais après ce sont les ajustements selon la météo et la stratégie selon la position des autres concurrents… » Qui est le plus à surveiller ? «  La mauvaise vague ! » Son bateau est « rustique », concède-t-il, mais « très opérationnel », « J’en suis fier ! » Son bateau est plus léger que lors de la première édition. « Je m’étais encombré d’un tas de trucs et je me suis rendu compte que beaucoup de choses étaient inutiles… » Il a tout de même embarqué de la musique et quelques films à regarder sur l’ordinateur. « Un bon film de montagne, ça peut avoir du bon ! » Au menu, il a prévu de manger moitié lyophilisé, moitié plats préparés. Il a aussi pris une ligne pour pêcher. Deix s’est moins préparé physiquement qu’il y a deux ans, mais il a mis le paquet sur le psychologique. Avec son échec au départ en 2006, il a eu un sentiment de frustration. Cette fois, il se fait discret. « Si je suis dernier, je n’aurai rien à me reprocher, si je gagne… Sait-on jamais… » A la veille du départ, il a une grande fierté, c’est d’avoir le seul bateau de la flotte qui porte le nom d’une commune de Guyane, Ville de Matoury.

Jean-Pierre Lacroix : « J’ai fait un truc fabuleux que je n’ai pas vécu à la hauteur de l’événement. »
Jean-Pierre était bien parti en 2006, mais il n’a jamais pu passer la ligne d’arrivée. « Ca fait partie de l’envie de revenir, mais pas la seule ! C’était dur, je n’ai pas pris la bonne route et je me suis détruit les mains dans les quatre derniers jours. » Alors, il y a ce goût d’inachevé, mais aussi le sentiment de n’avoir pu tenir ses objectifs. Alors, il repart et il sait qu’il doit repasser cette barre. « Elle change tout le temps ! Il faut s’en méfier. Si ça ne va pas, je jetterai mon ancre… Mais ça m’étonnerait que je la balance ! » Il sait que pendant la première semaine de course, il faut « s’arracher un peu ». Puis, il fera le point avec son routeur. Il a récupéré celui qui avait routé Jean-Pierre Lasalarié, Ronan Cointo. Il ne se considère pas mieux placé que les autres, même si une traversée dans les bras, « c’est mieux que zéro ». Il a vu Le Guen  et Coindre se planter et ne l’oublie pas. « Je suis chanceux de revenir… Mon budget n’est pas bouclé, mais je suis moins mal que la dernière fois car j’ai déjà le bateau ! » Son objectif, c’est, au-delà de finir, de faire la course devant. « J’ai toujours annoncé que je voulais être le premier Guyanais à casser la ligne d’arrivée ! » En 2006, il a eu faim, il a chaviré alors, cette fois, il pense à lui : Un autoradio MP3 pour la musique et plus de nourriture ! « Je vais revivre certains stress mais je veux apprécier davantage la course. Je l’avais plus subie la dernière fois. « J’ai fait un truc fabuleux que je n’ai pas vécu à la hauteur de l’événement. » Même s’il sait que pour être devant, il va falloir souffrir !

Nouvel artisanat saint-louisien
Pascal Vaudé, Pierre Katz et d’autres skippers ont fait évoluer l’artisanat des Saint-Louisiens. Adieu les pirogues aux couleurs bigarrées, voici que les canots dessinés par l’architecte Viant sont désormais reproduits en modèle réduit. Prix 20 000 CFA, soit 35 euros.

Les balises Argos dans la course et sur les pirogues
Tous les bateaux sont équipés de balises Argos. Elles donnent en permanence la position des bateaux sur l’océan et permettent de faire le classement des concurrents. C’est Philippe Combes de CLS (Collecte localisation satellite), une filiale du CNES qui les installe et les met en route. Ces mêmes balises sont en phase de test pour équiper à des fins de sécurisation les pirogues de pêche en haute mer, soit une flotte de 5 000 sur les 15 à 20 000 pirogues de pêche du Sénégal.

Virtual régata
Comme pour le Vendée globe challenge, les amateurs peuvent jouer à Rames Guyane sur ordinateur ! ils sont déjà quelque 10 680 régatiers virtuels qui se sont inscrits sur le site internet de la Bouvet Rames Guyane.

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