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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 18:52
Jégo : « La loi programme n’est pas caduque »
Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer a indiqué devant les sénateurs que la LODEOM n’est pas caduque, mais qu’elle doit être ajustée. Le sénateur réunionnais Jean-Paul Virapoullé demande que le gouvernement réglemente les prix d’une centaine de produits de première nécessité dans les 4 DOM.
Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer a annoncé qu’une nouvelle loi viendrait en juillet s’attaquer aux « problèmes structurels » des économies des départements d’outre-mer. En attendant, il a estimé qu’il y avait urgence à répondre aux « problèmes conjoncturels ». « Je ne pense pas qu'il faille dire que ce texte est caduc ». Telle est la réponse qu’Yves Jégo a donnée au rapporteur de la commission des finances du Sénat, Marc Massion (Parti socialiste), qui a estimé, lors de l’audition du ministre mardi matin, que le projet de loi pour le développement économique de l’outre-mer (LODEOM) était « caduc ».
Le texte a été adopté en conseil des ministres en juillet dernier, avant la crise. Face à la situation en Guadeloupe, en Martinique et la grève générale annoncée le 5 mars à La Réunion, Yves Jégo a ajouté qu’« il y a deux attitudes, celle du sapeur-pompier et celle du pyromane ». Pour lui, la LODEOM doit être adoptée rapidement en adaptant « les curseurs », notamment sur la baisse des charges dans les Dom. Yves Jégo a parlé de 83,7 millions d’euros d’abattement de charges patronales, lundi soir… 135 millions ont été supprimés dans la loi de finances 2009.
C'est le texte modifié par la commission des finances qui sera examiné
Jean Arthuis, le président de la commission des Finances a demandé qu’un chapitre sur le « pouvoir d’achat et la concurrence » soit ajouté au texte. Il a apporté son soutien à une éventuelle intervention de l’Etat sur le contrôle des prix « afin de mettre les choses à plat ». Le sénateur réunionnais Jean-Paul Virapoullé (Union pour un mouvement populaire) a demandé que le gouvernement réglemente les prix d’une centaine de produits de première nécessité dans les 4 DOM. Il a déposé un amendement ainsi qu’une proposition de loi. « Chez nous il y a des requins dans la mer, mais aussi sur terre », a-t-il lancé en référence aux monopoles des importateurs et distributeurs.

La sénatrice Anne-Marie Payet (La Réunion Union centriste) a demandé au ministre de permettre aux hauts de La Réunion de bénéficier de la majoration de 80 % au lieu de 50 % sur la défiscalisation. Ce qui a été également demandé pour les îles du Sud de la Guadeloupe.
Georges Patient (PS Guyane) et Daniel Marsin (RDSE Guadeloupe) ont également assisté à la réunion.
Plusieurs sénateurs, appuyés par Jean Arthuis, ont fait remarquer que le Sénat travaillait dans des conditions difficiles. Les membres de la commission des finances devaient par exemple déposer leurs amendements mardi après-midi alors que le gouvernement n’a pas ajusté le texte par rapport à la mouture de juillet dernier. La commission des finances se réunira jeudi pour modifier le texte qui sera débattu à partir du 10 mars en séance publique. Pour la première fois, en raison de l’entrée en vigueur de la réforme constitutionnelle le 1er mars, le texte débattu en séance publique sera celui modifié par la commission et non celui du gouvernement. L’urgence a été déclarée. Il n’y aura donc pas de navettes entre les deux assemblées mais une réunion d’une commission mixte paritaire (sept députés, sept sénateurs) afin de trouver un accord sur les articles adoptés dans des termes différents. La date d’examen à l’Assemblée nationale pour la première lecture n’est pas encore connue.
DM (Les Nouvelles calédoniennes, les Nouvelles de Tahiti)

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 22:52
Yves Jégo : « Nous ferons un plus pour les entreprises »
Yves Jégo qui consulte tous azimut a annoncé hier que Nicolas Sarkozy recevrait les élus d’outre-mer jeudi ^prochain et que la LODEOM accorderait des réductions de charge.
Il y a eu des interpellations et des blessés en Guadeloupe ce lundi. Qu’en dîtes-vous ?

C’était une journée de tensions… Il faut vraiment faire une trêve de ces tensions. Il y a une situation qui n’est pas acceptable avec des risques de dérive. Je veux dire aux Guadeloupéens que l’Etat est là pour les protéger et qu’il n’est pas question que des événements graves — je pense à mai 1967 — se reproduisent. Dans une société guadeloupéenne traumatisée par son histoire, il y a des peurs qui remontent. Quand je cite mai 1967, ce n’est pas par hasard, il y a la peur que ne se renouvelle de telles horreurs. Il faut donc que nous apportions publiquement la garantie que cette époque est définitivement révolue. La Guadeloupe traverse une crise de société. C’est sans doute un modèle qu’il faut réinventer. Nous ne voulons pas acheter la paix sociale pour ensuite ne pas travailler l’évolution structurelle. Il faut donc que chacun prenne ses responsabilités pour que le calme revienne, qu’on n’aille pas à l’affrontement…
L'Etat tiendra-t-il ses promesses ?
Nous travaillons sur des solutions de fond et l’Etat tiendra toutes ses promesses. Dans la coulisse, les choses avancent au niveau salarial. Des choses sont en train de se décliner même si elles ne sont pas publiques aujourd’hui. La volonté du chef de l’Etat est d’apporter une réponse de fond. Le président de la République reçoit jeudi à 18 heures les élus de l’outre-mer. Il y a donc, dans ces perspectives, beaucoup de raisons pour que chacun retrouve son calme et reste soucieux d’une sortie par le dialogue et pas par l’affrontement. Il y a un plan de confortation de l’économie qui crée les conditions de sortie de crise. C’est une logique : l’Etat soutient l’économie, et va la soutenir plus demain qu’il n’avait prévu de le faire en raison de la crise et, avec ce soutien, l’entreprise doit pouvoir s’engager dans des négociations salariales du meilleur niveau possible.
Vous avez eu, de votre côté, une journée de rencontres… Que va-t-il en sortir ?
J’ai rencontré Jean-François Roubaud, président de la CGPME, je reçois mardi Laurence Parizot, la présidente du Medef… Nous allons mettre des moyens pour conforter l’économie. C’est le mandat que m’a donné le Premier ministre, le 10 février, pour réaménager la loi de développement pour l’outre-mer. Aujourd’hui, les entreprises ont déjà 280 millions d’euros d’exonération de charges sur 800 millions d’euros, et bien, nous ferons un plus pour permettre aux entreprises de faire en sorte de résister à la crise, de résister à la crise sociale qui les a secouées depuis 30 jours. J’espère qu’à partir de là, il y aura de bonnes négociations salariales. Mais ce n’est ni aux collectivités locales, ni à l’Etat de décider des salaires ou de les payer.

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 14:32
Interview. Vincent Byrd Lesage, comédien
" Obama
est dans le post-racial "
Il interprète Barack Obama dans une mise en scène de José Plyia et donne le discours de Philadelphie sur la diversité. Un spectacle donné au Lavoir moderne parisien jusqu’à la fin février et… facilement transportable.
N’est-ce pax impressionnant de jouer Barack Obama ?

Je ne suis pas Barack Obama, nous ne sommes pas aux Etats-Unis, le public n’est pas le Parti démocrate durant les primaires, le metteur en scène José Plyia n’est pas mon directeur de campagne. On n’est pas du tout dans l’identification à Obama, mais plutôt dans le fait de restituer une parole, de faire entendre un texte qui me paraît très fort.
Comment José Plyia vous a t-il choisi ?
Les rencontres théâtrales sont toujours des histoires à tiroir… C’est une histoire qui remonte à une dizaine d’années mais récemment, je suis allé en Guadeloupe et j’ai retrouvé José dans l’avion. On a eu une discussion très animée sur la notion de diversité en France et quelque temps plus tard, il avait déjà ce texte en tête, il m’a demandé d’en faire une lecture…
Dire un texte politique… Quel est le travail du comédien ?
Il  y a deux pièges. Le premier est de se prendre pour Obama. C’est l’échec absolu parce que d’abord ce n’est pas dans sa langue, je ne suis pas Obama et le discours est sur YouTube ! Donc il ne s’agissait pas de se remettre dans la position ou de singer le personnage. Ce qui nous intéresse ce qui nous a touché dans le texte, dès le début, c’est quand j’ai commencé à le lire à voix haute, je me suis mis à pleurer et j’ai eu du mal à finir. José s’est retrouvé dans le même état que moi. Du coup, ce qu’on a voulu défendre, c’est le texte. Il s’avère que c’est un discours politique, certes, mais ça pourrait être une confection comme la lettre de Baldwyn à son neveu. Il y a quelque chose de très intime là-dedans, de très universel.
Dans son spectacle « Nous étions assis sur le rivage du monde, José Plyia arrivait à une impasse dans les relations entre Noir et Blanc, avec ce texte, il semble avoir trouvé une réponse plus favorable. Savez-vous combien de fois vous répétez le pot race dans ce texte ?
Non, je n’ai pas compté. Beaucoup. Mais c’est normal. Moi quand je suis né (le même jour que Barack Obama), mon père qui est afro-américain, ne montait pas dans les bus des Blancs, Mais ce que j’ai compris d’Obama c’est qu’il est au-delà du fait de choisir un camp ! Il ne serait pas reconnu par ceux du camp qu’il aurait choisi. Il est dans le post-racial, le post-ségrégation et l’expérience des métis est extrêmement proche de celle-là car le métis qui assume intègre toutes ses données, blanc et noir, catholique et juif, arabe et français… Il intègre.
Vous présentez ce discours de Philadelphie come un texte aussi fort que le célèbre I have a dream de Luther-King, mais, pour paraphraser Cioran, n’avez-vous pas peur que l’investissement projeté sur la personne d’Obama ne produise que de la déception, tant l’espoir qu’il fait naître est grand ?
C’est couru d’avance ! Un soir dans la salle, après le spectacle, une dame a dit qu’il avait été élu et qu’il allait faire la guerre en Afghanistan. Je lui ai répondu que chez les êtres humains, il y avait des gens de différentes couleur dont des Noirs, que chez les êtres humains, il y avait des gens imparfaits et même des Noirs sont imparfaits !
Vous semblez prendre beaucoup de plaisir à prononcer ce discours…
Il y a beaucoup de bienveillance et c’est ça qui nous manque terriblement.
Vous y mettez beaucoup de douceur…
Je pense à toutes les fois où j’ai vu des textes de Césaire montés, je pense à lui tel que je l’ai vu physiquement à la mairie de Fort-de-France, et je me rappelle que chez Césaire, il y avait une grande force et une immense douceur. Ce que j’ai envie de transmettre, c’est cette bienveillance et cette douceur. Je trouve ça fondamental.
Ca change de la Baie des Flamboyants…
Oui, mais moi je suis ravi de faire la Baie des Flamboyants. C’est une des seules séries télé en France où il y a des gens de toutes les couleurs,peut-être une des séries où il y a le plus de métis. Et puis, la Baie des Flamboyants, c’est la première série depuis le début de l’histoire de la télé qui fait deux saisons de suite dans le département de la Guadeloupe. Qui serais-je pour ne pas aller sur un projet comme celui-là et lui donner, tant que je peux, le meilleur de moi-même. Je pense que c’est la même chose qui se raconte, de la bienveillance.

De la race en Amérique
En mars 2008, l’image de Barack Obama est ternie par le long reportage que ABC News consacre à son pasteur, le révérend Wright. Ce conseiller spirituel qu’il considère comme quelqu’un de sa famille a écrit que les attentats du 11 septembre étaient « un signal d’alarme » pour l’Amérique «  afin qu’elle se rende compte que les Noirs et les Arabes existent toujours ». Le révérend hurle : « Dieu maudisse l’Amérique ! » Pour Obama, il va falloir autre chose que des démentis… L’opinion est troublée. Il faut agir. Obama se met au travail et décide qu’il s’exprimera le 18 mars, à Philadelphie. En quarante minutes, le sénateur de l’Illinois est interrompu 17 fois par des applaudissements. Sur la scène, un comédien, un pupitre et un éclairage bleu en fond pour une mise en voix plus qu’une pièce de théâtre.

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 09:41

Patrick Karam sort de son silence

" La poursuite de la grève pénalisera les plus faibles "

Vous êtes l'hôte à déjeuner d'Yves Jégo, ce lundi midi pour parler de la crise antillaise. Que faut-il voir dans cette invitation ?

Un certain nombre de revendications portées par le collectif LKP sont les mêmes que celles que je soutenais au Collectifdom et que je développe aujourd'hui dans mon programme à la délégation interministérielle pour l'Egalité des chances des Français d'outre-mer, comme la charte sur l'emploi local. Il est normal que je sois associé au travail qui va être fait vis-à-vis des Antilles et de l'outre-mer. J'ai une sensibilité très forte sur ce sujet. Au sein du gouvernement, je suis déjà l'ambassadeur des préoccupations des ultramarins, la lutte contre toutes les discriminations, l'emploi local, la différenciation de traitement... Je souhaite jouer un rôle dans la rénovation de la politique menée par l'Etat en outre-mer, voulue par Nicolas Sarkozy.

Que voyez-vous derrière ces revendications ?
D'abord, le besoin d'un mieux d'Etat dans la question sociale. Les Guadeloupéens ne veulent plus être marginalisés dans la République et ils posent la question de la présence et de l'efficience de l'Etat. Ils revendiquent aussi l'égalité. Les Guadeloupéens se sentent d'abord Français mais la France les considère-t-elle comme des Français ? Il n'y a jamais eu de véritable plan de rattrapage comme ça a été fait pour la Corse. Et puis, il y a un petit groupe qui s'interroge sur l'appartenance à l'ensemble français. « Ne vaudrait-il pas mieux être indépendant ? N'irions-nous pas mieux ? »  C'est une arrière-pensée par laquelle on voudrait montrer la faillite de l'Etat, donc de sa politique d'intégration dans la République. J'ai aussi noté que des éditorialistes en métropole commencent à parler d'indépendance pour la Guadeloupe !

Vous y voyez la marque de l'UGTG ?
On a tort de vouloir diaboliser l'UGTG ou la marginaliser pour son idéologie et ses méthodes. Ce syndicat est parfaitement légitime à être l'interlocuteur de l'Etat. J'ai organisé en 2003, avec l'UGTG, une table ronde sur l'égalité. Le syndicat pose souvent des questions justes. Mais lorsqu'on le diabolisait pour éviter de dialoguer, on le poussait à utiliser la méthode dure ! Yves Jégo en ouvrant les négociations lui-même avec le Collectif a signé une véritable rupture avec les pratiques passées et montré que l'UGTG est incontournable. C'est une énorme responsabilité que d'être ainsi en première ligne. L'UGTG va désormais devoir gérer une nouvelle situation où ses décisions auront des conséquences considérables pour les Guadeloupéens : ses bons choix comme ses erreurs.

Comment avez-vous ressenti le mouvement qui s'est emparé de la Guadeloupe ?
J'ai préféré me taire jusqu'à maintenant pour qu'on ne m'accuse pas de faire le jeu des indépendantistes contre l'Etat. Mais dès le début, je me suis senti en phase avec les revendications du collectif LKP. C'est légitime de demander une remise à plat du système car depuis soixante ans et la départementalisation, malgré les progrès, on est loin du compte. Les DOM souffrent de chômage, de vie chère et de pauvreté, d'injustice aussi. Quand le mouvement a démarré et que j'ai vu le soutien populaire, cela m'a fait penser à la révolution orange en Ukraine ou en Géorgie. Des pays qui réclamaient de la considération et une plus grande justice sociale.

Pourquoi sortir de la réserve maintenant ?
Je considère aujourd'hui qu'il y a une véritable prise de conscience que la situation actuelle n'est plus tenable et une prise en compte de cette nouvelle donne. L'Etat a enfin entendu les revendications des Guadeloupéens et des DOM : la justice sociale et l'égalité. Ce message a été d'autant plus entendu que ce qu'a négocié LKP est important. Il y a des réponses concrètes, immédiates et puis des processus qui sont maintenant lancés. Le comité interministériel de l'outre-mer finalisera ces processus et redéfinira sur de bonnes et nouvelles bases la politique de l'Etat envers l'outre-mer.

Quel rôle entendez-vous jouer ?
J'ai mes parents, mes amis, en Guadeloupe. J'appartiens au peuple guadeloupéen ! Au risque d'être impopulaire, j'ai le devoir de leur dire qu'il faut savoir arrêter une grève, tout en restant mobilisé et vigilant sur la suite du processus. LKP a gagné la première manche. Les Guadeloupéens ont réussi à se positionner dans un rapport d'égal à égal. Je suis fier de cet acquis qui va d'ailleurs profiter aux autres DOM, mais je suis très inquiet. Si la grève continue, on ne récupèrera jamais ce qui aura été perdu : une année scolaire pour les enfants, des malades non soignés, des dépôts de bilan massifs, surtout de petites entreprises tenues par les guadeloupéens, du chômage accru, des jours de grève pas payés et le tourisme... des dizaines de milliers d'annulations. On risque de prendre un tournant où ce qu'on essaie de gagner par la grève va rapporter beaucoup moins que ce qu'elle va coûter ! Qui peut croire sérieusement que les grandes entreprises ou les grandes fortunes seront les perdants ? Les grands perdants seront les Guadeloupéens eux-mêmes. Et les plus fragiles, les plus démunis, seront au final les plus pénalisés.

Etes-vous prêt à vous rendre aux Antilles ?
Je suis prêt à faire ce qu'il faut et à me rendre où il faut pour dire les choses et c'est le Guadeloupéen qui s'exprime. Je me pose la question sur les motivations cachées de ceux qui pour l'instant ne parlent que de social : On ne va pas résoudre 60 années de retard en un mois. Ce qui compte c'est que le processus aille dans le bon sens. En s'arc-boutant sur une revendication difficilement réalisable sur le court terme, (la hausse du SMIC), sans faire aucune concession, ne cherche-t-on pas à mettre en oeuvre la théorie du chaos et de la violence, pour montrer qu'il n'y a d'autre issue que l'indépendance. Si c'est ça, il faut le dire. Que chacun assume ses responsabilités.

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 17:47
La motion des parlementaires pour suspendre la LODEOM agace
Après que des parlementaires d’outre-mer ont demandé au gouvernement de suspendre l’examen de la loi de développement économique pour l’outre-mer (LODEOM) pour mettre en place des états généraux de la condition de vie outre-mer afin d'enrichir la LODEOM, la majorité présidentielle a battu le rappel de ses troupes car parmi les signataires de la motion, se trouvent quelques élus UMP comme Denis Detcheverry, sénateur de Saint-Pierre et Miquelon, Louis-Constant Fleming, sénateur de Saint-Martin ou Gaston Flosse, sénateur de Polynésie. Par ailleurs, le président de l’intergroupe parlementaire de l’Outre-mer, le député UMP de Martinique Alfred Almont, s’est estimé « préoccupé » par la réaction de François Fillon refusant une hausse de 200 euros financée par l'Etat, et a trouvé « insuffisant » l’envoi de deux médiateurs. Il n’est pas loin de penser comme ses collègues quand il déclare qu’il faut que la LODEOM « rétablisse le coup de main » aux employeurs sous forme d’exonération de charge… Même si lui a parlé du 10 mars, date de l’examen de la loi au Sénat.

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 19:42
Le conseiller outre-mer de MAM quitte son poste
Marc-Etienne Pinauldt, conseiller outre-mer de la ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales Michèle Alliot-Marie, vient d’être nommé sous-préfet à L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne). Son successeur n’est pas encore connu.

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 19:36
« Jégo flanqué » dans la presse nationale
« Flanqué », c’est l’adjectif que Libération, La Croix,, Aujourd’hui/Le Parisien et Le Monde ont choisi pour parler d’Yves Jégo de retour en Guadeloupe avec ses deux médiateurs, « deux coadjuteurs », selon Béatrice Gurrey du Monde. Le quotidien du Soir daté du 12 février n’y va pas par quatre chemins et parle d’un Jégo « recadré » et même « plombé par le refus du Premier ministre de financer l’augmentation des bas salaires »… L’envoyée spéciale du Monde s’étonne aussi d’avoir vu « la police passer avec des haut-parleurs pour recommander de baisser le rideau de fer » quand « 3000 personnes ont déboulé et enjoint dans un climat un peu tendu, aux commerçants de fermer ». Plus sobres, les Echos affichent en page intérieure un graphique sur l’évolution de l’indice des prix en Guadeloupe. Le journal économique décrète : « L’augmentation de 200 euros du SMIC financé par des exonérations fiscales et de charges a vécu… » Mais il revient sur la discussion de la loi de développement pour l’outre-mer qui doit venir au Sénat le 10 mars. Le Premier ministre « laisse à Yves Jégo la possibilité de renforcer les dispositifs de la future  loi. A côté, un article prévient : « Le mouvement pourrait gagner la Nouvelle-Calédonie » et un autre sur la Réunion où « les revendications montent ». Dans Libération, Antoine Guiral revient sur l’inflexibilité de François Fillon à l’égard des salaires. « L’Elysée et Matignon ont pris le risque très calculé de voir la situation guadeloupéenne s’envenimer, mais il espère stopper la contagion des revendications qui s’étendent déjà à la Martinique et à la Guyane. » La Croix qui consacre un papier à la pauvreté en Guadeloupe, s’interroge : « Comment reprendre la main et calmer le jeu ? » et cite un « ministre influent » : « Un conflit important mais pas davantage »… La Croix évoque aussi le risque de contagion à la métropole et la création d’un collectif à la Réunion. La Figaro est muet sur les Antilles sur sa Une mais il étale sur toute sa largeur en page 3 une photo d’Yves Jégo assis au banc du gouvernement à l’Assemblée nationale, mardi. Menton relevée, moue boudeuse, Yves Jégo a été « malmené » selon Le Parisien qui met ensemble les déboires de Pécresses avec les chercheurs et ceux de Jégo avec les Antilles. Le Figaro titre : « Le gouvernement doit se battre sur tous les fronts » et se demande si Jégo a fait « un abandon de poste » ou « une diversion ». Il évoque encore « une crise guadeloupéenne sous-estimée » et «  le silence du président à la télévision.  Libération pense que maintenant qu’il est monté en première ligne, François Fillon risque d’être considéré comme l’interlocuteur, voire la cible, des manifestants Antillais. Le Monde pense que « La mission de médiation décidée par François Fillon en Guadeloupe sera un test sur la capacité du gouvernement à tenir sa ligne ». Le Figaro conclut avec Ségolène Royal qui se demande au sujet du président parti à Bagdad : « S’il est capable de prendre l’avion, pourquoi ne le prend-il pas pour aller dans département français ? » Eh bien, c’est du Koweit que Nicolas Sarkozy a indiqué, hier, qu’il serait amené à s’adresser aux Antillais très prochainement.

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 19:34
Des parlementaires veulent suspendre l’examen de la LODEOM
Des parlementaires demandent la suspension temporaire du processus d'examen du projet de loi pour le développement économique de l'outre-mer (LODEOM), en raison des « grèves générales et de la paralysie de la Guadeloupe et de la Martinique et de la contestation qui s'organise à La Réunion ».
La motion, lancée par le député socialiste de La Réunion Patrick Lebreton, avait été signée mercredi soir à Paris par onze parlementaires ultramarins (dix de l’opposition et un UMP). Ils estiment que « le projet de loi pour le développement économique de l'outre mer, qui doit être discuté à partir du mois de mars, apparaît caduc au regard des enjeux et de la situation ». Les signataires demandent également « l'ouverture immédiate d'états généraux de la condition de vie outre mer ». Ceux-ci rassembleraient les élus et les acteurs économiques et les partenaires sociaux. Ils estiment que « les résultats pourront utilement enrichir la LODEOM, au profit de tous les habitants de l'Outre-mer ».
Alors que cet appel était lancé, le député calédonien Gaël Yanno était nommé rapporteur par la commission des finances de l’Assemblée nationale. C'est la première fois qu'un député d'outre-mer est désigné rapporteur de la commission saisie au fond sur un projet de loi significatif pour  l'Outre-mer.
Gaël Yanno commencera ses auditions vendredi. Il rencontra le président du groupe outre-mer du Conseil Economique Social et Environnemental, Michel Paoletti.
DM à Paris (Pour les Nouvelles Calédoniennes)

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 14:44
Tjenbé red chez Boutin
Le président de Tjenbé Rèd, association de défense des intérêts des personnes LGBT originaires d’outre-mer ou d’Afrique subsaharienne, David Auerbach Chiffrin, a présenté le programme Bangas à Christine Boutin, ministre du Logement, le 6 février dernier. Le programme Bangas est mené par l’association depuis le 1er juin 2007. Il s’agit d’accompagner d’accompagner les jeunes LGBT, originaires de France ultramarine ou d’Afrique subsaharienne, lorsqu’ils se retrouvent mis à la rue par leur famille en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Tjenbé red a notamment rappelé que leur situation d’errance exposait singulièrement ces jeunes au risque de contamination au VIH/sida.
Tjenbé Rèd a estimé avoir reçu « l’écoute attentive du ministère du logement ».

Point d’écoute Bangas
Dans le cadre du programme Bangas, Tjenbé Rèd assure une permanence hebdomadaire d’accueil et d’écoute, tous les lundis soirs, de 19 heures à 20 heures (à la Maison des Associations du XIème arrondissement de Paris, 8, rue du Général-Renault, métro Voltaire ou Saint- Ambroise, ligne 9). Cette permanence est ouverte à toute personne intéressée, avec ou sans rendez-vous. Il est possible de se renseigner ou de prendre rendez- vous, pour un entretien confidentiel, par MSN (tjenbered@hotmail.fr) ou par téléphone (06 12 95 16 21).

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 14:37
GPL propose une loi contre les discriminations
Une proposition de loi contre les discriminations, déposée par la députée socialiste de Paris, George Pau-Langevin (à gauche sur la photo, à côté d'Eric Jalton, derrière Louis-Joseph Manscour et Serge Létchimy), et soutenue par le Groupe socialiste, viendra en discussion en première lecture en séance publique à l'Assemblée nationale, le 19 février.
Cette proposition de loi prévoit notamment d'intégrer la politique des entreprises en matière de lutte contre les discriminations, dans les critères d'attribution de marchés publics ; la possibilité d'exclure des marchés publics, les entreprises condamnées pour discrimination ; de collecter, sous certaines garanties, des « données subjectives », comme celles fondées sur le « ressenti d'appartenance » à telle ou telle catégorie de la population, lors des enquêtes publiques sur les discriminations en France.
Le CRAN qui soutient cette proposition de loi la qualifie « d'historique ».

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