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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 15:02
Donner à la Martinique la promesse faite à Césaire
Par Adams Kwateh, journaliste à France-Antilles en Martinique (devant la tombe d'Aimé Césaire sur notre photo),
Kouyate.sk2@orange.fr
En dépit du démenti apporté par Alioune Badara Bèye, coordinateur général du Festival mondial des arts nègres (FESMAN), sur les ondes dakaroise de RFM le 21 janvier dernier,  le nom de Césaire en tant que parrain ne figure ni dans le document de présentation, ni sur le site du FESMAN, dont la 3e édition est prévue en décembre 2009.  Résultat, aucun  membre de la famille et de l'entourage de Césaire n'est impliqué dans les préparatifs de l'évènement.
Le FESMAN III se prépare donc sans aucune référence au nom d'Aimé Césaire qui pourtant avait été sollicité pour en être le parrain. Accordons à l’humain la faiblesse d’avoir une  mémoire faillible mais comment les responsables du ministère de la Culture sénégalais peuvent-il oublier la date du 25 juin 2007 quand ils ont lancé le FESMAN III devant le dernier des fondateurs du mouvement de la négritude ?
Les images sont encore gravées dans la mémoire de tous ceux qui, le 25 juin 2007, ont assisté à Fort-de-France, au Parc Floral — devenu depuis le Parc culturel Aimé-Césaire — au lancement de la troisième édition du Festival mondial des arts nègres. Malgré le poids de l'âge et l’humilité qui le caractérisait, Césaire et son grand ami de toujours Pierre Aliker (102 ans) étaient là. Les artistes de Sorano et du Ballet national ont salué le grand homme par des voix chaleureuses, la cora a vibré et la comédienne  Marie-Anne Sadio a reçu les félicitations de Césaire. L'émotion avait atteint son comble. Du jamais vu sur le sol martiniquais depuis le 14 février 1976, lorsque Léopold Sédar Senghor était venu saluer Aimé Césaire. C'était la fraternité retrouvée entre deux hommes sur la terre caribéenne. Oui, la date du 25 juin 2007, veille des 94 ans de Césaire, est à marquer d'une pierre blanche. Ce fut le dernier anniversaire de Césaire ; il décédera 10 mois plus tard.
1966, 1977 et 2009
Devant la Martinique tout entière, la promesse avait été faite que Césaire serait le parrain de la troisième édition du FESMAN. Il n'avait pas réclamé cet honneur et il n'en a plus jamais reparlé. C'était un homme discret. Il disait rarement non. Comment ce grand homme aurait-il refusé un honneur qui lui venait du monde noir, singulièrement de l'Afrique ? Comment lui, le dernier grand témoin et précurseur avec Alioune Diop et Senghor du premier festival des arts nègres en 1966, aurait rejeté une demande des Sénégalais ? D'ailleurs, rien ne dit que le festival tel qu'il est conçu actuellement par le comité d'organisation du Sénégal aurait reçu son aval. Pour cause, Césaire n'était pas de ceux qui tenaient le crachoir pour chanter les valeurs nègres. Césaire balayait d'un revers de la main toute invitation à la mondanité. Il était lucide face aux errements et l'absence de perspective des dirigeants du tiers-monde. A ce propos, allez chercher dans les archives du premier festival des arts nègres en 1966. Vous risquez de n'y trouver ses traces que de manière symbolique. L'essentiel de sa présence était ailleurs : son voyage avec Malraux en Casamance et ce fameux débat sur l'art et la politique. Son intervention au cours de ce débat est d'une actualité criante sur la place que les dirigeants accordent à la culture.Pour la deuxième édition, à Lagos, en 1977, Césaire avait tout simplement brillé par son absence. Non parce qu'il redoutait les griffes du tigre Soyinka — il affectionnait beaucoup l’écrivain nigérian — mais  parce que, pour lui, les rendez-vous manqués avec nous-mêmes ont été si nombreux qu'un festival des arts nègres serait la caution d'une incurie collective. Laissons Césaire se reposer après 60 ans de combat pour que l’Afrique et la Caraïbe entrent sur la scène du monde.
Panafricanisme moderne
La question qui se pose aujourd'hui est de savoir si le président Abdoulaye Wade cautionne la démarche d'un groupe de personnes qui, au nom des valeurs nègres, font du FESMAN la plus grande mondanité nègre. Le chef de l'Etat sénégalais aurait-il un excès de confiance en son ministre de la Culture qui, venu à l'enterrement de Césaire, s'étonnait de la présence de Sénégalais en Martinique ? Son directeur de cabinet de l’époque a sans doute eu une amnésie pour ne pas lui dire que Césaire avait accueilli toute l’Afrique chez lui. Tout laisse à penser qu'il y a une absence d'ambition utile pour servir une cause commune basée sur un panafricanisme modernisé. M. Wade a toute la légitimité de relancer le FESMAN sur cette base. D'abord, il est l'un des rares intervenants vivants de la première rencontre des écrivains et artistes noirs en 1956 à Paris (le jeune juriste qu’il était avait  traité de notre relation au droit). Je ne doute pas non plus du panafricanisme de Wade,  encore moins de sa sensibilité à donner place à la diaspora. La preuve : le FESMAN III est dédié aux frères et soeurs des Amériques. Car aujourd'hui, la diaspora concentre en son sein des forces capables de dialoguer d'égal à égal avec l'Afrique-Mère. Finie l'Afrique mythique ou celle des "ancêtres bambaras". En somme, la diaspora a atteint son autonomie à la fois au plan spirituel, religieux et culturel. Les exemples de la santeria, du vaudou et du condomblé sont là pour montrer que les Dieux d'Afrique ne sont pas une simple survivance africaine mais sont dans les comportements, les pensées. Sur le terrain de la musique et des arts en général, la diaspora africaine dans les Amériques continue à tracer des sillons. Ces anonymes très nombreux qui habitent la zone qui va de Salvador de Bahia au Brésil à Salvador de Cuba attendent les retrouvailles avec l'Afrique. Le nom de l’Afrique a une résonnance particulière, car elle est synonyme d’humanité.

Alors, il faut donner à la Martinique la promesse faite à Césaire. D'abord le Sénégal doit oser le pari d'associer les animateurs culturels haïtiens, martiniquais, guadeloupéens, guyanais, réunionnais à la conception même de ce festival. Ainsi, ces porteurs d'utopie tisseront le lien rompu avec la diaspora. Le coordinateur général du FESMAN III et son ministère doivent comprendre que ce ne sont pas les personnalités et les grands noms qui feront de la manifestation de Dakar « un rendez-vous du donner et du recevoir ». Mais ceux qui gèrent la culture à Dakar ont-ils une petite dose d'ouverture d'esprit pour éviter que le FESMAN III ne soit le rendez-vous manqué de l'Afrique avec la diaspora ?


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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 14:23
Boutin reporte son déplacement
Christine Boutin, ministre du Logement, a renoncé à son déplacement aux Antilles prévus originellement du 12 au 17 février. Le ministre du Logement préfère venir après le carnaval, mais surtout après que l’examen de la LODEOM ne débute. Aucune date n’a été évoquée pour l’heure.

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 13:51
20 millions pour la reconstruction du Centre gérontologique du Raizet
L’Agence française de développement a débloqié un prêt de 20 millions d’euros au Centre gérontologique du Raizet pour sa reconstruction et l’augmentation de sa capacité. Le CGR est le principal établissement public de prise en charge des personnes âgées et le seul centre hospitalier de Guadeloupe spécialisé dans ce domaine. L’hôpital pâtit de l’exiguïté de son site et de la vétusté de ses bâtiments et équipements. Ces derniers ne répondent plus aux normes de sécurité et parasismiques et ne permettent pas de procurer aux patients un hébergement de qualité.
La reconstruction de l’hôpital, seule à même de permettre à la fois la modernisation, la diversification et l’accroissement de l’offre de soins, s’avère nécessaire. Elle permettra d’organiser une véritable filière gériatrique en proposant une large gamme de prises en charge et en répondant aux normes de haute qualité environnementale.

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 13:27
Jégo promet des réponses pour aujourd’hui
Interrogé, en marge de la signature des chartes des compagnies aériennes, sur la grève générale en Guadeloupe, Yves Jégo a indiqué : « Nous avons 100 demandes et nous avons des réponses à apporter pour ce qui concerne l’Etat, mais beaucoup concernent le patronat et les collectivités. Il faut maintenir la circulation mais aussi apporter de vraies réponses aux angoisses sur le pouvoir d’achat. » Il a assuré qu’il serait en mesure de présenter un tableau de revendications avec les réponses dans vingt-quatre heures, soit ce vendredi soir.

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 12:57
Des billets d’avion à bas prix : trois compagnies signent
15 % de billets d’avion au tarif le plus bas de la grille du 15 juin au 15 septembre, c’est la mesure principale sur laquelle se sont engagés, hier après-midi, au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer, les patrons d’Air France, de Corsair, Hervé Pierret, et d’Air Caraïbes, Jean-Paul Dubreuil, en présence de Patrick Karam et d’Yves Jégo.Devant les signataires, Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d’Air France, Hervé Pierret, PDG de Corsair et Jean-Paul Dubreuil, PDG d’Air Caraïbes,un parterre d’ultramarins issus du milieu associatif (forcément le Collectifdom qui a porté longtemps seul cette revendication), un ancien ministre de l’Outre-mer, Olivier Stirn, les conseillers Marie-Luce Penchard de l’Elysée et Marc-Etienne Pinault de l’Intérieur et cinq députés : Margie Sudre, Anne-Marie-Payet, Jean-Paul Virapoulé pour la Réunion, Alfred Almont pour la Martinique et Jean-Christophe Lagarde (Union du centre) pour le 5e DOM. Avant de laisser parler les signataires, Patrick Karam a rappelé que c’était un engagement du président Sarkozy et qu’il avait été nommé délégué interministériel pour cela, entre autres.
Pierre-Henri Gourgeon a indiqué que cela représentait 60 000 sièges vers les 4 DOM et que si l’effort était conséquent, « Patrick Karam et Yves Jégo nous ont aidé à forcer un mouvement, peut-être pas instinctif… sur des destinations que nous sommes fiers de desservir. » Corsair s’engage sur 50 000 sièges dès 2010 et a entamé l’effort pour cette année en ouvrant, il y a une semaine, 20 000 sièges à bas tarif. « Le raprochement des familles est la raison d’être de Corsair », a souligné Hervé Pierret. « L’outre-mer, c’est notre fonds de commerce, a dit à son tour, Jean-Paul Dubreuil, car nous sommes aux Antilles avec 800 employés là-bas ! »
Congés bonifiés et crédit de continuité
Le PDG d’air Caraïbes a rappelé d’abord que l’arrivée de la concurrence avait permis une chute des prix de l’ordre de 4% et que la destination était bon marché avec un prix au kilomètre inférieur à 4 cents d’euros, et que, dès 2009, il ouvrait 35 000 sièges à bas prix. Selon M. Dubreuil, ces nouvelles dispositions vont dynamiser le marché. Le secrétaire d’Etat a conclu en indiquant qu’il y aurait d’autres étapes dans ce dossier aérien avec la réforme des congés bonifiés et le crédit de continuité territoriale. Pour les congés bonifiés, le ministre a indiqué qu’il verrait les syndicats à partir début février pour obtenir un accord en juin et lancer la réforme au 1er janvier 2010. « Je vais ouvrir le bénéfice à tous les fonctionnaires dans tous les outre-mers et transformer ce droit en prime, dans des conditions beaucoup plus souples pour libérer les contraintes fortes sur les périodes difficiles. » Concernant le crédit de continuité, il a indiqué qu’avec 60 millions d’euros, l’agence de mobilité (qui va remplacer l’ANT) pourrait acheter en masse 150 000 billets à 2 cents d’euros du kilomètre, dès septembre prochain. « On peut aller à Marrakech pour 49 euros, pourquoi devrait-on payer 1500 euros pour aller dans le territoire national ? »

L’absence d’Air Austral
« On ne fait pas le bonheur des gens malgré eux », a répondu Yves Jégo quand on lui a demandé s’il ne regrettait pas l’absence d’Air Austral. Le secrétaire d’Etat a indiqué que Gérard Ethève, le patron d’air Austral, était d’accord sur certains points de la charte et qu’il avait aussi des ambitions avec l’A 380, qu’il l’avait écrit récemment à Patrick Karam. « Il y a de bonnes perspectives et nous aurons une charte avcc Air Austral d’ici peu », a assuré M. Jégo. Concrètement Air Austral s'engage pour les vols en cas de deuil et pour 12 000 sièges en saison estivale, soit 12 %.  L'an passé, Air austral en avait concédé 3 500.

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 00:03
Un siècle de Jenny, l’avant-première parisienne à la Pagode
Photos M
atthieu Rondel
A l’occasion de l’avant-première parisienne du documentaire de Federico Nicotra et Laurent Champenois, Un siècle de Jenny, le 19 janvier dernier au cinéma la Pagode, Yves Jégo a donné une partie en son honneur dans les salons du ministère de l’outre-mer voisin.
Jenny Alpha, tendrement entourée par les deux auteurs du film qui lui est consacré, Fédérico Nicotra et Laurent Champenois.
La chorégraphe guyanaise Norma Claire et la’actrice guadeloupéenne, firmine Richard sont venues rendre ghommage à la doyenne des comédiennes fraçaises.
Philippe Sioul, syndicaliste à la mairie de Paris (très impliqué sur le dossier des congés bonifiés) et l’ancien champion Joël Noyon.
Improbable cliché que celui de Charles Dagnet, président d’association et José Pentoscrope, président d’association…
Marie-Thérèse Lacombe, élue guyanaise UMP dans le 6e arrondissement avec ses voisins du 7e, Romain Mouton, le conseiller politique du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, et Annick Leroy, adjointe au maire d'arrondissement, Rachida Dati.
David Gore et David Fakeure (à gauche) sont les accompagnateurs musicaux de Jenny Alpha dans l’album La Sérénade du Muguet. Jacky Larochelle est le neveu de Jenny.
Le réalisateur Fédérico Nicotra et le journaliste sportif de France 3, le Martiniquais Mathieu Méranville.
Autour des deux animateurs Garry Cadenat et David Didier, les deux comédiennes Firmine Richard et Emilie Benoît.
Yves Jégo et l’avocat Bernard Solitude encadrent les frères Jean-Baptiste. A gauche, Lucien (qui s’apprête à sortir un long métrage le 25 mars, La Première Etoile avec Firmine Richard), à droite Alain.
Roland Pierre-Charles qui se fait désormais appelé Le Chaben Fondamental est avec Lima Fabien, Stany Coppet et Norma Claire.
Guy et Céline Numa, le père président d'association, et sa fille, avec Yves Jégo.
Avec Jacques Ambrosio, président d’association, Lorenza Mayer, présidente d’une associatio de Réunionnais.
Max Cilla, le flûtiste des mornes est avec Chantal Bastianelli, présidente de l’association Arts musicaux et expression.
Récemment décorée de la croix de chevalier de la légion d’Honneur, Jenny a eu droit à l’hommage du secrétaire d’Etat.



Un siècle de Jenny, le pitch
Plus vivante que jamais, Jenny Alpha, l’enfant quasi centenaire de Fort-de-France revient sur son parcours. Aimé Césaire au collège, Paris en 1929, Joséphine Baker, la Sorbonne, puis la chanson. La guerre, pouis la chanson, le jazz, le cinéma avec Louis Armstrong et Sidney Poitiers, Jenny et les pirates du rythme. Et puis un jour, le miracle ! A 75 ans, Jenny peut enfin monter sur les planches et jouer la comédie. Jules Amédée Laou, mais surtout Peter Handke, le scénariste de Wim Wenders… Et puis Mesguich, Genêt… Un siècle de Jenny, c’est sa vie, c’est le siècle.

Un siècle de Jenny, un film de 52’ de Fédérico Nicotra et Laurent Champenois, produit par Beau comme une image, beau comme les Antilles.

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 13:01
Les compagnies aériennes signent leur charte d’engagement volontaireCe jeudi après-midi, au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer, les patrons d’Air France, Air Caraïbes et Corsair signent chacun leur charte d’engagement volontaire par lesquelles elles accorderont pendant trois ans un quota de 15 % de siège au tarif le plus bas de la grille en vigueur, entre le 15 juin et le 15 septembre. La bonne surprise, c’est Air Caraïbes qui rejoint les deux autres compagnies qui avaient déjà finalisé leur charte, il y a un mois. C’est une « première mondiale » pour Patrick Karam, délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, artisan de cette opération, « en liaison », insiste-t-il avec le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo. Trois chartes pour trois compagnies aériennes, car chacune a défini elle-même ses concessions qui touchent tant au quota de places à prix réduit, qu’à un tarif social, la flexibilité ou des allègements tarifaires en matière de bagages, accompagnés ou non. Il n’y a qu’Air Austral, dans l’ensemble des DOM, qui n’a toujours pas envisagé de signer une charte, tandis que les Polynésiens, intéressés par une démarche similaire avec Air Tahiti Nui, ont saisi Patrick Karam.

Interview Jean-Paul Dubreuil, président d’Air Caraïbes
« Nous nous engageons à offrir 35 000 sièges à bas prix »

Combien de billets représentent ces 15 % de places en haute saison ?

Nous nous engageons à offrir dans une période des plus sensibles, 35 000 sièges entre le 15 juin et le 15 septembre. Cela représente 16 000 sièges pour la Martinique, autant pour la Guadeloupe et 4000 pour la Guyane.
A combien cela reviendra-t-il pour le voyageur ?
On s’engage sur les tarifs les plus bas ! Mais, c’est difficile de donner un prix. C’est variable. Mais le prix le plus bas disponible à cette période doit tourner autour de 600 euros.
Vous allez accorder 33 % de réduction sur le prix le plus bas de la basse saison pour le public défavorisé. Combien de places allez-vous ouvrir à  ces conditions ?
Tout va dépendre de la manière dont les gens seront distingués. Il faudra des catégories précises. Il appartient à la délégation interministérielle de préciser les critères sociaux et d’attribuer éventuellement une carte.
Vous avez renforcé les dispositions en matière de deuil. Qu’est-ce qui a changé ?
Jusqu’à présent, on faisait ça aléatoirement, là, ce sera permanent. On propose une remise de 250 euros sur le tarif disponible.
5% de places à bas prix, par vol, pendant les grandes vacances, est-ce possible ?
Nous ne sommes pas en mesure de le faire aujourd’hui. Patrick Karam y tient mais pour nous, c’est trop risqué actuellement. Tant qu’il n’y a pas une remise en cause du système des congés bonifiés dans son schéma actuel, nous ne sommes pas en mesure d’aller plus loin.
Pour accepter de faire ces concessions, quelles ont été les contreparties de l’Etat ?
Il n’y a aucune contrepartie. C’est une démarche individuelle de soutien économique à nos amis ultramarins. Il y a bien sûr eu la pression de Karam, mais on a fait de notre propre chef cet effort pour l’outre-mer. Nous nous engageons pour trois ans !
Et les pressions du président de la République qui a exigé cette signature, le 27 novembre dernier ?
Non. Il y a eu des échanges… Mais l’important, c’est la confirmation qu’Air Caraïbes est avec les Ultramarins et les accompagne.

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 20:37
Les Antillais célèbrent Obama à Paris
Ecran géant et salle de prestige, le VIP Room, rue de Rivoli à Paris. Il n’en fallait pas moins pour attirer un petit millier de supporters d’Obama. Invités à répondre présent à « l’appel pour une France unie dans sa diversité », par Dominique Soppo, président de SOS racisme, et Patrick Karam, délégué à l’égalité des chances des Français d’outre-mer. « Obama illustre l’unité que le peuple américain a montrée avec son vote historique, la France est menacée de fracture… », indique le préambule de cet appel pour vivre dans « une France ouverte et plus juste ».
Mise à part la mouvance SOS Racisme emmenée par Dominique Soppo, la plupart des soutiens à cet appel sont dans la mouvance présidentielle, puisqu’on y retrouve un ministre, Roger Karoutchi, les député UMP Frédéric Lefebvre, Michel Diefenbacher, Éric Raoult, Didier Robert, Nassimah Dindar, présidente du Conseil général de la Réunion. Mais au-delà de cette clique politique, des personnalités telles que Richard Prasquier, président du CRIF, Claude Bébéar, Jacques Martial, Calixte Beyala, Christine Kelly, Harry Roselmack, Sébastien Folin, Pascal Légitimus, Éric & Ramzy, MC Solaar, Firmine Richard, Jean-Claude Naimro, Dédé Saint Prix, Médhy Custos, Jane Fostin, Philip Lavil, Tony Chasseur, Lynnsha, Mokobé, Singuila… Tous n’étaient pas là, hier, mais toute la diversité française était représentée pour écouter le discours d’investiture du premier président noir de l’histoire des Etats-Unis dans ce lieu habituellement occupé par les noctambules. Dans le même temps, la mairie de Paris organisait elle aussi une retransmission sur écran géant, à laquelle participaient aussi nombre de compatriotes caribéens.

On a vuLe collègue sondier de RFO, Dominique Soppo et un poto !Patrick Karam, le délégué interministériel à l'égalité etc... et David Auerbach Chifrin, président de Tjenbé red, qui doit remettre un rapport sur les discriminations subies par les LGBT ultramarins.Jocelyn Lamberton, élu Modem d'Epinay sur Seine (93), président de l'ADA, de la FADFOM, membre de l'AMEDOM et qui arrive en Martinique le 27 janvier avec Edouard Carillon, le réalisateur de La rivale (en Martinique, Edouard, pas sur la photo) et à côté du conseiller municipal élu en 2008, Jocelyn Minatchy, Martiniquais, membre du Collectifdom.Jeannine Maurie-Bellay, la battante ! Elue sur la liste socialiste de Jean-Paul Huchon aux régionales d'Ile de France en 2004, elle est entrée en dissidence, furieuse du sort que son parti lui a fait aux législatives de 2007 en parachutant dans sa circonscription un candidat issu de... la diversité. Elle siège désormais avec les radicaux de gauche et a obtenu en décembre dernier le vote du financement d'une étude sur le prix des billets d'avion vers l'outre-mer. Elle mène la vie dure à Huchon qui ne manque plus de la citer sous peine de se voir engueuler. En voilà une qui compte bien être réélue en 2010 !Le président de La Villette, Jacques Martial, le Guadeloupéen, au micro de sa compatriote de RFO, Laurence Théatin.Phil Darwin, humoriste, roi de la stand up, et l'ex miss Guadeloupe, Sandra Bisson, devenue ambassadrice Activilong.Mara Marville, présidente du Club Ebene, professionnelle de la communication événementielle, et Marie-Jeanne Serbin-Thomas, directrice de la rédaction de Brune.Maître Jean-Marc Foy, à cheval sur les barreaux de Basse-Terre et de Paris, et le producteur et organisateur d'événements, le Saintannais Djoe Dunoyer.Marie-Line Mormin, Régine Privat et Daniel Dalin, respectivement membre, trésorière et président du Collectifdom.

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 18:22
ITW Erik Pédurand
« J’ai l’impression de prendre dix ans dans la gueule à chaque fois que je monte sur scène »
Vous avez sorti un album en novembre, chanté deux fois au New Morning... Comment et où cela a-t-il commencé ?

Je viens de Bergevin, La pwent même, dans ce berceau où il y a une grosse émulation artistique. C’est dans ce vivier artistique que j’ai grandi… Ce qui a motivé mon choix, c’est d’avoir eu des expériences comme Stardom, d’avoir collaboré avec des gens qui m’ont soufflé des textes. J’ai ressenti une grande frustration et je me suis dit que je ne pouvais pas chanter de chansons qui ne viennent pas de moi. Il faut vraiment que ça vienne de moi, vraiment que je crée ! Le besoin de créer est devenu presque vital. C’est arrivant en France, il y a quatre ans, que j’ai fait les rencontres qu’il fallait… Siam,  le compositeur arrangeur de l’album Chayé kow et Manuel Mondésir qui a monté le label Awimusic chez qui j’ai sorti l’album. Ce sont des gens avec qui je me suis senti suffisamment à l’aise pour me laisser aller à la création.
Est-ce facile pour un jeune artiste antillais d’arriver derrière ce qui existe ? Qu’apportez-vous de nouveau ?
On a une grande peur. La grande peur de ne pas être compris par ses pairs quand on veut proposer quelque chose. La peur aussi de ne pas être accepté… Je n’ai jamais pensé à ce qui s’est fait avant, j’ai pensé à la manière dont les gens prendraient ce que je leur propose. Dominique Coco qui a fait un gros travail concernant le changement de mentalité des gens vis-à-vis des chansons et des artistes créateurs, ou encore Soft, m’ont permis à moi d’avoir moins d’appréhension vis-à-vis du public guadeloupéen. Dominique Coco présente quelque chose qui est différent de ce qui a été fait avant et les gens l’acceptent. Moi, ça me permet de faire un pas en avant. Si Dominique n’était pas là, moi, à 23 ans, je n’aurai pas pu faire la musique que je fais là.
Quelles sont vos références musicales ?
La musique qui m’a fabriqué est un mélange de Gilbert Bécaud, de Brassens, de Stan Getz, Kassav… Toute la musique pop française, les chansons à texte en passant par Pascal Obispo ou des choses hyper high tech…  Mais c’est la soul qui me plaît et dans laquelle j’évolue facilement. La soul permet aux gens de se laisser aller à la tristesse profonde. Les gens peuvent chanter de manière très langoureuse, lancinante… Grâce à cette musique là, j’ai commencé à me sentir à l’aise.Au New Morning, le 16 janvier, en première partie de Dominique Coco.
Avez-vous un message à faire passer par vos chansons, vous contentez-vous d’exprimer des sentiments ?
Il y a les deux. Quand on fait un album, ça vient de soi… Un soir, on est en train de penser à soi, c’est très introspectif et on se dit qu’on va exprimer son ressenti, point barre. Et puis, c’est vrai que quand on a été révolté par quelque chose, on veut l’exprimer. Dans l’album Chayé Kow, j’aborde des thèmes comme l’acculturation et l’émigration. Qu’est-ce qui se passent quand des enfants antillais nés en France rencontrent leurs grands-parents aux Antilles ? Je parle aussi des amours déchirées à cause des séparations liées au départ…
Que voulez-vous dire avec Chyé Kow ?
Chayé kow, c’est, dans l’esprit soul, l’exaltation des sentiments. Laissez-vous emporter… Il y a une chanson dans l’album qui s’appelle Chayé Kow, mais je parle de quelqu’un qui ne veut pas se laisser trop aller…
Vous avez été nommé espoir 2009 par la FNAC et Mondomix. Comment, à 23 ans, on vit un tel début de carrière ?
J’ai l’impression de prendre dix ans dans la gueule à chaque fois que je monte sur scène. Ca me fout un trac, une adrénaline… Ce sont des émotions qu’on vit très très rarement.
On vous verra bientôt aux Antilles ?
Oui, ce sera courant février ou mars, et de toute façon, on me verra pendant les grandes vacances. Et puis le clip Si ou pa la va bientôt sortir !

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 20:09
En attendant la LODEOM, la loi Girardin reste en vigueur
Hier après-midi s’est réuni pour la première fois un groupe de travail coprésidé par Yves Jégo et Alfred Almont. Le ministre épaulé par ses collaborateurs Laurent Prévot et Isabelle Richard était face à une délégation de socioprofessionnels emmenés par Guy Dupont, de la FEDOM. Entre autres, Nicolas Vion de la Guadeloupe, Louis Asselin de la Martinique et un représentant, « vif », selon l’un des participants, de la Guyane. Comme avec l’intergroupe parlementaire, il a été question du fonds d’investissement exceptionnel (114 millions d’euros) et des projets d’investissements structurants afférents des collectivités. Concernant la LODEOM (loi de développement économique pour l'outre-mer), Yves Jégo leur a déclaré en substance que tant que le projet de loi n’est pas voté, tout est reporté. Ce « Tout », ce sont les mesures de la loi de finance sur la défisc et les charges sociales. La loi Girardin restera donc en vigueur plus longtemps. Ce groupe de travail devrait se revoir le 10 février, puis en mars avant que la loi ne vienne au Sénat, le 9.
Le gouvernement n’a pas décrété l’urgence pour la LODEOM, le texte sera examiné deux fois par chaque assemblée. Son adoption n’est donc pas pour avril !

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