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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 10:46

PRESIDENTIELLE

Taubira déterminée à y aller

Le congrès du Parti radical de gauche (PRG) qui se tient ce week-end à l’Aquaboulevard de Paris, est celui de tous les dangers pour Christiane Taubira. 2,34 % des voix en 2002, plus de 650 000 électeurs l’ont poussée à rééditer sa candidature à la présidentielle, le 10 juillet dernier. Le PRG doit décider, ce week-end, s’il investit ou non un candidat.

Un vote viendra sceller cette disposition dimanche midi. « On a 40 fédérations pour nous », assure Eric Montès, président de la coordination pour la candidature de Christiane Taubira au PRG. En face, il en aurait une bonne trentaine… Au milieu, indécis, une quinzaine. « Le résultat est très indécis, mais ils vont essayer de nous battre par sur le nombre de délégués, poursuit Montès. C’est un système de vote où les élus sont surreprésentés. » Le président du PRG, Jean-Michel Baylet tient la ligne contre la candidature Taubira. Il tient un deal avec le PS qui leur promet 34 circonscriptions aux législatives. Actuellement, le PRG a dix élus au Palais Bourbon. Eric Montès assure qu’ils sont hyper décidés et pense d’ailleurs que l’accord électoral est un marché de dupes. « Taubira et Zucharrelli, en Guyane et en Corse, n’ont pas besoin du PS. Et les circonscriptions qu’il nous laisse sont à droite à 70 % ». Cela suffira-t-il à faire pencher la balance ? Le spectre du 21 avril en terrorise encore !

(Photo Régis Durand de Girard)

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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 10:31

LMC : "Le Panama est chez moi !"

Lors de la visite de MAM aux Antilles, Lucette Michaux Chevry a déclaré, selon ce blog et France Antilles Guadeloupe : "A 74 ans, moi je dis à Jacques de ne pas y aller". Elle qui avait déclaré dans le même temps sur sa candidature dans la circonscrption de Lurel en 2007 : "Il faut savoir tourner la page. Mais si le vent rabat..." A la lecture de l'écho, la lionne a rugi et pris son téléphone pour demander un démenti à France Antilles. Affirmant que tout était faux, elle assène : "celui qui a écrit ça portait un Panama, le panama est chez moi !" Un beau panama montecristo oublié chez LMC, dans son palace à Gourbeyre.

Le 13 octobre, le Premier ministre s'est rendu en Guadeloupe. FXG n'y était pas. Mais en lisant l'article de l'envoyé spécial du Parisien, Didier Micoine, il apprenait que LMC s'est montrée en présence de Villepin arborant un "superbe panama crème"...

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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 10:22

Homosexualité aux Antilles

Xavier, 33 ans, vit à Paris depuis huit ans. Il n’a pas voulu mettre son nom de famille pour préserver ses parents (qui sont au courant de son orientation sexuelle) d’un sentiment d’humiliation vis-à-vis de leur entourage (Photo : Régis Durand de Girard).

Xavier, 33ans, membre de An nou allé, association de lutte contre l’homophobie

« C’est un délit de traiter les gens de pédé »

An nou allé, épaulé par Act up et la plupart des associations gays, fait une campagne contre les propos tenus par les premiers fédéraux socialistes de Guadeloupe et Martinique. Que leur reprochez vous ?

 

Nous ne nous élevons pas seulement contre les socialistes mais aussi l’UMP qui se réfère explicitement à des productions du Vatican pour justifier l’argumentaire de Sarkozy contre le mariage homosexuel. Nous nous battons d’abord contre un retour en force du religieux dans le discours politique. Nous, avons demandé au PS de prendre des mesures disciplinaires contre Jules Otto et Marlène Lanoix. Victorin Lurel ne nous entend pas, seul Malek Boutih, secrétaire national à l’intégration au PS nous a écouté.

Allez-vous utiliser l’arme du outing qui consiste à révéler l’homosexualité d’hommes ou de femmes politiques antillais ?

Non. Il faut que les homosexuels s’assument de manière paisible et que les gens apprennent à considérer que ce ne sont pas des moitiés d’êtres humains. L’homophobie est d’abord un populisme. Les hommes politiques ne sont pas homophobes, mais leur discours s’alimente de ce qu’ils pensent être l’état d’esprit de la population. C’est cela qui renforce le sentiment d’homophobie.

La vie est difficile pour un homosexuel aux Antilles ?

Comment expliquer que des Antillo-Guyanais se sentent mieux loin de chez eux. Ce n’est pas normal de ne pas se sentir bien chez soi. Les citoyens doivent savoir que c’est un délit de traiter les gens de pédé et les homosexuels doivent aussi pouvoir compter sur la loi pour que la peur change de camp.

 

 

 

 

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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 08:58

Desnel au musée Dapper

Les éditions Desnel étaient partout pour Lire en fête, à Médétom et au Dapper. Suzanne Dracius, l’écrivain, Félicien Jérent, le diseur de mots, ont accompagné l’éditeur, Jean-Benoît Desnel. Outre les présentations d’ouvrages, Félicien Jérent a fait des lectures tirées de Prosopopée, un collectif poétique. « Il faut lire pour le plaisir, pour le savoir et la confrontation entre oralité et écrit », selon Suzanne Dracius.

 


Ecrit sur un pocket

Didier Mandin, Guadeloupéen de 29 ans, né à Paris, grandi près de Melun, sort son premier livre, Banlieue Voltaire chez Desnel. « Un texte plein de tonus et de réflexion, empreint d’humour et d’ironie voltairienne », selon la directrice de collection, Suzanne Gracius. Didier Mandin s’est projeté dans les deux héros de son livre : le narrateur surnommé Voltaire et son pote Ludo, deux négropolitains. Une équipe de journaliste vient les voir et leur propose de faire un reportage de fond sur les Antillais de la banlieue en passant un an avec eux. Ludo est le sujet de cette enquête que raconte Voltaire. Didier Mandin fait du marketing ethnique dans les nouvelles technologies. Il dit avoir toujours eu le goût de l’écriture. Cette fois, il a voulu « concrétiser, aller au bout ». « J’ai écrit 90 % de ce livre sur mon pocket, au stylet, dans le RER ou le métro… » Il a déjà un deuxième ouvrage en cours. Il n’en dit rien et met jalousement la main sur son pocket PC.

 


Désirade… Enfin une monographie

Marianne Bosshard, chercheur américain, enseignante à l’académie navale des Etats Unis, vient de signer aux éditions Jasor une superbe monographie consacrée à la Désirade. La Désirade, Gibraltar des îles du vent est préfacé par Maryse Condé et René Noël. Marianne Bosshard vient régulièrement en vacances à la Désirade. Cet ouvrage est le résultat d’un travail universitaire. Marianne Bosshard est une amie de Maryse Condé.

 


Pas de prison pour le vent, la pièce d’Alain Foix publiée

Pas de prison pour le vent, la dernière pièce d’Alain Foix, vient de sortir aux éditions Jasor. Ce texte qui met en scène deux figures emblématiques, l’Américaine Angela Davis et la Guadeloupéenne Gerty Archimède, a été monté au CMAC et à l’Artchipel. Les deux femmes se sont effectivement rencontrées en Guadeloupe dans les années 1970. Angela Davis en parle dans son Autobiographie et Alain Foix est allé voir les proches de Gerty Archimède pour alimenter son dialogue.

 


Haïti, le pays hanté d’Elvire Maurouard

« Haïti, c’est Antigone ! Elle avait toutes ses chances, mais elle a défié Créon et elle s’est suicidée. La France, les Etats-Unis ont miné le pays pour le garder mort. » Comme l’esclave haïtien, jadis, se tuait pour retourner au paradis, la Guinée, l’ailleurs, l’exotisme de l’Haïtien, c’est la mort. « C’est cette séduction de la mort qui a subjugué Antigone. Haïti est une Nation pure habitée par les mêmes instincts, le même élan. » Elvire Maurouard évoque encore Défilée la folle, l’égérie haïtienne qui a donné une sépulture à Dessalines. Haïti, le pays hanté est publié chez Ibis Rouge. Elvire Maurouard est née à Jérémie. Docteur ès lettres, elle enseigne dans une école supérieure de commerce à Bercy (Paris).

 


Koba, une œuvre martinico-guadeloupéenne

Suzy Ronel est guadeloupéenne, Jacques Luder est martiniquais. Ils vivent tout deux à Paris. Elle a écrit Koba, un récit destiné à la jeunesse ; il a réalisé les illustrations. Ibis rouge jeunesse est l’éditeur. Jacques Luder, qui ne vit pas encore de son art (il est dans le milieu associatif) est venu faire quelques dédicaces à Médétom.

 


La Guyane vichyste vue du bagne

Jean-Henri Brenier, désormais établi dans la Drôme, a vécu 33 ans à Saint-Laurent du Maroni. Sa grande silouhette surmontée de son chapeau australien noir y est bien connue. C’est là-bas qu’il a recueilli les confidences d’un ancien bagnard et qu’il a enquêté auprès des vieilles personnes de Saint-Laurent pour bâtir ce récit où il raconte le bagne durant la dernière guerre mondiale. Des témoins racontent comment ils ont appris la lecture ou la mécanique auprès de certains bagnards. « Je raconte l’histoire d’un colonel vichyste qui voulait exterminer les bagnards. Il les emmurait quinze jours, puis les libérait et les condamnait à mort. » Il y est question de l’exécuteur en chef des sentences criminelles, le bourreau Mouche à bœuf. Le bourreau du bagne s’est suicidé en retournant la guillotine contre lui en 1943 et le général de Gaulle a gracié les bagnards.

Long fut le chemin, chez Ibis rouge.

 


Humus

Fabienne Kanor publie Humus, chez Gallimard, collection Continent noir. La Martinquaise est venue faire une lecture de son ouvrage, sur la scène de l’auditorium du musée Dapper. Salué par le Monde des livres au côté du Nègre marron de Raphaël Confiant, Humus est présenté comme une variation poétique autour d’un fait relaté sur le journal de bord du capitaine d’un navire négrier. Il écrit le 23 mars 1774 : « Quatorze femmes noires se seraient jetées à la mer. » Fabienne Kanor s’en empare et imagine cette traversée allant de Nantes à Saint Domingue en passant par Badagry. Et propose une histoire pour ces femmes.

 


Jenny Hipocrate, Taylor Fixy et la drépanocytose

On connaît Jenny Hipocrate, femme de nombreux combats qu’elle exprime par ses livres et son engagement associatif. (l’inceste, la drépanocytose). Cette fois, c’est son fils Taylor, 14 ans, né avec la drépanocytose qui témoigne sur sa vie. « La drépanocytose, je vis avec », à conseiller à tous ceux qui n’ont pas idée de la difficulté de vivre avec cette maladie spécifique aux Africains et Caribéens, si peu connue au-delà des mers et si douloureuse. Moi ça va, et toi ? Delma éditions.

 


Dialogue de maîtres

Après-midi littéraire dans le salon Félix Eboué du ministère de l’Outre-mer. Public religieux à l’écoute d’un dialogue à voix haute entre deux maîtres de la littérature martiniquaise, Edouard Glissant (78 ans), président d’honneur de ce salon, et Patrick Chamoiseau (53 ans). Deux générations, deux regards. Le thème de leur échange : les mémoires des esclavages et de leurs abolitions. Surprenant monsieur qu’Edouard Glissant. Il écoutait Patrick Chamoiseau parler, les yeux fermés, la tête inclinée. On pouvait penser qu’il dormait. Et à peine Chamoiseau achevait-il sa répartie qu’il enchaînait d’une voix assurée, claire, le port de tête relevé et l’œil vif. Un homme très attentif… Cet échange était d’autant plus intéressant qu’Edouard Glissant a été nommé, en janvier dernier par Jacques Chirac, président de la mission chargée de la création d’un centre national consacré à la traite et à l’esclavage. Les deux hommes ont achevé par une lecture commune des textes d’Edouard Glissant.


ECHOS

Christiane Falgayrettes-Leveau en mission en Martinique

La patronne du musée Dapper sera en Martinique à compter du 24 octobre. Il s’agirait d’une mission. Nul doute qu’après Brésil, l’héritage africain, somptueuse exposition qui a tenu l’affiche pendant six mois l’an passé, le musée Dapper prépare quelque chose de beau sur la Martinique !

 

Max Rippon à Saint-Malo

L’écrivain Galantais, Max Rippon sera à Saint-Malo pour le départ de la route du Rhum. Il viendra parler de son livre, Le dernier matin, aux collégiens des établissements maloins Dugay-Trouin et Surcouf, le 24 octobre.

 

Tony Delsham fait voter les internautes

Le prolifique auteur martiniquais, Tony Delsham (24 romans, 7 pièces de théâtre à son actif) est en train de murir son dernier opus. « Il devrait s’appeler Paris, tu me fais chier. Ma femme trouve ça vulgaire, mais je tiens à mon titre », raconte-il. Alors, il a lancé un sondage via Internet. Il a demandé leur avis à Dominique Bussereau et à l’attaché de presse de Renaud Donnedieu de Vabres. « Si le nom l’emporte, je l’appellerai Paris il faut que tu saches.

 

L’histoire de la Guyane arrive par le prochain cargo

Ibis rouge publie enfin les actes des colloques de novembre 2005 sur l’histoire de la Guyane. Cette somme réalisée sous la direction de Serge Mam Lam Fouck et Jacqueline Zonzon est sortie des presses la semaine dernière et sera en Guyane « par le prochain cargo », foi de Jean-Louis Malherbe, l’éditeur. L’ouvrage est très attendu.

 

Jean-François Rozan en librairie en novembre

Depuis que le temps que l’on parle du fameux manuscrit de Jean-François Rozan ! Quelques initiés l’ont déjà lu, comme le préfet Dominique Vian. Il est vrai que ces deux là ont eu l’occasion de se connaître de près ou de loin, en Guadeloupe, mais aussi dans les Alpes maritimes. Mémoires d’avant la nuit sort à la mi-novembre chez Jasor. De l’enfance méditerranéenne, au maquis du Vercors, Jean-François Rozan se raconte. L’aventurier personnage, qui a été condamné dans les années 1980 pour avoir tenté de faire chanter son beau-père, avant de devenir l’hôtelier du Hamac et le négociateur entre la préfecture et les indépendantistes pour arracher une trêve pour la route du Rhum 1986, déroule sa vie de façon trépidante. C’est une épopée qu’on voudrait déjà, avant même de l’avoir lue, voir porter à l’écran !

 

 

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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 17:01

VOYAGE OFFICIEL

MAM en tournée antillo-guyanaise

Le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, fait un déplacement aux Antilles et en Guyane, du 25 au 29 août prochains. Le ministre avait évoqué l'idée de sa venue dans la région après le décès du gendarme Klein, à Saint-Martin. Décès survenu à l'occasion d'un contrôle routier et qui avait entraîné une vague d'émotion chez les gendarmes et les Saint-Martinois. Finalement, MAM semble avoir estimé que l'heure est propice à sa venue. "C'est son premier déplacement aux Antilles", souligne-t-on au cabinet du ministre où l'on rappelle que l'outre-mer et la métropole ne sont qu'un et que nos forces ne sont pas prépositionnées aux Antilles-Guyane, mais qu'elles y ont leur place naturellement... Accompagné d'une dizaine de journalistes de la presse nationale, MAM s'envolera à bord de l'Airbus A 319 de la République le 25 au soir pour se poser le même jour en Guadeloupe. Sa première journée antillaise sera essentiellement consacrée au SMA, après un dépôt de gerbe au Champ d'Arbaud et un survol de l'archipel. Rien au programme sur le 41e BIMa dont on sait qu'il fût naguère menacé de dissolution. En fin de journée, la délégation ministérielle s'envolera pour Saint-Martin. Le 26, MAM sera toute entière aux gendarmes. Elle dévoilera une plaque à la mémoire du major Klein et participera à un contrôle routier. Selon son entourage, MAM devrait faire un saut à Saint-Barthélemy, "une visite républicaine aux autorités locales". La ministre s'y rendra sans la presse. A la mi-journée, cap sur la Martinique. Au programme des rencontres "républicaines" voire politiques, et un dépôt de gerbe à la Savanne. S'ensuivront une visite au fort Saint-Louis, un tour à bord du Ventôse, un crochet au centre d'aguerissement du François avant de gagner la base aérienne du Lamentin. Puis départ pour la Guyane où la délégation est attendue le 28 août au soir. La journée du 29 débute par une halte à Kourou et une visite au 3e REI, puis un tour à Mana où un gendarme a trouvé la mort en janvier dernier et un rendez-vous, sans doute plus politique, à Saint-Laurent du Maroni, chez Léon Bertrand. "Mais sans son compagnon...", commente-t-on un rien acerbe, rue Saint-Dominique. Donc pas de photos de charme sur les pirogues du Maroni. La journée s'achèvera par une participation à une opération Anaconda. Le ministre repartira pour Paris, le 29 au soir, pour être présente au conseil des ministres du 30 août.

MAM devrait profiter de cette tournée antillo-guyanaise pour sonder ses amis politiques, tâter le poids de Sarko sur place, car celle qui a été présidente du RPR et qui n'a pas exclu de présenter sa candidature à la candidature, compte peser dans la campagne. Et longtemps MAM a été de ceux qui n'avaient qu'une formule aux lèvres : "TSS... Tout sauf Sarko". Alors comme tous ceux qui l'ont précédé, elle vient prendre la température.

F.-X. G.

 

POLITIQUE

De Messmer à MAM

 

Michèle Alliot Marie (MAM) est arrivée à 0 h 30, samedi à Pointe-à-Pitre. Accompagnée d’une petite délégation et d’une huitaine de journalistes métropolitains, elle a débuté en Guadeloupe un périple de quatre jours de la Guadeloupe à la Guyane en passant par Saint-Martin et la Martinique. Ce voyage – « Le premier d’un ministre de la Défense depuis quelque quarante ans, avec Pierre Messmer », a-t-elle souligné – a été décidé en février, à la suite du décès du gendarme Clin à Saint-Martin. « J’aime tenir mes engagements », a-t-elle déclarée. Mais c’était aussi pour visiter les forces armées des Antilles, « une région où les troupes françaises tiennent un rôle sécuritaire, luttent contre le trafic de drogue et l’immigration clandestine, et où elles jouent aussi un rôle social » (voir par ailleurs la visite au RSMA). Elle a encore expliqué son déplacement parce que « les Antilles et la Guyane ont un rôle de diffusion de l’image de la France et de l’économie française dans la zone ». Et puis bien sûr, la politique… En cette période préélectorale, il était important à celle qui a dirigé le RPR d’affirmer ses positions dans une région où les ministres et autres pointures politiques se bousculent au portillon. Une journée en Guadeloupe continentale, une autre à Saint-Martin. MAM est passée.

F.-X. G.


IMAGE

 

 

Tradition au champ d’Arbaud

Samedi à 9 heures, le ministre s’est rendu au champ d’Arbaud à Basse-Terre pour déposer une gerbe aux victimes des deux guerres mondiales. Pour l’accueillir, le préfet, le commandant militaire de Guadeloupe, le commandant supérieur des forces armées aux Antilles, le maire de Basse-Terre, la 1re vice-présidente de Région, Josette Borel et le vice-président du conseil général, Jacques Anselme. Inspection des troupes, salut et petits échanges cordiaux avec les anciens combattants : « Ancien combattant, mais toujours jeune », a-t-elle dit à Henri Bélaise, un ancien d’Indochine.

 


MAM aux militaires du SMA

A l’issue de sa visite au 2e RSMA, MAM a prononcé un discours où elle a rendu hommage aux cadres et volontaires de la Jaille. Elle a dit « sa joie profonde, son estime, sa reconnaissance, son intérêt et son plaisir » de les rencontrer. Rappelant comment, après la fin de la conscription en 1995, le SMA, appelé à disparaître, avait été maintenu et orienté vers une mission nouvelle d’insertion professionnelle et sociale pour les jeunes d’outre-mer, elle a réaffirmé que l’armée savait « le mieux mettre en œuvre le principe républicain de donner une chance à ceux que la vie n’a pas doté des meilleures conditions de réussite ». Consciente que pour un militaire, cette mission peut sembler loin du métier des armes, elle a salué leur capacité à « recruter, former, insérer » et souligné combien leur réussite avait permis de mettre en place en métropole le dispositif Défense deuxième chance, et à l’international, en Afrique, des centres de formation directement inspirés du SMA. Aux jeunes volontaires, elle a adressé des félicitations et des encouragements. «  La récompense, c’est votre réussite ! »

 

 

Réunion publique à Baillif

Samedi après-midi, MAM était l’hôte de Marie-Lucille Breslau (MLB). Une réunion publique, orchestrée par LMC, a réuni les fidèles de Lucette à la mairie du Baillif. « C’est une réunion politique », assurait Brigitte Rodes. Pour accueillir MAM, LMC et MLB, bien sûr, mais aussi Jean Laguerre, président de l’association des maires, Robert Racon, maire de Bouillante, Aramis Arbau, ancien maire de Vieux-Habitants, Simon Barlagne, ancien maire de Saint-Claude, transformé à l’occasion en cameraman, Mme Jacoby-Koaly, adjointe au maire (Obj Guadeloupe) de Morne-à-l’Eau, et encore Colette Koury, présidente de la CCI de Pointe-à-Pitre. Mais ni Joël Beaugendre, ni Gabrielle Carabin, ni Laurent Bernier (président d’Objectif Guadeloupe) n’étaient là. Brigitte Rodes, commentant la réunion privée entre MAM, LMC et MLB avant les prises de paroles publiques, lâchait : « Ce sont les femmes qui mènent le monde si elles sont unies. » Allusion à peine voilée à Mme Carabin… Pendant que les journalistes métropolitains cherchaient à comprendre le sens politique du voyage de MAM aux Antilles (vient-elle chercher des soutiens et notamment celui de LMC ?), Lucette prenait la parole et, tutoyant MAM, « sa copine » lui taillait presque un costume de présidentiable. MAM a salué LMC, « une femme de caractère » ‑ formule qui a déclenché un tonnerre d’applaudissements ‑, « une femme de conviction et de fidélité ». Les deux femmes partagent, il est vrai, cette fidélité à Jacques Chirac. MAM a cité le général de Gaulle pour refuser l’idée du « déclin de la France » et pour mieux saluer les dissidents : « Je sais le rôle des Antillais dans la libération de la France contre l’envahisseur nazi. » Phrase qui a déclenché une nouvelle salve d’applaudissements. « Soyons fier d’être Français, soyons fiers de la France ! », a-t-elle dit en conclusion.

Devant le parvis de la mairie, MAM s’est ensuite livrée à une sorte de meeting improvisé. Entre deux biguines, elle a repris le micro pour s’en prendre aux candidats socialistes, pour faire applaudir Jacques Chirac et saluer les Antilles, « un atout formidable pour notre pays ».. Puis, elle s’est laissée aller, tout comme Lucette, à danser dans la foule, sur un air de biguine.

Pendant ce temps, des spectateurs saluaient « la sagesse de cette femme », « cette visite apréciable », en opposition à la « visite rapide » de Nicolas Sarkozy, pour lâcher au final : « Mais nous, aux présidentielles, c’est Sarko ! »

F.-X. G.

 

 

LMC : Pourquoi pas MAM ?

 

 

« Il faut que la droite se rassemble pour gagner. Il n’y a pas de candidature incontournable. Ce serait prématuré et il est normal que tout le monde soit sur le terrain. Pourquoi pas MAM ? Il faut mesurer ses chances. J’aime Nicolas Sarkozy car c’est un avocat, un débatteur. J’aime MAM pour sa force de conviction et la hauteur de sa sagesse. Je veux un homme ou une femme qui est des bretelles ! J’ai eu les confidences de MAM et elle ne m’a pas dit qu’elle était candidate. J’attends de voir si Nicolas et Michèle sont candidats et je déciderai. J’adore Jacques Chirac, mais je ne serai pas candidat à sa place. A 75 ans, je pense que Jacques ne doit pas y aller. »


A SAINT-MARTIN

« A Saint-Martin, c’est aussi l’image de la France qui est en jeu. »

 

 

Michèle Alliot-Marie a consacré la matinée de dimanche aux gendarmes de Saint-Martin. Elle s’est d’abord rendue à la caserne de la Savane où elle a retrouvé Albert Fleming, Louis-Constant Fleming et Louis Mussington. Les trois élus et le ministre ont échangé, en  présence des gendarmes, quelques propos sur la délinquance à Saint-Martin, sur l’implication de l’Education nationale et sur les projets d’implantation d’un parquet et d’une maison d’arrêt. MAM s’est fait présenter l’ensemble des nouveaux moyens dont dispose le commandant de compagnie, le capitaine Baras. Après une visite des locaux, elle a dévoilé une plaque à la mémoire du gendarme adjoint volontaire Gouard, décédé le 28 août 2005, puis, à la caserne de Marigot, une autre plaque à la mémoire du major Clin tué en février dernier. Sa visite était très attendue et MAM a eu beaucoup d’attention pour les épouses de gendarmes, malgré l’absence de la veuve du major, rentrée depuis en métropole. «  C’est la première visite d’un ministre de la Défense en fonction », a-t-elle d’ailleurs souligné lors de son allocution à la Savane. « L’impact négatif de la délinquance sur l’économie est une atteinte au développement touristique de Saint-Martin. » Et plutôt que de s’éterniser en un long discours, elle a terminé en allant au contact des gendarmes et de leurs familles. Avant de s’envoler pour la Martinique, elle a participer à un contrôle routier sur la route des Terres Basses, sans passer par la mairie de Marigot.

F.-X. G.

 

L’affaire Clin

Selon le conseiller juridique du ministre de la Défense, MAM a saisi le garde des Sceaux le 12 février dernier. Les deux informations judiciaires ouvertes par le parquet de Basse-Terre, l’une pour homicide, l’autre pour outrage et propos racistes ont été clôturées par le juge d’instruction le 16 mai dernier. Deux ordonnances de renvoi devant le tribunal correctionnel ont été rendues. Deux personnes (une pour l’homicide, l’autre pour l’outrage) devraient donc être jugés d’ici fin 2006, début 2007.

 

 

 

 


Leur avis

 

Albert Fleming, maire de Saint-Martin

« Tous les ministres qui passent à Saint-Martin, c’est important, car on peut soulever les problèmes. Michèle Alliot-Marie a la responsabilité. Son déplacement lui permet de constater par elle-même. Je n’en dirai pas plus. »

Louis-Constant Fleming, conseiller général

« Il fallait que MAM vienne voir dans quelles conditions travaillent les gendarmes. Il y a eu les malheureux accidents qui ont coûté la vie à deux hommes, le ministre vient. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Saint-Martin est passé de 8 000 à 35 000 habitants et les parents sont plus intéressés par les retombées économiques que par l’avenir de leurs enfants. »

Louis Mussington, conseiller régional

« Je n’attends pas grand chose car le ministre de la Défense n’est pas concerné par le dossier de l’évolution statutaire qui est ma priorité. Je n’ai pas apprécié ses déclarations odieuses sans attendre le résultat de l’enquête judiciaire. Pour ces propos excessifs, j’attends ses excuses à la population saint-martinoise. »


ECHOS

Lucette, la 4e circonscription et la droite locale

 

 

Interrogée par France-Antilles sur ses intentions pour les prochaines législatives, LMC qui déclarait souffrir d’une crise de paludisme, a confié : « On me demande de me présenter. Ca crée de l’agitation. Mais je ne fais pas n’importe quoi… On m’accuse de vouloir opposer Objectif Guadeloupe à l’UMP, mais Objectif Guadeloupe a pour mission de rassembler toute la droite. On est jaloux parce que je connais bien MAM. » LMC a peut-être tourné la page, mais comme elle le dit, « si le vent rabat la page… »

MARTINIQUE

 

La Martinique est la plaque tournante de la lutte contre le narcotrafic

Au cœur de la visite martiniquaise du ministre de la Défense, sa visite à bord de la frégate Ventôse. MAM a été l’hôte du capitaine de frégate Eric Girard, en fin de matinée, hier. Le Ventôse est l’outil opérationnel des forces armées des Antilles dans la lutte contre le narcotrafic. A son bord, 90 hommes d’équipage et un détachement aéroporté d’un potentiel de 24 commandos marine. La ministre est arrivée à bord du Panther, l’hélicoptère de combat attaché à la frégate, l’aéronef qui joue un rôle central dans l’interception des embarcations servant au trafic.

Avec un plein de gazole, le Ventôse peut faire le tour du monde. Sa zone d’action, la Caraïbe, est aussi grande que l’Europe. Avec le Panther, le Ventôse est un outil redoutable qui œuvre à la lutte contre les trafics, la surveillance de nos côtes, la lutte contre la pollution en mer, la police des pêches et la sauvegarde des vies humaines. La frégate sert aussi, comme cela a été le cas avec l’opération Carbet en Haïti, dans le cadre des missions de projection. Mais comme l’a fait remarquer le pacha du Ventôse à MAM, la menace reste avant tout le narcotrafic. Le ministre a d’ailleurs salué les marins, « ceux qui luttent pour la souveraineté française et le respect des lois ». Après avoir visité les installations et assisté à une démonstration d’interception de go fast par le Panther depuis le pont arrière de la frégate, la ministre a souligné le leadership de la France dans la région et sa volonté de coopération. «  Face à l’ampleur du phénomène, l’échange de renseignements et les actions conjointes menées avec les Américains, Hollandais et Anglais est indispensable, mais il est important que d’autres pays s’y joignent. La Martinique, a-t-elle insisté, est la plaque tournante de la lutte contre le narcotrafic. » La zone maritime Antilles-Guyane est le lieu de convergence de trafics commerciaux entre les Amérique, l’Europe et Pacifique, via Panama. « C’est une zone stratégique, mais qui est aussi fragile », a rappelé MAM, évoquant les flux de cocaïne, de marijuana mais aussi de clandestins. « Ici, se joue un rôle essentiel de défense de la souveraineté française. » Le ministre a insisté pour dire l’impact sur l’économie mondiale en rappelant les liens entre narcotrafiquants et le terrorisme international. « La marine aux Antilles joue un rôle stratégique et est un atout remarquable dans le contexte géopolitique actuel. » Avant de s’envoler pour le centre d’aguerrissement du François, la ministre  a conclu son allocution par un « bon vent à tous ».

F.-X. G.

 

 

L’hommage à Dimitri Paray

« Les militaires servent avec courage et détermination, un idéal élevé » et paient parfois le prix fort. A bord du Ventôse, la ministre a tenu à rendre hommage aux deux militaires français tués vendredi dernier en Afghanistan et elle n’a pas hésité à y associer le caporal Dimitri Paray du 33e RIMa, décédé dimanche dans un accident de moto.

Le palmarès du Ventôse

En trois ans, la frégate Ventôse et son équipage a su obtenir un beau bilan. 7,5 tonnes de drogue ont été saisis, 9 navires de trafiquants ont été arraisonnés. En cumulant 197 jours d’opération NARCOPS, la frégate a occasionné une gêne considérable pour les trafiquants les obligeant à annuler bon nombre de livraisons.

En mai 2005, les hommes du Ventôse ont arraisonné une tapouille vénézuélienne, l’Henry Mary. A bord, il y avait 900 kilos de cocaïne. Lors de la même mission, un go fast de type Eduardo, transportant 2 tonnes de cocaïne a été appréhendé. En juin dernier, c’est une opération de police des pêches en Guyane qui a permis de réaffirmer la souveraineté française à l’embouchure de l’Oyapock. Deux tapouilles ont été déroutées, cinq filets  de 4 km détruits et 14 ressortissants brésiliens interpellés.

 

Démonstration ministérielle

 

Sur le pont arrière du Ventôse, la ministre a assisté à une simulation d’interception. Une vedette de la gendarmerie a pris le rôle d’une embarcation de trafiquants, voguant à plein régime. Pris en chasse par le Panther, la course dure peu avant que la procédure ne démarre. Cette approche de reconnaissance a pour objet de stopper le go fast par des injonctions d’arrêt en application du droit international (appel VHF et affichage de panneau STOP sur l’aéronef). Comme le pilote n’obtempère pas (c’est souvent le cas), l’hélicoptère passe à la phase d’intimidation. Un tireur d’élite fait feu au devant de l’embarcation. Ce sont des tirs d’avertissement pour traduite la volonté de l’Etat à exercer son contrôle. Comme cela s’avère insuffisant (c’est là encore souvent le cas), l’hélicoptère passe à la phase de neutralisation. Il s’agit de tirer (après feu vert du préfet de Martinique qui a reçu une délégation permanente du Premier ministre) sur le moteur du go fast. Une fois cette phase accomplie, une équipe de commandos ou fusilliers marins vient à bord procéder à l’interpellation des trafiquants, suivie d’une brigade de protection, une équipe de visite qui procède à la fouille et à la sauvegarde des éléments de preuve.

 

MAM en Guyane

L’étape guyanaise du ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie (MAM) venait après trois jours d’un marathon qui l’a conduit en Guadeloupe, à Saint-Martin et en Martinique. MAM a donc choisi de faire sa rentrée politique aux Antilles-Guyane tandis que les socialistes étaient en convent à La Rochelle et que le reste de l’UMP se préparait à son université d’été à Marseille, vendredi prochain. Arrivé à bord de l’A 319 de la République lundi soir, le ministre a pris ses quartiers à la résidence préfectorale, tandis que le reste de sa délégation (dans laquelle se trouvait des journalistes de l’AFP, Gamma, Europe 1, France 2, Le Parisien et Le Monde) s’installait au Novotel. Timing ultra chargé ce mardi qui a été consacré presque exclusivement aux forces armées en Guyane (FAG). Après un dépôt de gerbe à la place du Coq, tradition républicaine oblige, le ministre s’est rendu au PC des FAG où elle a été briefée sur le dispositif interarmées sur place. Un quart d’heure plus tard, la délégation embarquait à bord de trois pumas pour se rendre au centre spatial à Kourou. Nouveau briefing vantant le port spatial européen, puis départ pour le siège du 3e REI, en charge de la protection du site (un espace presque aussi grand que la Martinique !). A aucun moment, elle n’y a évoqué les événements survenus à Kourou début août et mettant en cause des légionnaires. La visite terminée, les trois pumas sont repartis pour Saint-Laurent où Léon Bertrand attendait MAM. La ministre a été invitée à rencontrer les responsables locaux de l’UMP au restaurant le tipie créole, la cantine de M. Bertrand. Après quelques échanges de cadeaux, les convives sont passés à table. MAM a aussitôt pris la parole pour tenir un discours affirmant ses convictions et sa vision gaullienne de la République. MAM qui a décidé de peser de tout son poids dans la campagne présidentielle (elle annoncera son choix de se présenter ou non à la candidature en janvier 2007) n’a pas eu de phrase assassine contre Nicolas Sarkozy. Elle a réservé ses flèches aux socialistes, s’en prenant violemment aux 35 heures. Une assiette de boudin crudité et une tranche de gigot de tapir plus tard, l’équipée ministérielle, privée de dessert et de café, s’est rembarquée à bord d’un puma pour gagner Mana. Là, elle a rendu visite aux gendarmes et dévoilé une plaque à la mémoire du major Claverie. Pendant ce temps le reste de la délégation, à bord des deux autres pumas, se rendait dans la zone de Saint-Hélie, sur un site d’orpaillage clandestin où gendarmes et RIMa achevaient une opération Anaconda entamée samedi. La presse prépositionnée, le ministre pouvait arriver. La procureure de Cayenne, présente elle aussi, avait l’air très intéressée d’avoir un tête à tête avec MAM. Ce qui lui a été accordé. Après une petite heure sur place, les trois hélicos sont repartis au-dessus de la forêt. Il ne manquait que l’air de la Walkyrie et l’on se serait cru dans Apocalypse now ! A Rochambeau où l’Airbus était déjà prêt au départ, MAM a tenu un discours à l’adresse des militaires auxquels elle a consacré le reste de son temps. S’adressant en particulier aux hommes et à leurs épouses, elle a salué leur dévouement à l’idéal républicain, à la France. A 17 h 30, l’Airbus quittait le sol guyanais. Il fallait être renté à Paris pour le conseil des ministres.

F.-X. G

 

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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 11:12

DANS LE VENT

Un tube pour Ségolène

Quand sur l'air de Célimène (David Martial et Gilles Sommaire), on entend « Sé, Sé, Ségolène »,on peut s'attendre au même genre de satire à laquelle a eu droit le candidat probable de l'UMP, avec Sarko kayé, au dernier carnaval. Mais cette fois, point de moquerie, plutôt de la flatterie ! Les comités Désirs d'avenir de la probable candidate du PS, son comité d'animation de campagne ont peut-être trouvé leur tube.

 

A l'origine de cette version zouk, R'n'B, coupé-décallé, de Célimène, trois jeunes femmes qui ont fait des apparitions dans des clips avec des artistes afro-antillais : N'gel, Amétys et Natty. La parodie est signée Thierry Sforza et Charles Bah. Ce premier Single du trio Calsse Affaire sort par le biais de son blog (http://classe-affaires.oldiblog.com/). Il s'appelle sobrement Ségolène. C'est un véritable panégyrique pour celle qu'elles imaginent déjà à l'Elysée. « Elle est plus douce qu'Alliot-Marie, plus fun que Martine Aubry, c'est elle la bombe de son Parti, c'est Hollande qui nous l'a dit? » N'gel, Amétys et Natty verraient d'un bon oeil leur chanson devenir une sorte d'équivalent ségoliste du désormais célèbre Zidane il a marqué ! Elles ont pensé à tout et surtout à la campagne électorale à venir : « Pour vos meetings, vos cérémonies ou vos soirées, avoir en exclusivité un CD de la chanson Ségolene avec... la version normale et une version Karaoké (pour pouvoir chanter entre amis), faites votre demande par e-mail », peut-on lire sur leur blog. « C'est tout cela, Ségolène, mieux que cela, Ségolène, elle est géniale, Ségolène, et même royale? » Fallait oser, Classe Affaire l'a fait !

F.-X. G.

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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 00:35

Ralph Thamar fait sa rentrée au New Morning

« On va danser le boléro ! », prévient-on à l'entrée de la plus antillaise des salles de concert parisien, ce samedi 9 septembre. Sur la scène du New Morning, un piano à queue, une contrebasse,  deux fûts de percu et un ventilateur. « C'est un mec qui déchire », explique une jeune fille à sa copine. Le latin crooner, précédé de ses musiciens, Mario Canonge, Miguel Gomez et le Vénézuélien, Sebastien Jimenez, fait une élégante entrée sur scène. Avec Ralph Thamar et sa silouhette débonnaire, ça commence cool. Un cool crooner qui se pose et sait installer son public dans l'ambiance jazzy et feutrée du cabaret tropical. Il entame Sibonay (Ernesto Lecuona). «  C'est tranquille », lance une spectatrice heureuse. Ca ne danse pas encore. Le silence et l'attention sont religieux, mais ça tourne au bar ! L?impression d'être dans un club de San Juan, La Havane ou Santo Domingo ! « Mon répertoire est un peu particulier, mais il est si beau », souffle Ralph Thamar, pourtant avare d'adresses au public. Avec ses airs à la Peter Sellers, le percussionniste semble donner la mesure à un Tom Jones caribéen ! Ralph chante les yeux fermés, il chaloupe les mots, il chante pour les femmes.

Il entame Pouki, une chanson composée par le Brésilien Solo Gonçalves qui a vécu à la Martinique (adaptée en créole par Gérard Laviny). Les percus frappent une syncope lente, puis l'asymétrie rythmique s'emballe, le groove s'installe. C'est une samba, une rumba, c'est la fièvre latino ! Silence. Une femme crie : Amigo ! » Moi ton pantin démarre. Avec ce twist pantin, Ralph a les accents salvadoriens de Chambre avec vue. Ralph ose, heureusement. La même fan relance son « Amigo ! ».

 

People et confidences

Elle est seule, elle court. Christiane Taubira arrive à l'entracte, aussitôt prise par la main par Evelyne Marlin, LA public relation des artistes antillais de Paris. Elle conduit la députée guyanaise dans la loge de Ralph et Mario, ses amis.

Un scoop : Ralph prépare une réédition de Alma y Corazon. Il chantera en duo avec le Cubain Raul Paz (dont le dernier album est sorti le 29 août). Mais chut ! Au bar, Christian, Poupi et Maritza sont venus saluer l'ami et voisin d'enfance de la baie des Tourelles. Dehors, Kathy Jean-Louis, la belle Robertine qui, jusqu'en 2000, a été l'égérie photographique de Paco Rabane (après Mounia), prend l'air sur le trottoir de la rue des Petites écuries. Non loin d'elle, Max Cilla, le flûtiste des mornes. «  La beauté, le luxe renvoient toujours à l'artistique, mais je m'épanouis pleinement dans le business », assure Kathy, désormais en charge de la gamme phyto-spécifique d'une grande société de cosmétiques capillaires. « J'ai dû laisser mon ami Ralph parce qu'il y a eu un bruit de porte à côté... » Kathy n'achève pas. Elle rejoint la salle et chavire avec elle.

F.-X. G.

Album Alma y Corazon, O+ Music, Distribution Harmonia Mundi

Photos : Régis Durand de Girard

 

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