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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 00:32
Les Saint-martinois devront créer un impôt pour compenser l’octroi de mer
On est un peu sans voix du côté de la collectivité de Saint-Martin, au lendemain de la censure par le Conseil Constitutionnel (CC) de l’article 6 de la loi de finance rectificative 2008. Qui va payer ? Cet article permettait l’extinction en trois ans du mécanisme en vigueur depuis 2007 permettant à la collectivité de St Martin de continuer à bénéficier d’une partie du produit de l’octroi de mer perçu en Guadeloupe. 12 millions d’euros. Pour Victorin Lurel, qui est à l’origine de la saisine du CC, il s’agissait de « faire payer encore pendant trois ans l’indépendance financière de Saint-Martin par les contribuables guadeloupéens. » Il prévient que, dès janvier il plaidera au Parlement pour que les 12 millions d’euros soient ponctionnés sur le budget de l’Etat. Ce système conçu en 2007 devait, selon le gouvernement, donner le temps à la collectivité de Saint-Martin de mettre en place une fiscalité locale adaptée lui permettant de retrouver les ressources correspondantes. Le rejet de la mesure, indique Yves Jégo qui en profite pour souligner la responsabilité des socialistes et de Victorin Lurel en particulier, « oblige les élus de Saint-Martin à faire désormais en quelques semaines ce qui aurait pu être fait de manière progressive (…) la mise en place immédiate d’une fiscalité locale additionnelle. » Non content de laisser le mauvais rôle à Victorin Lurel, Yves Jégo renvoie les Saint-martinois à leurs responsabilités en leur laissant le sale boulot, celui de créer un impôt. Ce qui n’est pas dans la culture locale.



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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 18:29
Marie-Do rebondit en Ile de France
La Guadeloupéenne s’est placée dans la roue de Roger Karoutchi en vue des prochaines régionales en Ile de France.
Depuis l’échec de son mari aux dernières municipales à Asnières, la petite Basse-terrienne des Hauts-de-Seine, Marie-Dominique Aeschlimann, se faisait plutôt discrète. Elle avait pourtant démarré fort quand, en mars 2006, elle déboulait au bras de Sarkozy sur le marché de Basse-Terre. Trois mois avant, Sarkozy l’avait nommée secrétaire nationale chargée de la présence ultramarine en métropole. Elle a connu son apothéose et sa chute un même soir. C’était le 31 mars 2007 au Méridien Montparnasse : le meeting de Nicolas Sarkozy, candidat à la présidentielle, pour les ultramarins du 5e DOM. Elle devait parler 10 minutes, elle en a voulu 20. Elle s’est empêtrée dans un discours poussif où sa voix s’égarait dans les aigus. C’est à ce moment-là que Sarkozy aurait renoncé à s’occuper de son destin politique. Marie-Dominique Aeschlimann pensait sincèrement qu’elle avait une chance d’entrer au gouvernement. Après tout, Rama Yade, Rachida Dati et Fadela Amara y sont bien entrées ! Mais le 5e DOM avait déjà été promis sous la forme d’une délégation interministérielle… Mars 2008 est venu porter le coup de grâce avec la perte calamiteuse de la ville d’Asnières où elle était adjointe au maire, son mari, au profit d’une curieux attelage PS, DVD et MODEM. Une gifle ! Mais autant son mari Manuel Aeschlimann est toujours député UMP de la 2e circonscription des Hauts-de-Seine, autant elle aussi reste une élue régionale d’Ile de France. Elle siège parmi les 38 élus du groupe UMP présidé par Roger Karoutchi.
Les réseaux de Marie-Do
Elle est dans la roue de Roger Karoutchi qui déclarait à France-Antilles le 1er décembre dernier : « J’ai pris un certain nombre d’engagements que je conclurai naturellement sur la présence d’Ultramarins sur les listes, en position éligible, parce que si on veut une vraie représentation de la population d’Ile de France, il faut que tout le monde y soit, les ultramarins d’abord. » Marie-Do, comme tout le monde l’appelle dans le 5e DOM, sera sans doute la première d’entre eux ! En pleine déroute électorale, le 23 mars dernier, c’est elle et son mari qui raflaient la mise à l’applaudimètre à la soirée de remise des Dynamitch d’or, à Asnières. Marie-Do dispose du réseau des anciens comités de soutiens montés pendant la dernière campagne, et celui des ti kozé qu’elle organisait mensuellement avec l’UNOM et l’UMP. Elle est aussi la fillleule de Lucette Michaux-Chevry et proche de Marie-Luce Penchard. Mais son atout indéniable c’est sa position d’élue régionale qui lui permet d’organiser le maillage du terrain. Le 3 juillet dernier, elle organisait à la Région Ile de France, un déjeuner rencontre entre les associations antillaises et Roger Karoutchi. Marie-Dominique Aeschlimann soigne les siens… En face, elle sait que le PS fait mauvaise figure : leur seule élue antillaise, Janine Maurice-Bellay, est partie siéger au groupe des radicaux de gauche et élus apparentés.

Le meeting d’Asnières
Le 3 décembre dernier, Marie-Dominique Aeschlimann tenait meeting à Asnières avec Roger Karoutchi. « Une réunion, précise-t-elle, sous le signe d’une double alternance, en Ile de France et à Asnières ». Celle qui endosse officiellement le rôle de chef de file de l'opposition au conseil municipal, semble avoir tiré des leçons des précédentes campagnes. Et même Nicolas Sarkozy qui l’a reçue une fois en tête-à-tête à l’Elysée cette année (du reste, elle était invitée du Château le 27 novembre dernier, à l’occasion de la réception des maires d’outre-mer), s’est fendu d’un message qu’elle a lu à haute voix : « Je sais tous les combats que tu mènes aujourd’hui au conseil régional comme au conseil municipal d’Asnières pour porter haut nos couleurs et nos valeurs contre les archaïsmes et les idéologies… » Il n’en fallait pour que la jeune Guadeloupéenne saisisse la balle au bond : «  Eh bien nous avons les mêmes à Asnières, mes chers amis ! Les mêmes en pire, avec l’expérience en moins, même pas adoucis par la patine de l’âge, même pas dégrossis de leur idéologisme radical. Idéologie quand tu nous tiens… » Cette fois, devant 600 personnes (décompte officiel), Marie-Dominique a fait un bon discours.

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 19:17
Le Conseil constitutionnel rejette les dispositions de l’octroi de mer pour Saint-Martin
Saisi par soixante députés de gauche, le Conseil constitutionnel a déclaré, lundi 29 décembre, anticonstitutionnelles les principales dispositions de la loi de finances rectificative 2008 concernant le versement par la Guadeloupe d’une part d’octroi de mer à Saint-Martin. Les sages ont censuré la disposition qui avait pour objet de faire bénéficier la collectivité de Saint-Martin d'une partie des ressources provenant de la perception de l'octroi de mer en Guadeloupe. Ils ont considéré que cette disposition ne pouvait trouver sa place dans une loi de finances. Cinq autres articles de la loi de finances rectificative pour 2008 ont été censurées : article 53 (rapport au Parlement sur l'application de la loi du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques), 80 (validation du classement de certaines exploitations viticoles), 144 (rapport au Parlement sur l'extension du bénéfice de l'allocation de chômage partiel) et 147 (conditions de gestion des débits de tabac). Enfin, le Conseil a censuré l'article 124 de la loi de finances rectificative pour 2008 qui autorisait le ministre de l'économie à accorder la garantie de l'État pour couvrir les frais de dépollution permettant la remise en état de certains terrains de la société SNPE à l'occasion de leur cession. Cet article renvoyait la fixation du plafond de cette garantie à une expertise postérieure à la loi sans évaluer cette charge, ni en limiter le montant.

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 14:11
Damoiseau dénonce le concours général agricole
Hervé Damoiseau a écrit au concours général pour leur dire qu’il ne participerait pas au prochain concours des rhums.

A quelques semaines du salon de l’agriculture de Paris, Hervé Damoiseau, patron de la distillerie Bellevue du Moule (à gauche sur la photo et en compagnie de Nelly Ollin, alors ministre de l'Ecologie du gouvernement Villepin), fait savoir qu’il ne participerait pas au prochain concours général agricole des rhums. « Il ne saurait en être question pour l’instant n’ayant jamais obtenu ma demande de note du jury 2008, pourtant soutenu en cela par Mme le président de la chambre de commerce et d’industrie de Pointe a Pitre. », écrit-il en réponse à un courrier de Carol Couchot, responsable pour ComExpo du concours général agricole, remarquant sa non-inscription au 5 novembre dernier.  « Votre obstination à faire de ce concours un secret d’Etat sème le trouble et la suspicion. »  Pourtant, Hervé Damoiseau a reçu un courrier de cette dame lui donnant le commentaire fait par le jury lors du dernier concours : « Excellent rum, très bien équilibré, dommage pour la couleur. »
Le concours parallèle de l'académie du rhum
Une appréciation qui le laisse perplexe, car « même quand on est excellent et très bien équilibré, on n’obtient aucune médaille ; on n’est jugé que par la couleur du rhum qui, chez Damoiseau, est légèrement jaune du fait que nous stockons nos rhums pendant plusieurs mois dans des foudres en chêne, justement pour encore améliorer sa qualité… Renseignement pris, ce qui ont eu les médailles ont obtenu une appréciation nettement inférieure a la mienne, mais leur rhum est blanc ! On fait aussi du racisme dans le rhum ! Lol ! » Plaisanterie mise à part, Damoiseau observe que ni Bologne, ni Père Labat, ni Bielle n’y participent non plus. On comprend Bielle qui, lauréat de la médaille d’or l’an passé, a vu les lauriers revenir à Bellevue en raison d’une erreur d’étiquette. Quant à Bologne, Damoiseau a son idée : « Je sais que notre confère Bologne n’y participe pas non plus (et ce pour les mêmes raisons ), ce qui ne glorifie pas votre institution quand on sait que Damoiseau et Bologne a eux deux représentent près de 70 % de la production du rhum agricole de la Guadeloupe, et comme je vous l’ai déjà écrit, nous en ferons état à la presse, afin qu’elle sache pourquoi les deux plus importants producteurs, reconnus pour la qualité de leur production, n’y participent pas. » Le bouquet a été l’organisation d’un concours parallèle l’an passé par l’académie du rhum au restaurant La Créole à Paris.

Le silence du ministère de l’Agriculture
Alertés par nos soins, les responsables du concours général agricole ont été bien légers, en témoigne la réponse de Guilhem Brun au ministère de l’Agriculture : « Je n'ai pas connaissance de ce refus de participation et des griefs qui y seraient associés. A ce stade nous ne portons donc aucun regard sur cette affaire. » Et quand nous lui avons joint copie du message explicite de Damoiseau, lui demandant s’il ne nous prenait pas pour des benêts, une réponse a été fournie : « En recherchant à la date du 13 novembre j'ai effectivement retrouvé le mail en question, que j'avais mis de côté à l'époque et que je n'avais plus en tête. Je dois dire en revanche que je n'apprécie guère votre remarque : "J'en conclus que vous me prenez pour un benêt", qui semble sous-entendre que je vous ai menti sciemment. Ce genre de jugements hâtifs et de procès d'intention est particulièrement déplacé et blessant, d'autant que mon message avait précisément pour but de vous permettre de me transmettre les éléments auxquels vous faisiez référence. » Blablabla… Mais toujours pas de réponse !



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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 17:24
Son sé love, le dernier album de Dominique Panol
Un rocker zouker

Dès l'âge de 7 ans, à Pointe-à-Pitre, Dominique Panol fréquente La Brisquante de Madame Adeline où il rencontre Guy Conquète, Sopta, et Vélo,  les meilleurs tambouyés. Après des études musicales à la Scola cantarum à Paris, il part à New York. Il a alors la vingtaine, occupant le reste du temps que lui laissent ses études de musicologie, à faire des petits boulots : cadreur vidéo, garçon de restaurant, coursier, et déjà professeur de musique dans une école. Inscrit à « Mannes Collège » à Manhattan (NY),il fait beaucoup de musique classique et d'histoire de l'Art. Il joue du piano, de la basse et bien sûr de la flûte traversière. Le soir, il apprend les standards de jazz, des pièces de Miles Davis ou de Duke Ellington au Sound of Joy. C'est aussi la nuit qu'il rencontre Gil Evans arrangeur de Miles Davis, Billy Harper saxophoniste arrangeur et maître d'orchestration, Gato Barberry, Max Roach batteur, Blood Hamer guitariste d’Archi Chep…
Enfant terrible du zouk
De retour en Guadeloupe, il rencontre Jacob Desvarieux. Ca  donnera un 1er album solo, Ti Kadance. Dominique Panol participe à l'éclosion du groupe Kassav'. Il compose Zombi, KDance, Bollote, I Douce, Socca Di we. Après quatre nouvelles années passées à New York, il sort un 3e album, Bolotte. Puis il intègre Volt-face avec Jeff Joseph, Georges Décimus, Catherine Thélamon et Dominique Coco. La réputation des enfants terribles du zouk, de la bande des Rockers Zoukers commence. Dominique Panol sort des titres comme Ma Puce, KC ça, Mail Man... En 1995, cinquième album, N'Limited, en solo. Il chante Zayan, Isabelle ou Mathilda. En 1997, il crée son propre groupe, N'Limited, composé de musiciens tels que les frères D'Huy. En 2000, il revient à la charge avec un nouvel album et le groupe Volt-face. Puis, c’est son sixième Album solo, Caribbean Groove, avec le titre La N. En 2004, la Karibbean attitude le remet au devant de la scène. Cet album, composé de troubadour, reggae, dance-hall, ballades créoles, avec l'intrusion du Ka, a été reçu par la presse comme un nouveau souffle. Sa collaboration avec Fred Deshayes (leader compositeur du groupe Soft)  a marqué. Sortirons deux tubes, Ti moun sen fouté et Hugo.
Dominique Panol a été récompensé par la SACEM en 2005 du prix spécial carrière. Son sé love est son 7e album.

INTERVIEW
"
Je ne veux pas parler qu’à moi et à mon peuple, je veux parler à tout le monde ! "
Est-ce un album où l’on retrouve le Panol que l’on connaît ou bien es-tu aussi pris dans cette mouvance des nouvelles musiques traditionnelles caribéenes ?
C‘est le même Panol, le Panol énergique ! Mais je suis aussi le Panol bassiste sur un titre de l’album, Ti cadance, qui a été repris par de jeunes rappeurs. Un de ces jeunes, Jakus, un Guadeloupéen qui travaille avec le collectif Maffia K.free m’a fait un très bon remix. Le titre Son sé love est très rock’n’roll avec un accord de guitare saturée par Thierry Delannay et Yann Négrit, deux très bons guitaristes. Je pense que c’est l’album de l’actualité, de l’échange, de la génération actuelle et de tout ce qui se passe.
C’est un concept, un récit ? Quel est ton propos ?
Je raconte beaucoup d’histoires et il y a beaucoup de thèmes qui parlent de la négritude. Ce n’est pas la mode, mais en ce moment, les Noirs ont la possibilité de dire les choses, donc on dit des choses à travers la musique. Un morceau, intitulé Linité parle de l’esclavage que nous avons subi. Quand je dis ça, je veux bien préciser qu’il n’y a pas de racisme chez nous. Quand on parle de choses à travers les chansons, c’est parce que c’est l‘Histoire et à partir de l’Histoire, on va continuer.
Tu as mis du temps à aborder ce thème dans tes chansons ?
Oui, j’ai mis du temps parce qu’on avait l’impression qu’à une certaine époque on ne pouvait pas vraiment dire les choses. Et je pense que maintenant, on peut un peu plus les dires, les choses. Que ce soient les Blancs ou les Noirs, on se parle, on se regarde dans les yeux. Je pense que c’est l’ancien système politique qui faisait que les choses ne se disaient pas franchement.
N’est-ce pas aussi une question de génération ?
Je ne parle pas des politiciens, je parle du peuple. Le peuple a changé. Nous sommes dans l’ère d’internet, nous n’avons pas besoin de voyager pour avoir des informations. Tout ça fait qu’on ne peut plus rien cacher et qu’on va vers la vérité. Et puis, en France, en Europe, je ne sais pas si c’est l’exemple américain avec la black attitude, mais j’ai l’impression que les gens ont envie de se dire les choses franchement. Peut-être que je me trompe...
T’intéresses-tu à l’autre, celui qui est différent de toi ?
Obligatoirement, car je suis un homme du monde. L’homme c’est un ! C’est une âme, c’est un esprit. A partir de ce moment-là, je m’intéresse beaucoup à l’autre et c’est lui qui m’apprend à être qui je suis.
L’amour est-il au centre de tes préoccupations ? Avec Son sé love comme titre pour l’album, on pourrait le penser…
Pas spécialement. Son sé love est plutôt un clin d’œil parce qu’on parle tellement d’agressivité. Mais quand je dis Son sé love, je parle musique, étoiles, environnement.
Ce n’est pas du zouk love !
Pas du tout ! Il y a des guitares et ça bouge à 200 à l’heure ! Il s’agit de la reconsidération de ce qui nous entoure . Il s’agit de faire attention à la planète, de tolérance. A partir du son, on peut réunir ça.
Comment as-tu travaillé à la réalisation de cet album, seul ? Accompagné ?
J’ai travaillé avec beaucoup de gens comme Delannay et Négrit, les musiciens. Et puis il y a des paroliers qui m’ont aidé. Des Antillais plongés dans la littérature créole, comme Dave Martial qui m’a écrit le titre Linité. Un autre, très grand créolophone, m’a fait quatre textes. Il y a aussi Eddy Damas qui est quelqu’un qui ne dit pas n’importe quoi. Tous des auteurs engagés sur les Antilles pour que ça aille mieux.
Ce n’est pas pour autant un album 100% créole…
Non. Moi, je suis créole français anglais ! Il y a des petits mots qui passent… J’ai même fait, à la demande de ma maison de disque une reprise de Allo maman bobo de Souchon. Et je ne savais pas que je savais aussi bien chanter du français ! Que ma voix pouvait si bien se placer sur un texte d’un grand monsieur.
Est-ce que la partie scénique sera différente de l’album ?
Ca va changer mais beaucoup de musiciens vont rester avec moi. J’ai une équipe avec Jean-Philippe Fanfant, Thierry Vaton, Michel Alibo, Stéphane Castriy… Je veux du beau monde, de bons musiciens. J’ai envie que la musique antillaise soit jouée par de vrais musiciens. Le problème de la musique antillaise en Europe, c’est qu’on a peur de la jouer avec de vrais musiciens. Avec Volt-face, on avait pris ce risque et ça marchait très bien. On n’avait plus de problème de communication ni avec les Blancs, les Noirs, les Indiens ou les Arabes parce qu’avec la musique, on avait trouvé l’osmose, la dynamique rock’n’roll. On peut recréer ça et donner une autre vie à la musique antillaise. Notre musique a beaucoup de vie ! Il ne faut pas s’arrêter à Kassav, s’arrêter à ce qui s’est passé…
Un antillais qu se revendique du rock, c’est rare. Qu’est-ce qui t’a mené au rock ?
J’ai toujours été rock’n’roll. Ma génération, c’est Hendricks, Marvin Gaye, je viens de là ! Le rythme and blues, c’est ça mon truc et je l’ai associé à la musique gwo ka. Parce que j’aime les musiques ouvertes. Je ne veux pas parler qu’à moi et à mon peuple, je veux parler à tout le monde ! Sinon, ça ne vaut pas la peine. Ensemble, on va se rendre compte qu’on est des gens merveilleux et qu’il est là, le paradis ! Quand les Blancs et les Noirs, on aura trouvé le système et bien voilà le paradis sur la terre ! A condition d’être sincère, franc, de s’accepter avec nos histoires et tous nos compromis…


 



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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 14:30
Week end en Guyane
Après un tour de rigueur à Kourou, au centre spatial, et une visite de la fameuse salle Jupiter (qui fait immanquablement penser à l’album de Tintin, Objectif lune), aller passer la nuit aux marais de Kaw s’impose. C’est à une à 2 heures de route de Cayenne, au sud-est de Roura, à travers la forêt primaire. Les marais s’étendent sur des milliers d’hectares entre un très large cirque de petites montagnes culminant à 300 mètres. La promenade se fait en pirogue, au couchant. La lente remontée du chenal offre de croiser les oiseaux (jacanas, hérons cokoï, troglodytes à miroir, canards…), les caïmans ou les cabiayes (les plus gros rongeurs du monde) qui se montrent à cette heure. Une ferme à zébus à droite puis, dans les pâturages, un troupeau. Plus loin, des pirogues… Des pêcheurs posent leurs filets le long des rives. Le soleil inonde d’or les eaux dormantes de Kaw quant apparaît un carbet flottant.
Les marais de Kaw
Trois niveaux, restaurant à fleur d’eau, chambrée avec une trentaine de hamacs au second et terrasse au dernier. Tout en bois rouge. Une opération cofinancée par l’Europe. Ici, pas de rejets, pas de déchet. Tout repart à Cayenne, y compris le contenu des fosses d’aisance. Pas d’électricité non plus. On dîne aux lampes à pétrole. La nuit noire laisse découvrir une voie lactée qu’aucune pollution lumineuse ne vient voiler. Les Cabiayes se rassemblent en familles sur la rive et s’apprêtent à passer la nuit. Les caïmans s’attaquent aux poissons-chats, poissons-chiens, piranhas… Mais surtout, pas de moustique ! L’eau des marais est empreinte d’acide humique issu de la décomposition végétale et cette acidité nuit aux moustiques. C’est la nuit amazonienne idéale. Au petit matin, tandis que le soleil se lève sur les marais de Kaw encore brumeux, on entend au loin les singes hurleurs… Quand on vous dit que personne ne vous croira !

Photos FXG et Alain Bossu/Travel inside

La tête dans les étoiles et les pieds dans le marigot
Depuis trois ans, le comité du tourisme de la Guyane applique sa stratégie marketing pour le développement. Ici, pas de tourisme de masse, mais du tourisme durable. Le CTG consacre à sa communication 1 million d’euro par an. Sa campagne décline une série d’images de la Guyane avec une seule question : Où ? Et un slogan : « Personne ne vous croira ». Nous sommes en Amazonie française ! L’objectif affiché est d’améliorer l'image de la destination et augmenter les flux afin d'atteindre les 150 000 touristes à l'horizon 2010. L’ouverture de la ligne Paris Cayenne à la concurrence à la mi-décembre permet désormais d’envisager la réalisation d’un tel objectif. Reste que la Guyane est en sous-développement touristique et dispose de très peu d’infrastructures d’accueil. Un mal pour un bien, qui permet aux acteurs du développement écotouristique d’adapter leur offre de service à la nature sauvage et de pouvoir concilier tourisme durable et développement économique.


Comment s’y rendre ?
Air France et Air Caraïbes assurent des vols quotidiens entre les Antilles et Cayenne. Entre Paris et Cayenne, Air France propose un vol tous les jours, Air Caraïbes les lundi mercredi et vendredi.
Où loger ?
A Cayenne, on privilégiera l’Amazonia, un peu vieillot mais de charme et en centre-ville. On y rencontre la société Cayennaise.
La promenade en pirogue et la nuit au carbet sont une excursion proposée par JAL Voyage.

Ils ont essayéAlain Bossu, photojournaliste pour la revue suisse Travel inside (www.travelinside.ch) et le responsable fret d'Air Caraïbes, Domingo.De gauche à droite : Maïkeul Keul, en fait le journaliste de France-Soir, la journaliste de la revue chic Edgar, Marc Rochet, Jean-Paul dubreuil, un journaliste, François Hersen, l'épouse du fils et le fils de Jean-Paul Dubreuil.Jean-Emmanuel, photojournaliste pour la revue professionnelle haut de gamme Classe et relax. Il vient de sortir un poisson-chat...Promenade de détente pour la journaliste de L'Entreprise qui a consacré un portrait au président d'Air Caraïbes.Au fond à gauche, la copie conforme d'Alain Chabat, André Berthon de RFO. Au centre, regardant l'objectif, Richard Garnier, journaliste à RCI Guadeloupe. Et devant à droite, Francette Rosamont du mensuel Interentreprise.




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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 20:21
Air Caraïbes se dit
« très en opposition » avec Patrick Karam

Tandis que Patrick Karam, appuyé fortement en cela par Yves Jégo et le président de la République, voudrait que les chartes de continuité territoriale avec les compagnies aériennes desservant les DOM soient signées avant le 31 décembre 2008, le président d’Air Caraïbes, Jean-Paul Dubreuil qui ne souhaite pas communiquer, concède toutefois qu’il se trouve « très en opposition » avec le projet de convention de Patrick Karam qui, selon lui, ne se justifie pas. « Quand on parle de billets d’avion pas chers, assure M. Dubreuil, on parle de vieilles lunes ! Sur un billet à 429 euros, il y a 200 euros de taxe… » Puis, il ajoute, sibyllin : « Il faut éviter de partir entre le 15 juillet et le 15 août. » Marc Rochet, administrateur et vice-président d’Air Caraïbes tient un discours similaire : « Aucune compagnie aérienne n’est violemment pour ou violemment contre le projet de Karam. L’Etat veut des choses. Pourquoi pas ? Mais que donne-t-il en contrepartie ? Et s’il veut renforcer les obligations de service public, il devra les justifier ! » Le seul problème, insistent MM. Dubreuil et Rochet, ce sont les bénéficiaires de congés bonifiés qui viennent téléscoper la demande touristique. « Il faut déplacer le curseur des congés bonifiés, selon Jean-Paul Dubreuil, car les prix sont bas le reste de l’année. » Il est vrai qu’entre 2007 et 2008, on a constaté une baisse de 8 % du prix des billets. « Faut-il rajouter une couche d’encadrement ? demande le pdg d’Air Caraïbes qui assure être plutôt un libéral. « Que la convention soit légale et utile… », avance-t-il. Car pour lui les 15 % de place à bas prix existent déjà. Visiblement, il n’y a pas que Gérard Ethève, patron d’Air Austral qui s’oppose au plan de M. Karam. Marc Rochet entend d’ailleurs profiter de la toute récente nomination du haut-commissaire à l’égalité des chances, M. Sabeg qu’il connaît bien, pour contrer le projet du délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer.

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 19:48
Ozoua et sa légende personnelle
Elle n’aime pas son image, mais elle a choisi de se renommer Ozoua Soyinka, qui signifie en langue bété, femme exceptionnelle. Son vrai nom, Ruth Narbonnais, vient de Saint-Pierre, en Martinique, où elle est née. Arrivée en France (elle n’aime pas le mot métropole et parle volontiers de « la belle dame ») à l’âge de 10 ans, elle y a entamé une carrière dans la fonction publique territoriale dans les Hauts-de-Seine qu’elle souhaite achever en février 2009 pour devenir écrivain à plein temps. Malgré quatre ouvrages de poésie depuis 2003, elle publie toujours à compte d’auteur. Pourtant elle ne vise pas moins que d’être éditée par Flammarion, Gallimard ou Albin Michel… Elle a d’abord écrit, en 2003, La vie au fil des mots, Sonjé Yo, en 2004, En poésie la vie, en 2006, et Je m’en vais, en 2007. Entre temps, avec un collectif de poètes, elle a publié Symphonie nègre, une anthologie qui se veut un hommage à Aimé Césaire et avec les mêmes (dont Hugues Pagezy, Daniel Illemay, Vincent Bissonel ou Henri Moucle, elle prépare un hommage à Nelson Mandela. Pourquoi écrit-elle ? Par timidité : « C’est une façon de dire ce que je ne pouvais dire oralement en le confiant à des feuilles qui ne me trahissent pas. » Elle prend des chemins atypiques et sa poésie ressemble souvent à de la littérature syndicale ou de contestation et quelque fois aussi au simple récit, à l'énumération de faits. Elle magnifie ses héros, pas forcément ses mots. Quand elle écrit sur la chlordécone, elle n’hésite pas à aller plus loin encore que le controversé Pr. Belpomme en rendant la molécule responsable des cancers, des maladies de Parkinson et d’Alzheimer… Ses influences viennent aussi puiser chez ceux qui ont fait de la lutte contre les vaccinations un combat… En témoigne ce vers de quatorze pieds : « Car les vaccins sont vraiment inutiles pour la santé. » Tout le monde n’adhèrera pas… Il y a de l’excès chez Ozoua, mais aussi une forme d’authenticité notamment dans Sonjé Yo qui rend hommage à « tou sé moun  lan ki goumen pou libeté ». Certains poèmes n’ont rien à envier à la prose d’Eluard rendant hommage au petit père des peuples ! Mais son cri, écrit la poétesse mauricienne Patricia Larenco, dénonce  « un monde héritier du sinistre rouleau compresseur colonial ». Elle est « la poétesse à conscience historique », écrit Pierre Enocques-François. Désormais, la nouvelle l’attire et elle espère publier l’histoire de la disparition de la cloche de Saint-Pierre. En attendant d’être reconnue comme écrivain, elle anime des ateliers d’écriture en région parisienne. « Suivez votre légende », dit-elle à ses élèves, empruntant à Paulo Coelho sa « légende personnelle », celle qui la pousse à suivre ce qui l’habite et non ce que lui dicte la société.

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 17:05
Inauguration du vol TX 570 d’Air Caraïbes
Le 15 décembre dernier, Jean-Paul Dubreuil, président d’Air Caraïbes emmenait 56 invités à bord du dernier Airbus de la flotte, livré jeudi 11 décembre à Orly, pour son premier Paris Cayenne. Une ligne que sa compagnie exploitera les lundi, mercredi et vendredi, chaque semaine, pendant au moins sept ans.

Ronald Rubinel, le compositeur martiniquais a mis son talent au service de la Guadeloupéenne N’Jie pour son dernier album. Ils ont testé la classe soleil avec le sourire, très heureux de participer à ce vol inaugural pour Cayenne.

A l’avant de l’appareil, au premier rang de la très spacieuse cabine madras, le président d’Air Caraïbes et du groupe vendéen Dubreuil, Jean-Paul Dubreuil et son épouse.

Ces stewarts et hôtesses ne sont qu’une partie de l’équipage de l’Airbus A 330-300. Ils ont en charge 368 passagers.

Dans le cockpit du FO-ONE, le commandant de bord Courvoisier et son copilote, M. Rosile, véritables vedettes de cette première traversée.

L’ancien patron d’AOM, vice-président d’Air Caraïbes, Marc Rochet, est l’homme qui a mis en place les vols transatlantiques et qui a suivi de très près le dossier Paris-Cayenne. C’est lui aussi le négociateur de la charte sur la continuité territoriale.
Arole Lamasse, responsable syndical à l’UNSA-RATP, Roger Mirre, spécialiste du faux chez PPR (Pinault-Printemps-La redoute) et président de l’association GUNIDOM, et Jacques Grivalliers, membre de la MEJOM.

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 19:05
Le patron de RFO a déjà un pied ailleurs
A partir du 5 janvier, il n'y aura plus de publicité sur les antennes de la télévision publique après 20 heures. RFO que l'on pensait être épargnée n'échappera pas à la règle. Mais la réforme de l'audiovisuel public laisse quelques incertitudes quant à sa forme juridique au sein de France Télévisions. Restera-t-elle telle quelle, sera-t-elle engobée, comme par le passé, dans France 3 ? Rien n'est sûr sauf que son directeur général, Yves Garnier, a déjà un pied ailleurs. Il a été nommé recemment pdg d'une société de productions, filiale de France-Télévisions, MFP, sise dans le XVe arrondissement. Mais pour l'heure, il est encore à la tête de RFO...

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