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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 16:57
La concurrence en vol
Le vol inaugural d’Air Caraïbes sur la ligne Paris-Cayenne est arrivé hier soir. France-Guyane était à bord.
L’Airbus d’Air Caraïbes s’est posé sur le tarmac de Rochambeau, hier soir, salué par une immense gerbe d’eau tirée par les pompiers de l’aéroport. Mais avant d’en arriver là, il a fallu huit heures et passer auparavant à travers une grève du RER et une alerte au bagage abandonné dans le métro Orlyval… À Orly Sud, pas d'Yves Jégo bien sûr, qui avait annulé son déplacement pour une rencontre avec les Mahorais aujourd’hui à l’Elysée. Pas de Marie-Luce Penchard non plus… La conseillère du président de la République a annulé vendredi soir. Les mauvaises langues ont parlé de punition !* On attendait encore un autre passager célèbre, qui lui avait payé sa place en classe Madras, Bernard Lama. Il a dû annuler, on ne l’a pas vu. Le groupe musical Dokonon assurait l’ambiance à l’embarquement avant les contrôles. 13 heures, décollage. Un vol inaugural avec son cortège de journalistes (Les Echos, La Croix, l’Entreprise, RTL, Paris-Match, France-Info, RFO, Tropiques FM, Espace FM, la presse touristique et la presse aéronautique), mais aussi les tours operators. L’occasion pour certains de se remémorer un permis de conduire obtenu en Guyane ou un père employé au centre spatial en… 1966. Air Caraïbes a pensé à tout, y compris à inviter le GTAPI, la direction du transit de l’armée de Terre et de la gendarmerie… le potentiel de ventes est certain !
306 passagers et 56 invités
Les associations sont là aussi : Xavier Laurent et ses amis de la Mejom, Roger Mirre du Gunidom, Kamaniok, le Collectif des Guyanais, Payaka, Rakin, Guyane nou péyi et l’incomparable Francine Arine, mais encore les gars de Mo isi mo rot bo et de Karaib’ka. Sylviane Cédia est aussi de la partie. Et puis, discrètement installés, en classe Soleil (comprendre la troisième classe), le compositeur Ronald Rubinel et sa nouvelle égérie, N’Jie. Jean-Paul Dubreuil est heureux d’accueillir sur ce vol inaugural 306 passagers dont 56 invités. Il a de quoi être content, les vols de décembre sont pleins à 75 %. Il a prévu un taux de remplissage de 50 % la première année. L’avion, le premier d’une série de trois Airbus A330-300, d’où son nom FO-ONE (viendront le Two et le Three), a coûté 77 millions d’euros défiscalisés à 70 %. L’ensemble a rapporté, rien qu’en octroi de mer, 1,9 million à la Région Guyane. Le prix moyen du billet sur ce vol était de 770 euros contre 850 jusqu’alors par la concurrence. Selon le directeur des ventes Europe, Edmond Richard, le prix moyen hors taxe est de 300 euros. Mais déjà l’Amazonie française apparaît. Le commandant Courvoisier entame la descente. « On n’a pas senti les roues tomber », remarque l’épouse du président Dubreuil tandis que fusent quelques applaudissements. Mais c’est l’annonce finale en créole guyanais qui a décroché la timbale à l’applaudimètre ! Sé nou mem ke nou mem !

*Les "punis" sont les Guyanais (suite au mouvement de protestation contre le prix de l'essence) et non le ministre ou la conseillère du président, comme on aurait pu aussi le comprendre. NDLR


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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 22:24
Simone et André Schwarz-Bart lauréats 2008 du Prix Carbet
Le 18e prix Carbet a été décerné, vendredi soir à l’hôtel de la Région Ile de France, à l’écrivaine Simone Schwarz-Bart et à son époux, André Schwarz-Bart, à titre posthume « pour la beauté douloureuse de leur œuvre particulière et la réussite de leur œuvre commune ». Edouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Ernest Pépin, Gérard Delver, Rodolphe Alexandre, Jean-Paul Huchon, Norma Claire, Eweline Guillaume, Jacques Martial, Greg Germain, Pierre Saintons ou encore Jeannine Maurice-Bellay étaient là. Ernest Pépin, juré du prix Carbet, a rendu hommage « au couple littéraire, incendié de solitude et qui fît de la Guadeloupe une terre palimpseste où les contes ne meurent pas ». Simone Schwarz-Bart a évoqué ce prix tel « un îlot habité par des individus aux mémoires mêlées, habité par des individus placés et déplacés par des gens dont on dit qu’ils sont de toutes couleurs et qui sont poreux au souffle de la terre ». « Je vous suis reconnaissante de le recevoir pour nous deux qui sommes un pour longtemps. » Elle a alors parlé d’André : « Après son Goncourt, André est allé vivre chez son frère, Serge Patient, puis en Martinique auprès d’Alex Bertrand, à Paris, pour le manifeste des 121, puis en Afrique. Et le premier livre qu’il a écrit, après le Dernier des justes, a été Un plat de porc aux bananes vertes. Ce n’est pas ce qu’on attendait de lui et il s’est coupé de sa communauté, puis il a écrit La Mulâtresse Solitude, et là , il s’est coupé de sa deuxième communauté. Il était en avance et l’a payé très cher : traversée du désert et 100 anbs de solitude. Ce prix rompt la solitude. Nous sommes de nouveau visibles, de nouveau camarades ! » Et tout de même, on ne laisse pas un Schwarz-Bart ainsi seul. Et le premier à briser cette solitude fût Senghor qui a vu qu’André Schwarz-Bart avait posé justement « la problématique de la symbiose des races et des civilisations nécessaire à l’universel ».

Elle a dit
Simone Schwarz-Bart
: « Il y a tout simplement la reconnaissance de cet homme qui a voué toute sa vie à ce combat, la reconnaissance de cet homme comme faisant partie des nôtres. C’est cela qui est important, qui est capital pour moi. C’est un prix qui m’a été remis mais moi je l’adresse d’abord à lui puisqu’il n’est pas là. »


Mention spéciale à Jean-Marc Rosier
Le jury, par la voix de Maximilien Laroche, a rendu homage à un jeune auteur martiniquais, Jean-Marc Rosier pour son roman Noir Néons, paru chez Alphée-Jean-Paul Bertrand.

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 14:40
La FEDOM signe une charte pour favoriser l’emploi des cadres ultramarins outre-mer
« Il ne s’agit pas de préférence régionale », ont assuré le délégué interministériel à l’Egalité des chances des Français d’outre-mer (DIMECFOM), Patrick Karam, et le président de la fédération des entreprises d’outre-mer (FEDOM), Guy Dupont, signataires d’une charte de partenariat visant à « garantir aux salariés ultramarins l’égalité des chances en matière de recrutement et de déroulement de carrière en outre-mer ». C’était ce mercredi 10 décembre, devant Yves Jégo, les représentants du Medef de la Réunion et de la Martinique et une foule de représentants d’associations ultramarines de métropole.
L’article 3 de la charte stipule d’intégrer dans les critères de recrutement « la connaissance de l’environnement géographique du lieu de travail ainsi que la culture locale ». « Ce n’est pas la préférence régionale, a répété Patrick Karam, c’est la reconnaissance des talents et des capacités d’adaptation, mais aussi un rappel pour dire que la diversité recouvre aussi les Français d’outre-mer ». Pour le délégué, cette charte est un acte de prévention de la discrimination. « Préférence régionale ? a déclaré Guy Dupont. Ca pourrait se discuter mais la terminologie est piégée sur le plan politique, il s’agit de l’accès à l’égalité des chances. »  Guy Dupont estime que la mobilité est un facteur d’enrichissement, mais pour qu’elle soit facile, il faut que le rour le soit aussi. Globalement, il pose l’alternative suivante : « Privilégier le court terme et préférer le recrutement d’un cadre métropolitain, ou bien privilégier le moyen terme et préférer le recrutement d’un cadre local. » Quand la question de l'emploi se corse !

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 14:35
Jégo prend la main sur les congés bonifiés
Yves Jégo, secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer, a annoncé que la réformes des congés bonifiés, qui permettent aux fonctionnaires d’outre-Mer de rejoindre régulièrement leurs terres natales, se fera en 2009.
Il  a regretté qu’elle n’ait pu être menée dans de bonnes conditions plus tôt et s’est engagé à suivre personnellement ce dossier. Jusqu’à présent, les congés bonifiés étaient suivis par Patrick Karam, le délégué interministériel qui avait à ferrailler sec avec les syndicats de fonctionnaires et l’administration de Bercy. Patrick Karam, dans un communiqué, indique que " depuis plusieurs mois, des réunions de travail ont lieu avec l'ensemble des ministères concernés, dont Bercy, et Patrick Karam a pu apprécier tout le soutien que lui a apporté le secrétaire d'état à l'outre-mer sur le sujet. Sur un dossier aussi complexe, qui n'a jamais pu être réformé à ce jour, l'axe formé par Patrick Karam et Yves Jégo sera déterminant pour la nécessaire évolution d'un dispositif au plus grand bénéfice des originaires d'outre-mer. "
Le secrétaire d’Etat que la CGT avait demandé à rencontrer jeudi 11 décembre, a indiqué qu’il rencontrerait, dès le mois de janvier, les organisations syndicales avec pour objectif d’aboutir au printemps à un texte consensuel permettant à la fois de simplifier les conditions exigées pour bénéficier de ce dispositif et d’offrir aux fonctionnaires ultramarins plus de souplesse et de facilité dans la mise en œuvre de cet avantage.
Yves Jégo a précisé que cette réforme, promise par Nicolas Sarkozy, se ferait non pas dans une logique de recherche d’ économie, mais dans un souci de simplification et d’unification d’un dispositif qui, aujourd’hui, est très injuste dans ses modalités d’application fort différentes d’une administration à l’autre. Le socialiste Victorin Lurel met en garde contre cette réforme et redoute une "arnaque" orchestrée dans le cadre de la réforme générale des politiques publiques, la RGPP qu'il baptise, le "ratiboisage général des politiques publiques !"

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 22:54
Gazole à 99 centimes et super à 1,16 euros
Après un troisième jour de blocage en Guadeloupe, Yves Jégo a proposé aux élus guadeloupéens une baisse de l’essence et du gazole de 22 et 31 centimes par rapport aux prix au 30 novembre. Il propose en outre que la mission d’inspection chargé d’étudier le système de formation des prix en propose un nouveau en coordination avec les Guadeloupéens (et les Guyanais). Enfin, contre un fonds d’investissement de 3 millions d’euros, les collectivités territoriales semblaient avoir accepté de faire un geste à la baisse sur les taxes qu’ils perçoivent sur le carburant. Le gazole passait à 99 centimes et le super à 1,16, dès lundi prochain. Dans la foulée, Yves Jégo demandait au préfet de la Martinique d’organiser jeudi 11 décembre une table ronde pour y passer un accord du même type. Finalement aucun accord n'est intervenu en Guadeloupe, les barrages n'ont pas été levés.
Après un long blocage, la Guyane avait obtenu une baisse de 50 centimes sur le litre de super, la semaine dernière.

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 20:20
Le diable noir, la nouvelle biographie du général Dumas par Claude Ribbe

« Certains journalistes qui ne parleront pas de ce livre et mettent une majuscule au mot « noir » diront que c’en était un », écrit Claude Ribbe ! Et revoici le sulfureux et polémiste Claude Ribbe de retour dans l’édition avec un nouvel Alexandre Dumas père, six ans après Alexandre Dumas le dragon de la Reine (édition du Rocher). Cette fois, il s’agit du Diable noir, édition Alphée-Jean-Paul Bertrand. « Le général avait trois compagnons qui deviendront, dans la littérature, Athos, Porthos, Aramis. J’ai voulu en dire plus sur eux aussi. Ils s’appelaient Espagne le Creusois, Beaumont le Picard, Piston le Lyonnais. L’un est mort au combat, l’autre des suites de ses campagnes, le troisième dans son lit, misanthrope. » C’est dans le journal de captivité du général Dumas dans les geôles du roi de Naples, que Ribbe a découvert ces amis de Dumas. « La providence m’a mis sur le chemin des descendants des compagnons du général et ils m’ont ouvert leurs archives. Des lettres. Tout ce que je devinais. J’en ai nourri le récit du Diable noir, qui me semble être un des livres les plus importants que j’aie jamais écrits. J’ai compris que 213 ans avant Barack Obama, un Français né esclave, vendu pour un billet de bateau, était bel et bien sur le chemin des honneurs suprêmes. Le hasard et la méchanceté lui ont barré la route. Les honneurs, ils ne les a pas eus. L'honneur, il en est l'illustration. » C’est la profession de foi de l’auteur sur ce sujet qui l’occupe depuis des années et pour lequel il a monté l’association des amis du général Dumas. Mais outre les mousquetaires, Ribbe s’arrête aussi sur la conduite humaniste du général Dumas en Vendée, ses relations avec Napoléon ou encore son rôle en Savoie où il fonda les bataillons de chasseurs alpins. Mais on retiendra aussi Marie-Louise, l’épouse du général, « la blonde aux yeux saphir de Villers-Cotterêts, qui s'est tant battue pour son mari, bien au-delà de sa mort, qu'on a fini par dire d'elle que c'était une femme de couleur. » C’est celle qui donnera naissance à l'écrivain français le plus lu dans le monde, Alexandre Dumas fils. Pour aller plus loin, l’écrivain donne rendez-vous samedi 13 décembre à Villers-Cotterêts (Aisne) aux côtés de Jean-Claude Pruski, maire de la commune et président de la communauté de communes, pour rendre hommage au général et s'incliner sur sa tombe.

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 17:34
Interview Alain guédé
Le Nègre des lumières, musique Chevalier Saint-George, livret Alain Guédé.
Mise en scène Diana Illescu (et Petrika Ionesco), direction musicale de Bertrand Cervera et l’orchestre Paris Classik. A la Maison des arts de Créteil, le 10 janvier 2009.

« Réintégrer Saint-George dans le répertoire »
Vous êtes l’auteur d’une biographie de Saint-George chez Actes Sud, et maintenant du livret de l’opéra, Le nègre des lumières, sur ses musiques. C’est un aboutissement dans votre quête en réhabilitation du chevalier de Saint-George ?

C’est un aboutissement d’effort énorme pour réintégrer Saint-George dans le répertoire et on l’espère, un nouveau départ. Un nouveau départ, car on sait que dans les hiérarchies musicales, pour être reconnu un compositeur doit avoir composé des opéras. Saint-George en avait bien composé six et peut-être même sept, mais ils avaient disparu. L’objet du Nègre des lumières est de permettre de faire jouer sa musique d’opéra sur scène. On avait reconnu déjà ses compositions pour le violon, maintenant, le deuxième volet, c’est la reconnaissance de ses œuvres lyriques.
N’est-ce pas audacieux de se lancer dans l’écriture du livret ?
Tous ses opéras, sauf un qu’il n’avait pas voulu faire jouer, ont disparu, sans doute brûlés lors d’incendie de théâtres. Je n’ai pu retrouver, tout à fait par hasard dans une bibliothèque, que des extraits de quatre opéras différents qui permettaient de donner deux à trois heures de musique. On les a fait d’abord jouer en version concert. On a eu alors l’idée d’écrire un livret sur le plus bel héros lyrique de l’œuvre de Saint-George, Saint-George lui-même. Un livret, c’est quelque chose de lourd et j’ai mis du temps à me décider. Il y a la technique poétique, l’écriture en vers et puis il y a la prosodie, art ou technique pour faire coller les sons de la langue avec les notes de musique. La langue française est périlleuse en ce domaine et ça a demandé de ma part, un apprentissage long et ensuite un travail avec les chanteurs et chanteuses lyriques de façon à faire de multiples réglages.
Quel est le synopsis ?
Saint-George a eu une vie trépidante qui ne pouvait se réduire à une œuvre d’opéra. Je me suis efforcé de tirer l’essence, la morale de sa vie, le sens qu’il a voulu lui donner. Sa vie m’a donné l’impression qu’elle s’était construite comme le poème de Rudyard Kipling, Tu seras un homme mon fils, où il est dit que si tu peux voir s’écrouler l’œuvre de ta vie et sans un mot te mettre à rebâtir, tu seras un homme mon fils. C’est ce qui arrive à Saint-George. Un jeune homme doué de toutes les qualités sportives, musicales et de séducteur, est en proie aux critiques, à certaines polémiques racistes, mais elles glissent sur lui et sont presque un atout dans le travail de séduction qu’il opère vis-à-vis de société française et de la royauté. Et puis, pour son malheur ou pour son bonheur, la reine qui s’entiche de lui, le nomme directeur de l’académie royale de musique alors qu’il est au faîte de la gloire, le grand chef d’orchestre d’Europe… Mais autant on admet qu’un métis puisse avoir des dons artistiques, autant on ne peut pas admettre qu’il devienne le grand patron de la musique en France, poste créé pour Lully, puis confié à Rameau ! Il avait droit de censure absolue sur toutes les œuvres musicales qui pouvaient être jouées en France. Ca a déclenché un polémique incroyable et la reine renonce et la vie de Saint-George s’écroule. Il s’aperçoit qu’il ne sera jamais l’égal des autres. Mais il va se reconstruire par ses engagements au service d’autrui. Il fréquente la société des amis des Noirs, il s’engage en franc-maçonnerie mais aussi à la défense des acquis de la révolution en créant un régiment de Noirs et se battre les armes à la main. C’est cette chute et cette rédemption que j’ai voulu raconter dans le livret.
Saint-George est interprété par le Guadeloupéen Mowgli Laps. Parce qu’ils sont tous deux de Basse-Terre ?
Il fallait confier le premier rôle à un représentant de la différence qui plus est qui a un parcours un peu parallèle avec sa naissance aux Abymes et son parcours lyrique à Paris ! La Reine est interprétée par Sophie Fournier qui a une voix qui donne des sanglots ! Mais j’ai adjoint à Saint-George un autre personnage, Zamor, un « négrillon de compagnie » chez la Du Barry dont il est devenu l’amant. Devenu révolutionnaire, c’est lui qui a fait monter la Du Barry à l’échafaud… Zamor est un peu l’ombre noire de Saint-George qui lui rappelle que les gens le voient Noir. Mon problème est qu’on a peu de ténors noirs, mais nous avons trouvé Loup-Denis Elion, comédien, jongleur et ténor d’origine africaine.
Deux représentations ont déjà eu lieu et la prochaine a lieu le 10 janvier à la Maison des arts de Créteil (94). Y en aura-t-il d’autres, aux Antilles, notamment ?
Nous espérons qu’il partira en tournée en France, à l’étranger et dans les DOM…Le duc Philippe d'Orléans, le baryton Marc Labonnette, et Alain guédé.
Est-ce une production facile à monter ?
Le prix normal d’un tel opéra avoisine le million d’euros. Nous le sortons à huit fois moins grâce au militantisme de quelques-uns, dont le metteur en scène Petrika Ionesco qui travaille avec nous gracieusement et les adhérents du Concert de M. de Saint-George. Tout cela en fait un spectacle facilement exportable. Une représentation normale se vend sensiblement plus de 100 000 euros, nous arriverons à le faire voyager à moins de 20 000 euros. Ce qui pour salle de mile place met le spectacle à 20 euros, ce qui est dérisoire pour un tel opéra.

La polémique sur l’identité de Saint-George
Alain Guédé : « Il est évident qu’il y a un doute. On n’a pas l’inscription de Saint-George sur les registres de catholicité dans la mesure ou le mulâtre était le fruit du pêché absolu. On sait qu’il est mort, on ne sait pas qu’il est né et dès lors les conjectures sont nombreuses. Pour ma part, j’étais d’abord parti sur la piste de Bologne de Saint-George. Puis à maints égard, ça collait mal car il n’aurait pas pu donner son nom, tout comme de la Pailletterie qui n’a pu donné son à son fils, Alexandre Dumas ou comme Guyon Lethiers… Et puis ce Bologne était ruiné, alcoolique, condamné à mort non pas à la suite d’un duel, mais d’une bagarre d’ivrogne qui aboutit à la mort de Saint-Robert. Bologne disparaît et s’enfuit avant d’être pendu en effigie. Ca me paraît improbable qu’il soit le père de Saint-George, devenu favori de la reine et gendarme du roi sans être noble. Les deux auteurs qui ont enfourché cette thèse n’ont fait que reprendre la thèse de Smidack qui l’avait montée sur la base d’un seul témoignage sujet à caution. Deux autres thèses existent : celle d’un autre Bologne, Pierre né aux Antilles et conseiller au parlement de Metz. Elle semble plus fiable que l’autre mais je ne l’ai pas retenue car elle ne correspond pas à la description que faisaient les contemporains du chevalier comme le chanteur ténor Gara ou John Adams, le deuxième président des Etats-Unis, alors ambassadeur en Europe ? Celui-ci décrit le père de Saint-George comme fermier général et trésorier général des colonies. En fait le fermier général était son oncle et son père le trésorier. Guillaume-Pierre de Boulongne de Saint-George est pour moi le père, et l’oncle Philippe-Guillaume. Mais c’est un débat qu’on aura, historiquement, du mal à trancher. »

Quatre questions à Mowgli Laps, ténor, interprète du rôle-titre
« On se sent très proche de Mozart »
C’est important pour vous de jouer et chanter Saint-Georges ?
Très ! Mon grand-père m’en parlait déjà beaucoup et c’est vrai qu’on a exactement les mêmes origines et beaucoup de points communs.
Beaucoup de points communs, mais peut-être pas l’épée ?
Ah non ! Pas l’épée. Je n’ai pas fait d’escrime mais j’ai toujours beaucoup aimé cette discipline. Nous avons travaillé une petite scène d’escrime avec un maître d’arme et c’est réussi. C’est une chorégraphie sur un texte.
Est-ce un opéra facile à chanter entre le livret et la musique ?
Ce qui n’est pas très évident, c’est que, comme on a pas retrouvé toutes les partitions, certaines parties chantées sont en fait des partitions d’instrument sur lesquelles on a rajouté une ligne de chant. Quelques fois, ce n’est pas évident par ce que ce n’est pas habituel comme ligne, comme façon de chanter car ça n’a pas été écrit comme ça. C’est la seule difficulté, sinon c’est bien écrit et par moment, on se sent très proche de Mozart.
Saint-George a sa place dans le répertoire ?
Il a vraiment des morceaux qui sont sublimes et je crois qu’il avait vraiment sa place, c’est sûr.

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 19:30
Le Parlement maintient la surtaxe sur le rhum
Serge Larcher, sénateur socialiste de la Martinique, annonce qu’il « utilisera tous les outils législatifs nécessaires afin d’obtenir la suppression de cette surtaxe injuste ». Lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009, l’Assemblée nationale avait voté une disposition qui augmentait de 23% les taxes relatives aux spiritueux et alcools forts, dont, au premier rang, le rhum antillais qui a l’essentiel de son débouché commercial en métropole. Serge Larcher, lors de l’examen du PLFSS au Sénat, avait obtenu qu’un amendement supprime cette surtaxe. Las pour lui et les rhumiers, une commission mixte paritaire (7 sénateurs et 7 députés) a évacué l’amendement Larcher. Sale temps pour nos rhums qui devraient connaître par cee dispositif une hausse de prix de l’autre de 6 % en métropole.

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 19:26
Un jeu télévisé ouvert à la diversité
Le théâtre municipal de Neuilly accueille le 19 décembre prochain à 20 h30, un nouveau tremplin pour les humoristes. « Un spectacle-jeu télévisé gratuit,  un moment de divertissement pour toute la famille... », indique Agir Ensemb, coorganisateur de l’événement. Eric Checco (chorégraphe connu dans le milieu hip hop) sera aux mannettes de la soirée qui sera diffusée sur la chaîne de la TNT IDF1 (La chaîne de Jean-Luc Azoulay et Michèle Cotta).
Sur la scène, on nous promet Souria Adèle (La célèbre Marie-Thérèse Barnabé au théâtre) comme invitée vedette et la présence exceptionnelle des Twins, révélés par Incroyable talents sur M6…
Pour assister à l’émission en directe, il faut contacter le site de Ecoute, tu vas rire :
http://www.ecoutetuvasrire.com/invite.html

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 21:13
Pas de secrétaire national à l’outre-mer au PS
Martine Aubry, première secrétaire nationale du PS n’a pas de secrétaire national à l’Outre-mer et a indiqué vendredi geler le poste pour une huitaine. Vendredi matin, Louis-Joseph Manscour, député maire PS de Trinité (Martinique), recevait un coup de fil de François Lamy, proche de Martine Aubry, qui lui demandait de succéder à Victorin Lurel, député et  président de la Région Guadeloupe et jusqu’alors titulaire du poste. Les deux élus qui avaient appelé à soutenir Ségolène Royal, étaient justement ensemble en Martinique. Et Victorin Lurel a assuré qu’il n’était candidat à rien. A vrai dire, les deux avaient l’air de s’en laver les mains.

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