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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 20:17
Barnier lance le plan banane durable aux AntillesLouis-Daniel Berthomme, président de la chambre d'agriculture de Martinique, David Dural, directeur de l'ITBan, Luc Vigouroux d'Ecoban, le président Marie-Jeanne et Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture, à Sainte-Marie, vendredi dernier.
« Nous tirons les leçons du passé et nous nous engageons pour l’avenir ». Michel Barnier, devant quelque 300 planteurs réunis à Sainte-Marie en Martinique, vendredi dernier, a rappelé que la pression de deux catastrophes (l’une naturelle, Dean, l’autre humaine, la chlordécone) avait permis aux 709 planteurs antillais de se lancer dans le développement durable. Le protocole signé ce jour par le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, les présidents des conseils généraux et régionaux des deux îles et l’union des groupements de producteurs de bananes, institue le plan banane durable sur la période 2008-2013. En août 2007, les producteurs s’étaient plaints de la hausse du montant de l’octroi de mer sur les produits phytosanitaires. Michel Barnier avait répliqué : « Consommez-moins, vous vous y retrouverez… » La démarche n’était pas inédite puisque, depuis 1996, l’utilisation des pesticides dans les bananeraies a chuté de quelque 60 %. Le plan banane durable veut accélérer ce processus et fixe comme nouvel objectif une baisse supplémentaire de 50 % d’ici 2013, soit un objectif plus ambitieux que celui fixé aux agriculteurs français dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Mais la grande nouveauté, c’est la création de l’institut technique de la banane (ITBan), comme en ont toutes les autres filières agricoles françaises. L’ITBan est chargé, en liaison avec le CIRAD (Centre international de recherches agricoles et développement), de piloter cet effort. Pour autant, le plan banane durable n’est pas un plan bio, rappelle Eric de Lucy, président de l’Union des groupements, mais une démarche pour une agriculture intégrée. Il poursuit trois objectifs principaux : surveillance de l’impact environnemental, mise en place de pratiques culturales durables et généralisation à tous les producteurs sur la base d’un cahier des charges certifié par l’organisme indépendant BanaGap (70 % des producteurs de l’UGPBAN sont actuellement certifiés GlobalGap).
Entre 18 et 175 millions
« Une banane déjà propre de mérite t-elle pas un petit plus ? Un bonus  pour mieux préserver nos parts de marché ? » a demandé au ministre, Victorin Lurel. « Le vrai bonus, c’est la qualité », a rétorqué Barnier. Alfred Marie-Jeanne a fait amender le protocole avant de le signer : « Je ne saurai m’engager à l’infini… » La part du conseil régional de Martinique ne pourra excéder les contributions totales. Le financement de ce plan semble encore flou : 175 millions annoncés initialement par l’UGPBAN, 115 puis 100 millions selon Michel Barnier : « Ce sont des crédits qui existent et qui vont être réorientés pour être dynamisés au service du développement durable. » « Le plan va mobiliser réellement 18 à 20 millions qui seront pilotés par l’ITBan », avance Eric de Lucy. Quel que soit ce montant, il serait alimenté majoritairement par les planteurs (47 %), les centres de recherche, CIRAD et CEMAGREF (16 %), l’Europe, l’Etat et les collectivités territoriales (37 %). L’ITBan bénéficiera directement d’un montant de 6,2 millions d’euros pour les six ans à venir. La communication de la profession bénéficie aussi, mais par ailleurs, d’un budget grâce au logo RUP attribué par la Commission européenne (19 millions). Le président de Lucy a un message à faire passer : « Notre banane est avec celle des Canaries la plus propre et la plus éthique. La banane des droits de l’homme, c’est nous ! »

Interview. David Dural, directeur de l’Institut technique de la banane
« On cherche la banane miracle »
Comment l’institut va-t-il s’intégrer dans la filière?

L’institut technique va être l’articulation entre la recherche et la production. Le but est de démultiplier les efforts de recherche et les orienter vers ce qui intéresse les producteurs. L’institut est un organisme fait par les producteurs pour les producteurs.
Vous serez l’interface entre la recherche et son application à la culture ?
La recherche va nous nourrir sur un certain nombre d’informations et à partir de ces informations, nous allons en démultiplier l’échelle d’application.
Dans le cas de recherches de nouvelles variétés, comment intervenez-vous ?
Nous serons intervenus avant et au moment de valider cette nouvelle variété. C’est-à-dire qu’on va la valider en champ avec la recherche, on va la valider sur les phases terminales qui sont les phases de mûrissage et de commercialisation. Après ces validations, nous pourrons la diffuser via les groupements de producteurs.
Ce qu'on appelle le changement d'échelle, c'est le passage du prototype et la production de masse  ?
C’est la dernière phase de validation avant le passage à une production complète au niveau des planteurs.
Quand pensez-vous présenter un prototype intéressant ?
On ne part pas de zéro. Le CIRAD a quinze ou vingt ans de recherche sur les nouvelles variétés. On part avec une base relativement solide. Nous voulons multiplier les descendances d’hybrides les plus intéressants et ensuite, une fois validées, faire le changement d’échelle. On a déjà des variétés dans les bacs : la 916 et la 918. On progresse et on cherche un peu la banane miracle, celle qui n’aura pas besoin de traitement contre la cercosporiose, contre les nématodes et que les consommateurs adoreront !
Et qui seront résistantes au vent ! N’est-ce pas un rêve ?
Ce n’est pas un rêve ! On a besoin d’avoir des choses très concrètes et on va le faire avec des planteurs pionniers qui vont mettre en application ces variétés sélectionnées de façon à pouvoir les valider sur des échelles plus importantes que quelques dizaines de pieds.

Le concept banane durable
Les prototypes 916 et 918

A Neuf-Château/Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe, les chercheurs du CIRAD élaborent dans le secret du laboratoire la banane de demain. Autour de l’agro-généticien Fédéric Salmon (photo), on essaie de créer de nouvelles variétés résistantes aux maladies et adaptées au marché. Avec sa collection de 450 bananiers qui font encore des graines et qui autorisent donc des croisements sans avoir recours à la manipulation génétique, le CIRAD a déjà sorti et testé un prototype, la banane 920. Elle s’est révélée trop petite, difficile à conserver et avec un plant haut, fragile au vent selon le Martiniquais Laurent de Meillac qui l’a expérimentée en plantation. « Nous avons plein de prototypes dans les tuyaux, révèle Frédéric Salmon, mais nous n’arrivons pas à réduire la hauteur des plants… » Parmi les plus prometteurs, les prototype 916 et 918 sont opérationnels. Reste à les tester auprès de consommateurs. La 918, résistante à la cercosporiose jaune et noire, présente l’avantage de durer longtemps et, de l’avis de confrères spécialisés, d’offrir en arrière-goût une sensation de raisin et de pomme !
Les bonnes pratiques culturales
Ce que fait d’un côté le CIRAD, des planteurs le font empiriquement, d’expérience. Ainsi, le Guadeloupéen Francis Lignières, sur son exploitation de montagne à Baillif, a limité l’utilisation des herbicides en laissant les impatiences coloniser les sols des parcelles. Les chercheurs, de leurs côtés, ont établi une collection d’une quarantaine de plantes de couverture, plus performantes que les impatiences quoique qu’elles présentent l’avantage de contribuer à la beauté des paysages agricoles.
L’agriculture intégrée
Si les planteurs visent tous à obtenir la certification agriculture raisonnée, ce concept, selon le chercheur du CIRAD François Cote, président du comité scientifque de l’ITBan, est dépassé. Il privilégie désormais le concept d’agriculture intégrée avec une approche spécifique de la lutte contre les bio-agresseurs. D’où le recours aux jachères pour assainir les parcelles, l’utilisation privilégiée des vitroplants, indemnes de toute atteinte virale ou de nématodes ou le recours à la méthode du Pr. Chabrier qui a su utliser la sordidine, une phéromone, pour éliminer le charançon…
L’avance environnementale des Antilles françaises
Contre 7 tonnes par hectare de produits phytosanitaires aux Antilles, le Costa Rica en met 70. 1,6 millions de vitroplants pour 250 000 tonnes de bananes chez nous, 2,5 millions de vitroplants pour 5 millions de tonnes de bananes en Equateur.
L’épandage aérien en question
Le parlement européen prévoit l’interdiction de l’épandage aérien fin 2009. Une décision que Michel Barnier imagine effective à moyen terme, six ou dix ans peut-être. Des dérogations seront possibles, estime l’UGPBan, si la qualité des produits phytosanitaires utilisés est la plus respectueuse de l’environnement.

Traitement des déchets et des rejets
A Sainte-Marie (Nord-Atlantique Martinique), Ecoban, une station de traitement des bouillies fongicides fonctionne depuis février 2008. D’un coût de 800 000 euros, elle permet le traitement de 5000 m3 collectés dans les plantations de l’île. Les eaux sont totalement purifiées avant rejet dans la nature et la boue séchée qui réside est envoyée en métropole comme déchet ultime.
Les gaines plastiques qui protègent les régimes dans les plantations sont aussi collectées et retraitées. En Martinique, les gaines sont collectées et expédiées en métropole pour y être revalorisées. En Guadeloupe, c’est Ecodec qui s’en charge. Des gaines en matériaux biodégradables doivent prochainement se substituer aux gaines plastiques.

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 18:53
ITW Claude Vamur
Le batteur de Kassav, Claude Vamur, alias Kolo, sort un album perso avec un groupe perso intitulés tout deux : Kolo ka. Interview avant tournée promotionnelle.
« Kolo, c’est la nouvelle motivation ! »
Il y a le batteur de Kassav et puis il y a Kolo… Parle-nous de cette facette de ton personnage…
Kolo, c’est la nouvelle motivation ! Claude Vamur a fait sa route et Kolo naît et Kolo ka avancer, kolo ka frapper, kolo ka jouer, Kolo ka alé !
Et Kolo ka soti on dis…
L’album est en bac, déjà, et avec mes musiciens nous sommes sur des scènes, à Rueil-Malmaison, le 5 décembre, et le 23 décembre au New Morning. Ensuite, ce seront les Antilles en avril. La Guyane aussi, on y réfléchit… Il le faut ! Cette musique-là est à consonance jazzy, mais vachement rythmée…
Quelle est la couleur du son, la patte Kolo ? On n’est plus dans le zouk ?
J’explore d’autres traces musicales à partir des rythmes du tambour ka. Ce sont des créations avec la batterie, mon instrument, et la recherche d’un rapport très étroit dans un jeu moderne de batterie avec le tambour, donc créer dans ce petit interstice-là quelque chose d’intéressant et, évidemment additionner des percussions.
Comment tu travailles ? Tu te contentes de composer les architectures rythmiques ou tu te préoccupes aussi des mélodies ?
Pendant que je travaille la batterie, il m’arrive comme ça des idées de mélodie, même en jouant.... J’aime bien que la batterie chante aussi, que ce ne soit pas que du rythme, mais qu’il y ait une vraie chanson. A partir de là, il y a des choses qui résonnent et je les capte, ou pas. Quand je les capte, je repars chez moi et je retravaille la mélodie tranquillement. Avec mes acolytes ensuite, on travaille, on dégrossit et on part dans direction qu’on a choisie : direction à consonance jazzy.
Comment Béatrice Poulot, sur scène (Marie-Josée Gibbon dans l’album), arrive à se placer ?
Elle a la mélodie de base ! En même temps, elle est beaucoup plus libre en ayant compris l’essentiel de la mélodie. Après elle s’exprime comme elle veut ! Nous, on est là et on accompagne.
Ce n’est pas souvent que le leader d’un groupe est son batteur. Est-ce facile de diriger tout  le monde depuis le fond de la scène ?
Les vrais rôles de chef d’orchestre sont plutôt aux percussionnistes, aux batteurs ! Ce sont eux qui donnent qui donnent le tempo, le rythme… Là où on est situé, on supervise tout ce qui se passe devant. Le vrai chef, c’est le batteur ! Si quelque chose se passe mal à notre niveau, tout est foutu. Tandis qu’un guitariste ou un chanteur fera ce qu’il voudra, pourvu que le rythme reste régulier.
Parle-nous de tes musiciens
Ce sont des potes ! Je les connais depuis très longtemps. On est souvent chez Harold pour bosser parce que chez lui, il y a le piano. Il est prof au conservatoire, donc c’est très intéressant au niveau des harmonies… Harry Gofin pareil. Claude Pironeau est avec moi dans Kassav et on a cette occasion-là de faire autre chose. Il est vachement emballé !
Vous sortez un peu du zouk pour retourner à une tradition ?
Je ne peux pas dire que je suis un zouker, je ne peux pas dire non plus que je suis un jazzman, mais je veux rester un musicien et pouvoir exprimer ma musique. Si je n’étais que zouker, je ne sais pas si j’y arriverais…
C’est quoi ta musique ?
A la base, c’est le jazz, le jazz-rock, la variété américaine et puis le tambour ! Evidemment, j’aime beaucoup ce que je fais avec Kassav et je pense que j’ai aussi donné de mon temps, de ma sueur. J’étais totalement dévoué à ça ; j’avais ce sentiment de défendre quelque chose. Quand c’est arrivé, j’avas l’impression de défendre quelque chose d’identitaire. Il ne se passait rien et puis il y a eu le zouk. J’ai eu la chance d’en être ! Mais parallèlement à ça, en tant que musicien, il fallait que je me réalise personnellement. Dans Kassav, je suis un élément d’un groupe, avec Kolo ka, je suis une entité à part.
Tu écoutes ce qu’il se passe autour de toi dans la musique antillaise ?
Je vois qu’il y a une tendance, un nouveau courant avec le tambour, et en dehors du zouk commercial type zouk saucisson, zouk love, ça permet de ne pas trop s’éloigner de sa mémoire et aussi de faire de la mémoire quelque chose de nouveau. On doit sortir de la chose brute telle que nos grands-parents l’ont vécue et nous l’ont léguée, il faut qu’on décortique et qu’on en fasse quelque chose de substantiel.
C’est pour ça que vous mettez le ka dans l’écrin du jazz ?
Parce qu’il y a cette liberté et qu’il y a la fusion. Et quand il y a fusion, il faut qu’il y ait communion, que les éléments s’enchevêtrent. C’est une alchimie et après c’est le Graal !

Harold
« Il y a une bonne ambiance, de jolis morceaux et tout le monde s’écoute ! Il y a des compositions du pianiste Harold, d’Harry Goffin, du saxophoniste Claude Pironneau et, bien sûr, de Kolo… Donc tout le monde s’écoute. Si quelqu’un a une réflexion ou une correction ou même une idée sur un morceau d’Harold ou Kolo, on va le laisser jouer ! Il n’y a qu’un truc, c’est que c’est une musique très axée sur les percussions et l’accent rythmique fait référence à la tradition, au folklore antillais. Le Kolo ka est basé sur le rythme du ka. »

Claude Pironneau
« Parmi les Antillais, Kolo est le gratin des musiciens, des rythmiciens ! Quand on a l’habitude de jouer avec des gens comme ça, le problème, c’est qu’on a du mal à jouer avec d’autres gens parce qu’on s’habitue à ce que ce soit évident et que ça tourne. J’ai rencontré Kolo par le biais de Kassav et quand il m’a parlé de cet album, je suis venu. J’ai même amené une compo à moi, qui s’appelle Pirogue. Et depuis, on continue l’aventure. On est en train de faire naître un truc ! C’est un groupe de jazz, de jazz créole… Plutôt jazz ka. On fait une musique que les autres groupes n’ont pas fait jusqu’à maintenant. Moi, je n’ai jamais entendu ça. »

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 16:16
Régionales et diversité en Ile de France
Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement et candidat à la tête de liste UMP pour les régionales en Ile de France en 2010 : « J’ai pris un certain nombre d’engagements que je conclurai naturellement sur la présence d’ultramarins sur les listes, en position éligible, parce que si on veut une vraie représentation de la population d’Ile de France, il faut que tout le monde y soit, les ultramarins d’abord. J’ai parfaitement entendu tous les messages ! On va faire en sorte que M. Pluton* ne soit plus seul ! »

*Pierre Pluton, maire d’Evry-Grégy sur Yerres, (2 500 habitants), dans le Val de Marne, est l’un des deux seuls maires (antillais de la région Ile de France. L’autre est Jean-Claude Gautry, à la tête d’une commune de 250 habitants, Parcy dans le Val de Marne.

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 20:56
Babette de Rozière dans le magazine américain More
La chef de cuisine guadeloupéenne, Babette de Rozière (qui tient la fameuse Table de Babette, rue de Longchamp à Paris XVIe), a les honneurs du très grand magazine américain More. A l’occasion de la traduction en anglais de son livre Créole, aux édition Phaetons, le magazine More lui consacre pas moins de dix pages dans son numéro de décembre 2008-janvier 2009. Phaetons lui a acheté les droits pour traduire son livre en sept langues dont l’allemand, l’espagnol et le chinois ! Le prochain numéro de More portera en une la nouvelle première dame américaine, Miss Obama ! Bravo Babette !

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 20:55
Jégo au Club Med
Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, emmène sa famille passer les vacances de Noël en Martinique. Il devrait y arriver le 20 décembre. Son séjour se décomposera en deux parties distinctes, l’une ministérielle et officielle qui durera deux jours, la seconde familiale et privée au Club Med. La totalité du séjour n’excédera pas huit jours.

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 20:32
Du testing contre les discriminations au logement« Nous allons terroriser les agences qui pratiquent les discriminations ! » Patrick Karam a marqué une étape de plus dans la lutte qu’il mène contre les discriminations au logement en signant, hier au ministère du Logement, une convention portant sur l’organisation de tests, à l’instar de ce qui se font à l’entrée des nuit. Cosignée par le ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin, le directeur général de l’ACSE, Dominique Dubois, le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, et Samuel Thomas, président de la fédération de la maison des potes, la convention vise à porter l’expertise détenue par SOS Racisme en matière de testing dans l’accès au logement à une quarantaine d’associations représentatives de tous les outres mers. Après une formation théorique assez rapide, selon M. Sopo, les associations partenaires passeront à la phase concrète : le testing réel. « A partir du constat d’un propriétaire ou d’une agence immobilière convaincus de discrimination, SOS Racisme participera au suivi juridique de la plainte qui sa déposée par l’une des associations ultramarines pour faire en sorte que ça aille jusqu’au bout et que la République puisse rétablir dans leurs droits des personnes qui ont été discriminées. »
Un dictaphone et un téléphone
Les formations devraient avoir lieu au premier trimestre 2009. L’ACSE a payé les 45 000 euros pour la formation et les testings. Samuel Thomas a expliqué la simplicité de la méthode : avec un dictaphone et un téléphone. Il s’agira de détecter une différence de traitement entre deux personnes n’ayant qu’un seul critère de différent : l’accent au bout du fil, la localisation de la caution… Il s’agit d’enregistrer les conversations qui ont lieu avec l’agence ou le propriétaire pour montrer qu’effectivement, il y a eu une différence de réponse faite sur la seule base du critère discriminant illégal, à savoir l’origine d’outre-mer. En juillet dernier, Patrick Karam avait fait signer une charte visant à informer les professionnels des dispositions de la loi et portant à leur connaissance le risque de se faire radier du réseau FNAIM, CNAB ou UNPI. Cette fois, ce deuxième acte désigne implicitement la sanction judiciaire. « Il ne s’agit plus d’attendre que les lois soient transgressées pour agir. L’Etat se donne les moyens de prévenir, traquer et  sanctionner par une plainte pénale systématique les pratiques discriminatoires », insiste Patrick karam.

ITW. Christine Boutin, ministre de la Ville et du Logement
« Il est évident que les ultramarins subissent des discriminations »
Voilà deux fois que l’on vous voit monter au créneau au côté du délégué interministériel contre la discrimination au logement. Ce combat vous est cher ?

Mon moteur d’engagement en politique, c’est l’égalité entre les hommes. La discrimination m’est insupportable et il est évident que les ultramarins subissent des discriminations en ce qui concerne l’accès au logement. L’accès au logement est difficile pour tout le monde mais quand en plus on est ultra-marin, c’est encore plus compliqué. Avec Patrick Karam, nous avons lancé cette convention et je suis heureuse que SOS Racisme et la maison des potes se mettent au service des associations pour les former au testing, de façon à ce qu’on diminue, annule même totalement la discrimination. Cette convention est là pour faire en sorte qu’il n’y ait plus de discrimination à cause de la couleur de peau, la race ou la religion. Que tous les hommes soient égaux !
Y aura-t-il des réponses judiciaires ?
Tout est mis en œuvre pour aller jusqu’aux sanctions fortes. Il y a déjà des résultats en ce qui concerne les agences par rapport à la charte que nous avons signée en juillet. Les décisions que nous avons prises ont tellement fait peur aux agences que maintenant il y a beaucoup moins de réclamations pour discrimination. Il est dommage de devoir passer la sanction, y compris pénale, pour avoir un résultat, mais il faut poursuivre !
Y compris dans le parc locatif HLM ?
Le président de la maison des potes a évoqué la discrimination à l’intérieur des HLM qui existe réellement et je souhaite que leur savoir faire rentre aussi  dans les possibilités des conventions que nous allons signer avec les bailleurs sociaux après le vote de la loi.

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 19:05
Nouveaux débouchés pour les jeunes du SMALes jeunes volontaires du Service militaire adapté (SMA) vont bénéficier de nouveaux débouchés. Le secrétariat d’Etat à l’Outre-mer a signé, lundi, deux conventions, l’une avec la Fédération Française du Bâtiment (FFB), l’autre avec l’Union des Métiers et Industries de la Métallurgie (UIMM), à l’issue de la tenue des premiers états généraux du SMA au secrétariat d’Etat. Ces deux fédérations patronales s’engagent à proposer des formations en alternance ou des embauches directes aux jeunes. Le président de l’UIMM Frédéric Saint-Geours souligne que les entreprises du secteur « doivent embaucher 100 000 personnes nouvelles par an dans les cinq ans. 40 % à 50 % seront des jeunes ». Didier Ridoret, du la FFB, s’est engagé à faire recruter par ses mandants au moins 100 personnes issues du SMA. Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jégo compte signer ce même type de convention avec les fédérations de l’hôtellerie et du tourisme. Il veut miser également sur des parrainages de jeunes par de grandes entreprises. 2 900 jeunes sont actuellement formés outre-mer par le SMA. L’Etat souhaite monter à 4 000, puis à 5 000 en 2010. Yves Jégo estime que le « coût et le ratio de réussite du dispositif est assez exceptionnel ». Le ministre a par ailleurs annoncé l’ouverture d’un régiment de SMA « dans les deux ou trois ans » à Futuna.

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 02:03
Yves Jégo « : « J’annonce une baisse de 30 centimes »
A l’issue d’une longue rencontre, hier, avec le directeur Caraïbe de Total et plusieurs visioconférences avec les élus guyanais, Yves Jégo a proposé une baisse de 30 centimes du prix du carburant alors que la Guyane est encore bloquée et que le centre spatial a reporté de six jours son prochain lancement d’Ariane à cause des événements.
Interview
Combien les pétroliers ont-ils concédé de baisse ?
L’Etat fait pression sur les pétroliers et donc  j’annonce une baisse de 30 centimes du prix du gazole et de l’essence lundi matin. J’ai proposé par ailleurs çà la région Guyane qu’elle accompagne cette baisse d’au moins dix centimes, ce qui permettrait d’arriver à un montant global qui serait significatif pour la Guyane qui est aujourd’hui le territoire d’outre-mer où l’essence est la plus cher. Il faut donc ramener la Guyane dans la moyenne de la Caraïbe. J’ai proposé enfin au président du conseil régional un plan exceptionnel de financement des investissements économiques de la Guyane avec une enveloppe de 5 millions d’euros dès cette année. Lundi, il y aura une baisse de 30 centimes du prix de l’essence et du gazole en Guyane ; j’ai demandé au préfet de Martinique et au préfet de Guadeloupe de regarder avec les pétroliers pour voir comment, ce week-end, on peut apporter aussi une baisse significative en Martinique et en Guadeloupe pour que l’ensemble de la Caraïbe ait une réponse à la revendication des socioprofessionnels. Nous avons lancé une mission dès la semaine prochaine et des inspecteurs du ministère et d’Economie et des finances vont tout mettre à plat. Je veux une opération vérité sur les prix de l’essence en outre-mer où l’Etat ne touche pas de taxe sur les carburants. La mission va prendre quelques semaines et s’il y a eu de la spéculation, s’il y a eu des exagérations, nous le dirons et nous demanderons aux pétroliers de rembourser. La pression qui a été faite sur eux a abouti à un effort et si on doit aller plus loin, ce sera dans un esprit de transparence et sur des bases sérieuses, pas seulement sur une base de rumeurs.
Cette baisse est prévue pour combien de temps ?
Jusqu’à ce que la mission ait fait son travail. C’est d’ailleurs ce qui était demandé par ceux qui sont en protestation. Ca va prendre un mois et demi ou deux mois. J’ai proposé aux Guyanais de ne pas renoncer à leurs revendications mais de libérer la circulation et le trafic et dès que nous aurons le rapport d’inspection, de remettre tout ça sur la table.
Est-ce qu’on ne paye pas la mise aux normes de la SARA qui a coûté 60 millions d’euros en 2007 ?
On paye en Guyane quelque chose de très cher qui est le procès fait par les concessionnaires automobiles aux pétroliers parce qu’ils ne fournissaient pas un pétrole aux normes européennes. Ce procès, les concessionnaires l’ont gagné et la mise aux normes de l’essence qui était jusque là livrée par les pays voisins, beaucoup moins chère, et ça a eu une conséquence : les prix ont augmenté. Si vous ajoutez à ça l’année précédente les cours du baril, que vous y ajoutez une taxe régionale qui est la plus haute de toutes les Caraïbes, évidemment, il y a un prix beaucoup plus cher qu’ailleurs. Comment en sortir ? Les pétroliers ont apporté une première réponse, si la Région prend sa part, ça sera une deuxième réponse et je opense alors qu’on pourra ramener la Guyane dans un prix équivalent des autres territoires. Je dis que lundi l’essence aura baissé de 30 centimes et il faut que ça permettre d’engager le déblocage de la situation.

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 15:06
France 2 n’aime pas l’accent guadeloupéen
Diffusée depuis le 22 novembre sur RFO et France Ô, La série La Baie des flamboyants est refusée par le directeur des programmes de France 2.
Son producteur, Jean-Luc Azoulay, lâche le morceau.

Jean-Luc Azoulay, de JLA production, a indiqué, deux jours après le lancement de la saison 2 de la Baie des Flamboyants sur le réseau France Outre-mer, que la chaîne publique France 2 qui détient les droits de diffusion de la série de septembre 2008 à septembre 2009, refusait de l’inscrire dans sa grille de programme. Une décision prise par le directeur des programmes Eric Stemelen. Celui-ci n’aurait pas trouvé la touche d’accent guadeloupéenne au goût de ses téléspectateurs. Il a trouvé le renfort de Jean Bigot, directeur de la fiction sur France 2. « Il m’a littéralement jeté, la première fois que j’ai eu Stemelen au téléphone… », confie Jean-Luc Azoulay d’autant plus remonté qu’il sait que le directeur général de France 2, François Guilbeau est favorable à l’idée de diffuser la série, initiée, il est vrai, alors qu’il était directeur général de RFO. Où sont donc les grands discours favorables à la visibilité de la diversité à l’écran avec force séminaires et conférences à France Télévisions ? « C’est la seule série où il n’y a pas  de rôle de blancs ou de noirs ! Il y a des gens, des familles de toutes origines sans qu’on s’interroge sur ces origines ! », vante le producteur. Et la représentation de la diversité semble avoir été si bien comprise qu’outre les 63 % de parts de marché en Guadeloupe, et quasi autant dans les autres territoires de diffusion, TV Globo, la chaîne brésilienne, inventeur des télénovelas, a acquis les droits de diffusion. La série actuellement en doublage s’intitulera Praia de galera, la plage de la galère ! 63 pays se sont montrés intéressés au dernier MIP. Les Allemands, les Espagnols, les Chinois ont acheté les droits. Michel Cotta, directrice de la chaîne de TNT IDF1 et productrice chez JLA fait remarquer que la série a été première au hit des téléspectateurs sur sa chaîne.
France 3 en septembre 2009
Patrick Karam, délégué à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, alerté de l’ostracisme de France 2, s’est vu répondre que la série était mauvaise. « Ils ont peur qu’elle marche mieux que leur série à 130 000 euros l’épisode… », lâche Jean-Luc Azoulay qui se targue de produire à 35 000 euro les 26 minutes. Celui-ci convient que la première saison n’étais pas parfaite, mais promet aussi une bonne saison 2 : « Les scénarii ont été dynamisés, les acteurs sont motivés et coachés, certains ont commencé de prendre des cours de théâtre. Et puis on a ajouté quelques plans de situation de la Guadeloupe… » Wallès Kotra, directeur délégué de France Ö pense que l’on pose un regard condescendant sur la télénovela, «  la télé du pauvre ! Mais je suis heureux que la diversité soit montrée à la télévision par la télé du pauvre ! Après la première diffusion, il y a eu un trouble chez les télespectateurs car ils n’avaient pas l’habitude de se voir. »
Gêné aux entournures, la présidence de France Télévisions, Patrice Duhamel et Patrick de Carolis ont promis que la série serait diffusée sur France 2 en 2009. Pour l’heure, on se défausse sur France 3 qui a les droits de diffusion pour un an à partir de septembre 2009. « On dirait que France 2 croit encore qu’elle a un public lisse et uniforme… », se moque Jean-Luc Azoulay.

Une Production low coast et de bon rapport
La série télévisée La baie des flamboyants est une télénovelas, c’est à dire un feuilleton qui a une fin, contrairement au soap. A l’origine, c’est une série mexicaine intitulée Code postalLes 100 épisodes produits en moins de quatre mois en Guadeloupe, en décors naturels, coûtent 3,5 millions d’euros. RFO en a apporté 1 et la moitié en apport technique. La Région Guadeloupe a mis 600 000 euros (400 000 l’an passé). JLA a mis le dernier million récupéré sur les ventes étrangères. TV Globo a acheté 7 000 euros l’épisode. TRL TVI les a payés 3 000.
L’équipe est composée à 80 % de techniciens locaux et la série est un vrai tremplin pour les comédiens.

Breaking news JLA
Cindy enceinte
Jean-Luc Azoulay a confirmé que l’actrice Cindy Minatchy était enceinte. En revanche, il n’a pas su (ou pas voulu) révéler qui était le père.
Navarro retraité
Azoulay qui produit aussi Navarro a annoncé que le tournage des six derniers épisodes de Navarro venat de s’achever. Après, ce sera Brigade Navarro. Roger Hanin, 83 ans, prend sa retraite de commissaire. « On n’a pas fait de pot de départ », confie Azoulay.qui précise que le retraité de la police Navarro pourra faire des apparitions ponctuelles dans la nouvelle série.
Demande d'emploi
Lucie Duka, rédactrice en chef de Télé Z (6 millions de lecteurs) a demandé à Jean-Luc Azoulay s'il n'aurait un rôle pour une "vieille dame indigne"... Pour le coup, elle a demandé qu'on lui envoie quelques épisodes !

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 20:19

La salle de réception, pleine de maires, de conseillers municipaux autour du président qui a convoqué autour de lui le ban et l'arrière-ban de la République : les présidents de l'Asemblée nationale et du Sénat, le ministre de l'Outre-mer, le délégué interministériel, ses conseillers Biancarelli et Penchard...

Blaise Aldo, maire de Sainte-Anne, et Marie-Luce Penchard, coneillère technique outre-mer du président de la RépubliqueLe conseil d'adminisitration de l'AMEDOM (l'association des élus de métropole originaires d'outre-mer. 5e à droite, Pierre Pluton, le président, à sa droite, Georges Aurore, ancien président et Sophie Jacquet, élue UDF d'Île de France. A gauche toute, Freddy Loyson (qui n'est plus élu).L'équipe municipale d'Apatou avec le maire, au centre et Denis Galimot (deuxième à gauche, porte-parole...Bruno-Nestor Azerot, maire de Sainte-Marie, son adjoint, et Claude Lise, président du Conseil général de Martinique.Daniel Dolin, de la chambre d'agriculture de Guadeloupe, et le préfet Vian, conseiller Outre-mer du président du Sénat.Hervé Cadet, attaché parlementaire de Didier Robert, député UMP de la Réunion, Karina Deriny, attachée parlementaire de René-Paul Victoria, et Juliette Jean-Baptiste, nouvelle collaboratrice de l'intergroupe parlementaire de l'Outre-mer, recrutée par Alfred Almont.Marie-Do Aeschlimann, figure notoire de l'UMP ultramarine en région parisienne et le conseiller Outre-mer et parlementaire du président de la République, Olivier Biancarelli.Marie-Luce Penchard, Olivier Biancarelli, Lairentent Prévost, Nicolas Desforges et Patrick Karam.


Au Sénat

Les maires d'outre-mer étaient les hôtes du Sénat, mercredi dernier. retour en images

Dominique de la Guigneraye et Jean-José Clément, ancien député RPR européen et descendant d'Homère Clément, des rhums du nom.Roger Bigard et Freddy Loyson, une paire de mousquetaires selon notre confrère Jean-Jacques Seymour...Le maire de Schoelcher et (deuxième à gauche) le conseiller général et maire de Houilles de Houilles (78), Alexandre Joly, ont reçu les médailles du jumelage de leurs villes des mains de Michèle Alliot-Marie et du président du Sénat, Gérard Larcher."Mon cousin"... C'est ainsi que Gérard Larcher, président du Sénat a qualifié Serge Larcher, Sénateur de Martinique. "J'ai même un morne qui porte mon nom en Martinique", a signalé le président qui a indiqué qu'au XVIIIe siècle, leurs familles n'étaient qu'une !Louis-Constant Fleming, sénateur de Saint-Martin, Marie-Luce Penchard, conseillère à l'Elysée, et Patrick Karam, délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'outre-mer.Juliette Jean-Baptiste, conseillère municipale de Maison Alfort et collaboratrice de l'intergroupe parlementaire de l'outre-mer, et Jacques Gillot, sénateur et président du conseil général de la Guadeloupe.Daniel Marsin, sénateur de Guadeloupe et nouveau paorte-parole du parti de Jean-Marie Bockel, la gauche moderne, le président Larcher, Amélius Hernandez, élu municipal du Gosier en Guadeloupe et son mentor, Jacques Gillot.Muriel Jalton quitte le service du sénateur Gillot pour rejoindre celui du sénateur de Saint-Barth, M. Magras, et Karell Jalton, attachée parlementaire d'Eric Jalton, député socialiste de Guadeloupe.Le président Larcher rigole avec Jacques Cornano, maire de Saint-Louis de Marie-Galante, et Philippe Sioul syndicaliste FO de la mairie de Paris (on ne sait pas le nom de la dame)...


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