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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 07:56
Saint-Paul au salon du patrimoine culturel

La ville de Saint-Paul invitée à Paris

Saint-Paul faisait partie, aux côtés de Dax, Nancy, Pézenas, Rochefort, et Saint Laurent du Maroni, des six villes (sur quelque 220) que Sites & Cités remarquables de France, l'association des villes et pays d'art et d'histoire et des sites patrimoniaux, a choisi de valoriser à l'occasion du salon du patrimoine culturel qui a ouvert ses portes jeudi au Carrousel du Louvre à Paris. "La ville de Saint-Paul est labélisée ville d'art et d'histoire depuis 2012, explique Jean-Diony Laval, responsable du service culturel, et cette invitation nous a paru une belle opportunité pour rencontrer les différents acteurs du patrimoine et de la culture, les autres collectivités et les entreprises qui oeuvrent à la sauvegarde, la protection et le développement du patrimoine." Dès jeudi, soir, ce sont les Réunionnais de Paris qui ont été invités à venir saluer la présence de Saint-Paul sur ce salon, mais au-delà de cet aspect purement convivial, Tanguy Sevat, animateur de l'architecture et du patrimoine doit participer à une conférence, samedi, sur le thème "territoire et patrimoine". "La conférence que je vais co-animer, explique Tanguy Sevat, samedi aura pour objectif de montrer le lien entre patrimoine et aménagement, patrimoine et identité territoriale, patrimoine et mise en tourisme, c'est-à-dire comment on peut partir du patrimoine pour repenser le territoire et développer son attractivité." Saint-Paul a pour elle d'être la cinquième plus grande commune de France, la baie du meilleur ancrage, la première ville à avoir été fondée à la Réunion, le berceau du peuplement... Cet atout historique s'accompagne d'une richesse architecturale avec des habitations en bois et en dur qui datent des XVIIe, XVIIIe, XIXe et XXe siècles, avec un patrimoine archéologique qui reste encore à découvrir, sans parler du patrimoine immatériel lui aussi très important sur le territoire, qu'il s'agisse de danse, le maloya qui a été labellisée par l'UNESCO, les pratiques culinaires, les savoir-faire (calumet tressé, taille de pierre, chemins pavés), l'artisanat d'art... "C'est, poursuit M. Sevat, ce patrimoine qui continue à vivre mais qu'on souhaite également protéger et valoriser."

Aujourd'hui pour l'équipe municipale de Saint-Paul, la sauvegarde et la préservation du patrimoine sont devenues des enjeux prioritaires dès lors qu'il s'agit d'aménagement du territoire. De même, les relations avec les milieux scolaires sont aussi une priorité tant il est nécessaire que la jeunesse saint-pauloise s'approprie ces enjeux patrimoniaux sur le territoire.

Aujourd'hui Saint-Paul veut poursuivre sur cette lancée et a publié une série d'ouvrages à destination des scolaires, des touristes qu'elle entend poursuivre en 2019. Tout récemment, le conseil municipal a pris une délibération pour mettre en oeuvre un site "patrimoine remarquable" sur un périmètre du centre-ville de Saint-Paul dont l'architecture serait préservée. "Nous souhaitons, continue Jean-Diony Laval, obtenir son classement avant la fin 2019 et nous voulons continuer à faire vivre notre label ville d'art et d'histoire et rappeler ainsi que nous ne sommes pas limités au sport et au nautisme !" L'enjeu n'en reste pas moins la promotion de la destination.

FXG, à Paris

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 07:45
Sophie Charles dans l'espace des Cités et sites remarquables de France au Carrousel du Louvre.

Sophie Charles dans l'espace des Cités et sites remarquables de France au Carrousel du Louvre.

Saint-Laurent au salon du patrimoine culturel

La ville de Saint-Laurent, invitée du salon du patrimoine culturel qui se tient jusqu'à dimanche à Paris, vise désormais l'inscription du camp de la transportation au patrimoine mondial de l'humanité.

Saint-Laurent faisait partie, aux côtés de Dax, Nancy, Pézenas, Rochefort, et Saint Paul à la Réunion, des six villes (sur quelque 220) que Sites & Cités remarquables de France, l'association des villes et pays d'art et d'histoire et des sites patrimoniaux, a choisi de valoriser à l'occasion du salon du patrimoine culturel qui a ouvert ses portes jeudi au Carrousel du Louvre à Paris. Pour Sophie Charles, c'était sa première intervention officielle en dehors de sa ville depuis qu'elle a pris la succession de Léon Bertrand à la mairie de Saint-Laurent. "C'est notre tenacité pour la revalorisation du patrimoine qui nous vaut cette présence à Paris, sur ce salon, explique-t-elle. Nous fournissons ce travail depuis les années 1980, quand nous avons commencé la rénovation du patrimoine de notre ville avec son centre historique et le camp de la transportation à partir de 1990." Aujourd'hui, Saint-Laurent du Maroni partage le haut de l'affiche avec la fusée Ariane à Kourou ! "Nous avons mis un peu de temps pour acquérir le site du bagne, poursuit Sophie Charles, parce que ce n'est jamais simple d'acquérir un bâtiment énorme et pas forcément en bon état ! C'est grâce à un partenariat avec l'Etat que la ville a pu le rénover et en faire ce qu'il est devenu aujourd'hui, un lieu de vie !" Le camp accueille Kokolampoe, c'est-à-dire un théâtre et son école, le centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine (CIAP), la bibliothèque, les archives, l'association Vidéo Multimédia qui organise le festival Amazonie Caraïbes qui vient de s'achever, mais également des expositions et des résidences artistiques... C'est ainsi que le camp de la transportation accueille désormais tous les ans 20 000 touristes (dont 10 000 visites guidées) et 9 000 scolaires qui viennent au CIAP avec un animateur. Ce dernier a accompagné Mme le maire sur ce salon parisien du patrimoine culturel où des rendez-vous sont prévus, mais également une conférence samedi où il sera question de patrimoine et de tourisme durable. "Nous voulons, indique Sophie Charles, montrer, expliquer notre mode de fonctionnement et notre stratégie patrimoniale. Ca permet à d'autres qui viennent nous voir sur le stand de Sites et cités remarquables, d'étudier ce qui est possible de faire dans le cadre de la rénovation d'une ville dont le centre historique a été pénitentiaire. Nous avons à coeur de garder le patrimoine, mais d'en faire des outils nouveaux au service de la vie de la cité et de son développement économique." Et cette politique continue puisque la ville a été retenue pour la réhabilitation de la maison du receveur des douanes. De même le récent déménagement de l'hôpital de Saint-Laurent a libéré un autre bâtiment du bagne. Un nouveau travail est en cours avec l'Etat et le CHOG pour déterminer  la future destination de ces bâtiments dans l'esprit d'une revitalisation du coeur de ville et des îlots adjacents. Hier après-midi, une rencontre était d'ailleurs prévue avec l'agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) pour aborder la nouvelle de réhabilitation dénommée "projet centre-fleuve". "Nous voulons partir de la ville historique, détaille Sophie Charles, et accompagner le développement urbain jusqu'aux berges du fleuve, au quartier de la Charbonnière." déjà forte de son label "ville d'art et d'histoire" qu'elle entend renouveler, du label touristique "qualité tourisme", Saint-Laurent du Maroni vise désormais une inscription du camp de la transportation au patrimoine mondial de l'humanité, à l'UNESCO. "Nous vivons ici les prémices de cette aventure", conclut Mme le maire avec gourmandise.

FXG, à Paris

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 06:59
Une ancienne du MOM chez Euros Agency

Puvilland rejoint le privé

Elle était la conseillère spéciale de la ministre Ericka Bareigts, elle a été conseillère au cabinet du ministre Lurel et surtout conseillère au cabinet du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Et voilà désormais la Réunionnaise Nathalie Puvilland qui rejoint les rangs du privé et le cabinet de consultants Euros agency qui conseille les entreprises et les collectivités d'outre-mer, entre autres. "Je ne suis plus dans la décision, confie-t-elle au JIR, mais j'aide les acteurs locaux, publics ou privés, à participer à la décision." Selon elle, les modifications législatives et réglementaires impactent le développement économique et tout l'enjeu consiste à permettre à ces acteurs d'anticiper, voire participer à la "co-construction". Si on lui oppose que c'est le rôle de la FEDOM, elle préfère dire que son travail est complémentaire du lobby patronal ultramarin. Son job, c'est la stratégie d'affaires publiques en outre-mer. Son agence a travaillé avec la collectivité de Mayotte dans le cadre de sa rupéisation, avec les sociétés CITEO (écoemballage), Simplon... "Nous sommes la première agence d'affaires publiques qui a un positionnement en Outre-mer et c'est à ce titre que j'ai été nommé directrice conseil en charge de l'Outre-mer." Son premier challenge, c'est le projet de loi de finances et celui de la sécurité sociale avec la question des charges sociales et la nécessité  d'accompagner ses clients dans l'anticipation des choix économique que cela génère. "Mon expérience en cabinet ministériel m'a appris à imaginer une situation en l'analysant sur plusieurs échelles, locale, nationale, européenne, internationale..." Bienvenu dans le privé.

FXG, à Paris

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 06:01
Fiscalité sociale des rhums

Agnès Buzyn lâche Annick Girardin sur le rhum

Le débat parlementaire à l'Assemblée nationale sur la fiscalité des rhums dans les départements d'Outre-mer a donné lieu, dans la nuit de jeudi à vendredi, à un revirement qui a renvoyé la ministre des Outre-mer et ses promesses au tapis. Sa collègue de la Santé n'a pas tenu compte de l'engagement d'Annick Girardin en faveur des rhumiers antillais, guyanais et réunionnais. En effet, dans le cadre du projet de loi de finances de la sécurité sociale, le groupe LREM faisiant adopter un amendement qui aligne la taxe de sécurité sociale sur les alcools produits et consommés dans les DOM au niveau de ce qui a cours dans l'Hexagone. Concrètement, cela aboutissait à renchérir le coût d'une bouteille de rhum de 1 euro par an à partir du 1er janvier 2019 au 1er janvier 2023. Les distillateurs estimaient que ce rattrapage était trop brutal et ont convaincu leurs représentants au Parlement (à l'exception notable d'Ericka Bareigts qui avait proposé le même amendement que le groupe LREM) d'alerter la ministre des Outre-mer. Et cette dernière, lors de son audition par la commission des lois, le 24 octobre, avait assuré que le gouvernement déposerait un nouvel amendement afin d'assouplir et d'étirer sur dix ans ce rattrapage fiscal. Mais au milieu du débat de cet article, profitant sans doute de l'absence d'Annick Girardin, en vol pour la Réunion, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a retiré l’amendement du gouvernement et refusé de soutenir celui des députés de la Guadeloupe et de la Guyane Olivier Serva, Justine Benin, Max Mathiasin, Hélène Vainqueur-Christophe et Lénaïck Adam, pour maintenir son amendement. En l'état actuel des choses, le prix de la bouteille de rhum passerait de 7 à 10 euros

d’ici le 1er janvier 2023, mais les parlementaires n'ont pas dit leur dernier mot et attendent le passage du texte devant le Sénat pour le faire évoluer.

FXG, à Paris

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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 10:49
Les exonérations de charge

Les exonérations de charges en débat

Dans la nuit de mercredi à jeudi, lors de l'examen du budget de la sécurité sociale, le ministre Darmanin a annoncé un compromis sur les exonérations dites Lodeom.

L"article 8 du du projet de loi de finance de la sécurité sociale (PLFSS) qui a été débattu dans la nuit de mercredi à jeudi dernier a donné l'occasion d'aborder la réforme des exonérations de charges à la suite de la suppression du CICE.

Le nouveau système des plafonds d'exonération (de 1,3 à 2,5 SMIC pour les TPE de moins de 11 salariés ou de 1,4 à 2,4 SMIC pour le secteur renforcé en lieu et place des plafonds LODEOM à 1,7 SMIC, 2,5 et 3,5 SMIC) exclut de surcroît le transport maritime et aérien et la presse et l'audiovisuel. Dès lors, la surcharge de coût que cela entraînerait pour ces entreprises est évalué de 5 à 25 %. " Le nouveau régime d’allègement de charges, expliquait le Réunionnais LR David Lorion en séance, se concentre sur les bas salaires qui ne correspondent pas du tout au salaire médian dans les entreprises stratégiques, en particulier dans les secteurs agro-alimentaire, touristique, informatique ou de la recherche dans le développement durable." Ce constat est partagé dans tous les territoires et sur tous les bancs, y compris par la ministre des Outre-mer elle-même qui avait assuré, la veille lors de son audition devant la commission des lois, que des "aménagements seraient proposés. Gérald Darmanin, le ministre des comptes publics, a rappelé que la hausse des crédits budgétaires pour l’outre-mer (+20 %) venait de la suppression de niches fiscales ou sociales. "Le ministère de l’Outre-mer, a-t-il dit,  est difficile à manœuvrer pour le bien des populations, en raison du fait que l’action publique pour l’outre-mer est composée essentiellement de dépenses fiscales et peu de crédits budgétaires... Cela ne nous empêchera pas de débattre de l’exonération LODEOM pour trouver, après examen à l’Assemblée nationale et au Sénat, un compromis." Il entend ainsi corriger "les difficultés rencontrées sur le terrain", c'est-à-dire remontées par des acteurs économiques locaux catastrophés par la perspective du nouveau système. L'examen du budget de la mission Outre-mer qui est attendu mardi soir au palais Bourbon.

FXG, à Paris

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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 07:21

Maguy Céligny déclarée inéligible

Maguy Céligny, vice-présidente du conseil régional de la Guadeloupe et candidate malheureuse aux dernières sénatoriales où elle avait mené sa propre liste, a été déclarée inéligible pour une durée de trois ans par une décision du conseil constitutionnel rendue le 26 octobre dernier.

Le compte de campagne de Mme Céligny avait été rejeté par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques en avril dernier pour deux motifs. D'une part, la candidate a payé directement, sans passer par mandataire 7085 euros de dépenses, soit 100 % de leur montant total et 32 % du plafond de dépenses autorisé. D'autre part, son compte n'a pas été présenté par un membre de l'ordre des experts-comptables et des comptables agréés.

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 07:29
Babette lance un parcours de la gastronomie en Ile de France

Le festin de Babette

Babette de Rozières a réuni le 23 octobre dernier à l'hôtel de la Région Ile de France à Paris une trentaine de chefs de cuisine dont le fameux Bruno Cophignon, chef des cuisines de la préfecture de police, autour d'un menu à base de produits issus du terroir de l'Ile de France. C'est que la cheffe de cuisine guadeloupéenne s'est vue confier par la présidente de Région, Valérie Pécresse une mission de haute gastronomie. A charge pour la restauratrice de Maule de créer autour de Paris un parcours de la gastronomie. Babette a dévoilé les principaux points d'appui de ce circuit culinaire. Le premier lieu sera intégré dans l'hôtel de la Marine, place de la Concorde et ouvrira en mars 2020. Au Nord, ce sera l'aéroport de Roissy qui accueillera le pavillon de la France à l'expo de Milan dont l'ouverture après remontage est annoncée pour la fin 2020. Aux puces de Saint-Ouen, c'est la halle gourmande qui est attendue pour le deuxième semestre 2021. A l'ouest de la capitale, c'est l'ancienne poste à côté du château de Versailles qui doit accueillir à la mi-2020 son relais gastronomique. Enfin, au sud de Paris, c'est à Rungis qu'ouvrira en 2024 le premier campus de la gastronomie. A l'occasion de cette annonce, Babette de Rozières a indiqué qu'elle serait en déplacement aux Antilles avec Valérie Pécresse du 4 au 8 décembre.

FXG, à Paris

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 07:10

Les Tambours croisés en tournée

La 6e édition des Tambours Croisés démarre sa tournée 2018 en Guyane et aux Antilles. La bande de tanbouyés est composée de Jony Lerond (Guadeloupe), Nènètto (Martinique), Luc Moindranze (Réunion), Chérif M’Baw (Sénégal), Orlando Poleo (Vénézuela), Gordon Henderson (Dominique), Hyacinthe Massamba (Congo), Jean-Aimé Kifoula (Congo), Bapi Das Baul (Inde), sans compter d’autres musiciens invités parmi lesquels Dédé Saint-Prix, Rozan Monsa etc.

Initiés par le Martiniquais Thierry Nossin en 2011, lors de l'année des Outre-mer, les Tambours croisés sont une expérience musicale et humaine qui, comme son nom l'indique, consiste à fusionner les tambours du monde.

A l'occasion de sa 6ème édition, les Tambours Croisés seront en tournée du 1er novembre au 11 novembre en Guyane où Saint-Laurent sera leur résidence principale. Ils seront ensuite en Martinique du 12 au 18 novembre à Sainte-Marie, Rivière Salée, Le François et le Marin. Et enfin, ils seront en Guadeloupe du 19 au 25 novembre à l'occasion de l'arrivée de la Route du Rhum. ils seront basés au Gosier.

Il s'agit d'une série de concerts et d’ateliers pédagogiques autour du tambour et du chant qui favorisera (comme ses éditions précédentes) des rencontres musicales exceptionnelles entre plusieurs pays.

Le dernier concert de cette tournée aura lieu à Paris, le 19 décembre, au Studio de l'Ermitage.

FXG, à Paris

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 05:06
fruits et légumes des RUP en escale à Paris

« Exotic taste of europe » à Paris

L’exposition de photographies « Exotic Taste of Europe » est à découvrir au Jardin des Plantes à Paris jusqu'au 4 novembre prochain.

« Exotic Taste of Europe » est une exposition itinérante qui présente les productions agricoles des régions ultrapériphériques d’Europe (RUP) comme la Guadeloupe et la Martinique (France), Madère (Portugal) et les îles Canaries (Espagne). A travers une série de photographies, le grand public découvre les cultures de banane, raisin, avocat ou encore tomate des RUP.

Ces photographies dévoilent d’impressionnants paysages, des portraits de producteurs dans leurs plantations et le fruit de leur travail, ou encore les animaux qui sont indispensables à l’équilibre écologique de ces régions. Les photographies soulignent notamment la qualité supérieure des bananes européennes, en montrant qu’elles sont cultivées et récoltées conformément aux réglementations sociales et environnementales de l’Union Européenne.

Une attention particulière est aussi portée aux conditions climatiques extrêmes auxquelles les RUP sont exposées, avec notamment un cliché puissant montrant une plantation détruite le lendemain du passage de l’ouragan Maria en Guadeloupe.

Cette exposition itinérante s’inscrit dans le cadre d’une campagne d’information de trois ans, co-financée par l’Union européenne, et initiée par les organisations de producteurs européens de bananes de Guadeloupe, de Martinique, de Madère et des Îles Canaries. Cette campagne a pour but de sensibiliser les consommateurs européens à la qualité des produits agricoles des régions ultrapériphériques d’Europe (RUP) et au label européen qui certifie leur origine, mais aussi de souligner l’importance de l’agriculture pour l’économie et l’environnement dans ces régions.

L’exposition se rendra également à Madrid, Lisbonne, Bruxelles, Varsovie et Berlin entre octobre et novembre 2018.

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 04:56

La SEMSAMAR dans la ligne de mire du gouvernement

Les parlementaires Victoire Jasmin, Victorin Lurel et Hélène Vainqueur-Christophe s'indignent à l'unisson d'Hilaire Brudey, patron de la fédération guadeloupéenne du PS, de la volonté du gouvernement de "cette opération de démantèlement du secteur du logement.", c'est-à-dire de la SEMSAMAR. Les parlementaires, rejoint par ailleurs par le député LREM Olivier Serva, dénoncent "un véritable chantage à la collectivité de Saint-Martin" par lequel "l’Etat conditionne ses aides à la reconstruction au départ de Mme Belenus Romana", sa directrice générale. Ils expliquent cette "opération, ourdie depuis les palais parisiens" en ces termes : "Par l’intermédiaire de son bras armé la SNI -Société Nationale Immobilière, filiale de la Caisse des Dépôts et consignations-, le chef de l’Etat et le Gouvernement se rendent coupables d’organiser en catimini une fusion de la SEMAG et de la SEMSAMAR et créer ainsi une grande holding afin de dessaisir les collectivités propriétaires et donneuses d’ordre, la Région, le Département, les communes et les intercommunalités, de leurs compétences logement."

La SEMSAMAR est une société d'économie mixte qui a des activités à Saint-Martin, en Guadeloupe, en Martinique depuis 2010, et en Guyane depuis 2005. Au conseil d'administration de la SEMSAMAR siègent la Collectivité de Saint Martin (51% des parts et six membres), la Région Guadeloupe (15% et 3 membres), la Caisse des Dépôts et Consignations (13% et un siège), la Commune de Basse Terre (5% et un siège), et pour les privés (15 % et trois sièges), la Société Foncière de l'Anse Marcel, Louis Constant Fleming et le Dr Victor Gibbs, le père de Daniel Gibbs. C'est ce conseil d'administration qui a fixé le salaire de sa dirigeante actuelle, Marie-Paule Bélénus. Recrutée en cours d'année 2009 pour succéder à Jean-Paul Fisher, elle a touché cette année là 371 311 euros. En 2010, elle touche un salaire net annuel de 1,253 085 millions d'euros, soit à peu près 100 000 euros par mois, encaisse 39 914 euros de frais de voyage et déplacement, dispose d'un Land Rover, d'une BMW 4x4 et d'un logement de fonction.

En 2011, son salaire bondit à 1,629 382 millions d'euros puis en 2012 à 1,690 246 millions d'euros. Cette fois, ça casse. Une procédure judiciaire est ouverte pour détournement de fonds publics et une nouvelle convention est établie en 2013 qui plafonne la rémunération de Mme Bélénus à 450 000 euros, soit à peu l'équivalant du salaire du directeur général de la Caisse des dépôts et consignation.

Malgré ces montants exorbitants, les élus signataires de la protestation "demandent solennellement au président de la République et au Premier ministre de respecter scrupuleusement le principe de libre administration territoriale". Y a des fois on se demande si un peu de recentralisation n'est pas bénéfique aux finances locales !

FXG, à Paris

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