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4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 04:19
Mireille Fanon-Mendès-France

Mireille Fanon-Mendès-France

"On considère les gens des Antilles comme de la chair à patron"

Mireille Fanon-Mendès-France, présidente de la Fondation Frantz-Fanon, était l’invitée de la rédaction de Regards, lundi dernier. La fille de Franz Fanon est ainsi revenue sur la visite d’Emmanuel Macron aux Antilles pour regretter "un rapport extrêmement malsain" que la France (elle récuse le mot "métropole" empreint selon elle de "colonialité", ndlr) entretient avec les outre-mer. « Ce rapport, précise-t-elle, n’est pas débarrassé de la racialisation et tant que rien ne sera fait au niveau des réparations politiques, économiques et non des réparations individuelles, la relation ne pourra pas être une relation d’égalité. »

Sur le regard du colonisateur, du dominant, elle estime qu'il y a, « y compris à gauche, une intériorisation du racisme structurel. » : « Nous sommes des dominés, par le système, la structure et la suprématie blanche mais nous sommes aussi dominés à l’intérieur-même d’un groupe, par ceux qui défendent un anti-racisme moral. » Elle soutient que « les victimes ne peuvent jamais être partie de la solution. Or, ce qu’on revendique, en tant que descendants de cette histoire, c’est que la solution vienne de nous. »

Sur l’indépendance, l’autonomie et l’Etat, elle rappelle qu'il y a eu dans les outre-mer, surtout en Martinique, « un envoi de fonctionnaires blancs pour tenter de blanchir la race ». Elle estime encore que l'Etat « a fait main basse sur le pays » et que « ce que veulent les agriculteurs, ce n’est pas plus d’Etat, c’est récupérer la terre qui leur appartient (...) pour assurer la souveraineté alimentaire. (...) Aujourd’hui, ni l’Etat ni les Békés ne peuvent prouver qu’ils sont détenteurs des terres parce qu’ils n’ont pas de titres de propriété. »

Sur la situation économique et sociale des outre-mer, Mireille Fanon-Mendès-France assure que « Macron n’est pas allé se promener dans certains quartiers de Pointre-à-Pitre où les jeunes sont totalement abandonnés. »

De même elle pense qu'il a fait un choix dans la visite de Saint-Martin : « C’est là où sont les plus riches et où s’installent les artistes. C’est une vitrine touristique pour la France, ce qui n’est pas le cas de la Guadeloupe. » Elle perçoit dans les choix présidentiels une forme d'opportunisme tant électoral que financier tout en regrettant que « nos frères d’outremers soient considérés comme des non-êtres, ils ne comptent pas. (...) On a continué à considérer les gens des Antilles et des outre-mer, comme de la chair à patron. »

Elle conclut par cette sentence : « La question du développement ne peut pas dépendre d’un projet de domination. »

FXG, à Paris

l'intégralité de son entretien sur https://youtu.be/ortdkWVevQY

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 06:32
Tourisme et Rhum en Guadeloupe

La Route du Rhum, gros vecteur de tourisme

La 11e édition de la Route du Rhum,  celle des 40 ans de la transat en solitaire, va être l'occasion pour le comité du tourisme des îles de Guadeloupe d'une campagne de communication de grande envergure dans le grand ouest de l'Hexagone. 480 panneaux d'affichage 4X3 m vont vanter la destination Guadeloupe dans les 13 plus grandes villes de la zone ciblée entre le 28 octobre et le 4 novembre. C'est qu'une année avec une Route du Rhum, c'est une année à record en termes de fréquentation et la Région qui a investi un fric de dingue en attend des retours en proportion. "L'enjeu, a indiqué le vice-président de la Région, Camille Pelage, c'est 1 milliard de retombées économiques et 1 million de visiteurs !" Des perspectives réalistes qui s'inscrivent dans le très bon contexte de l'année touristique 2017. Le nombre de touristes de séjour a fait un bon de 12 % à 650 000 pax, celui des touristes de croisière de 15 % à 400 000. Le résultat financier, c'est 682 millions de recettes, soit 7 % du produit intérieur brut de la Guadeloupe !

L'année 2018 a déjà bien commencé puisque le CTIG révèle que l'archipel a déjà accueilli, entre janvier et août, 480 000 personnes, soit un mieux de 10 % avec un taux d'occupation des hôtels de 83 %. C'est dire que la perspective de l'arrivée de la Route du Rhum à partir du 9 novembre prochain devrait permettre de faire péter tous les records de fréquentation !

Pour accompagner le lancement de la nouvelle saison touristique, le CTIG va lancer deux campagnes de publicité sur les chaînes publiques, Arte et BFMTV du 12 au 28 octobre et du 12 au 25 novembre. Une campagne digitale sera également lancée à compter du 20 octobre sur Youtube, Adform et Native advertising...

La Guadeloupe se fera même voir au cinéma au début 2019 avec les sorties nationales et internationales des films "Minuscules 2, les mandibules du bout du monde" le 30 janvier, et "All inclusive" avec Franck Dubosc, Josiane Balasko et François-Xavier Demaison entièrement tourné à Sainte-Anne !

3 millions de passagers en 2025

Car à terme, la Région a des ambitions encore plus fortes et, pour cela, elle y met le paquet. Ainsi l'extension de l'aéroport, pour 200 millions de travaux, doit permettre d'accueillir 3 millions de voyageurs en 2025. De même le projet Karukéra bay à Pointe-à-Pitre (200 millions de travaux) devrait booster l'activité croisière. La partie darse du projet sera opérationnelle avant l'arrivée de la course. De même, un service de bus de mer (deux bateaux de 50 places construits localement par TIG) entre Gosier et Jarry en passant par la darse, la MACTe et Bergevin, devrait être inauguré au début du mois d'octobre.

La Région a misé aussi sur un programme de rénovation et de construction hôtelière. 145 millions ont été investis au Royal key dans la baie du Moule. L'Arawak a été rénové pour 20 millions d'euros, le Club Med agrandi pour 45 millions, le Saint-Georges bientôt réouvert (2 millions de travaux)... De nouveaux hébergements alternatifs sont désormais proposés comme le gite Fleurs d'épices à Anse-Bertrand, le Sandy bay villas au Moule, l'Eden sea villas à Pointe-Noire ou encore la villa Carla, écolabellisée à Sainte-Anne.

Tous ces investissements, ajoutés à ceux en cours et à venir (du CHU au réseau d'adduction d'eau) font espérer aux autorités régionales une très bonne année 2019 à venir d'un point de vue économique après des années 2016 et 2017 encore un peu molles.

C'est fortes de ces messages que les équipes de la Région et du CTIG sont venues en masse cette semaine à Paris, malgré l'absence du président Chalus, resté au pays pour honorer la visite du président Macron, pour faire la publicité de l'archipel que ce soit au salon international du tourisme, Top résa, ou à la conférence de présentation de la 40e Route du rhum, hier à la maison de la Radio.

FXG, à Paris

Quels touristes, quelles dépenses

Les touristes de l'Hexagone représentent 69 % de l'ensemble, ils restent 20 jours et dépensent, hors billet d'avion, 1459 euros. Les touristes de la région représentent 19 % (deux tiers de Martinique, un cinquième de Saint-Martin) de l'ensemble, ils restent 9 jours et dépensent 687 euros. les touristes européens sont 6 % (un tiers de Suisses, un cinquième Belges), ils restent  13 jours et dépensent 1530 euros. Enfin, les touristes nord-américains sont également 6 % (deux tiers des Etats-Unis, un tiers du Canada), ils restent dix jours et dépensent 1269 euros.

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 05:35

Le conseil d'Etat valide la procédure expérimentale de la demande d'asile

La requête visant à suspendre l'exécution du décret du 23 mai dont la finalité est de réduire à titre expérimental, en Guyane, le délai de traitement de la demande d'asile, a été rejetée par le juge des référés du conseil d'Etat mardi 25 septembre. Il avait été saisi par une dizaine d'associations (CIMADE, l'ACAT, l'ARDHIS, l'ASYL OFPRA, le COMEDE, Dom' Asile, la FAST!, le GISTI, la LDH et le SCCF) à quelques jours de son entrée en vigueur le 3 septembre dernier.

De même, le juge a rejeté la requête du syndicat CGT contre l'arrêté du ministre de l'intérieur fixant la date du début de l'expérimentation au 3 septembre.

Le juge des référés a estimé que même en réduisant de 21 à 7 jours le délai de dépôt d'une demande d'asile, même en multipliant par 2 les contacts physiques du demandeur avec un agent de l'OFPRA, même en proposant un délai de 15 jours pour statuer, même en réduisant le délai de distance à un mois au lieu de deux, le décret du 23 mai n'est entâché ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation. Il ne méconnait pas non plus le droit au recours et respecte même la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme en assurant un équilibre entre l'impératif de traitement rapide et efficace des demandes d'asile et la nécessité de garantir les droits fondamentaux des demandeurs d'asile, ainsi que les obligations nationales et internationales pour une procédure équitable d'accès et de traitement des demandes d'asile en Guyane.

Quant à la requête de la CGT OFPRA, le juge l'a rejetée, estimant que la mise en oeuvre de l'expérimentation ne permetait pas d'établir que l'entrée en vigueur du décret du 23 mai ferait peser sur les agents de l'OFPRA des risques de nature à établir l'existence d'une sitnation d'urgence.

FXG, à Paris

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2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 04:43
Macron aux Antilles

Macron s'explique sur l'abattement fiscal et les contrats aidés

A l'occasion de son déplacement aux Antilles, le chef de l'Etat a précisé dans une interview exclusive au journal France-Antilles, sa politique pour l'Outre-mer.

Emmanuel Macron estime que ce n'est pas malicieux de faire financer le rattrapage du développement en Outre-mer par les Ultramarins eux-mêmes. "Faut pas rigoler", s'exclame le président de la République qui récuse totalement cette idée et développe : "Les projets Coeur de ville représentent des milliers d'euros d'investissement de l'État. Et on va investir sur les contrats de convergence 2, 2 milliards d'euros. Nous sommes donc très loin de demander aux Ultramarins de financer la convergence. Par contre, j'assume la volonté de réorienter les dispositifs actuels. Avec nos Outre-mer, nous avons, depuis des décennies, été au summum de la maladie française : on entretient les causes des problèmes et on traite les conséquences avec de l'argent public. En baissant le plafond, on touche 4% des contribuables ultramarins et on réinvestit l'intégralité de la somme dans des projets. C'est cohérent, et ça profite à tout le monde : ça permettra de créer des emplois et de baisser le coût de la vie. Nous le faisons en toute transparence. Aucune économie ne sera faite sur le dos de l'Outremer."

Interrogé sur le sort des contrats aidés, le chef de l'Etat a admis que leur nombre était en diminution et que cette diminution se poursuivrait en 2019. Mais il tempère : "Les Outre-mer sont protégés par rapport à l'Hexagone avec une baisse moins importante, surtout dans l'éducation. Ce sont les seuls endroits où on les a maintenus pour accompagner les collectivités dont les difficultés sont réelles." Il en profite toutefois pour pointer du doigt des lacunes: "Les collectivités ultramarines doivent mieux gérer les choses, on a trop souvent utilisé l'emploi public comme un amortisseur social ou parfois un instrument de clientélisme. Il faut sortir de cette époque. Je ne peux pas dire à la jeunesse de Martinique et de Guadeloupe, votre avenir c'est de devenir fonctionnaire territorial. Pas plus que fonctionnaire hospitalier ou d'État. Il y en aura toujours pour faire fonctionner nos services mais regardez le nombre de collectivités qui sont en surendettement simplement parce qu'on a grévé les structures. On vient nous dire que le problème, c'est les contrats aidés. Pas du tout. Le problème, c'est une structure économique d'ensemble."

Emmanuel Macron rappelle aussi que "les nouveaux contrats de transition valent pour tout le territoire mais (qu') ils sont peu utilisés par nos collectivités parce qu'elles sont en difficulté financière"

Formation, capital risque et glyphosate

Son programme d'investissement de 700 millions dans les compétences est, assure-t-il, une "vraie réponse" : "Ça veut dire faciliter des formations qualifiantes dans des secteurs qui sont en développement et où il y a des besoins. On accompagne cela d'un développement de l'offre d'apprentissage et de formation. C'est la loi que je viens de promulguer et qui est très importante pour l'Outre-mer." La deuxième réponse qu'il entend apporter, "c'est le développement de filières économiques nouvelles, qui répondent en profondeur au problème de la vie chère. La filière touristique, numérique, agro-alimentaire (...) comme le café, le maraîchage, celles qui permettent aussi d'avoir une production et une vente locales". Le président a rappelé la volonté de son gouvernement d'accompagner les projets issus des Assises des Outre-mer : "On (les) accompagne en investissant auprès d'eux et puis on déploie de nouveaux instruments. Car un des véritables problèmes, c'est l'accès au financement. Les banques ne suivent pas et je le regrette. J'ai demandé au ministre de l'Économie et des Finances de mettre beaucoup plus la pression sur les banques (...) Sur ce point, nous avons décidé de déployer la Banque Publique d'Investissement, avec un véhicule d'investissement spécifique pour l'Outre-mer, ce qui fait partie du projet des Assises. La BPI accompagnera ces projets, pour partie en garantie, pour partie en subventions, pour une autre partie en dette." Il résume ainsi sa recette : "Formation et accès au capital pour créer des emplois, pour notre jeunesse."

Enfin, en marge du dossier chlordécone, le chef de l'Etat a dit ce qu'il pensait de la prolongation d'autorisation du glyphosate : " Il n'est pas établi de manière scientifique et certaine qu'il ait conduit à des pathologies et qu'il est dangereux. Par contre, je ne veux pas qu'on fasse, avec le glyphosate, ce qu'on a fait jadis avec la chlordécone. (...) A partir du moment où des doutes ont été établis, on a profondément changé les choses. Mais on ne peut pas en sortir du jour au lendemain. (...) J'ai engagé l'ensemble des filières agricoles à faire cette transformation. Certaines le feront en 3 ans. On ne laissera aucun agriculteur sans solution. Tous seront accompagnés. La gestion du glyphosate, ça a été fait avec de la transparence absolue, de la rigueur scientifique et l'esprit de responsabilité."

Après deux jours en Martinique et Guadeloupe, le chef de l'Etat a achevé son déplacement ce week-end à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy avant de rentrer dimanche soir pour Paris.

FXG, à Paris

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2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 04:34
Patrick Karam et les Sargasses

Patrick Karam attaque l'Etat dans l'affaire des sargasses

Un "Collectif contre l'empoisonnement par les sargasses" vient de déposer une plainte contre l'Etat auprès du pôle santé du parquet de Paris pour mise en danger de la vie d'autrui. Ce nouveau Collectif n'est rien d'autre que la nouvelle machine dont s'est dotée le Guadeloupéen Patrick Karam, , ancien délégué interministériel à l'outre-mer, président d'honneur du Conseil Représentatif des Français d'outre-mer, pour secouer le cocotier des sargasses ! M. Karam a mandaté Me Bernard Benaiem, pour déposer hier matin une plainte pénale auprès du procureur de la République de Paris qui vise l’État pour "mise en danger de la vie d'autrui du fait de ses insuffisances criantes face à l'envahissement des cotes antillaises par les sargasses qui relève de sa seule compétence". Me Benaiem observe dans ses écritures que "la prise en charge du problème par l’actuel gouvernement a été tardive et que son action est singulièrement insuffisante car les sargasses continuent jour après jour à asphyxier les Antilles et à porter atteinte à la santé des populations et à engendrer des pertes économiques importantes (...) et que le gouvernement refuse de prendre intégralement à sa charge le coût du ramassage des algues et a refusé d’instituer un fonds spécifique consacré à l’indemnisation des particuliers, des collectivités et des professionnels."

Patrick Karam justifie son action judiciaire en dénonçant "un nouveau scandale sanitaire et environnemental majeur à l'instar de celui du Chlordéchone qui pollue durablement les sols et les cotes antillaises, menace les économies déjà fragiles et met en danger des populations". Il profite par ailleurs de la présence du président de la République aux Antilles pour lui demander de faire des annonces "fortes et attendues en reconnaissant enfin la responsabilité de l’État, et de prendre en charge la prévention par la surveillance des eaux territoriales, la mise en place de barrages destinés à empêcher l'échouage sur les côtes, le ramassage sans délai et la mise en sécurité des rivages". S'il assure que l'action judiciaire n'est que le prélude à d'autres actions, reste à savoir si ce jeune Collectif qu'il préside est juridiquement fondé à ester en justice.

FXG, à Paris

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 04:19
Richard Samuel revient en Guadeloupe

Le préfet Richard Samuel rejoint le cabinet d'Ary Chalus

Le Guadeloupéen Richard Samuel va intégrer le cabinet du président Chaus à compter du 1er octobre.

Natif de Lapwent, Richard Samuel est un haut fonctionnaire qui a fait quasiment toute sa carrière dans la préfectorale. Depuis 2015, il était préfet hors cadre et inspecteur général de l'administration en service extraordinaire. Dans son cursus démarré au mitan des années 1970, il a exercé les fonctions à la ville de Paris, au conseil général de la Guadeloupe comme de directeur général des services (1984-1988), sous-préfet en Corse (1990-1992), délégué interministériel du dispositif d'aide et d'accompagnement des victimes du crash du 16 août 2005, directeur de cabinet du ministre de l'Outre-mer (2006-2007) et même, éphémère directeur adjoint du cabinet du ministre de l'Intérieur (2007). En 2009, il est coordinateur national  des Etats généraux de l'Outre-mer.

C'est pour la qualité de son pedigree que les chasseurs de tête péyi de la Région sont venus le chercher ! "Il s'agit d'étoffer le cabinet et de partager les tâches stratégiques", confie un proche d'Ary Chalus. Le président lui a demandé de s'atteler au chantier des délais de paiement. "Il ne s'agit pas seulement d'améliorer, mais d'être vertueux, selon ce proche du président, car si on respecte les délais de paiement, on participe au redémarrage de l'économie et à rendre du souffle aux entreprises qui, sinon, sont sommées d'affacturer..."

Le deuxième chantier auquel devrait contribuer le préfet Samuel, c'est la gestion des fonds européens. "Nous n'avons pas tant un problème de consommation de ces fonds, mais on peut faire mieux et, surtout, élargir le cercle des bénéficiaires aux TPE et PME parce que l'expertise demandée est de plus en plus complexe."

Le nouveau modèle économique sur lequel veut s'appuyer Ary Chalus passe par ces deux chantiers. L'administration fait son travail avec son rythme, mais les procèss ne sont pas adaptés. Ary Chalus le proclame quand il dit : "Ce n'est pas aux entreprises ni aux citoyens de s'adapter, mais à la collectivité." Voilà ce que va venir faire le préfet Samuel à la Région. "Il ne vient pas faire carrière, se défend l'entourage du président, et il ne va pas toucher 20 000 euros !" Parole de dircab !

FXG, à Paris

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 06:55
Les Antilles en Nouvelle-Calédonie

Les "Doudous" du Caillou

De nombreux Antillais ont profité du boum du nickel pour s'établir en Nouvelle-Calédonie à partir de la fin des années 1950. Aujourd'hui, ils représentent une petite communauté encore bien vivante. Reportage à Nouméa.

Cela fait vingt ans que Sylvia Sorel (photo ci-contre), une Martiniquaise originaire du Gros-Morne, vit en Nouvelle-Calédonie. Elle est conseillère pédagogique au lycée de Poindimié, une localité sur la côte Est de la Grande-Terre, à 4 heures et demi de voiture de Nouméa. Elle participe à la formation des enseignants mélanésiens. Sylvia fait de fréquents aller-retour au chef-lieu où elle est, depuis longtemps, impliquée dans l'association Kadans' qu'elle a créée après la mort d'Aimé Césaire en 2008. "A Nouméa, raconte Sylvia, nous formons une petite communauté antillaise discrète, nous sommes peut-être deux petits milliers..." Il existe deux ou trois autres associations culturelles antillaises comme l'Amicale Antilles-Guyane à qui l'on doit l'organisation d'un chanté Nwel en décembre ou encore la présence remarquable d'un groupe à mas lors du carnaval de Nouméa. Sylvia a passé son enfance en Nouvelle-Calédonie. Ses parents étaient venus comme nombre d'Antillais dans les années 1960 et 1970 attirés par le boum du nickel. "Il y a eu pas mal de métissage avec les Kanak, raconte Sylvia, mais pas mal d'Antillais sont repartis lors des événements de 1984 à 1988." Elle même est alors rentrée en Martinique. "J'avais 18 ans..." Les événements, ce sont l'assassinat des deux frères de Jean-Marie Tjibaou, celui d'Eloi Machoro, la prise d'otage d'Ouvéa, l'assassinat de Jean-Marie Tjibaou et de Yeiwéné Yeiwéné....

Coutume kanak et créolité

Wapéa (photo ci-contre), une Kanak quinquagénaire, aujourd'hui surveillante d'internat au lycée des îles Loyauté, n'a pas oublié la prise d'otage du commissaire délégué, M. Demar, séquestré chez lui à Lifou en 1984 : "C'était un sous-préfet doudou", témoigne-t-elle. Les doudous... C'est ainsi que les Kanak, qui ont largement adopté les rythmes antillais (zouk, meringue, bachata), surnomment les Guadeloupéens et les Martiniquais du Caillou !

Avec le retour de la paix et les accords de Matignon, puis ceux de Nouméa qui programment le référendum du 4 novembre prochain, des Antillais sont revenus comme Sylvia en 1998 ou encore Antonio Marignan, originaire du Morne-vert. Pour Sylvia, c'était simple de revenir et de retrouver de la famille. Antonio, lui, est venu par amour. Il est arrivé il y a onze ans et travaille à son compte comme maître d'oeuvre dans le bâtiment. Il est très actif lui aussi dans l'association Kadans'.

Cyril Daumont au ka, Dominique Attely, Antonio Marignan au ti-bwa et Sylvie Sorel

Avec Sylvia, mais également leur compatriote Nadia Pelage dit Caïdan, intervenante artistique et culturelle, ils ont déjà monté au musée territorial de Nouméa une exposition sur les instruments à percussions des Antilles et ce mois d'août, ils ont invité la Martiniquaise Dominique Attely et le tanbouyé guadeloupéen Cyril Daumont en résidence au centre culturel Tjibaou pour animer des ateliers de gwoka. "Ici, nous nous imprégnons de la coutume kanak, explique Sylvia, mais nous voulons aussi transmettre notre créolité à nos enfants."

FXG, à Nouméa

Des citoyens à part

Sylvia Sorel et Antonio Marignan sont bien inscrits sur les listes électorales de la Nouvelle-Calédonie, mais pas sur la liste électorale spécifique au référendum du 4 novembre prochain. Seuls les Calédoniens déjà inscrits en 1988 ainsi que tous les natifs auront à répondre oui ou non à la question : "Souhaitez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ?" Quand on interroge Sylvia sur le sujet, ses yeux se mettent à briller, puis elle lâche : "Philosophiquement oui, lucidement, non..." Cette indépendance dont elle a pu rêver pour son île comme pour le Caillou, devient face à l'échéance qui s'approche une question bien difficile à trancher. "Le combat, explique-t-elle, c'est la culture des peuples, la transmission générationnelle... Mais de toute façon, je n'ai pas le droit de vote."

Infos +

L'heure

Le décalage horaire entre les Antilles-Guyane et la Nouvelle-Calédonie est de 15 heures ! Quant à la durée du voyage, il faut envisager au mieux 33 heures via Paris et Tokyo, soit deux jours de voyage !

Port-de-France

Nouméa a été fondée en 1854, sous le nom de Port-de-France par Tardy de Montravel. Le premier occupant est en fait l'anglais James Paddon, un marin marchand qui achète une partie de l'île Nou en 1845 au chef Kuindo et y crée un établissement de commerce et d'élevage. Il revendra ses terrains à l'Etat Français en 1858. Le nom de Port de France sera abandonné en 1866.

Les langues

Il existe 28 langues kanak auxquelles s'ajoutent 11 dialectes. A noter l'existence d'une langue créole, le tayo, parlé dans la commune du Mont-Dore (région du grand Nouméa) par les gens de la tribu de Saint-Louis et importé en Nouvelle-Calédonie par les Réunionnais venus développer la culture du café et de la canne à sucre à la fin du 19e siècle. La tribu de Saint-Louis a été créée par les pères maristes en réunissant sur la mission catholique de Saint-Louis des Kanak convertis, issus de tout l'archipel.

L'agence de développement de la culture kanak

Le centre culturel Tjibaou, oeuvre de l'architecte italien Renzo Piano, a été inauguré en 1993 et est placé sous la tutelle du ministère de la Culture et du ministère des Outre-mer. Sa construction a été décidée dans le cadre des accords de Matignon de 1989 sur le site où se déroula en 1975 le festival Mélanésia 2000 organisé par le leader du FLNKS, Jean-Marie Tjibaou. Il est consacré à la culture et aux arts mélanésiens. Son dirigeant actuel est Emmanuel Tjibaou, fils de feu Jean-Marie Tjibaou. Depuis 2015, Wallès Kotra (qui a succédé à Marie-Claude Tjibaou) est le président de son conseil d'administration.

Le franc CFP

Comme les Tahitiens et les Wallisiens, les Calédoniens disposent toujours du franc comme monnaie. Indexé sur l'euro, le franc Pacifique vaut 0,84 centimes d'euros. A l'origine, les initiales CFP voulaient dire Colonies Françaises du Pacifique avant de se transformer en Communauté Financière du Pacifique pour finalement devenir Change Franc Pacifique.

Le Caillou

L'île doit ce surnom de "Caillou" à sa grande richesse en minerais (nickel, cuivre, chrome). A l'instar de la Guyane, la richesse du sous-sol pose la question brûlante et toujours d'actualité du développement économique et de la protection de l'environnement et de la biodiversité. Si l'exploitation du nickel a largement profité au développement de la Nouvelle-Calédonie, le pays en porte aussi les stigmates comme des cicatrices sur tous ses reliefs.

Au Sud de Nouméa, la baie de Prony
La grande chefferie de Gaitcha à Drehulu (Lifou)
L'église de Xepene à Lifou
l'escalier de la bibliothèque Bernheim à Nouméa
la stèle rendant hommages aux travailleurs vietnamiens venus participer dès le 19e siècle au développement de la Nouvelle-Calédonie et des Nouvelles Hébrides
Au centre culturel Tjibaou, un touriste se confronte à la troupe d'animation
Une église à Touho sur la côte Est
match de foot à Hienghene
Paysage sur la route entre Koné et Poindimié
case sur la route entre Koné et Poindimié
Les restes des deux fourgonnettes dans lesquelles ont été assassinés les dix de la tribu de Tiendanite dont les deux frères de Jean-Marie Tjibaou en 1984
mine de nickel à Kouaoua
la tombe de Jean-Marie Tjibaou à Tiendanite
Le bourg de Koné
mangrove à Foé
Usine de Doniambo à Nouméa
Cocotiers et pins colonnaires

 

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 05:30
11e Route du Rhum

Bientôt le Rhum

Dans moins de 40 jours, les 124 navires inscrits au départ de la Route du Rhum partiront à l'assaut de l'Atlantique nord. Parmi eux, cinq skippers locaux et deux Guadeloupéens de coeur.

Le 4 novembre à 14 heures, ils seront 124 marins sur la ligne de départ du cap Groin à Saint-Malo, répartis dans six classes, prêts à tout pour l'un des trophées les plus convoités de la course au large. Et parce que l'on pressent que les ultimes, ces bateaux hors norme allant jusqu'à 32 mètres de long pour 23 de large, vont faire tomber le record de 7 jours, 15 heures, huit minutes et 32 secondes  établi par Groupama en 2014, la Guadeloupe sera sur le pont dès le 9 novembre !

A Saint-Malo, ils sont déjà sur le pied de guerre et ce jeudi, le maire de la cité corsaire, Claude Renoult inaugure un quai de la Route du Rhum ! La ville lancera officiellement les festivités dès le 24 octobre avec un village dédié de 50 000 m2 avec 172 exposants ! La Guadeloupe sera présente et occupera une zone de 900 m2 avec une trentaine d'exposants et un stand de 100 m2 pour le CTIG.

Mercredi à la maison de la radio, pour la première fois, les 124 skippers ont été réunis pour la première conférence de présentation de cette 11e édition qui marquera ses 40 ans ! Les bateaux quitteront les bassins d'exposition pour passer les écluses et gagner les zones d'attente en mer dès le 3 novembre après-midi.

Dans la catégorie des Rhum mono, les amateurs en monocoque, ils sont 17. Parmi eux les Guadeloupéens Willy Bissainte qui a déjà deux Routes à son actif, et Luc Coquelin qui en a cinq au compteur avec de jolis podiums : "Je suis le premier Guadeloupéen à avoir fini la course, a-t-il témoigné hier. C'est l'histoire de ma vie car j'étais Malouins avant d'être guadeloupéen et mon bateau est le seul qui a été bâti aux Antilles." Dans sa catégorie, il faudra compter sur Bob Escoffier qui court sur Kritter, le bateau de Malinovski, second à 90 seconde près, en 1978...

Dans l'autre catégorie amateur, les Rhum multi, ils sont 21. Parmi eux le Gosérien David Ducosson qui en est à sa quatrième Route du Rhum, mais la première sur l'eau !

Dans la catégorie des Class 40 (12,19 m), ils sont 53 dont trois Guadeloupéens : Dominique Rivart, Rodolphe Sepho, qui en seront à leur deuxième édition, et le pompier des Abymes, Carl Chipotel. "Je suis, a-t-il déclaré hier, l'héritier d'une tradition militante  pour qu'on soit un peuple un plus marin que ce que nous sommes ! On nous appelle Ultra-marins alors il faut que l'économie bleue soit un levier de développement plus important !"

Deux parades navales les 17 et 24 novembre

Dans la catégorie des IMOCA, c'est-à-dire selon Vincent Riou, "Les monocoques les plus rapides de la planète", ils sont 21. Parmi eux, Damien Seguin qui a fait toute sa scolarité au pays et qui est un familier de la course.

La catégories des Multi 50 regroupe six skippers  dont Lalou Roucayrol qui s'est fait connaître des Guadeloupéens sur le Rhum 2002 ou un autre ami de la Guadeloupe, Thibaut Vochel-Camus, qui lui aussi, a grandi chez nous : "J'ai séché des cours pour aller faire signer mes dessins par Halvard Mabire !" Il y a quatre ans, il a fait la course en class 40, cette fois il revient se frotter  dans une catégorie où Erwan Le Roux est favori mais où il a l'intention de ne pas faire que de la figuration.

Enfin, ils sont six skippers aux commandes d'un Ultime. François Gabart, une victoire en 2014 sur IMOCA. Thomas Coville, trois Routes au compteur dont une victoire en 1998 sur monocoque. Sébastien Josse, 3e en 2014. Francis Joyon, l'homme de tous les records, victorieux en 2010 et 2014 qui lâche : "On va essayer 2018 !" Mais il devra compter sur Armel Le Cleac'h, blessé il y a quatre ans, et qui lui avait laissé sa barre. Seul Romain Pillard qui promeut l'économie circulaire sur l'ancien bateau d'Helen Mac Arthur n'aspire qu'à participer !

Si les Ultimes  sont attendus devant le MACTe à partir du 10 novembre, les Multi 50 le 13, les IMOCA, le 15 et les trois autres catégories à partir du 19 novembre. Le public pourra assister à la parade des trois premieères le 17 novembre, puis à la parade des trois autres catégories, le 24 novembre. La ligne d'arrivée sera fermée le 2 décembre.

FXG, à Paris

Histoire

C'est parce que les organisateurs de la transat anglaise avait refusé l'inscription des bateaux de pus de 17,06 m, qu'est née la Route du Rhum. "Si c'est un publicitaire parisien Michel Etevenon qui l'a conçue, a rappelé Camille Pelage, vice-président de la Région, c'est la Guadeloupe qui l'a accouchée !" Financée à l'origine par le syndicat des rhumiers de la Guadeloupe qui voulait redorer le blason de l'île après l'éruption de la Soufrière en 1976, la société organisatrice, Promovoile, est cédée après la mort de son créateur à Pen Duick en 2003. Désormais, l'organisateur se nomme OC Sport Pen Duick.

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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 11:25
Une pirogue polynésienne nommée "Destination Martinique"

La pirogue rose de Sainte-Anne à Paris

Dimanche 23 septembre, les Parisiens ont pu voir glisser sur la Seine, au milieu de paddles et de kayaks de mer, une pirogue à balancier (va'a en polynésien) répondant au nom de "Destination Martinique". Elle est arrivée au début du mois à Maison-Alfort depuis Sainte-Anne via la Pointe des Nègres. Construite avec l'aide de Lionel de la société Wind qui a fourni les matériaux composites (fibre de verre, résine et bois), c'est l'association Sainte-Anne Va'a Martinique qui a construit cette embarcation de type polynésien entre mai et août dernier, à la Pointe Marin, dans l'atelier de l'ancienne paillote. "On l'a construite spécialement, explique Hervé Rousseau, son skipper, pour participer à cette course de loisir dénommée "Traver'Seine". 15 kilomètres entre le port d'Austerlitz et le parc nautique départemental des Hauts-de-Seine, en amont du pont de Sèvres. "La pirogue marche mieux en mer que sur le plat de la Seine, raconte Hervé Rousseau, mais ça s'est bien passé, c'est un bateau fait pour glisser et qui avance très bien !" Ils ont parcouru la distance en à peine une heure et dix minutes. Et le public va pouvoir continuer de l'admirer encore car elle va rester un moment  sur la Seine. Avec ses 10,52 mètres de long pour 32 petits centimètres de large, exception faite des des trois postes de rameurs, elle a été rapidement surnommée par le public parisien "la pirogue rose".

"Nous la laissons sous la garde de l'Athlétique Club de Boulogne-Billancourt, explique Hervé Rousseau, car nous espérons la collaboration des clubs nautiques parisiens, à l'occasion des Jeux Olympiques de Paris, pour faire connaître notre projet de grande course internationale entre Sainte-Anne et Rodney-Bay à Sainte-Lucie." Le Yacht-Club de Sainte-Lucie est déjà impliqué puisqu'il possède déjà deux pirogues, une de loisir, une de compétition. Le maire de Sainte-Anne, Jean-Michel Gémieux a suivi lui aussi la course de démonstration de dimanche à Paris. "Il a été invité, poursuit Hervé Rousseau, pour inspirer son projet de base nautique." En retour, le club de Boulogne a été invité à venir chez nous avec quelques embarcations. "Notre objectif est le démarrage en loisir d'une activité pirogue avec des actions de promotion dans l'Hexagone." Au passage, il demande aux clubs qui viendront de bien vouloir laisser leurs bateaux sur place afin de créer les bases d'une flotte. Après tout, il leur a bien laissé sa pirogue rose !

FXG, à Paris

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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 05:44
Alex Bathilde, de la Collectivité territoriale, et Alex Madeleine, président du comité du tourisme, ont fait le bilan du circuit Guyane vendu par Fram et Promovacances avec les représentants du TO Karavel

Alex Bathilde, de la Collectivité territoriale, et Alex Madeleine, président du comité du tourisme, ont fait le bilan du circuit Guyane vendu par Fram et Promovacances avec les représentants du TO Karavel

La concurrence est dure à Top Résa

Cette nouvelle édition du Salon français des professionnels du tourisme et des voyages, IFTM Top Resa, qui se tient en ce moment à Paris, a été l'occasion pour le comité du tourisme de la Guyane (CTG) de faire le bilan du partenariat signé l'an passé avec le tour opérateur (TO) Karavel. Ce dernier a mis sur le marché un circuit de découverte proposé par Guyane évasion avec une étape à Kourou, une à Kaw et une autre en forêt.Le crcuit était disponible sur le portail de Promovacances et sur le catalogue du réseau Fram. Mais ce partenariat qui avait ensoleillé le stand du CTG l'an passé, s'est révélé bien décevant. "Le bilan n'a pas été fructueux, constate Flavia Serve... On n'en a vendu aucun." La première cause de cet échec, c'est le prix. "Promovacances, explique Flavia, s'adresse à un public de consommateurs à petit budget, et la Guyane est un peu chère... Et c'est difficile d'être compétitif pour un TO quand les compagnies aériennes n'offrent pas de prix de gros intéressants. "Il aurait fallu pouvoir proposer ce circuit à moins de 1000 euros, estime la représentante de Karavel. "Sur Punta Cana en République Dominicaine, poursuit Flavia, les TO obtiennent des vols à 350 ou 400 euros. Sur la Guyane, ça monte tout de suite à 500 et jusqu'à 900 euros !"

110 739 pax en 2017

Pour autant Karavel a décidé de reconduire le partenariat. "Nous allons travailler la promotion et rapprocher nos deux marques", a proposé Karavel. "De notre côté, au CTG, continue Flavia, nous devons aussi aider Promovacances à promotionner notre produit sur son portail, former les agents de voyages pour démonter les a priori... C'est ça notre prochain chantier." Au CTG, on compte aussi beaucoup sur m'arrivée de Norwegian qui, depuis les Antilles, va ramener une clientèle nord-américaine. Le CTG va profiter du premier vol pour créer un événement. "Nous proposons aux TO antillais de créer un package pour nous aider à nous positionner comme une nouvelle destination de tourisme vert.

Il reste des efforts à faire en termes de pratique professionnelle de l'anglais, mais malgré l'arrêt des vols de Suriname Airways entre Paramaribo et Cayenne, les chiffres sont plutôt prometteurs : Entre 2015 et 2017, la progression est de 28 % pour atteindre 110 739 touristes, un record !

FXG, à Paris

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