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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 17:14
Top départ pour la deuxième édition de la Bouvet Rame Guyane
Le prologue de la course trabsatlantique en solitaire à la rame qui partirale 8 mars prochain à Saint-Louis du Sénégal pour rallier Cayenne, s'est déroulé samedi dernier à Saint-Martin de Ré. Victoire sans surprise de Jean-Jacques Gauthier dans une régate où les 7 Guyanais ont connu des fortunes diverses.

« C’était le but de gagner d’autant que je n’ai pas cassé mon matériel. » Jean-Jacques Gauthier (photo à droite), vainqueur du prologue de la 2e édition de la course transatlantique à la rame en solitaire qui s’est tenu samedi dernier à Saint-Martin de Ré, caresse enfin l’espoir de réussir cette transat après son échec il y a deux ans. Il a mis 55 minutes pour franchir 3,9 milles nautiques devant les remparts de Ré. Le premier Guyanais, Jean-Pierre Lacroix n’arrive que 8e : « On n’est jamais assez près pour ce genre d’événement, mais on s’est assez entraîné pour une traversée de l’Atlantique parce que nous sommes des amateurs. » Patrick Hoyau fait 10 devant Charles Bergère. « La mise à l’eau de mon bateau à Ré m’a bien excitée. Maintenant, le bateau reste ici et à la fin de la semaine, il sera prêt comme si le départ était pour le lendemain, avec la nourriture ! », relate , heureux de sa course, Patrick Hoyau. Henri Georges Hidair finit 15e devant Karl Barranco, stressé :  « Il y a pas mal de paramètres à gérer, entre la formation qu’on reçue toute la semaine, la logistique, le timing… Avant la course, j’étais un petit peu sous pression. » La Guyane n’est pas première, mais elle n’est pas la dernière non plus, laissant la lanterne rouge au Breton Christophe Lemeur. Mais ces 3,9 milles ne sont rien en rapport au 2600 milles qui séparent le Sénégal de Cayenne. « Le prologue, ça sert autant à faire de la formation. Ca permet de remettre un peu les niveaux météo, sécurité… La course, c’est une petite régate d’exhibition. Un peu de rigolade, pour le plaisir et le fun. C’est une récompense ! Tout le monde a travaillé dur, le prologue, c’est la récré ! » , selon Michel Hoareau de 54°West, organisateur de l’événement.
La galère
Le soleil était au rendez-vous samedi, la houle absente et le vent léger. Mais si Gauthier et Bonnier ont rapidement pris de l’avance, d’autres ont été confrontés pour la première fois aux difficultés de la rame en mer. Karl Barranco (photo ci-dessus) qui se faisait expliquer avant le départ ce qu’est un nœud de chaise (le B-A-Ba du marin !) n’avait pas prévu les ampoules aux mains et il a dû apprendre à synchroniser ses mouvements de rames en se protégeant les paumes à l’aide de tissus de fortune… « Je n’arrive pas à tourner », l’entendait-on sur l’eau alors que son cap était trop à la côte… Henri-Georges Hidair est resté d’un calme olympien quand il s’est rendu compte qu’avec ses pieds, il n’atteignait pas les chaussons. Non content d’avoir des coulisses mal réglées, il a oublié sa dérivé dans le coffre de la voiture d’un ami qui n’est arrivé que le soir de la course… Il l’a remplacée par une pagaie. Charles Bergère qui a fait la totalité de sa course dans le sillage Patrick Hoyau, avait rempli ses ballast, pensant que le vent serait là. Jean-Pierre Lacroix a compris que si Jean-Jacques Gauthier était bien celui qu’il imaginait, il fallait compter aussi sur Michel Bonnier (à Trois minutes), Remy Alnet (3,30 minutes), Bertrand de Gaullier (5,30 minutes). Même le doyen Jean-Pierre Vennat (62 ans et ancien commando Hubert) était devant lui. Patrick Deixonne et Pascal Vaudé n‘ont pas couru. Leurs bateaux sont toujours de ce côté-ci de l’océan. En attendant le 8 mars, il leur reste le rameur d’appartement !


« Derrière Jean-Jacques et trois ou quatre autres, la grande victoire pour la majorité des skippers, ce sera d’être sur la ligne de départ. », Michel Hoareau.

Classement
1. Jean-Jacques Gauthier (Ramencoeur) - 55 minutes
2. Mathieu Bonnier (Hill’s / SanteVet) – 58 minutes
3. Rémy Alnet (Areva) – 58 minutes et 30 secondes
4. Bertrand De Gaullier (Easydentic) – 60 minutes et 30 secondes
5. Jean-Pierre Vennat (Oytech)
6. Gilles Ponthieux (Ram Atao)
7. Eric Lainé (Twinéa)
8. Jean-Pierre Lacroix (Ibis Rouge)
9. Jean-Luc Torre (Dago Vera)
10. Patrick Hoyau (SDVI)
11. Charles Bergère (Le Brigandin)
12. Henri Deboulogne (Innovatys)
13. Pierre Katz (Le Quinze)
14. Didier Lemoine (Mercator)
15. Henri-Georges Hidair (Défi Nofrayane)
16. Karl Barranco (Alea Jacta Est)
17. Jean-Pierre Habold (La Rebelle)
18 .Christophe Lemur (Triskell)


Leurs objectifs
Jean-Pierre Lacroix
« Faire un top 3. Jean-Jacques Gauthier paraît intouchable. Il reste un peu de place derrière, je vais essayer de m’y glisser. »
Charles Bergère
« L’objectif c’est la gagne ! »
Patrick Hoyau
« Mon objectif, c’est d’arriver premier Guyanais (rires) ! Déjà, mon premier objectif est de traverser en entier avec mon bateau… »
Karl Barranco
« Je n’ai pas une approche compétitive, mais plutôt existentialiste : optimiser mes émotions au niveau de l’aventure et l’objectif de ne pas me blesser, arriver entier et, si possible, terminer la course. »
Pascal Vaudé
« Mon objectif ? Le faire ! Arriver en Guyane, arriver à la maison. »
Patrick Deixonne
« La première fois, je voulais jouer un peu les trouble-fêtes au niveau du podium… Là, j’y vais avec davantage de recul pour plus en profiter. »
Henri-Georges Hidair
« C’est une course exceptionnelle, alors être premier ou dernier, c’est tout de même faire partie des rares hommes à avoir traversé l’Atlantique à la rame. »

La solidarité
Jean-Pierre Lacroix
« Très bonne camaraderie entre Guyanais. Après s’il le faut, on se tirera la bourre si on a envie, mais tout le monde n’a pas les mêmes objectifs. »
Charles Bergère
« Entre les Guyanais, c’est très solidaire mais aussi avec les autres. Les marins sont avant tout une bande de copains. Bien sûr, il y a de la compétition mais dans le monde liquide de l’océan, c’est la solidarité qui prime avant tout. »
Patrick Hoyau
« Certains ne parlent pas trop et préfèrent garder leur expérience pour eux-mêmes et avec d’autres, c’est vraiment sympa. »
Karl Barranco
« On est plus dans la solidarité que dans la compétition. Sur les 7, il y en a deux qui ont des chances de podium, les autres, on a une démarche plus cool, plus relax, plus aventurière. »
Patrick Deixonne
« On est très solidaire et cette année, on est très complémentaires. Sur 7, il y en a bien qui va arriver à faire un podium. On en a parlé entre nous, mais c’est vrai que de battre des métropolitains, ça nous ferait plaisir ! »
Henri-Georges Hidair
« On est plutôt dans le bricolage que dans la compétition ! Et je fais plutôt le tour du bateau avec la perceuse que le tour de l’île… »

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 17:37
Les sénateur d’outre-mer veulent voir Sarkozy
Les sénateurs de l’intergroupe parlementaire de l’Outre-mer se sont réunis hier matin pour la première fois depuis l’élection du président Larcher. Le sénateur de Saint-Pierre-et-Miquelon a été chargé de piloter une contre-proposition concernant la réforme des retraites des fonctionnaires dans le Pacifique, l’océan Indien et à Saint-Pierre. Mais, surtout, il a été question de loi de finance et de loi de développement pour l’outre-mer. « Nous redoutons que le plafonnement de la défiscalisation n’assèche l’investissement, relate serge Larcher. Les sénateurs proposent la dégressivité sur les allègements de charges sociales pour les emplois intermédiaires, l’extension de la défiscalisation à la rénovation des hôtels et des solutions pour le financement des collectivités locales… « C’est technique tout ça et Bercy ne nous suit pas dans nos contre-propositions », poursuit M. Larcher. Les sénateurs ont donc décidé de demander à être reçus par Nicolas Sarkozy pour lui exposer tout cela.

Un chargé de mission outre-mer au Sénat
Pour satisfaire ses obligés, le nouveau président du Sénat, Gérard Larcher, a dû accepter la création de postes supplémentaires au bureau de l'assemblée : deux vice-présidents et deux secrétaires, car à gauche et au centre on veut aussi sa part du gâteau. Le sénateur de Nouvelle-Calédonie, Simon Loueckhote, est candidat à l’un des postes de secrétaire mais il n’est pas sûr qu’un ultramarin soit choisi puisque l’un d’eux, en l’occurrence Anne-Marie Payet, sénatrice de La Réunion, a déjà été élue à un poste de secrétaire. Lucette Michaux-Chevry annonçait la création d’un groupe outre-mer au Sénat. « Mais elle voulait un poste de vice-président, c’était une façon de faire pression », explique le sénateur calédonien, ce qu’a démenti Mme Michaux-Chevry. Le président du Sénat a, pour sa part, annoncé qu’il aura un chargé de mission outre-mer à ses côtés. On parle de l’ancien directeur de cabinet de François Baroin, rue Oudinot, le préfet Dominique Vian.

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 16:39
Après Gran Kannal la, l'Astérix en créole guadeloupéen ET martiniquais, Caraïbéditions sort La kaz Razade, version réunionaise de Astérix chez Razade. Interview avec Albert Uderzo à son domicile de Neuilly sur Seine
Photos Hervé Pruvost
« Traduire Astérix est peut-être plus difficile que de traduire Victor Hugo »
Après Astérix en créole antillais, vous nous offrez Astérix en créole réunionnais…
Je ne voulais pas provoquer une guerre d’îles ! (rires…) Je ne savais pas qu’il existait différents créoles d’une île à l’autre, c’est assez étonnant ! J’ai un fils qui parle 107 langues maintenant et moi j’en parle à peine une… C’est un peu décourageant ! Heureusement que j’arrive à me faire comprendre par le dessin. C’est universel.
Pourquoi avoir traduit cet album particulièrement ?
Je ne suis pas apte à savoir ce qui pourrait le mieux s’adapter dans une langue ou un dialecte, c’est à celui qui décide de faire la traduction et l’édition de choisir l’album. Il y en a 33, un sacré choix ! Là, ca aurait pu être un dialecte indien vu que ça se passe aux Indes.
C’est la 111e langue ou dialecte adaptée à votre personnage.
Je suis vraiment très fier et très honoré qu’on essaie d’adapter dans des pays aussi lointains notre personnage qui n’a pas du tout été fait pour ça au départ. Maintenant, c’est différent de voir écrite une langue que je croyais connaître. En Martinique et en Guadeloupe, je comprenais tout le monde. Donc, il me semblait que le créole était facile à lire et je me suis rendu compte qu’il y avait quelques petites différences. On comprendrait peut-être mieux si c’était écrit phonétiquement…
Cette version créole est déjà recherchée par les collectionneurs… Qu’est-ce que ça vous inspire ?
Nous sommes dans une époque très collector. Tout devient matière à collection. A mon époque, il y avait des gens qui collectionnaient des boîtes de fromages… La bande dessinée a attiré des sympathisants et nous sommes partis dans un domaine qui n’était pas du tout ce que nous recherchions. On était loin de se douter qu’un jour, on achèterait un album très cher parce que plus rare qu’un autre. C’est ce qui s’est passé avec le premier album d’Astérix qui est sorti en 1961. L’éditeur n’y croyait pas tellement et il est sorti à 6000 exemplaires. Donc, ça a fait monter la côte de l’album. Moi-même, je n’en avais pas gardé et mes collaborateurs ont eu la gentillesse de se cotiser pour m’en offrir un.
Quel est le cahier des charges que vous exigez lorsqu’il y a une traduction ?
En général, lorsque l’on a fait traduire dans la langue choisie, on refait une traduction en français pour voir si le résultat n’est pas trop proche de l’original en français. Si c’est trop près, ça ne vaut pas. Moi-même quand j’ai mis le nez sur la traduction, je n’ai pas compris grand chose. Donc j’imagine qu’il doit y avoir à chaque fois une adaptation pour faire en sorte que les lecteurs de chaque pays puissent au moins s’amuser quand il y a des jeux de mot. Si c’est trop près d’un jeu de mot français, ça ne veut plus rien dire… D’où la nécessité, pour le traducteur, de faire un travail d’adaptation. Traduire Astérix est peut-être plus difficile que de traduire du Victor Hugo !
Y a t-il eu des traductions refusées ?
Non, jamais. Mais nous avons toujours essayé d’être apolitique et d’éviter les rencontres possibles avec les indépendantistes. Jamais les Corses n’ont voulu se servir d’Astérix. Comme on sait que ce sont les plus virulents… Je les aime bien ! Ils ont du caractère, comme les Basques... Mais il n’y a jamais eu de problème de ce côté-là.L’Amérique résiste encore et toujours à Astérix…
Pour la bande dessinée française, l’Amérique a toujours été un problème. Comme les Japonais également. Impossible de pénétrer leur territoire. On a fait une tentative avec un Américain qui dirigeait un syndicat. Il avait entendu parler du succès d’Astérix en Europe et nous demandé de lui faire des traductions. Mais les bandes qui passent dans les revues américaines sont beaucoup plus petites et larges. Un dessinateur devait rajouter du décor sur les côtés et à l’intérieur de l’image, tout ce qu’il y avait était infiniment petit… Les dialogues étaient illisibles. En Amérique, les dialogues sont brefs. Un épisode est sorti et puis l’Américain est venu nous dire : « On est désolé, ça n’a pas marché… Par contre si vous venez aux Etats-Unis, peut-être ça marchera bien. »  Gosciny qui avait longtemps vécu là-bas ¬— il avait un peu souffert dans ce pays — a dit : « On est très bien chez nous. » D’ailleurs vous savez, les Américains ne savent pas ce que c’est qu’un Gaulois. Pour eux, c’est un Viking ! Et si avec cet indicatif, je peux faire mieux connaître ce qu’étaient nos ancêtres, pourquoi pas… Je parle de mes ancêtres alors que moi je suis d’origine italienne ! Mal placé pour parler des Romains… On est tous frères.
Vous dessinez toujours ?Ah ! Toujours. C’est une vieille maladie qui ne me quitte pas. Je n’ai pas beaucoup de temps pour le moment parce que je suis très occupé. Nous préparons pour l’année prochaine, je ne sais si c’est un scoop, quelque chose pour le cinquantième anniversaire du personnage puisqu’il est né le 26 octobre 1959. L’an prochain, il aura un demi-siècle. J’en suis très heureux mais ça ne me rajeunit pas.
C’est un nouvel album ?
Oui, un album qui va parler d’un tas de choses historiques. Je peux pas vous dire exactement ce qu’on va y mettre parce que c’est quelque chose que le lecteur pourra découvrir et, j’espère, appréciera. Je ne travaille pas seul là-dedans. J’ai des collaborateurs qui s’occupent beaucoup de ça… Ben, vous verrez !

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 16:37
Un seul député pour les îles du Nord
Un amendement du député UMP, Charles de la Verpillière, rapporteur du projet de loi sur le redécoupage électoral, lors de son examen par la commission des Lois, mercredi soir, prévoit de réduire à un le nombre de représentant à l’Assemblée nationale des îles du Nord.
La loi du 21 février 2007 portant dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l'outre-mer, introduisait la représentation propre de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin à l’Assemblée nationale. Le député de la circonscription, Victorin Lurel,  s’oppose à ce que ces deux collectivités soient représentées par un unique député qui sera nécessairement, étant donnée la démographie, issu de Saint-Martin. « Si ce critère démographique (7 000 habitants à Saint-Barthélemy) est jugé prépondérant par l’UMP dans la décision de supprimer, de facto, le député de cette collectivité, je m’interroge sur les raisons du maintien d’une représentation à l’Assemblée pour Saint-Pierre et Miquelon (6.519 habitants), voire Wallis et Futuna (14 944 habitants) », ironise M. Lurel.

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 18:10
Remise en cause de la bonification pour les fonctionnaires
La version actuelle du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) prévoit qu’il faudra aux fonctionnaires avoir exercé dix ans outre-mer pour bénéficier d’une annuité supplémentaire.

Le gouvernement souhaite remettre en cause la bonification dont bénéficient les fonctionnaires d’Etat exerçant outre-mer en vue de leur retraite. Ceux-ci peuvent actuellement, par tranche de 2 ou 3 ans, selon la collectivité où ils exercent, bénéficier d’une annuité supplémentaire.
La version actuelle du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2009, qui sera présenté en conseil des ministres le 15 octobre, et non cette semaine comme initialement programmé, prévoit une bonification par tranche de dix ans.
A la différence de l’Indemnité temporaire de retraite (ITR), qui concerne La Réunion, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis-et-Futuna une telle réforme toucherait tout l’outre-mer.
Le secrétaire national à l’Outre-mer du PS, Victorin Lurel, dénonce une « remise en cause brutale du mode de calcul des annuités de retraite des fonctionnaires d’outre-mer », effectuée « sans aucune concertation ».
A Paris, Michèle Biaggi, secrétaire confédérale FO, se positionne « contre cette nouvelle modification ». « Après ils s’attaqueront aux surrémunérations », lance la représentant syndicale. Elle y voit « un désengagement de l’Etat ». Pour elle, « compte tenu du prix des billets et du coût de la vie, moins de fonctionnaires voudront aller outre-mer ».
Jean-Pierre Levelly, de la délégation outre-mer de la CDFT, regrette d’être « mis devant le fait accompli. Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer nous a reçus sur l’ITR et n’a pas évoqué cette question ». La CFDT, favorable à une réforme de l’ITR sous condition (mise en place d’une cotisation sur les surémunérations pour financer des majorations de pensions), estime qu’ « il ne faut pas trop charger la barque ». Jean-Pierre Levelly note qu’à la différence de la réforme de l’ITR, celle sur la bonification touchera également les fonctionnaires territoriaux dans les départements d’outre-mer et la fonction publique hospitalière. Il conclut en précisant que « l’exercice dans certaines collectivités, comme Mayotte ou la Guyane, est plus difficile et qu’il faudrait faire des adaptations ».
David Martin (Les Nouvelles calédonienn,es et Les Nouvelles de Tahiti)

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 17:43
« C’est très grave ce qui se prépare contre les outremers »
Très présent à Paris depuis la rentrée parlementaire, le député de Guadeloupe, victorin Lurel est intervenu dans le débat sur le RSA et s’apprête à le faire pour celui du Grenelle de l’environnement.
Vous êtes très souvent à Paris en ce moment. Le calendrier parlementaire est chargé ?

C’est très grave ce qui se prépare contre les outremers. Il faut que les parlementaires soient là lors de l’examen de la loi de finance initiale, lors de la loi de financement de la sécurité sociale, pour le collectif budgétaire. Je suis appelé à faire des va et vient fréquents même si certains peuvent s’en étonner. Il faut être là où ça se passe au point que je ne pourrais même pas me rendre en Guyane pour la conférence des présidents de région ultrapériphérique, les 27 et 28 octobre à Cayenne. Il me faudra être à Paris pour discuter les articles qui nous intéressent. On va changer la défiscalisation, le barème d’exonération des charges patronales de sécurité sociale, on va plafonner les niches fiscales, on va probablement revoir l’indemnité temporaire de retraite — mais ça, on peut comprendre, il faut juguler la fraude —, et surtout on va remettre en cause la retraite des fonctionnaires. L’annuité supplémentaire que l’on engrangeait après deux ou trois ans d’activité va être supprimée sans concertation aucune à compter de l’an prochain ou au plus tard en 2010. Les parlementaires doivent être à Paris pour défendre les intérêts des outremers français.
Vous êtes intervenu sur le RSA en séance. Pour dire quoi ?
Le RSA est un bon principe. Ségolène Royal a porté cette affaire-là dans son programme présidentiel. En revanche son financement pose problème. On a le sentiment que les moyens contaminent la fin. Comment voulez-vous que la solidarité nationale joue si tout le monde paie sauf les contribuables fortunés ? Le fameux plafonnement des niches fiscales ne sera efficace que si on n’est pas bénéficiaire du bouclier fiscal. Dixit Sarko : un bouclier ne peut laisser passer les flèches. Comment voulez-vous qu’on soit d’accord, nous les outremers, lorsqu’on prélèvera dès janvier 2009, un impôt de 1,1 % sur tous les livrets, tous les revenus de l’épargne populaire ? Là il y a un problème de déontologie, de justice ! On va payer mais on n’en aura pas le bénéfice tout de suite. Il faudra attendre un an et demi à compter de la promulgation de l’ordonnance alors qu’il suffirait de modifier l’allocation de retour à l’activité, de l’étendre et elle serait plus intéressante que le RSA. Enfin, on va financer une partie de ces 9 milliards et demi par la non indexation de la prime pour l’emploi. C’est 400 millions d’euros d’économie sur les petites gens. Ce sont les économiquement faibles qui vont activement financer le RSA, alors que les Bolloré et les Bethancourt ne paieront pas...
Vous abordez aussi l’examen du Grenelle de l’environnement. Certains parlent « d’aimable poésie »…
C’est François Brottes qui a eu cette formule-là. Il n’a pas tort : il n’y a pas d’argent ! Dans les outremers, la fiscalité écologique n’existant pas, celle que nous avons privilégie l’enrichissement par la pollution : plus j’importe de fuel lourd, plus je touche de taxes, plus j’ai des recettes. Plus je fais dans l’éolien ou le photovoltaïque, moins je touche… Ca veut dire que la politique dynamique impulsée par la Réunion et la Guadeloupe en matière énergétique est en train, à terme, de scier la branche fiscale sur laquelle nous sommes assis. Il faudra imaginer une éco-fiscalité plus dynamique. Par exemple, la taxe globale sur les activités  polluantes pourrait être transférée aux Régions. Encore qu’elle ne soit pas suffisante pour prendre le relais de la dotation globale de fonctionnement et de l’octroi de mer… Pour le plan anti-séisme, on me dit que j’ai 50 millions d’euros pour les CHU de Fort-de-France et de Pointe-à-Pitre et 20 pour les écoles… On est loin du compte ! J’ai deux grands lycées à reconstruire en norme Euro code 8 : c’est 90 millions ! L’Etat met zéro. Côté gouvernance, Serge Létchimy et moi-même avons fait adopter à l’unanimité un amendement visant à nous faciliter l’usage de l’article 73 modifié  de la Constitution pour adapter, déroger, expérimenter et, voire, mettre au point chez nous une réglementation appropriée. On ne peut donc être d’accord avec les préfets verts de M. Jégo qu’à condition qu’ils soient sous l’autorité du président de région ! Rapprochons la gouvernance politique, administrative et financière des Régions et départements.
Yves Jégo s’est dit favorable au principe d’une assemblée par territoire. Qu’en pensez-vous ?
Il n’a pas tort. Reste à trouver les voies et les moyens. L’essentiel est de ne pas échouer. Si on pose la question telle qu’elle a été posée en décembre 2003, et qu’on devait échouer une fois de plus, on repart pour cinquante ans !
Si on supprime le département à l’échelle nationale, ça ne simplifie pas la question ?
C’est une voie parmi d’autres mais nous avons une contrainte, quel que soit le degré de modification, nous devons désormais consulter la population. C’est bon pour la démocratie, pas forcément pour un progrès institutionnel.

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 21:51
L’expo végétale
La Cité des sciences et de l’industrie à la Porte de la Villette à Paris accueille jusqu’au 3 mai 2009 une exposition végétale consacrée aux cultures reines des départements d’outre-mer, la canne et la banane. Tout y est, du conteneur réfrigéré avec ses palettes de bananes en cartons, une colonne de distillation, des produits dérivés, tissus, plastiques biodégradables, rhum, sucre, chips de bananes… Mais l’exposition nichée dans la serre de la cité des sciences parvient à nous transporter entre la Réunion, la Guadeloupe et la Martinique. La température est constante à 23 ou 24 degrés et puis, la nature… Deux cents bananiers ont pris place et quelques parcelles de cannes complètent le décor. En traversant un couloir, on se retrouve dans une usine à sucre avec son vacarme. Des robinets à odeur font humer les effluves de vesou, de mélasse… On apprend encore que les DOM produisent 269 000 tonnes de bananes et que les Européens en consomment 5,2 millions de tonnes… « Nos bananiers produiront des régimes, assure le commissaire de l’exposition, Jean-Christophe Theisen, mais les bananes… Elles seront petites. »
Interview. Paul Luu, directeur de l’Office de développement de l’agriculture outre-mer, organisateur de l’exposition Banane et canne à sucre, origine DOM, du 7 octobre 2008 au 3 mai 2009 à la Cité des sciences et de l’industrie, La Villette, Paris.
« La canne et la banane dépendent d’une filière industrielle »
Pourquoi une telle exposition à la cité des sciences et de l’industrie ?
Il nous a paru important de parler à nos concitoyens de deux produits qu’ils ont vraiment l’habitude de voir dans leur assiette qu’ils finissent par ne plus les regarder. On a donc voulu replacer ces deux cultures au niveau des DOM et montrer leur importance au niveau économique. Ce sont deux cultures qui dépendent toutes deux d’une filière industrielle, les sucreries et rhumeries pour la canne, les mûrisseries pour la banane.
Qu’est-ce qu’on apprend ?
J’ai envie de dire tout ! Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans oser le demander au niveau de la banane, du sucre ou du rhum, vous l’apprenez à l’exposition.
Il y a 150 à 200 pieds de banane et des cannes à sucre, comment avez-vous fait pour mettre tout ça en culture ?
Le CIRAD et Vitropic sont partenaires de l’exposition, mais ceux à qui il faut reconnaître un grand professionnalisme, ce sont les techniciens et les ingénieurs de La Villette. Ce sont eux qui ont fait pousser les bananiers dans la serre et qui ont fait venir les cannes. Les premiers vitroplants ont été plantés à deux semaines au mois de mars dernier et c’est dans les hangars de la cité des sciences que tout s’est fait.
Ca va pousser pendant l’expo…
Je pense que d’ici la fin de l’exposition, on va se retrouver avec une véritable jungle, avec des régimes, on l’espère !

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 15:53
Le groupe Outre-mer du Sénat
Lucette Michaux-Chevry annonce au secrétaire d’Etat à l’Outre-mer la création d’un groupe Outre-mer au Sénat, mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres. D’abord l’intergroupe des sénateurs de l’Outre-mer a toujours existé par le biais de l’intergroupe parlementaire qui regroupe sénateurs et députés. Il fonctionne peu et mal. Ensuite, il s’agit d’abord d’une histoire interne à l’UMP. La cooptation du représentant de ce groupe au bureau du Sénat devait se faire hier. Le bureau de Serge Larcher (Martinique, groupe socialiste) ignorait tout de la désignation de ce pair… Mais surtout, la nomination du sénateur de Saint-Pierre-et-Miquelon, Denis Detcheverry ou le Réunionnais Jean-Paul Virapoulé (le choix n'était pas encore connu, hier soir), ne signifie pas encore son entrée au bureau du Sénat. Pour que le bureau intègre un membre représentant l’outre-mer, le président Larcher doit modifier le règlement intérieur. Gérard Larcher doit donc tenir sa promesse faite aux sénateurs UMP d’outre-mer et surtout qu’il en trouve le temps.

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 15:45
Lucette Michaux-Chevry était reçue, hier matin, à Paris, par Yves Jégo. Interview de la sénatrice guadeloupéenne sur le perron de la rue Oudinot.
« J’adore le combat, ça me tient en forme »
De quoi vous êtes-vous entretenus vous et M. Jégo ?
Je voulais faire part au ministre de la décision des sénateurs de l’outre-mer de constituer au Sénat un groupe qui permettrait d’avoir une action de lobbying auprès des sénateurs métropolitains. Les problèmes de l’outre-mer sont complexes du fait de la mondialisation avec l ‘apparition des pays émergents, et du fait de ce qu’est structurellement l’outre-mer. Nous nous rendons compte que nos collègues métropolitains nous méconnaissent et surtout, parfois, prennent des décisions qui ne tiennent pas compte de la réalité locale. Moi, je suis fatiguée de voir que l’on considère l’outre-mer à travers un budget, à travers un coût financier...
Est-ce un groupe officiel ?
Le président Larcher a acté ce groupe et je suis venue en parler au ministre pour que nous puissions avoir des collaborateurs dans ce ministère qui travaillent avec nous, ainsi que des administrateurs du Sénat.
Qui constitue ce groupe ?
L’outre-mer. Tout le monde va y rentrer. Ce n’est pas un groupe politique, c’est un groupe d’influence afin de nous faire entendre. Nous aurons d’ailleurs dans le bureau du Sénat un collègue de l’outre-mer qui va siéger. Ca ne sera pas moi.
C’est la mission outre-mer promise par Gérard Larcher ?
A notre demande ! Et nous avons fortement influencé le président… En politique, il faut peser et nous avons pesé et bien pesé.
Comment allez-vous agir ?
Nous allons être une force de proposition. Lorsque l’on parle de niches fiscales, il y en a ! Mais on ne peut pas parler de niches fiscales en outre-mer. Par contre les prises de position du ministre sur la défiscalisation sont fondées. Il y a des dérapages qui ne sont pas acceptables. Mais la défiscalisation est indispensable si on veut rattraper les retards cumulés par l’outre-mer depuis des décennies. Il faut pouvoir faire figurer dans notre groupe, faire siéger des sénateurs métropolitains qui vont travailler avec nous et qui vont prendre vraiment le pouls, la température des problèmes de l’outre-mer.
Vous avez des exemples ?
Il va y avoir les élections européennes très bientôt. Les trois députés européens sont tous Réunionnais. C’est normal ? On risque encore de l’avoir…Cela démontre que l’outre-mer n’est pas complètement intégré dans le fonctionnement des Assemblées nationales. Pour notre représentant au bureau du Sénat, nous avons décidé de faire tourner, que ce ne soit pas la même région tout le temps qui représente l’outre-mer.
Etes-vous aussi venue donner des éléments de langage concernant l’UMP outre-mer à M. Jégo ?
Je n’ai pas de leçons à donner à M. Jégo. Il faut simplement savoir qu’en outre-mer, il y a une spécificité et qu’il y a de plus en plus une revendication d’expression. Si l’UMP continue à vouloir, de Paris, décider pour l’outre-mer, ça va tanguer. Ma force politique à moi est de dire : je suis sur mon terrain et je fais la loi sur mon terrain. Mais il faut faire évoluer les choses et faire en sorte qu’on puisse travailler en symbiose et qu’il y ait une prise en compte de nos réalités. Personne n’aurait pensé que j’aurais été élue sénateur après l’échec des régionales. J’ai été élue. Je n’étais pas la candidate de l’UMP, non plus, pour les élections à Basse-Terre et pourtant j’ai gagné. Je ne dis pas que je serai dans d’autres combats, mais je pousserai les combats.
Les régionales ?
Je vais les pousser ! La Guadeloupe est gérée par un dictateur qui a une vision égocentrique de la gestion et qui est persuadé que la Région est sa propriété. Il a été démocratiquement élu et il n’a jamais mis son costume de président. Il est resté un militant…
Pour gagner les régionales, vous avez besoin de Mme Carabin. Qu’allez-vous faire ?
Si j ‘avais été réélue présidente de la Région, il n’y aurait jamais eu de schisme. Quand un vieil éléphant s’éloigne un peu, il y en a toujours d’autres qui viennent le pousser. Mais moi, on ne m’a jamais poussée. Je me retiens moi-même. Je ne pense pas qu’il faille parler de schisme. Mme Carabin a besoin de se faire reconnaître, c’est normal et légitime. C’est une ambition naturelle. Je crois qu’elle ne peut ignorer si elle est députée que c’est quand même grâce à la puissance de mon action. C’est elle aussi qui a décidé de donner au plus beau boulevard de la Guadeloupe, classé par Paris, mon nom. Donc elle me reconnaît. L’intérêt de la Guadeloupe est de ne pas s’amuser sur des questions de personnes. Cela démontre l’absence de projet. J’ai un projet pour la Guadeloupe 2010-2020. Je ne serai plus là, mais j’ai le devoir en tant qu’élue responsable de transmettre quelque chose.
Allez-vous vous présenter vous-même ?
Je ne vais pas être tête de liste mais je serai dans le combat. D’ailleurs, j’adore le combat, ça me tient en forme.

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 12:35
Vrai de vrai, de Daniel Théault
Daniel Théault, Martiniquais de 62 ans, exilé à Cergy en région parisienne, sort en autoproduction un disque 100 % zouk, Vrai de vrai, distribué par Lucien Laviolette aux Antilles et Musique Musique à Cayenne. Retour sur un parcours débuté en 1961.
Au début des années 1960, Daniel Théault s’appelait Yéyé. On l’appelait ainsi depuis qu’il avait chanté « Yeah Yeah ! Laisse tomber les filles » façon Johnny Hallyday en 1964 au ciné-théatre à Fort-de-France, puis l'Olympia toujours à Fort-de-France, en première partie de Sylvie Vartan en 1965… Daniel Théault a grandi à Grosenville à Fort-de-France et quitté l’école à quinze ans pour faire sa première scène. C’était avec Simon Jurad et Vico Charlemagne, qui n’était pas encore le bassiste de la Perfecta. Ils jouaient en première partie de Maurice Alcindor… « Avec Simon on faisait du lèche-vitrine devant les magasins de musique. C’étaient les premières guitares rock… » Aux Terres-Sainville, il présente Vico à Simon et ils débutent en jouant du rock. C’était en 1961. Entre 1962 et 1966, ils répètent à la salle paroissiale de Schoelcher et une fois par an, ils offrent la recette d’un concert en échange. « Mon soliste de l’époque, Christian Bartouche, est devenu plus tard le bassiste de Moune de Rivel. » Mais les amis se séparent. « Je voulais rester dans le rock… », témoigne Daniel Théault. Quelque quarante ans plus tard, Daniel Théault sort un album, 100 % zouk. Comment passe-t-on ainsi du rock au zouk ? « J’ai dû partir à l’armée en 1966, à Caen. Puis en 1969, j’étais à Paris, je n’avais pas de boulot et je ne faisais plus de musique. Un jour, en 1972, à Barbès, j’ai retrouvé Vico Charlemagne… Le soir même, il m’emmenait jouer à Pantin avec Emmanuel Toussaint. » Daniel reste un an, à jouer de la timbale, pour ce musicien créole.
Les Drakkars
En 1975, il monte un orchestre à Paris, les Drakkars. Ca dure cinq ans et il en sort trois 33 tours. Ils jouent de la cadence, du reggae ou de la biguine… Au début des années 1980, il publie, à La Pensée universelle, une pièce de théâtre, Quel enfer, devient animateur sur Radio métropole (il y restera jusqu’en 1986) et suit des cours d’art dramatique. On le voit, figurant ou silhouette dans une quinzaine de films. En 1987, il reprend le chemin du studio et signe de son nom, Daniel Théault, De tout cœur. Il fait une tournée en Côte d’Ivoire et enchaîne avec des concerts de solidarité pour les victimes du cyclone Hugo. 1993, nouvel album : Joie de vivre, puis 1999 : L’amour maternel. « J’ai toujours privilégié la scène, c’est pourquoi mes albums sont si espacés dans le temps. » Avec Vrai de vrai, Daniel Théault vient apporter une nouvelle brique à son chemin d’artiste. « Tout ce que j’y chante, c’est du vécu, d’où le titre. » L’album a été fabriqué avec le concours de Jocelyn Delannay, ex-pianiste de Typical Combo ou de Jocelyne Bérouard dans les seventies, et s’il est autoproduit, c’est que Daniel Théault a l’habitude de procéder ainsi depuis les Drakkars. Il a néanmoins adhéré à l’association Agir Ensemb pour les musiques d’outre-mer qui lui a accordé son label. « Cette association peut aider à faire éclore une vraie solidarité… »

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