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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 21:10
Les élus métropolitains originaires d’outre-mer s’organisent en lobbyL’AMEDOM, association des élus de métropole originaire des DOM, a été reconnue, hier, interlocuteur officiel de la délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’outre-mer au cours d’une cérémonie rue Oudinot, à Paris. Pierre Pluton, l’un des deux seuls maires ultramarins de la région parisienne, en est le président. Il a présenté avec le délégué une motion par laquelle ils enclenchent une démarche auprès des partis politiques pour obtenir au minimum le doublement des candidats d’origine d’outre-mer pour l’ensemble des scrutins électoraux. « Au nom du million d’originaires d’outre-mer qui peuvent dans de nombreuses situation faire basculer les majorités électorales, (ils) préviennent leurs partis respectifs qu’ils seront particulièrement vigilants… » Pierre Pluton l’adit : « Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration mais pour être élus et participer à la gestion de la cité. »
Il ne manquait que Georges Pau-Langevin, seule député ultramarine de métropole et elle a annoncé son ralliement au président, hier.

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 21:05
Le créole à Créteil
Depuis la rentrée de Toussaint, deux lycées de la région parisienne propose l’enseignement du créole. Au lycée Léon Blum de Créteil, ils sont huit en classe de seconde à avoir choisi le créole comme nouvelle matière. « Ils s’engagent pour étudier le créole pendant trois ans jusqu’au baccalauréat », avertit le proviseur Jean-Paul Auzan. Une quinzaine d’autres suivent les cours de terminale et ont pris l’option créole au baccalauréat. L’académie de Créteil a été choisie pour cette expérimentation par le délégué Patrick Karam car  Jean-Michel Blanquer, le recteur, et son directeur de cabinet, Laurent Petrynka sont passés auparavant dans leur carrière par la case Guyane. L’académie a débloqué 50 000 euros pour cet enseignement. Leur professeur Toni Mango a été recruté pour donner trois heures de cours par semaine mais la demande est pressante et dès l’an prochain, ils envisagent le doublement de l’horaire et d’ici deux ans la titularisation du poste. Ses élèves sont la plupart d’origine ultramarine mais pas toujours. « Chez moi, mes parents parlent créole, témoigne Aurélie Losi, originaire d’Anse-Bertrand et élève de seconde. Je veux apprendre à l’écrire. C’est notre langue ! » Baptiste Desrivières, Martiniquais par son père, n’a jamais su parler créole. Alors il vient de Choisy-le-Roi jusqu’à Créteil pour s’y mettre. « Je veux pouvoir parler avec mes copains et ma famille ! » Le second lycée se trouve à Saint-Denis dans le 9-3.Toni Mango et sa classe de seconde créole

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 21:31
L’Assemblée nationale plafonne la niche outre-mer
Le plafonnement de la niche fiscale outre-mer a été adopté au Palais-Bourbon lundi soir, heure de Paris.
Les huit députés UMP d’outre-mer ont obtenu le plafonnement à 40 000 euros net de rétrocession (100 000 euros brut) ou 6 % du revenu net de rétrocession la niche fiscale outre-mer. Le texte initial du gouvernement prévoyait 40 000 euros brut de rétrocession ou 6 % du revenu net de rétrocession. L’amendement avait fait l’objet d’un accord à l’Elysée le 6 novembre dernier. Une délégation de parlementaires ultramarins, toutes tendances confondues, était allé plaider pour un rehaussement du plafonnement.
L’amendement a été défendu par Gaël Yanno (UMP Nouvelle-Calédonie) qui a néanmoins rappelé qu’il s’agissait d’ « un compromis ». Avant le vote de l’article 43 du projet de loi de finances, Victorin Lurel (PS Guadeloupe) rappelait que « des engagements ont été pris par l’Etat par la loi Girardin pour quinze ans » et demandé qu’ils soient « respectés ».  Louis-Joseph Manscour (PS Martinique) a estimé que le plafonnement risquait d’entraîner des « conséquences récessionistes ». Il évalue les pertes pour l’outre-mer à 150-200 millions d’euros. Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jégo a souhaité que la défiscalisation outre-mer devienne « grand public ». L’appel public à l’épargne devrait ainsi être facilité. Selon le gouvernement 40 000 foyers fiscaux défiscalisent outre-mer. Le plafonnement ne  toucherait que 1 200 foyers fiscaux.
Un amendement de la commission des finances plafonnant globalement les niches fiscales a également été adopté. En additionnant les différentes niches il ne sera possible de défiscaliser plus de 25 000 euros plus 10 % du revenu.
DM (Pour les Nouvelles Calédoniennes)

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 21:08
Le Prix Fetkann au Café de Flore, à Paris
Mardi 18 novembre, le célèbre café de Flore à Paris accueillait la cérémonie de remise des prix Fetkann, mémoire des pays du sud, mémoire de l’humanité. Jean Crusol, Noël James, Béatrice Tanaka et Pap Ndiaye sont les lauréats.
Reportage en image au Café de Flore par FXG et RDG

Lise Bourquin-Mercadé, des éditions Kanjil reçoit pour Béatrice Tanaka, lauréate jeunesse avec La légende de Chico Rey le prix des mains de l’attachée culturelle de l’ambassade d’Haïti, Mme Ambroise.

Il est revenu à Laetitia Guédon d’annoncer le lauréat du prix de la mémoire, Pap Ndiaye pour La condition noire.

Marie-Mica Manquat, communicante et membre du comité d’excellence du prix fetkann a dévoilé les trophées Fetkann, œuvres créées par Henri Guédon, décédé il y a deux ans.
MMPrat (c’est ainsi qu’elle signe ses toiles) a vécu vingt-cinq ans en Guadeloupe qui ont inspiré sa peinture. Elle expose ici deux toiles : une vision de Delgrès et une vue d’Haïti.

José Pentoscrope, président du CIFORDOM organisateur du Fetkann, avec Patrick Karam, démégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, et le lauréat poésie, l’Haïtien James Noël, auteur du Sang visible du vitrier.

L’agrégé de philo, Yves Letourneur, et Marie-Mica Manquat, tous deux membres du jury d’excellence avec José Pentoscrope.

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 20:28
Jean Crusol, Pap Ndiaye, Béatrice Tanaka et James Noël lauréats du Fetkann 2008Le prix  de la mémoire a été décerné à l’universitaire Pap Ndiaye pour son ouvrage, La condition noire. Stéphane Pocrain s’est chargé de l’éloge du lauréat parti à peine arrivé, avant le début de la cérémonie ! Son Essai sur une minorité française, publié chez Calmann-Lévy, est « une invitation à avoir une réflexion complexe sur la société française et la condition noire, sur la question minoritaire au sein d’un groupe majoritaire ». Pocrain a rappelé le compagnonage de Pap Ndiaye avec le CRAN, et en fait le « fondateur d’un courant black studies à la française ». Le comité d’excellence du prix littéraire Fetkann a décerné ensuite le prix de la recherche au Martiniquais Jean Crusol pour sa somme historique éditée chez aux Perséides, Les îles à sucre. « Un pavé pas facile à lire ! » José Pentoscrope a rappelé son propos : « Toutes les sociétés insulaires de la Caraïbe, l’océan Indien ou le Pacifique ont la même origine historique : la colonisation et l’économie sucrière. »Le prix de la jeunesse a été remis à la Brésilienne Béatrice Tanaka. A 77 ans est l’auteur d’une bande dessinée éditée chez Kanjil (elle en a déjà réalisé une cinquantaine), La légende de Chico Rei. L’histoire du roi Chico arrivé au Brésil en 1740. Lise Bourquin-Mércadé, son éditrice a reçu le prix. Béatrice Tanaka est au Brésil. Enfin, le prix poésie a été remis à l’Haïtien James Noël pour son ouvrage Le sang visible du vitrier aux éditions Cidihca. « Je suis celui qui se lave les mains avant d’écrire… » Après avoir lu ses vers, le jeune poète a dédié son prix à Haïti, «  terre où la négritude s’est mise debout la première fois et au peuple haïtien ». Evoquant les « rafales ratures » de James Noël, Yves Letourneur, universitaire membre du comité d’excellence, a cité le poète Paul Valéry pour qui « l’écriture est une longue rature ».
Photos : RDG

Les recalés
Les autres années au prix Fetkann, on voyait Claude Ribbe qui prenait son petit-déjeuner au rez-de-chaussée du Flore. Il ne montait pas ; il n’était pas nominé. Cette fois, il l’était (catégorie mémoire) pour Le nègre vous emmerde chez Buffet-Chastel, mais on le l’a pas vu. Son poulain, Jean-Marc Rosier (Noirs Néon, Alphée Jean-Paul Bertrand) était aussi sur les rangs. Pas vu non plus Alain Foix, pourtant averti la veille par son éditeur, Gallimard, qu’il était sur les rangs pour son Aujourd’hui en Guadeloupe, Lou à Sainte-Anne, dans la catégorie Jeunesse. Lassé après un Fetkann et un prix RFO passés sous son nez, il n’est pas venu. Les autres recalés (liste partielle) sont Ernest Pépin, Olivier Pétré-Grenouilleau, Jean-Philippe Omotundé, Aïssatou Thiam, Gisèle Pineau, José Vatin, Kettly Mars, Patrice Louis, Maryse Condé, Fabienne Kanor, Alain Mabanckou…

Café littéraire
« Ca s’est passé chez Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre ! » a rappelé José Pentoscrope quand il a clôturé la cérémonie de remise des prix littéraires Fetkann, mémoire des pays du sud, mémoire de l’humanité, hier au Café de Flore, à Saint-Germain-des-Prés. A l’étage du célèbre café parisien, il y avait la presse, une partie du comité d’excellence (jury). Laetitia Guédon est venue remettre les trophées de bronze créés par feu son père, Henri. Mme Ambroise de l’ambassade d’Haïti avait été avertie de la possibilité d’un prix pour un compatriote et attendait assise au fond de la salle. Un hommage à son pays, victime de catastrophes à répétition ces derniers mois, a été rendu après celui fait à Aimé Césaire. Le peintre Ferdinand Bourdet a exposé un tableau représentant le poète disparu, et M. Prat exposait une toile hommage à Delgrès, une autre sur Haïti. L’ancien chroniqueur de Laurent Ruquier à la télé, Stéphane Pocrain, porte-parole du prix Fetkann, n’a pas manqué de rappeler publiquement mais courtoisement les divergences de point de vue qu’il avait avec Patrick Karam concernant le CRAN par exemple. Le délégué interministériel venu remettre des prix en a profité pour faire sa com’ et rappeler — longuement — son action pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer. « Pocrain n’est pas resté pour m’écouter », a-t-il ironisé. James Noël, lui, l’a bien écouté, qui lui a demandé pourquoi il n’en faisant pas autant pour les ressortissants haïtiens de métropole…

Interview de James Noël, lauréat du prix Fetkann, catégorie poésie
"
Les mots m’ont choisi"
Vous êtes celui qui se lave les mains avant d’écrire…
L’écriture requiert d’avoir les mains pures. Elle est un champ d’expérimentation où les mots sont des armes miraculeuses. Donc on ne peut permettre d’user des mots juste pour le plaisir. Se laver les mains avant d’écrire, c’est se dépouiller de tout pour entrer sainement dans la poésie.
Depuis quand utilisez-vous les mots comme des armes miraculeuses ?
A l’école ! J’avais 13 ans mais c’était sans prétention. Je n ‘écrivais pas pour devenir poète, ni écrivain, ni pour gagner des prix ! Les mots m’ont choisi, je crois.
Expliquez-nous cela…
Avant, c’était mon frère aîné, en Haïti, qui était poète à l’école. Il était même connu comme une figure poétique. Et moi, pour le taquiner, une fois, j’ai écrit par supercherie un poème que j’ai signé Victor Hugo. En lisant le poème, il m’a confié qu’il le trouvait très beau et qu’il aimerait atteindre la maturité de Victor Hugo. Je lui ai avoué que j’en étais l’auteur… C’est comme ça que je suis entré de plain-pied dans la poésie !
Qu’est-ce que le sang visible du vitrier ?
Il y a une expression haïtienne qui dit : ôte-toi de là, ton père n’est pas vitrier. Au départ, ça m’a inspiré mais aussi, c’est un souci de transparence. Le sang visible du vitrier est mon sang que j’ai livré au lecteur.
Que représente ce prix pour vous ?
Un tel prix voué à la mémoire des pays du sud va m’aider à mieux me situer, à viser juste comme le franc tireur, parce que c’est un combat réel.
Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter ? Continuer d’écrire ?
Oui ! C’est un vœu majeur.



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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 18:18
franceantilles.fr, c'est partiPhilippe Menant, concepteur du site de France-Antilles, lors de la présentation de son bébé à la rédaction de France-Antilles Guadeloupe. Philippe Menant était le webmaster du site des Echos à sa création en 1999.
Depuis le temps qu'on en causait ! Ce matin du 18 novembre, ce blog perd de sa saveur puisque désormais France-Antilles a son site Internet. Un portail d'accès unique au franceantilles.fr, puis une orientation vers la Guyane, la Martinique ou la Gwada. Pour le moment, c'est gratuit mais faut s'inscrire. Après ça devrait devenir payant. On parle 15 euros par mois (négociable à la baisse ? si ça buzze bien...).
Faites circuler l'adresse (l'info sera sera bien plus complète que ce blog), mais en attendant que tout soit bien rodé, nous poursuivrons encore l'édition de nos articles parisiens sur cette adresse.
Faîtes-nous part de vos impressions, lâchez les commentaires !
www.franceantilles.fr

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 18:04
La CGT met la pression sur Jégo
Congés bonifiés, sur-retraites et sur-rémunérations : la CGT demande audience à Yves Jégo, à l’issue de sa manifestation parisienne du 11 décembre.
La marche à laquelle participeraient la FSU, Solidaire, la CFTC et la CGT (organisatrice), partira le 11 décembre prochain, vers 11 heures, du jardin du Luxembourg, mémorial de l’abolition de l’esclavage, pour se terminer rue Oudinot devant l’hôtel Montmorin hébergeant M. Jégo. Les fonctionnaires affiliés à la CGT ont deux mots à dire au secrétaire d’Etat à l’Outre-mer ! Déjà, ils n’apprécient que moyennement que le dossier des congés bonifiés ait été retiré des mains du secrétaire d’Etat à la Fonction publique, André Santini, pour le voir confier à Bercy. « Les propositions de Patrick Karam ont été rejetées en juin dernier, dit Monique Vatone du collectif outre-mer CGT, mais on anticipe la bagarre et nous voudrions l’extension de ce dispositif à tous les salariés, du public comme du privé… Le gouvernement veut faire d’un droit collectif une simple prestation individuelle ! Ca facilitera sa disparition totale… » Hors de question donc pour les CGTistes de faire sortir du statut du fonctionnaire le droit au congé bonifié déjà, selon eux, très affaibli. L’exemple type est celui du directeur de l’hôpital de Melun (77) qui refuse systématiquement de reconnaître les intérêts matériels et moraux des ultramarins qui pourraient y prétendre. Sa méthode fait tâche d’huile à Villeneuve-Saint-Georges, à Gonesse, mais aussi  dans certaines mairies et au ministère de la Justice. « Le CHU de Melun a résorbé son déficit sur le dos des ultramarins empêchés de revenir au pays », commente Pierre Judith. La CGT voudrait un engagement du gouvernement pour supprimer la notion de résidence habituelle et supprimer l’avis « discrétionnaire » du directeur de l’établissement. « Nous voudrions que, sur un faisceau d’indices, l’Etat retienne deux critères tel le lieu de naissance, celui de la scolarité ou encore la présence d’une sépulture familiale outre-mer. Nous voudrions que les tous les ayant droits partent l’an prochain ! », selon Monique Vatone. Par ailleurs, l’attaque récente contre les indemnités temporaires de retraite (ITR) les fait réagir car pour la centrale syndicale, « l’ITR est l’antichambre des sur rémunérations. Personne n’est dupe, pas même le ministre ! » Les syndicalistes se disent prêts à discuter du coût de la vie outre-mer et d’établir, à partir de là, dans un cadre plus consensuel, une revalorisation du pouvoir d’achat. « Mais avec un indice INSEE approprié aux territoires qui joue l’Arlésienne, on reste dans une réalité économique post-coloniale. » Le genre de langage qui doit beaucoup plaire à M. Jégo !Pierre Judith, Jean-Marc Canon, Casimir Largent et Monique Vatone du Collectif outre-mer de la CGT.

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 09:37
Prix des billets d’avion : le projet d’accord Etat/compagnies aériennes
Le projet de convention liant l’Etat aux quatre compagnies aériennes des DOM se heurte à l’inertie d’Air Austral.

Il se joue depuis quelques mois une partie serrée entre Patrick Karam, soutenu en cela par Yves Jégo, et les quatre compagnies aériennes desservant les quatre DOM (Air France, Corsair, Air Caraïbes et Air Austral). Aujourd’hui, un projet de convention existe. Air France, Corsair et Air Caraïbes seraient prêts à jouer le jeu, pas Air austral si l’on en croit les déclarations à la presse réunionnaise de Patrick Karam. Que prévoit cette convention ? Tout d’abord, 15 % de places entre le 15 juin et le 15 septembre au tarif le plus bas, hors promotion. Dans l’immédiat mais après la mise en œuvre de la réforme des congès bonifiés, un contingent de 5 % de places par vol au tarif le plus bas serait réservé. Ensuite des facilités de paiement : « Les compagnies signataires s’engagent à mettre en place des partenariats (…) avec des organismes financiers qui, en avançant les fonds, permettront ainsi aux familles concernées d’échelonner leurs règlements entre l’achat des places et le moment du départ. » Le projet d’accord prévoit aussi un volet plus social avec l’octroi d’un tarif particulier pour les personnes les moins fortunées : « En période de basse saison, une réduction de 33 % sera consentie sur le prix public de la grille tarifaire hors promotion en faveur des personnes les plus défavorisés qui veulent se rendre dans leur région d’origine. » Des conditions particulières sont assorties, notamment un plafond de revenu estimé à un demi-SMIC.
Résistance d’Air Austral
Concernant les bagages, outre les 25 kilos de franchise ordinaire, l’accord prévoit de facturer les surcharges au même tarif que celui appliqué sur les lignes intérieures métropolitaines. Une clause de flexibilité prévoit pour les compagnies un engagement à appliquer sur les lignes à destination de l’outre-mer les mêmes conditions de modification que celles en usage sur les lignes intérieures métropolitaines. Pour la classe économique, par exemple, sur les niveaux tarifaires les plus élevés (supérieurs de 30 % à celui le plus bas de la grille tarifaire annuelle), les compagnies s’engagent à accepter sans pénalité les changements de réservation (avant ou après le départ initialement prévu) et à rembourser sans frais l’intégralité du billet en cas d’annulation (avant le départ). C’est donc sur ce projet de texte qu’Air Austral fait des difficultés. Une position qui irrite le délégué interministériel dans la mesure où Air Austral a été montée dans le but exclusif d’assurer une meilleure continuité territoriale avec des fonds de la Région et du Département réunionnais.

Obligation de résultat
Sur le sujet des billets d’avion, Nicolas Sarkozy avait pris des engagements nets. Aujourd’hui, la feuille de route de Karam et Jégo sur le dossier, c’est une obligation de résultat. Trois compagnies se sont montrées favorables au projet de convention, à l’exception d’Air Austral dont le boss, Gérard Ethève, a laissé entendre ses réticences. Patrick Karam sait bien que le moment n’est pas le meilleur choisi pour les compagnies eu égard à la crise financière et économique. Air France, Corsair et Air Caraïbes semblent de leur côté préférer aller vers une convention, démarche volontaire et négociée, plutôt que pousser le gouvernement à choisir l’option du durcissement des obligations de service public ! Yves Jégo a été clair sur ce point, rappelant aux compagnies que le gouvernement serait prêt à prendre ses responsabilités. Cet axe Jégo-Karam (une nouveauté quand on sait que c’est sur le dossier aérien que la guerre avait éclaté entre Karam et Christian Estrosi en décembre 2007) ne rend pas la tâche facile à M. Ethève d’Air Austral, quelque part obligé de se justifier.

Ce qu’a réellement écrit Ethève à Karam
Quel feu couve entre le patron d’Air Austral et « le délégué aux billets d’avion », Patrick Karam ? La réponse se trouve dans un courrier que Gérard Ethève a adressé au délégué, le 6 juin dernier et que nous nous sommes procurés. Dans celui-ci, M. Ethève lui signifie que « après étude de tous les volets que vous proposez au niveau des aménagements tarifaires et l’évaluation de leurs conséquences financières pour l’entreprise, nous sommes dans l’impossibilité d’y donner suite compte tenu des graves contraintes économiques… » Dans ces conditions, et « à défaut de recevoir des compensations ou des supports financiers, nous ne sommes malheureusement pas en mesure d’accompagner vos souhaits sauf bien évidemment le maintien de la franchise bagage accompagné à 25 kilos… » On est loin d’un contingent de 15 % de places ! Gérard Ethève poursuit son explication en expliquant à M. Karam que le problème qu’il a à régler « est une trop grande élasticité dans le Yeld management des compagnies aériennes débouchant sur un dumping des tarifs en basse-saison compensées par des niveaux de tarifs excessifs en haute saison. » Et le pilote d’Air Austral d’avouer : « Bien que réprouvant la philosophie de ces pratiques, notre compagnie ne peut raisonnablement pas se démarquer des majors qui en sont à l’origine. » C’est signé, avec regret, mais c’est signé !

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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 20:56
La saison créole de Jacques Martial à La Grande Halle de la Villette
En exclusivité pour la presse d’outre-mer, Jacques Martial dévoile sa première programmation à la Grande Halle de la Villette qu’il préside depuis 2006.

« Il va se passer quelque chose de pas neutre ni anecdotique : un établissement public national met des moyens pour parler d’un monde qui
nous concerne. » Le fil rouge de la politique culturelle voulue par Jacques Martial, président de la Grande Halle de la Villette, c’est la « saison créole ». Le temps fort de cette saison, c’est « Kréyol factory », un concept où l’orthographe créole a été vérifiée par Maryse Condé ! La scénographie de l’exposition est conçue comme un ensemble de sept vagues définissant les différents espaces d’expositions.
Chacune rassemble des artistes des quatre DOM, de la Jamaïque, de Porto-Rico, Haïti, Saint-Domingue, Trinidad, Maurice. Sept vagues pour sept thématiques : Traversées, le trouble des genres, l’Afrique communauté imaginée, Noir comment ?, des îles sous influences, les nouveaux mondes, chez soi de loin. Deux ans de travail : quarante personnes sont allées à la recherche des œuvres et 220, en tout, pour œuvrer à cette saison qui débute le 7 avril par Kréyol factory qui dure trois mois. « Qu’est ce que la France aujourd’hui ? », interroge Jacques Martial qui veut entrer dans le débat avec cette saison créole et la question qu’elle pose sur la réalité ultramarine de la France et de l’Europe. Cette exposition sera le témoin de ces mondes et du rapport que nous-mêmes ultramarins avons avec le reste du monde. Yolande Bacot (à côté de Jacques Martial sur la photo), commissaire de l’exposition, pense avoir évité l’écueil du communautarisme : « C’est un questionnement sur les identités caribéennes et indo-océaniques qui prend la forme d’une expo rassemblant des œuvres, des  photos et des documents audiovisuels de caractère documentaires. Il ne s’agit pas d’un face à face entre la France et ses anciennes colonies ni d’un catalogue géographique. » Confiant, Glissant, Condé, Walcot… ont été convoqués à travers leurs écrits pour poser la base scientifique, le soubassement intellectuel du concept de Kréyol factory.Identités créoles
Il s’agit de montrer les trois dimensions de l’identité créole (Africaine, européenne et celle des nouveaux mondes, espaces de créolisation). Ainsi les œuvres rassemblées conduisent en leur vague-espace particulière la réflexion sur l’héritage tragique de la traite et de l’esclavage. « La Villette n’est pas un lieu d’expression ultramarin, mais il nous faut irriguer nos programmations en intégrant les territoires, les artistes, les penseurs de toutes nos régions, précise Jacques Martial. Il est urgent d’aborder ces questions dans la perspective d’être présent à travers les grands rendez-vous de la Villette. » Pendant l’exposition, la saison créole accueillera également trois week-ends intitulés Mizik factory et une rencontre littéraire. Par ailleurs, les rencontres de la Villette en avril, le cinéma en plein air et les scènes d’été, en juillet et août, prendront aussi des couleurs créoles. En octobre, une programmation de spectacles vivants clôturera cette saison créole, la première de La Villette, signée Jacques Martial.
Photos : RDG
Du 7 avril 2009 au 5 juillet 2009 à la Grande Halle de La Villette


Une investigation muséographique
Cette exposition d’art contemporain dédiée à Aimé Césaire et installée sur 2800 m2. Soixante artistes, 85 œuvres d’art plastique et installations, 250 photographies et un espace documentaire. Son propos est de questionner du point de vue de l’imaginaire collectif et des identités, ce qui est commun et spécifique à des espaces qui ont été peuplés par la traite, l’esclavage et l’engagisme et qui ont connu diverses modalités de colonisation.
The big one world de Peinado
De quelle couleur est un pneu ? Pourquoi le bidendum de Michelin a-t-il été toujours été blanc alors qu’il est fait de pneus issus du latex cultivé en Afrique ? Bruno Peinado, par l’humour et le gag lance la réflexion. C’est ce qu’on appelle l’art conceptuel. (Photos ci-contre) : Miguel Luciano)
Platano pride et Pure plantainum de Luciano
Miguel Luciano avec cette banane plantain (ci-dessous et ci-dessus) fait un clin d’œil au chanteur Fifty Cents et son « bling bling » non présidentiel mais de rapper américain. C’est aussi un pied de nez à Damien Hirst (et son crâne de diamants), l’artiste scandaleux qui fonde son art sur la valeur de l’œuvre. (photo : Adago/Christian Vignaud)


Partenariat RFOEntouré de Luc Laventure, directeur des antennes, et d’Yves Gzarnier, directeur général de RFO, Jacques Martial sait qu’il pourra compter sur un partenariat de France Ô/RFO pour porter au-delà des mers le message de la Grande Halle.
La maquette



























Yolande Bacot, commissaire de l’exposition, dévoile avec Jacques Martial la maquette de Kreyol factory.

Le site de l'expo : http://www.kreyolfactory.com

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 12:15
Exposition photographique de Patrick Desgraupes en Guadeloupe
Grands paysages des parcs nationaux

Un voyage en France et dans le monde à travers les photographies des parcs nationaux… Qui peut offrir un tel itinéraire si ce n’est un photographe sachant manier la lumière,véritable matériau d’écriture.
La France compte aujourd’hui neuf phares qui rayonnent en Europe et dans le monde, aux côtés de tous les autres espaces naturels protégés. Ce sont les neuf parcs nationaux de France et d’Outre-mer. Ces territoires d’exception, pièces maîtresses de la protection de la nature représentent une extraordinaire diversité : les montagnards de la Vanoise, des Ecrins, du Mercantour et des Pyrénées, le marin de Port-Cros, les hautes terres des Cévennes, les tropicaux de la Guadeloupe, de la forêt amazonienne en Guyane (photo ci-contre) et de La Réunion. Cathédrales de la nature, ils ont conservé les traditions, les coutumes, la culture de ceux qui ont su les fréquenter et les respecter. Jean-Pierre Giran, président des parcs nationaux de France, et son équipe ont commandé au photographe Pierre Desgraupes un travail de mise en valeur de cette biodiversité. Le photographe –paysagiste a parcouru les neuf territoires pour les restituer à travers son œil et son appareil grand format. « Les neuf parcs sont tous extraordinaires, précise celui qui refuse de les hiérarchiser. Ce sujet me tenait à cœur car c’est vital de préserver ces espaces… » Toute la biodiversité de la France se retrouve dans cette exposition. « Grands paysages des Parcs nationaux français », présentée à Ljubljana de juillet à septembre 2008, est organisée conjointement par le Ministère français de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable, et de l’Aménagement du territoire, par les Parcs Nationaux de France et par le Ministère slovène de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire. Après Ljubljana, l’exposition « Grands paysages des Parcs nationaux français » poursuit son voyage jusqu’en Guadeloupe au moment où se tiennent les Rencontres des Parcs nationaux français.

Un disciple d'Ansel Adams
Patrick Desgraupes est photographe paysagiste familier des éditions de la Martinière. Il utilise la technique de la chambre photographique grand format. Le style particulier de ses photographies est la résultante de ses différentes influences : les peintres européens des 18e et 19e siècles et les photographes paysagistes américains au premier rang desquels Ansel Adams qui a fait un travail similaire au XXe siècle dans les parcs naturels américains. Pierre Desgraupes a appris au fil des années la maîtrise de la lumière, grande spécificité de son art. Il a travaillé souvent dans des conditions extrêmes, et ses photos en sont imprégnées : « J’ai dans ma démarche photographique, souvent ce sentiment profond de faire corps avec le paysage, d’en trouver l’essence, d’une certaine manière d’être au moment de l’origine du monde. C’est également un véritable chemin initiatique à la recherche de la lumière. » Pierre Desgraupes vit en Provence aujourd’hui, mais il a débuté à Paris avec un travail de studio et de laboratoire. « C’est après un début de travail sur le parc du Mercantour que j’ai eu l’idée  de ce synopsis… »



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