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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 18:44
Téat o swè la
Wallès Kotra et Yves Garnier de RFO avec Greg Germain devant le théâtre Edouard VII. (Photo : FXG)
Tous les vendredi sur France Ô (le samedi sur Tempo ou les télé pays), les téléspectateurs ont rendez-vous à compter du 7 avec la nouvelle case théâtre, ont annoncé, depuis le Théâtre parisien Edouard VII, Yves Garnier, directeur général de RFO, Wallès Kotra, directeur général délégué de France Ô et le comédien, producteur et metteur en scène Greg Germain. Ce rendez-vous est proposé par la société de production Axe Sud et sera introduit par une courte invitation de Greg Germain qui proposera une forme de décryptage. « Il faut prendre le spectateur par la main, de façon simple et conviviale », dit le comédien. « Nous allons pouvoir ouvrir les portes du théâtre à des téléspectateurs qui n’y ont pas toujours accès », reprend M. Garnier. « Nos antennes posent deux question à travers ses débats, magazines ou fictions : Qui est l’autre ? Comment vit-on ensemble ? Le théâtre arrive à répondre à cela », selon Wallès Kotra. L’année sera rythmée par ces 37 soirées théâtrales qui débutent par la pièce de Fellag, Le dernier chameau, enregistrée aux Bouffes du Nord en juillet 2005. Le vol de Kitty Hawk avec Firmine Richard, captée au Théâtre 13 de Paris en septembre, poursuit la série. Vient ensuite un Médée, particulier avec son chœur africain ! « RFO a pris un vrai risque depuis quatre ans en produisant des pièces de théâtre… » souligne Greg Germain qui veut faire de ce rendez-vous la case théâtre de la diversité et où l’on retrouvera la plupart des pièces jouées au théâtre de la Chapelle du Verbe incarné pendant le festival d’Avignon. « Je ne veux pas que l’on parle de moi, je préfère qu’on me laisse parler de moi », conclut le comédien comme pour dire que la diversité n’est pas un objet, mais un sujet. Et au théâtre, l’important c’est le sujet !


Le programme de la fin de l’année
7 novembre  sur France Ô : Fellag, le dernier chameau (MC93 Bobigny)
14 novembre : Le Vol de Kitty Hawk (Théâtre 13)
21 novembre : Médée (Théâtre Nanterre-Amandiers et Napoli Teatro festival Italia)
28 novembre : Xu (Scène nationale de Sénart et Théâtre du Rond-Point)
5 décembre : Ma Ravan (Théâtre Talipot)
12 décembre : Le Chevalier de Saint-George, un Africain à la cour (Compagnie des Indes, Académie du spectacle équestre)
19 décembre : Le jeune prince et la vérité (Studio théâtre de Stains)
26 décembre : Va, vis (Norma Claire)

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 17:33
Le blues en terres créoles
Du 16 au 26 octobre 2008 le festival Vibrations Caraïbes ouvre sa troisième édition à Paris : pleins feux sur le blues en terres créoles à la Maison des Cultures du Monde et à la Fondation Alliance française, à Paris.

Pendant deux semaines, le blues créole sera décliné d’îles en îles, de Trinidad à Haïti, du spoken word au dub poetry avec des artistes d’avant-garde tels que Linton Kwesi Johnson, Anthony Joseph, Beethova Obas, Jacques Coursil, Dominik Coco, Xtrem Jam…   Pour cette troisième édition Vibrations Caraïbes poursuit sa plongée au cœur de la création contemporaine caribéenne à travers une programmation pluridisciplinaire faite de tissages et de métissages des Arts, des Cultures et des Territoires.  Sugar Cane Blues, Free Jazz, Electro Bèlè, Saudade créole sont autant de facettes de cette exploration du blues en terres créoles à laquelle convie cette 3e édition du festival Vibrations Caraïbes. 
Des plasticiens du continent latino-américain et du bassin caribéen feront  dialoguer leurs œuvres sur le thème de « l’Exil », Ecrivains et chercheurs exploreront le « blues de Césaire » à l’occasion de tables rondes et de conférences, un cycle de projections de documentaires sur les musiques rurales et traditionnelles des Caraïbes complètera ce parcours inédit du 16 au 26 octobre à la Maison des Cultures du Monde et à la Fondation Alliance française. 

PROGRAMME
Jeudi 16 octobre                                            
Pulsations Créoles 
20 h 00 / 23 h 00 Maison des Cultures du Monde 
URBAN CREOLE : GÉRALD TOTO & DAVID WALTERS 
BEETHOVA OBAS 

Vendredi 17 octobre                                                     
Ex-Tempo
20 h 00 / 23 h 00 Maison des Cultures du Monde
CREATION : SLAM ET DANSE CONTEMPORAINE CARIBEENNE
JACQUES COURSIL TRIO  

Samedi 18 octobre                                          
Sugar Cane  Blues 
16 h 00 / 17 h 00  Alliance française 
Rencontre littéraire « Le Blues de Césaire »  avec DANIEL MAXIMIN, GISELE PINEAU ET AUDREY PULVAR
17 h 30  Alliance française
PUNCH EN MUSIQUE : SOUL CREOLE 
20 h 00 / 23 h 00 Maison des Cultures du Monde
X TREM JAM – ELECTRO BÈLÈ 
DOMINIK COCO BIG BAND 

Dimanche 19 octobre                                                  
Dub Poetry
16 h  / 18 h00 Alliance française
Conférence – débat   « De Nègre à Négritude, de Race à Histoire : une traversée de la pensée de Césaire » avec FRANÇOIS DURPAIRE, SELOUA LUSTE BOULBINA, FRANÇOISE VERGES, LOUIS-GEORGES TIN 
18 h 00 / 20h 00 Alliance française 
HAPPENING ARTISTIQUE 
20h00 / 23h30 Maison des Cultures du Monde
KENDEL HIPPOLYTE ET ROGER RASPAIL 
LINTON KWESI JOHNSON 
ANTHONY JOSEPH 
JOBY BERNABE ET JC MONTREDON

Samedi 25 octobre                                                
Projection Bèlè
15 h 00 / 17 h 00  Alliance française 
 PROJECTION DE DOCUMENTAIRES ET RENCONTRE AVEC LA REALISATRICE :  « BELE TAMBOUR VIVANT », UN FILM DE BARBARA JEAN-ELIE 
 17 h 00/ 18h 00 Alliance française
HAPPENING ARTISTIQUE  

Dimanche 26 octobre                                     
Projections Gwo Ka
15 h 00 / 18 h 00  Alliance française 
PROJECTION DE DOCUMENTAIRES ET RENCONTRE AVEC LES REALISATEURS :  « GWO KA, L’AME DE LA GUADELOUPE » UN FILM DE CAROLINE BOURGINE
« L’APPEL DU TAMBOUR » UN FILM DE FRANCK SALIN 
 18 h 00/ 19h 00
HAPPENING ARTISTIQUE  - CLOTURE DU FESTIVAL VIBRATIONS CARAIBES


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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 17:04
Chamoiseau décroche le prix RFO
Le jury du 14e Prix RFO du livre, présidé par Laure Adler, s’est réuni le vendredi 10 octobre au restaurant Les Editeurs, à Paris, pour décerner son prix à Patrick Chamoiseau. Son roman, Un dimanche au cachot, Editions Gallimard, a été choisi au premier tour de scrutin par sept voix sur neuf. Parmi les membres du jury, on trouvait des personnalités comme les écrivains Paule Constant, Edouard Glissant, Dany Laferrière, Alain Mabanckou, Daniel Picouly et encore Gisèle Pineau. Ils avaient la possibilité de récompenser six autres ouvrages : Les enfants de la tradition de Gaston-Paul Effoi - Anne Carrière, Mangareva de Jean-Hugues Lime - le cherche midi, Kasalé de Kettly Mars - Vents d’ailleurs, Ceux qui ont dit non de Nimrod - Actes Sud / junior, Coffe d’Edgar Sekloka – Sarbacane ou Lettre de loin en loin  de Lyonel Trouillot et Sophie Boutaud - Actes Sud.
Le prix RFO est doté de 5 000 euros. Patrick Chamoiseau a publié une quinzaine d’ouvrages, parmi lesquels Chronique de sept misères, Solibo Magnifique,  Texaco (Prix Goncourt 1992), Biblique des derniers gestes (prix spécial du jury RFO du livre 2002) et A bout d’enfance, dernier volet d’Une enfance créole, en 2005.




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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 18:02
Jenny Alpha, chanteuse et comédienne (98 ans) et David Fakeure, pianiste, sortent chez Aztec music, La sérénade du muguet, un CD de dix titres. Interview avec les artistes.
« Ce muguet, il est dans mes rêves, dans ma vie… »

Comment avez-vous fait connaissance Jenny Alpha et David Fakeure ?
Jenny Alpha : Nous avons un ami commun, un très grand ami qui s’appelle Jean-Pierre Meunier qui est absolument fou de la musique antillaise. Je ne sais pas qui lui a parlé de moi, mais il est venu me trouver pour voir si on pouvait faire quelque chose ensemble. Il a commencé à écouter les disques que j’avais, des anciens Pathé-Marconi que je lui ai donnés. C’est là-dedans qu’il y a tous les titres que l’on retrouve dans l’album. Il m’a parlé de David Fakeure et de son rythme. S’il a du rythme au piano, je veux l’entendre. Quand je l’ai entendu au piano… Je n’avais jamais un Blanc jouer du piano comme ça ! C’est comme ça que j’ai connu David.
David, vous avez été auditionné par Jenny ?
David Fakeure : On ne m’a pas prévenu ! J’ai rencontré Jenny à la fin du concert. J’ai su après que j’avais été auditionné par Jenny Alpha quand Jean-Pierre nous a eu présentés. C’est ce jour là que Jean-Pierre lui a proposé de faire quelque chose ensemble. L’idée est restée…
Jenny Alpha : Ca s’est enchaîné comme ça et on n’a pas arrêté !
Quand avez-vous commencé à travailler sur l’album ?
DK : C’était en 2005. Au départ on avait souhaité enregistrer un thème pour le mettre sur mon disque, Jazz on biguine, volume 2. Jenny souhait chanter la Sérénade du muguet.
C’est vous Jenny qui avez écrit cette chanson ?
JA : Je l’ai écrite il y a très longtemps ! Bien avant de connaître David ! C’est la première chanson que j’ai faite. Je l’ai créée au cabaret La Canne à sucre… A cette époque là, il n’y avait pas de travail pour les noirs dans la comédie. Un jour on m’a dit : « Vous n’allez pas joué Célimène dans les Femmes savantes, le public va éclater de rire… » Je l’ai entendu ça ! Alors, j’ai fait des petits boulots et j’ai fait cette chanson… Mes amis la trouvaient bien.
Qu’évoque pour vous cette chanson ?
JA : Chez nous, il y avait une liane très jolie qu’on appelait improprement le muguet parce que ses fleurs sont odorantes et qu’elles ressemblent au muguet. J’ai toujours vu ça à la maison. Le muguet courait autour de la galerie ; il embaumait. Ce muguet, il est dans mes rêves, dans ma vie… J’en ai fait d’autres, Cabresse au pays
Comment avez-vous choisi les autres morceaux ?
DF : Jenny fredonnait des chansons qu’elle chantait avec les Pirates du rythme ; elle les connaissait parfaitement alors je lui ai proposé de les chanter. J’avais aussi envie de l’entendre chanter Mé sa pa possible d’Al Lirvat qu’elle chante avec Tony Chasseur…
Comment intervient Tony chasseur dans cette aventure ?
DF : Cet album est un album de studio. Mé sa pa possible raconte l’histoire d’une femme qui raconte…
JA : Pourquoi vous m’avez quittée, pourquoi vous m’avez fait ça ? Je vous aime trop…
DF : Et cette chanson se prête très bien à une réponse, à un duo. Tony a été partant pour lui donner la réplique.
JA : Il est très bien.
Comment avez-vous travaillé avec Jenny ?
DF : On a fait presque tous les morceaux chez elle. Jenny était sur son fauteuil avec son casque et le micro… On a fait les maquettes chez elle et les bandes définitives.
JA : On a fait un morceau en studio tout de même, à Creil.
DF : C’est la Sérénade du muguet qui devait aller sur mon disque et comme on a été heureusement surpris par le résultat, on s’est dit que ce ne serait pas sympa de mettre ce morceau sur mon disque, autant en enregistrer un autre et garder ça pour faire un disque à Jenny.
JA : J’ai été très gâtée.
Chanter vous a fatigué ?
JA : Non ! C’est une seconde nature. Ma mère chantait tout le temps, mon père, mes sœurs… Il n’y avait que du chant autour de moi. Une sœur qui jouait de la mandoline, un frère qui jouait de la guitare… Mais ma mère ne chantait que des chansons françaises, comme Plaisir d’amour. On me défendait de chanter du créole. Savez-vous où j’ai appris le créole ? A Paris ! Avec mes camarades de la Sorbonne, nous parlions créole pour que l’on ne comprenne pas ce que nous disions.
DF : Là, sur le disque, Jenny a chanté tout en créole.
Jenny, remonterez-vous sur scène pour chanter ?
JA : Je ne suis pas sûre…
Mais vous jouez encore au théâtre…
JA : Il y a un an, j’ai fait Margueritte Duras au Théâtre artistic Athévain. Anne-marie Lazarini, la directrice est très gentille avec moi… Comme tout le personnel du théâtre. J’ai joué beaucoup de choses là ! Mais je ne vais pas remonter sur scène.
C’est trop fatigant ?
JA : Ce n’est pas fatigant, j’ai moins envie. Mais c’est comme les renouveaux d’amour, peut-être que ça va venir ! Mais depuis le dernier Duras, je suis très mal, je tousse…
Vous avez bientôt un siècle, est-ce que ça vous donne le vertige toutes ces années passées ?
JA : On n’y pense pas. Pas plus qu’à mes 98 ! On n’y pense pas, je vis ! J’aime la vie, j’aime les gens, j’aime l’amour, que les gens soient heureux. C’est une grande puissance l’amour ! Quand on aime vraiment un métier ou qu’on aime beaucoup quelqu’un, eh bien ça peut faire des miracles.

Photos Alban Fatkin



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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 17:14
Top départ pour la deuxième édition de la Bouvet Rame Guyane
Le prologue de la course trabsatlantique en solitaire à la rame qui partirale 8 mars prochain à Saint-Louis du Sénégal pour rallier Cayenne, s'est déroulé samedi dernier à Saint-Martin de Ré. Victoire sans surprise de Jean-Jacques Gauthier dans une régate où les 7 Guyanais ont connu des fortunes diverses.

« C’était le but de gagner d’autant que je n’ai pas cassé mon matériel. » Jean-Jacques Gauthier (photo à droite), vainqueur du prologue de la 2e édition de la course transatlantique à la rame en solitaire qui s’est tenu samedi dernier à Saint-Martin de Ré, caresse enfin l’espoir de réussir cette transat après son échec il y a deux ans. Il a mis 55 minutes pour franchir 3,9 milles nautiques devant les remparts de Ré. Le premier Guyanais, Jean-Pierre Lacroix n’arrive que 8e : « On n’est jamais assez près pour ce genre d’événement, mais on s’est assez entraîné pour une traversée de l’Atlantique parce que nous sommes des amateurs. » Patrick Hoyau fait 10 devant Charles Bergère. « La mise à l’eau de mon bateau à Ré m’a bien excitée. Maintenant, le bateau reste ici et à la fin de la semaine, il sera prêt comme si le départ était pour le lendemain, avec la nourriture ! », relate , heureux de sa course, Patrick Hoyau. Henri Georges Hidair finit 15e devant Karl Barranco, stressé :  « Il y a pas mal de paramètres à gérer, entre la formation qu’on reçue toute la semaine, la logistique, le timing… Avant la course, j’étais un petit peu sous pression. » La Guyane n’est pas première, mais elle n’est pas la dernière non plus, laissant la lanterne rouge au Breton Christophe Lemeur. Mais ces 3,9 milles ne sont rien en rapport au 2600 milles qui séparent le Sénégal de Cayenne. « Le prologue, ça sert autant à faire de la formation. Ca permet de remettre un peu les niveaux météo, sécurité… La course, c’est une petite régate d’exhibition. Un peu de rigolade, pour le plaisir et le fun. C’est une récompense ! Tout le monde a travaillé dur, le prologue, c’est la récré ! » , selon Michel Hoareau de 54°West, organisateur de l’événement.
La galère
Le soleil était au rendez-vous samedi, la houle absente et le vent léger. Mais si Gauthier et Bonnier ont rapidement pris de l’avance, d’autres ont été confrontés pour la première fois aux difficultés de la rame en mer. Karl Barranco (photo ci-dessus) qui se faisait expliquer avant le départ ce qu’est un nœud de chaise (le B-A-Ba du marin !) n’avait pas prévu les ampoules aux mains et il a dû apprendre à synchroniser ses mouvements de rames en se protégeant les paumes à l’aide de tissus de fortune… « Je n’arrive pas à tourner », l’entendait-on sur l’eau alors que son cap était trop à la côte… Henri-Georges Hidair est resté d’un calme olympien quand il s’est rendu compte qu’avec ses pieds, il n’atteignait pas les chaussons. Non content d’avoir des coulisses mal réglées, il a oublié sa dérivé dans le coffre de la voiture d’un ami qui n’est arrivé que le soir de la course… Il l’a remplacée par une pagaie. Charles Bergère qui a fait la totalité de sa course dans le sillage Patrick Hoyau, avait rempli ses ballast, pensant que le vent serait là. Jean-Pierre Lacroix a compris que si Jean-Jacques Gauthier était bien celui qu’il imaginait, il fallait compter aussi sur Michel Bonnier (à Trois minutes), Remy Alnet (3,30 minutes), Bertrand de Gaullier (5,30 minutes). Même le doyen Jean-Pierre Vennat (62 ans et ancien commando Hubert) était devant lui. Patrick Deixonne et Pascal Vaudé n‘ont pas couru. Leurs bateaux sont toujours de ce côté-ci de l’océan. En attendant le 8 mars, il leur reste le rameur d’appartement !


« Derrière Jean-Jacques et trois ou quatre autres, la grande victoire pour la majorité des skippers, ce sera d’être sur la ligne de départ. », Michel Hoareau.

Classement
1. Jean-Jacques Gauthier (Ramencoeur) - 55 minutes
2. Mathieu Bonnier (Hill’s / SanteVet) – 58 minutes
3. Rémy Alnet (Areva) – 58 minutes et 30 secondes
4. Bertrand De Gaullier (Easydentic) – 60 minutes et 30 secondes
5. Jean-Pierre Vennat (Oytech)
6. Gilles Ponthieux (Ram Atao)
7. Eric Lainé (Twinéa)
8. Jean-Pierre Lacroix (Ibis Rouge)
9. Jean-Luc Torre (Dago Vera)
10. Patrick Hoyau (SDVI)
11. Charles Bergère (Le Brigandin)
12. Henri Deboulogne (Innovatys)
13. Pierre Katz (Le Quinze)
14. Didier Lemoine (Mercator)
15. Henri-Georges Hidair (Défi Nofrayane)
16. Karl Barranco (Alea Jacta Est)
17. Jean-Pierre Habold (La Rebelle)
18 .Christophe Lemur (Triskell)


Leurs objectifs
Jean-Pierre Lacroix
« Faire un top 3. Jean-Jacques Gauthier paraît intouchable. Il reste un peu de place derrière, je vais essayer de m’y glisser. »
Charles Bergère
« L’objectif c’est la gagne ! »
Patrick Hoyau
« Mon objectif, c’est d’arriver premier Guyanais (rires) ! Déjà, mon premier objectif est de traverser en entier avec mon bateau… »
Karl Barranco
« Je n’ai pas une approche compétitive, mais plutôt existentialiste : optimiser mes émotions au niveau de l’aventure et l’objectif de ne pas me blesser, arriver entier et, si possible, terminer la course. »
Pascal Vaudé
« Mon objectif ? Le faire ! Arriver en Guyane, arriver à la maison. »
Patrick Deixonne
« La première fois, je voulais jouer un peu les trouble-fêtes au niveau du podium… Là, j’y vais avec davantage de recul pour plus en profiter. »
Henri-Georges Hidair
« C’est une course exceptionnelle, alors être premier ou dernier, c’est tout de même faire partie des rares hommes à avoir traversé l’Atlantique à la rame. »

La solidarité
Jean-Pierre Lacroix
« Très bonne camaraderie entre Guyanais. Après s’il le faut, on se tirera la bourre si on a envie, mais tout le monde n’a pas les mêmes objectifs. »
Charles Bergère
« Entre les Guyanais, c’est très solidaire mais aussi avec les autres. Les marins sont avant tout une bande de copains. Bien sûr, il y a de la compétition mais dans le monde liquide de l’océan, c’est la solidarité qui prime avant tout. »
Patrick Hoyau
« Certains ne parlent pas trop et préfèrent garder leur expérience pour eux-mêmes et avec d’autres, c’est vraiment sympa. »
Karl Barranco
« On est plus dans la solidarité que dans la compétition. Sur les 7, il y en a deux qui ont des chances de podium, les autres, on a une démarche plus cool, plus relax, plus aventurière. »
Patrick Deixonne
« On est très solidaire et cette année, on est très complémentaires. Sur 7, il y en a bien qui va arriver à faire un podium. On en a parlé entre nous, mais c’est vrai que de battre des métropolitains, ça nous ferait plaisir ! »
Henri-Georges Hidair
« On est plutôt dans le bricolage que dans la compétition ! Et je fais plutôt le tour du bateau avec la perceuse que le tour de l’île… »

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 17:37
Les sénateur d’outre-mer veulent voir Sarkozy
Les sénateurs de l’intergroupe parlementaire de l’Outre-mer se sont réunis hier matin pour la première fois depuis l’élection du président Larcher. Le sénateur de Saint-Pierre-et-Miquelon a été chargé de piloter une contre-proposition concernant la réforme des retraites des fonctionnaires dans le Pacifique, l’océan Indien et à Saint-Pierre. Mais, surtout, il a été question de loi de finance et de loi de développement pour l’outre-mer. « Nous redoutons que le plafonnement de la défiscalisation n’assèche l’investissement, relate serge Larcher. Les sénateurs proposent la dégressivité sur les allègements de charges sociales pour les emplois intermédiaires, l’extension de la défiscalisation à la rénovation des hôtels et des solutions pour le financement des collectivités locales… « C’est technique tout ça et Bercy ne nous suit pas dans nos contre-propositions », poursuit M. Larcher. Les sénateurs ont donc décidé de demander à être reçus par Nicolas Sarkozy pour lui exposer tout cela.

Un chargé de mission outre-mer au Sénat
Pour satisfaire ses obligés, le nouveau président du Sénat, Gérard Larcher, a dû accepter la création de postes supplémentaires au bureau de l'assemblée : deux vice-présidents et deux secrétaires, car à gauche et au centre on veut aussi sa part du gâteau. Le sénateur de Nouvelle-Calédonie, Simon Loueckhote, est candidat à l’un des postes de secrétaire mais il n’est pas sûr qu’un ultramarin soit choisi puisque l’un d’eux, en l’occurrence Anne-Marie Payet, sénatrice de La Réunion, a déjà été élue à un poste de secrétaire. Lucette Michaux-Chevry annonçait la création d’un groupe outre-mer au Sénat. « Mais elle voulait un poste de vice-président, c’était une façon de faire pression », explique le sénateur calédonien, ce qu’a démenti Mme Michaux-Chevry. Le président du Sénat a, pour sa part, annoncé qu’il aura un chargé de mission outre-mer à ses côtés. On parle de l’ancien directeur de cabinet de François Baroin, rue Oudinot, le préfet Dominique Vian.

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 16:39
Après Gran Kannal la, l'Astérix en créole guadeloupéen ET martiniquais, Caraïbéditions sort La kaz Razade, version réunionaise de Astérix chez Razade. Interview avec Albert Uderzo à son domicile de Neuilly sur Seine
Photos Hervé Pruvost
« Traduire Astérix est peut-être plus difficile que de traduire Victor Hugo »
Après Astérix en créole antillais, vous nous offrez Astérix en créole réunionnais…
Je ne voulais pas provoquer une guerre d’îles ! (rires…) Je ne savais pas qu’il existait différents créoles d’une île à l’autre, c’est assez étonnant ! J’ai un fils qui parle 107 langues maintenant et moi j’en parle à peine une… C’est un peu décourageant ! Heureusement que j’arrive à me faire comprendre par le dessin. C’est universel.
Pourquoi avoir traduit cet album particulièrement ?
Je ne suis pas apte à savoir ce qui pourrait le mieux s’adapter dans une langue ou un dialecte, c’est à celui qui décide de faire la traduction et l’édition de choisir l’album. Il y en a 33, un sacré choix ! Là, ca aurait pu être un dialecte indien vu que ça se passe aux Indes.
C’est la 111e langue ou dialecte adaptée à votre personnage.
Je suis vraiment très fier et très honoré qu’on essaie d’adapter dans des pays aussi lointains notre personnage qui n’a pas du tout été fait pour ça au départ. Maintenant, c’est différent de voir écrite une langue que je croyais connaître. En Martinique et en Guadeloupe, je comprenais tout le monde. Donc, il me semblait que le créole était facile à lire et je me suis rendu compte qu’il y avait quelques petites différences. On comprendrait peut-être mieux si c’était écrit phonétiquement…
Cette version créole est déjà recherchée par les collectionneurs… Qu’est-ce que ça vous inspire ?
Nous sommes dans une époque très collector. Tout devient matière à collection. A mon époque, il y avait des gens qui collectionnaient des boîtes de fromages… La bande dessinée a attiré des sympathisants et nous sommes partis dans un domaine qui n’était pas du tout ce que nous recherchions. On était loin de se douter qu’un jour, on achèterait un album très cher parce que plus rare qu’un autre. C’est ce qui s’est passé avec le premier album d’Astérix qui est sorti en 1961. L’éditeur n’y croyait pas tellement et il est sorti à 6000 exemplaires. Donc, ça a fait monter la côte de l’album. Moi-même, je n’en avais pas gardé et mes collaborateurs ont eu la gentillesse de se cotiser pour m’en offrir un.
Quel est le cahier des charges que vous exigez lorsqu’il y a une traduction ?
En général, lorsque l’on a fait traduire dans la langue choisie, on refait une traduction en français pour voir si le résultat n’est pas trop proche de l’original en français. Si c’est trop près, ça ne vaut pas. Moi-même quand j’ai mis le nez sur la traduction, je n’ai pas compris grand chose. Donc j’imagine qu’il doit y avoir à chaque fois une adaptation pour faire en sorte que les lecteurs de chaque pays puissent au moins s’amuser quand il y a des jeux de mot. Si c’est trop près d’un jeu de mot français, ça ne veut plus rien dire… D’où la nécessité, pour le traducteur, de faire un travail d’adaptation. Traduire Astérix est peut-être plus difficile que de traduire du Victor Hugo !
Y a t-il eu des traductions refusées ?
Non, jamais. Mais nous avons toujours essayé d’être apolitique et d’éviter les rencontres possibles avec les indépendantistes. Jamais les Corses n’ont voulu se servir d’Astérix. Comme on sait que ce sont les plus virulents… Je les aime bien ! Ils ont du caractère, comme les Basques... Mais il n’y a jamais eu de problème de ce côté-là.L’Amérique résiste encore et toujours à Astérix…
Pour la bande dessinée française, l’Amérique a toujours été un problème. Comme les Japonais également. Impossible de pénétrer leur territoire. On a fait une tentative avec un Américain qui dirigeait un syndicat. Il avait entendu parler du succès d’Astérix en Europe et nous demandé de lui faire des traductions. Mais les bandes qui passent dans les revues américaines sont beaucoup plus petites et larges. Un dessinateur devait rajouter du décor sur les côtés et à l’intérieur de l’image, tout ce qu’il y avait était infiniment petit… Les dialogues étaient illisibles. En Amérique, les dialogues sont brefs. Un épisode est sorti et puis l’Américain est venu nous dire : « On est désolé, ça n’a pas marché… Par contre si vous venez aux Etats-Unis, peut-être ça marchera bien. »  Gosciny qui avait longtemps vécu là-bas ¬— il avait un peu souffert dans ce pays — a dit : « On est très bien chez nous. » D’ailleurs vous savez, les Américains ne savent pas ce que c’est qu’un Gaulois. Pour eux, c’est un Viking ! Et si avec cet indicatif, je peux faire mieux connaître ce qu’étaient nos ancêtres, pourquoi pas… Je parle de mes ancêtres alors que moi je suis d’origine italienne ! Mal placé pour parler des Romains… On est tous frères.
Vous dessinez toujours ?Ah ! Toujours. C’est une vieille maladie qui ne me quitte pas. Je n’ai pas beaucoup de temps pour le moment parce que je suis très occupé. Nous préparons pour l’année prochaine, je ne sais si c’est un scoop, quelque chose pour le cinquantième anniversaire du personnage puisqu’il est né le 26 octobre 1959. L’an prochain, il aura un demi-siècle. J’en suis très heureux mais ça ne me rajeunit pas.
C’est un nouvel album ?
Oui, un album qui va parler d’un tas de choses historiques. Je peux pas vous dire exactement ce qu’on va y mettre parce que c’est quelque chose que le lecteur pourra découvrir et, j’espère, appréciera. Je ne travaille pas seul là-dedans. J’ai des collaborateurs qui s’occupent beaucoup de ça… Ben, vous verrez !

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 16:37
Un seul député pour les îles du Nord
Un amendement du député UMP, Charles de la Verpillière, rapporteur du projet de loi sur le redécoupage électoral, lors de son examen par la commission des Lois, mercredi soir, prévoit de réduire à un le nombre de représentant à l’Assemblée nationale des îles du Nord.
La loi du 21 février 2007 portant dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l'outre-mer, introduisait la représentation propre de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin à l’Assemblée nationale. Le député de la circonscription, Victorin Lurel,  s’oppose à ce que ces deux collectivités soient représentées par un unique député qui sera nécessairement, étant donnée la démographie, issu de Saint-Martin. « Si ce critère démographique (7 000 habitants à Saint-Barthélemy) est jugé prépondérant par l’UMP dans la décision de supprimer, de facto, le député de cette collectivité, je m’interroge sur les raisons du maintien d’une représentation à l’Assemblée pour Saint-Pierre et Miquelon (6.519 habitants), voire Wallis et Futuna (14 944 habitants) », ironise M. Lurel.

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 18:10
Remise en cause de la bonification pour les fonctionnaires
La version actuelle du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) prévoit qu’il faudra aux fonctionnaires avoir exercé dix ans outre-mer pour bénéficier d’une annuité supplémentaire.

Le gouvernement souhaite remettre en cause la bonification dont bénéficient les fonctionnaires d’Etat exerçant outre-mer en vue de leur retraite. Ceux-ci peuvent actuellement, par tranche de 2 ou 3 ans, selon la collectivité où ils exercent, bénéficier d’une annuité supplémentaire.
La version actuelle du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2009, qui sera présenté en conseil des ministres le 15 octobre, et non cette semaine comme initialement programmé, prévoit une bonification par tranche de dix ans.
A la différence de l’Indemnité temporaire de retraite (ITR), qui concerne La Réunion, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis-et-Futuna une telle réforme toucherait tout l’outre-mer.
Le secrétaire national à l’Outre-mer du PS, Victorin Lurel, dénonce une « remise en cause brutale du mode de calcul des annuités de retraite des fonctionnaires d’outre-mer », effectuée « sans aucune concertation ».
A Paris, Michèle Biaggi, secrétaire confédérale FO, se positionne « contre cette nouvelle modification ». « Après ils s’attaqueront aux surrémunérations », lance la représentant syndicale. Elle y voit « un désengagement de l’Etat ». Pour elle, « compte tenu du prix des billets et du coût de la vie, moins de fonctionnaires voudront aller outre-mer ».
Jean-Pierre Levelly, de la délégation outre-mer de la CDFT, regrette d’être « mis devant le fait accompli. Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer nous a reçus sur l’ITR et n’a pas évoqué cette question ». La CFDT, favorable à une réforme de l’ITR sous condition (mise en place d’une cotisation sur les surémunérations pour financer des majorations de pensions), estime qu’ « il ne faut pas trop charger la barque ». Jean-Pierre Levelly note qu’à la différence de la réforme de l’ITR, celle sur la bonification touchera également les fonctionnaires territoriaux dans les départements d’outre-mer et la fonction publique hospitalière. Il conclut en précisant que « l’exercice dans certaines collectivités, comme Mayotte ou la Guyane, est plus difficile et qu’il faudrait faire des adaptations ».
David Martin (Les Nouvelles calédonienn,es et Les Nouvelles de Tahiti)

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 17:43
« C’est très grave ce qui se prépare contre les outremers »
Très présent à Paris depuis la rentrée parlementaire, le député de Guadeloupe, victorin Lurel est intervenu dans le débat sur le RSA et s’apprête à le faire pour celui du Grenelle de l’environnement.
Vous êtes très souvent à Paris en ce moment. Le calendrier parlementaire est chargé ?

C’est très grave ce qui se prépare contre les outremers. Il faut que les parlementaires soient là lors de l’examen de la loi de finance initiale, lors de la loi de financement de la sécurité sociale, pour le collectif budgétaire. Je suis appelé à faire des va et vient fréquents même si certains peuvent s’en étonner. Il faut être là où ça se passe au point que je ne pourrais même pas me rendre en Guyane pour la conférence des présidents de région ultrapériphérique, les 27 et 28 octobre à Cayenne. Il me faudra être à Paris pour discuter les articles qui nous intéressent. On va changer la défiscalisation, le barème d’exonération des charges patronales de sécurité sociale, on va plafonner les niches fiscales, on va probablement revoir l’indemnité temporaire de retraite — mais ça, on peut comprendre, il faut juguler la fraude —, et surtout on va remettre en cause la retraite des fonctionnaires. L’annuité supplémentaire que l’on engrangeait après deux ou trois ans d’activité va être supprimée sans concertation aucune à compter de l’an prochain ou au plus tard en 2010. Les parlementaires doivent être à Paris pour défendre les intérêts des outremers français.
Vous êtes intervenu sur le RSA en séance. Pour dire quoi ?
Le RSA est un bon principe. Ségolène Royal a porté cette affaire-là dans son programme présidentiel. En revanche son financement pose problème. On a le sentiment que les moyens contaminent la fin. Comment voulez-vous que la solidarité nationale joue si tout le monde paie sauf les contribuables fortunés ? Le fameux plafonnement des niches fiscales ne sera efficace que si on n’est pas bénéficiaire du bouclier fiscal. Dixit Sarko : un bouclier ne peut laisser passer les flèches. Comment voulez-vous qu’on soit d’accord, nous les outremers, lorsqu’on prélèvera dès janvier 2009, un impôt de 1,1 % sur tous les livrets, tous les revenus de l’épargne populaire ? Là il y a un problème de déontologie, de justice ! On va payer mais on n’en aura pas le bénéfice tout de suite. Il faudra attendre un an et demi à compter de la promulgation de l’ordonnance alors qu’il suffirait de modifier l’allocation de retour à l’activité, de l’étendre et elle serait plus intéressante que le RSA. Enfin, on va financer une partie de ces 9 milliards et demi par la non indexation de la prime pour l’emploi. C’est 400 millions d’euros d’économie sur les petites gens. Ce sont les économiquement faibles qui vont activement financer le RSA, alors que les Bolloré et les Bethancourt ne paieront pas...
Vous abordez aussi l’examen du Grenelle de l’environnement. Certains parlent « d’aimable poésie »…
C’est François Brottes qui a eu cette formule-là. Il n’a pas tort : il n’y a pas d’argent ! Dans les outremers, la fiscalité écologique n’existant pas, celle que nous avons privilégie l’enrichissement par la pollution : plus j’importe de fuel lourd, plus je touche de taxes, plus j’ai des recettes. Plus je fais dans l’éolien ou le photovoltaïque, moins je touche… Ca veut dire que la politique dynamique impulsée par la Réunion et la Guadeloupe en matière énergétique est en train, à terme, de scier la branche fiscale sur laquelle nous sommes assis. Il faudra imaginer une éco-fiscalité plus dynamique. Par exemple, la taxe globale sur les activités  polluantes pourrait être transférée aux Régions. Encore qu’elle ne soit pas suffisante pour prendre le relais de la dotation globale de fonctionnement et de l’octroi de mer… Pour le plan anti-séisme, on me dit que j’ai 50 millions d’euros pour les CHU de Fort-de-France et de Pointe-à-Pitre et 20 pour les écoles… On est loin du compte ! J’ai deux grands lycées à reconstruire en norme Euro code 8 : c’est 90 millions ! L’Etat met zéro. Côté gouvernance, Serge Létchimy et moi-même avons fait adopter à l’unanimité un amendement visant à nous faciliter l’usage de l’article 73 modifié  de la Constitution pour adapter, déroger, expérimenter et, voire, mettre au point chez nous une réglementation appropriée. On ne peut donc être d’accord avec les préfets verts de M. Jégo qu’à condition qu’ils soient sous l’autorité du président de région ! Rapprochons la gouvernance politique, administrative et financière des Régions et départements.
Yves Jégo s’est dit favorable au principe d’une assemblée par territoire. Qu’en pensez-vous ?
Il n’a pas tort. Reste à trouver les voies et les moyens. L’essentiel est de ne pas échouer. Si on pose la question telle qu’elle a été posée en décembre 2003, et qu’on devait échouer une fois de plus, on repart pour cinquante ans !
Si on supprime le département à l’échelle nationale, ça ne simplifie pas la question ?
C’est une voie parmi d’autres mais nous avons une contrainte, quel que soit le degré de modification, nous devons désormais consulter la population. C’est bon pour la démocratie, pas forcément pour un progrès institutionnel.

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