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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 17:15
Aimé Charles-Nicolas, père de la psychiatrie sociale moderne, reçoit la rosette
Le Pr Charles-Nicolas n’est pas grand et, enfant, ses sœurs l’avaient libéré du rôle de grand-frère protecteur. Elles lui ont permis de mal tourner, c’est à dire de devenir médecin psychiatre plutôt que d’avoir intégré Normale sup comme le souhaitait son professeur du lycée Schoelcher, Raoul Barnabé. Et voilà l’enfant de Sainte-Luce devenu aujourd’hui un ponte de la psychiatrie en France, « un des six recruteurs en psychiatrie pour la France », souligne son parrain dans l’ordre de la légion d’Honneur, Joseph Jos. C’était mardi soir, au Sénat, en présence des sénateurs Lise et Larcher, du préfet Cadot, du député honoraire Henri-Jean-Baptiste, de Daniel Maximin, de Patrick karam, de la famille du récipiendaire et d’une foule d’amis dont une pléthore de pontes de la psychiatrie, que le Pr Aimé Charles-Nicolas, père de la psychiatrie sociale moderne et fondateur de l’addictologie, a été fait chevalier de la légion d’honneur sur la réserve du président de la République par son camarade Joseph Jos, ancien proviseur au Lamentin et auteur des Enfants perdus de Panama. Il l’a brossé en « globe trotteur de la protection de l’homme contre lui-même ».
Addictologie
Le Pr Maurice Lipsiedge de Londres et le Dr Touzeau avec lequel il a fondé le centre Pierre-Nicolle à Paris, une maison ouverte pour les toxicomanes lourds, sont venus lui rendre hommage. Ils ont rappelé son rôle dans la création des programmes de méthadone, et qu’il avait fait partie de ceux qui ont ouvert leurs consultations aux mères toxicomanes et séropositives. Aimé Charles-Nicolas qui a fondé l’hôpital Marmottan (soins aux toxicomanes) avec Bernard, a été des premiers à faire le lien entre toxicomanie et sida et il est un pionnier de la télémédecine en psychiatrie. Après La Sorbonne, le Pr est revenu chez lui, à l’UAG et au CHU et il préside la fondation Pierre-Aliker. « La M    artinique est expérience éprouvante mais exaltante ! » En guise de conclusion, le professeur a lancé cet avertissement à l’adresse de la Nation : « La cocaïne est festive et récréative ? La cocaïne est la drogue de demain ! »
Joseph Jos remet la medaille de chevalier dans l'ordre de la légion d'honneur au Pr. Charles-Nicolas, mardi au restaurant su Sénat. (Photos Alban Fatkin)
Aimé Charles-Nicolas a écrit Sida et Toxicomanie, Les cités européennes face à la drogue et Crack et toxicomanie dans la Caraïbe.

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 17:09
Victorin Lurel soutient l’attelage Hollande-Delanoë
Fidèle à François Hollande depuis le début, Victorin Lurel ne change pas. Mardi soir, lors du conseil national du parti socialiste, le secrétaire national à l’outre-mer a indiqué qu’il soutiendrait la motion Hollande-Delanoë au congrès de Reims, en novembre. « Cette motion est aujourd’hui celle qui a opéré le plus large rassemblement en intégrant de nombreux élus locaux et Pierre Moscovici. Elle apparaît dès lors comme le socle le plus solide et le plus à même de poursuivre la modernisation du parti », estime le député socialiste de la Guadeloupe. Il a pu, en outre, y faire admettre sa contribution par rapport aux préoccupations ultramarines. Cette position est également celle de Jules Otto, premier secrétaire de la fédération socialiste de Guadeloupe. L’engagement de Lurel ménage toutefois la susceptibilité de son ancienne championne, puisqu’il précise que «  le choix opéré en vue de ce congrès ne préjuge en rien de la désignation du candidat socialiste à la présidentielle de 2012 ».

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 17:07
Associations ultramarines : qui touche quoi ?
Un document fuité de la délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer et transmis à la presse par les bons soins de la Fédération européenne des outre-mer, la FEUDOM présidée par Charles Dagnet, indique avec précision les subventions demandées et octroyées par les associations au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer. La délégation y est associée puisqu’elle propose, est consultée et émet des avis. On apprend donc dans ce document authentifié que pour l’opéra, Le nègre des lumières, écrit par Alain Guédé, ce dernier a demandé une subvention de 35 000 euros, que le délégué a proposé que la subvention couvre l’intégralité de la somme du montant demandé sur un budget total de 135 000 euros. Le SEOM a limité son aide à 24 000 euros. Jimmy Blanche a demandé une subvention de 6 000 euros pour un hommage à Guy Konket. Malgré la modicité de la somme demandée et le soutien de Patrick Karam, il n’a rien obtenu. Mais le dossier devrait être réexaminé. Christian Bidonnot, de Top Dom, voulait une aide de 35 000 euros pour développer son site Internet. Le délégué a proposé 8 000 mais le SEOM n’a rien donné. Coline Lee Toumson a demandé pour le financement de son festival Vibrations Caraïbes, une subvention de 40 000 euros. Le SEOM a proposé 15 000. Patrick Karam a plaidé pour le doublement de la somme, le SEOM lui a donné son accord verbal pour 20 000 euros. Même chose pour La Voyageuse, la pièce de Maryse Condé mise en scène par Jean-Michel Martial. L’intéressé a demandé 12 000 euros. Patrick Karam a demandé à ce que la subvention allouée couvre au moins la moitié de la demande. Le SEOM a donné son accord verbal. Fetkann, le prix littéraire organisé par le CIFORDOM et José Pentoscrope, a demandé 40 000 euros. Le SEOM a proposé 5 000, soit la même somme que l’an passé malgré les interventions du délégué. Enfin, Michel Zéline des Dynamitch d’or a demandé pour ses Caribean music awards 20 000 euros de subventions. Le SEOM a proposé 3 000 malgré l’appui du délégué qui a vanté cette manifestation de qualité. Patrick Karam, consulté, a indiqué que ce document était parcellaire : « Il n’y a pas que 7 associations qui font des demandes, il y en a des centaines ! » Les fonds du budget du SEOM dévolus aux associations ultramarines s’élèvent à quelque 1,5 millions d’euros.

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 03:28
Greg Germain, procureur de la Baie des Flamboyants
Le comédien guadeloupéen, Greg Germain, sera en Guadeloupe entre octobre et décembre pour les besoins d’un tournage. L’acteur a en effet accepté un rôle dans le sitcom produit par Jean-Pierre Azoulay, La Baie des flamboyants. Il partagera donc la vedette avec les héros de cette deuxième saison dont Cindy Minatchy. Greg Germain jouera le rôle d’un procureur. Voilà qui confirme la reprise et la venue de la saison 2.

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 02:20
Fanny J triomphe aux trophées des arts afro-caribéens
La Guyanaise Fanny J a été consacrée artiste révélation de l’année par le jury du trophée
La jeune zoukeuse guyanaise n'a pas pu retenir ses larmes lorsqu'elle a reçu son trophée. (Photos Alban fatkin)

des arts afro-caribéens. Le Martiniquais Jean-Marie Ragard est l’artiste de l’année, Toguna de la Réunion est meilleur groupe, le Gwada DJ Wilson décroche le meilleur clip et Maryse Condé le meilleur roman…
La manifestation s’est déroulée mardi soir au théâtre du Châtelet à Paris et sera retransmise sur RFO et France 2 le deuxième dimanche d’octobre, en deuxième partie de soirée.Le Martiniquais Jean-Marie Ragard, recevant son prix d'Audrey Pulvar et de Bernard Lavilliers

Présenté par Olivier Mine et Sonia Roland, la soirée s’est ouverte par une chanson (Assis par terre) interprétée par Louisy Joseph. Puis le patron d’Airness, Mélamine Koné a demandé une minute de silence pour les victimes des catastrophes climatiques en Haïti… Après quoi il a reçu le trophée de la personnalité de l’année. Audrey Pulvar et Bernard Lavilliers sont venus remettre le trophée du meilleur album de l’année au Malien Mokobé pour Mon Afrique. Ils ont ensuite appeler Jean-Marie Ragald sur scène pour lui remettre le trophée du meilleur artiste de l’année. Raphaël est venu chanter Haïti derrière lui… Sont arrivés ensuite Yasmina Benguigui, adjointe au maire de Paris et Pascal Gentil, champion du monde de tae kwon do, pour le prix de la meilleure fiction. Daratt de Mahamat Saleh Haroun du Tchad a été primé. Une mention spéciale a été attribuée à Tropiques amers de Jean-Claude Barny. Pour le meilleur groupe, c’est la Réunionnaise Miss France qui a remis la statuette créée par Ruddy Jean-Jacques au groupe réunionnais Toguna. Peu après, Bernard Lavilliers est venu interpréter Faut que tu bosses,
offrant à voir une vraie complicité avec son vieux bassiste, Thierry Fanfant. Puis Marie-Josée Perec vient remettre le trophée de la meilleure œuvre de fiction pour la Belle ténébreuse. Maryse Condé était absente, elle a demandé à Françoise Vergès de le prendre pour elle. Olivier Laouchez et Louisy Joseph ont appelé le crew de DJ Wilson pour le meilleur clip, Turn me up. Et, chose promise, chose due, Soprano, vêtu d’un tee shirt United Sates of Africa, et Tiken Jah Fakoly, vêtu d’un tee shirt Sans papiers, ont interprété en duo Ouvrez les frontières. Aurélie Konaté, ex star ac, et François Vincentelli (qu’on a vu dans Clara Sheller) ont ensuite récompensé le meilleur documentaire, Barcelone ou la mort, du sénégalais Idrissa Guiro. Un tour de chant pour Marc Antoine et c’est au tour de Tanya Saint-Val et Passi d’appeler la révélation de l’année : Fanny J. Le visage débordant de larmes, elle prend son trophée. Davy Sicard vient chanter et voilà Claude Ribbe et Claudy Siar qui viennent annoncer le lauréat du meilleur essai. Un prix qui a bien failli être annulé. Le jury, présidé par le Martiniquais Louis-Georges Tin (du CRAN), apprenant que l’ouvrage collectif édité chez Philippe Rey, L’Afrique répond à Sarkozy, contre le discours de Dakar, avait été retiré de la sélection à son insu, a refusé de délibérer. Finalement, le livre a été présenté parmi les nominés mais le prix a été remis à François Durpaire pour l’Amérique de Barack Obama, chez Démopolis.Fanny J pose avec son trophée des arts afro-caribéens devant le fond publicitaire de la cérémonie.

ITW Fanny J
"Je ne pensais même pas que mon album allait marcher chez moi"
Que ressentez-vous en recevant ce trophée des arts afro-caribéens ?
Ca fait chaud au cœur… Ca fait pleurer… Je ne pensais pas recevoir de prix et j’étais venue essentiellement pour regarder. J’ai eu beaucoup d’émotion. Les gens… Le public qui applaudit… C’est vraiment quelque chose d’énorme pour moi. Je remercie tout le monde.
Vous chantez le zouk et c’est Tanya Saint-Val qui vient vous remettre le trophée. Ca vous impressionne ?
C’est un monstre du zouk ! Tanya Saint-Val est un monstre du zouk… J’adore tout ce qu’elle fait ! J’ai grandi en écoutant ses chansons et aujourd’hui je chante toujours ses chansons.
Imaginiez-vous que vous seriez un jour sur la scène d’un théâtre à Paris pour recevoir un trophée ?
Déjà, je ne pensais même pas que mon album allait marcher, juste chez moi ! Je pense que c’est le résultat de la connexion de deux esprits, Warren qui a réalisé mon album, et mon univers. C’est beaucoup d’amour et beaucoup de patience et puis les gens, le public… Et les artistes qui m’ont soutenue, mon producteur Harold Singamalon de Section zouk.
Vous êtes contente pour la Guyane ?
Je représente la Guyane, 9-7-3. Je vous adore, j’adore les Guyanais. Je représente mon pays et toute ma culture.
Avez-vous déjà d’autres projets ?
Des projets, je ne sais pas encore. Je commence à travailler un petit peu mon nouvel album et j’écris aussi pour beaucoup d’artistes. Il y a l’album d’Elodie Marchand, réalisé par Warren, qui va sortir. On va retrouver un peu ma patte dessus, mais derrière.
Etes-vous toujours basée à Cayenne ?
Non, j’habite à Paris maintenant, depuis le 6 septembre.


Tanya Saint-Val, remettante du trophée révélation
« Mes impressions sont en général bonnes mais là elles ne peuvent être que meilleures. Je suis ravie d’avoir remis le prix à Fanny d’autant plus que c’est une chanson qui nous a tous bercés durant cette année. Pendant les grandes vacances, j’ai eu l’occasion de la rencontrer, de partager des choses avec elle et je suis très contente que ce soit elle qui soit récompensée. Je pense qu’elle est à la hauteur de cet événement. »


Rahiss, bassiste de Toguna, trophée du meilleur groupe (à gauche sur la photo)
« C’est une grosse fierté parce que ça fait déjà quelques années qu’on joue ensemble et là, ça prend une ampleur d’un coup ! C’est phénoménal pour notre petit groupe de la Réunion et on est vraiment très honorés de venir représenter la Réunion sur un événement comme les Césaire. Les prix qui sont remis au Châtelet, la diversité, la mixité etc…, avec Toguna, on représente justement cet esprit-là. Et on est content d’être récompensés à ce titre. »


Jean-Marie Ragard, trophée du meilleur artiste
Que ressentez-vous en recevant ce trophée ?
« C’est une consécration ! Je ne sais pas si ce n’est qu’un début… Je suis comme tout artiste qui se respecte. On a toujours besoin d’un début et puis on a envie que ça dure ! On sait aussi que la musique est quelque chose d’assez  aléatoire, mais cette reconnaissance de la part de mes pairs, c’est génial !
Comment avez-vous appris votre nomination ?
Je ne savais même pas que j’étais nominé, c’est mon producteur qui me l’a appris… Quand j’ai vu le plateau sur lequel j’étais nominé avec Youssou n’Dour, MC Solaar, Princess Lover, j’étais le plus jeune d’entre eux et inconnu de la scène hexagonale même si je suis très connu aux Antilles et en Afrique. J’étais très surpris en tout cas.
Etes-vous heureux pour la Martinique ?
Je suis heureux pour la Martinique, pour le zouk et pour les jeunes comme moi, c’est clair !


Ils étaient là aussi...Aurélie Konaté, que l'on retrouvera dans la tournée française de Fame, et le comédien François Vincentelli.
DJ Wilson, le producteur de Gwada (à droite) et le crew qui porte son nom. Meilleur clip avec Turn me up.
Passi est venu remettre le prix de la révélation avec Tanya Saint-Val.
Pas de scène pour Smoov Sauzé cette année, contrairement à l'année passée (même si son intervention poétique a été squeezzée au montage), et toujours pas nominé. Il nous prouve qu'il était prêt !
Soprano, le Comorrien de Marseille, guest star de cette cérémonie des trophées des arts afro-caribéens.

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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 16:10
Les nouveaux élus ultramarins du Sénat
Exit Georges Othily et bienvenu à deux nouveaux parlementaires guyanais, Georges Patient, maire de Mana, et Jean-Etienne Antoinette, maire de Kourou. Le scrutin, fatal au sortant, n’aura pas permis non plus à l’ancien député, ancien ministre et maire de Saint-Laurent du Maroni, Léon Bertrand, de prendre sa revanche. Deux élus divers gauche qui siègeront avec les nouveaux sénateurs des îles de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, Michel Magras et Louis-Constant Fleming, dans les rangs de l’UMP. Face à ces primo-sénateurs, le Polynésien Gaston Flosse, ex-UMP, élu depuis 1998, a été réélu. On ne sait pas encore dans quel groupe il siègera. L’intéressé a affirmé que ce ne serait pas à l’UMP. Le PS a dit qu’il n’avait pas été saisi de demande de sa part…

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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 15:52
La banane prend le TGV500 bananes par jour, à ce train-là le TGV n’a pas battu de record mais il a étonné les passagers du Paris-Marseille, lundi. Une idée de Cuisine en fête, une semaine promotionnelle qui se déroule un peu partout dans l’hexagone. La banane de Guadeloupe et de Martinique est partenaire de cette opération et 500 d’entre elles avaient embarqué pour l’expédition en TGV, autant que de passagers, aller et retour. « Coupées en rondelles, servies sur des piques, on a prévu une demi banane par passager », explique Nadia Glondu, promotrice des ventes. Pour assurer l’animation, Sabrina Florek, chargée de clientèle de Cuisine en fête, le responsable promotion d’IDTGV et deux étudiantes martiniquaises en commerce et relations publiques à Paris, Elodie Brafine et Anne Claude . « Il n’y en a qu’un qui n’a pas testé, témoigne l’une d’elle, il a dit qu’il était allergique ! » Dancefloor
Une vieille dame ayant vécu dans le temps à Fort-de-France, devient nostalgique: « J’ai quitté la Martinique en 1966, mon fils avait 6 ans. Depuis, ce qui lui a le plus manqué, c’est ce goût de la banane antillaise… » « Une passagère engloutit des rondelles en affirmant péremptoirement qu’elle donne deux bananes par jour à son mari ! Les enfants se régalent… Au tirage au sort, c’est un jeune Marseillais qui gagne le livre de recettes à la banane d’Yvan Cadiou. Sur le trajet du retour (arrivée à 23 heures à Paris), l’ambiance est plus détendue et, l’ambiance musicale zouk aidant, le bar se transforme en dancefloor avec toujours la même affluence devant les bananes. Des passagers inattentifs découvrent sur le tard l’étal de bananes. « J’aurai su, je n’aurai pas dépensé d’argent au bar et j’aurai mangé des bananes… » A l’arrivée, une petite queue s’est formée. On distribue les bananes qui restent. Les contrôleurs sont passés les premiers et ont pris les plus gros régimes qui restaient !

Alban Fatkin, à bord du TGV

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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 14:44
Christian de Montaguère, Paris rive gauchePhoto : Alban Fatkin
On l’a connu président des commerçants de Basse-Terre en Guadeloupe, puis il est parti à Paris où il a travaillé chez Armani, à compter d’octobre 2001. Christian Collineau de Montaguère rêvait d’appliquer à l’art de vivre caribéen ce concept de luxe qu’il a tant côtoyé avenue Montaigne. Depuis le 18 septembre, c’est fait. Paris a sa boutique de style, rive gauche ; elle s’appelle Christian de Montaguère, l’art de vivre aux Caraïbes. « La première de Paris consacrée exclusivement aux Caraïbes », témoigne le propriétaire qui ouvrait sa boutique au public samedi 20 septembre. « C’est plus un passion store qu’un concept store. » Ici, pas de folklore ni d’accumulation, la déco signée Hervé Wermesh mêle les lignes contemporaines et le style créole revisité, épuré. Objets de décoration, cave à rhums (130 références, 25 pays), épicerie fine (café Grigne au vent ou Blue mountain, fruits confits et chocolats foyalais, confitures de Guyane et miel de Mare-Gaillard…), bien-être (crème gommante à la papaye, beurre de mangue et ligne Saint-Barth…) et cadeaux. Christian de Montaguère ne dit pas  à combien se monte l’investissement, mais il admet avoir eu un soutien familial et, surtout, avance-t-il : « Les banques m’ont suivi ! » Non content de se situer rive gauche, non loin du Bonmarché et de la rue Oudinot, ce descendant d’Amérindiens, d’Africains, de Japonais, de Vietnamiens d’un conseiller du roi Louis XIV a installé sa boutique rue de l’Abbé Grégoire.
Christian de Montaguère, l’art de vivre aux Caraïbes, 20 rue de l’abbé Grégoire, Paris 6.

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 16:52
Claude Ribbe lance une collection ultramarine chez Alphée Jean-Paul Bertrand
Ethiopica est la nouvelle collection littéraire lancée aux éditions Alphée Jean-Paul Bertrand par Claude Ribbe. Premier ouvrage publié, Noirs néons du Martiniquais Jean-Marc Rosier.
« Une collection ouverte aux ultramarins, aux afro-caribéens et à tous ceux qui s’y intéressent à travers leurs fictions mais il ne s’agit pas de littérature noire, mais d’une littérature qui concerne la Caraïbe, l’outre-mer et les anciennes colonies francophones », prévient Claude Ribbe, nouveau directeur de collection chez l'ancien patron des éditions du Rocher. Pour lancer Ethiopica, un nom qui évoque les Ethiopiques de Rimbaud et qui se veut hommage à Aimé Césaire, le Martiniquais Jean-Marc Rosier publie Noirs néons, une fiction ténébreuse dans un Foyal d’anticipation. La série continue avec la sortie nationale, le 9 octobre prochain, du dernier Raphaël Confiant, Black is black. « Confiant se lâche, se fait plaisir avec un San Antonio tropical », selon Claude Ribbe qui s’est laissé séduire par l’histoire d’une secte, sur un morne en Martinique, qui veut régénérer la race noire… Troisième titre dont la sortie est prévue pour le 10 novembre, Le diable noir, par Claude Ribbe. « Ca sortira chez Alphée, pas forcément dans Ethiopica », proteste humblement l’auteur et directeur de collection.
Maryse Condé, Alfred Alexandre…
Le diable noir, c’est Alexandre Dumas père, le général natif de Saint-Domingue. « Pour prolonger mon premier livre sur Dumas, Le dragon de la reine, j’ai axé cette biographie sur la relation qu’il a eue avec trois amis, trois militaires qui finiront généraux comme lui et qui préfigurent les trois mousquetaires qui rendront célèbres son fils… En annexe est publié le Journal de captivité du général Dumas, qui préfigure lui le Comte de Montecristo. A venir encore, un ouvrage d’un autre jeune Martiniquais, Alfred Alexandre, et des discussions en cours ou à venir avec Maryse Condé ou Serge Bilé… « C’est une collection qui accueille des auteurs de prestige et aussi une nouvelle génération d’auteurs qui ont une autre vision de l’outre-mer et des îles. Ils sortent de l’univers de la plantation, c’est une littérature post-plantation… », soutient Claude Ribbe. Notons que sur les 674 romans sortis en septembre en France, l’AFP a mentionné l’ouvrage de Jean-Marc Rosier !
Noirs Néons, Coll Ethiopica, Alphée Jean-Paul Bertrand par Jean-Pierre Rosier, éditeur, photographe, enseignant

ITW Jean-Marc Rosier
« Je ne suis pas né dans l’habitation »
Pourquoi réfutez-vous être en rupture avec le mouvement de la créolité ?
C’est générationnel ! Il ne s’agit pas de s’inscrire en rupture avec le mouvement de la créolité, mais je ne m’y attache pas. Je ne suis pas né dans l’habitation, mais avec la télévision d’où mon écriture qui s’éloigne du mouvement de la créolité. Sans être glissantien, je suis tout-monde.
Votre roman se situe à Fort-de-France…
Ce n’est pas Fort-de-France, c’est Foyal et Foyal est une entité urbaine, hallucinante et galopante. C’est réaliste, lmais c’est aussi projeté. Il y a de l’anticipation comme le tram. J’utilise la démesure, j’amplifie l’état de la ville.
C’est un livre social ? Symbolique ? Métaphysique ?
Tout cela… J’ai voulu explorer les bas-fonds, les profondeurs, la ville par glissements. Jonas, le personnage principal est en introspection, en errance physique et psychologique.
Comment vous est venue cette idée de parler des dealers ?
J’étais sur les hauteurs de la ville, au rond-point du Vietnam héroïque… J’ai vu les lumières des bas quartiers où je me promène parfois, Trenelle, Terre Sainville. J’ai été marqué par la violence qui y règne. Une violence latente… Et jusqu’à présent personne n’a écrit sur ça. Le seul qui l’a fait est Alfred Alexandre dans Bord de Canal.
Pour autant, ce n’est pas un polar ?
Au-delà de la marge, du stress, de la folie, la violence, je raconte l’histoire de Jonas qui nous balade dans son monde intérieur. Ce n’est pas un polar, mais une aventure, une errance, une drive. On descend dans les profondeurs de l’âme du personnage.


Un auteur célinien
Jean-Pierre Rosier est un Foyalais déjà connu pour être un des traducteur en créole d’Asterix et de At The Bay de Catherine Mensfield. Il a écrit Lélékou en créole. Jean-Pierre Rosier est fondateur de la revue Mélanges Caraïbes. Sa langue, syncopée et proche de l’oral n’est pas sans rappeler parfois la verve célinienne. « Claude Ribbe m’a demandé d’enlever les points de suspension ca il trouvait que le ryrhme était déjà présent dans la phrase. »

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 21:11
La Caraïbe française ne sera pas encore à la carte des agents de voyageA Top résa, Madeleine de Grandmaison a présenté la stratégie du CMT pour la nouvelle saison touristique. Pas facile de retourner une tendance à - 20 % (Photo : Alban Fatkin)

Les destinations de Martinique et Guadeloupe connaissent une chute de leur fréquentation. Le salon nautique de la Rochelle en septembre, Top Résa à Paris, ont permis aux acteurs du tourisme de se retrouver pour tenter de montrer aux vendeurs de voyages et de circuits nos atouts. Dans les deux îles, on communique sur la rénovation des hôtels et la multiplicité de nos destinations : les îles du sud et du nord pour la Guadeloupe, les quelques 50 îlets pour la Martinique. Yves Jégo, lors de sa visite au salon, jeudi, a souhaité que l’ensemble des îles d’outre-mer puissent avoir un site Internet en commun pour favoriser la commercialisation des outre-mers. Las, si Guadeloupe et Martinique ont accepté d’être ensemble l’année prochaine au Grand Pavois de la Rochelle, le projet de développer une image commune sous le vocable Caraïbe française a été refusé par le comité martiniquais du tourisme. Pourtant, c’est cette recette qui aura permis de sauver la banane antillaise… Le CMT préfère proposer le concept de multidestination à partir de la Martinique avec Sainte-Lucie et la Dominique. Un accord avec la LIAT a été passé à cet effet, indiquait Madeleine de Grandmaison à Top Résa. Au grand étonnement de responsables d’Air Caraïbes présents dans la salle de conférence...

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